- il y a 5 mois
Ana Navarro, Jon Henley, Vibeke Knoop et Ayşegül Sert refont la France autour de Vincent Parizot.
Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 23 janvier 2026.
Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 23 janvier 2026.
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00:00Guten Tag und guten Abend.
00:02Ils refont la France sur RTL.
00:03Buenos dias.
00:05Avec Vincent Parizeau.
00:06Ah, ça fait du bien tous les vendredis soirs d'entendre un autre regard, un autre diagnostic,
00:14d'autres commentaires sur l'actualité française.
00:16Ils nous viennent de l'étranger grâce...
00:19C'est bien de ne pas trop toucher le micro parce que ça fait un bruit du tonnerre.
00:23Grâce à ces journalistes étrangers correspondants de leurs médias respectifs en France.
00:33Et je suis ravi d'accueillir ce soir des journalistes venus du Portugal, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de Norvège.
00:42Bonsoir Anna Navarro.
00:43Bonsoir Vincent et pardon pour le micro.
00:46Et normalement, on dit bonsoir dans sa langue.
00:49Bonne nuit.
00:50Voilà.
00:51Journaliste, vous l'avez compris, pour la presse portugase.
00:54Bonsoir John Henley.
00:55Good evening.
00:56Voilà, j'ai tout compris pour le Guardian quotidien britannique.
01:01Bonsoir Vibbe Kuknoup, Racheline.
01:03Hi.
01:04Hi.
01:05Ah, on dit hi, comme ça, en Norvège, évidemment.
01:08Et puis, bonsoir Eze Gould.
01:11What's up ?
01:12What's up ?
01:13Eze Gould, certes, journaliste internationale turco-américaine, riche d'une longue expérience aux Etats-Unis.
01:18Ce qui va sans doute nous être très utile, notamment pour le premier thème de cette émission.
01:24Émission, je vous rappelle, réalisée en partenariat avec Courrier international.
01:29Jusqu'à 20h, ils refont la France avec Vincent Parizeau.
01:33Voilà, j'ai préféré ne pas mettre la traduction, mais vous allez confirmer, sans nous, vous parleriez allemand et peut-être un peu japonais.
01:51C'est ça qu'il nous a expliqué, Donald Trump.
01:53Dit le président américain qui a un vocabulaire d'à peu près d'un garçon de 14 ans.
01:57Mais c'est vrai, selon des chercheurs en linguistique, qu'ils n'utilisent jamais plus de 200 mots, plus ou moins, qu'ils recyclent.
02:04Alors, on va y venir, mais ça pose cette question.
02:08Même si on a eu des chanteurs, par exemple, il y a eu Michel Sardou qui chantait.
02:12Si des ricains n'étaient pas là, voilà, on parlerait tous allemand.
02:16En gros, on vivrait tous en Germanie, c'était ce qu'il disait.
02:20Mais on pourra passer d'autres extraits de Donald Trump qui amènent certains en Europe et aux Etats-Unis à se demander si Donald Trump est vraiment apte.
02:31Et ces questions, elles ont surtout émergé après ce point de presse assez décousu de Donald Trump à Davos.
02:40Cette agressivité, cette confusion entre le Groenland et l'Islande.
02:46Qu'est-ce qu'on en dit aux Etats-Unis et qu'est-ce que vous en dites vous-même, chère Eise Goulsert, journaliste internationale et notamment américaine ?
02:55Alors, les Etats-Unis, ils sont divisés plus ou moins en deux concernant la santé mentale de leur président.
03:02C'est-à-dire qu'il y en a qui pensent vraiment que c'est plus que du pur narcissisme ou bien de la mégalomanie,
03:12mais qu'en réalité, il a vraiment une maladie mentale.
03:16Et que ce qui rend le fait qu'il reste de plus en plus, parce que ça ne fait que un an,
03:20mais nous avons tous l'impression que ça fait beaucoup plus de temps qu'il est aux manettes à nouveau pour son deuxième mandat.
03:27Et qu'il n'est pas, comme le disent les Américains, « fit for the job », c'est-à-dire fait pour continuer à le faire.
03:35En plus, quand on regarde ce qui a été fait concrètement dans la première année,
03:39c'est vrai qu'il y a un danger de devenir inconstitutionnel, presque comme présidence.
03:46Est-ce que ça pose cette fameuse question de ce dispositif qui existe aux Etats-Unis, qui est l'empeachment ?
03:51Mais certains, même chez les démocrates, disent « attention, il ne faut peut-être pas sortir cette arme trop tôt,
03:59ça serait bien d'attendre ce qu'on appelle les mid-terms. »
04:02Les mid-terms qui seront en novembre, tout à fait.
04:04Mais ce qui est très intéressant, c'est que je vais juste dire ça,
04:06c'est qu'on est en train de se poser des questions sur la santé mentale de Donald Trump,
04:10qui est quand même le président qui va avoir cette année 80 ans.
04:13Il est le plus vieux président des Etats-Unis à être élu président au bureau Oval,
04:22à prendre le job.
04:26Mais il ne faut pas oublier qu'il était aussi celui, il continue à maintenir,
04:29que son prédécesseur, Joe Biden, était en réalité celui qui était malade physiquement, mentalement.
04:36C'est vrai qu'il avait des absences.
04:38Tout à fait, tout à fait.
04:40Le monde entier l'a noté.
04:42Qu'en dit-on dans d'autres pays ?
04:44C'est intéressant, on va aller quand même dans un pays nordique.
04:50Qu'est-ce qu'on en dit en Norvège ?
04:52On a surtout été un peu surpris du SMS, du texto,
04:57qu'a envoyé Trump à notre Premier ministre.
05:01Vous vous souvenez ?
05:02Qu'est-ce qu'il lui a dit exactement ?
05:05À propos du prix Nobel.
05:06Vous êtes responsable.
05:08Si je n'ai pas eu le prix Nobel, c'est de votre faute.
05:10Exactement.
05:10Et Trump, en fait, sait très bien que ce n'est pas le gouvernement norvégien qui donne le prix,
05:18c'est le comité Nobel, et que le comité Nobel, on ne peut pas lui dicter ce qu'il doit faire.
