- il y a 2 jours
C pas si loin propose de décrypter les enjeux contemporains en France et à l'international depuis les Outre-mer. Présenté par Karine Baste, C pas si loin explore le monde depuis les Outre-mer. Cette France des trois océans, au carrefour de frontières et d'influences croisées, répond autrement aux dynamiques économiques, écologiques, géopolitiques et culturelles. Ce magazine propose un regard singulier sur nos enjeux contemporains et la place des territoires ultramarins dans le monde. Année de Production :
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00:00...
00:00Bonjour à tous, ravie de vous accompagner pour ce nouveau numéro de C'est pas si loin.
00:13Le journaliste Harry Roselma qui est notre invité aujourd'hui.
00:17Ensemble, vous connaissez le principe de l'émission, on va revenir sur plusieurs thèmes abordés cette semaine dans votre magazine.
00:23A commencer par cet accord signé pour l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.
00:26Dans la droite ligne de Bougival en juillet dernier, le document baptisé Élisée Oudino acte un soutien financier de l'État au territoire,
00:35mais toujours rien sur l'avenir institutionnel.
00:39Il se veut en ce début d'année à la fois pirate des Caraïbes et de l'Atlantique Nord.
00:43L'appétit de Trump semble sans limite.
00:46Avec le président américain, deux possibilités, se soumettre ou se soumettre, en fait ça n'en fait qu'une.
00:52L'impérialisme selon Trump à suivre.
00:54Et puis Saint-Pierre-et-Miquelon cherche désespérément nouveaux venus.
00:58L'archipel voit sa démographie dégringoler et doit impérativement inverser la tendance.
01:03On verra quels leviers peuvent être actionnés.
01:07Bonjour Harry Roselma.
01:09Bonjour Karine Basragis.
01:10Alors maintenant c'est basse tout court.
01:12Pardon.
01:13Mais ma foi, c'est pas grave.
01:14C'est bien parce que c'est vous.
01:15Je m'actualise.
01:16Merci en tout cas d'être venu sur le plateau de C'est pas si loin.
01:20Alors en faisant un tour sur vos réseaux ce mois-ci, je suis tombée sur ce que vous appelez vos aphorismes.
01:25C'est quelques mots pour résumer des vérités qui vous semblent fondamentales.
01:28Alors on va voir des extraits.
01:30Le succès et l'échec sont des points de vue largement partagés, mais ce ne sont que des points de vue.
01:35Ou encore ne prenant pas de résolution, mais des décisions.
01:38Ça nous dit quoi, Harry, de votre état d'esprit en ce début d'année ?
01:42Ça, ça parle surtout de mon cheminement depuis que j'ai commencé ce beau métier du journalisme,
01:48où j'ai d'abord été dans ce qu'on appelait le hot news.
01:50J'ai commencé ma carrière dans une radio, vous connaissez peut-être, qui s'appelait Média Tropicale.
01:55Oui, un peu, oui.
01:56Qui est aujourd'hui Tropique FM, qui est la radio des Antillais du bassin parisien.
01:59Mais j'ai beaucoup travaillé dès le début des années 2000 à France Info,
02:04donc dans le hot news, à e-télé à l'époque, un peu de LCI.
02:08TF1, j'ai commencé à prendre un peu de recul sur l'actu en étant sur le journal de 20 heures.
02:15Et sur 7 à 8, j'ai fait des documentaires et je ne cesse de prendre du recul finalement sur la vie,
02:22sur les faits qui animent nos sociétés.
02:25Et aujourd'hui, je fais de la philosophie.
02:27Donc depuis 4 ans maintenant, j'ai écrit des livres de métaphysique, de philosophie.
02:31Et je tire de mes cogitations philosophiques ces fameux aphorismes
02:37qui sont en quelque sorte des principes qui permettent de prendre du recul
02:41et d'avoir des guides, des lignes de guidance dans la vie que j'apprécie beaucoup
02:47et qui sont très utiles à moi et j'espère à ceux qui me lisent, notamment sur Instagram.
02:51Oui, effectivement, en tout cas, ça m'a interpellé.
02:53Et si je vous demande, Harry, de sortir totalement de votre rôle de journaliste,
02:57là, vous vous sentez comment ? Surinformé, anxieux par rapport à l'actualité ?
03:03Non, pas anxieux parce que justement, je fais ce travail de prise de recul.
03:08Je pense que c'est très important.
03:09Je pense qu'il faut dire aux gens qui nous regardent qu'aujourd'hui,
03:12il faut savoir consommer l'information.
03:15Ça ne se consomme pas n'importe comment.
03:16Et ça peut être toxique lorsque c'est mal consommé, lorsqu'on est trop exposé à l'information
03:20ou lorsqu'on est mal exposé à l'information, ce qui arrive beaucoup aujourd'hui,
03:24notamment via les réseaux sociaux, qui mélangent ce qui est de l'information
03:28et ce qui n'en est pas.
03:29Tout ça peut être très toxique.
