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  • il y a 5 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Et Alex Elrond, président du syndicat de police CFTC, merci d'être avec nous Axel.
00:05Bonjour Eliott.
00:06On va parler évidemment de la sécurité, mais avant de parler des questions politiques,
00:11un cri du cœur, c'était ce matin, il nous a bouleversés puisqu'on était ensemble sur CNews.
00:16Et vous êtes, chers auditeurs, peut-être que vous n'avez pas entendu ce cri du cœur.
00:20C'est celui de Charlotte Dornelas qui a pris la parole et qui a demandé à tous les incendiaires
00:29de se taire.
00:30De se taire parce qu'un garçon de 23 ans, la semaine dernière, samedi dernier, a rendu son dernier souffle.
00:38Parce que le jeudi soir, il était tabassé, lynché à mort par des lâches, par des barbares.
00:45Et justice sera rendue à Quentin puisqu'une enquête est en cours et les suspects pour certains d'entre eux
00:54sont actuellement en détention provisoire.
00:56Il risque jusqu'à 30 ans de prison, donc justice sera rendue un jour pour Quentin.
01:01Mais pendant une semaine, alors que la famille a demandé des appels au calme, à la dignité,
01:07à respecter le deuil bien sûr, mais aussi la mémoire de Quentin, vous avez des incendiaires
01:14qui, plutôt que de condamner ce qui s'est passé, préfèrent regarder ailleurs.
01:20Et Charlotte, d'en hélas, leur a demandé une chose, de se taire.
01:24J'avoue, enfin bref, ça m'émeut pour ses amis en fait parce que, je disais tout à l'heure,
01:31j'espère que sa famille a été en la télé, mais ses amis-là qui le connaissent, moi je
01:35ne le connais pas Quentin, je ne l'ai jamais vu, je ne sais pas qui c'est et tout,
01:38quand
01:38j'entends cette fille parler de son ami, je me dis, c'est horrible de lire ça en fait,
01:43qu'il se taise.
01:47Personne n'a besoin de parler, et que ceux qui savent prier, prier, et que les autres
01:51se taisent par pitié en fait.
01:53Par pitié qu'ils se taisent, et si elle était aussi émue, Charlotte d'Ornella, c'est parce
02:00qu'on a pu échanger avec une amie de Quentin, qui s'appelle Domitile, et Domitile, elle va
02:07rendre hommage à son copain Quentin, cet après-midi, elle était proche de Quentin
02:12puisque depuis trois ans, ils partageaient la même paroisse, et elle a voulu rendre
02:17un hommage en parlant aussi de cette marche qui doit être sous le signe de la dignité
02:23et non de l'ultra-violence d'un camp ou d'un autre.
02:27Elle doit être le signe de la dignité, je vous propose d'écouter Domitile.
02:31On a vu passer beaucoup de pétitions, beaucoup de tweets, même d'appels à la violence
02:35de l'extrême gauche, ce qui est absolument terrible, parce qu'ils récidivent, on dirait
02:38qu'ils ne s'arrêtent jamais, qu'ils n'ont aucune dignité, même pas aucune clémence,
02:44aucune humanité, ils continuent à vouloir nous empêcher d'honorer nos morts, parce
02:48que ce n'est pas ce qu'il y a de plus légitime.
02:50Donc effectivement, je comprends qu'on puisse être effrayés.
02:52Ensuite, le dispositif de force de l'ordre sera extrêmement important, et je fais
02:56confiance à la préfecture et aux forces de police pour avoir pris toute la mesure
03:01des risques qui peuvent y avoir.
03:02Donc je pense qu'on sera bien entourés.
03:04Et puis de nos côtés, dans les organisateurs de cette marche, on a effectivement mis absolument
03:09tout en place pour que tout soit fait dans l'ordre, dans le calme, et pour que tous
03:13les éléments radicaux puissent être tempérés, voire exclus de la marche, s'ils manifestent
03:18des oppositions, ou quoi que ce soit qui soit contraire avec les valeurs de cette marche,
03:24c'est-à-dire le respect, la dignité, le calme, et l'hommage autour de la personnalité
03:29de Quentin, qui est notre ami cher.
03:31Et parce que Quentin est son ami, elle a voulu justement poursuivre cette volonté
03:37de lui rendre un dernier hommage cet après-midi.
