- il y a 5 mois
Avec Ariane Calvo, psychologue et autrice de plusieurs ouvrages dont « L’Autonomie émotionnelle ».
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##BRIGITTE_LAHAIE-2026-01-23##
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00:00:00Bonjour à tous, nous sommes ensemble durant ces deux heures sur Sud Radio.
00:00:08Ne faudrait-il pas, pour rencontrer le grand amour, l'amour de sa vie,
00:00:13avoir su se créer une autonomie émotionnelle ?
00:00:16Alors si je parle d'autonomie émotionnelle, c'est parce que c'est le titre de l'excellent livre
00:00:22de mon invitée Ariane Calvo qui est avec nous.
00:00:25Et dans ce livre, on comprend bien qu'à la sortie de l'enfance,
00:00:27il y a un petit peu de boulot pour se sentir bien.
00:00:31Et nos premières rencontres sont souvent dictées par nos blessures, nos failles, nos besoins.
00:00:35Et on attend en tout, peut-être beaucoup trop, de notre partenaire
00:00:40qui évidemment non seulement ne peut pas tout nous apporter, tout ce qu'on voudrait,
00:00:45mais qui lui aussi vient avec ses valises d'émotions qui ne sont pas encore comprises.
00:00:48Alors il est évident que lorsqu'on a une blessure d'abandon, on a plus peur d'être quitté
00:00:53que lorsqu'on a une belle confiance en soi et en l'amour que nos parents nous ont offert.
00:00:59Alors durant notre enfance, on emmagasine, si je puis dire, des blessures.
00:01:05Et on va aller en parler de ces blessures, on va parler de nos attentes amoureuses
00:01:09grâce aux témoignages que vous allez nous offrir.
00:01:12Et bien on va décrypter tout ça.
00:01:14En deuxième heure, on recevra Chris Constantini.
00:01:17Et dans son livre, on découvre le mystère de l'ADN.
00:01:21Il nous racontera ça également.
00:01:22Alors ne perdez pas une minute de plus, vous nous appelez au 0 826 300 300
00:01:27ou vous nous envoyez un SMS au 7 20 18.
00:01:32Merci Ariane Calvaux d'être avec nous.
00:01:35Vous êtes psychologue clinicienne et vous avez écrit notamment
00:01:38L'autonomie émotionnelle.
00:01:40C'est d'ailleurs grâce à ce livre qu'on s'était rencontré.
00:01:42Un livre que j'ai beaucoup apprécié et dans lequel vous expliquez
00:01:46à quel point il faut comprendre, comprendre ce qu'on ressent
00:01:51et puis être un peu plus autonome et ne pas tout attendre de l'univers.
00:01:57De l'autre et des autres, oui.
00:01:59Bonjour Brigitte.
00:02:00Merci de m'avoir invitée.
00:02:01J'aime toujours venir ici parler de ce livre et de toutes les thématiques
00:02:06que nous proposent les auditeurs.
00:02:07C'est toujours très très très très riche.
00:02:09Et ce que je voudrais dire c'est que c'est vrai, vous l'avez dit très bien,
00:02:13on rencontre nos premières rencontres, nos premières rencontres amoureuses,
00:02:17nos premières histoires, elles sont teintées de nos blessures.
00:02:21Ce n'est pas pour autant qu'il faut attendre d'être toute soignée
00:02:24ou tout soignée pour rencontrer.
00:02:26C'est un discours que j'entends beaucoup dans le développement personnel aujourd'hui.
00:02:29Oui, vous avez raison, j'en pense.
00:02:31Il faudrait être complètement régulée.
00:02:34J'ai plus, et d'ailleurs c'est étonnant parce que j'ai plus d'auditrices
00:02:38qui vont me dire ça que d'hommes.
00:02:41Ah oui.
00:02:41Et comme si les femmes aujourd'hui pensaient qu'il faut d'abord se suffire à soi-même
00:02:46pour pouvoir rencontrer l'autre.
00:02:48Absolument.
00:02:49Elles en sont convaincues.
00:02:50C'est dommage parce que...
00:02:51Et par ailleurs il suffit d'ouvrir Instagram pour voir cette phrase à longueur de fil.
00:02:56C'est effrayant, c'est une espèce de discours prôné partout.
00:03:00Je ne suis pas du tout d'accord.
00:03:01Il faut travailler sur soi.
00:03:02Bien sûr, mais la rencontre amoureuse, l'histoire d'amour,
00:03:07c'est aussi une manière de travailler sur soi, de grandir, d'avancer.
00:03:11Alors ça fait un peu souffrir, oui.
00:03:13Ça nous révèle beaucoup de choses sur nous-mêmes déjà,
00:03:16qu'on ne pourrait pas trouver toute seule.
00:03:18Et qu'on trouve parfois même mieux qu'en thérapie je trouve.
00:03:20Absolument.
00:03:21Parce que ça réveille des choses très fortes et très anciennes.
00:03:25Donc oui, déjà c'est un excellent révélateur.
00:03:27Il n'y a que ceux qui nous aiment qui peuvent nous blesser
00:03:29et que ceux qu'on aime, pardon, qui peuvent nous blesser.
00:03:31Les deux en fait.
00:03:32Oui, les deux.
00:03:33Et puis c'est surtout une super motivation pour se soigner et pour aller mieux.
00:03:41Et pour pouvoir mieux profiter de cette belle relation qu'on a trouvée.
00:03:44et pour ne pas blesser une personne qu'on aime avec nos blessures à nous et nos réflexes archaïques.
00:03:52Donc en fait, non, moi je dirais plutôt aimer pour mieux se soigner.
00:03:57J'aime bien cette formule et je pense qu'on va l'apprendre durant ces deux heures.
00:04:02Alors ce qu'il faut bien comprendre, et je crois que vous êtes d'accord avec ça,
00:04:04c'est que ce n'est jamais par hasard qu'on rencontre telle ou telle personne.
00:04:08Enfin en tout cas, que telle ou telle personne nous intéresse.
00:04:10Parce que bien sûr qu'on rencontre des tas de gens par hasard.
00:04:13Mais quand on arrive à accrocher avec quelqu'un, ce n'est pas par hasard.
00:04:17La connexion, non, elle n'est jamais par hasard.
00:04:20Et des deux côtés d'ailleurs.
00:04:21On se rend compte que souvent on réveille les traumas l'un de l'autre.
00:04:25Surtout quand on n'a pas beaucoup travaillé sur soi.
00:04:28En fait, ce qui change quand on n'a pas beaucoup travaillé sur soi,
00:04:30c'est qu'on en est peu conscient.
00:04:31Alors qu'on se voit beaucoup plus faire quand on se connaît mieux.
00:04:35Ce qui est évident, mais c'est toujours bien de le rappeler.
00:04:38Et donc les choses se passent avec moins d'inconscient.
00:04:42Et donc plus de maîtrise, plus de régulation, plus de bienveillance.
00:04:46Et peuvent mieux se passer.
00:04:49Alors le danger, c'est là où il faut vraiment à ce moment-là peut-être aller voir un thérapeute.
00:04:54C'est lorsqu'on répète les mêmes rencontres qui nous font souffrir, qui nous font du mal.
00:04:59Là, il faut vraiment aller comprendre qu'est-ce qui se joue dans ces rencontres
00:05:03qu'on répète à nouveau tout le temps.
00:05:05Exactement.
00:05:06Ça, c'est déjà la première chose qu'on peut dire.
00:05:07Quand quelque chose nous fait mal, quand une relation nous fait mal,
00:05:10quand une situation nous fait mal,
00:05:12c'est qu'on l'a déjà rencontré de façon symbolique ou identique dans l'enfance.
00:05:16la plupart du temps.
00:05:17Donc effectivement, si à la première blessure de ce type-là,
00:05:21on n'est pas allé chercher dans notre histoire,
00:05:23mais qu'on se contente d'accuser l'autre de nous faire mal,
00:05:26d'abord, ce n'est pas autonome.
00:05:28Donc c'est le contraire de ce que je prône.
00:05:30Et puis surtout, on est condamné à répéter.
00:05:32On ne va rien réparer.
00:05:33On recommencera la même chose.
00:05:34puisque notre inconscient nous aide quand même à nous emmener
00:05:38là où on peut réparer quelque chose en nous.
00:05:40C'est ça.
00:05:41Et alors après, il faut aussi comprendre...
00:05:44Alors il y a cinq blessures principales dont on parle souvent dans cette émission,
00:05:47vous connaissez par cœur.
00:05:48Je sais que quand je les cite, j'en oublie toujours une.
00:05:51Vous allez m'aider.
00:05:52Donc abandon, rejet, trahison, injustice...
00:05:56Humiliation.
00:05:57Humiliation.
00:05:57Donc on y est.
00:05:59Mais ce qu'il faut bien comprendre,
00:06:00c'est que chaque blessure va pouvoir donner un comportement et son inverse.
00:06:05Oui.
00:06:05Par exemple, la blessure d'abandon,
00:06:07soit on va être très dépendant amoureux,
00:06:09soit on va être très indépendant.
00:06:11C'est-à-dire que...
00:06:11Parce qu'on ne veut pas être abandonné,
00:06:14on ne se met avec personne.
00:06:16Comme ça, on ne risque rien.
00:06:17On n'accepte ni aide, ni soutien, ni engagement.
00:06:20Je n'ai besoin de personne.
00:06:22Et surtout, je ne veux avoir besoin de personne.
00:06:25Donc oui, ça donne effectivement les deux bouts du spectre.
00:06:30Et si on va...
00:06:31Parce qu'on peut aller sur la relation amoureuse
00:06:33et on peut également aller dans le domaine de la sexualité.
00:06:36Si on reste avec la blessure d'abandon,
00:06:38ça peut être des personnes qui, dans la sexualité,
00:06:42vont être terriblement dans l'oralité,
00:06:44avec un besoin d'embrasser,
00:06:46de toucher à la bouche, etc.
00:06:48Parce que c'est une blessure très primaire.
00:06:52Mais ça peut aussi donner des gens
00:06:54qui vont être énormément dans le contrôle.
00:06:59Qui ne savent pas s'abandonner.
00:07:00Voilà, exactement.
