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  • il y a 7 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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00:00Bonjour, 11h19 sur Europe 1, merci de nous rejoindre, 11h, 13h, c'est Elliot Deval et vous, chaque samedi et chaque dimanche,
00:06et dans ce début d'émission, on s'intéresse à la question sécuritaire, pourquoi la sécurité est-elle la priorité numéro 1 des Français ?
00:12C'est la question qu'on vous pose en ce début d'émission, 01, 80, 20, 39, 21, pour réagir en direct à l'émission.
00:19Avec nous ce samedi 17 janvier, le duo habituel des chroniqueurs du samedi, Alexandre Devecchio et Georges Fenech.
00:25Et c'est vrai qu'en ayant Laurent Auberton, en ouverture de cette émission, qui avait écrit il y a donc 13 ans, jour pour jour,
00:31« La France orange mécanique », il y a quand même un sentiment de gâchis.
00:38Merci, j'ai failli dire de dégoût, mais c'est de gâchis. Quel gâchis ! Quel déni et quel gâchis, Alexandre Devecchio !
00:45Je réfléchissais, une fois qu'il a raccroché, à 13 ans, parce que je m'en souviens très bien,
00:50et je vous ai dit, il y avait une omerta à l'époque, c'était très compliqué d'en parler dans les médias,
00:55notamment parce qu'il brisait un tabou. Le lien, c'était un des premiers à faire un lien entre immigration, chiffre à la pluie, et insécurité.
01:03Il faut bien se rappeler qu'il y a 13 ans, parce qu'on était dans une ambiance beaucoup plus politiquement correcte,
01:10parce que la réalité sautait peut-être moins aux yeux, il était impossible de faire ce lien-là,
01:15alors que c'est un lien de bon sens, qui ne vise pas à désigner les immigrés comme tous des délinquants,
01:23mais bien voir qu'accueillir trop de monde dans de mauvaises conditions, des gens venant d'une culture lointaine,
01:29ça ne pouvait que mal se passer. C'est vrai que Laurent Oberton a mis le doigt dessus assez tôt.
01:34Et c'est pour ça qu'on va prendre un cas pratique, et c'est un cas où combien symbolique celui de Marseille.
01:38Marseille, c'est la promesse en 2021 du président de la République qui arrive en disant Marseille en grand.
01:44Marseille en grand danger, oui. Marseille en grand échec, parce que Marseille en grand,
01:48cinq ans plus tard, on a du mal à le voir. Et puis, il y a un enjeu aussi pour les municipales,
01:53puisque Marseille, vous allez avoir un bras de fer entre Benoît Payan, le candidat sortant,
02:00qui n'avait d'ailleurs pas été élu aux précédentes élections municipales,
02:03mais Benoît Payan, donc maire sortant PS, et Franck Alizio du Rassemblement National.
02:11Ce serait une bascule historique de voir l'ERN à la tête de Marseille.
02:18Benoît Payan va sur un terrain en disant que l'ERN, c'est l'anti-Marseille.
02:21Marine Le Pen, qui est actuellement sur place, dit
02:23mais ce n'est pas l'anti-Marseille, c'est l'anti-ce que vous avez fait de Marseille.
02:28Voilà la réponse de Marine Le Pen.
02:31Donc, plutôt que d'aller sur le terrain moral, la question, c'est de savoir pourquoi aujourd'hui
02:35les Français font de la sécurité la priorité pour les municipales.
02:39Et c'est la question qu'on va poser aux auditeurs.
02:41Je vous propose d'écouter Marine Le Pen, qui revient sur l'insécurité grandissante,
02:45notamment à Marseille, qui finalement cristallise.
02:49Il y a peut-être un miroir grossissant de tout ce qui se passe sur notre sol.
02:52Marseille mérite mieux que cette force qui a échoué partout où elle a ses vies,
02:56à commencer à l'échelon local.
02:59Que de temps perdu.
03:00Beaucoup nous le disent.
03:02Je ne reconnais plus ma ville.
03:04Marseille n'est pas la seule, d'ailleurs, dans ce cas.
