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  • il y a 2 jours
En décembre, les 27 se sont accordés sur un durcissement de la politique migratoire européenne. Ils proposent le renvoi de migrants irréguliers hors des frontières de l’UE vers des centres de retour ou des pays tiers dont ils ne sont pas originaires. Ce système, déjà testé par la droite radicale italienne de Giorgia Meloni avec des centres de retours construits en Albanie, est dénoncé par des ONG qui craignent des atteintes au droit de l’homme. Avec une baisse de 20 % des entrées irrégulières sur le sol européen en 2025, est-il utile de durcir la politique migratoire ? Faut-il conditionner l’obtention de visa et d’aide au développement pour les pays de départ à la réadmission de leurs ressortissants expulsés ? A l’heure où la Commission européenne doit publier sa stratégie sur l’asile et l’émigration, Caroline de Camaret et Alexandre Poussart ouvrent le débat dans « Ici l’Europe », avec les eurodéputés Paolo Borchia Député européen, Patriotes pour l’Europe (Italie) et Mounir Satouri, Député européen, Les Verts/ALE (France) Année de Production :

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00:00France 24, LCP, Public Sénat, présente.
00:17Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe, votre émission sur France 24 et les chaînes parlementaires.
00:23Nous allons parler dans la seconde partie, la partie débat de ce programme des politiques d'immigration.
00:28Une obsession trumpienne mais aussi européenne.
00:33Et pour commencer, rudoyés par le président américain, les 27 ont été confrontés à l'hypothèse que leurs alliés historiques puissent recourir à la force
00:41pour s'emparer du territoire autonome danois du Groenland.
00:46Si la menace est momentanément suspendue, ils ont remis à plat toutes leurs relations transatlantiques lors d'un sommet extraordinaire du 22 janvier,
00:55auquel participait d'ailleurs notre invité, puisqu'il s'agit d'Andrei Plenkovic,
01:00Premier ministre depuis dix ans de la Croatie, pays balkanique de 3 800 000 habitants,
01:05qui a rejoint l'Union Européenne en 2013.
01:07Bonjour Monsieur le Premier ministre, en duplex depuis Zagreb avec nous.
01:13Bonjour, merci pour l'invitation.
01:14Alors le président américain a retiré sa menace d'invasion du Groenland dans un revirement dont il a le secret.
01:21Vous avez trouvé les leaders européens ébranlés dans leur confiance en la relation transatlantique ?
01:26D'abord, je dois dire que la situation était un peu différente par rapport au moment quand M. Costa a convoqué la réunion,
01:36parce qu'avant, il y a quelques jours, il y avait cette, si disons, menace de prendre Groenland,
01:44ou plutôt passer le message de vouloir l'acheter de Danemark,
01:48et deuxièmement aussi d'imposer les droits de douane vis-à-vis des huit pays qui se sont prononcés,
01:56d'être là en solidarité avec la Groenland et la Danemark.
02:02Je crois que pendant le discours du président Trump à Davos,
02:06moi j'y étais personnellement, j'ai passé deux jours et demi à Davos,
02:12il y a fait deux pas en arrière.
02:14Le premier pas en arrière était de dire, ok, moi je suis intéressé pour le Groenland,
02:20j'aimerais bien l'acheter.
02:21S'il n'est pas vendu du côté de Danemark, de Groenland, je ne suis pas content, je ne dois pas oublier,
02:28mais je n'utilisais pas la force.
02:31Alors c'était la première des escalades.
02:33Deuxième des escalades est arrivée quelques heures plus tard,
02:37après la réunion avec le secrétaire général de l'OTAN,
02:41M. Routet qui était ici à Zagreb il y a dix jours,
02:44j'étais au courant qu'il avait des efforts pour chercher,
02:50trouver une solution plutôt généralisée, collectivisée des pays d'Arctique,
02:55de l'Union Européenne et de l'OTAN.
02:56Et après, c'est communiqué vers le public du président américain,
03:01a notamment écarté l'option des droits de douane pour le 1er février et le 1er juin.
03:08Alors dans ce contexte-là, nous nous sommes trouvés hier,
03:11il y avait quelques débats assez francs, assez directs,
03:15par rapport aux relations entre l'Union Européenne et les États-Unis.
03:20Il y avait trois points très importants.
03:22Le premier point était la solidarité complète de tous les 27 vis-à-vis Danemark et le Groenland,
03:30du point de vue de l'intégrité territoriale.
03:33Le deuxième point était de faire des efforts pour réétablir,
03:38je dirais le plus possible, la normalité dans le contexte des relations transatlantiques,
03:45parce que les relations transatlantiques étaient vraiment, je dirais,
03:50le fondement de l'ordre international après la Deuxième Guerre mondiale,
03:56la fondation de l'OTAN, la fondation de l'Union Européenne,
04:00de beaucoup d'autres organisations internationales.
04:02Et le troisième point, au cas où il y a une nécessité de réagir,
04:08il y a des instruments qui sont là, qui sont prêts un peu pour faire un équilibre
04:12dans le domaine des droits de douane,
04:16ou les mesures d'anticohercition qui étaient préparées par la Commission,
04:22et finalement de voir comment mettre en œuvre tous ces instruments
04:27pour, effectivement, réaliser l'accord de cet été entre la Commission et les États-Unis.
04:36Alors c'était une réunion assez, je dirais, constructive,
04:40mais en même temps tenant compte que les tensions ne sont pas arrivées du côté européen.
04:45La semaine a été, en effet, vous l'avez souligné, très anxiogène.
04:48On fait tout de suite le point avec Isabelle Romero dans L'Europe en bref.
04:53Victoire pour les agriculteurs et les Français opposés au Mercosur.
