- il y a 1 heure
Face aux jeunes, Stéphane Boujnah, Président d'Euronext, réagit aux grands défis de notre époque et nous fait partager son expérience et ses convictions. "Masterclass", c'est une rencontre inédite entre des étudiants et nos grands dirigeants ! Ce n'est pas tous les jours qu'ils peuvent se rencontrer. D'un côté, des étudiants en quête de repères pour construire leur avenir professionnel. De l'autre, des dirigeants économiques de tout premier plan, habitués à gérer des multinationales et rarement accessibles. "Masterclass" crée ce pont unique et met en scène un dialogue sans filtre et surtout authentique. Chaque mois, l'émission réunira pendant 26 minutes un grand témoin du monde économique et un groupe d'étudiants, qui les interrogeront librement sur les grands enjeux de notre époque. Année de Production :
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00:00Masterclass, présenté par Bourse Direct, le partenaire de tous vos investissements.
00:04Chaque jour, nous vous accompagnons pour prendre les bonnes décisions et donner vie à vos projets.
00:22Bonjour. Comment ça va ? On est bien ou pas ici, là ?
00:29Bon, petite question, vous avez déjà parlé, rencontré un patron du CAC 40 ou une patronne du CAC 40, pas encore, non ?
00:35Non, bon, ça a été une super expérience, d'autant qu'il est inclassable, il est assez hors normes, il est assez génial, vous allez voir, son parcours n'est pas classique.
00:45Il a été avocat, banquier d'affaires, historien à 16 heures perdues et puis, vous le verrez, c'est pas quelqu'un qui est né avec une cuillère en or dans la bouche, il s'est fait tout seul.
00:55Donc, voilà, c'est, ben justement, où est-ce qu'il est ? Ah ben, le voilà.
00:59Bonjour Stéphane Boujna.
01:00Bonjour.
01:01Comment ça va ?
01:02Eh ben, mieux quand il vous voit.
01:03Content que vous soyez là, venez, je vous le présente.
01:06Ben voilà, je vous présente Stéphane Boujna, le PDG d'Oronext, on peut l'applaudir.
01:09Stéphane Boujna, comment on explique simplement ce que fait Oronext, les métiers d'Oronext pour celles et ceux qui ne connaissent rien à la bourse ?
01:22La bourse, c'est quelque chose qui a été inventé il y a cinq siècles pour régler le problème des gens qui ont trop d'argent et pas d'idées.
01:30Et le problème des gens qui ont beaucoup d'idées et pas assez d'argent.
01:33Donc, c'est ce que nous faisons.
01:36C'est connecter les gens qui veulent financer des projets parce qu'ils ont des projets mais ils n'ont pas de ressources,
01:43avec des gens qui ont beaucoup trop de ressources et qui n'ont pas assez de projets pour créer du rendement.
01:48Allez, c'est parti pour une nouvelle masterclass sur Public Sénat, la masterclass de Stéphane Boujna, le PDG d'Oronext.
01:56Allez, on s'installe, allez-y.
01:57Installez-vous.
02:04Alors, dans la vraie vie, évidemment, ils ne se rencontrent jamais et c'est normal.
02:07D'un côté, les étudiants, tout à leur formation et de l'autre, les plus grands dirigeants économiques français.
02:12Eh bien, nous, sur Public Sénat, ce qu'on veut, c'est que chaque mois, on veut les réunir afin d'échanger librement sur les sujets que notre jeunesse juge comme étant prioritaires.
02:22Je vous le dis, Stéphane Boujna ne connaît pas vos questions.
02:25Donc, pour lui, ce sera une surprise.
02:27Je rappelle que, et je précise que pour celui ou celle qui posera la question la plus pertinente,
02:32il ou elle se verra offrir en fin d'émission 100 000 actions Euronext.
02:35On remercie et on applaudit Stéphane Boujna.
02:40D'autant que l'action est à plus de 100 euros.
02:44Faites vite le calcul.
02:45Enfin, même plus près de 130 que de 100.
02:48Voilà.
02:49Bon, évidemment, c'était une blague.
02:51Stéphane, on a une photo de vous.
02:52Quand vous aviez 20 ans, vous étiez étudiant.
02:56On est en 1984, au moment de la création de SOS Racisme.
03:02Vous êtes au milieu, je précise.
03:04Il fallait le préciser.
03:06J'étais vraiment irrésistible.
03:08Entouré de Bernard-Henri Lévy d'un côté et de Marais Kalter de l'autre.
03:12Vous êtes cofondateur de SOS Racisme.
03:14On est en 1984.
03:16En quoi c'est un moment fondateur de votre carrière, de début de carrière ?
03:21C'était il y a 40 ans.
03:23Là, on vient de rentrer dans le CAC 40.
03:25Tout ça est assez prodigieusement lointain.
03:27Non, c'est très émouvant parce qu'on se demande.
03:31Dans Sac Vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui a bien pu lui arriver.
03:34Et donc, moi, j'étais la même personne.
03:39Et je pense que les choses les plus importantes que j'ai apprises pour faire le métier que je fais maintenant,
03:45je les ai probablement apprises là-bas.