03:30Donc, il faut faire très attention à la façon dont on s'informe aujourd'hui.
03:33Surtout que difficile, évidemment, d'échapper en ce moment à Trump dans l'actualité.
03:38Il envahit littéralement l'espace médiatique, politique, économique, intellectuel.
03:43Il menace, il plonge le monde dans l'incertitude.
03:47Nouveau terrain de jeu pour le président américain de l'Atlantique Nord.
03:49On en a parlé cette semaine, évidemment.
03:51Extrait.
03:55Il remet au goût du jour la doctrine Monroe.
03:58Cette doctrine est une doctrine qui voulait, en fait,
04:01que les États-Unis aient une sorte de droit de regard
04:06sur tout ce qui se déroulerait dans leur zone d'influence géographique.
04:15Et cette doctrine lui permet aujourd'hui
04:18de revendiquer une sorte de propriété
04:23sur l'ensemble des terres au sud des États-Unis,
04:27dans la Caraïbe et au nord des États-Unis également.
04:30Maintenant, cette politique qu'on pourrait qualifier de néocolonialiste,
04:35moi, je la verrais plutôt en direction du Groenland.
04:45Si on ne s'empare pas du Groenland,
04:48vous aurez la Russie et la Chine comme voisins.
04:51Ça n'arrivera pas.
04:52Effectivement, il y a des menaces répétées.
04:55Alors, certains diront des menaces,
04:56d'autres diront des intentions par rapport au Groenland.
05:01L'intérêt de ce positionnement américain,
05:04c'est que ça a suscité une réponse française et européenne
05:08pour pouvoir défendre un petit peu ce territoire-là.
05:12Le risque, il est présent, néanmoins.
05:14Quand on voit les déclarations,
05:16que sous trois jours, ils peuvent pouvoir envahir l'île
05:20ou qu'ils peuvent pouvoir s'implanter assez rapidement,
05:23la menace est réelle.
05:25Vous vouliez réagir, Harry Roselmac,
05:28avant que je ne vous interroge.
05:30Oui, je voulais faire un petit préambule
05:31parce que je suis engagé, on peut le dire,
05:34notamment via une chaîne YouTube que je parraine
05:37et qu'une amie a lancée qui s'appelle Press Room.
05:39Moi, je m'engage pour un journalisme
05:41d'observation et de restitution.
05:44C'est-à-dire que le journaliste,
05:45c'est quelqu'un qui observe ce qui se passe dans le monde,
05:47qui le restitue avec méthode et avec éthique.
05:51Et je fais très attention, moi, à ne pas donner mon avis,
05:54à ne pas donner mon opinion sur les questions d'actualité
05:56parce que j'ai remarqué que de plus en plus,
05:58les journalistes sont considérés comme des gens
06:00qui prennent parti.
06:01Quand aujourd'hui, vous allez en tant que reporter
06:03tourner une manifestation,
06:05les gens vous reçoivent mal
06:06parce qu'ils pensent que vous avez une opinion
06:08que vous voulez défendre
06:09ou que vous représentez une opinion
06:10qui est contre ce qu'ils font.
06:13Et je pense que si une partie de notre audience
06:15se détourne du travail qu'on fait,
06:17c'est parce que beaucoup de gens pensent
06:19que nous sommes des personnes d'opinion
06:21alors que nous sommes censés être des témoins.
06:23Donc, parce que c'est vous,
06:24parce que je vous aime beaucoup,
06:26je vais évidemment répondre à vos questions,
06:27mais plus dans une logique d'éclairage
06:29que de dire ce que je pense,
06:31notamment que les questions qu'on va aborder,
06:33pour la plupart,
06:33je n'en suis absolument pas spécialiste
06:34et pas bien placé pour dire quoi que ce soit.
06:36J'entends parfaitement ce que vous dites,
06:38Harry Roselmack.
06:39Malgré tout, cette émission,
06:40elle est diffusée partout Outre-mer.
06:42Depuis l'Outre-mer,
06:43vous êtes perçu comme quelqu'un
06:44avec évidemment une expertise,
06:46avec un avis,
06:47que vous le vouliez ou non,
06:48avec une certaine honnêteté.
06:49Et ça, c'est important.
06:50Et ça, je pense que les téléspectateurs
06:52en ont besoin,
06:53compte tenu de ce qu'il se passe
06:55en ce moment dans le monde,
06:56avec Trump qui inquiète le monde
06:57et qui inquiète les territoires
06:58les plus petits, justement, Outre-mer.
07:01Est-ce que vous diriez, malgré tout,
07:03que nos territoires ultramarins
07:04ont à s'inquiéter
07:06de ce qu'il se passe en ce moment ?
07:08Je pense que le monde entier
07:10a à s'inquiéter
07:11et beaucoup s'inquiètent,
07:12à juste titre.
07:14La cohérence de Trump,
07:16et là, c'est de l'analyse,
07:17ce n'est pas mon avis,
07:18c'est simplement quand on regarde
07:20l'action de Donald Trump,
07:22je pense que sa cohérence,
07:23il ne faut pas la chercher
07:24dans ses actions
07:26et dans les modalités de l'action.