05:25Alors, est-ce qu'il est d'une naïveté extrême ?
05:28Est-ce qu'il a l'âge mental d'un enfant de 5 ans ?
05:31Ou est-ce que tout ça, c'est une mise en scène ?
05:34Voilà, il joue à ça.
05:38Je crois qu'il a surtout très peur, parce que son père a eu l'Alzheimer.
05:45Donc, ça le travaille énormément.
05:48Et malgré tout, son père qui est mort à 91 ans,
05:52il allait tous les jours à son bureau, malgré sa maladie.
05:55Donc, est-ce qu'on peut voir tel père, tel fils ? Je ne sais pas.
06:01En tout cas, ça a beaucoup fait couler beaucoup d'encre.
06:05Il y a eu quelques bons titres dans la presse.
06:07J'ai lu le bon titre de l'Humanité, qui a titré, je vous l'ai peut-être vu,
06:11Fou Allié, Allié A de Zélie.
06:13Et puis, du côté de l'Angleterre également,
06:19un titre qui a titré « Daily Fool ».
06:22« Daily Fool », évidemment, la chanson de Bodeham,
06:27c'est-à-dire « Daddy taré ».
06:28Oui, exactement.
06:31Honnêtement, moi, je ne sais pas.
06:32Nous, on n'est pas aptes pour dire s'il est fou ou non, je pense.
06:36Je pense qu'il agit de toute façon, on peut très bien le dire,
06:43comme un enfant gâté, clairement hyper narcissique et pétulant, revanchard.
06:55Tout, chez lui, est transactionnel, est personnel et très agressif.
07:02Si, oui ou non, il est fou, je ne sais vraiment pas.
07:07Mais je pense surtout que ce n'est pas vraiment la bonne question.
07:09Parce que même s'il était fou, ce qui compte,
07:13c'est qu'il est entouré de gens qui sont déterminés à le soutenir.
07:19Ça veut dire qu'il est incontrôlable, en fait.
07:21Il est incontrôlable.
07:22Il a fait le ménage autour de lui.
07:24Je veux dire, avant que le Parti républicain et le mouvement MAGA
07:29et les Stephen Miller et les J.D. Vance, etc.,
07:33qui l'entourent, décident que vraiment, il faut agir,
07:40avant qu'eux ne décident ça,
07:42je veux dire, il a beau être fou, il a beau être enfantin, etc.
07:46Alors, qu'est-ce qu'on fait pour lui parler ?
07:49On met des rébats de miroir ?
07:52Je pense que ça a été très intéressant cette semaine
07:55parce qu'on l'a vu très bien.
08:00En fait, c'est intéressant.
08:02Du côté des Européens, il y a deux stratégies.
08:06Soit on essaie d'apaiser, on essaie de flatter,
08:09on essaie de ne pas être dans l'escalade permanente.
08:17Et il y en a qui disent non.
08:19Par contre, il faut absolument être ferme
08:22et après, on peut négocier.
08:25Et je pense qu'on a entendu ce qu'on a entendu cette semaine à Davos,
08:29des alliés, je pense à Marc Carné de Canada,
08:34mais aussi Emmanuel Macron, Ursula von der Leyen,
08:38le Premier ministre belge, Bart de Weber, a été extrêmement fort.
08:43Ils ont été très fermes.
08:44Et je pense que la combinaison de ça,
08:46avec, et peut-être surtout, la réaction des marchés américains,
08:53cette combinaison-là a réussi à le faire descendre un peu.
08:59La question n'est peut-être pas est-ce qu'il est fou ?
09:01Mais ce qui est fou, quand même,
09:03c'est qu'il arrive à Davos,
09:04avec l'hypothèse et la menace d'une invasion du Groenland,
09:10et que, quelques heures plus tard, toujours à Davos,
09:13il sort en disant on a un accord,
09:16alors que d'accord, il n'y en a pas,
09:18et que, finalement, il emprunte la porte de sortie
09:21en relevant la tête et en disant j'ai gagné.
09:25C'est ça qui est fou, c'est ça, cette attitude.
09:28Comment vous regardez Donald Trump au Portugal, Anna Navarro ?
09:32Mais un peu comme le reste de l'Europe, évidemment,
09:34en faisant attention, parce que, bon,
09:36le Portugal est un pays très atlantiste,
09:38et nous avons quand même une base américaine aux Açores
09:41qui est très importante,
09:42d'ici à ce qu'il décide de dire aussi qu'elle est à lui,
09:45on fait un peu attention.
09:46De toute façon, à part la France, j'allais dire grâce,
09:49je ne sais pas, mais en tout cas,
09:50sur la décision de De Gaulle,
09:52il y a des bases américaines partout en Europe.
09:54Mais, Vincent, je suis absolument d'accord avec John.
09:59Se dire qu'il est fou, se poser la question de sa folie,
10:01c'est ne pas voir ce qui est en train de se passer.
10:03Il représente quand même, Trump,
10:05un moment historique de changement total
10:07d'organisation internationale,
10:11de mécanismes bilatéraux ou multilatéraux.
10:16Il est là, il a été élu au moment où ça arrivait,
10:20dans l'histoire, ce changement d'air, de période.
10:22Et il vraiment représente cela.
10:26Le fait qu'il puisse changer d'opinion,
10:29dire maintenant, c'est noir, et après c'est blanc,
10:32et là, c'est à moi, et puis c'est à nous, etc.
10:34Tout ça, ça fait partie aussi de la négociation
10:37et de la capacité de négociation d'un homme d'affaires,
10:39mais ça fait partie aussi de toute la stratégie autour de lui.
10:41Souvenez-vous de Stephen Bannon qui disait,
10:44il faut envoyer des balles et des babales
10:46tout le temps, tout le temps, tout le temps,
10:47pour rendre les autres complètement fous,
10:49ne pas savoir où ils en sont.
10:50Notre problème, c'est que nous courons derrière chaque babale.
10:53de nous interroger, de nous poser.
10:55Ça peut changer, parce que, je ne sais pas si vous avez noté ça,
10:58le quai d'Orsay, c'est doté d'un nouvel outil
11:00qu'il appelle French Response.