03:46– À savoir ?
03:47– À savoir, le domaine dans lequel ça s'exprime, c'est l'engagement.
03:54L'engagement, c'est une sorte de force qui est en vous qui fait que vous êtes convaincu que le bonheur,
04:01votre propre bonheur dépend un peu du bonheur des autres.
04:03C'est-à-dire que pour qu'il vous arrive des trucs bien, il faut qu'il arrive des trucs bien aux autres pour avoir de l'impact.
04:09Et donc, cette idée qu'on peut transformer les choses, qu'on ne se résigne pas au status quo,
04:19que chacun peut faire la différence, qu'il faut écouter les gens différents pour arriver à…
04:26et qu'il faut aligner des gens différents pour converger vers une action qui a de l'impact,
04:31c'est quelque chose qui date de cette époque.
04:34Alors, c'est un peu conceptuel, ce que je dis, mais d'une manière plus concrète, c'était assez simple.
04:38Et pardon, j'espère qu'on ne va pas que parler comme un ancien combattant,
04:41parce que la différence entre les jeunes et les vieux, c'est que les vieux ont plus de souvenirs que d'avenir
04:46et les jeunes ont plus de projets que de souvenirs.
04:49Donc, moi, je préfère être dans la deuxième catégorie.
04:51Mais puisque vous me mobilisez avec ce truc en or et blanc,
04:53il y avait en France un énorme problème, c'est qu'on était en 1984-85,
05:01l'extrême droite de l'époque était dirigée par Jean-Marie Le Pen,
05:05avec un agenda xénophobe extrêmement marqué et une ambiguïté sur la nostalgie de…
05:11C'est très ambigu parce que certains étaient anti-gaullistes,
05:15mais il y avait une nostalgie de Vichy en partie, il y avait une forme de nostalgie,
05:19alors la plus certaine de l'OAS contre les gaullistes qui étaient favorables à l'indépendance de l'Algérie.
05:24Moi, j'étais à l'époque secrétaire général de l'Union des étudiants juifs de France.
05:29On était avec des gauchistes trotskistes comme Julien Dré et Arlem Désir.
05:34On s'est dit, c'est pas possible, dans ce pays, l'opinion antiraciste est largement majoritaire,
05:39toute tendance politique confondue.
05:41C'est pas un truc de gauche, l'antiracisme, c'est pas un truc communautaire.
05:44Et donc, on s'est dit, faisons un truc très, très rassembleur,
05:48qui peut s'exprimer en vendant des badges.
05:51Donc, on a inventé la touche pas mon pote, on a vendu 2 millions de badges,
05:54en faisant des grands concerts, il n'y avait pas de réseaux sociaux,
05:57on a fait un grand concert à 400 000 personnes à la Concorde et d'autres concerts en province.
06:01Et l'idée, c'était d'envoyer un message très fort à l'ensemble des forces politiques,
06:05en disant, vous pouvez vous débattre de tout,
06:07mais l'antiracisme est majoritaire dans ce pays, donc calmez-vous là-dessus.
06:11Et on a réussi à créer cette digue.
06:13Stéphane Boujna, entre un père tunisien arrivé en France à la fin des années 60,
06:17qui était ouvrier dans une brasserie qui faisait les 3-8,
06:21et une mère prof, dans un village...
06:23Institutrice.
06:23Institutrice, vous avez raison.
06:24Dans un village de campagne, rien ne vous prédestinait à devenir patron du CAC 40.
06:29Moi, j'avais un père qui a plein de punchlines,
06:31toute sortie de l'école à 13 ans, il disait,
06:34il y a deux choses qu'il faut faire, c'est dire bonjour M. le maire,
06:38puisqu'on doit tout à la République,
06:40et travailler plus dur que les autres, que les fins de race
06:43qui ont grandi entre une bibliothèque et un piano,
06:46et qui seront toujours plus fainéants, parce que ça sera toujours plus facile pour eux.
06:49Donc moi, j'ai grandi avec l'obsession, depuis tout petit,
06:52de travailler, travailler, travailler, travailler plus que les autres,
06:55et respecter les institutions et la République plus que tous les autres.
06:59– Travailler pour gagner votre liberté ?
07:00– Travailler pour avoir…
07:02– De lésance ?
07:03– Non, pour avoir un métier digne, d'abord pour être respecté,
07:06parce que quand on est pauvre et tunisien,
07:08et qu'on parle avec un accent, et qu'on a la peau…
07:10Mon père, il a la peau marron comme ce canapé, là,
07:13et que vous parlez avec un accent très fort,
07:16ce que vous voulez, c'est que vos enfants aient un job
07:19où on vous respecte pour ce que vous faites,
07:21plus que ce qu'il a vécu de lui.
07:23Mais le plus important, ce qui a fait la différence,
07:26quand ma mère est devenue prof de collège
07:28dans la banlieue pourrie de Nancy, à Champignol,
07:31où mon père était ouvrier.
07:33Et là, dans ce collège pourri,
07:35où je crois que je suis le seul de ma classe de 6e à avoir passé le bac,
07:38en 5e, le prof de français a dit à ma mère,
07:41il faut que le petit fasse du latin.