07:29Sa seule ligne directrice,
07:30c'est l'intérêt des États-Unis.
07:32Quand Trump fait la paix,
07:35il fait la paix dans l'idée
07:37d'imposer derrière
07:39un certain nombre de…
07:41une situation qui profite aux États-Unis.
07:44Et quand, quelque part dans le monde,
07:46il y a une situation
07:46qui n'est pas bonne pour les États-Unis,
07:48à ce moment-là, il fait la guerre.
07:49Donc, on ne peut pas dire
07:50que Trump, c'est un homme de paix
07:52ou un homme de guerre.
07:53C'est un homme qui veut défendre
07:55l'intérêt des États-Unis,
07:56veut positionner économiquement
07:57les États-Unis
07:58partout où c'est possible
07:59et effectivement,
08:01cette doctrine Monroe
08:02qui a d'ailleurs été
08:04transformée et déformée.
08:06Parce qu'à la base,
08:07la doctrine Monroe,
08:09c'est une doctrine anti-impérialiste.
08:11Les Américains,
08:12à cette époque,
08:13au XIXe siècle,
08:14ils ont dit à l'Europe,
08:16les Européens,
08:18vous ne venez plus coloniser
08:19ces territoires américains,
08:21ce bassin américain.
08:22Nous sommes des pays libres.
08:24Et ça, ça a été déformé,
08:26notamment par les partisans
08:28de Donald Trump,
08:29en espèce d'anti-impérialisme,
08:33mais devenu lui-même impérialiste.
08:35C'est-à-dire qu'effectivement,
08:36il considère que toute cette zone
08:38est une zone qui doit être
08:39sous son influence.
08:40Ça a été dit dans votre reportage,
08:42que j'ai d'ailleurs trouvé
08:42extrêmement bien fait.
08:43Merci.
08:44Et l'idée pour lui,
08:45c'est d'avoir un contrôle,
08:47y compris territorial
08:49pour ce qui concerne
08:50le Groenland,
08:51sur toute cette zone
08:52qui serait sa chasse gardée.
08:53Sauf que malgré tout,
08:54Harry Roselmack,
08:55il y a ce qu'il se passe
08:56avec Donald Trump
08:56qui fait grand bruit.
08:57Je le disais,
08:58il occupe tout l'espace médiatique.
08:59Et puis,
09:00il y a les dommages collatéraux.
09:01Il y a la Chine
09:01qui avance pas à pas
09:03et qui, elle,
09:04avance en silence.
09:06Est-ce qu'on doit s'inquiéter
09:07peut-être un peu plus encore
09:08de ce silence de Pékin
09:10par rapport à ce qu'il se passe
09:11avec le président américain ?
09:14Moi, ce qui m'inquiète plus,
09:15c'est ce dont témoigne
09:17l'arrivée au pouvoir
09:19dans des pays
09:20qui sont quand même démocratiques,
09:22il faut le dire.
09:22Les États-Unis,
09:23c'est une démocratie.
09:24Donald Trump a été élu
09:26et bien réélu
09:27quand il s'est représenté.
09:29Et moi,
09:29c'est ce que ça signifie
09:32qui m'inquiète davantage.
09:34Je pense,
09:34et je le pense encore plus
09:35depuis que je fais
09:36de la philosophie,
09:37que ce qui doit guider
09:38les êtres humains,
09:40ce sont des principes.
09:41Des principes qui sont tirés
09:42de choses
09:43qui sont extrêmement stables.
09:45Or, aujourd'hui,
09:46on est dans une démocratie
09:47non seulement de l'opinion,
09:48et c'est vrai aussi en France,
09:49on est dans des sociétés
09:51de l'opinion,
09:52voire de l'émotion.
09:53Et Trump, c'est ça.
09:55Ah ben clairement,
09:55il se surfe dessus.
09:56C'est la démocratie
09:58de l'émotion
09:59à son paroxysme
10:00et effectivement,
10:02avec une façon
10:03de s'exprimer
10:04extrêmement simple,
10:05extrêmement directe,
10:06extrêmement volatile,
10:07qui crée de la peur,
10:08qui crée de l'enthousiasme,
10:10tour à tour,
10:11il est capable de créer,
10:12même dans un même discours,
10:13les deux,
10:14eh bien,
10:14il gouverne le pays
10:16avec cette méthode-là
10:18et avec cette vision
10:19de créer de l'influence américaine
10:21partout où il le peut.
10:23Et le fait qu'on adhère à ça
10:25et le fait que les populations
10:27soient de plus en plus sensibles
10:29à ça parce qu'elles ont peur,
10:30parce que les gens
10:31sont essentiellement guidés
10:32par la peur
10:33et plus par la raison,
10:34ça, ça me pose
10:35un vrai problème.
10:36Et donc,
10:36il faut espérer
10:37qu'à l'avenir,
10:38on reglisse vers quelque chose
10:39d'un peu plus rationnel.