00:07:01Parce qu'il y a cette tournure-là aussi dans le bon abandon.
00:07:04En tout cas, s'abandonner et être abandonné,
00:07:07c'est deux fois le même verbe,
00:07:09mais c'est des réalités tellement différentes.
00:07:11Et s'abandonner en sexualité,
00:07:13c'est tellement important.
00:07:14C'est très dangereux.
00:07:16Pour ceux qui sont avec cette blessure, évidemment.
00:07:19Avec cette blessure-là, oui.
00:07:19Parce que si on aime quelqu'un
00:07:21et qu'en plus on sait s'abandonner sexuellement,
00:07:24si on le perd, on est vraiment perdu.
00:07:26Et c'est là que travailler sur ces blessures
00:07:28permet de rencontrer des personnes
00:07:30avec qui on est en sécurité.
00:07:32Aussi.
00:07:33Et ça, c'est intéressant.
00:07:34Et si on n'est pas en sécurité dans une relation,
00:07:37ça parle d'abord de nous.
00:07:38Oui.
00:07:39Ce qui ne veut pas dire qu'on est avec quelqu'un de bien.
00:07:41Exactement.
00:07:42Je suis bien d'accord qu'on peut avoir choisi
00:07:44quelqu'un qui n'est pas quelqu'un de bien
00:07:45et que la rupture est préférable.
00:07:47Mais ça parle d'abord de nous.
00:07:49Et ça parle toujours d'abord de nous, de toute façon.
00:07:51Oui, absolument.
00:07:52Alors, il y a quatre autres blessures.
00:07:56On ne va pas décliner à l'infini,
00:07:58mais on va plutôt essayer de décliner au fur et à mesure
00:08:01des appels qu'on va avoir.
00:08:03Qu'est-ce que vous avez envie de dire aussi ?
00:08:06Quand il y a une émotion très forte aussi,
00:08:08il y a quelque chose à comprendre ?
00:08:09Si on est, par exemple, très souvent en colère ?
00:08:11Les émotions très fortes,
00:08:12c'est souvent des projections très fortes.
00:08:14C'est quand on voudrait que le réel soit absolument
00:08:17tel qu'on veut qu'il soit.
00:08:19Et plus le décalage est grand
00:08:20entre ce qu'on veut et la réalité,
00:08:23et plus l'émotion dégoupille fort.
00:08:25Alors, très souvent, passer par l'acceptation,
00:08:28ça aide à réguler les choses.
00:08:30Donc, c'est peut-être une clé,
00:08:31un outil intéressant de tranquillité.
00:08:34Oui, mais alors, l'acceptation,
00:08:36il faut dépasser la colère, par exemple.
00:08:39La colère, c'est souvent la frustration,
00:08:41mais aussi, des fois, la colère est très utile.
00:08:44C'est une émotion intéressante
00:08:45qui est très mal comprise,
00:08:47parce que c'est l'émotion qui permet
00:08:49de se faire respecter
00:08:50quand on a l'impression
00:08:53de ne pas être respecté, justement.
00:08:54quand on est trop envahi,
00:08:56quand on dépasse nos limites.
00:08:57Une colère, ça peut être très calme,
00:08:59mais très ferme,
00:09:00et être très utile.
00:09:02Donc, on n'écarte pas la colère.
00:09:04Par contre, on écarte les émotions
00:09:07qui sont un peu paracolères.
00:09:09La furie, la rage,
00:09:12les crises de frustration démesurées.
00:09:16Ça, non, ce n'est pas très intéressant.
00:09:17Mais se mettre en colère,
00:09:18c'est parfois très utile.
00:09:19Oui, à condition, évidemment,
00:09:21qu'on ne se mette pas à taper
00:09:22sur son partenaire.
00:09:24En fait, oui, on a tort
00:09:26de faire des assimilations
00:09:27entre le comportement et l'émotion.
00:09:31Arriver avec une même émotion,
00:09:32je peux choisir plein de comportements différents.
00:09:35Je peux choisir de déborder
00:09:36et de taper,
00:09:38mais je peux aussi choisir
00:09:39d'exprimer très clairement
00:09:40ce que je veux
00:09:40et ce que je veux surtout plus jamais.
00:09:43Oui, mais vous êtes d'accord
00:09:44que si on arrive à exprimer
00:09:46très clairement
00:09:46quand on est en colère,
00:09:48c'est que déjà,
00:09:48on n'est plus dans une colère
00:09:50qui nous emporte,
00:09:52qui nous dépasse.
00:09:54Une colère qui nous dépasse,
00:09:55c'est ce que j'essaye de vous dire.
00:09:56C'est une colère
00:09:57où il y a une peur
00:09:58qui dépasse,
00:09:59qui pousse en dessous de la colère.
00:10:01Très souvent,
00:10:02ce n'est pas la colère
00:10:03qui est vivante.
00:10:03Oui, j'entends bien.
00:10:04Et donc, cette peur-là,
00:10:06c'est elle qu'on doit identifier.
00:10:08J'ai peur d'être abusée, par exemple.
00:10:10C'est très courant,
00:10:11les colères qui dégoupillent,
00:10:12parce qu'on a peur
00:10:13d'être abusée
00:10:14dans tous les sens du terme.
00:10:15Aussi bien symbolique
00:10:16qu'on crée.
00:10:17J'ai peur qu'on me dupe.
00:10:19J'ai peur qu'on m'utilise.
00:10:22Eh bien, ça,
00:10:23ça fait des colères
00:10:23qui, effectivement,
00:10:24ont du mal à être contrôlées
00:10:25parce qu'en fait,
00:10:27en dessous,
00:10:27ce n'est même pas de la peur,
00:10:28c'est de la terreur.
00:10:29Alors, vous l'avez compris,
00:10:31Ariane Calvaux
00:10:31va pouvoir décoder vos blessures.
00:10:33Donc, n'hésitez pas
00:10:34à nous appeler.
00:10:35Vous êtes dans des relations
00:10:36qui sont peut-être bancales,
00:10:37qui vous font souffrir.
00:10:39Vous avez du mal
00:10:39à rencontrer quelqu'un.
00:10:41Vous pouvez nous appeler
00:10:41sur Sud Radio 0826 300 300.
00:10:44On se retrouve dans un instant
00:10:45avec Guillaume,
00:10:47justement,
00:10:48qui a envie
00:10:49de parler de son enfance
00:10:50et de ce que ça lui a
00:10:52certainement fait.
00:10:5514h-16h,
00:10:56Brigitte Laé, Sud Radio.
00:10:58C'est Ariane Calvaux
00:10:59qui est avec nous
00:11:00et qui décode
00:11:01nos blessures
00:11:03pour nous aider
00:11:04à aimer mieux.
00:11:06Bonjour Guillaume.
00:11:07Bonjour Brigitte.
00:11:08Bonjour Ariane.
00:11:09Bonjour.
00:11:09On vous écoute Guillaume.
00:11:12Alors, moi du coup,
00:11:14j'ai donc mes parents
00:11:15qui ont divorcé
00:11:15quand j'avais à peu près 10 ans.
00:11:18À l'époque,
00:11:18on m'a expliqué
00:11:20que j'allais me remettre
00:11:21et que ça allait passer
00:11:22avec le temps.
00:11:24Et en fait, au final,
00:11:24je pense que ça m'a
00:11:26beaucoup, beaucoup marqué,
00:11:27beaucoup plus
00:11:27que ce que je le pensais.
00:11:29Et finalement,
00:11:30je me rends compte
00:11:30que j'ai grandi
00:11:31avec l'idée
00:11:32que l'amour
00:11:33pourrait s'arrêter
00:11:34du jour au lendemain.
00:11:35C'est déjà bien
00:11:38de l'avoir conscientisé.
00:11:40Vous l'avez conscientisé
00:11:42à quel moment
00:11:42de votre vie ?
00:11:44En fait,
00:11:44c'est-à-dire que
00:11:45dans mon avis
00:11:46de tous les jours,
00:11:46je me rends compte
00:11:47que j'ai du mal
00:11:47à tomber amoureux.
00:11:48C'est-à-dire que
00:11:49quand je suis avec
00:11:51quelqu'un dans une relation,
00:11:52même si j'ai des sentiments,
00:11:54dès qu'on va
00:11:55trop loin dans la relation,
00:11:56j'ai comme un réflexe
00:11:58de recul.
00:11:59On pourrait dire
00:12:03que vous ne voulez pas
00:12:05vous engager.
00:12:07C'est ça, exactement.
00:12:07C'est ce que j'allais dire.
00:12:09C'est que l'amour
00:12:10s'arrête très rarement
00:12:12du jour au lendemain.
00:12:12C'est quasiment impossible
00:12:14à moins d'une trahison extrême
00:12:16et même comme ça.
00:12:17Par contre,
00:12:18la relation, oui,
00:12:19elle va s'arrêter
00:12:20du jour au lendemain,
00:12:21un jour ou l'autre,
00:12:22soit par la séparation,
00:12:23soit par la mort.
00:12:24Mais les relations
00:12:26s'arrêtent.
00:12:27L'amour, non.
00:12:28Donc, vous ne prenez pas
00:12:30beaucoup de risques
00:12:30à aimer et à être aimé.
00:12:33Dans la relation,
00:12:34c'est autre chose
00:12:34et c'est là qu'il faudrait
00:12:35travailler sur
00:12:36qu'est-ce qui peut vous mettre
00:12:37en confiance et en sécurité
00:12:38dans le fait d'être choisi
00:12:40et de choisir
00:12:41et puis un jour,
00:12:42peut-être plus.
00:12:44Il serait peut-être intéressant,
00:12:46Guillaume,
00:12:46si vos parents existent encore,
00:12:49c'est d'échanger avec eux
00:12:51pour mieux comprendre
00:12:52d'abord qu'est-ce qu'ils vous ont dit,
00:12:54comment ils vous ont présenté
00:12:55les choses
00:12:56et comment ils se sont séparés
00:12:59et qui vous a gardés.
00:13:02Vous voyez, parce que...
00:13:03C'est ça, de comprendre déjà
00:13:04ce qui s'est passé à l'origine
00:13:05et de comprendre derrière
00:13:07qu'il y a des étonnants
00:13:09d'établir.
