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  • 2 hours ago
Transcript
00:00RFI et France 24 présente
00:03Hello la famille, bienvenue dans Les Gendres Urbaines, l'émission faite par nous pour tous de RFI et France 24.
00:08Si je devais décrire notre invité du jour en une citation, je dirais
00:11« Les grands artistes ne suivent pas l'air du temps, ils le renouvellent ».
00:16Quelle joie de recevoir aujourd'hui cet auteur, rappeur et chanteur
00:20qui a compris depuis fort longtemps que le talent c'est d'oser être neuf dans un monde qui préfère le déjà vu.
00:26Sa direction artistique à lui est plus que…
00:29Savant mélange de diverses influences, il a avant tout ce…
00:34Côté hip-hop selon la vraie vie, pas selon les critères de TikTok
00:37Ouais, ces critères à lui se situent tantôt…
00:40Tantôt du côté de Paris, 15 ballards, ouais, clairement son…
00:45Inspiration sort de la zone
00:47Ouais, mais il lui en a fallu du temps avant d'atteindre…
00:51Pour devenir…
00:55Conséquence, course de fond pour celui qui a…
01:01Parisien, non, pas simple de percer…
01:06Plus belle ville du monde
01:07Alors…
01:08Laisse-moi te dire les choses, autant que ça règle…
01:10Bravo pour les travaux, vraiment, vraiment.
01:13Et il a eu raison de penser…
01:14Il nous fait l'honneur de sa présence dans les studios de « Légendes urbaines » à l'occasion de la sortie de son nouveau projet « Outsider Partie 2 » et la story, messieurs-dames, juste pour vous, AMK.
01:37Coup de ça !
02:07AMK dans les studios de « Légendes urbaines », AMK, bienvenue chez moi !
02:14Ça va ou quoi ?
02:15Ça va et toi ?
02:15Ben ouais, plaisir de te recevoir.
02:17Vraiment, plaisir partagé, ça tue.
02:19On va revenir à tes débuts, tu connais le rituel.
02:21Bien sûr.
02:21Tu es né à Paris, dans le 14ème.
02:24Dans le 14ème.
02:25Vraiment la seule…
02:27Ouais, ouais, ouais.
02:27C'est 14, c'est pas 15, mais t'as grandi dans le 15.
02:30Le quartier Ballard.
02:32C'est ça, ouais.
02:32Qui est un quartier un peu particulier, parce que tu sais, on est sur RFI France 24, on parle au monde entier.
02:38Il y a Paris et Paris, et le 15 n'a rien Ă  voir avec le 18, le 11 n'a rien Ă  voir avec le 16.
02:44Et c'est étrange, parce que le 15, c'est à la fois un endroit très calme, dans lequel tu as des endroits très agités aussi.
02:53Ça peut être à la fois très bourgeois et très précaire, en fait.
02:56Et c'est un mélange de plein de choses.
03:00Ballard, les gens ne connaissent pas très très bien.
03:01Est-ce que tu pourrais nous décrire un peu, parce que tu en parles beaucoup d'ailleurs dans tes chansons, dans tes textes ?
03:06Le quartier Ballard, que dire ?
03:10Je pense qu'Ă  chaque fois, en tout cas, que je vois des gens parler de leur quartier,
03:15ils ont toujours ce rapport qu'ils disent entre la pauvreté et la richesse.
03:18Certains qui habitent en banlieue, certains qui habitent dans des banlieues très lointaines, très éloignées,
03:22où ils n'ont pas trop cette proximité.
03:25Certains qui habitent dans des banlieues proches, où ils ont un peu plus cette proximité.
03:28Certains qui habitent Ă  Paris, mais par exemple dans le Nord, oĂą c'est peut-ĂŞtre un peu plus clivant,
03:33peut-être un peu plus, on va dire, mélangé à certains endroits, etc.
03:37Dans le 18e, tu vois le prix du mètre carré, maintenant c'est une petite banlieue.
03:40Mais le 15e, je pense que c'est l'endroit oĂą tu as le plus vraiment ce rapport.