10:40Il faut espérer,
10:41effectivement,
10:41affaire à suivre.
10:42Cette semaine,
10:43Harry,
10:43nous avons également parlé
10:45de cet accord,
10:46bien sûr,
10:46signé pour l'avenir
10:47de la Nouvelle-Calédonie.
10:48Le document est baptisé
10:49Élisée Oudino,
10:51continuité de l'accord
10:51de Bougival,
10:52signé en juillet 2025.
10:54Il n'apporte aucun changement
10:55institutionnel
10:56à ce compromis,
10:57mais un soutien financier
10:59de l'État
11:00au territoire.
11:01Extrait.
11:03Le racisme
11:04contre les Kanaks,
11:06il est extrêmement vigoureux
11:07puisqu'on considère
11:08dans l'échelle racialiste
11:09de cette époque
11:10que,
11:10si vous voulez,
11:11les Noirs d'Océanie
11:13que sont les Kanaks,
11:15qu'on appelle
11:15les Mélanésiens,
11:16ils sont encore
11:17en dessous
11:18des Noirs africains.
11:19C'est-à-dire
11:19qu'ils sont tout en bas
11:21sur l'échelle
11:22de l'humanité.
11:23Ce sont les plus primitifs
11:25des primitifs,
11:26les plus sauvages
11:26des sauvages.
11:27Vous habitez dans un pays
11:31du Pacifique.
11:32Qui est-ce qui habitait
11:34la France avant vous autres ?
11:36Les Gaulois.
11:38Les Gaulois,
11:38on les appelle
11:39nos ancêtres.
11:41Bon.
11:42Alors,
11:43est-ce qu'ils sont
11:43réellement vos ancêtres,
11:44les Gaulois ?
11:45Oui.
11:47Vous êtes sûrs ?
11:48Oui.
11:49Comment vivent-ils
11:50les Gaulois ?
11:51Comme des sauvages.
11:52Donc,
11:52comme vous autres,
11:53hein ?
11:53Oui.
11:54Dans quoi ?
11:55Dans les années 70
11:57monte une colère
11:58par rapport à l'organisation
12:00du pays
12:00qui est encore
12:01extrêmement marquée
12:03par l'empreinte coloniale.
12:05La ville de Nouméa,
12:07on l'appelle
12:07la ville blanche.
12:08On ne rentre pas
12:09dans un café
12:09quand on est canaque.
12:11On ne se fait pas servir
12:12à un restaurant.
12:13Il y a des zones interdites.
12:15On baisse la casquette
12:16dans certains endroits,
12:17etc.
12:17Et donc,
12:18il y a une cristallisation
12:20d'une revendication
12:21qui s'affirme
12:22de plus en plus
12:23de l'indépendance
12:25de la Nouvelle-Calédonie
12:26et qui, évidemment,
12:27n'est pas du tout
12:28acceptée
12:29par le gouvernement français.
12:33Il ne faut pas oublier
12:34que les canaques sont là.
12:35Ils seront toujours là
12:37et ils vous emmerderont
12:38jusqu'à l'indépendance.
12:40Et il n'y aura pas
12:41de solution
12:42pour ce pays
12:43tant que la revendication
12:46canaque n'est pas prise encore.
12:48Ce qui est fou,
12:49c'est qu'on a l'impression
12:50que l'histoire se répète
12:51parce que le FLNKS,
12:52il n'était pas présent à Paris
12:53pour la signature
12:54de cette extension
12:54de l'accord de Bougival.
12:56Et de surcroît,
12:57ça se passe en plein mois
12:58de janvier.
12:59Ce sont les vacances
12:59d'été en Nouvelle-Calédonie.
13:01C'est-à-dire que là-bas,
13:01personne n'est aux affaires.
13:03À Paris, oui,
13:04mais pas là-bas.
13:05Est-ce que l'histoire se répète ?
13:06Est-ce qu'une nouvelle fois,
13:07Paris reproduit
13:08les mêmes erreurs
13:09à vouloir avancer
13:10avec un calendrier
13:10qui n'est pas celui
13:11de la Nouvelle-Calédonie
13:12sans la formation
13:13indépendantiste principale
13:15sur laquelle rien ne se fait jamais ?
13:17Est-ce qu'on reproduit
13:18les mêmes erreurs ?
13:19Sans doute qu'on reproduit
13:21les mêmes erreurs.
13:22Sans doute que
13:22dans une relation
13:25qui est asymétrique,
13:28puisque le pouvoir central
13:32se trouve à des milliers
13:33de kilomètres
13:34du lieu où s'exécutent
13:37toute ou partie
13:37des décisions qui sont prises,
13:40évidemment,
13:40il faut prendre en compte
13:41la géographie,
13:43il faut prendre en compte
13:44l'espace,
13:44il faut prendre en compte
13:45le temps.