00:13:09Il faudrait surtout
00:13:11que vous compreniez mieux
00:13:12ce que vous avez ressenti
00:13:14quand vous aviez 10 ans.
00:13:16Au moment,
00:13:17on a compris
00:13:18que ça vous avait fait souffrir,
00:13:19vous avez compris
00:13:19que ça vous a emmené
00:13:22vers une croyance
00:13:23que de toute façon,
00:13:23à quoi bon s'engager
00:13:24puisque de toute façon,
00:13:26ça ne se maintiendra pas.
00:13:28Mais ça,
00:13:29c'est une croyance,
00:13:30comme Ariane vient de vous le dire,
00:13:31qui est fausse.
00:13:32Oui, c'est erroné.
00:13:34Mais donc maintenant,
00:13:35il faut voir
00:13:35sur quoi,
00:13:37enfin,
00:13:37quels sont les ressentis
00:13:38qui vous ont poussé
00:13:39à mettre cette croyance
00:13:42en place
00:13:42de manière à ne plus
00:13:44avoir ces souffrances
00:13:45que vous avez donc ressenties
00:13:47quand vous étiez enfant.
00:13:49Oui, bien sûr.
00:13:49Et à penser
00:13:50qu'une relation
00:13:51peut être aussi fragile.
00:13:53Parce qu'en fait,
00:13:54quand on en arrive
00:13:55à annoncer à un enfant
00:13:56qu'on divorce
00:13:57ou qu'on se sépare,
00:13:59très souvent,
00:14:00il y a des années
00:14:00de discussions,
00:14:02de négociations,
00:14:03d'essayer,
00:14:05évidemment qu'on ne quitte pas
00:14:06le père de ses enfants
00:14:07ou la mère de ses enfants
00:14:08du jour au lendemain.
00:14:09Vous, vous avez l'impression
00:14:10que c'est du jour au lendemain
00:14:11parce que vous l'apprenez
00:14:12du jour au lendemain.
00:14:14C'est ça.
00:14:14Et puis tout se fait
00:14:14très rapidement
00:14:15parce que l'un quitte le foyer
00:14:17pour en récupérer un nouveau.
00:14:18Donc tout se fait très, très vite.
00:14:20Alors oui,
00:14:20avec le recul,
00:14:21j'ai grandi maintenant
00:14:22et donc je me rends compte
00:14:23que oui,
00:14:23c'était mûrement réfléchi.
00:14:25Mais ça,
00:14:26c'est la partie apparente
00:14:28de l'iceberg
00:14:28que vous avez intégrée.
00:14:30Mais c'est tout ce qui s'est passé
00:14:31en dessous
00:14:32qui va vous aider
00:14:33à comprendre
00:14:34que peut-être vos parents
00:14:35se sont tellement aimés,
00:14:36ils ont tellement vécu
00:14:37quelque chose de chouette
00:14:37que ce serait dommage
00:14:38que vous passiez à côté de ça.
00:14:40Oui, ça c'est joli.
00:14:41Il y a eu le temps
00:14:42de passer les voir
00:14:44et effectivement
00:14:44de creuser avec eux
00:14:45ce qui s'est réellement passé.
00:14:47Est-ce que c'est vrai
00:14:47que je n'ai jamais vraiment
00:14:48demandé le faux mot de l'histoire ?
00:14:51Je ne sais pas.
00:14:52Parce que,
00:14:54alors peut-être que déjà,
00:14:55il y a une chose intéressante
00:14:56à comprendre.
00:14:57Est-ce que jusqu'à l'âge de 10 ans,
00:15:00vous étiez un enfant aimé,
00:15:01sécurisé, heureux ?
00:15:03Ah bah oui, complètement.
00:15:04Enfin, mes parents étaient toujours là
00:15:06pour moi
00:15:06et puis mon petit frère d'ailleurs.
00:15:08Donc oui,
00:15:09de ce côté-là,
00:15:09on a toujours été aimés,
00:15:10joyeux, oui.
00:15:11C'est la faute
00:15:13de votre petit frère
00:15:13s'ils sont séparés.
00:15:18Brigitte,
00:15:18elle sait toujours quoi dire
00:15:19pour remonter l'oral.
00:15:21Non mais voyez,
00:15:22ce n'est pas possible
00:15:24si vous avez vécu
00:15:2510 années bien
00:15:27que vous en soyez
00:15:28à rester totalement
00:15:30marquée
00:15:32par ce divorce.
00:15:34Encore une fois,
00:15:34ce n'est pas anodin.
00:15:35On sait très bien
00:15:36qu'un divorce,
00:15:37ça fait souffrir les enfants.
00:15:39Mais voyez que ça peut
00:15:40se dépasser quand même.
00:15:41Oui, on sent qu'il y a
00:15:42quelque chose
00:15:42qui a été mal compris
00:15:43par peur.
00:15:45Peur que ça vous arrive
00:15:46et peur que ça vous fasse souffrir.
00:15:48C'est ça en fait.
00:15:48La mort,
00:15:49ça peut faire souffrir,
00:15:50c'est vrai.
00:15:50On ne va pas vous dire
00:15:51le contraire,
00:15:52mais ça fait tellement
00:15:53d'autres choses magnifiques.
00:15:55Ah oui, bien sûr.
00:15:55Et c'est vrai que finalement,
00:15:57l'idée d'engager pleinement
00:15:58et de me projeter,
00:15:59à cause de ça,
00:16:00ça me paraît risqué.
00:16:03Aussi,
00:16:03j'essaie de me protéger
00:16:04finalement.
00:16:05Mais c'est risqué,
00:16:06Guillaume,
00:16:06Guillaume,
00:16:07c'est risqué.
00:16:08S'engager,
00:16:08c'est risqué.
00:16:11Jamais vivre vraiment
00:16:12avec quelqu'un,
00:16:14c'est passer quand même
00:16:15à côté de la chose
00:16:16la plus belle.
00:16:16À côté de quelque chose.
00:16:18Quand même,
00:16:18vous voyez ?
00:16:19Oui, je comprends.
00:16:20Parce que là,
00:16:22vous m'avez l'air
00:16:22relativement jeune encore.
00:16:24Oui, oui,
00:16:25j'ai que 26 ans.
00:16:26Ah oui ?
00:16:27Bon, donc rien n'est perdu déjà.
00:16:30Ah non, non, non,
00:16:30je ne suis pas inquiet
00:16:31de ce côté-là,
00:16:31mais c'est vrai que c'est...
00:16:33Donc, vous n'allez pas
00:16:35rester toute votre vie
00:16:36tout seul ?
00:16:37Ah oui, je n'espère pas.
00:16:38Non, non, non,
00:16:38j'espère pouvoir passer
00:16:40au-dessus de tout ça
00:16:41et pouvoir peut-être,
00:16:42comme vous l'avez dit,
00:16:43pouvoir construire
00:16:43quelque chose de solide
00:16:44en comprenant
00:16:45ce qui s'est passé
00:16:46et de pouvoir surmonter
00:16:47tout ça.
00:16:48Oui.
00:16:49Et puis vous faire confiance
00:16:51et faire confiance
00:16:51à la vie aussi.
00:16:53Oui, oui,
00:16:53il y a sûrement
00:16:54un manque de confiance
00:16:54évident avec vous aussi,
00:16:55certainement.
00:16:56Mais vous avez été
00:16:57gardé par qui ?
00:16:59Par papa ?
00:17:00Par maman ?
00:17:00Par les deux ?
00:17:01Je suis resté chez maman
00:17:03puisque papa était artisan
00:17:04à son compte,
00:17:05donc il n'avait pas
00:17:05tellement le temps
00:17:06de nous garder.
00:17:06On n'y allait que
00:17:07très très peu de jours.
00:17:08qu'on ait grandi avec maman.
00:17:10Et alors,
00:17:10comment était votre mère ?
00:17:12Est-ce qu'elle avait l'air
00:17:13très très malheureuse ?
00:17:15Très malheureuse,
00:17:17c'est vrai que c'était
00:17:17un peu particulier
00:17:18parce que pour moi,
00:17:19le climat,
00:17:20on sentait que le climat
00:17:21était un peu compliqué.
00:17:22Il y avait des,
00:17:23de ce que je me souviens,
00:17:23des désengueulades
00:17:24qui étaient régulières,
00:17:25etc.
00:17:25Donc je sentais
00:17:26qu'il y avait quand même
00:17:27un climat qui était
00:17:28un petit peu électrique.
00:17:30Mais après,
00:17:30quand ils se sont séparés
00:17:31et qu'on a allié
00:17:32avec maman,
00:17:33c'était beaucoup plus calme,
00:17:33beaucoup plus apaisé
00:17:34de ce côté-là.
00:17:35Et donc,
00:17:36vous avez grandi
00:17:38avec maman ?
00:17:39Oui, oui, oui.
00:17:40Alors,
00:17:41il y a peut-être
00:17:41une autre piste.
00:17:42J'ai parti.
00:17:43Il y a peut-être
00:17:43une autre piste
00:17:44quand même à voir.
00:17:45Est-ce qu'elle est
00:17:46remplaçable,
00:17:47maman ?
00:17:49Oui.
00:17:50Il y a peut-être ça aussi.
00:17:52Vous voyez ?
00:17:52Parce que si vous avez vécu,
00:17:55vous étiez l'aîné,
00:17:56si j'ai bien compris.
00:17:57Oui, c'est ça.
00:17:57Donc,
00:17:58vous étiez un peu
00:17:59le compagnon de maman
00:17:59quand même.
00:18:01Un peu le,
00:18:02pas le chef de famille
00:18:03parce que c'est pas le mot,
00:18:04mais oui,
00:18:04j'endossais une sensibilité.
00:18:06Voilà.
00:18:07Indirectement.
00:18:08Bon,
00:18:09donc ça,
00:18:09c'est aussi peut-être,
00:18:10enfin encore une fois,
00:18:11c'est une piste.
00:18:11Je ne dis pas que c'est ça.
00:18:12Oui, bien sûr.
00:18:13Non, non,
00:18:13mais ça me permet
00:18:14au contraire.