03:07Cette remarque, dites-vous que dans de très nombreuses communes de France,
03:11les citoyens se la font également.
03:13C'est dire s'il y a urgence à agir.
03:15Urgence à agir.
03:18Des Français qui ont grandi.
03:20Combien d'auditeurs, d'auditrices d'Europe 1 ?
03:23Moi, j'ai le souvenir d'une femme qui nous a appelés en disant
03:26« Mais moi, je suis né à Marseille, mais j'ai quitté Marseille.
03:28J'ai quitté Marseille parce que je ne reconnais plus ma ville. »
03:30Georges Vénel.
03:31Oui, il faut rappeler, pour ceux qui nous écoutent,
03:33qu'en réalité, si la question de la sécurité et de la responsabilité de l'État
03:39est une mission régalienne,
03:41il n'en demeure pas moins que l'on parle aujourd'hui,
03:44à juste titre, d'un continuum de sécurité,
03:46notamment avec les polices municipales qui, elles, dépendent du maire.
03:49Et donc, le maire a un rôle prépondérant dans la sécurité dans sa ville.
03:54C'est une vision qu'on ne partage pas forcément des maires de gauche.
03:58On se souvient Grenoble, notamment.
04:00On peut évoquer Lyon également,
04:02qui refuse ou qui rechigne à mettre des caméras de vidéosurveillance,
04:07par exemple, voyez-vous.
04:08Donc, l'enjeu pour les maires, ils le savent aujourd'hui,
04:12pour leur population, c'est un thème.
04:14La sécurité avant tout.
04:16Le reste vient après.
04:17Vous avez parlé de Lyon.
04:19Là aussi, l'hypocrisie du maire de Lyon,
04:22qui, à quelques semaines avant les élections municipales,
04:28envisage de mettre en place une grande brigade contre les incivilités.
04:31C'est ça, tout à coup, il se réveille.
04:32Monsieur le maire, c'est peut-être...
04:33Monsieur le maire sortant est peut-être battu dans les prochaines semaines
04:36par l'ancien président de l'Olympique lyonnais,
04:39Jean-Michel Aulas.
04:41Peut-être un peu tard.
04:42Peut-être que vous vous réveillez un peu tardivement.
04:45On parle de Marseille.
04:46Benoît Payen, souvenez-vous de cette attaque au couteau dans les rues de Marseille en pleine journée,
04:49avec un individu en situation irrégulière.
04:53Et Gauthier Le Bret, à l'époque, je m'en souviens comme si c'était hier,
04:56l'interpelle sur ce lien entre une partie de l'immigration et l'insécurité.
05:01Et le maire de Marseille refusait de le faire.
05:02César est en direct avec nous.
05:05Merci d'être avec nous, cher César.
05:06Alors, vous ne nous appelez pas de Marseille,
05:08mais parce que Marseille est finalement un miroir grossissant de tout ce qui se passe en France.
05:14Vous nous appelez de la région basque.
05:17Et la question qu'on se pose et qu'on pose aux éditeurs ce matin,
05:20c'est pourquoi la sécurité est devenue la priorité des Français à quelques semaines des municipales.
05:26Bonjour, César.
05:27Bonjour, Eliott Deval.
05:29Bonjour, Georges Fenec.
05:31Vous auriez pu dire bonjour, Alexandre Devecchio.
05:34Bonjour, Estelle.
05:35Je ne connaissais pas tout le monde.
05:36Je n'ai pas entendu tout le monde.
05:38Bonjour, Alexandre Devecchio.
05:40Il n'y a pas de problème.
05:41Cher César, vous nous appelez d'où ?
05:43Alors, je vous appelle du Pays basque.
05:44Oui, ça, je l'ai dit, mais où du Pays basque ?
05:47De la ville de Bayonne.
05:48Ah, magnifique, magnifique.
05:52Alors, cher César, est-ce que vous reconnaissez votre ville ?
05:54Est-ce que, par exemple, la question de la sécurité à Bayonne,
05:57pour vous, une question prioritaire ?
06:00Alors, par exemple, cette année, je vous donne juste un exemple.
06:04J'étais sur le marché ce matin.