13:46Alors certes,
13:46le temps des vacances
13:47versus le temps où nous
13:48on est en pleine bourre
13:50où on travaille,
13:50mais aussi le temps de l'histoire
13:52et c'est la raison
13:52pour laquelle,
13:54je ne dis pas ça
13:54pour vous flatter,
13:55mais c'est le deuxième sujet
13:56qu'on voit,
13:57dont on voit un extrait
13:58et j'ai trouvé
13:58ces deux sujets super
13:59et ce sujet historique
14:01qui permet d'éclairer
14:02évidemment
14:03ce qui se passe aujourd'hui
14:05et en tout cas
14:06le positionnement
14:07des uns et des autres.
14:08Quand vous lisez factuellement
14:09le positionnement
14:10du FLNKS,
14:12vous pouvez vous dire
14:13que ces gens
14:14sont dans une radicalité
14:15qui ne sert pas leur cause.
14:16mais quand vous l'éclairez
14:17avec l'histoire,
14:19quand on voit
14:20la violence du reportage
14:21dont on vient de voir
14:22un extrait,
14:24vous comprenez
14:25effectivement
14:26pourquoi,
14:27un,
14:27il y a cette détermination
14:30à vouloir
14:31l'autodétermination
14:32et deux,
14:33vous comprenez aussi
14:34la question migratoire
14:36parce qu'on pourrait
14:37reprocher aux gens
14:39du FLNKS
14:39de ne pas tenir compte
14:41de référendums
14:42qui leur ont été défavorables.
14:44Sauf qu'on comprend
14:44dans le sujet
14:45qu'il y a eu
14:46il y a quelques années
14:48une politique migratoire
14:50qui de fait
14:51a transformé
14:52le corps électoral
14:53calédonien
14:54et les a rendus minoritaires.
14:55Donc quand vous comprenez
14:56tout ça,
14:57quand vous êtes éclairé
14:58par l'histoire,
14:58vous comprenez
14:59le positionnement
15:01des uns et des autres
15:01et c'est très important
15:02et souvent on l'oublie.
15:04On part d'une situation
15:04établie qui est une situation
15:05relativement récente
15:06et on dit aux gens
15:07mais pourquoi vous vous
15:08positionnez comme ça ?
15:09Vous ne faites pas avancer.
15:11L'éclairage de l'histoire
15:12permet de donner du sens.
15:13C'est clair qu'on ne peut pas
15:13choisir le point de départ
15:14d'une histoire.
15:15Il faut remonter évidemment
15:16à la source.
15:17Alors depuis Paris,
15:18Harry,
15:18il est question de volonté
15:19d'apaisement.
15:20En Nouvelle-Calédonie,
15:21on parle plutôt
15:22d'épuisement.
15:23Est-ce que la République,
15:24selon vous,
15:24est capable d'apporter
15:25une certaine paix
15:26à ces territoires
15:27ou elle ne sait que gérer
15:29des crises
15:29les unes après les autres ?
15:32Je suis français,
15:34je suis né
15:34en République française,
15:36je crois en la République française,
15:37n'est forcée de constater
15:40qu'entre le déclaratif
15:42et ce qui se passe
15:43concrètement sur le terrain,
15:45il y a des décalages
15:46et je crois que
15:48dans ce qu'il est important
15:51de comprendre,
15:51y compris dans la façon
15:53dont la République
15:54se vit dans ces territoires,
15:56c'est qu'aujourd'hui,
15:57il faut rechercher,
15:58même si ce n'est pas facile,
15:59et je sais que c'est en partie,
16:01en tout cas je note
16:01que c'est en partie
16:02ce que font les autorités,
16:03ce que fait le gouvernement,
16:04il faut rechercher
16:04de l'adhésion.
16:05L'adhésion,
16:06ça coûte de l'énergie,
16:07ça prend du temps,
16:08c'est difficile,
16:09mais aujourd'hui,
16:09on ne peut plus être
16:10dans soit de l'assimilation,
16:12soit de l'imposition,
16:14ça ne marche pas.
16:15On est dans une société
16:16aujourd'hui
16:16où chacun donne son avis,
16:18c'est aussi l'avantage
16:19du digital,
16:20qui a donné à chaque citoyen
16:21une fenêtre
16:22où il peut s'exprimer,
16:23où il peut dire
16:23ce qu'il pense,
16:24où il peut adhérer
16:25ou ne pas adhérer,
16:26et si on ne passe pas,
16:27si on ne prend pas le temps
16:27d'aller chercher cette adhésion,
16:29ça ne marchera pas.
16:30Donc c'est compliqué,
16:31d'autant qu'il y a l'histoire,
16:32on vient de le voir,
16:33mais il faut faire soi-même
16:35des concessions,
16:37avancer,
16:38reconnaître,
16:38pour permettre à l'autre
16:39de faire un pas aussi.
16:40J'en parlais en début d'émission,
16:42Saint-Pierre-et-Miquelon
16:42ouvre ses portes
16:43pour construire son avenir.
16:45L'archipel cherche
16:45de nouveaux habitants,
16:46de préférence avec enfants.
16:48À l'extrême nord de l'Atlantique,
16:49le territoire voit en effet
16:50sa démographie s'effondrer.