11:03Sur X, il y a déjà 100 000 abonnés,
11:05et en gros, ils ont décidé de se mettre au niveau
11:08des attaques que la France encaisse,
11:11et de répondre par des moqueries,
11:14de l'ironie, des clins d'œil.
11:15C'est-à-dire que, j'ai l'impression que,
11:18finalement, le niveau va baisser.
11:21Qu'est-ce que vous en dites ?
11:22Ça ne fait ni chaud ni froid.
11:23Il n'y a pas de surmoi.
11:25Et les gens qui sont autour de lui,
11:27et c'est vrai, c'est ces gens qui poussent cet agenda-là,
11:30qui sont apparemment chaotiques,
11:32mais qui ne l'est pas, en réalité,
11:33très pensés, très structurés,
11:35eh bien, ces gens-là s'en fichent complètement aussi
11:38de ce qu'on peut répondre des moqueries.
11:40Ils reconnaissent la force.
11:41Je vais être très rapide.
11:42Alors, déjà, je diverge sur juste un petit point,
11:45c'est-à-dire que, je trouve que c'est très important
11:47de se poser la question de
11:48si le président américain est fou ou pas,
11:53parce que, selon la Constitution américaine,
11:55si on peut prouver qu'il est fou,
11:58que sa santé mentale n'est pas au niveau
12:01où ça devrait être,
12:01normalement, il peut être impeached.
12:03Il peut perdre son...
12:06C'est le vice-président.
12:07Il peut être débarqué.
12:08Voilà.
12:09Ça, c'est la première chose.
12:09Deuxièmement, c'est intéressant,
12:11parce que nous avons tendance
12:12à nous poser cette question de folie
12:14quand ça vient à des leaders qui sont hors normes.
12:18On se posait la même question aussi pour Poutine,
12:19je me souviens, il y a quelques années.
12:21Et Poutine, selon moi, n'est pas un fou,
12:24mais c'est un parano.
12:25C'est-à-dire que toute sa politique internationale
12:29et nationale était mise sur cette paranoïa.
12:32Donc, je trouve que ces hommes qui sont hors normes...
12:34On a un parano à gauche, enfin, à droite,
12:36et un mégalo...
12:38Oui, c'est bien.
12:38Tout à fait.
12:39Il est bien parti, hein ?
12:40Oui, très bien.
12:40Et bien sûr qu'il y en a d'autres,
12:42comme Erdogan, Xi Jinping, et bien d'autres.
12:45Mais quand même, les démocrates comptent se servir
12:48de ce problème pour les midterms.
12:52Voilà, ça sera un dossier,
12:53on y reviendra bien évidemment.
12:56Quelle folie, en tout cas,
12:57avec cette nouvelle diplomatie.
13:00On va marquer une courte pause
13:01et puis dans un instant,
13:03on va parler du train et des enfants.
13:06Si vous vous demandez de choisir,
13:08vous montez dans un train avec ou sans enfants ?
13:11Je monte avec mon chien.
13:12Bon, ben voilà, bonne réponse.
13:14A tout de suite.
13:15RTL.
13:15Ils refont la France avec Vincent Parizeau.
13:18Mais tout d'abord, Alban Leprince
13:31nous rappelle l'essentiel de l'actualité.
13:33Et deux semaines après son placement
13:34en détention préventive,
13:36Jacques Moretti, le copropriétaire
13:38du Constellation,
13:39ce bar de Cran-Montana
13:40où 40 personnes sont mortes
13:41et 116 autres blessés
13:43la nuit du Nouvel An
13:43va sortir de prison.
13:45Le tribunal du canton du Valais en Suisse
13:47a ordonné sa libération tout à l'heure
13:49après avoir reçu le versement
13:51de sa caution fixée à 200 000 francs suisses,
13:54soit environ 214 000 euros.
13:56Tous les lots de lait infantile
13:57rappelés par Nestlé
13:58ont été retirés des rayons.
14:00C'est la ministre de la Santé,
14:01Stéphanie Riste,
14:02qui l'a affirmée dans la journée
14:04après l'ouverture de deux enquêtes
14:06à Bordeaux et Angers
14:07suite à la mort suspecte
14:08de deux nourrissons
14:09qui avaient consommé du lait
14:10potentiellement contaminé.
14:12Ce soir, c'est Danone,
14:13propriétaire des marques Galia,
14:15et Abtamil,
14:16qui annoncent élargir
14:17son rappel de l'aise infantile
14:19dans un premier temps
14:20à l'Irlande
14:20et peut-être à la France.
14:22L'agriculteur accusé
14:23d'avoir grièvement blessé
14:25un CRS au niveau de l'œil
14:26mardi
14:27lors d'une manifestation
14:28devant le Parlement européen
14:29à Strasbourg
14:30est sortie de garde à vue.
14:31La procureure de Strasbourg
14:33annonce ce soir
14:34son placement
14:34sous contrôle judiciaire.
14:36Et puis du foot,
14:37ce soir,
14:37coup d'envoi de la 19ème journée
14:39de Ligue 1,
14:39Auxerre reçoit le PSG
14:41une rencontre à vivre en direct
14:43et en intégralité
14:43dans RTL Foot
14:44à partir de 20h.
14:45Merci beaucoup,
14:46Alban.
14:48Vincent Parizeau.
14:49Good evening.
14:50Ils refont la France
14:51sur RTL.
14:52Et ils sont là
14:53pour refaire la France.
14:54Anna Navarro
14:55pour la presse portugaise,
14:56John Henley
14:57pour la presse britannique,
14:59Vibbe Kuktu Prashlin
15:00pour la presse norvégienne
15:02et Eise Gulser
15:03pour la presse américaine.
15:06Alors,
15:07enfant ou pas enfant ?
15:08C'est discriminatoire.
15:10On essaye d'apprendre
15:11le vivre ensemble,
15:13le vivre en commun
15:13et il faut de la tolérance.
15:15C'est l'avenir de l'homme
15:16et de la femme.
15:18Moi, je pense que c'est quand même
15:19dans l'air du temps
15:19parce qu'en effet,
15:20sur un trajet de 4-5 heures,
15:21c'est un petit peu compliqué
15:22quand un enfant pleure
15:23pendant 5 heures.