07:43Et j'ai été élevé comme mon élève des chevaux
07:44par des profs qui m'ont fait faire 7 heures de latin,
07:477 heures de grec, par semaine, de la 4e à la terminale,
07:51et voilà.
07:52Et là, j'ai adoré ça, j'étais très bon,
07:55je travaillais plus que les fils de dentistes ou de pharmaciens.
07:59– Des trajectoires comme la vôtre, Stéphane,
08:02sont encore possibles aujourd'hui
08:03parce qu'on dit quand même que la censure sociale est en panne.
08:06Des histoires comme la vôtre, ça fait quand même rêver, non ?
08:09– Non, mais j'en sais rien.
08:10Je veux dire, il y a des trucs qui ne changent pas
08:12et des trucs qui sont compliqués.
08:14Les trucs qui ne changent pas, c'est qu'à la fin,
08:18ce qui détermine votre succès,
08:20c'est votre capacité à travailler plus que les autres.
08:24Alors j'en suis absolument convaincu,
08:26la société n'est pas responsable de vos échecs
08:28et vous, vous n'êtes pas responsable individuellement de votre succès.
08:31Il y a un truc dont vous ne mesurez pas l'importance,
08:34c'est l'accès à l'information.
08:35Désormais, avec votre téléphone,
08:38vous avez exactement la même information
08:40que ceux qui ont grandi entre une bibliothèque et un piano.
08:42Il n'y a plus de différence.
08:44Il y a d'autres différences d'une autre nature,
08:46notamment la confiance en soi,
08:47les gens qui sont dans des milieux privilégiés,
08:49on leur apprend à nager,
08:51à faire du vélo sans les roulettes,
08:53à faire des sports, etc.
08:56Et puis on leur apprend surtout à être ambitieux.
08:58C'est un truc, c'est un skill,
08:59une compétence qui va avec le reste.
09:01Quand vous vivez dans un milieu non privilégié,
09:04on vous apprend à faire du vélo sans les roulettes,
09:05on vous apprend à nager avec la piscine municipale,
09:07et puis on vous explique,
09:08peut-être, mais ça c'est pour les autres,
09:09les gros jobs, etc.
09:11Donc il y a toujours une différence sur l'ambition.
09:12Allez, maintenant c'est au tour de nos amis étudiants
09:14de vous poser des questions, Stéphane Boujouna.
09:17Ils ont tous des parcours différents,
09:19mais ils ont en commun d'être engagés,
09:21puisqu'ils ont fait leur service civique,
09:22ou du bénévolat,
09:24et évidemment on remercie l'Institut de l'engagement
09:26qui nous a mis en relation.
09:28On commence avec Mohamed.
09:30Bonjour M. Boujouna.
09:32Je suis Mohamed Lamine,
09:34étudiant à l'ESILV en première année actuaria.
09:36Ma question, c'est que vous êtes directeur général
09:42et président du directoire d'Eronex depuis 10 ans,
09:46et on a vu que le chiffre d'affaires d'Eronex
09:50a augmenté de 458 millions d'euros en 2015
09:55à plus de 1,4 milliard d'euros au 31 décembre 2023.
09:59On est plus, on est à 1,6 aujourd'hui, non ?
10:01Oui, enfin, je reprends.
10:04Au 31 décembre 2023.
10:09Est-ce que vous pouvez nous dire
10:10quelle a été la décision clé
10:12de cette réussite financière ?
10:16Je vais vous dire quelque chose
10:17qui est encore plus important que la décision clé.
10:20D'abord, les chiffres sont encore meilleurs
10:21que ce que vous dites,
10:22mais c'est normal que vous ne les connaissiez pas tous.
10:25Je suis impressionné que vous ayez pu vérifier tout ça.
10:27Les Hollandais ont une formule extraordinaire.
10:29Ils disent que la meilleure recette pour échouer,
10:32c'est de faire plaisir à tout le monde.
10:36Et donc, la recette du succès,
10:38c'est d'avoir la force intérieure,
10:41d'avoir des conversations désagréables
10:43avec des fournisseurs,
10:45avec des salariés qui veulent la lune,
10:50avec des clients qui ne comprennent pas
10:52qu'on a besoin d'augmenter les prix
10:54pour gagner notre vie,
10:55avec toutes sortes de partenaires
10:57qui voudraient faire la jeune venture du bacon annexe.
11:01Vous savez, celle où la poule va voir le cochon
11:03en disant qu'on va faire un truc super,
11:05ça s'appelle le bacon annexe.
11:06Moi, la poule, je vais amener les oeufs.
11:07Toi, le cochon, pourquoi tu n'amènerais pas le bacon ?
11:09Donc, toutes ces conversations difficiles,
11:12c'est ça qui fait la différence
11:13entre le succès et l'échec.
11:15Et beaucoup de choses que nous avons faites
11:17n'étaient pas tellement compliquées
11:19à concevoir intellectuellement.
11:20Elles étaient compliquées à exécuter émotionnellement.