16:52Voyez l'extrait du reportage
16:53diffusé cette semaine.
16:54Marie est justement
16:59la dernière installée
17:00sur l'archipel.
17:01Avec son époux
17:02et leurs trois enfants,
17:04ils ont quitté la Normandie
17:05en septembre dernier.
17:08On est venus en vacances
17:09avec mon mari en 2024
17:11et on est tombés amoureux
17:13de l'archipel.
17:14On s'y est tout de suite
17:15sentis chez nous
17:15alors qu'on n'est restés
17:16qu'une semaine
17:17et on a décidé
17:18de tout quitter
17:19pour venir ici.
17:21Puis on a commencé
17:22à chercher un logement.
17:23C'était l'enjeu
17:24le plus compliqué ici.
17:25Nous, on avait besoin
17:25d'une maison,
17:26on a besoin de minimum
17:27quatre chambres,
17:28on a un chien
17:28donc il nous fallait
17:29lire un jardin.
17:30Dès le début d'année 2025,
17:31on a commencé à prospecter,
17:33on a cherché des...
17:35On a eu la chance
17:35de trouver une maison
17:36finalement en mars-avril.
17:39Une arrivée
17:40vue comme une bénédiction.
17:41Ici, la vie en collectivité
17:43est très importante.
17:45Le sujet de la démographie
17:46sur l'île,
17:47oui, c'est quelque chose
17:47dont on m'avait déjà parlé.
17:50Je sais que les gens
17:51sont contents
17:51qu'on soit arrivés
17:51avec trois enfants
17:52sur l'archipel.
17:53En fait, c'est quelque chose
17:54que je n'arrive pas bien
17:54à comprendre
17:55parce que, pour moi,
17:57c'est le meilleur endroit
17:57pour élever des enfants.
18:00Ils peuvent être en autonomie,
18:01il n'y a pas de problème
18:02de sécurité,
18:04il y a toutes les activités
18:05possibles qu'ils peuvent faire.
18:09Il n'y a pas de cantine
18:10ici à Saint-Pierre-Niclon
18:11et certains trouvent
18:13que c'est compliqué,
18:15d'autres apprécient,
18:15d'autres moins.
18:16C'est un débat sur l'île,
18:17je sais.
18:18Pour le coup,
18:18nous, ça a pesé
18:19dans la balance,
18:20dans les côtés positifs
18:21pour venir s'installer ici
18:22parce qu'on a réappris
18:23à vivre à cinq
18:24et à profiter de chaque instant
18:27tous ensemble.
18:28De moins en moins de naissances
18:30à Saint-Pierre-Niclon,
18:31une population qui vieillit aussi à Ries.
18:33C'est le cas également aux Antilles
18:34que vous connaissez parfaitement bien.
18:36Les étudiants
18:37et les jeunes travailleurs
18:38ne reviennent pas.
18:39Et je me disais,
18:40en préparant cette émission,
18:41c'est notre cas à vous et à moi.
18:42On est partis,
18:44on n'est pas revenus,
18:44on travaille ici à Paris.
18:46Le repeuplement…
18:46Alors, c'est moins mon cas,
18:47moi que vous,
18:48parce que moi, je suis né ici.
18:48Oui, vous êtes né ici, en effet.
18:50Mais vous auriez pu décider
18:51de rentrer travailler aux Antilles,
18:53de mettre vos compétences
18:54au service des Antilles.
18:55C'est un constat
18:58qui passe aussi par des démarches citoyennes
19:01de chacun d'entre nous.
19:03Oui, mais je pense que l'attachement
19:04à la terre d'origine
19:06ou à la terre natale,
19:08il est.
19:10Parce que nous, les êtres humains,
19:11on est fait comme ça.
19:12Donc, je ne pense pas que les jeunes,
19:14puisqu'on parle d'eux,
19:15qui ne reviennent pas aux Antilles,
19:17leur choix n'est pas guidé
19:18par de l'émotionnel.
19:19Parce que s'ils pouvaient revenir,
19:20ils le feraient.
19:21Je pense qu'ils ne le font pas
19:22parce qu'effectivement,
19:23nos territoires, à certains égards,
19:25ne sont pas assez attractifs,
19:26notamment en termes d'emploi,
19:28en termes de possibilités offertes
19:29en fonction des compétences acquises
19:31et sur les territoires
19:33avant de partir
19:34et lorsqu'on est parti
19:35soit dans l'Hexagone
19:36soit ailleurs faire ses études.
19:38Il manque effectivement
19:39un cadre où pouvoir
19:40exprimer ses compétences.
19:43Et je pense que c'est ça
19:44le problème.
19:45Je ne pense pas que ce soit
19:46une question de démarche citoyenne
19:48parce que je pense que l'envie,
19:49elle est là, de toute façon.
19:50Et souvent,
19:51alors moi, c'est mon cas,
19:53je m'investis quand même,
19:55même si je ne vis pas aux Antilles,
19:57je fais de plus en plus
19:59des actions à destination
20:01de la Martinique,
20:02des Martiniquaises
20:03et des Martiniquais.