15:24Pas par confort
15:25parce qu'il y a des gens
15:26comme moi
15:26qui télétravaillent dans le train
15:27et qui ont vraiment besoin
15:28de ce silence.
15:29Après,
15:30j'entends que ça puisse choquer
15:31parce que les enfants
15:31ont aussi le droit de voyager.
15:33C'est la polémique
15:34de la semaine
15:35en France
15:36autour de
15:37Optimum Plus.
15:38C'est la nouvelle classe
15:40qu'a présentée
15:41la SNCF
15:42pour les TGV.
15:45Classe qui écarte
15:47parce que l'espace
15:48doit être calme
15:49qui écarte
15:50les enfants
15:51en dessous
15:51de 12 ans.
15:53Alors,
15:54il faut préciser quand même
15:54que ces places Optimum
15:56ne représentent que 8%
15:58des places
15:58dans nos trains.
16:01Mais,
16:02n'empêche,
16:03est-ce que ça signifie
16:04que la société
16:05aujourd'hui
16:06supporte moins
16:08les enfants
16:09notamment
16:09quand ils braillent
16:11dans le couloir
16:12des trains ?
16:13Alors,
16:13vous disiez
16:13tout à l'heure,
16:14je vous reprends au vol
16:15et the good,
16:16que vous,
16:16vous y allez
16:17avec votre chien.
16:19C'est effectivement
16:19ce que pointent
16:20certains du doigt
16:21dans cette classe Optimum.
16:22On peut y aller
16:22avec son chien
16:23mais pas avec son enfant
16:25de moins de 12 ans.
16:26C'est un peu
16:27un peu choquant
16:28quand même.
16:29Bon,
16:29on ne va pas parler
16:31pendant longtemps
16:31de mon petit berger australien.
16:34Surtout que lui-même,
16:35il n'a plus de 12 ans.
16:35Il a plus de 12 ans,
16:37tout à fait,
16:37merci.
16:38Ce qui fait en réalité
16:38en âge humain
16:40plus que 80.
16:41Mais tout ça
16:42pour dire que
16:43moi,
16:44je peux comprendre
16:45parce que ce sont
16:46sur des trajets
16:47surtout entre Paris
16:48et Lyon.
16:48C'est pendant la semaine,
16:4940% des personnes
16:50qui prennent,
16:51les 8%
16:52que vous avez dit,
16:53le prennent
16:54pour des raisons
16:55de travail
16:56et donc ils ont besoin
16:57de silence,
16:58etc.
16:59Moi,
16:59ce qui m'est d'orange
17:02plus quand je prends
17:03le train
17:04ou les transports
17:05en commun,
17:05ce que je le fais
17:06très très souvent,
17:08ce ne sont pas
17:09les enfants,
17:10ce sont les adultes.
17:11C'est-à-dire que
17:11le nombre d'adultes
17:13que nous avons
17:13qui regardent
17:15des films
17:16sans des écouteurs
17:17ou qui parlent
17:18sur leur WhatsApp
17:19sans écouteurs,
17:21etc.
17:21Moi,
17:21j'ai l'impression
17:22que les enfants,
17:23en réalité,
17:23sont beaucoup plus
17:24civilisés
17:25que les adultes.
17:26Alors,
17:26ce sont les incivilités
17:27que vous dénoncez.
17:28Cela dit,
17:28quand même,
17:29on voit se généraliser,
17:31se multiplier,
17:32que ce soit
17:33dans les hôtels
17:34ou autres,
17:36même dans certains restaurants,
17:38des zones
17:39sans enfants.
17:41Ça dit quand même
17:41quelque chose
17:42de la société
17:43dans laquelle
17:43on évolue
17:45un peu plus repliée ?
17:47On devient
17:47beaucoup plus égoïste,
17:49quoi.
17:49C'est ça.
17:49On ne supporte pas
17:50ceux qui font
17:52un petit peu de bruit,
17:53qui sont un peu vivants.
17:55Moi,
17:55je prends le train
17:56avec mon petit-enfant
17:57et je me suis fait
18:01vertement gronder
18:03par une autre passagère.
18:05Mais là,
18:05ce n'est pas chez vous
18:06en Norvège,
18:06en France.
18:07Non,
18:07en France.
18:07Oui.
18:08Et en Norvège ?
18:09En Norvège,
18:10il y a des wagons silencieux
18:13qui sont respectés
18:16et puis surtout,
18:17il y a des wagons
18:18très très chouettes
18:19pour les enfants
18:20avec plein de jouets.
18:22Ah,
18:22pas mal ça.
18:22Oui,
18:23très sympa.
18:24Très sympa.
18:24Parce qu'on peut quand même
18:25s'étonner.
18:26Le train,
18:27ça a deux siècles.
18:29Aujourd'hui,
18:31et ça fait même
18:31une dizaine d'années,
18:32une quinzaine d'années,
18:33il y a de moins en moins
18:34d'enfants.
18:36Et c'est maintenant
18:37qu'on prend la décision
18:38d'écarter les enfants
18:39de certaines rames,
18:41de certaines voitures.
18:43C'est quand même...
18:43Je pense que ça fait...
18:44John Henley.
18:45Vous avez raison
18:46et ça fait partie
18:47d'une tendance.
18:49C'est clair.
18:50Il y a des restaurants,
18:52des cafés,
18:53des...
18:53Je paye,
18:54donc j'ai le droit
18:55d'avoir le calme.
18:56C'est ça ?
18:57Oui.
18:58Mais je pense
18:59qu'il faut trouver
18:59un juste équilibre
19:01et je pense
19:02qu'Age School
19:03a complètement raison
19:04que je pense
19:05que...
19:05Parce qu'en fait,
19:07voilà,
19:07tous les passagers
19:09devraient avoir
19:11leurs droits...
19:13Des droits égaux.
19:14Je veux dire,
19:15les hommes
19:17et les femmes d'affaires
19:18paient très cher
19:20un trajet
19:22dans un wagon
19:24censé être silencieux
19:27pour pouvoir travailler.
19:28Ils devraient pouvoir travailler.