03:40Écoutez, Domitile.
03:41La dignité, c'est l'essentiel pour cette marche.
03:43Un hommage ne peut pas s'en passer.
03:46Ce sera le mot d'ordre aujourd'hui, la retenue, la dignité, la solennité, pour lui rendre
03:50hommage, pour entretenir sa mémoire.
03:52Une mémoire qui est encore très vive pour nous.
03:54C'est difficile de réaliser qu'on l'a perdue, qu'il ne sera pas là, alors que tout
03:59ça, et pour lui, on espère qu'il nous regarde du haut du ciel, on sait qu'il est avec
04:02nous,
04:03et on aimerait remettre en fait son portrait, ce qu'il était, sa personnalité, au cœur
04:08de tous les événements, les déclarations politiques qu'il y a eues, reparler de lui-même,
04:12de ses qualités, de ce qu'il était, et le remettre au centre pour rappeler, réhumaniser
04:17un peu tout ça avec toutes les horreurs qui ont été dites et qui sont pour moi presque
04:21comme un deuxième meurtre, comme si son cadavre était encore sali après tout ce qui lui est
04:25déjà arrivé. Et puis, on montre aussi notre soutien à toute sa famille, ses parents
04:30que je connais notamment, ça permet de montrer qu'on est nombreux à être, à partager
04:34leur douleur, à être à leur côté, encore une fois dans le calme et dans la dignité,
04:39et être présent, et même s'ils ne seront pas là, ils soutiennent cette marche, donc
04:43ils verront sur les images que nombreux prient pour eux, partagent leur douleur, partagent
04:47aussi peut-être leur indignation, et qu'on sera là pour les soutenir, on a monté
04:52des cagnottes, donc s'ils ont besoin de quoi que ce soit, et bien tout le monde sera
04:56au rendez-vous pour Quentin.
04:58C'est vrai que c'est une ambiance qui est extrêmement lourde, un climat qui est
05:04nauséabond, alors que cet après-midi, vous avez des garçons, des jeunes filles, qui
05:09ont envie juste de rendre hommage à leurs copains, qui a été tabassé à mort la
05:13semaine dernière dans des conditions atroces, et si vous avez entendu la colère et l'émotion
05:17de Charlotte Dornelas, on en parlera dans quelques secondes, c'est notamment le message
05:24indigne de Ségolène Royal, publié hier sur son compte Twitter, mais je voudrais qu'on
05:29revienne sur ce climat avec vous, Georges Fenech, vous qui connaissiez très bien la région
05:33lyonnaise en plus.
05:35Écoutez, vous avez bien fait d'en passer le témoignage de Domitile, la dignité, elle
05:41est du côté de Domitile, du côté de ses amis, du côté de sa famille, la famille
05:47de Quentin, du côté de ceux qui vont marcher pacifiquement cet après-midi à Lyon, et
05:53l'indignité est du côté de Ségolène Royal, qui fait référence à l'incendie du
05:58Rashtag, de la montée du nazisme, elle est du côté du CS public, notamment France Inter
06:04ce matin, où on continue à parler de nazis, de nazification, l'indignité elle est de ce
06:10côté-là, finalement.
06:12Et je pense que les Français ne seront pas dupes, ils comprendront qu'il y a une volonté
06:19de la gauche et de l'ultra-gauche, et de la gauche en général, d'essayer d'établir
06:25un parallèle ou un équilibre entre l'extrême droite soi-disant et l'extrême gauche,
06:29voyez-vous.
06:29Alors que c'est une période de deuil, qui a une véritable instrumentalisation, c'est
06:34une période de deuil qu'il faut respecter, et encore une fois, la dignité elle est
06:38de ce côté-là.
06:39Alexandre Dévécu.
06:40Moi je pense que c'est très important de passer effectivement ce témoignage-là,
06:45d'Omitile, de ses amis, pour justement contrer le récit falsifié que tente d'imposer
06:51une partie des médias.
06:53Je suis sûr qu'elle ne sera pas entendue dans beaucoup de médias, qu'on ne lui tendra
06:58pas le micro, parce qu'on voit bien en entendant son témoignage que ce qui s'est passé ne
07:04correspond pas à ce qui nous est décrit depuis une semaine.