00:18:15Parce que là,
00:18:16vous engagez avec une autre femme,
00:18:17c'est quand même
00:18:18vous désengager de maman.
00:18:21Oui,
00:18:21non,
00:18:21c'est pas effectivement.
00:18:24Ça a l'air de parler.
00:18:25Oui,
00:18:25mais ça s'entend.
00:18:26Oui,
00:18:27pardon.
00:18:28J'entends qu'il y a quelques
00:18:29qui font.
00:18:31Oui,
00:18:32oui,
00:18:32non,
00:18:32mais c'est vrai.
00:18:33Non,
00:18:34mais ça,
00:18:34c'est le risque.
00:18:35Il y a une partie de raison.
00:18:37Oui,
00:18:37mais on parle beaucoup
00:18:38en ce moment
00:18:39de la génération Z
00:18:40qui a du mal
00:18:41à s'engager.
00:18:42Et je trouve
00:18:43qu'on n'aborde pas assez
00:18:44tous ces enfants
00:18:45qui ont été élevés
00:18:46par un parent seul.
00:18:48Quand c'est en famille,
00:18:49enfin,
00:18:50une fois chez papa,
00:18:51une fois chez maman,
00:18:51c'est pas pareil.
00:18:52Mais quand c'est uniquement
00:18:53chez un
00:18:54et en général
00:18:55du sexe opposé,
00:18:57on n'en parle pas assez,
00:18:58je trouve.
00:18:59Mais il y a quand même
00:18:59quelque chose
00:19:00qui est une sorte
00:19:01de couple,
00:19:02certes,
00:19:03il n'y a rien
00:19:04de sexuel
00:19:06dans l'histoire,
00:19:07on est bien d'accord.
00:19:09Mais il y a quand même
00:19:10une réponse,
00:19:11enfin,
00:19:11vous êtes quand même
00:19:12l'homme de la maison.
00:19:14Oui,
00:19:15l'homme de la maison.
00:19:15Une sorte de compagnon
00:19:16symbolique.
00:19:18C'est ça.
00:19:18Elle n'a pas refait
00:19:19sa vie tout de suite.
00:19:20Enfin,
00:19:20tout de suite,
00:19:20elle n'a fait que
00:19:21trois ans après.
00:19:24Effectivement,
00:19:25ça me permet
00:19:25de comprendre
00:19:26certaines choses
00:19:26de ce que vous avancez.
00:19:30Bon,
00:19:30vous travaillez
00:19:31un petit peu
00:19:32sur tout ça
00:19:32et vous verrez,
00:19:33ça va faire son chemin
00:19:34et vous allez
00:19:36pouvoir vous engager.
00:19:38Et puis,
00:19:38visiblement,
00:19:39de toute façon,
00:19:40vous avez l'air
00:19:40de tomber amoureux
00:19:41quand même.
00:19:42Oui,
00:19:43j'ai eu plusieurs relations.
00:19:45Ça,
00:19:45ce n'est pas le souci.
00:19:46Mais c'est que,
00:19:47comme je vous l'ai dit,
00:19:48dès que ça devient
00:19:48un peu plus sérieux,
00:19:49l'engagement me fait peur.
00:19:51On a bien compris,
00:19:52mais ça va tout doucement
00:19:54faire son chemin.
00:19:55Ça fait peur.
00:19:56Mais ça n'empêche pas
00:19:57d'avancer.
00:19:58Oui,
00:19:58c'est vrai.
00:20:00Merci en tout cas,
00:20:01Guillaume.
00:20:02Merci de cet échange.
00:20:02Merci beaucoup
00:20:03à vous de m'avoir accueilli
00:20:03sur l'antenne.
00:20:04Je vous en prie,
00:20:05c'était un plaisir.
00:20:05On va parler
00:20:06d'un,
00:20:07quelque chose
00:20:07qui m'intéresse beaucoup
00:20:08dans ce Love Conseil.
00:20:09et on va parler
00:20:09de l'ombre
00:20:10et de la lumière.
00:20:12Et puis,
00:20:12dans un instant,
00:20:13on va retrouver
00:20:13Nathalie également
00:20:14qui a eu une adolescence,
00:20:16une enfance hyper stricte
00:20:18et elle a envie
00:20:19de voir
00:20:20qu'est-ce que ça a pu provoquer
00:20:21dans sa relation amoureuse.
00:20:23Ariane Calvo
00:20:28est avec nous
00:20:29et on va parler
00:20:31dans ce Love Conseil
00:20:32de l'ombre
00:20:32et la lumière.
00:20:33Alors,
00:20:34ce Love Conseil
00:20:34m'a été inspiré
00:20:35par l'astrologie.
00:20:37Je fais parfois
00:20:37le week-end
00:20:38quand j'ai un peu de temps,
00:20:38je fais de l'astrologie.
00:20:40Alors,
00:20:41on sait qu'on a tous
00:20:42dans notre thème
00:20:43des zones d'ombre
00:20:44et j'aime mieux ce terme
00:20:45que le terme de défaut.
00:20:48Et parce que
00:20:49quand on considère
00:20:51le défaut
00:20:52comme une ombre,
00:20:53projetée,
00:20:54si je puis dire,
00:20:55de toute évidence,
00:20:56il est inutile
00:20:57de s'attaquer
00:20:58à l'ombre elle-même.
00:20:59Oui,
00:20:59on est bien d'accord.
00:21:01On sait bien
00:21:01qu'il ne faut pas chercher
00:21:02à se débarrasser
00:21:04d'un défaut.
00:21:05En revanche,
00:21:07on ne pourra pas modifier
00:21:08d'un coup de baguette magique
00:21:09les défauts qu'on a,
00:21:12mais en revanche,
00:21:13on peut chercher
00:21:13à amplifier
00:21:14la lumière
00:21:15située en face
00:21:16de l'ombre.
00:21:18En d'autres termes,
00:21:19développer la qualité
00:21:20inverse
00:21:21et à ce moment-là,
00:21:22on va réduire
00:21:23la zone d'ombre.
00:21:25Vous voyez ?
00:21:26Alors,
00:21:26je vais prendre
00:21:26un exemple
00:21:27qui va vous permettre
00:21:29de bien comprendre.
00:21:30Par exemple,
00:21:30si on a un ego
00:21:31assez fort,
00:21:33alors,
00:21:34si on cherche
00:21:35à diminuer
00:21:36cet ego,
00:21:37ça ne marchera pas.
00:21:37Au contraire,
00:21:38il va beaucoup,
00:21:39beaucoup,
00:21:39beaucoup prendre
00:21:40de l'ampleur.
00:21:41Et donc,
00:21:42il faut aller chercher
00:21:43à l'opposé,
00:21:43c'est-à-dire,
00:21:44et là,
00:21:45je vais revenir
00:21:46sur l'astrologie,
00:21:47l'ego en astrologie,
00:21:48c'est symbolisé
00:21:49par la maison 5
00:21:50et le signe
00:21:52du lion.
00:21:53D'accord.
00:21:54Bon,
00:21:54donc,
00:21:55qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:21:56Il faut aller vers
00:21:56la maison opposée,
00:21:58c'est-à-dire la maison 11,
00:21:59et vers le signe opposé,
00:22:00c'est-à-dire le verso.
00:22:01Ok.
00:22:01Et donc,
00:22:02le lion,
00:22:03c'est quand même,
00:22:03on le sait,
00:22:04vous savez,
00:22:04la définition que j'aime
00:22:05beaucoup en astrologie
00:22:06du lion,
00:22:07c'est qu'il est pour la démocratie,
00:22:08sauf qu'il ne comprend pas
00:22:09quand il a fini de parler
00:22:10qu'il y a encore quelqu'un
00:22:11qui a quelque chose à dire.
00:22:13Je le vois.
00:22:13Ça,
00:22:14c'est le lion.
00:22:14Mais donc,
00:22:15si on veut dépasser
00:22:16ce défaut-là,
00:22:18si je puis dire,
00:22:18on va aller du côté
00:22:19du verso,
00:22:20et le verso,
00:22:21c'est le signe
00:22:22par excellence
00:22:23de la fraternité.
00:22:25Oui,
00:22:25du collectif.
00:22:26Voilà.
00:22:26Donc,
00:22:27si on a un ego un peu fort,
00:22:28qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:22:28Il faut essayer
00:22:29un petit peu plus
00:22:30de s'occuper des autres
00:22:31plutôt que d'essayer
00:22:32de lutter contre son ego.
00:22:33Et ça,
00:22:34ça marche absolument,
00:22:36surtout,
00:22:36donc,
00:22:37si vous avez un ego fort,
00:22:38vous occupez
00:22:39un tout petit peu plus
00:22:40de vos amis,
00:22:41vous essayez chaque jour
00:22:41d'avoir une petite pensée
00:22:43pour un ami,
00:22:45vous envoyez un petit SMS
00:22:46ou etc.,
00:22:46etc.
00:22:47Et donc,
00:22:49on peut prendre
00:22:50n'importe quel exemple.
00:22:51Je pourrais prendre
00:22:51les douze signes du Zodiac.
00:22:53C'est génial.
00:22:53Et je trouve
00:22:55que c'est réellement intéressant
00:22:56parce que c'est vrai
00:22:57qu'on n'aime pas nos défauts,
00:22:59mais on ne peut pas
00:22:59lutter contre.
00:23:00Donc,
00:23:01allons à l'inverse
00:23:01et nourrissons la lumière.
00:23:03Quel est l'opposé
00:23:04de la Vierge ?
00:23:05L'opposé de la Vierge ?
00:23:06C'est pas du tout intéressé.
00:23:07C'est pour une amie.
00:23:07C'est le poisson,
00:23:09l'opposé de la Vierge.
00:23:10Et donc, poisson,
00:23:11c'est quoi ?
00:23:12Alors, la Vierge,
00:23:13c'est souvent des gens
00:23:14qui sont un peu,
00:23:15on ne va pas dire étriqués,
00:23:16mais qui sont un peu,
00:23:18voilà,
00:23:18voire même obsessionnels,
00:23:20qui analysent tout.
00:23:21En même temps,
00:23:22ils sont capables
00:23:22de faire très attention
00:23:24à ce qu'ils mangent,
00:23:25etc.