03:44Quand on est posé à la fontaine, on voit des chefs d'entreprise passer avec des Rolex toutes les 5 minutes.
03:49Et toi aussi, tu es le fruit d'un métissage, puisque tu es métisse, camerounais par ton papa,
03:55qui vient de Douala, qui est journaliste, et par ta maman, capverdienne,
03:59mais capverdienne d'une famille qui a grandi au Sénégal et vécu au Sénégal.
04:03Un mélange de fous.
04:04Donc tu as toute la famille lĂ -bas.
04:07Et ta maman, elle, est française, elle a grandi dans le 18e.
04:11Donc toi-même, tu es le fruit d'un mélange de l'espace.
04:15De fous, de fous. Ma mère, elle était dans le 18e, mon père, elle était au bled.
04:20VoilĂ , moi, comme je dis, je suis capverdien, camerounais dans le sang,
04:23et je suis Sénégalais de cœur.
04:24Parce qu'en plus, on y reviendra peut-être, mais j'ai vécu là-bas, tout ça et tout.
04:28Qu'est-ce que tu as pris de toutes ces cultures, en fait ?
04:31Quelles sont les principales valeurs que tu as prises ?
04:33Les principales valeurs ?
04:35Les camerounais très rigoureux.
04:38Très rigoureux, très droits, très studieux, très déterminés, tu vois.
04:43Les capverdiens, très en légèreté, très famille aussi, tu vois.
04:48Moi, chez ma grand-mère, depuis que je suis tout petit,
04:50il y a énormément de tontes, énormément de tantes, énormément d'oncles qui viennent à chaque fois et tout.
04:55Donc ouais, le côté très famille.
04:57Et puis, comme je suis issu de la communauté capverdienne du Sénégal,
05:00le Sénégal, la joie de vivre un peu.
05:02Ouais, c'est ça, tu vois. J'ai pris un peu de tout ça.
05:04Il y a une personne qui voulait te passer juste un tout petit message avant de commencer l'émission, tu vois.
05:08Bien sûr.
05:08En fait, comme un porte-bonheur pour le début de l'émission.
05:13Joachim, je suis fier de toi, de ce que tu fais.
05:18Que Dieu te protège avec ta famille.
05:22Que tu continues Ă  travailler comme tu fais.
05:26Dans la joie, dans la paix, dans la grâce du Seigneur.
05:31Que le Seigneur te protège avec toute ta famille.
05:35Gros bisous, gros bisous et continue Ă  faire ce que tu fais.
05:41Mamie, qui t'embrasse, je t'embrasse mille fois et que Dieu te protège.
05:48Amen.
05:49Amen.
05:50Toujours.
05:52Vous êtes allé chercher loin, putain.
05:54Ah ouais, vous ĂŞtes chaud.
05:56Non, mais les bénédictions de...
05:57La doyenne.
05:58La doyenne, c'est magnifique, tu vois, d'avoir sa protection.
06:02Elle écoute ta musique, elle te suit, elle voit ce que tu fais.
06:04Elle voit deux, trois trucs.
06:06Ă€ chaque fois, elle me disait, c'est quoi, c'est quand, les concerts, les trucs.
06:09Vraiment, elle, elle cherchait des trucs concrets, tu vois.
06:11Et lĂ , maintenant, elle voit, elle a vu des salles remplies, elle voit...
06:14Elle doit être hyper fière.
06:15Quand je garde la bonne voiture en bas de chez elle, tout ça, tu vois, elle est fière et tout.
06:18Donc, ouais, elle est super, super fière.
06:20Et puis, elle, c'est vraiment la doyenne pour le coup, tu vois.
06:22VoilĂ , chef de famille, mĂŞme au Bled et tout.
06:24Même au Sénégal.
06:26Donc, c'est la plus ancienne, c'est la plus connue.
06:29C'est nous, on est les petits-fils.
06:30Donc, dès qu'on arrive, attention, il y a les petits-fils d'eux, tu vois.
06:33Bien sûr.
06:34Donc, ouais.
06:35Être élevé par des femmes, principalement.
06:38Ouais.
06:38Ça change la donne quand on est un homme, finalement.