11:23C'est ça, le cœur du sujet.
11:26Vous savez, je cite souvent dans les town halls,
11:29dans les conversations avec les salariés,
11:30cette phrase de Thucydide dans La guerre du Péloponnèse
11:33qui dit « Se reposer ou rester libre, il faut choisir ».
11:37Et vraiment, moi, c'est ma conviction.
11:39Les gens qui gagnent sont ceux qui travaillent plus
11:42et qui affrontent les difficultés maintenant.
11:44Les gens qui échouent, c'est ceux qui privilégient
11:46tout de suite au détriment de demain.
11:49– Question de Sarah maintenant sur les jeunes et la bourse.
11:53– Bonjour M. Boujna, je m'appelle Sarah
11:56et je suis actuellement étudiante en droit
11:58en spécialité droit privé.
12:00Alors, on observe un phénomène dans les marchés financiers,
12:03c'est qu'il y a de plus en plus de jeunes investisseurs individuels.
12:07Est-ce que c'est quelque chose que vous êtes favorable ou pas ?
12:10Je pense que la situation démographique de l'Europe,
12:14l'impasse financière dans laquelle les décisions en cours
12:17mettent les systèmes de financement de la solidarité,
12:22font que la meilleure chose qu'on peut faire quand on est jeune,
12:26c'est de se construire une philosophie de l'épargne.
12:29C'est très difficile parce que normalement, la plupart d'entre vous,
12:33comme moi, comme d'autres, comme la plupart des Français,
12:35ont peu d'argent à mettre de côté.
12:36Néanmoins, cette idée qu'il va falloir construire sa propre capacité
12:41à générer ses propres revenus, c'est important.
12:43Donc, je trouve que c'est une très, très bonne idée.
12:45Maintenant, la nuance que j'apporterais, c'est que, certes,
12:49avec votre téléphone, vous avez autant d'informations
12:51qu'un analyste d'action il y a 20 ans,
12:53et vous pouvez faire des choix éclairés,
12:54mais j'observe qu'un certain nombre de jeunes sont fascinés
12:57par les crypto-actifs.
13:02Et ça, ça me plonge quand même dans un immense...
13:06une immense perplexité.
13:08Alors, certes, ça ressemble...
13:09– Sauf qu'ils se sont enrichis, eux.
13:10– Oui, mais attendez, ils se sont enrichis pour le moment,
13:13et c'est vrai que ça ressemble beaucoup à des échanges de cartes Pokémon,
13:17parce que, dans les deux cas, ça n'a pas beaucoup de rapport
13:19avec l'économie réelle.
13:20– Bonjour, je m'appelle Justine, je suis étudiante en lettres modernes,
13:25et ma question part d'un constat.
13:27Les marchés financiers reflètent nos émotions collectives,
13:30comme la joie ou la peur.
13:32Alors, pensez-vous que la bourse est encore un outil rationnel
13:37pour comprendre l'économie réelle,
13:41ou qu'elle est devenue avant tout psychologique ?
13:42Merci beaucoup.
13:43– Je prends un exemple qui est chimiquement pur,
13:45et que tout le monde comprend,
13:46parce que malgré votre jeune âge,
13:48vous étiez par là en 2020.
13:50Quand le Covid arrive,
13:53et qu'on dit, il faut rester chez soi,
13:56tout le monde comprend que c'est pas une bonne idée
13:58d'acheter des actions des hôtels ou des compagnies aériennes,
14:02ou des centres commerciaux.
14:04Et tout le monde comprend que la distribution alimentaire,
14:08ça devrait aller, parce qu'eux, ils vont rester ouverts.
14:11Donc, c'est pas irrationnel,
14:13mais il y a un effet d'amplification
14:15par toutes les anticipations qu'on crée sur l'inconnu.
14:20Tout ce qui est inconnu ouvre la porte des émotions,
14:24par construction.
14:24Alors, la raison pour laquelle je dis que c'est incomplet,
14:28c'est que, d'abord, il y a une lecture très clinique
14:34par les investisseurs institutionnels des nombres.
14:37Et donc, ce que vous dites est vrai,
14:40mais de manière moins forte aujourd'hui
14:42que ce ne fut le cas dans le passé.
14:44Parce qu'il y a simplement plus d'informations.
14:46La deuxième chose, c'est qu'on utilise beaucoup d'algorithmes
14:48pour traiter l'information,
14:49et pour certains investisseurs
14:53pour donner des ordres sur le marché.
14:56Et puis, la troisième raison,
14:57c'est que l'intelligence artificielle
14:58est abondamment utilisée maintenant
15:01par les gestionnaires d'actifs
15:03et a un effet d'aseptiseur
15:07ou d'aseptique pour neutraliser,
15:11c'est un peu du lexomile des émotions sur le marché.
15:15Donc, c'est moins vrai,
15:16et ce que vous dites, ça subsiste,
15:18mais c'est moins vrai que ça ne l'a été dans le passé.
15:20– Question de Mériem,
15:21question sur l'engagement des patrons.