19:30Mais pourquoi eux,
19:31sous prétexte
19:32qu'ils payent
19:33un peu plus cher ?
19:34Mais tout le monde
19:34a droit au silence,
19:35y compris si on a
19:36un petit billet pêché.
19:37C'est vrai,
19:38mais on devrait avoir
19:40la possibilité
19:41de payer
19:41un peu plus cher
19:42pour avoir
19:44ce garantie-là.
19:45Ça, c'est le libéral
19:47que vous êtes.
19:48Je ne sais pas.
19:49Je trouve que 8%
19:51des places...
19:52C'est vrai,
19:52ce n'est pas beaucoup.
19:54Seulement
19:54en semaine.
19:57Non, non,
19:58mais c'est là
19:58où la polémique
19:59est sans doute
20:00un peu disproportionnée
20:01dans ce pays
20:02où on aime tant
20:03polémiquer.
20:04D'ailleurs,
20:05je me déconseille
20:06fortement à qui que ce soit
20:07de prendre le train
20:08en Angleterre,
20:09mais...
20:09Voilà, c'est ça.
20:10Enfant ou pas enfant,
20:11on est sûr d'arriver
20:12en retard,
20:14si j'ai bien compris.
20:16Mais alors,
20:16qu'est-ce qu'on en dit ?
20:17Enfin,
20:17quel est votre regard,
20:18vous,
20:19de journaliste portugaise
20:20sur cette polémique
20:21qui a embrasé la France ?
20:24C'est très intéressant.
20:26Parce qu'on est...
20:27Anna Navarro.
20:28On est catastrophé en France
20:29du fait qu'on fait
20:29moins de bébés,
20:30qu'il y a plus de séques
20:31de naissances.
20:33Alors que la France,
20:33c'était le pays en Europe
20:34qui nous montrait l'exemple,
20:35avec une natalité
20:37assez dynamique.
20:38On veut ignorer
20:40les raisons
20:41de cette baisse de natalité,
20:42mais ça,
20:42c'est une autre affaire.
20:43Et puis,
20:43on dit d'un côté,
20:44faites tes bébés,
20:45d'autre côté,
20:45ne les montrez pas.
20:46Ne les faites pas entendre.
20:47Donc, ça, déjà,
20:49il y a une contradiction
20:50dans ce pays
20:50qui est intéressante.
20:51Deuxièmement,
20:52oui,
20:53un wagon silencieux,
20:54etc.,
20:55mais les gens
20:55qui travaillent
20:56dans le train,
20:57quand même,
20:57ils sont là à quelle heure ?
20:59Souvent,
20:59tôt le matin,
21:01un peu plus tard le soir,
21:02peut-être au milieu
21:03d'après-midi,
21:04si on a fini notre rendez-vous.
21:05Mais les enfants,
21:07ils sont où ?
21:07Ils sont à l'école,
21:08à ce moment-là,
21:08où ils prennent leur bain
21:09avant de dîner.
21:11Donc,
21:11il y a des choses là
21:12que je ne comprends pas.
21:13Donc,
21:13c'est plutôt au moment
21:14des vacances
21:14que le problème
21:15peut se poser un peu.
21:17Bon, oui,
21:18c'est le moment des vacances,
21:19si vous travaillez
21:19dans le train,
21:20c'est bien,
21:20mais bon,
21:21c'est d'abnégation.
21:22Donc,
21:22il y a des petites contradictions.
21:24Il y a une politique commerciale.
21:24C'est sans doute
21:25une tempête dans un verre d'eau
21:26parce que ça rentre.
21:27Il y a une politique commerciale
21:28qui a le mérite
21:29de nous rappeler
21:30la SNCF
21:31chez laquelle nous,
21:32les journées étrangères,
21:33avons fait d'énormes articles
21:34dans le passé,
21:3520 ans,
21:36cette merveilleuse compagnie française
21:37est devenue aujourd'hui
21:38moins bonne
21:39que certaines autres compagnies
21:40en Europe.
21:41avec peut-être aussi
21:42des petits déficits
21:42en termes de communication,
21:44entre autres.
21:46On marque une petite pause
21:48et puis dans un instant,
21:48on va reparler d'Europe
21:50parce qu'alors là,
21:51toujours à Davos,
21:53Zelensky nous en a mis,
21:54mais plein là.
21:56Bref.
21:58RTL.
21:59Ils refont la France
22:00avec Vincent Parizeau.
22:03Jusqu'à 20h,
22:04ils refont la France
22:05sur RTL.
22:06Vincent Parizeau.
22:07Au lieu de devenir
22:11une véritable puissance mondiale,
22:12l'Europe reste
22:13un kaleidoscope magnifique
22:15mais fragmenté
22:15de petites et moyennes puissances.
22:19Elle tente de convaincre
22:20le président des Etats-Unis
22:21de changer de cap,
22:22mais il ne changera pas.
22:24Le président Trump
22:25aime ce qu'il est.
22:26Le président Trump
22:27aime ce qu'il est.
22:29Alors ça,
22:29ça nous renvoie
22:30au premier sujet.
22:31Le président Trump
22:32aime ce qu'il est,
22:33mais on entend
22:34Volodymyr Zelensky
22:35trop lente,
22:36trop désunie,
22:37trop intellectuelle
22:38a-t-il dit
22:38à Davos
22:39au sujet de l'Europe.
22:41On en parle donc
22:42avec Anna Navarro,
22:43John Henley,
22:44Vibhiknuprashlein
22:45et Ezeh Goulsert.
22:48D'ailleurs,
22:48ce que disait Zelensky,
22:49c'est d'une certaine manière
22:51relayer,
22:52et ça,
22:52ce sont nos amis
22:53de Courrier International,
22:54notre partenaire
22:55dans cette émission,
22:56jusqu'en Chine
22:57où le rédacteur en chef
22:59d'un grand journal
22:59de Pékin
23:00écrit que
23:02après l'humiliation
23:04publique
23:05de Macron
23:06par Trump,
23:07l'Europe doit
23:08enfin se réveiller,
23:09doit montrer ses muscles,
23:10renvoyer des coups
23:12au président américain.
