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  • il y a 2 mois
Avec Sébastien Crozier, Président CFE-CGC Orange



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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE_WK-2026-01-24##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Maxime Liedot.
00:06Il est 7h45 sur Sud Radio et on vous explique ce matin ce qui se passe sur le site d'Orange du côté de Marseille.
00:12Bonjour Sébastien Crozier.
00:14Oui, bonjour.
00:15Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes le président du CFSE CGC Orange.
00:20Et c'est vrai qu'il y a quelques semaines, c'était la une de l'actualité, ce qui se passait avec un site et des salariés menacés par l'activité du narcotrafic sur place.
00:28Un peu comme toute l'actualité en France, on a arrêté d'en parler.
00:31Sauf que quand même, visiblement, ça a évolué parce que ça y est, la décision a été prise de changer de site, de déménager totalement.
00:40Alors le site de Marseille pour Orange est un site extrêmement important parce que c'est à la fois un site technique et un site tertiaire.
00:48Un site technique, pourquoi ? Parce qu'en fait, il connecte toute une partie de Marseille, en particulier la partie nord.
00:54Il n'est absolument indéménageable parce qu'il garantit la connectivité de dizaines de milliers d'abonnés, de centaines de milliers d'abonnés.
01:03En revanche, la partie tertiaire, la direction a fait le choix d'organiser le déménagement de cette partie-là pour protéger les salariés du quartier, entre guillemets, malheureusement.
01:14En tout cas, des événements qui se déroulent dans le quartier et effectivement du narcotrafic.
01:18C'est ce que j'allais dire, Sébastien Crozier, il ne faut peut-être pas faire dans la langue de bois.
01:22On est d'accord que le déménagement, les activités, ce n'est pas des gosses qui hurlent ou ce n'est pas parce que des chiens errants aboient trop.
01:29C'est à cause du narcotrafic, ce déménagement.
01:32C'est surtout un événement qui a définitivement convaincu, on va dire si on peut dire ça, la direction de changer de site.
01:42Un site dont nous avions d'ailleurs dénoncé la localisation et dans l'implantation il y a plusieurs années, qui nous semblait inadaptée.
01:50Il y a eu des tirs à balles réelles sur les vitres de ce bâtiment pendant la trêve estivale, pendant le week-end du jour de l'an, à gros calibre.
02:03Et donc effectivement, les collaborateurs, quand ils sont revenus, ont dit ça suffit.
02:08On ne peut pas rester dans un site sur lequel on tira balles réelles sur les vitres, nous on est derrière.
02:15Très concrètement, Sébastien Crozier, comment ça se passe pour les salariés depuis plusieurs semaines ?
02:18Parce qu'en effet, il y avait eu, on va dire, cette médiatisation d'un site qui est vraiment en prise avec l'activité du narcotrafic.
02:27Depuis plusieurs semaines, tiens, par exemple depuis la reprise, depuis janvier, post-fête, comment ça se passe ?
02:31C'est quoi le quotidien des salariés ?
02:33D'une part, tous les salariés qui s'occupent du réseau et de l'infrastructure et qui continuent à faire fonctionner le réseau,
02:42continuent à venir principalement et quasiment exclusivement en voiture.
02:46Donc ils rentrent dans le site qui est quand même un site sécurisé, qui est sous protection privée depuis toujours,
02:52et donc continuent à faire fonctionner.
02:54En revanche, les personnels du tertiaire ont été invités à être en télétravail, d'une part.
02:59D'autre part, à l'intérieur de Marseille, qui est un grand centre d'activité et d'emploi, il y a d'autres sites, d'autres bâtiments.
03:07Donc une partie des personnels y est accueillie.
03:10Et la troisième, entre guillemets, partie du personnel a vocation à être mis dans un site que la direction devrait louer sous peu
03:20pour leur permettre de continuer leur activité dans les bonnes conditions et pas dans des conditions dégradées,
03:25d'être éclatés sur d'autres sites ou d'être en télétravail.
03:28On a appris aussi, en s'intéressant un peu à la situation, qu'outre tout le quotidien que vous décrivez,
03:37qu'il y avait quand même des consignes un peu singulières, notamment que certains salariés devraient porter,
03:43ou on va dire qu'il leur est recommandé de porter un gilet pare-balles.
03:46Il y a vraiment des consignes concernant le fait d'être tenu à distance des fenêtres.
03:50Tout ça, c'est véridique ?
03:51Alors, l'inspection du travail, évidemment, a été saisie, puisque devant la gravité des faits,
03:58qui sont déroulés en deux temps, d'abord la fin du mois de novembre avec des rassemblements,
04:02avec une direction qui a confiné les salariés pendant plusieurs dizaines de minutes,
04:07pour leur éviter de sortir quand des bandes rivales semblaient se réunir.