00:23:25Et l'opposé,
00:23:26c'est le poisson.
00:23:27Le poisson,
00:23:27c'est le signe
00:23:28par excellence
00:23:29de l'empathie.
00:23:30C'est le signe
00:23:31par excellence
00:23:31de se laisser envahir
00:23:34par les émotions
00:23:35des autres.
00:23:36Intéressant.
00:23:37Voilà.
00:23:37Ça me plaît beaucoup.
00:23:38Eh bien, voilà.
00:23:39Donc, du coup,
00:23:42on va jouer ensemble
00:23:43et on va jouer
00:23:44avec Passage du Désir
00:23:46sur Sud Radio
00:23:47et avec ce kit
00:23:47de découverte BDSM.
00:23:50Vous le savez,
00:23:51depuis le début de la semaine,
00:23:52il est composé
00:23:52de six pièces
00:23:53qui éveillent l'essence
00:23:54et qui vous font découvrir
00:23:55le monde du BDSM
00:23:57en douceur.
00:23:58Si vous avez envie
00:23:59de le gagner,
00:24:00vous envoyez Brigitte
00:24:01au 72018 par SMS
00:24:02et l'un ou l'une
00:24:03d'entre vous
00:24:04sera tirée au sort.
00:24:05Bonne chance à tous.
00:24:06Et on retrouve
00:24:08Nathalie maintenant.
00:24:09Bonjour, Nathalie.
00:24:10Bonjour, Brigitte.
00:24:11Bonjour, Ariane.
00:24:12Bonjour.
00:24:14Eh bien, donc,
00:24:14vous, vous avez envie
00:24:15de nous parler
00:24:16de votre enfance,
00:24:17de votre adolescence
00:24:18qui était assez
00:24:18contrôlée par vos parents ?
00:24:22Ah oui.
00:24:22Oui, j'ai l'impression
00:24:23d'avoir...
00:24:25En fait,
00:24:27ce n'est pas une impression,
00:24:28c'est que je n'avais
00:24:28pas bon mot à dire.
00:24:29C'était...
00:24:29les phrases préférées
00:24:32de mes parents,
00:24:33c'est comme ça
00:24:33et ce n'est pas autrement.
00:24:36Donc, je voyais
00:24:37mes copains,
00:24:38mes copines sortir
00:24:39et moi,
00:24:39c'était à la maison.
00:24:42Donc,
00:24:43et là, récemment,
00:24:44je me demandais
00:24:45à ma mère,
00:24:45je me disais,
00:24:45maman,
00:24:46comment j'étais
00:24:47quand j'étais petite ?
00:24:48Et elle m'a répondu,
00:24:49tu pleurais tout le temps.
00:24:51Ben oui,
00:24:51parce que vous étiez punie
00:24:52tout le temps
00:24:52de ne pas pouvoir vivre,
00:24:54tout simplement.
00:24:55Privé de s'exprimer
00:24:56aussi, on entend.
00:24:57Oui,
00:24:57une frustration terrible.
00:25:00Et puis,
00:25:00en plus,
00:25:02vous aviez 10 ans
00:25:03en quelle année ?
00:25:05En 81.
00:25:07Oui,
00:25:08donc on était déjà
00:25:08quand même
00:25:08dans une société
00:25:09où les enfants
00:25:10avaient leur liberté,
00:25:12leur mot à dire.
00:25:13Donc,
00:25:13c'était un petit peu...
00:25:14Bon,
00:25:15il y a une époque
00:25:16où de toute façon,
00:25:16tous les enfants
00:25:17avaient cette éducation-là.
00:25:20Alors,
00:25:20beaucoup,
00:25:21avec mes enfants,
00:25:23j'ai essayé
00:25:25de faire le contraire.
00:25:26mes parents,
00:25:29c'était un modèle
00:25:30à ne pas reproduire.
00:25:32Donc,
00:25:32j'ai essayé
00:25:33de contrecarrer
00:25:34et voilà,
00:25:37mes parents,
00:25:38c'était le modèle
00:25:38à ne pas suivre.
00:25:40Et vous avez l'impression
00:25:41d'avoir réussi
00:25:42à faire ça
00:25:42de façon équilibrée
00:25:43parce que quand on prend
00:25:44le contre-pied total,
00:25:45des fois,
00:25:45on est un peu
00:25:47à l'autre bout
00:25:48du boomerang,
00:25:49là,
00:25:50et on relâche
00:25:52un peu trop.
00:25:53C'est difficile
00:25:53de trouver
00:25:54le bon équilibre.
00:25:54Oui,
00:25:55c'était difficile.
00:25:56Ce qui fait que,
00:25:58bon,
00:25:58au début,
00:25:59j'étais,
00:26:00je donnais l'éducation
00:26:01que j'ai reçue
00:26:02et je me suis rendue compte
00:26:04que ça n'allait pas
00:26:05parce que j'étais,
00:26:06en fait,
00:26:07j'étais beaucoup trop stricte
00:26:08et je voyais
00:26:09que mes enfants
00:26:09n'étaient pas bien.
00:26:11et en fait,
00:26:12ils se retournaient
00:26:14contre moi
00:26:14avec ça,
00:26:15je ne voulais pas.
00:26:15Ce qui fait que je me suis dit
00:26:16non,
00:26:16là,
00:26:17il y a quelque chose
00:26:17qui ne va pas
00:26:18et j'ai fait le contraire.
00:26:20J'ai eu un moment
00:26:24où j'étais trop permissive.
00:26:26C'était difficile.
00:26:26Oui,
00:26:26c'est ça.
00:26:27Il faut trouver
00:26:27son équilibre.
00:26:28Voilà.
00:26:30C'était difficile
00:26:31et maintenant
00:26:32qu'ils ont,
00:26:33bon,
00:26:33mon fils est papa
00:26:34et ma fille
00:26:34il y a 27 ans,
00:26:35ils me disent merci.
00:26:36et mes parents
00:26:38c'est devenu aussi
00:26:40pour ma fille.
00:26:42C'est méchant
00:26:42ce que je veux dire
00:26:42mais le modèle
00:26:43n'a pas à reproduire.
00:26:45Et comment ça a été
00:26:46pour vous
00:26:46au-delà de vos enfants
00:26:48ou en étant mère
00:26:49est-ce que vous,
00:26:50enfin,
00:26:51en étant juste
00:26:52la femme de quelqu'un
00:26:53parce que j'imagine
00:26:53que vous avez fait
00:26:54vos enfants
00:26:54avec une personne
00:26:56vous...
00:26:57Peut-être même
00:26:58avec un homme.
00:26:58Peut-être même
00:26:59avec un homme
00:26:59mais pas forcément.
00:27:02Est-ce que vous avez
00:27:03réussi à apprendre
00:27:05à exprimer
00:27:06les choses
00:27:06sans avoir peur
00:27:07d'être silencié,
00:27:08d'être rabroué ?
00:27:10On a divorcé.
00:27:12Oui.
00:27:14Et pourquoi ?
00:27:15Parce qu'il voulait
00:27:16avoir raison ?
00:27:17C'est moi
00:27:18qui voulais avoir raison
00:27:19du coup.
00:27:20Donc il a épousé
00:27:21quelqu'un de docile
00:27:22et puis vous vous êtes
00:27:23réveillée,
00:27:24exprimée.
00:27:25Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:27:26C'est tout à fait ça.
00:27:28C'est tout à fait ça.
00:27:29En fait,
00:27:30comme je voulais
00:27:31être entendue
00:27:32mais je levais
00:27:33trop la voix.
00:27:34Mais vous aviez
00:27:35choisi quel genre
00:27:36d'homme ?
00:27:36Est-ce qu'il était
00:27:37autoritaire
00:27:38ou au contraire ?
00:27:40Gencile.
00:27:41Vraiment gentil.
00:27:43Très gentil.
00:27:44C'était une pâte
00:27:45mais en fait
00:27:46je n'avais pas
00:27:47ma place
00:27:48encore une fois
00:27:48dans le couple.
00:27:49Ce que je ne comprends pas
00:27:50c'est que s'il était gentil
00:27:51vous aviez donc
00:27:52enfin la possibilité
00:27:53de faire ce que vous vouliez
00:27:54et de dire ce que vous vouliez
00:27:55donc pourquoi divorcer ?
00:27:57Parce qu'il est allé voir
00:27:58si l'herbe
00:27:59n'était pas plus verte
00:28:00ailleurs parce qu'en fait
00:28:01Christ est un garçon
00:28:02du nord
00:28:03moi je suis une fille
00:28:03du sud
00:28:04et il m'a toujours reproché
00:28:06mon caractère
00:28:06trop fort.
00:28:07Non,
00:28:07il a été voir ailleurs
00:28:08parce qu'à un moment donné
00:28:09il a eu besoin
00:28:10d'être un peu admiré
00:28:11par quelqu'un
00:28:11et ne pas être
00:28:13sans arrêt
00:28:13critiqué par
00:28:14vous voyez
00:28:15je pense que c'est
00:28:16plutôt ça.
00:28:18En fait
00:28:19on s'est connus
00:28:20il avait
00:28:20j'avais 8 ans
00:28:22il en avait 11
00:28:23et oui
00:28:25et moi c'était
00:28:26tu avais grandi ensemble ?