15:25– Est-ce que vous pensez que les dirigeants
15:28doivent avoir un rôle plus actif
15:32dans le débat public
15:34ou bien, au contraire,
15:37rester concentrés sur leur performance économique ?
15:40– Moi, j'ai toujours été, depuis 20 ans,
15:42c'est cette photo en auré blanc, un mec engagé,
15:44j'ai toujours pensé qu'il fallait faire un monde meilleur,
15:47que ça ne servait à rien d'être en bonne santé
15:49et d'avoir de l'information
15:50sans rapprocher les opportunités des talents,
15:53les talents des opportunités.
15:54Il y a un auteur du Talmudique du 1er siècle
15:58qui m'impressionne beaucoup,
16:00qui s'appelle Iliel d'Ancien,
16:01qui est un contemporain de Jésus
16:02et qui a une punchline qui est très forte
16:04par rapport à votre question.
16:05Il dit, c'est très court,
16:07« Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?
16:11Si je ne suis que pour moi, que suis-je ?
16:14Et si pas maintenant, alors quand ? »
16:16C'est court, ce n'est pas très sophistiqué,
16:18mais c'est incroyablement puissant.
16:20Quand il dit, si je ne suis pas pour moi,
16:21qui le sera ?
16:22C'est que c'est tout à fait légitime,
16:23tout à fait légitime,
16:25de vouloir construire son propre avenir
16:26parce qu'on ne peut pas aider les autres,
16:29on ne peut pas être pertinent
16:30dans l'action qu'on veut mener
16:32si on n'a pas construit sa zone de confiance.
16:36Si je ne suis que pour moi, que suis-je ?
16:39Ça rejoint votre question sur les patrons.
16:41Moi, je considère qu'on est irrelevant
16:43si on n'est que responsable de son petit projet.
16:47Je pense que ce n'est pas ça,
16:49avoir de l'impact et réparer le monde.
16:51Et si pas maintenant, alors quand ?
16:53C'est qu'il y a toujours 50 raisons
16:55de ne pas faire les choses,
16:56de ne pas prendre de risques.
16:57Donc, je pense, moi,
16:59que le commerce, c'est extrêmement digne,
17:02c'est extrêmement digne
17:03que je dirige une entreprise,
17:05je dirige la bourse
17:06qui est au cœur du capitalisme
17:07et j'en suis extrêmement fier.
17:09Je ne suis pas, comme on disait dans les années 90,
17:12pianiste dans un bordel.
17:13Je gère une boîte et j'en suis extrêmement fier
17:15qui est en croissance,
17:17qui participe à l'autonomie stratégique de l'Europe.
17:20Mais, mais, je ne suis pas hors sol.
17:24Et donc, quand on a de l'information,
17:26quand on comprend les choses,
17:27on doit les dire de mon point de vue.
17:28Si vous deviez donner un conseil
17:30à un jeune qui souhaite réussir,
17:34lequel serait-il ?
17:34Réussir dans la vie,
17:35c'est quand même,
17:36et c'est lié au travail,
17:37de mon point de vue,
17:38c'est 50% de conscience en soi.
17:40La deuxième partie,
17:41c'est beaucoup de chance
17:44et un peu de talent.
17:46Mais, et je mets le travail
17:47dans la confiance en soi.
17:48Il faut nourrir cette confiance en soi.
17:50Il faut se sentir légitime.
17:52Et il faut se sentir légitime
17:53en gérant ces forces
17:56qui vous font faire des choses.
17:57Ce peut-être.
17:58Et on les trouve
17:59de manière très différente.
18:00Ça peut être l'indignation
18:01par rapport au fait
18:03que le monde n'est pas normal
18:04et n'est pas parfait
18:05et que ce n'est pas normal
18:06que ce soit toujours les mêmes
18:07qui tirent le bon numéro.
18:08Ça peut être une vie spirituelle.
18:10Moi, je suis à côté de tout ça.
18:13Je ne comprends même pas
18:13ce que c'est,
18:14ces trucs de spiritualité.
18:16Mais qui vous donnent
18:17une espèce de ressource très forte.
18:19Ça peut être une espèce
18:20d'engagement intellectuel
18:22ou politique
18:24qui donne une vision.
18:25mais en tout cas,
18:26il faut un truc qui nourrit...
18:28Et je crois que le troisième conseil,
18:30à part le travail,
18:31à part trouver des ressources
18:32ou des leviers de confiance en soi,
18:34le truc pratique,
18:35c'est de lire des livres.
18:37Je suis devenu pertinent
18:38et différent des autres.
18:40Je me suis construit
18:40une pensée propre
18:41parce que j'ai lu des livres
18:43et pas parce que j'étais sur TikTok.
18:44et donc...
18:46Mais l'un n'empêche pas l'autre.
18:48Ben, enfin, moi,
18:49je suis...
18:50Enfin, les deux.
18:50Vous pouvez me prendre
18:51pour un vieux con,
18:52mais je suis d'une perplexité.
18:53Je ne suis pas,
18:54je ne suis pas,
18:54comme disait le général de Gaulle,
18:57fasciné par la splendeur
18:59de la marine à voile,
18:59la grandeur de l'Empire,
19:01l'élégance des équipages à chevaux
19:03et la douceur de la lampe à huile.