04:14Des rigs avaient lieu à dehors.
04:16L'inspection du travail est intervenue.
04:18Elle a fait une série de recommandations.
04:19Dans ces recommandations, évidemment, il y a le fait que les services de sécurité soient plus protégés,
04:27qu'il y ait effectivement des gilets pare-balles qui soient portés.
04:30Ça paraît effectivement totalement extraordinaire.
04:35Il y a un caractère tout à fait choquant, qu'on puisse être dans un pays où, pour faire la sécurité d'un bâtiment,
04:45aucun autre bâtiment d'Orange n'est soumis à une telle pression.
04:51Et effectivement, la question de l'éloignement des fenêtres a été aussi quelque chose qui, là, par contre,
04:56a été recommandé par la direction.
04:59Ça rendait le maintien des personnels invivable.
05:04Les personnels ne voulaient pas vivre dans un climat pareil.
05:06Et comment se sont déroulées aussi les semaines, on va dire, après le retentissement national ?
05:10On se souvient notamment, pour être assez diplomatique, du corps préfectoral
05:14qui avait un peu remis en cause d'autres versions en disant que les règlements de honte que vous aviez aperçus,
05:19ça n'était pas réels, que les tirs de balles, bon, ils avaient regardé les caméras de vidéosurveillance,
05:24ça n'était pas arrivé.
05:25Est-ce que depuis, la réalité, le réel est arrivé jusqu'au bureau du préfet ?
05:29Bon, effectivement, on a été extrêmement choqué du déni de réalité de la préfecture
05:37et en particulier de la préfète en charge de la sécurité.
05:41Quand des centaines de salariés entendent des coups de feu qui, heureusement, n'avaient atteint personne,
05:48ça nous avait profondément choqué et interloqué.
05:52Maintenant, effectivement, le réel est là.
05:54La police scientifique est sur les lieux pour identifier les tirs, là où il y en a eu, quel calibre, dans quelles conditions,
06:02depuis quel angle le tir et d'où ça vient, est-ce qu'il y a eu une intrusion, pas d'intrusion, etc.
06:07Donc évidemment, tout ça fait l'objet d'une enquête qui se poursuit, qui va se poursuivre sans doute pendant plusieurs semaines.
06:13La réalité des salariés, c'est que les salariés ne veulent plus revenir sur le site, pour grande partie d'entre eux.
06:19Certains y sont très attachés parce que c'est un site historique, parce que c'est notre maison que nous aimons tous
06:25et qui permet d'assurer la connectivité.
06:28Pour autant, une très grande majorité a demandé à être ailleurs.
06:31C'est ce qui est en train d'être fait et on s'en félicite.
06:33Par contre, la question de la sécurité du quartier, la question de l'ordre républicain est une question qui est centrale
06:41et la préfecture doit prendre les moyens pour rétablir la tranquillité dans le quartier,
06:47pour les habitants ou pour les éventuels autres collaborateurs qui, eux, vont continuer à venir sur le site.
06:54Et dernière question, est-ce que dans ces dernières semaines qui se sont écoulées
07:00entre la médiatisation de tout ce qui se passait à Marseille et l'officialisation, on va dire, de certains aménagements,
07:06est-ce qu'il n'y a pas tout simplement des salariés qui ont préféré démissionner, franchement ?
07:11Non, les collaborateurs de la maison et de la maison Orange sont très attachés à cette maison
07:17et il se trouve que Marseille est une ville où il y a suffisamment d'emplois, suffisamment d'activités
07:23pour que si on veuille travailler sur un autre site, dans un autre service, on puisse le faire et on puisse le faire.
07:30Donc la question ne s'est pas posée en ces termes.
07:33En revanche, ce vers quoi ça nous interroge, et collectivement, c'est pourquoi a-t-on mis, entre guillemets,
07:42du tertiaire dans un bâtiment qui, à l'origine, était fait pour être du technique ?
07:46Pourquoi a-t-on choisi ce lieu-là plutôt que celui de Nédélec, qui est juste en face de la carte Saint-Charles ?
07:51Oui, et puis vous l'avez dit, au milieu d'un site, en effet, qui pose beaucoup de questions,
07:55on aura certainement l'occasion d'y revenir, mais en tout cas, cette nouvelle un peu stupéfiante
08:00avec ce site d'Orange à Marseille, qui s'apprête quand même à déménager pour cause de narcotrafic.
08:04Merci beaucoup Sébastien Crozier d'avoir été avec nous.
08:06Je rappelle que vous êtes le président de CFE CGC Orange du côté de Marseille.
08:10Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin.
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