05:00Par 334 voix pour et 324 contre,
05:04les eurodéputés ont décidé de saisir la Cour de justice européenne
05:07pour vérifier la légalité de l'accord commercial entre l'UE et 4 pays d'Amérique du Sud.
05:13L'avis de la Cour pourrait prendre 18 mois,
05:15mais la Commission envisagerait une entrée en vigueur provisoire du volet commercial dès mars prochain.
05:21Un déni de démocratie, se réécrit la France.
05:24Au Forum économique de Davos, Donald Trump a renoncé à envahir le Groenland
05:27et a imposé des surtaxes douanières aux 8 pays européens
05:31qui avaient déployé des soldats au Groenland.
05:33Suite à une réunion avec Marc Routte, le chef de l'OTAN, il annonce un accord.
05:37C'est l'accord ultime à long terme et je pense que ça met tout le monde dans une très bonne position,
05:41surtout en ce qui concerne la sécurité, les minerais et tout le reste.
05:45Mais les Groenlandais et les Danois qui n'ont pas été consultés restent prudents.
05:48Lors d'un sommet extraordinaire à Bruxelles,
05:51les 27 ont fait preuve d'unité après des semaines de menaces américaines.
05:54Antonio Costa, président du Conseil.
05:57L'Union européenne continuera à défendre ses intérêts
06:02et à se défendre elle-même contre toute forme de coercition.
06:09Les 27 ont par ailleurs exprimé leurs doutes sur l'utilité du Conseil de paix de Donald Trump
06:13qu'en Europe, seule la Hongrie et la Bulgarie ont rejoint.
06:16Depuis Davos, Volodymyr Zelensky a critiqué ses alliés européens
06:20et considéré que les garanties de sécurité américaines étaient suffisantes.
06:25Andrei Planchukovic, selon vous, qu'est-ce qui a été déterminant pour faire reculer Trump ?
06:29Est-ce que précisément cet mécanisme anti-coercition qui pourrait toucher les géants du numérique,
06:36ça a beaucoup joué, selon vous ?
06:38C'est l'état de l'économie qui l'inquiète ?
06:40Les marchés n'ont pas vraiment très positivement réagi
06:44dans ce contexte de la tension qui a monté entre les États-Unis et l'Union européenne.
06:49C'était le premier point.
06:51Deuxième point, on n'a pas vu le grand soutien dans l'opinion publique américaine
06:56vis-à-vis de cette question de Van Lund.
06:58Et troisièmement, peut-être que c'était un peu de la méthode qu'on a déjà vue
07:03du côté du président Trump, d'essayer de monter des expectations
07:07et après revenir quelque part en arrière et calmer le jeu
07:11et chercher de trouver une solution, un compromis qui pourrait être satisfaisant
07:16pour les intérêts de sécurité des États-Unis.
07:19En même temps, de ne pas toucher à l'intégrité territoriale de Danemark
07:26ou, je dirais, renforcer la coopération arctique
07:29avec le soutien des autres membres de l'OTAN et de l'Union européenne.
07:34Je trouve qu'il y avait un peu de tension,
07:36mais déjà demain ou l'après-demain, on aura d'autres sujets
07:39et je trouve que l'Union européenne, plus ou moins, a ténu,
07:45je dirais, une position assez coordonnée, assez consistante
07:49et on a montré une ligne qui dit, écoutez, la question d'intégrité territoriale
07:56d'aucun des membres de l'Union européenne ne peut pas être mis en question.
08:00Pendant ce temps-là, en plus, les grands fonds de pension danois et suédois
08:03ont vendu une majeure partie de leur bon du trésor américain.
08:07Ils disent en raison de la fragilité des finances publiques américaines
08:11et Donald Trump a dit qu'il allait lancer de grosses représailles
08:14si les pays européens commençaient à vendre de la dette américaine.
08:17Oui, il s'agit aussi de cette situation qui est extrêmement liée
08:22avec la situation économique.
08:23Quand vous regardez le discours du président Trump à Davos,
08:26je crois que la moitié du discours était dédié à son bilan
08:30de sa première an, de son deuxième mandat,
08:33où il a essayé de présenter tout le succès de son administration
08:37par rapport à l'état de lue qui a succédé, si je peux dire,
08:41le 20 janvier l'année dernière.
08:43Et dans ce contexte-là, je crois que monter des tensions politiques
08:47entre les alliés n'a pas beaucoup de sens.
08:50Je trouve qu'on a énormément d'autres sujets
08:53qui sont les vrais problèmes globales.
08:57Et les amis, les alliés, les partenaires,
09:00comme les États-Unis et les pays de l'Union européenne,
09:03ne doivent pas être dans un débat qui est un peu hallucinant.
09:08On parle au mois de décembre avec les régimes restrictifs
09:13des sanctions vis-à-vis de la Russie.
09:15Et quelques semaines après, on parle des instruments
09:18qu'on a à la disposition pour répondre au cas où il y a
09:22une continuité de tensions vis-à-vis de la coercion.
09:26C'est un instrument qui n'était pas fait pour les États-Unis,
09:29mais il y a un instrument de la Litoie vis-à-vis de la Chine.
09:32Voilà, c'est ça.
09:33Alors, notre ligne, comme la Croatie,
09:35et j'étais un avocat fervent de ça,
09:38il faut calmer le jeu, essayer de rétablir le dialogue,
09:41nourrir nos rapports,
09:43parce qu'on doit rester des partenaires
09:45dans un monde où tout a changé.
09:48Dans un contexte de changement,
09:49il faut plutôt cultiver les relations transatlantiques
09:53que faire des gestes qui peuvent détériorer la situation.