23:14Alors,
23:14évidemment,
23:15tout cela n'est sans doute
23:15pas...
23:17Il y a sans doute
23:18quelques arrières-pensées
23:19derrière ça,
23:20mais pour Zelensky
23:21également,
23:23aussi,
23:24on peut l'imaginer.
23:25Ce tableau
23:26qu'il dresse de l'Europe,
23:27est-ce que vous le partagez
23:28avec
23:29avec Volodymyr Zelensky,
23:32Vibbeke ?
23:33Non,
23:33Vibbeke ?
23:35Peut-être qu'il y va
23:38un peu trop fort,
23:40mais il a raison,
23:41parce qu'avec tout,
23:44ça s'enchaîne,
23:45effectivement,
23:46parce qu'avec tout le fracas
23:48autour de Trump
23:49et le Groenland,
23:51on ne parle plus
23:51de l'Ukraine.
23:53Donc...
23:53Donc voilà,
23:54là,
23:54c'est aussi ses arrière-pensées.
23:55Mais il dit
23:56l'Europe est redivisée,
23:57on le sait.
23:59Il a complètement raison.
24:02Il a complètement raison.
24:04Il y a la Hongrie en Europe,
24:06jusqu'à la preuve du contraire.
24:08Oui,
24:08il y a...
24:10Qu'est-ce que c'est l'Europe ?
24:11L'Europe,
24:12c'était 28,
24:14c'est maintenant 27
24:15pays
24:16qui ont...
24:18C'est un Anglais
24:18qui vous le dit.
24:19Voilà,
24:19qui ont chacun
24:20leur propre intérêt national,
24:24qui ont chacun
24:25leur propre fierté,
24:27leur propre petit
24:28nationalisme,
24:29leur petite tentation
24:30pour le tioniste,
24:32etc.
24:33Et ils essaient
24:34de faire quelque chose
24:35ensemble
24:36qui n'a jamais été fait
24:38dans l'histoire.
24:40Et qui montre ses limites
24:41à ce moment
24:42qui est peut-être
24:42un tournant de l'histoire.
24:43Je pense qu'il faut
24:44absolument que ça...
24:47Là,
24:48oui,
24:48il a complètement raison
24:49Zelensky,
24:50et il est très loin
24:51d'être le premier
24:52à le dire,
24:53c'est qu'il faut absolument
24:55que l'Europe
24:56se débarrasse
24:57de cette nécessité
24:59de se mettre
25:00tous d'accord
25:01sur tout.
25:03Cette nécessité
25:05de l'unanimité
25:06totale
25:08sur tout.
25:08Mais ça veut dire quoi ?
25:09Ça veut dire qu'il faudrait
25:10une défense européenne
25:12et une diplomatie européenne ?
25:14Ça veut dire
25:14qu'une majorité
25:16des pays membres
25:19sur certaines questions,
25:20parce qu'on est dans un monde
25:24qui...
25:25On revient à la première question.
25:27On est dans un monde
25:28qui exige
25:30la capacité
25:33d'agir
25:34rapidement
25:35et avec
25:37une certaine fermeté.
25:39On est dans un...
25:40Comme a dit
25:41aussi le Fond de Lyon,
25:42on est dans un monde
25:44où seulement
25:44le raw power,
25:46donc le pouvoir cru,
25:48la puissance crue,
25:49compte.
25:51Et l'Europe
25:51est en théorie
25:52une grande puissance.
25:54Trop intellectuelle.
25:55Pas capable d'agir.
25:57Pas capable d'agir.
25:58J'ai l'aski
25:58au sujet de l'Europe.
26:00Ayant suivi
26:01l'Europe
26:03depuis très longtemps,
26:04comme mon autre pays,
26:05la Turquie,
26:06rêvait de faire partie
26:08de votre joli clan,
26:10c'est vrai que c'est un pays
26:11qui...
26:12C'est une union
26:13qui est historique,
26:16mais qui
26:17stagne beaucoup.
26:19C'est-à-dire
26:19qui parle,
26:20mais qui...
26:20Il y a beaucoup
26:20de paperasse,
26:21il y a beaucoup de...
26:23C'est pas dans l'action.
26:25Et quand il parlait
26:26à Davos,
26:27le président
26:28ukrainien,
26:30du besoin...
26:31Qu'il faut qu'il y ait
26:31la volonté politique
26:33d'avoir de l'action,
26:34c'est ça
26:35qu'il voulait dire.
26:37Ce qu'il a essayé
26:37de faire,
26:38ce n'était pas
26:38d'humilier l'Europe
26:40comme lui.
26:40Il avait été humilié
26:42il y a quelques mois
26:43par les Américains
26:45quand il était
26:45à Washington.
26:46c'est qu'il était
26:47en train,
26:48en un sens,
26:49de mettre un miroir
26:50à l'Europe
26:50et dire,
26:51écoutez,
26:52cette guerre,
26:53c'est plus que
26:53des Ukrainiens.
26:55Là,
26:55vous avez exactement
26:57ce qui se passe
26:58dans le problème
26:59et les challenges,
27:01les épreuves
27:01que vous avez
27:02à l'intérieur
27:03de votre union.
27:05Et il faut quelque chose.
27:06Ce qui est aussi
27:07très intéressant
27:08aujourd'hui,
27:09à l'heure
27:09où nous parlons,
27:10il y a des pourparlers
27:11qui prennent place
27:12à Abu Dhabi
27:14entre les...
27:14Et on n'y est pas.
27:15Voilà,
27:15c'est ça que je veux dire
27:16entre les...
27:16Donc,
27:17il y a les Ukrainiens,
27:18les Russes
27:19et les Américains.
27:19On nous a vainquement consultés,
27:21on nous a vainquement prévenus.
27:22Et je trouve
27:23que sans...
27:24Même si parce qu'il y a
27:25des sujets
27:25qui vont être discutés
27:26qui sont d'une grande importance
27:27comme le Donbass
27:28et tous les territoires.
27:30Et je trouve
27:30que les Européens
27:31ont leur place
27:33dans ces pourparlers.
27:35Et qu'ils ne doivent pas...
27:36Anna,
27:36Anna,
27:37Anna.