06:41Beaucoup, ouais.
06:41Beaucoup, ça apporte une autre vision de la vie, une autre sensibilité aussi.
06:46Une autre considération aussi envers les femmes.
06:48Les femmes, ça a toujours été, entre guillemets, un pilier central, moi, de ma vie.
06:51Tu vois, j'ai été élevé par une mère seule.
06:54Ma grand-mère qui est là, mes tantes, etc.
06:56Donc, ouais, ça apporte une autre vision de la vie.
06:59Il y a peut-ĂŞtre des choses que tu comprends peut-ĂŞtre plus tĂ´t.
07:02Certaines, parfois, que tu comprends aussi plus tard, tu vois.
07:04Mais, en tout cas, c'est un prisme par lequel tu vois la vie qui est super enrichissant.
07:09Tu as été aussi animateur en Maison de Quartier.
07:12Ouais.
07:13Je fais un coucou aussi à la bonne équipe.
07:15Yes, I.
07:16VoilĂ .
07:16Qui sont des gens importants pour toi.
07:19C'est une association de des amis et qui aident les jeunes en difficulté, principalement.
07:25Yes.
07:27Quand on est jeune et qu'on décide d'être éducateur, c'était pas ton métier.
07:30Tu le faisais en plus, tu vois.
07:32C'est quand même un engagement et c'est symbolique d'un état d'esprit.
07:36C'est ça.
07:37Bah, c'est symbolique d'un état d'esprit.
07:39Et moi, surtout, t'en as parlé tout à l'heure, c'était surtout un état d'esprit de transmission.
07:43Nous, on était dans un centre où chacun avait son histoire personnelle.
07:46Chacun avait, entre guillemets, ses problèmes de famille et tout.
07:49Et on a pas mal de grands qui nous ont servi de grands frères, qui nous ont servi de modèle de substitution, parfois et tout.
07:56Et donc, c'était obligatoire, au moins même ne serait-ce qu'un an, quelque part, de transmettre un peu ce que les grands, ils nous ont transmis avant.
08:03Donc, ouais, c'était...
08:04Je l'ai même pas fait parce que mon frère, lui, il a duré plus longtemps dans ça.
08:08Mais moi, je savais que, en fait, tout ce qu'on m'a donné, il fallait que je le rende à un moment.
08:12Et je suis encore, je passe encore au centre.
08:14Tu me parles de la bonne équipe, mais il y a aussi le patronage de la JAV.
08:16J'y passe encore tous les jours, c'est encore chez moi.
08:19Et voilà, quoi, c'était un peu ça.
08:21C'était ça.
08:22Tu pars souvent en vacances au Sénégal, tu l'as vécu aussi un peu.
08:25Est-ce que, sans faire le chapitre qui serait bien trop manichéen, que de dire que l'Afrique, c'est pauvre, etc.
08:34Alors que c'est pas forcément le cas, et pas partout, et on peut pas faire de généralité.
08:38Mais il n'empêche qu'au Sénégal, tu peux te retrouver face aux talibés, aux enfants de la rue, par exemple.
08:43Face à certaines réalités qui sont encore plus violentes que celles qu'on peut vivre en Occident.
08:49En quoi ça t'a conditionné ?
08:51Ça m'a déjà fait me rendre compte de la chance que j'avais.
08:54On a beaucoup tendance Ă  se plaindre ici.
08:56Quand on est ici, on se plaint parfois de notre condition.
08:59On se plaint de plein de choses, de plein de petits trucs.
09:01Et quand on arrive au Sénégal, et qu'on voit toutes les réalités à laquelle les gens sont confrontés au quotidien,
09:07je pense qu'on prend une grande leçon d'humilité aussi.
09:09Tu parlais des talibés tout à l'heure, mais il y avait plein de trucs.
09:13Il y avait des gens malades qui n'avaient pas forcément les soins,
09:16qui ne pouvaient pas forcément bénéficier des meilleurs soins.
09:18Il y avait plein de choses.
09:20Donc oui, c'était des situations qui étaient difficiles.