09:59Alors, et peut-être aussi, j'ai envie de dire,
10:02chercher de nouveaux partenaires.
10:03Parce que les Allemands et le président du Conseil européen
10:06ont demandé que le Mercosur,
10:08l'accord avec les pays du Mercosur,
10:11soit appliqué à titre provisoire.
10:13Le gouvernement français, qui est très défavorable à cet accord,
10:17trouve que c'est une sorte de déni démocratique
10:20après la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne
10:23par le Parlement européen.
10:25On parle d'ailleurs de le mettre en œuvre dès le mois de mars,
10:28mais c'est politiquement sensible pour la présidente de la Commission.
10:31Oui, c'est un sujet, d'abord, qui est à la table il y a 25 ans.
10:36Alors, après les longues, longues, longues négociations,
10:39finalement, on a eu l'opportunité de conclure cet accord.
10:44Ce qui était fait au Parlement européen,
10:47je crois que c'était un message de renvoyer le texte devant la Cour
10:52pour voir est-ce que tout est dans la conformité
10:56quand il s'agit de la substance de cet accord.
11:00Moi, je trouve qu'il y a des points de vue différents
11:02des différents pays.
11:04Certains aimeraient bien avoir cet accord déjà en force
11:07pour élargir l'exportation de l'Union européenne
11:12vis-à-vis des pays de la culture.
11:14Les autres pays ont un peu peur
11:16vis-à-vis des produits agricoles
11:17qui peuvent être présents
11:19dans une manière beaucoup plus large,
11:21substantive au marché européen.
11:23Je trouve que dans le contexte de cet accord,
11:25il y a beaucoup de mécanismes de protection,
11:27des différents quotas.
11:28Donc ça vous satisfait ?
11:30On a compris que cet accord vous satisfait
11:31et que vous êtes pour sa mise en œuvre ?
11:33Pour nous, ce n'est pas une situation
11:35qui est comparable à cette atmosphère
11:38que je comprends et que je l'ai vu en France.
11:41Pour nous, cet échange ne représente pas
11:43une difficulté pour la Croatie.
11:46S'il y a une décision d'une application provisoire,
11:51pour nous, ça ne changerait pas beaucoup.
11:53Le président américain Donald Trump
11:56a par ailleurs signé jeudi à Davos
11:58la charte fondatrice de son Conseil de la paix
12:00en présence d'une vingtaine de dirigeants de pays
12:02ayant accepté de rallier cette instance.
12:05D'abord, comme la Croatie,
12:07on a reçu l'invitation de président Trump.
12:11Moi, je suis très reconnaissant
12:13pour cette invitation.
12:14Mais comme l'invitation et le projet de texte
12:19qui était signé à Davos
12:22est arrivé pratiquement un ou un jour et demi
12:25avant la date de la signature,
12:29pour nous, en raison des contraintes constitutionnelles,
12:33juridiques, c'est impossible d'arriver tout de suite
12:36à signer un document de ce type.
12:38Alors nous, on a dit à nos partenaires américains
12:40qu'on va étudier les textes,
12:42de voir analyser quels sont les rapports
12:44de ce texte,
12:45de ce comité pour la paix
12:48vis-à-vis des structures existantes
12:50des Nations Unies,
12:51quels sont les rapports d'ordre juridique
12:53qu'on a au niveau de l'Union européenne.
12:56Est-ce que nous sommes toujours là
12:58dans le cadre de ce qui était prévu
13:02avec les décisions des Nations Unies
13:05comme un suivi du plan de paix
13:07du président Trump pour Gaza ?
13:10Pour le moment, ce qu'on a vu,
13:12c'est une organisation internationale
13:14complètement nouvelle
13:15qui a pour objectif promouvoir la paix
13:19et je dirais la reconstruction
13:20après le conflit dans les différents théâtres mondiaux.
13:25Alors nous allons continuer
13:27d'étudier ce document,
13:29faire les nécessaires consultations
13:31en Croatie aussi,
13:32conserver avec nos partenaires.
13:34Il y a complètement différents points de vue
13:36au sein des pays du Conseil européen.
13:40Certains de nos partenaires,
13:41notamment l'Hongrie et la Bulgarie,
13:44ils ont déjà fait partie de cette signature.
13:47Mais ça n'empêche pas les autres
13:50de coordonner la position
13:52qui pourraient toujours avoir comme objectif
13:55faire des gestes qui pourraient faciliter
13:59les relations transatlantiques.
14:00parce que cette nouvelle organisation,
14:02elle va commencer son travail
14:04sans ou avec les pays européens.
14:07Ce qu'il faut,
14:08c'est essayer de préserver l'unité européenne
14:11le maximum possible
14:13et en même temps,
14:14participer d'une manière
14:16qui est acceptable
14:18du niveau juridique
14:19et du niveau politique
14:20du côté européen.
14:22Le président ukrainien de son côté,
14:25qui était à Davos aussi,
14:26qui a rencontré Donald Trump,
14:28a dit avoir trouvé un accord
14:30avec Donald Trump
14:31sur des garanties de sécurité
14:33pour assurer le maintien
14:35en cas de paix en Ukraine.
14:38Vous dites bravo,
14:39vous dites qu'il devrait se méfier
14:41quand même des garanties américaines
14:43puisque le gouvernement,
14:44l'administration Trump,
14:46à tout sujet,
14:47sort du chantage,
14:48de la pression,
14:49de l'extorsion.
14:50C'est quand même compliqué,
14:51ces garanties américaines.
14:52Qu'est-ce que vous dites ?
14:53Je crois que le président ukrainien Zelensky
14:55l'a signalé très clairement
14:58que l'Ukraine est prête
14:59pour les négociations
15:01d'un accord de paix.