20:04Et il y a beaucoup de gens
20:05qui, une fois qu'ils ont fini
20:06de travailler,
20:07une fois qu'ils sont à la retraite
20:08ou qu'ils sont moins
20:09dans cette vie professionnelle,
20:11reviennent au pays,
20:13comme on dit.
20:14Donc, je pense que ce désir-là,
20:16il existe.
20:16C'est vrai que le tissu économique
20:17n'est pas toujours favorable aux Antilles,
20:19contrairement à Saint-Pierre-et-Miquelon
20:20où c'est le plein emploi.
20:21Effectivement,
20:21vous travaillez sur cette question
20:22de l'emploi des jeunes en Martinique,
20:24que des jeunes, d'ailleurs ?
20:25Pas que des jeunes,
20:26puisque la question de l'emploi
20:29est singulièrement aux Antilles.
20:30Il touche tout le monde,
20:31toutes les catégories d'âge
20:32et beaucoup de catégories
20:34socio-professionnelles.
20:34De quelle façon
20:35vous intervenez en ce moment
20:36sur cette question
20:37de l'emploi aux Antilles,
20:38en Martinique ?
20:39Alors, j'ai travaillé
20:40avec France Travail Martinique
20:41sur la question
20:42de la confiance en soi
20:42et de l'espoir
20:44qui était une préoccupation importante
20:46de la direction
20:47de France Travail Martinique.
20:48Et je le comprends
20:49parce que le premier moteur
20:50quand on est en recherche d'emploi,
20:52c'est l'espoir
20:54et le fait
20:55de retrouver confiance en soi,
20:57en sa capacité
20:58à apporter quelque chose
20:59à la collectivité.
21:00Parce qu'on parle souvent
21:01de l'accès à l'emploi
21:03sous l'aspect économique.
21:04Alors, c'est vrai
21:04que le fait de travailler,
21:06ça donne un salaire
21:07et qu'on a besoin
21:08d'argent pour vivre.
21:09Mais c'est aussi
21:09une question d'accomplissement
21:11et de réalisation personnelle,
21:12le fait de travailler.
21:13Il y a beaucoup de personnes
21:14qui, refus après refus,
21:17ont perdu cette confiance
21:19dans l'idée
21:20qu'elle pouvait apporter aux autres.
21:21Et ça, je pense
21:22que c'est le premier moteur
21:23à réallumer.
21:24Et lorsqu'on a fait
21:25cette conférence
21:26avec une neuroscientifique
21:28qui m'a accompagnée,
21:31on a senti cette énergie,
21:32cette envie.
21:33La salle était pleine
21:34et on a eu plein
21:35de super retours.
21:36Donc, c'est des choses
21:37que je vais continuer
21:38à apporter régulièrement.
21:41Je regardais
21:41les derniers chiffres
21:42de l'INSEE
21:42qui notent une progression
21:43de l'emploi
21:44chez les 50-64 ans,
21:45toujours en Martinique.
21:46Est-ce qu'on peut imaginer
21:47en voyant cela
21:48que rentrer, travailler au pays
21:50puisse devenir un peu
21:51plus envisageable
21:52pour certaines personnes
21:53qui ont fait la démarche
21:54de partir en France
21:55il y a quelques décennies ?
21:57Oui, oui, il faut l'espérer,
21:58mais il faut que la démarche
21:58soit bilatérale,
21:59il faut qu'elle soit des deux côtés,
22:00qu'il y ait des gens
22:01qui ont envie de revenir, certes,
22:02mais qu'il y ait un appel d'air
22:03aussi de la part de ces pays.
22:05Moi, votre sujet,
22:06il me faisait penser aussi
22:07à la France de l'après-guerre.
22:08Ça montre que le fait
22:10que l'immigration soit perçue
22:11positivement ou négativement,
22:13ça dépend aussi du contexte.
22:14Aujourd'hui, on a l'impression
22:15que quand on regarde
22:17ce qui se passe en France,
22:17quand on écoute
22:18les discours de certains politiques,
22:20on a l'impression
22:20que l'immigration,
22:21c'est la plaie.
22:22Non, ça dépend.
22:23Parfois, l'immigration,
22:24c'est une bénédiction.
22:25Saint-Pierre-et-Miquelon,
22:27il a exercité cette immigration.
22:30La France en a eu besoin aussi
22:31et je pense que ça doit aussi
22:33peut-être changer notre regard
22:34sur ces gens
22:36qui sont venus à un moment
22:37où on avait besoin d'eux
22:38et leurs descendants,
22:39ils ne sont pas là par hasard
22:40et le moment où ils sont venus,
22:43c'est aussi parce qu'on avait besoin d'eux.
22:44Donc ça, c'est une petite parenthèse.
22:46Encore une fois,
22:47connaître l'histoire,
22:47c'est capital pour comprendre
22:48évidemment le pourquoi du comment.