09:22Et je pense que tu prends une bonne leçon d'humilité.
09:25Finalement, tu as eu ton bac.
09:27Yes.
09:28STMG.
09:30C'est quoi exactement STMG ?
09:32Je crois que je me rappelle.
09:32C'est la section technologique, management et gestion, je crois.
09:35Un truc comme ça.
09:36Oui, certainement.
09:36Oui, c'est ça.
09:36Je n'ai pas vraiment trouvé parce qu'en fait, je crois que c'est un terme qui n'existe plus.
09:41Ah ouais ?
09:41Oui, je ne crois pas.
09:42Je ne sais pas.
09:42Ça ne me rajeunit pas.
09:43Peut-ĂŞtre que tu as dit des bĂŞtises.
09:44Ça ne me rajeunit vraiment pas.
09:45Tu as fait un début de BTS, mais bon, ce n'était pas ton truc.
09:49Oui, ce n'était pas ton truc.
09:49Et du coup, tu as enchaîné plein, plein, plein de petits tafs, mais pas des moindres.
09:53Et c'est important de le dire parce que c'est vrai que dans la musique, on va te voir en mode beau gosse, bling, etc.
10:00Mais ça n'arrive pas comme ça du jour au lendemain.
10:02Et par hasard, tu portais des cartons dans des usines, tu étais caissier à Monoprix, livraire de courses alimentaires.
10:10Et je crois que c'est ça qui t'a traumatisé le plus parce que c'était une folie d'avoir porté les packs d'eau, les trucs, les colis.
10:17Ils lancent sur des mi-étages sans ascenseur.
10:22Parle-nous justement de cette époque-là, parce que ce n'est pas anodin et ce n'est pas insipide.
10:26Bah tous les gens de ma génération dans le quartier, ils étaient passés par là.
10:30Je pense que c'est la période formatrice, la livraison.
10:33LĂ , tu as un autre regard sur la vie, tu vois.
10:35Un autre regard sur la vie, un autre regard sur le travail.
10:38Moi, par exemple, je vois le monde de la musique et je vois plein de gens, par exemple, qui s'offusquent un peu du monde de la musique qui peut paraître difficile, etc.
10:46Et moi, je connais le monde du travail.
10:48Je connais les difficultés aussi du monde du travail.
10:50Mais ouais, ouais, Star Service, c'était période difficile, période super charbon.
10:58Ça n'a pas duré longtemps.
10:58Moi, j'ai fait plein de petits boulots en fait.
11:00J'ai fait plein de petits boulots qui n'ont jamais duré longtemps.
11:02Peut-être problème de rigueur, je n'en sais rien.
11:04Mais en tout cas, ça donne un sens des réalités.
11:07Un sens des réalités.
11:08Donc quand tu arrives dans un milieu comme la musique oĂą c'est beaucoup de show, beaucoup de trucs,
11:12ça te permet peut-être de garder un peu plus les pieds sur terre que d'autres.
11:16Sur ta route, tu as quand même rencontré plein de gens qui très vite ont eu confiance en toi, ont cru en toi
11:21et ont toujours su que quelque part, tu allais devenir une resta en fait, et notamment ce monsieur.
11:28Bro, comment tu es lĂ , tu es Ă  la pĂŞche ?
11:31Déjà, je suis super content de faire cette vidéo parce que ça veut dire que là, tu es avec des journalistes de qualité.
11:37Déjà, le fait que tu sois sur les jambes urbaines, ça veut dire que tu as accompli quelque chose déjà.
11:42Ça veut dire que tu as déjà passé un step.
11:44Donc déjà, par rapport à ça, bravo et gros bisous à Juliette.
11:47Et si j'ai une question Ă  te poser, tout simplement, c'est...
11:50Question, je pense que tout le monde se pose, tout le monde se pose.
11:54Qu'est-ce que tu dirais Ă  la MK de Studio Ava Studio aujourd'hui pour avancer ?
12:00Qu'est-ce que tu lui dirais aujourd'hui ?
12:02Joss, le grand Joss.
12:04Joss, Joss, Joss.
12:05Grand producteur, grand manager, grand découvreur de talent.