15:02Nous avons une situation
15:03où la Russie ne cesse pas d'attaquer
15:05l'Ukraine qui se défend
15:07et qui essaye de faire des efforts
15:09pour la paix.
15:10L'initiative politique
15:11qui est arrivée
15:12dans le mandat du président Trump
15:14est une participation constructive
15:17du côté des alliés européens
15:18vis-à-vis
15:19les garanties de sécurité,
15:22mais aussi
15:23de créer
15:24un espace
15:25pour la reconstruction
15:26de l'Ukraine
15:28et aussi voir
15:29comment l'Ukraine
15:30peut avoir
15:31son perspective européenne
15:32peut-être plus rapidement
15:34qu'il était prévu normalement.
15:37Je crois que
15:37les garanties de sécurité
15:40qui viennent des États-Unis
15:41sont très importantes
15:42pour le président Zelensky
15:44parce que l'Ukraine
15:44a cette mauvaise expérience.
15:46d'accord de Boudapest
15:48il y a un peu plus de 30 ans
15:49quand tous les grands pays
15:51qui sont membres permanents
15:52du conseil de sécurité
15:53ont dit
15:54« Ok, vous allez abandonner
15:56votre arsenal nucléaire
15:57et nous, nous serons là
15:58pour protéger votre sécurité. »
16:00Malheureusement,
16:01ce qui s'est passé
16:02est complètement l'inverse.
16:03Alors l'Ukraine
16:04est toujours très prudente.
16:05Alors je dis au président Zelensky
16:07d'essayer de trouver un accord
16:08qui, de point de vue déjoué,
16:11ne signifiera
16:12aucune concession
16:13de territoire ukrainien
16:15à la côté russe
16:17parce que ça,
16:17ça serait pas seulement
16:19très difficile
16:20pour cette génération
16:21de dirigeants politiques ukrainiens
16:22mais ça serait un précédent
16:24qui posera des difficultés
16:27dans l'avenir
16:28pour beaucoup d'autres situations
16:30qui peuvent se passer.
16:32Alors c'est là
16:33où la sécurité en Ukraine,
16:35où la défense ukrainienne
16:36est très importante
16:36pour le continent européen,
16:38pour tous les pays
16:39de l'Union européenne
16:40et c'est pour ça
16:41qu'on a vraiment montré
16:42une solidarité incroyable
16:44vis-à-vis de l'Ukraine,
16:45la Croatie y compris,
16:47dans les différentes manières.
16:49Et il ne faut pas
16:50jamais laisser
16:51que l'agression
16:52sera récompensée
16:54du point de vue
16:55de prendre
16:55le territoire
16:57de quelqu'un d'autre.
16:59Merci monsieur le Premier ministre,
17:00merci Andrei Plenkovic
17:02d'avoir été notre invité.
17:03Restez en notre compagnie,
17:05c'est le débat maintenant
17:06à Bruxelles
17:07consacré à la politique
17:08d'asile et de migration
17:10de l'Union européenne.
17:16Merci de nous rejoindre
17:17à Bruxelles
17:17au Parlement européen
17:19pour parler
17:20de l'une des priorités
17:21de la Commission européenne
17:23et des États membres,
17:24la question
17:25de l'immigration.
17:26En décembre,
17:27les 27 se sont accordés
17:28sur un durcissement
17:29de la politique
17:30migratoire européenne.
17:32Ils proposent
17:32le renvoi
17:33de migrants irréguliers
17:35hors des frontières
17:36de l'UE
17:36vers des centres
17:37de retour
17:38ou des pays tiers
17:39dont ils ne sont pas
17:40originaires.
17:41Une réforme saluée
17:42d'ailleurs par le ministre
17:43danois de l'immigration
17:44en décembre dernier.
17:46On l'écoute tout de suite.
17:51Nous avons franchi
17:53une étape très importante
17:54pour reprendre
17:54le contrôle de l'immigration
17:56au sein de l'Union européenne.
17:58Dans quelques années,
18:03on dira que cette journée
18:04a été historique
18:05car ces décisions
18:06prises aujourd'hui
18:07n'ont pas de conséquences
18:08pour demain
18:08mais elles auront
18:09un impact considérable
18:11dans les années à venir.
18:13Alors ce système
18:14est déjà testé
18:15par la droite radicale
18:16de l'italienne
18:17Giorgia Meloni
18:17avec des centres de retour
18:18construits en Albanie
18:20mais portés devant la justice
18:22et dénoncés
18:22par les ONG
18:23qui craignent
18:24des atteintes
18:25aux droits de l'homme.
18:26Et puis,
18:26la Commission européenne
18:27doit publier
18:28en février prochain
18:29sa stratégie
18:30sur l'asile
18:30et l'immigration
18:31pour les cinq prochaines années.
18:33Bruxelles
18:34pourrait conditionner
18:35l'obtention de visas
18:35et d'aide au développement
18:36pour les pays de départ
18:37à la réadmission
18:39de leurs ressortissants
18:40expulsés.
18:41Pour en parler aujourd'hui,
18:43nous sommes en compagnie
18:43de Mounir Satouri.
18:44Bonjour.
18:45Bonjour.
18:45Vous êtes eurodéputé français
18:47pour les écologistes,
18:49président d'ailleurs
18:49de la sous-commission
18:50des droits de l'homme
18:51ici au Parlement européen.
18:54Paolo Borchia,
18:54bonjour.
18:55Député européen italien,
18:58membre du groupe
18:58des Patriotes pour l'Europe,
19:00l'extrême droite
19:01de l'hémicycle européen.
19:02Et en Italie,
19:03vous appartenez
19:04au parti de la Ligue
19:05qui est en coalition
19:06au pouvoir
19:07sous Georgia Meloni,
19:09donc qui est
19:09la chef de gouvernement.