22:50On va terminer,
22:51Harry Roselbach,
22:52avec votre photo du jour
22:53qui va s'afficher
22:54et que je découvre
22:54en même temps que les téléspectateurs.
22:56Voilà, est-ce que vous pouvez
22:56nous la décrire ?
22:58Alors, cette photographie,
22:59c'est l'affiche
23:00d'un film documentaire
23:01que j'ai produit
23:02il y a de cela
23:03quelques mois
23:05qui a été diffusé d'ailleurs
23:06sur les antennes
23:07de France TV Outre-mer
23:08et qui est relatif
23:10à l'affaire Claude Jean-Pierre
23:11et à ses affaires
23:13qui lui sont similaires,
23:15qui sont l'affaire
23:17Charles-Henri Salin,
23:21Didier Assor également.
23:22Didier Assor, exactement,
23:23Roni Sely.
23:24Et ces quatre Guadeloupéens
23:26ont pour point commun
23:27d'être ressortis
23:31soit les pieds devant,
23:32soit extrêmement grièvement blessés,
23:35mourant par la suite
23:36d'une interaction
23:37avec des gendarmes,
23:38soit des contrôles,
23:38soit des interventions
23:39de gendarmes.
23:40Donc ces gens ont factuellement
23:41perdu la vie
23:42après avoir rencontré
23:45des gendarmes
23:46et l'autre point commun
23:47c'est qu'aucun de ces gendarmes
23:49n'a été condamné
23:50et dans l'affaire Claude Jean-Pierre…
23:50Jusqu'à maintenant ?
23:52Jusqu'à maintenant.
23:52Aucun n'a été condamné.
23:54L'affaire Charles-Henri Salin
23:55s'est terminée par
23:56une reconnaissance
23:57de responsabilité
23:58mais une relaxe
24:00du gendarme
24:02qui a tiré
24:02sur cet étudiant.
24:04Et donc aujourd'hui
24:05on a dans cette affaire
24:06Claude Jean-Pierre
24:07une situation
24:07qui est absolument aberrante
24:08ou cinq ans après
24:09les proches de Claude Jean-Pierre
24:10continuent à se battre
24:11pour qu'il y ait
24:12ne serait-ce qu'une mise
24:13en examen
24:14des gendarmes
24:15qui ont procédé
24:16au contrôle
24:16de ce retraité
24:17qui rentrait
24:17tout simplement chez lui
24:18après avoir bu quelques verres
24:19avec ses amis
24:20il rentrait chez lui
24:21il a été brutalisé
24:23il est mort suite
24:24à ces brutalités
24:24et les gendarmes
24:25en question
24:25ne sont pas mis en examen.
24:26Vous avez appelé
24:27ce film
24:27l'état républicinal
24:28Harry Roselmac
24:29vous vous êtes attaché
24:30à la République
24:31vous avez appelé
24:32ce film
24:33l'état républicinal
24:34parce que je suis attaché
24:35à la République
24:35je vais l'appeler comme ça
24:36parce que la République
24:38ce qui doit la caractériser
24:40c'est son intangibilité
24:42l'intangibilité
24:43de ses principes
24:44dans le temps
24:45et dans l'espace
24:45et on a remarqué
24:46qu'en Guadeloupe
24:47la République
24:48elle n'était pas
24:49exactement
24:51comme elle est
24:52en France hexagonale
24:53on a remarqué
24:54qu'il y avait
24:54des relations
24:54extrêmement fortes
24:55entre les milieux judiciaires
24:56et les milieux policiers
24:57qui rendaient encore plus difficile
24:58le fait d'obtenir
24:59une mise en examen
25:00simplement
25:01de gendarmes
25:02impliqués
25:03dans une affaire
25:03qui a été filmée
25:05par des caméras
25:05de vidéosurveillance
25:06qui posent beaucoup de questions
25:07et qui nécessitent
25:08au moins
25:09un procès
25:10et ça
25:11ce procès
25:11cinq ans après
25:12on l'attend toujours
25:13je rappelle le titre
25:15de votre dernier ouvrage
25:16Harry Roselmac
25:17Dieu
25:17la source
25:18et l'univers
25:19philosophale
25:20il en faut du recul
25:21pour faire face
25:21à ce genre de situation
25:22c'est bien
25:23c'est pour ça
25:23que c'est bien
25:24de parler de philosophie
25:25on a bien compris
25:26votre mouvance
25:27du moment en effet
25:28en tout cas
25:29merci infiniment
25:30d'être venu sur le plateau
25:31de c'est pas si loin
25:32Harry
25:32merci à vous
25:34d'être fidèle
25:35à votre magazine
25:36émission que bien sûr
25:37vous pouvez retrouver
25:37sur la plateforme
25:38france.tv
25:39également un podcast
25:40sur absolument
25:41toutes les plateformes audio
25:42je vous souhaite
25:42une très belle fin de journée
25:43sur France Télévisions
25:44très bon week-end
25:44à la semaine prochaine
25:46même lieu
25:46même heure
25:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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