12:09Tu vois ?
12:10Il a travaillé avec tellement de gens, avec Dajou notamment, Franck Vich, aujourd'hui, course de fond, de fou malade.
12:15De fou, de fou.
12:16Il a développé plein, plein d'artistes.
12:17Et je sais que fut un temps que vous avez travaillé ensemble.
12:19Et lui, depuis longtemps, il te regarde et il essaie mĂŞme de contribuer pour te donner de la force.
12:25Merci, Joss, on est ensemble.
12:26Merci Ă  toi, le Joss.
12:27Le big.
12:28Franchement, ouais, qu'est-ce que je dirais ?
12:30Je dirais, bah, à cette époque-là, on se côtoie à Ava Studio, à Romainville, là, dans le 93.
12:35Et je fais...
12:36C'est pas mes débuts dans le studio, mais c'est juste avant que je lance mon premier projet, etc.
12:41Donc, il me donne des petits conseils au studio, deux, trois petits trucs et tout.
12:44Deux, trois petits chips.
12:45Et, bah, justement, ça m'a fait plaisir, justement, de le recontacter et de le revoir après toutes ces années et tout.
12:51Et je sais que ça lui a fait super plaisir.
12:53Et surtout que c'est un mec qui vient de cette école-là aussi, tu vois, du charbon et tout.
12:56Donc, qu'est-ce que je dirais ?
12:58Bah, c'est la période où on fait 15 volumes 1.
13:00Je lui dirais, continue, t'as un diamant, lĂ .
13:01Je lui dirais ça à l'ancien MK.
13:03Je lui dirais, continue, t'as un diamant, lĂ .
13:04LĂ , t'as un diamant, lĂ , tout de suite, lĂ .
13:06Parce que c'était à cette période, justement, où on enregistrait ce projet avec un titre qui est aujourd'hui ciné de diamant, tu vois.
13:10Donc, je lui dirais ça, ouais.
13:1215, c'est vrai.
13:1315.
13:14Non, la 15, la 15, pour le coup, 15.
13:15Le projet, il s'appelait 15, ouais.
13:16Pour le coup, 15, ouais.
13:17Et continue, t'as un diamant.
13:19Yes.
13:19Merci, Joss.
13:20Merci, encore une fois.
13:21Merci, le big.
13:22Tu es un homme marié.
13:24Tu as une petite fille dont on va parler, d'ailleurs, de suite, parce que tu deviens papa de la petite Ella.
13:32C'est ça.
13:33Et Ella, en fait, c'est donc pour la chanson Ella de France Gall, écrite par Michel Berger, mais en hommage à Ella Fitzgerald.
13:39Moi aussi.
13:40Tu vois ?
13:41Ça fait quoi ? Ça change quoi dans la vie d'un homme, justement ? Parce qu'il y a la musique, mais dans ce coup, bah voilà.
13:47Là, ça y est, tu es père de famille.
13:49C'est autre chose, quoi.
13:50Ça te met dans une autre dimension.
13:52Bah, jusqu'Ă  ce qu'elle arrive, je pensais avoir des raisons vraiment solides de me battre, de me lever, de faire les choses que je faisais.
14:01Nous, comme je t'ai dit, on vient d'un charbon vraiment terter, on peut dire, vraiment intense, tu vois.
14:07Et lĂ , t'as une raison vraiment factuelle.
14:11Une raison qui parle, une raison qui bouge, une raison qui pleure, une raison qui crie quand elle a faim.
14:15Faut ramener Ă  manger Ă  la maison.
14:17Faut ĂŞtre efficace.
14:18Faut ĂŞtre efficace, vraiment.
14:19Et ça donne, ça donne, ça donne, bah, pour certains, en fait, soit c'est un poids sur les épaules, peut-être pour certains lourd à porter, soit c'est une motivation de tous les jours.
14:27Et moi, je m'efforce à toujours considérer ça comme une motivation de tous les jours.
14:31Et ça change, ça change tout, en fait, ça change tout.
14:34Je sais que dès que je passe le seuil de la maison, je pars en guerre, en fait, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps en guerre.