19:11Paolo Borchia,
19:11je commence par vous.
19:12Il y a eu en 2025
19:13une baisse de 20%
19:15des entrées irrégulières
19:16sur le sol européen.
19:18Est-ce qu'il y a donc
19:18besoin de durcir
19:19encore un peu plus
19:20la politique migratoire ?
19:21Je pense que
19:22les limites,
19:23les limites principales,
19:25c'est qu'il n'y a pas
19:26beaucoup de retours
19:28de migrants illégaux.
19:29Donc, s'il n'y a pas
19:32de sanctionnement,
19:35ça va être difficile
19:36d'avoir une politique
19:37migratoire efficace.
19:39Moi, je pense qu'il faut
19:41rester humain,
19:43mais il faut être sérieux
19:45dans la gérance
19:46de la politique migratoire.
19:47Donc, on va voir
19:49qu'il y a une différente
19:52attitude de part
19:53de la Commission européenne
19:54à niveau des conseils aussi.
19:56et donc, moi, je crois
19:58qu'il faut avoir
20:00l'objectif d'avoir
20:01une gérance
20:02plus pragmatique
20:04pour avoir
20:06une immigration
20:06de qualité
20:07et pas seulement
20:08de qualité.
20:09Alors, pragmatique,
20:10ça veut dire quand même
20:11un durcissement
20:11que souhaite
20:12notre invité,
20:14Mounir Satouri.
20:16Est-ce que vous êtes,
20:18d'ailleurs,
20:19vous constatez
20:19que ce discours,
20:20il fait école
20:22en quelque sorte
20:23puisque le ministre
20:24danois qu'on a vu,
20:24ils sont socialistes
20:26les danois.
20:27C'est un gouvernement
20:28social-démocrate
20:29qui est en train
20:29de demander
20:30au niveau européen
20:32le durcissement
20:33de la politique migratoire.
20:34Qu'est-ce qui se passe exactement ?
20:35Mais c'est ça
20:35qui est terrible.
20:37On avait besoin
20:37d'un nouveau pacte
20:38asie-migration
20:39dans lequel
20:40on devait réintroduire
20:42de la solidarité
20:42entre États membres,
20:44dans lequel
20:44on devait mettre
20:45de l'efficacité
20:46pour éviter
20:47que des milliers
20:48de personnes meurent
20:48en Méditerranée
20:49et dans lequel
20:50on devait apporter
20:51de l'humanité
20:52et répondre
20:53à partir de nos valeurs.
20:54Tout cela
20:55est passé à la trappe
20:56au moment
20:57de l'élaboration
20:58l'année dernière
20:58du pacte asie-migration.
21:00C'est un échec
21:01total.
21:02Et en vérité,
21:03les sociodémocrates,
21:05les libéraux,
21:05la droite européenne
21:07courent
21:08enfermés
21:09dans une cage
21:09de hamsters
21:10derrière l'extrême droite.
21:11Et comme ce sujet
21:12prend dans les opinions publiques,
21:15ils ont voulu
21:16dire
21:17on va faire
21:17les idées
21:18de l'extrême droite
21:18sans l'extrême droite.
21:19En fait,
21:19ça ne marche pas.
21:20Et on voit que
21:21alors que ce pacte
21:22asie-migration
21:23n'est même pas
21:24mis en œuvre
21:24qu'aujourd'hui
21:25la Commission
21:26vient avec l'idée
21:27d'un nouveau dispositif,
21:29d'un nouveau règlement
21:29pour renforcer encore
21:31par rapport aux idées
21:32du passé.
21:33Tout cela
21:34est inefficace.
21:35Tout cela est inefficace.
21:36Et je vais le dire
21:37de manière
21:38aussi tranquille
21:39que possible.
21:39rien n'empêchera
21:42un candidat
21:43au départ
21:44qui pense
21:44qu'en restant
21:45de l'autre côté
21:46il a plus de chances
21:47de mourir
21:48qu'en essayant
21:48de traverser
21:49sur un autre fortune
21:50ne l'empêchera
21:51de traverser.
21:53Si les Européens
21:54et les Européennes
21:55vivaient
21:56des situations
21:57de guerre
21:58étaient confrontés
21:59à la mort imminente
22:01ou une instabilité terrible
22:02ils chercheraient
22:03à traverser
22:04pour aller
22:04de l'autre côté
22:05et ils pensent
22:06que ça va mieux.
22:06Et donc
22:07c'est une politique
22:08radicalement différente
22:10qu'il faut mettre en oeuvre
22:11mais ce n'est pas le choix
22:12que font les dirigeants européens.
22:13Alors au cœur
22:14de cette réforme européenne
22:15il y a la création
22:16de centres de retour
22:17hors de l'Union Européenne.
22:19Ces hubs de retour
22:20ils sont très critiqués
22:21par des ONG
22:22de défense
22:23des réfugiés
22:24notamment l'association française
22:25La CIMAD
22:26on l'écoute.
22:27Donc on ne sait pas
22:28pour combien de temps
22:29les personnes
22:30pourraient être enfermées
22:31dans ces centres
22:32essentiellement
22:33des centres
22:34de rétention administrative
22:35à l'étranger.
22:35on ne sait pas
22:37dans quelles conditions
22:38en fait
22:39les personnes
22:39pourraient être enfermées
22:40et en plus
22:41on sait très bien
22:42que les conditions
22:43même de rétention administrative
22:45en France
22:45ou partout en Europe
22:46sont parfois
22:47extrêmement dégradées
22:48et là
22:48il y aurait encore
22:49moins de regards
22:50en fait
22:50car ces centres
22:50seraient localisés
22:51dans des pays
22:52hors UE
22:53qui souvent
22:54n'ont pas
22:55en tout cas
22:55les mêmes exigences
22:56en termes
22:57de droits fondamentaux.