06:05Pour la première fois, on avait des gens du Rassemblement national
06:08qui faisaient des tracts pour les municipales,
06:11alors qu'ils recevaient souvent des menaces d'organisations fascistes au quotidien.
06:17Avant, ils ne pouvaient même pas se promener sans se faire menacer.
06:21Là, je trouve que c'est un peu plus démocratique
06:22parce qu'on apprend à respecter les gens du Rassemblement national
06:25et donc, il y a moins de fascisme qu'avant.
06:27Et je trouve que c'est vraiment une progression.
06:29Après, je pense que c'est Marine Le Pen qui est un peu à l'origine de tout ça
06:32parce que, comme elle a fait passer son parti du Jean-Marie Le Penisme au gaullisme,
06:36elle a tellement changé son parti que, du coup,
06:38enfin, en plus au gaullisme originel,
06:41que, du coup, beaucoup de gens ont adhéré.
06:42Et je fais partie des gens qui ont adhéré
06:44parce que, moi, il y a 10 ans, j'avais voté Mélenchon.
06:46Et bon, je considère aujourd'hui que j'ai fait partie des pigeons de l'histoire.
06:49Mais ça, c'est parce que j'étais dans ma jeunesse, peu importe.
06:52Mais bon, voilà.
06:52Non, mais c'est intéressant.
06:54Donc, vous avez voté il y a 10 ans Jean-Luc Mélenchon
06:56et aujourd'hui, vous votez Marine Le Pen.
07:01Vous avez fait la grande bascule en une décennie.
07:03C'était pas le même Jean-Luc Mélenchon.
07:05Alexandre Devecchio dit que c'était pas le même Jean-Luc Mélenchon.
07:07Mais moi, je voudrais, plutôt que de revenir sur les rapports de force
07:11entre partis politiques,
07:12je veux rester sur la question de la sécurité.
07:14Est-ce que, pour vous, la sécurité est une priorité ?
07:17Alors oui, Eliott Develle, mais j'ai voulu, si j'ai appelé,
07:20c'est parce que je voulais ajouter quelque chose
07:22qui est vraiment, pour moi, le succès de Marine Le Pen,
07:26de Jean-Philippe Tanguy, de tous ces gens-là.
07:27C'est qu'ils ont compris que l'antiracisme est la clé.
07:31Et si vous voulez, c'est comme le yin et le yang avec la sécurité.
07:33Vous avez la sécurité,
07:34mais si vous prenez la sécurité sans l'antiracisme,
07:37eh bien, on est obligé de se taper des gens comme Emmanuel Macron,
07:39qui a gagné sur un antiracisme mal placé,
07:42ou Jean-Luc Mélenchon,
07:43ou des gens de gauche comme Olivier Faure, etc.
07:45Le secret du RN, c'est qu'ils ont bien compris
07:48que, oui, on peut diminuer l'immigration,
07:51oui, on peut avoir une politique économique sérieuse,
07:53avantageuse, grandiose,
07:55comme le faisait Charles de Gaulle,
07:57mais c'est l'antiracisme la clé.
07:59Parce qu'il faut que les gens de couleur,
08:00aujourd'hui, on a beaucoup de gens issus de l'immigration,
08:03il faut les respecter,
08:04et je dirais même, il faut même aimer son prochain.
08:07Et donc, je pense que c'est la clé
08:08pour pouvoir bien vivre ensemble,
08:10de respecter les gens,
08:11et pas de vouloir être dans ce qu'on est trop français de souche, etc.
08:14Je pense qu'on n'est pas blanc pour l'éternité.
08:17Et donc, il faut vraiment respecter,
08:20et c'est la clé pour moi,
08:21pour faire gagner vraiment,
08:22non pas à 55%,
08:23mais à 70% le RN,
08:25c'est allier la sécurité et l'antiracisme,
08:27et à partir de là, il y a tout qui va suivre.
08:29Voilà, c'est ce que je voulais dire.
08:30– Eh bien, écoutez, la parole est libre sur Europe 1,
08:33et c'est pour ça que c'était intéressant de vous entendre.
08:3611h27 sur Europe 1.
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