27:37Il faut la mériter,
27:37on ne la mérite peut-être pas.
27:39Je suis la seule
27:40d'un citoyen
27:41d'un pays de l'Union Européenne
27:42parmi vos invités.
27:43Oui, c'est vrai.
27:43Aujourd'hui,
27:44on a fait...
27:44C'est facile pour les autres
27:46de donner des leçons.
27:47La Norvège,
27:48l'Angleterre...
27:49Quand on est à l'intérieur
27:50de l'Union Européenne,
27:51le chemin que prend
27:53l'Union Européenne
27:54ces derniers temps
27:55est très contesté
27:57par beaucoup de citoyens
27:58européens
27:59et il est peut-être
27:59très contestable aussi
28:01mais ce n'est pas
28:01la question là.
28:02Par rapport à Zéneski,
28:03je pose seulement la question
28:04c'est qui qui parle ?
28:06Enfin,
28:06vous pouvez nous renvoyer
28:07peut-être à ce moment-là
28:08les milliards qu'on vous a donnés
28:10depuis toujours.
28:11Je sais bien.
28:11Et ils ont raison en Ukraine
28:13autour de Zéneski.
28:14On dit
28:14l'Union Européenne,
28:15les Européens surtout
28:16mais pas que,
28:17les Américains aussi
28:18ont entretenu,
28:20aidé l'Ukraine
28:21à entretenir la guerre
28:23mais pas la gagner.
28:24Et c'est vrai.
28:25C'est exact.
28:25On a bien vu que sur un sujet
28:26aussi évident
28:28que le Groenland
28:29on n'arrivait même pas
28:30à parler vraiment.
28:31L'aide européenne
28:33à l'Ukraine
28:34qu'ensuite
28:35ils viennent nous donner
28:36des leçons quand même.
28:37C'est un tout petit peu
28:38too much.
28:39Ils devraient être reconnaissants.
28:40C'est un petit peu
28:41ce qu'avait dit
28:41Donald Trump.
28:42Et J.D. Vance.
28:43Et pourquoi pas ?
28:44Et pourquoi pas ?
28:45Voilà.
28:46Un petit clin d'œil
28:47quand même au message.
28:49Je pense que
28:50vous avez raison
28:51qu'on a...
28:52Je dis
28:53les Européens
28:54ont mis du temps
28:55mais je pense
28:56qu'il y a
28:57et là il y avait
28:58moi j'étais pas
28:59à Bruxelles hier
29:00mais il y avait
29:00un conseil
29:02urgent
29:03hier soir
29:05à Bruxelles
29:06avec tous
29:07les leaders
29:07européens
29:08et selon
29:09tous mes confrères
29:10qui étaient là
29:11vraiment
29:12quelque chose
29:13était cassé.
29:16Les relations
29:17transatlantiques
29:18il y avait
29:19le consensus
29:19c'était vraiment
29:21ça peut plus
29:22continuer comme ça
29:23il va falloir vraiment
29:24qu'on se montre
29:25un peu plus
29:25un peu plus fort.
29:27Oui mais il faut aussi
29:27se donner les bases
29:29pour cela
29:29ce qu'on n'a jamais fait
29:30on a vécu
29:31sur la vitalité
29:32Peut-être que cette histoire
29:33va être un électrochoc
29:34en tout cas
29:35on peut le souhaiter
29:36Vous me répondez par
29:38oui ou par non ?
29:39Qui a un stylo
29:39dans sa poche ici ?
29:41Dans sa main
29:41J'en ai deux
29:42J'ai même des taches
29:44d'encre
29:44Vous êtes de bons élèves
29:45On va parler du stylo
29:46et de ces français
29:47qui regrettent
29:48de ne pas écrire
29:48davantage à la main
29:49A tout de suite
29:49RTL
29:50Ils refont la France
29:52avec Vincent Parizeau
29:54En relisant ta lettre
30:02je m'aperçois
30:03que l'orthographe
30:04et toi
30:04ça fait deux
30:05C'est toi que j'aime
30:09C'est magnifique
30:10cette chanson
30:11de Serge Gainsbourg
30:13Écrire à la main
30:14On en parle avec
30:16Anna Navarro
30:16de la presse portugaise
30:18John Henley
30:18du Guardian
30:19presse britannique
30:20Vibbe Kuknuf Rashlein
30:22pour la presse norvégienne
30:24et Elisabeth Goulcière
30:25pour la presse internationale
30:26notamment américaine
30:2771% des français
30:30déclarent regretter
30:31ne pas écrire davantage
30:32à la main
30:33Ils étaient moins de 50%
30:35en 2019
30:37Le stylo
30:37ça nous manque
30:38Et je crois
30:40cher Vibbe Kuknuf
30:41que dans votre pays
30:43en Norvège
30:43on a fait une étude
30:44très précise
30:45Très sérieuse
30:46C'est une université
30:47qui s'appelle NTNU
30:49qui a donc prouvé
30:51dans cette étude
30:53qu'écrire
30:54un manuscrit
30:55ça active
30:56les réseaux cérébraux
30:58beaucoup plus
31:00de manière
31:01beaucoup plus étendue
31:02et interconnectée
31:04et que ça donne
31:04un meilleur encodage
31:06et mémorisation
31:08C'est sérieux
31:09C'est sérieux
31:11et je vois
31:12et je vois
31:13Anna Navarro
31:13qui opine du chef
31:17parce que vous êtes venu
31:18avec votre cahier à spirale
31:20vos stylo
31:21en entrant dans ce studio
31:23en me disant
31:23moi j'écris tout à la main
31:25parce que comme ça
31:26je m'en souviens
31:26Et John aussi
31:27Oui
31:28Je suis revenue
31:30parce qu'il y a
31:30une mémorisation
31:31qui se fait
31:32qui est beaucoup plus rapide
31:33mais aussi
31:34une réflexion
31:35qui se fait
31:35pendant qu'on écrit
31:36plus lentement
31:37des questions
31:37qui surgissent
31:38peut-être parfois
31:40une contradiction
31:41alors que vous tapez
31:42Je suis très mauvais
31:44à taper à la machine
31:45donc finalement
31:45c'est plus lentement
31:46que
31:47Mais c'est
31:48et puis
31:49le geste
31:50la main
31:51Vous savez
31:51dans la philosophie orientale
31:53il y a beaucoup
31:53notamment dans les arts
31:55plastiques orientaux
31:56il y a beaucoup
31:57la notion du geste
31:58de la main
31:59de la calligraphie
32:00le trait unique
32:01et la main
32:02et le cerveau
32:02et la spiritualité
32:04Alors on ne va pas
32:05aussi loin chez nous
32:06mais quand même
32:06c'est vrai
32:07que ce temps
32:08de l'écriture
32:09alors que moi
32:09j'écris avec des pattes mouches
32:10mais bon
32:11ce temps de l'écriture
32:12est extrêmement utile
32:14Bon moi j'imagine aussi
32:15quand même
32:16une génération
32:16aujourd'hui
32:17qui nous écoute
32:17et qui doit se dire
32:19mais c'est quoi
32:19ce ramassis
32:20de vieux schnock
32:21et alors
32:23ils sont en train
32:24d'envoyer
32:24des...
