Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 16 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:03Une heure moins le quart sur Europe 1, vous êtes bien jusqu'à 13h avec Eliott Deval et vous.
00:07Et le sujet avec nos invités Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews et Georges Fenech, ancien magistrat,
00:12c'est qu'à l'occasion d'un meeting pour les municipales, Jean-Luc Mélenchon déclare que LFI doit incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement.
00:20On est avec Stéphane aussi, notre auditeur, qui voulait réagir sur ce sujet à l'antenne.
00:24Et si vous souhaitez réagir, un numéro, chers auditeurs, pour la dernière partie d'Eliott Deval et vous.
00:3011h-13h en direct sur Europe 1, chaque samedi et chaque dimanche.
00:36Stéphane, bonjour.
00:38Bonjour Eliott et bonjour à tout le monde sur le plateau.
00:41Merci d'être en direct avec nous, cher Stéphane, de participer à cette émission parce que vous êtes effectivement notre boussole en soi.
00:49C'est-à-dire qu'on a besoin aussi de donner la parole aux Français sur les thématiques que nous traitons avec nos excellents experts Thomas Bonnet et Georges Fenech.
01:01On revenait sur la déclaration de Jean-Luc Mélenchon, cette France insoumise qui, dans sa communication ces dernières semaines,
01:09a pris un virage encore plus radical, c'est-à-dire qu'on ne parle plus de Français mais on va parler des racisés et des non-racisés.
01:17On a un Éric Coquerel qui explique qu'en Seine-Saint-Denis, il va falloir engager la reconquête en ayant des maires qui ont la couleur de peau des habitants de Seine-Saint-Denis.
01:31On a un Jean-Luc Mélenchon qui nous parle de grands remplacements.
01:35Voilà le nouveau virage et l'accélération communautariste, dirait certains, de la France insoumise.
01:42Vous en pensez quoi Stéphane ?
01:43– Je vous remercie de me donner la parole, vous avez dit en introduction un mot assez étonnant, vous avez dit « la boussole des Français ».
01:50Alors oui, je pourrais être éventuellement la boussole des Français parce que je suis d'origine française et même très lointaine par mon nom,
01:58mais j'ai des origines italiennes, des origines espagnoles, allemandes, irlandaises.
02:02Et effectivement, les Françaises sont une mosaïque de territoires européens et aussi de différentes religions.
02:10J'ai aussi les Juifs dans ma famille, j'ai des protestants et des catholiques.
02:13Et effectivement, la France, c'est un peu cette mosaïque de différents endroits, de différentes ethnies, de différentes religions.
02:21Et ça, ça a donné la force de ce pays parce qu'on regardait tous dans la même direction.
02:25Alors maintenant, on est face à un problème, on est face à ce que j'appellerais un nouveau négationnisme, parce qu'il y a une réalité.
02:34Et la réalité, c'est la réalité de quartiers qui ont complètement bouleversé leur population et même des villes entières.
02:40Donc on est face à un grand plaçant qui a commencé depuis très longtemps.
02:46Et il faut savoir que nous avons LFI qui est en tête maintenant, on va dire dans la représentation de la gauche,
02:54mais il faut savoir que le PS était derrière et ils ont travaillé main dans la main pendant des années.
02:59Donc je ne pense pas que LFI soit les seuls responsables de cette situation,
03:04parce que cette culture qui est de faire un espèce de déni de réalité, le PS, il y a énormément contribué.
03:12Cher Stéphane, moi je laisse la parole évidemment et je vous ai laissé terminer.
03:16Permettez-moi juste de vous dire que le parallèle, en disant un nouveau négationnisme,
03:22en connaissant les conséquences et surtout l'histoire du négationnisme,
03:27me paraît être trop radical.
03:32C'est-à-dire qu'à la radicalité, répondre à la radicalité, voilà.
03:37Il y a des quartiers entiers qui ont disparu.
03:40J'entends, mais...
03:42Sous une pression très forte.
03:44Oui, mais Stéphane, sur ça, j'ai tout compris,
03:48tout ce que vous avez dit est intéressant et limpide pour certains.
03:53Je me permettais simplement de vous dire,
03:56voilà, le négationnisme qui consiste à minimiser volontairement des crimes historiques
04:02avérés peut paraître, voilà, trop radical.
04:06Et vous connaissez mon rôle, qui est le rôle parfois de modérer les propos qu'on...