07:07On nous décrit au pire des néo-nazis qui se seraient affrontés à l'extrême gauche,
07:14ou des groupuscules d'extrême droite qui se seraient affrontés, et une bagarre qui aurait
07:20mal tourné, ce n'est pas ce qui s'est passé.
07:22Ce qui s'est passé, il faut le répéter, et toujours le répéter, c'est une agression
07:25gratuite de l'extrême gauche face à un gamin innocent, qui avait juste le malheur
07:32de défendre des idées patriotiques, c'était un catholique non-violent, donc arrêtons
07:40de le salir, arrêtons de déformer la réalité, on est dans l'instrumentalisation politique,
07:46mais en plus dans la déformation des faits pour servir à un narratif politique, c'est-à-dire
07:50pour excuser une extrême gauche néo-fasciste, et pour permettre également au centre d'expliquer
07:58qu'il y a deux menaces, l'extrême droite et l'extrême gauche, qu'elles se valent,
08:01et qu'il n'y a qu'une seule alternative.
08:03Donc c'est très important de démonter ça, parce qu'il y a beaucoup de spectateurs,
08:09d'auditeurs, qui pourraient croire à ce récit, parce qu'ils n'ont pas tous les faits,
08:13tout simplement.
08:14Alors qu'actuellement, non pas à Lyon, mais à Rennes, vous avez une action de militants
08:21d'ultra-gauche, qui se présentent comme des antifas, des dix antifas, mais qui ont
08:27tous des fascistes, banderoles à la main, ici on ne pleure pas les nazis, cagoulés
08:34bien sûr, vêtus de noirs, et donc ils paradent dans les rues de Rennes, ici on ne pleure pas
08:42les nazis. Voilà la banderole qui est présentée par ces individus, ils doivent être une quarantaine,
08:47une cinquantaine, ces images sont les images de la honte, mais du climat qu'il y a actuellement
08:52à Axel Ronde. J'espère que ces individus seront interpellés, puisque normalement, quand on
09:00manifeste, il faut déjà prévenir la préfecture.
09:04Mais ça en dit beaucoup ici, on ne pleure pas les nazis, la nazification de son adversaire
09:10politique, ça va du militant lâche dans les rues, cagoulé qui peut semer la mort, jusqu'à
09:17nos responsables politiques qui n'ont de cesse que de parler des nazis lorsqu'il faut
09:23parler du camp adverse.
09:24Mais on voit bien que les masques tombent au final, parce que nous ça fait quand même
09:26quelques années qu'on dénonce cette ultra-violence de l'ultra-gauche. On les retrouve souvent
09:32dans les manifestations qui finalement nous attaquent avec leur bras armés, que ce soit
09:39la Jeune Garde, les Black Blocs, les Antifas. Nous, nous avons déjà demandé à plusieurs reprises
09:45la dissolution de plusieurs groupuscules, que ce soit les soulèvements de la terre, mais
09:49aussi de la Jeune Garde. Les soulèvements de la terre, le Conseil d'État nous l'a refusé,
09:55en tout cas au ministère de l'Intérieur. Et on se retrouve finalement avec des groupuscules
09:59qui sont de plus en plus violents et qui nous disent clairement, nous, nous combattons
10:03le fascisme, nous combattons, nous sommes des résistants. Et on voit bien que finalement
10:08ces résistants, ils deviennent finalement des assassins et ils deviennent finalement
10:12des bourreaux. Quand on voit le lynchage qu'a subi ce jeune Quentin, où vraiment toute
10:19une haine a été mise en place. Et là, on le voit bien avec cette récupération, encore
10:23une fois, de ces individus ultra-violents, qu'ils ne veulent pas entendre parler d'une
10:28marche, qu'ils veulent tout faire pour finalement la saborder. Et en tous les cas, les services
10:33de police seront présents pour garantir cette marche, ce bon déroulement de cette marche.
10:38Je note que ces militants à Rennes, d'ultra-gauche, qui sont présentés comme des antifas, mais qui
10:45ont tout des fas, des fascistes, utilisent les mêmes propos, quasiment le même discours
10:53que Ségolène Royal, qui a qualifié dans son dernier tweet de Quentin de présumé antisémite
11:00et néo-nazi. On continue d'en parler sur Europe 1, il est 11h14, édition spéciale consacrée
11:06au meurtre de Quentin. A tout de suite.
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