22:58Paolo Borkia
22:59vous entendez
23:00que le Rwanda
23:01l'Ouganda
23:02des pays
23:03dans lesquels
23:04les personnes
23:05n'auront aucun lien
23:06ne vont pas forcément
23:07respecter aussi bien
23:08les droits de l'homme
23:08que nous-mêmes
23:09et donc
23:09on ne leur applique
23:10pas nos normes ?
23:12Mais je pense
23:13qu'en Albanie
23:15je ne pense pas
23:16qu'il y a
23:16des problèmes
23:17des grands problèmes
23:18au niveau
23:18du respect
23:19du droit de l'homme
23:20en Italie
23:21je vous parle
23:23d'un exemple
23:23de mon pays
23:24il y a eu
23:25différents problèmes
23:26avec
23:27les interprétations
23:28du juge
23:29on est en train
23:30de parler
23:31d'une justice
23:32qui parfois
23:33c'est trop idéologique
23:35parce que
23:36l'idée
23:37de
23:37les droits de l'homme
23:40c'est une idéologie
23:40selon vous ?
23:41Non, non
23:42mais je suis en train
23:42de parler
23:43de quelque chose
23:44plus concret
23:45parce qu'en Albanie
23:47on a réalisé
23:48des centres
23:49modernes
23:50avec des standards
23:52de sécurité
23:52et donc
23:53on n'a pas compris
23:55parce que
23:56la justice italienne
23:57et la justice européenne
23:59ont dit
23:59que ça n'était pas
24:00une démarche
24:02qui était
24:02compatible
24:03avec le droit international
24:05et les conventions
24:05que vous aviez signées
24:06Mais je pense
24:07que si
24:08madame von der Leyen
24:09a parlé
24:10des solutions
24:11dans le pays tiers
24:12je ne pense pas
24:13que c'est
24:14une solution
24:15très
24:15de fantaisie
24:17je pense que
24:18s'il veut
24:19donner des solutions
24:21il faut
24:22inventer
24:23quelque chose
24:23de nouveau
24:24et je pense
24:24que
24:25la solution
24:26du pays tiers
24:26peut être
24:27une solution
24:27vraiment efficace
24:28oui
24:30c'est bien
24:31la preuve
24:31qu'aujourd'hui
24:32madame von der Leyen
24:33et la droite européenne
24:34sont sous la pression
24:35de l'extrême droite européenne
24:36et d'ailleurs
24:37c'est les voix
24:37de l'extrême droite européenne
24:38qui leur permettent
24:39de dérouler
24:40notamment
24:40le détricotage
24:41des politiques
24:41environnementales
24:42mais je ferme la parenthèse
24:43en fait
24:44ce qui se passe
24:45en Albanie
24:45est déjà documenté
24:46et il y a plein
24:47d'ONG sérieuses
24:49et qui font un travail
24:49sérieux
24:50qui démontrent
24:51qu'il y a eu
24:51des atteintes flagrantes
24:52aux droits de l'homme
24:52et puis surtout
24:53nos européens
24:55on a connu
24:55la situation libyenne
24:57et la complicité
24:58avec les gardes-côtes libyens
24:59nous avons par le passé
25:00financé
25:01des gardes-côtes libyens
25:02qui ont retenu
25:03des migrants
25:04subsahariens
25:05dans des conditions
25:06terribles
25:07qui ont été réduits
25:07en éclavage
25:08il y a eu
25:08des viols de femmes
25:10il y a eu
25:10des exactions
25:11terribles
25:11contre les droits de l'homme
25:12on a même été
25:13dans des rapports
25:14de l'ONU
25:14accusés
25:16de complicité
25:18de crimes
25:18contre l'humanité
25:19c'est ça
25:20le modèle européen
25:21moi je suis
25:22effondré
25:23de voir
25:24ce qui est en train
25:25de devenir
25:26cette Europe
25:26je l'ai dit tout à l'heure
25:28il n'y aura pas
25:29de solution
25:29pour empêcher
25:30l'arrivée des migrations
25:31si ça ne passe
25:32par une meilleure organisation
25:33entre états membres européens
25:34par une plus grande protection
25:36des personnes
25:36les plus vulnérables
25:37et par un partage
25:39entre états membres européens
25:40de l'arrivée des migrations
25:42et d'ailleurs
25:42mais c'est pas la solution
25:43Madame Mélanie
25:45depuis qu'elle est au pouvoir
25:46alors qu'elle affirme
25:47un discours de plus en plus dur
25:48et influe sur la position européenne
25:50régularise
25:51à tour de bras
25:52parce que
25:53l'économie italienne
25:55a besoin
25:55de moins d'oeuvre
25:56aujourd'hui
25:57l'agriculture italienne
25:58ne peut pas se passer
26:01de la majorité
26:01et de la migration
26:03la réponse de Paul Robert
26:03un instant
26:04je n'ai pas compris
26:05il y a effectivement
26:06une grande vague
26:07de régularisation
26:09en Italie
26:10oui mais on a besoin
26:11de moins d'oeuvre
26:12de qualité
26:13c'est pour ça
26:14qu'on ne peut pas
26:15avoir l'illusion
26:17qu'il y a de place
26:18pour tout le monde
26:19mais je voudrais dire
26:21qu'on ne peut pas penser
26:23que les modèles
26:24de gérance
26:25de l'immigration
26:26actuelle
26:27peut-être
26:28le modèle du futur
26:29on est en train