04:13Je veux dire, par rapport à ce mot, je veux modérer ce propos,
04:18mais il me semble quand même, quand on parle de remplacement de population,
04:23on parle de disparition de personnes.
04:25Donc, une disparition à très très grande échelle,
04:28ça devient quand même inquiétant.
04:31Quand, surtout, il y a des villes entières qui sont remplacées.
04:35Et derrière ça, on parlait de violence tout à l'heure.
04:37Moi, Stéphane, ce qui me marque également, c'est que, je vous dis,
04:41aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon peut prononcer très sereinement
04:45le mot de grand remplacement,
04:49et il ne sera jamais mis en difficulté sur les plateaux télé,
04:52il sera invité toujours avec le même rond de serviette,
04:56et il y aura une complaisance d'une partie de la classe médiatique.
05:01Quand Éric Zemmour était invité sur les plateaux de télévision
05:05et qu'il parlait, lui aussi, du grand remplacement,
05:08c'était le candidat d'extrême droite,
05:10chanteur de la théorie complotiste du grand remplacement.
05:13Donc, j'imagine que demain,
05:15Jean-Luc Mélenchon, lorsqu'il sera invité sur les plateaux,
05:18et d'ailleurs, il est le bienvenu sur Europe 1 pour en parler,
05:21eh bien, ce sera Jean-Luc Mélenchon,
05:23chef de file de la gauche radicale,
05:26et chanteur de la théorie complotiste du grand remplacement,
05:31puisque c'était comme ça que c'était présenté.
05:34À moins qu'effectivement, aujourd'hui,
05:36les médias, les politiques,
05:37assument une notion qui était honnue auparavant,
05:42celle du grand remplacement.
05:43Georges Fenech est toujours avec nous,
05:45et Thomas Bonnet.
05:46Vous en pensez quoi, Georges ?
05:47Et on salue Stéphane, et on l'embrasse chaleureusement.
05:50Oui.
05:50Moi, je n'ai pas eu l'ambition, pas même l'idée, je crois,
05:55de vouloir remplacer mon père.
05:57Lequel n'a jamais eu l'ambition de vouloir remplacer son grand-père,
06:00mon grand-père.
06:01Et j'espère, et j'en suis même certain,
06:04mes enfants n'ont pas non plus l'ambition de me remplacer.
06:06C'est une continuité.
06:08C'est une transmission de génération en génération.
06:11Nous nous transmettons un patrimoine,
06:13pas seulement génétique, culturel, de valeur,
06:16d'une certaine idée, d'une histoire,
06:18enrichi, certes, et Stéphane l'a bien dit,
06:21nous avons, je crois qu'il y a un Français sur trois
06:23qui a au moins un grand-parent étranger, d'origine étrangère.
06:26Enrichi par des mélanges, par des rencontres,
06:29de religion, de culture, etc.
06:31Mais l'essentiel, c'est la transmission de ce que nous sommes,
06:34c'est-à-dire ce que nous représentons,
06:35en termes d'identité, de valeur, de croyance.
06:39Et en ce sens, le grand remplacement,
06:41qui est la terminologie d'une violence extrême,
06:44dans la bouche de Mélenchon, c'est ça,
06:46ça fait une disparition, n'a aucun sens
06:48et doit être combattu par tous les moyens.
06:51– Et d'aller sur la morale et de dire ça n'a aucun sens,
06:55je ne suis pas sûr que ça fasse avancer le débat factuellement.
07:00Est-ce qu'aujourd'hui, avec la société qui évolue
07:04et ses flux migratoires importants aujourd'hui,
07:09sur les 10, 15, 20 dernières années,
07:12la société française a de fait évolué et changé, Thomas Bonnet ?
07:16– Bien sûr, et il convient de rappeler
07:18que Jean-Luc Mélenchon n'a aucune responsabilité
07:20dans l'évolution démographique.
07:22– C'est-à-dire qu'il vante aujourd'hui ce grand remplacement,
07:25mais ce grand remplacement, s'il existe,
07:27n'est pas l'œuvre de Jean-Luc Mélenchon,
07:28mais de tous les gouvernements qui sont succédés au pouvoir.
07:32Je trouve très intéressant ce que vient de dire Georges,
07:33parce qu'en fait, ça rejoint très précisément
07:34le sujet par lequel on a commencé cette émission
07:36sur le puits du fou de gauche.