19:05Je ne suis pas un ami,
19:06etc.
19:06Au contraire,
19:07je gère une boîte de technologie.
19:09Mais il y a des trucs
19:09que je trouve vraiment bien
19:11et il y a des trucs
19:12dont je ne comprends pas
19:15à quoi ils servent.
19:16Et par exemple,
19:17TikTok, c'est de la daube.
19:19En Chine, c'est mieux.
19:20Je ne sais pas.
19:21En Chine, il paraît
19:22qu'on apprend plein de trucs
19:22sur TikTok.
19:23Mais moi, je pense
19:24que dans la durée,
19:26ceux qui s'en sortiront
19:27ne sont pas ceux
19:28qui ont passé plus d'heures
19:29sur TikTok que d'autres.
19:32Allez, une question de Thomas.
19:33Sur les cinq dernières années,
19:34ça, c'est des chiffres d'Oxfam.
19:36La rémunération des PDG
19:37a augmenté de près de 50 %,
19:38tandis que la rémunération
19:39des employés,
19:40seulement de 0,9 %.
19:41Ça représente une ratio
19:42de 53 points.
19:45Est-ce que, selon vous,
19:46ce creusement spectaculaire
19:48des inégalités de rémunération,
19:49il n'impacte pas
19:50la cohésion sociale,
19:51que ce soit en France
19:52ou ailleurs ?
19:53Et est-ce que des mesures
19:54de régulation
19:54de ces inégalités
19:55de rémunération,
19:56elles ne seraient pas
19:56envisageables ?
19:58Moi, je vais vous dire...
19:59On ne vous demande pas
20:00combien vous gagnez,
20:00ce n'est pas le sujet.
20:00C'est public,
20:01c'est sur Internet,
20:02je vais vous le dire.
20:03C'est sur Internet,
20:05tout est transparent.
20:06Donc moi,
20:07quand je suis arrivé,
20:07j'avais un salaire fixe
20:08de 725 000 euros,
20:10il est passé ensuite
20:11à 825 000 euros
20:12et aujourd'hui,
20:14j'ai un salaire fixe
20:15d'un million d'euros.
20:16J'ai un prêt,
20:17un bonus...
20:17Pour le CAC 40,
20:17ce n'est pas beaucoup.
20:18Non, mais j'y viens.
20:20Enfin, je ne suis pas
20:21causette non plus.
20:22Non, ce n'est pas
20:22ce qu'on a dit.
20:23Non, non, mais j'y viens.
20:24À cela s'ajoute,
20:26et tout ça est sur Internet,
20:27un bonus en cash
20:30qui est fonction
20:30de ma performance
20:31et qui peut aller
20:33jusqu'à 1,5 million d'euros.
20:37Tout ça,
20:37c'est avant impôt,
20:38évidemment.
20:38Et ensuite,
20:39on me donne,
20:40en plus de tout ça,
20:41jusqu'à un maximum
20:43d'un million et demi
20:44en actions
20:45que je touche
20:46cinq ans après,
20:48enfin trois ans après,
20:49mais je dois les garder
20:50encore deux ans après,
20:51si un certain nombre
20:52de conditions
20:53de performance
20:54sont réunies.
20:56Donc c'est beaucoup d'argent.
20:57C'est plutôt
20:58dans la fourchette basse
20:59du CAC 40.
21:00surtout pour une boîte
21:03dont la valeur boursière
21:04a été multipliée par sept.
21:06Cet argent,
21:06je ne l'ai absolument pas volé.
21:08Je l'ai piqué au capital.
21:10Et le capital
21:10fait une très bonne affaire
21:11en me faisant travailler
21:13du matin au soir,
21:14du soir au matin
21:14pour faire grossir cette boîte.
21:16Et donc,
21:17il y a un combat
21:18entre le capital
21:18et le travail.
21:19Et cet argent,
21:20je l'ai pris au capital
21:21pour moi et pour mon équipe.
21:23Et donc,
21:23je suis très serein
21:24avec ça,
21:25incroyablement serein
21:26parce que personne,
21:29à part quelques profs,
21:30etc.,
21:31s'est penché sur mon berceau
21:32en me disant
21:32« Oh, mais toi,
21:34tu mérites plus. »
21:34Non.
21:35Je me suis battu
21:36pour l'avoir.
21:37Je suis très à l'aise
21:38avec l'idée
21:38de payer 65% d'impôts
21:40puisque c'est le prix
21:41pour vivre dans un pays
21:42qui m'a permis
21:43de m'en sortir,
21:44pour payer vos études,
21:45pour une grande partie
21:45d'entre vous, etc.
21:46Tout ça, ça me va très bien.
21:48Maintenant,
21:48les inégalités.
21:50Il y a un truc
21:53qui est différent
21:54de il y a 50 ans,
21:57c'est les inégalités
21:58de salaire
21:58qui sont liées
22:00à plein de sujets.
22:01Je ne vais pas vous embêter
22:02avec ça.
22:02La baisse des taux,
22:03la mondialisation.