26:30de parler
26:31de chiffres différents
26:33regardent le passé
26:34donc il faut
26:35inventer quelque chose
26:36à nouveau
26:37quelque chose
26:38qui va responsabiliser
26:40les pays tiers
26:41aussi
26:41et puis Mounir Sattouri
26:42cette réforme
26:43revoit la notion
26:44de pays sûr
26:45concrètement
26:46des déboutés
26:46du droit d'asile
26:47pourront être envoyés
26:49dans des pays sûrs
26:50qui n'ont aucun lien
26:50avec leur pays d'origine
26:52est-ce qu'il faut
26:53s'opposer
26:54complètement selon vous
26:55à ce système
26:56des pays sûrs
26:56ou est-ce qu'il faut
26:57garantir
26:58et vérifier
26:59la sécurité
27:01dans ces pays sûrs
27:01alors d'abord
27:02ce n'est pas des pays sûrs
27:03c'est des pays
27:04labellisés sûrs
27:05par les autorités européennes
27:07je vais vous raconter
27:08ils ne le sont pas vraiment
27:09je vais vous raconter
27:10un exemple récent
27:11nous avons il y a un mois
27:13voté une résolution
27:14qui condamne
27:14le régime tunisien
27:15notamment sur l'emprisonnement
27:17d'une avocate
27:18connue et célèbre
27:19à la même semaine
27:21les députés
27:22qui votaient pour dire
27:23que des atteintes
27:25au droit de l'homme
27:25à l'état de droit
27:27sont flagrantes
27:28en Tunisie
27:28reconnaissaient la Tunisie
27:30pour qu'on paye sûr
27:31il y a une incohérence
27:33terrible dans cette affaire
27:34et donc en fait
27:35si nous voulions
27:36faire ça sérieusement
27:38il faudrait qu'on confie
27:38à une autorité indépendante
27:39avec des critères
27:40objectifs
27:41qui pourraient nous permettre
27:42de définir ce qui est
27:44un pays sûr ou pas
27:45et je reviens
27:46sur la réponse
27:47du collègue tout à l'heure
27:48il disait
27:48oui mais je suis
27:49pour la régularisation
27:50ou l'arrivée des migrants
27:51mais d'une main d'oeuvre
27:52efficace
27:53mais vous êtes qui
27:53pour décréter
27:54qui est efficace
27:55et qui ne l'est pas
27:56et pourquoi vous voudriez
27:58nous faire croire
27:58c'est l'économie qui va répondre
27:59je ne vous ai pas interrompu
28:01qui êtes-vous pour nous faire croire
28:02que les migrants
28:03qui sont aujourd'hui
28:04en Italie
28:05ne sont pas des candidats
28:07complètement compétents
28:08pour occuper
28:09un certain nombre de postes
28:10en fait ce qui vous intéresse
28:11ce qui vous intéresse
28:12c'est la fin du droit
28:13c'est la fin des protections
28:15vous voulez la main d'oeuvre
28:17vous voulez la main d'oeuvre
28:18à des prix pas
28:19je ne l'ai jamais dit
28:20sans salaire minimum
28:21dans des conditions
28:22d'hébergement terribles
28:24qui sont à la merci
28:26des employeurs
28:27sans le respect
28:28du code du travail
28:29sans droit au syndicalisme
28:31sans protection sociale
28:33et ça
28:34ce n'est pas mon modèle
28:34c'est pas mon Europe
28:35moi je suis en train
28:36de dire des concepts
28:37très concrets
28:38vous parlez avec l'idéologie
28:40vous ne connaissez pas
28:43la réalité de l'Italie
28:44donc si vous voulez parler
28:46avec des slogans
28:47avec l'idéologie
28:48vous êtes libre
28:49alors très concrètement
28:50la commission
28:51en février
28:52des étrangers qui sont confiés
28:53à des gardes
28:53qui touchent à leur dignité
28:55et à leur humanité
28:56c'est très concret
28:57c'est pas de l'idéologie
28:58vous n'êtes pas les conducteurs
28:59alors
28:59la commission européenne
29:02va publier en février
29:03sa stratégie migratoire
29:04pour les 5 prochaines années
29:06pour inciter
29:07les pays d'origine
29:08à reprendre
29:09leurs ressortissants
29:10expulsés
29:12de l'Union Européenne
29:12donc par réadmission
29:14ils vont jouer
29:16sur les visas
29:17l'obtention des visas
29:18conditionner
29:19les aides au développement
29:20à ces pays
29:20est-ce qu'on fait encore
29:22de l'aide humanitaire
29:23ou est-ce qu'on fait maintenant
29:24du chantage
29:24en particulier
29:25aux pays africains ?
29:26je pense qu'il y a des difficultés
29:28effectives
29:29pour les pays
29:31de première arrive
29:32mais
29:33je crois
29:36qu'il y a des mesures
29:37qui sont des façades
29:39parce que
29:40je pense que
29:42les projets du pacte
29:43posent encore
29:45de nombreux problèmes
29:47il y a beaucoup
29:48notamment
29:49à l'Espagne
29:50à l'Italie
29:50en Grèce
29:51il y a beaucoup
29:51de problèmes
29:53liés
29:54aux nombreux migrants
29:55qui arrivent
29:56mais sur le fond
29:57est-ce qu'il faut
29:57conditionner les visas
29:58à la réadmission
29:59des ressortissants expulsés
30:00dans les pays de départ
30:01concrètement ?