07:38En fait, vous avez la gauche aujourd'hui
07:40qui ne parle plus, effectivement, d'héritage,
07:42qui ne parle plus de transmission,
07:44qui ne voit plus les générations s'inscrire
07:47dans une histoire qui les précède
07:49et qui les surplombe du haut
07:51de ces deux millénaires d'histoire de France,
07:53mais en effet, qui remplace, qui supplante
07:55et qui efface, parce que c'est ça, en fait,
07:57la finalité, c'est-à-dire une génération
07:59qui arrive et qui efface la précédente.
08:02Et en effet, quand on parle de grand remplacement,
08:03il ne s'agit pas simplement d'âge,
08:05il s'agit aussi de culture, de civilisation
08:07et de valeur.
08:08– Et vous faites la transition parfaite
08:09pour terminer cette émission, Thomas Bonnet,
08:12puisqu'il est midi 55.
08:14On va revenir sur cet échange
08:16par médias interposés
08:17entre François Ruffin
08:19qui rêve d'un Puy-du-Fou de gauche
08:21et Nicolas Devilliers
08:22que nous avons reçu en début d'émission
08:24pour Elliot de Valais-Vous
08:26qui disait
08:27« Mais le Puy-du-Fou n'est ni de gauche
08:29ni de droite,
08:30il est profondément universaliste
08:31avec un objectif,
08:33c'est de mettre en avant l'histoire de France,
08:36parler du beau, parler de l'art,
08:38marier ces deux éléments,
08:40vous allez au Puy-du-Fou,
08:41vous en ressortez avec une envie
08:42d'avoir un Puy-du-Fou dans chaque région
08:44et vous dites « Vive la France ».
08:46Peut-être que ce logiciel-là,
08:48pour l'instant,
08:49il est difficile à trouver
08:52du côté de certains idéologues de gauche.
08:54Écoutons François Ruffin.
08:56On n'a pas de volonté politique
08:58qui vient dire
08:59« Voilà la direction dans laquelle on veut aller ».
09:01Il n'y a pas de discours politique
09:02sur la culture.
09:03Ce qui fait que
09:04chaque secteur travaille bien,
09:06chaque acteur travaille bien localement,
09:08mais ça ne porte pas,
09:10ça ne contribue pas à une fierté
09:12ou à un récit national.
09:13Et à mon sens,
09:14si on veut rattacher les gens,
09:16alors des fois je dis
09:17« Il nous faut un Puy-du-Fou de gauche ».
09:18Non mais voilà.
09:20Le Puy-du-Fou n'est justement
09:21ni de gauche ni de droite
09:23parce qu'il est universel,
09:24c'est-à-dire qu'il considère,
09:26comme François Ruffin lui dit très bien,
09:28« Nous avons besoin d'un horizon commun,
09:30nous sommes des guérisseurs »,
09:32c'est-à-dire que nous cherchons
09:33à unir, à unifier,
09:35là où précisément,
09:36M. Ruffin citait par exemple
09:38la cérémonie des JO,
09:39eh bien il cite un événement
09:41qui divise,
09:42il faut considérer
09:43que le succès du Puy-du-Fou
09:44est seulement
09:45le fait de cette célébration
09:48d'un passé commun
09:49qui peut faire notre fierté à tous,
09:52d'où que nous venions
09:52et qui que nous soyons.
09:53Je l'invite,
09:54en profitant de votre antenne,
09:55bien sûr qu'il vienne voir
09:56que le Puy-du-Fou
09:57n'est ni de gauche ni de droite,
09:59mais qu'il est un Puy-du-Fou
10:00qui le touchera
10:01tout autant que tous les Français
10:02qui viennent nous voir.
10:03Et voilà le mot de la fin.
10:04Merci à Georges Venech,
10:05merci à Thomas Bonnet,
10:06merci à toutes les équipes en régie,
10:08Loïc Vimard,
10:10Valérie Danan,
10:11merci également
10:12Alexis de la Fléchère,
10:13Emma et Christopher.
10:14Merci chère Marie-Lyne.
10:16On se retrouve demain
10:17à la même heure,
10:1711h-13h,
10:19Eliott de Valais-Vous,
10:20c'est en direct
10:21Chauquine sur Europe 1.
Commentaires

Recommandations

Europe 1
il y a 1 semaine
Europe 1
il y a 2 mois