32:25qui écrivent
32:26avec leur pouce
32:27Ils peuvent s'inspirer
32:28de Zinedine Zidane
32:30Ah bon ?
32:30Oui
32:30parce qu'il écrit
32:32des notes manuscrites
32:34à sa femme
32:35à sa tendre épouse
32:36Alors
32:36et un mot d'amour
32:37évidemment
32:38ça doit être écrit
32:39à la main
32:39parce qu'un mot d'amour
32:40qui sort
32:42sur une imprimante
32:43effectivement
32:44je dois dire
32:44que ça manque
32:45un petit peu de charme
32:46C'est pas ce que vous en pensez
32:47Ça dépend du contenu
32:48Ah mais vous en avez reçu
32:49Vous dites ça
32:50parce que vous en avez reçu
32:51L'autre sujet
32:55Non mais
32:56tout ça pour dire
32:56que c'est vrai
32:57que nous
32:58autour de ces tables
32:59nous sommes tous
32:59d'une très belle génération
33:01bien sûr
33:02c'était
33:03moi j'étais dans
33:03un lycée français
33:04à Istanbul
33:05en Turquie
33:05où il y avait
33:07juste deux papeteries
33:08où on pouvait acheter
33:09les cahiers
33:10Clairefontaine
33:12où je me rappelle plus
33:13avec des carrés
33:15et des lignes
33:16il fallait des stylos
33:17à plumes
33:17avec l'encre
33:18etc
33:18donc c'est vrai
33:19qu'il y a aussi
33:20une connexion
33:20de presque à l'enfance
33:22nostalgique
33:24mais ceci dit
33:25ayant des enfants
33:26j'en ai pas
33:27mais des élèves
33:28qui sont comme mes enfants
33:29en un sens
33:29à l'université
33:31à Sciences Po
33:31c'est vrai que
33:32mes étudiants américains
33:34et anglais
33:35viennent très souvent
33:36avec leur ordinateur
33:37leur iPad
33:38leur iPad
33:38sur lequel ils peuvent
33:39écrire avec des stylos
33:40mais c'est vrai
33:41que mes étudiants
33:42que j'ai remarqué
33:43européens
33:43ont tendance
33:45à venir avec des stylos
33:46et avec des cahiers
33:47toujours
33:47et ça
33:47ce sont des élèves
33:48qui ont entre 21
33:49et 25 ans
33:50donc l'espoir
33:51est toujours là
33:52moi je suis pas
33:54d'accord
33:54je pense
33:55je suis pas d'accord
33:56avec Anna
33:57parce que moi
33:57quand j'écris
33:58je trouve ça extrêmement
33:59difficile
34:00d'écrire avec un stylo
34:01justement
34:02parce que
34:04j'ai
34:04l'idée
34:06que je
34:07que je vais pas
34:08pouvoir corriger
34:09que je vais pas
34:10pouvoir refaire
34:11il y a une phrase
34:14que j'adore
34:15d'un ancien
34:17journaliste
34:18du New York Times
34:19qui s'appelait
34:20David Carr
34:20qui est génial
34:22qui c'était
34:23lui en anglais
34:24c'était
34:24keep typing
34:25until it turns
34:26into writing
34:27ça veut dire
34:28continue à taper
34:30jusqu'à ce que
34:31ça devienne
34:32de l'écriture
34:33et moi c'est ça
34:34j'arrive pas
34:35moi je tape
34:36je corrige
34:37je revois
34:37c'est comme ça
34:39que ça marche pour moi
34:40et l'écriture
34:41avec le stylo
34:42comme il faut que ça
34:43chaque mot soit
34:44le bon
34:45on peut pas vraiment
34:46corriger
34:46pour prendre des notes
34:48c'est autre chose
34:49en tout cas
34:51j'ai bien compris
34:52qu'autour de cette table
34:53le stylo
34:54régnait encore
34:55en mètres
34:56le stylo
34:56le crayon
34:57je vous remercie beaucoup
34:58Anna Navarro
34:59John Henley
35:00Vibke Knuprachlin
35:01et Aize Gould
35:02certes
35:03alors Eric Silvestro
35:04vous avez votre cahier
35:06à spirale
35:06le stylo
35:09le cahier
35:10les stabilos
35:11à l'ancienne
35:11c'est bien mieux
35:12pour moi
35:12il n'y a aucune perte
35:13tout est là
35:14et puis comme ça
35:15effectivement
35:15normalement
35:16ça monte mieux au cerveau
35:17on nous a expliqué
35:18apparemment
35:18on m'a dit
35:18il faut absolument
35:19que tu fasses comme ça
35:19sinon tu n'y arriveras pas
35:20j'espère que ça va
35:21ça va jouer
35:24pour la soirée foot
35:24parce qu'on va avoir
35:26une belle soirée
35:27au CRPSG
35:27c'est le programme
35:28exactement ça
35:29avec un match à 20 heures
35:29figurez-vous
35:30c'est nouveau
35:30c'est dans une minute
35:31surtout
35:31RTL
35:36c'est dans une minute
35:36c'est dans une minute
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