22:04En fait,
22:05l'argent de toute la planète
22:07se met sur des boîtes
22:08qui ont des perspectives
22:09de croissance
22:09plus importantes.
22:11Et donc,
22:12les investisseurs disent
22:13c'est bien ta boîte,
22:14tu vas pouvoir la faire grandir.
22:16On veut que tu travailles
22:16beaucoup pour nous,
22:17on va vous payer plus.
22:19Mais parce qu'on est
22:20sur une sorte
22:21de marché mondial
22:23du capital
22:23qui va verser
22:25les entreprises.
22:26Je crois que c'est
22:26très important
22:27d'être conscient
22:30que, bien sûr,
22:30il y a des écarts
22:31et qu'il faut les combler.
22:33Moi, chez moi,
22:35j'essaye de les combler
22:37par ces histoires
22:37de transparence
22:38qui s'imposent à moi
22:38parce qu'en droit néerlandais,
22:40je suis obligé
22:40de publier les écarts.
22:42Je ne sais pas
22:42comment ça marche
22:42pour les boîtes
22:43de droit français.
22:44Je crois que c'est
22:44des systèmes voisins.
22:47J'essaye de faire en sorte
22:48qu'on…
22:50Quand je suis arrivé,
22:51par exemple,
22:52il y avait 8% des gens
22:53qui avaient des bonus variables.
22:56Maintenant,
22:56il y en a presque 30%,
22:57presque un salarié sur trois
22:58qui touche un gros bonus
23:00en fonction de la performance.
23:02Aujourd'hui,
23:03il y a 100% des salariés
23:04chez Euronex
23:05qui touchent
23:0610 actions par an.
23:07Ce n'est pas beaucoup,
23:08mais ça veut dire
23:08que tout le monde…
23:09Enfin,
23:09ça fait comme un SMIG.
23:11Tout le monde
23:12touche au minimum
23:1510 actions par an.
23:16Donc,
23:17j'essaye de faire des choses
23:18qui vont dans ce sens.
23:20– Allez,
23:20on continue,
23:21Stéphane Boujouna,
23:21avec une série de questions
23:22oui ou non.
23:23Donc,
23:23je pose une question.
23:24Vous répondez par…
23:25– Oui.
23:26– Ou par…
23:27– Non.
23:27– Voilà.
23:27– Mais qui répond, moi ?
23:28– Vous.
23:29Oui ou non,
23:30vous auriez aimé avoir
23:31une carrière politique
23:31de premier plan.
23:32– Oui.
23:33– Oui.
23:34– Vous avez été conseillé
23:35dans le cabinet
23:35de Dominique Strauss-Kahn
23:36en 1997.
23:37Donc, oui,
23:37la réponse est oui.
23:38– Oui.
23:38– Qu'est-ce que…
23:40Oui ou non,
23:41vous lisez toujours au moins
23:42un livre d'histoire
23:43par semaine.
23:45– Oui,
23:45il y a un peu d'intoxe quand même.
23:46Je vous dirais encore…
23:47– J'achète un livre d'histoire
23:48par semaine.
23:48– Ah oui, d'accord.
23:49– J'essaye de le lire
23:49une fois par semaine.
23:50– Moi aussi, moi j'en achète deux.
23:51– Oui, non, non.
23:52Mais c'est un rythme
23:54qui n'est pas loin de la réalité.
23:56Là, je lis un truc extraordinaire
23:58qui s'appelle
23:58l'histoire de la Quatrième République
23:59de Georges Tellgien.
24:00C'est deux pavés
24:01de 1200 pages chacun.
24:02Je n'arrive pas
24:03à le finir dans la semaine.
24:04– Oui ou non,
24:05vous avez un côté provocateur.
24:08C'est ce que dit
24:09le banquier d'affaires
24:10Mathieu Pigasse
24:11en parlant de vous.
24:11– Quand il dit ça ?
24:12– Oui.
24:12– Il ajoute aussi
24:14« extrêmement attachant,
24:14très cultivé et loyal ».
24:17– Oui, ça c'est vrai.
24:18Non mais c'est vrai,
24:19tout est vrai.
24:20Je ne suis pas provocateur,
24:21mais vous savez,
24:21il y a une phrase
24:22très importante.
24:23C'est un conseil
24:24que je vous donnais.
24:26En 1919,
24:27on sortait
24:27du premier conflit mondial,
24:29on avait eu
24:291 350 000 morts,
24:33960 garçons tués
24:34tous les jours
24:35pendant 1500 jours,
24:37etc.
24:38Bref.
24:38Et Clémenceau sort de là
24:40et il est très,
24:41comme vous dites,
24:41provocateur.
24:42Et il avait été
24:43le père de la victoire.
24:45Et on lui reprochait
24:46d'être provocateur
24:47à la Chambre des députés.
24:49Il avait eu
24:49cette formule magnifique,
24:50il a dit
24:50« Quand on a l'honneur
24:52d'être en vie,
24:53on s'exprime ».
24:55Ça sert à quoi
24:56d'être en bonne santé,
24:58d'avoir de l'information
24:59si c'est pour
25:00enfiler des perles
25:02ou être accoudé
25:04sur le piano
25:04en écoutant
25:06des sonates
25:07comme ça ?