00:28:28Un peu
00:28:29oui
00:28:29et lui
00:28:30il a dit à mes enfants
00:28:31parce qu'il a repris contact
00:28:32avec mes enfants
00:28:32il n'y a pas longtemps
00:28:33et il a dit
00:28:34en fait
00:28:34votre mère
00:28:35c'est ma meilleure amie
00:28:36mais
00:28:38moi c'était pas ça
00:28:40je voulais
00:28:40pour moi
00:28:41quand je l'ai connu
00:28:42c'était le père
00:28:43de mes enfants
00:28:44c'est avec lui
00:28:44que j'ai invité
00:28:45c'était avec lui
00:28:46que je faisais ma vie
00:28:47et comme
00:28:48ce que je veux dire
00:28:50je comprends
00:28:51que vous avez souffert
00:28:52et que c'est pour ça
00:28:53que vous l'avez quitté
00:28:54mais ce qu'il aurait fallu comprendre
00:28:56c'est que
00:28:57peut-être
00:28:57s'il a été voir ailleurs
00:28:58il a été chercher
00:28:59un peu de
00:29:00un peu de reconnaissance ailleurs
00:29:03parce que si vous étiez
00:29:04toujours en train
00:29:05de le
00:29:06de le dominer
00:29:07de le rabrouer
00:29:08à un moment donné
00:29:09un homme
00:29:10il a besoin d'être admiré
00:29:11c'est ça
00:29:13voyez
00:29:13encore une fois
00:29:14je ne dis pas
00:29:15que vous aviez
00:29:15il ne fallait pas le quitter
00:29:16c'est pas
00:29:16j'ai pas
00:29:17c'est lui qui m'a quitté
00:29:20et en fait
00:29:21comme vous dites
00:29:23vous avez entièrement raison
00:29:24il est allé voir
00:29:24quelqu'un
00:29:25qu'il admirait
00:29:26et là il a trouvé
00:29:27une femme
00:29:27beaucoup plus docile
00:29:29que moi
00:29:29avec qui
00:29:30c'est lui
00:29:31qui prend le dessus
00:29:32et le dessus sur elle
00:29:34après c'est son histoire
00:29:37et on s'en fout
00:29:38c'est pas lui
00:29:38qui est avec nous
00:29:39mais on voit bien
00:29:39comment votre
00:29:41votre enfance
00:29:43vous a fait prendre
00:29:44le contre-pied
00:29:45avec cet homme
00:29:46au départ
00:29:46c'est à dire que
00:29:47vous avez choisi
00:29:48un homme
00:29:48qui
00:29:50qui
00:29:50qui
00:29:51qui
00:29:51qui
00:29:51trop gentil presque
00:29:52qui s'effaçait en tout cas
00:29:53qui s'exprimait pas
00:29:54c'est vrai
00:29:55c'est ça
00:29:55et j'avais pas répondu en fait
00:29:57alors s'il reste quelque chose
00:29:59un petit peu à travailler
00:29:59est-ce que je peux me permettre
00:30:00Nathalie
00:30:01ça serait dommage
00:30:06d'en rester à une relation
00:30:07quelle qu'elle soit
00:30:09qu'on envisage
00:30:10comme un rapport de force
00:30:11alors vous avez tout à fait raison
00:30:14j'ai travaillé là-dessus
00:30:15et là je suis
00:30:16faxée avec un homme
00:30:17qui est tout aussi gentil
00:30:19tout aussi doux
00:30:20mais
00:30:21il a réussi
00:30:22à
00:30:23jeter l'eau sur le feu
00:30:27et il m'a calme
00:30:29il vous calme ?
00:30:30ah oui
00:30:31accorrément
00:30:31moi je le
00:30:33en fait je le stimule
00:30:35et lui me calme
00:30:36il vous apaise ?
00:30:38c'est ça que vous voulez dire ?
00:30:39complètement
00:30:39oui
00:30:40et il trouve tout le temps
00:30:42les bons mots
00:30:43quand
00:30:44des fois je suis pas bien
00:30:46il trouve tout le temps
00:30:47les bons mots
00:30:48pour faire ressortir
00:30:50le meilleur de moi
00:30:51et m'apaiser
00:30:53donc il vous fait sentir
00:30:54entendu quoi
00:30:55c'est ça
00:30:56la différence ?
00:30:57ah oui
00:30:58c'est une perle
00:31:00bon
00:31:01et bien merveilleux
00:31:02c'est bien avancé
00:31:03quand vous avez tendance
00:31:04à sortir un petit peu
00:31:07votre grande voix
00:31:09pour prendre le pouvoir
00:31:10il vous calme ?
00:31:14ah oui mais
00:31:15en fait j'ai même plus besoin
00:31:18de la lever
00:31:18oui oui oui
00:31:20formidable
00:31:20comme je me suis entendue
00:31:22c'est plus besoin de passer
00:31:24et on discute
00:31:26on communique
00:31:28on dialogue
00:31:29chose que je pouvais pas faire
00:31:30avec le père de mes enfants
00:31:32alors que là
00:31:34on part de façon
00:31:35complètement apaisée
00:31:36ça montre que vous avez
00:31:38réparé
00:31:39cette blessure d'enfance
00:31:40ah mais oui oui
00:31:42c'est
00:31:42et c'est pareil
00:31:44avec mes enfants
00:31:45maintenant
00:31:46avec eux
00:31:47il y a un dialogue
00:31:48entre lui
00:31:49et mes enfants
00:31:50ils dialoguent
00:31:51et mes enfants
00:31:52l'écoutent
00:31:53et c'est apaisé
00:31:55de toute façon
00:31:57vous avez réussi
00:31:58même s'il y a eu
00:31:58des petits
00:31:59des petits couacs
00:32:00au début
00:32:01avec vos enfants
00:32:02mais vous avez réussi
00:32:02leur éducation
00:32:03ils ont l'air d'aller bien
00:32:04et ils vous remercient
00:32:06donc ça c'est signe
00:32:07que ça s'est bien passé
00:32:09oui mais il y a toujours
00:32:10des réglages
00:32:11ah ben les parents
00:32:13ne sont jamais parfaits
00:32:14c'est bien connu
00:32:14et heureusement d'ailleurs
00:32:16parce que qu'est-ce qu'on ferait
00:32:17si on avait des parents parfaits
00:32:18ça serait très difficile
00:32:20vous l'aurez dit
00:32:21j'habille
00:32:21vous avez la chance
00:32:23d'avoir une mère parfaite
00:32:24voilà
00:32:24absolument
00:32:26et ben
00:32:27merci Nathalie
00:32:28en tout cas
00:32:29merci beaucoup
00:32:29ce témoignage est intéressant
00:32:31parce que ça montre
00:32:32qu'on peut avancer aussi
00:32:34et ça on l'avait pas dit
00:32:35dans l'intro
00:32:36on peut avancer aussi
00:32:37grâce à l'éducation
00:32:38de nos enfants
00:32:39et oui
00:32:40c'est un miroir intéressant
00:32:41de nos défauts
00:32:43et de nos zones d'ombre
00:32:44comme disait Brigitte
00:32:45tout à l'heure
00:32:47et visiblement
00:32:48ça vous a beaucoup aidé
00:32:49merci Nathalie
00:32:50on fait une petite pause
00:32:52et c'est Sophie
00:32:52qu'on retrouve dans un instant
00:32:54elle a eu
00:32:55trois figures paternelles
00:32:57comment elle s'y est retrouvée
00:32:59elle nous raconte ça
00:33:00dans un instant
00:33:00avec Ariane Calvaux
00:33:06nous évoquons nos blessures
00:33:08et nous essayons de comprendre
00:33:10l'impact qu'elles ont
00:33:11sur notre capacité à aimer
00:33:13je rappelle votre livre
00:33:15l'autonomie émotionnelle
00:33:17c'est aux éditions Robert Laffont
00:33:20nous avons Sophie qui nous rejoint
00:33:22bonjour Sophie
00:33:23bonjour Brigitte
00:33:25bonjour à votre invitée
00:33:27bonjour
00:33:27Ariane qui est avec nous
00:33:29Ariane
00:33:30excusez-moi
00:33:31non c'est pas grave
00:33:32c'est pas grave
00:33:32mais sinon on n'attrape pas le fil
00:33:34si on n'a pas
00:33:35si on n'a pas
00:33:35ah oui
00:33:36donc vous avez grandi
00:33:40avec trois figures paternelles
00:33:42c'est-à-dire
00:33:42racontez-nous
00:33:43alors c'est-à-dire
00:33:45que j'ai été reconnue
00:33:46à la naissance
00:33:47par un monsieur
00:33:48qui m'a reconnue
00:33:50mais qui n'était pas
00:33:50mon papa
00:33:51j'ai ensuite été élevée
00:33:54par un deuxième
00:33:55une deuxième figure paternelle
00:33:57donc qui était un beau-père
00:33:58qui n'était pas mon père
00:33:59et très
00:34:01beaucoup plus tard
00:34:02à l'âge adulte
00:34:03alors que j'avais déjà
00:34:04mes enfants
00:34:04j'ai un troisième
00:34:06homme qui est arrivé
00:34:09dans ma vie
00:34:09et qui était
00:34:10mon papa biologique
00:34:12votre géniteur donc
00:34:13ouais
00:34:14exactement
00:34:15qui est revenu
00:34:17enfin qui vous a recherché
00:34:19qui vous a retrouvé
00:34:20ou c'est vous
00:34:20qui avait été l'entourée
00:34:21alors qui m'a recherchée
00:34:22pas du tout
00:34:23parce qu'en fait
00:34:24il était toujours
00:34:24en lien constant
00:34:26plus ou moins
00:34:27loin avec ma mère
00:34:29donc en fait
00:34:30voilà
00:34:31il a décidé
00:34:32alors que j'étais
00:34:34voilà
00:34:35j'étais déjà âgée
00:34:36de 35 ans
00:34:37enfin quelque chose
00:34:38comme ça
00:34:39de
00:34:39de me dire
00:34:41que
00:34:41c'était
00:34:42c'était lui
00:34:44mon père
00:34:44ce qui est fou
00:34:45c'est que donc lui
00:34:46à votre naissance
00:34:47ne vous reconnaît pas
00:34:48et c'est donc
00:34:49l'homme
00:34:50qui est avec votre mère
00:34:51qui vous reconnaît
00:34:52oui
00:34:53exactement
00:34:54et il savait
00:34:55que vous étiez
00:34:56sa fille
00:34:57que vous alliez naître
00:34:58tout ça
00:34:58oui