14:40Pour elle, je pense.
14:42Bah, tu pars en guerre avec un nouveau projet, Outsider, partie 2, et la stories.
14:47Et la story, ouais, stories.
14:48Un magnifique projet.
14:50T'es extrêmement éclectique, tout en réussissant à avoir une vraie direction artistique.
14:55On t'entend chanter à la D'Angelo, je veux qu'on parle de ça.
14:59Enfin, t'avais fait des lives, déjà acoustiques, etc.
15:02Mais lĂ , vrai chanteur, en fait.
15:04Ouais, on chante, hein.
15:04Non, mais assumé.
15:06On chante un peu, ouais, bien sûr.
15:07Non, non, pas un peu, j'ai dit D'Angelo, j'ai pas dit que tu chantonnais.
15:09On chante, on chante, on pousse la chansonnette et tout.
15:11Non, mais parce que là, ça y est, tu pousses le truc, quoi, tu l'assumes, en fait.
15:14J'ose plus, ouais, j'ose plus, j'ose plus.
15:16C'est une décorde à mon art que j'avais, donc j'essaye de la pousser.
15:20J'ai vu que ça plaisait, déjà, par quelques petits titres, à droite, à gauche, qui sortaient.
15:24Et donc, de plus en plus, je prends confiance en moi, tu vois.
15:27Peut-être que je vais breaker, peut-être, après, on sait pas, tu vois.
15:30Peut-ĂŞtre tu vas faire du heavy metal, qui sait ?
15:32Peut-être, on va s'y séparer, plein de trucs.
15:34Outsider Party 2 et la Stories, disponible le 6 février 2026.
15:412026, pas 2027, 2026.
15:442026, c'est lĂ  mĂŞme.
15:45C'est lĂ .
15:46Il y a un autre objet d'étude que t'aimes bien, et qui te fascine, c'est les oiseaux.
15:50Ouais, de ouf.
15:51Et lĂ , maintenant que tu me poses la question, je me rappelle mĂŞme plus comment c'est venu.
15:55Mais je sais que, en fait, je pense que c'est ça.
15:58Je trouvais ça, les aigles, les trucs comme ça, je trouvais ça majestueux et tout.
16:02Et moi, quand j'étais petit, surtout, quand je me passionnais pour un truc, c'était tout de suite très intense.
16:08J'essayais vraiment de me documenter, de tout connaître, de tout savoir, de tout comprendre et tout.
16:12Et ouais, les oiseaux de proie et tout, j'avais vu des... Je crois que j'étais allé un truc comme au Puy du Fou, un truc comme ça et tout, et j'avais vu.
16:18Et ça m'avait fait kiffer.
16:19On a un rituel avant de se quitter pour clôturer l'émission, qui consiste à passer un message universel aux centaines de millions de personnes qui nous suivent sur tous les continents.
16:28Ce serait quoi le message que tu aurais envie de passer ?
16:30Battez-vous pour ceux que vous aimez, croyez en vous, ne lâchez rien, et surtout, on meurt demain. Donc allez-y à fond.
16:38Et c'est ici et maintenant, t'as vu ? Comme tu dis, comme on meurt demain, bah voilĂ .
16:42Et j'en place une pour notre ami Calbo, que la terre te soit légère, Calbo d'Arsenic, qui nous a quittés.
16:49Le 4 janvier dernier. VoilĂ .
16:53Aimons-nous vivants aussi.
16:54Aimons-nous vivants.
16:55Important.
16:55Très important.
16:56La famille, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, mĂŞme heure, mĂŞme endroit.
17:00En attendant, allez cliquer, cliquer, liker, commenter, que du love, hein, sur la chaîne YouTube de Légendes Urbaines, pour la version longue, avec monsieur AMK.
17:09Ă€ fond.
17:10Et puis comme à l'habitude, paix, amour, lumière, sur vous, one love, one love AMK.
17:16Gros bisous Ă  tous.
17:17Gros bisous Ă  toi.
17:18Merci papa, j'ai vu.
17:18C'est un régal.
17:20C'est un régal.
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