30:02oui
30:02il peut être
30:03une première mesure
30:05pour essayer
30:07de trouver
30:07un peu plus d'efficacité
30:09alors
30:10on parle d'efficacité
30:11l'Union Européenne
30:12avance
30:13que 20%
30:14finalement
30:14des déboutés
30:16du droit d'asile
30:17quittent le territoire
30:19effectivement
30:19en Europe
30:21et
30:22aujourd'hui
30:23met sur la table
30:24l'idée
30:24qu'on va conditionnaliser
30:26toute l'obtention
30:27des aides au développement
30:28des visas etc
30:29à la question migratoire
30:31mais tout ça
30:32est ridicule
30:33on marche sur la tête
30:34depuis déjà 30 ans
30:36on aurait dû revoir
30:37notre politique
30:37d'aide au développement
30:38et notre stratégie
30:39de co-développement
30:40avec l'Afrique
30:41parce que ce qui peut
30:42vraiment réduire
30:43les candidats au départ
30:43c'est que les gens
30:44vivent bien chez eux
30:45et en sécurité
30:45on n'a pas fait cela
30:47on a parfois vendu
30:48des armes
30:49à des billigérants
30:50qui ont créé
30:51une instabilité
30:52qui a poussé
30:52des gens à partir
30:53et aujourd'hui
30:54constatant tout cela
30:56on se dit
30:57on va réduire
30:57le nombre de visas
30:58pour les pays
30:58d'où les gens partent
31:00mais ceux qui partent
31:01ils ne partent pas
31:01avec des visas
31:02ils partent
31:03en payant
31:05de plus en plus cher
31:05des passeurs
31:07parfois au risque
31:08de leur propre vie
31:09et donc tout ça
31:10je le rappelle
31:10n'est pas efficace
31:11il faut effectivement
31:13revoir
31:15de manière fondamentale
31:16et importante
31:16notre politique
31:17de coopération
31:18et de développement
31:19pour permettre
31:20aux gens
31:20de vivre correctement
31:21chez eux
31:22d'avoir droit
31:22à une éducation
31:23à un emploi
31:23bref
31:24à un avenir
31:25à une espérance
31:25pour éviter qu'ils partent
31:26mais cette politique
31:27de chantage
31:28est complètement
31:28ridicule
31:29ceux qui partent
31:31ils prennent le risque
31:32je le disais
31:33de mourir
31:33parfois
31:34ils vendent tout ce qu'ils ont
31:35pour pouvoir payer
31:36des passes à provenir
31:37et puis ils jettent
31:38ou brûlent
31:39leur propre papier
31:40d'identité
31:41donc ils sont
31:41difficilement identifiables
31:43et donc vous voyez
31:44qu'ils sont comme
31:45le grand lapin blanc
31:46d'Alice
31:47au pays des merveilles
31:48où ils courent
31:48derrière les idées
31:50de l'extrême droite
31:50pour essayer
31:51de se rattraper
31:51sans jamais faire
31:53la moindre démonstration
31:54que cette politique là
31:55sera efficace
31:56donc Paulo Borca
31:57ce ne sera peut-être
31:57pas efficace
31:58de diminuer
31:59l'aide au développement
32:00diminuer les visas
32:01pour que ces pays de départ
32:02acceptent davantage
32:03de ressortissants expulsés
32:04mais je pense que
32:05s'il y a la coopération
32:06du pays tiers
32:08ça va être plus facile
32:10moi je pense que
32:11l'Union Européenne
32:13a fait des investissements
32:14très importants
32:15dans les pays tiers
32:16mais il faut avoir
32:18des pays
32:19qui vont coopérer
32:20pour gérer
32:22la migration
32:23sinon on va
32:25on va jeter l'argent
32:27Vous avez parlé
32:29d'alliance
32:30justement dans ce parlement
32:32de la droite
32:32et de l'extrême droite
32:33est-ce qu'elle va opérer
32:34pour voter
32:35par exemple
32:36au parlement européen
32:38en mars 2026
32:39le fameux pacte
32:40migratoire
32:41rénové
32:42qui doit
32:43qui doit aboutir
32:44en juin
32:44c'est-à-dire
32:45c'est-à-dire
32:46finalement
32:47l'externalisation
32:48des demandes d'asile
32:50mais aussi
32:51les retours
32:52dans des hubs
32:53à l'extérieur
32:54de l'Union
32:54Attention
32:54rénové pourrait donner
32:55l'illusion
32:56qui est de positif
32:57durci
32:58renforcé
33:00moi je le pense
33:01je pense qu'on aura
33:02cette alliance
33:02droite-extrême droite
33:03pour voter
33:04et je pense que
33:04les collègues se plantent
33:06que tout ça
33:06n'est pas efficace
33:07pour moi
33:08les solutions
33:08elles passent
33:09par un triptyque simple
33:10voie légale et sûre
33:12accueil digne
33:13et répartissant
33:14et solidarité
33:15entre états membres européens
33:17Paulo Borca
33:17vous appelez à cette alliance
33:18entre le centre droit
33:19du parti populaire européen
33:20et les différents groupes
33:21d'extrême droite
33:22au parlement européen
33:22pour voter ces durcissements
33:23mais très simplement
33:25je pense que
33:26l'hémicycle a été dessiné
33:27par les électeurs
33:29donc on ira analyser
33:31la version finale
33:32du projet du règlement
33:35du pacte
33:36et on ira essayer
33:37la solution meilleure
33:38parce qu'on ne peut pas
33:40plus attendre
33:41je pense
33:41merci à vous
33:42merci à vous d'avoir
33:42illustré ce débat
33:44merci à vous
33:45de l'avoir suivi
33:46sur nos antennes
33:47très bonne suite
33:47des programmes
33:48sur nos antennes
33:49de l'hémicycle
33:52et on ira
33:53plus
33:53de l'hémicycle
33:54et on ira
33:55plus
33:56de l'hémicycle
33:56– Sous-titrage FR 2021
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