25:08Ça sert à quoi
25:10de ne pas être…
25:11Il faut être respectueux.
25:12Et moi,
25:13je crois être respectueux.
25:14Mais ça sert à quoi
25:15d'avoir
25:17tout ce qu'on a
25:18et d'être riche
25:20de tout ce dont on est riche
25:21en termes d'information,
25:22de compréhension du monde
25:23si on ne force pas
25:24les gens
25:25à penser
25:26différemment
25:27avec…
25:27en utilisant des punchlines.
25:30Stéphane,
25:30on passe à la question inversée.
25:32C'est à vous maintenant
25:33de poser une question
25:34aux étudiants qui sont là
25:35et répondre à qui voudra.
25:38Quel effet ça vous fait
25:39de savoir
25:41que dans 10 ans,
25:44l'essentiel de vos impôts
25:45partiront non pas
25:46entretenir
25:47le fonctionnement
25:48des services publics,
25:49mais partira
25:50à rembourser
25:52ce que la génération actuelle
25:54ne veut pas payer
25:55parce qu'elle veut
25:56tout garder comme avant,
25:58mais en le finançant
25:59par de la dette
26:00que quelqu'un
26:01devra rembourser un jour.
26:03Et ce quelqu'un,
26:04c'est vous.
26:04Alors pour ma part,
26:05j'ai l'impression
26:06surtout que chaque génération
26:07a son propre problème
26:08et que c'est toujours
26:09la génération d'après
26:10qui doit assumer ce problème.
26:12C'est-à-dire qu'ils essayent
26:12de régler les choses simplement.
26:14Comme mes parents
26:15ont essayé de régler
26:15la dette des guerres,
26:18nous, on va devoir régler
26:19les problèmes de nos parents.
26:20Vous, votre problème,
26:22c'est que…
26:22Je vous donne
26:23des ordres de grandeur quand même.
26:24On se bat au Parlement
26:26pour savoir si la réduction
26:28de l'augmentation de la dépense,
26:29parce que ce ne sont pas
26:30des réductions,
26:30ce ne sont pas des économies.
26:32Certains veulent augmenter
26:33beaucoup la dépense
26:34et d'autres veulent augmenter
26:35un peu.
26:37Est-ce que c'est une réduction
26:39de 40 milliards,
26:40comme le proposait
26:41M. Béroud ?
26:43Est-ce qu'il y a une réduction
26:44de 30 ou une réduction de 20 ?
26:46Mais quand vous aurez
26:47150 milliards de charges
26:50de la dette à rembourser,
26:52tout ça,
26:52ça sera à l'épaisseur du trait.
26:54Et vous,
26:54vous n'aurez que deux choix.
26:55Soit vous dites,
26:57on ne rembourse pas,
26:58mais alors là,
26:59c'est fini,
27:00vous ne pouvez plus
27:00retourner à la pompe,
27:02personne ne vous fera le plein.
27:04si vous ne voulez pas payer.
27:06Soit vous payez,
27:08et donc ça veut dire
27:08que vous ne décidez plus
27:09de commencer la discussion
27:12sur 150 milliards.
27:14Et donc vous vous battrez
27:14pour les pièces jaunes.
27:16Et donc il y a plein de sujets
27:18qui ne pourront plus exister
27:19comme maintenant.
27:20Et donc c'est pour ça
27:21que moi je pense
27:21que le sujet,
27:22c'est le redressement choisi
27:24où on s'organise maintenant,
27:26où l'austérité subit.
27:28Et c'est ça,
27:29c'est soit le redressement choisi maintenant,
27:30soit l'austérité subit demain
27:32ou plus tard.
27:33Mais il y a un truc
27:34qui est absolument certain.
27:35Si vous ne faites rien,
27:37vous allez avoir
27:38beaucoup de jambon-coquillettes
27:40dans 10 ans,
27:4220 ans ou 30 ans.
27:43Bon, et bon,
27:43on finit là-dessus
27:44sur le jambon et les coquillettes.
27:45Merci à vous Stéphane Boujna
27:47pour cette masterclass.
27:49Merci,
27:49on peut l'applaudir.
27:50Le franc parlé,
27:51il est différent des autres,
27:52vous avez prévenu.
27:54Masterclass,
27:55c'est fini pour aujourd'hui.
27:56Ça continue sur les réseaux sociaux
27:57avec encore d'autres questions
27:58qui vous seront posées
27:59par nos amis étudiants.
28:01Cette émission a été enregistrée
28:02depuis la Maison Sanofi
28:04à Paris.
28:05Masterclass,
28:05c'est aussi du replay
28:06sur publicsena.fr.
28:08À très vite.
28:08Masterclass,
28:30présenté par Bourse Direct,
28:31le partenaire
28:32de tous vos investissements.
28:34Chaque jour,
28:34nous vous accompagnons
28:35pour prendre les bonnes décisions
28:36et donner vie à vos projets.
28:38Sous-titrage Société Radio-Canada
28:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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