00:34:59il savait que je n'étais pas
00:35:01sa fille
00:35:02ah non
00:35:03est-ce que votre père biologique
00:35:04savait
00:35:05connaissait votre existence
00:35:06savait que vous
00:35:07oui
00:35:07ok
00:35:08mais alors c'était
00:35:09est-ce que c'était
00:35:09un amant de votre mère
00:35:11oui
00:35:12c'est ça
00:35:12oui c'est ça
00:35:13en fait ma mère
00:35:14était partie
00:35:14elle était mariée
00:35:16et puis ça n'allait pas
00:35:17du tout dans son couple
00:35:19et elle était partie
00:35:21et en fait
00:35:23elle a rencontré
00:35:24donc mon père biologique
00:35:26avec qui elle a eu
00:35:27une mini aventure
00:35:28ça a été très rapide
00:35:29sauf que
00:35:31mais efficace
00:35:32elle est tombée
00:35:32enceinte de moi
00:35:33efficace
00:35:34fertile
00:35:34c'est ça
00:35:35je devais arriver
00:35:37par cette histoire là
00:35:39son mari
00:35:41qui donc
00:35:42on parle de ça
00:35:43il y a plus de 50 ans
00:35:44son mari
00:35:45lui a sommé
00:35:47un peu
00:35:47de revenir au foyer
00:35:48qu'il reconnaîtrait l'enfant
00:35:51bon après
00:35:51voilà
00:35:52je passe tous les détails
00:35:53parce que c'est
00:35:54il y en a beaucoup
00:35:55vous imaginez
00:35:56non non
00:35:56mais en même temps
00:35:57c'est une
00:35:57c'est beau
00:35:59c'est beau
00:35:59parce que cet homme
00:36:00aimait sans doute
00:36:01beaucoup votre mère
00:36:02et il était prêt
00:36:03à la retrouver
00:36:05même enceinte
00:36:06d'un autre
00:36:07d'un autre
00:36:07oui
00:36:07ça c'est une explication
00:36:10après
00:36:10il y a plein
00:36:13d'autres
00:36:14explications
00:36:15possibles
00:36:17allez-y
00:36:17non non
00:36:19pas que importe
00:36:19c'est l'explication
00:36:20que vous en avez
00:36:21qui compte
00:36:21disons que
00:36:23disons que
00:36:25oui
00:36:27de toute façon
00:36:28à sa manière
00:36:29il l'aimait
00:36:29c'est certain
00:36:30maintenant
00:36:32comment dire
00:36:34il lui a demandé
00:36:37de revenir
00:36:37en lui disant
00:36:38que ce serait
00:36:38sa punition
00:36:39ah oui
00:36:40voilà
00:36:41c'est
00:36:43bon ça je l'ai
00:36:43et vous l'a fait sentir
00:36:45qu'il était
00:36:46en colère
00:36:46oui moi
00:36:47c'était assez particulier
00:36:48c'est à dire que
00:36:49donc moi je
00:36:49je ne savais pas
00:36:51que c'était pas mon papa
00:36:52mais je ressentais
00:36:53qu'il y avait quelque chose
00:36:54de pas net
00:36:55je ressentais le secret
00:36:56parce que j'ai été élevée
00:36:57dans ce secret
00:36:59à l'âge de 4 ans
00:37:01quand ma mère
00:37:03a divorcé
00:37:03je suis allée
00:37:04chez ce papa
00:37:05tous les 15 jours
00:37:06comme si c'était mon papa
00:37:07parce que
00:37:08tout le monde
00:37:09a continué
00:37:09à jouer le rôle
00:37:10pendant des années
00:37:11et moi
00:37:12j'allais chez ce papa
00:37:13souvent en pleurant
00:37:15je ne voulais pas y aller
00:37:16non pas que j'étais
00:37:17maltraitée en soi
00:37:19même si c'était
00:37:20quelqu'un qui buvait
00:37:21donc ce n'était pas
00:37:21à la joie
00:37:22mais voilà
00:37:24donc
00:37:24donc voilà
00:37:26j'ai eu pendant 15 ans
00:37:2917 ans même
00:37:30parce que votre mère
00:37:31ne vous révèle la vérité
00:37:33que plus tard
00:37:34jamais
00:37:35jamais
00:37:35non non jamais
00:37:36ça c'est pas bien
00:37:37non
00:37:38c'est une autre époque
00:37:42en même temps
00:37:42exactement
00:37:43voilà
00:37:46le sujet
00:37:47j'ai passé
00:37:48la colère
00:37:50contre ma mère
00:37:51parce que forcément
00:37:51il y a eu
00:37:52un moment de colère
00:37:54d'acceptation
00:37:55de compréhension
00:37:56j'ai fait un très gros
00:37:58travail psy
00:37:59que je continue d'ailleurs
00:38:02parce que je trouve
00:38:02qu'on n'a jamais fini
00:38:03le chemin
00:38:04ça c'est vrai
00:38:04et puis ça me permet
00:38:06moi d'être
00:38:07je pense
00:38:08un peu
00:38:09une adulte
00:38:10résiliente
00:38:11j'en ai fait une force
00:38:12j'ai rencontré
00:38:14mon mari
00:38:14très tôt
00:38:15lui de son côté
00:38:17avait perdu sa maman
00:38:18donc
00:38:19on est venu
00:38:20vraiment
00:38:21combler nos manques
00:38:23respectifs
00:38:24on s'est construit
00:38:26voilà
00:38:27on a construit
00:38:28un couple
00:38:28très fusionnel
00:38:30enfin
00:38:30je n'aime pas le mot
00:38:31fusionnel
00:38:32parce que c'est
00:38:33un peu quand même
00:38:34au départ
00:38:35moi après
00:38:36avec le travail
00:38:37psy
00:38:38j'ai dû sortir
00:38:39de cette fusion
00:38:40qui m'étouffait
00:38:41à un moment donné
00:38:42mais voilà
00:38:44on est quand même
00:38:44un couple
00:38:45qui
00:38:46on a plus de 35 ans
00:38:47derrière nous
00:38:48on a deux enfants
00:38:49on a construit
00:38:50une famille
00:38:51assez parfaite
00:38:52voyez du coup
00:38:53quelque chose
00:38:54de très
00:38:54papa c'est bien
00:38:57papa
00:38:57maman c'est bien
00:38:58maman
00:38:58enfin voilà
00:38:58et donc
00:39:00c'est votre père biologique
00:39:02pardon
00:39:02qui vous annonce
00:39:03qu'il est votre père
00:39:05oui
00:39:05exactement
00:39:06et pourquoi à l'époque
00:39:08il n'a pas vécu
00:39:09avec votre mère
00:39:10alors à l'époque
00:39:12elle était mariée
00:39:13donc pour lui
00:39:14voilà
00:39:14c'était compliqué
00:39:16et clairement
00:39:17il ne voulait pas
00:39:19s'engager
00:39:19lui
00:39:20il était très volage
00:39:21et donc
00:39:23par contre
00:39:24il était plus ou moins là
00:39:25il est venu me voir
00:39:26à la maternité
00:39:27c'est assez
00:39:28c'est assez drôle
00:39:30parce qu'il est venu me voir
00:39:31à la naissance
00:39:32donc il a travaillé quand même
00:39:34donc il a certainement
00:39:35beaucoup aimé votre mère
00:39:36puisque
00:39:36lui bien sûr
00:39:38lui aussi
00:39:38pour ma mère
00:39:39c'était un peu
00:39:40le prince charmant
00:39:40elle l'a toujours un peu
00:39:43ils sont toujours en lien
00:39:44aujourd'hui
00:39:45le côté quand même positif
00:39:46me semble-t-il
00:39:47c'est que vous êtes vraiment
00:39:48une enfant de l'amour
00:39:49c'est ça
00:39:51je pense que
00:39:52je pense que c'est exactement
00:39:53ce qui m'a aidée
00:39:55à avoir cette lumière
00:39:57que je perçois en moi
00:39:58et cet amour
00:40:00que j'ai un peu
00:40:01voilà
00:40:02je pense effectivement
00:40:04que c'est ça
00:40:05qui me
00:40:06qui vous porte
00:40:08qui me porte
00:40:09oui oui
00:40:10complètement
00:40:10et sans doute
00:40:13d'ailleurs
00:40:14que votre mère
00:40:15vous a beaucoup chéri
00:40:17au début
00:40:18parce que vous étiez
00:40:18en effet
00:40:19ce qui lui restait
00:40:21de cet amour
00:40:21parce qu'il me semble
00:40:22qu'il y a quelque chose
00:40:23de cet ordre-là
00:40:24entre eux
00:40:25alors oui
00:40:26j'étais même
00:40:27plus que chérie
00:40:28j'étais très protégée
00:40:29elle était
00:40:31un peu
00:40:32j'ai même
00:40:33comment dire
00:40:34un peu souffert
00:40:35de cette
00:40:36surprotection
00:40:37mais ce qui est intéressant
00:40:39voyez
00:40:39parce que moi
00:40:39j'ai beaucoup travaillé
00:40:40sur la question
00:40:40de la fusion
00:40:41je pense que cette fusion
00:40:42que vous avez eue
00:40:43en bébé
00:40:44avec votre mère
00:40:46c'est ce qui a provoqué
00:40:47aussi la fusion
00:40:48avec votre mari
00:40:49mais c'est plutôt bien
00:40:50parce que ça a été
00:40:51finalement quelque chose
00:40:52de positif
00:40:53oui oui oui
00:40:56voilà
00:40:58mais comme vous le dites
00:40:59ce mot fusion
00:41:00il peut être fatal
00:41:01aussi
00:41:02si à un moment donné
00:41:04à un moment donné
00:41:06il faut grandir
00:41:07il faut en sortir
00:41:08voilà
00:41:08il faut sortir
00:41:09parce qu'il y en a un
00:41:10moi
00:41:10en l'occurrence
00:41:11c'était moi
00:41:11que ça entravait
00:41:12mon mari lui
00:41:13a jamais souffert
00:41:15de ça
00:41:16mais il a su
00:41:18en tout cas
00:41:20vous pousser à voler
00:41:22de vos propres ailes
00:41:23oui oui
00:41:24ouais complètement
00:41:25et aujourd'hui
00:41:26mais c'est normal
00:41:27c'est normal
00:41:28parce que vous
00:41:29vous avez revécu
00:41:30la fusion avec maman
00:41:31et il fallait que quelqu'un
00:41:33vous aide à défusionner
00:41:34et c'est votre compagnon
00:41:36qui l'a fait
00:41:36donc là franchement
00:41:37ça s'est plutôt bien passé
00:41:38pour vous
00:41:39et votre mère était d'accord
00:41:41pour qu'il vous révèle
00:41:42sa paternité
00:41:43oui
00:41:44oui oui oui
00:41:45elle était d'accord
00:41:47ouais
00:41:50non non
00:41:51c'était
00:41:51c'était d'un commun d'accord
00:41:54normalement
00:41:55il voulait le faire avant
00:41:57maintenant
00:41:58l'histoire
00:42:00a fait que
00:42:01les éloignements
00:42:02géographiques
00:42:04voilà
00:42:05la vie
00:42:05et rétrospectivement
00:42:07vous pensez que
00:42:08vous vous en doutiez
00:42:09ou c'était un choc
00:42:10une surprise complète
00:42:12ça n'a pas du tout
00:42:13été une surprise
00:42:14c'est ça
00:42:14c'était plutôt une révélation
00:42:17c'était même évident
00:42:21quand
00:42:22je me suis dit
00:42:24ben voilà
00:42:24vous saviez
00:42:25que le père
00:42:28qui vous a reconnu
00:42:28c'était pas votre père
00:42:29mais vous le saviez pas
00:42:30pourquoi
00:42:31mais vous le saviez
00:42:32oui
00:42:32c'est à dire que
00:42:33je disais
00:42:34oui
00:42:34je disais souvent à ma mère
00:42:35tu es sûre
00:42:36je ne suis pas une enfant adoptée
00:42:37alors
00:42:38elle se mettait en colère
00:42:40mais non
00:42:40pourquoi tu dis ça
00:42:41ben oui
00:42:43mais je ressentais
00:42:44en tant qu'enfant
00:42:45on ressent beaucoup plus
00:42:47j'avais un ressenti
00:42:48il y a une énergie
00:42:50du secret du mensonge
00:42:51que les gens trompés
00:42:52par exemple
00:42:53décrivent très bien
00:42:54c'est à dire qu'il n'y a
00:42:55aucune indication
00:42:56dans le réel
00:42:56mais en fait
00:42:57on sent que quelque chose
00:42:58se trame quoi
00:42:59ben écoutez merci
00:43:00c'est un très beau témoignage
00:43:01Sophie
00:43:02merci de nous l'avoir
00:43:03de nous l'avoir offert
00:43:04et c'est
00:43:05et oui
00:43:06et oui les enfants
00:43:07ont ce sixième sens
00:43:08petite devinette
00:43:10avant de laisser la place
00:43:11aux infos
00:43:11pourquoi on peut comparer
00:43:12les hommes
00:43:13avec les places de parking
00:43:14vous aurez la réponse
00:43:16après les infos
00:43:1714h16
00:43:19Brigitte Lae
00:43:21Sud Radio
00:43:21et bien on a vu
00:43:23depuis 14h déjà
00:43:25avec nos différents auditeurs
00:43:27à quel point notre enfance
00:43:29met des sacrés paramètres
00:43:32dans nos histoires d'amour
00:43:34Arianne Calvaux
00:43:34Arianne Calvaux
00:43:34beaucoup beaucoup
00:43:35nos relations
00:43:35et pour aimer
00:43:38il faut comprendre
00:43:39qui on est
00:43:40et je conseille toujours
00:43:41votre livre
00:43:42l'autonomie émotionnelle
00:43:44aux éditions Robert Laffont
00:43:45qui est un livre
00:43:45vraiment riche
00:43:48Arianne Calvaux
00:43:48donc n'hésitez pas
00:43:50si vous avez envie
00:43:50de mieux vous découvrir
00:43:52alors je vous répète
00:43:54ma devinette
00:43:55pourquoi peut-on comparer
00:43:56les hommes
00:43:57avec les places de parking
00:43:58qu'est-ce que les hommes
00:44:00peuvent avoir
00:44:00encore avec des places de parking
00:44:02à Paris
00:44:03ils sont rares
00:44:04chers
00:44:05surtout dans les grandes villes
00:44:07oui
00:44:07ça ne s'est pas
00:44:08vos états
00:44:09et bien les vrais hommes
00:44:11comme les vraies places
00:44:12sont toujours prises
00:44:13ah oui
00:44:14c'est bien vu
00:44:15c'est assez juste
00:44:17bonjour Julien
00:44:19oui bonjour Brigitte
00:44:21bonjour Ariane
00:44:22bonjour
00:44:22merci d'être avec nous Julien
00:44:25donc vous aussi
00:44:25on vous a menti
00:44:26sur vos origines
00:44:27oui j'ai un peu
00:44:28la même histoire
00:44:29que la dame précédente
00:44:30sauf que moi
00:44:31je l'ai appris
00:44:31dans des circonstances
00:44:32un peu moins
00:44:33un peu moins joyeuses
00:44:35on va dire
00:44:35c'est à dire que moi
00:44:36c'était au cours
00:44:37d'une engueulade
00:44:37entre mes parents
00:44:38où ma mère a balancé
00:44:39à mon père
00:44:40mais de toute façon
00:44:40t'es pas son père
00:44:41t'as rien à dire
00:44:41et là j'ai compris
00:44:43que ça faisait longtemps
00:44:44que quelque chose
00:44:46m'échappait
00:44:47dans ma famille
00:44:48voilà
00:44:48et j'ai découvert
00:44:50que bah en fait
00:44:51tout le monde était au courant
00:44:52sauf moi
00:44:54vous avez quel âge
00:44:55quand vous avez
00:44:56j'avais 8 ans
00:44:57quand c'est arrivé
00:44:57et quand on vous annonce
00:44:59enfin quand vous entendez ça
00:45:01vous aviez de toute façon
00:45:03déjà une préscience
00:45:04que votre père
00:45:06n'était pas
00:45:06enfin que vous reconnaissiez
00:45:08en fait
00:45:09je savais que mes soeurs
00:45:10étaient mes demi-soeurs
00:45:11qui étaient issues
00:45:12d'un précédent mariage
00:45:13mais je sentais
00:45:15qu'il y avait
00:45:15quelque chose
00:45:16d'un peu malsain
00:45:17d'un peu
00:45:17d'ambigu
00:45:19dans la relation
00:45:19que j'avais avec mes
00:45:20demi-soeurs du coup
00:45:21alors elles avaient
00:45:23quel âge
00:45:23vos demi-soeurs
00:45:24par rapport à vous
00:45:24elles ont 11
00:45:25et 16 ans
00:45:26de plus que moi
00:45:26elles avaient quand même
00:45:28de la bouteille
00:45:28mais je voyais
00:45:31j'avais beaucoup
00:45:32d'amis de mes parents
00:45:33qui avaient des enfants
00:45:35d'à peu près l'âge
00:45:36de mes soeurs
00:45:37avec qui je m'entendais bien
00:45:38en rigoleur
00:45:39on était complice
00:45:39et quand c'était
00:45:40quand mes soeurs
00:45:42s'occupaient de moi
00:45:43bah c'était très
00:45:44très froid
00:45:45parce qu'elles savaient
00:45:46vous vous saviez pas
00:45:47mais elles savaient
00:45:48elle savait bien sûr
00:45:49bien sûr
00:45:50elle savait complètement
00:45:51elle était complètement
00:45:52dans la confidence
00:45:52et elle savait
00:45:53qu'il fallait surtout
00:45:54pas me le dire
00:45:54parce qu'il fallait me
00:45:55je mets des gros guillemets
00:45:56là dessus
00:45:56me protéger
00:45:57oui vous faites bien
00:45:58de mettre des guillemets
00:45:58parce que
00:45:59l'abération la plus absolue
00:46:00parce que le jour
00:46:01où j'ai découvert tout
00:46:01je me suis mis à douter
00:46:03de tout et de tout le monde
00:46:04j'allais vous demander
00:46:05oui
00:46:05quelles conséquences ça a eu
00:46:06ou en tout cas
00:46:07celles que vous percevez
00:46:08pour moi
00:46:08plus personne n'était crédible
00:46:10mais alors quand je dis
00:46:10plus personne
00:46:11c'est vraiment plus personne
00:46:12et si aujourd'hui
00:46:13je fais partie de ce qu'on appelle
00:46:14les complotistes
00:46:15je pense que c'est
00:46:15une grosse partie de ça
00:46:16c'est-à-dire que moi
00:46:17à chaque fois qu'on m'annonce
00:46:17quelque chose
00:46:18je pars du principe
00:46:19que ça va être forcément faux
00:46:20et je vais aller chercher
00:46:21le pourquoi du comment
00:46:22pourquoi est-ce qu'on me ment
00:46:23quel est l'intérêt
00:46:23qu'on a à me mentir
00:46:24enfin ça il va peut-être
00:46:25falloir à un moment
00:46:26dépasser ça quand même
00:46:27Julien
00:46:28oui oui oui
00:46:28c'est-à-dire que je ne deviens
00:46:30pas je ne vais pas dire
00:46:31paranoïaque
00:46:32mais je vais être extrêmement
00:46:34méfiant
00:46:35quant à l'information
00:46:36qu'on me donne
00:46:36quelle que soit la source
00:46:38même la source la plus
00:46:39alors justement
00:46:40on va essayer
00:46:42pour vous aider
00:46:43de revenir
00:46:44à ce que vous avez ressenti
00:46:46à 8 ans
00:46:47quand vous entendez ça
00:46:48qu'est-ce que vous nous diriez là
00:46:51quelles sont les émotions
00:46:52qui vous ont traversé
00:46:53quels sont les ressentis
00:46:56que vous avez eus
00:46:57à ce moment-là
00:46:58à la seconde
00:47:00où ça s'est dit
00:47:00on était en voiture
00:47:01avec mes parents
00:47:01mes parents étaient devant
00:47:02moi j'étais assis derrière
00:47:03dans la voiture
00:47:04ils étaient en train
00:47:05de s'engueuler
00:47:05parce que j'avais fait
00:47:06quelque chose
00:47:06je ne sais plus quoi
00:47:07et enfin probablement
00:47:08une bêtise
00:47:08et mon père m'avait
00:47:09regeulé
00:47:10je n'ai plus le contexte
00:47:12de démarrage
00:47:12bref c'était toujours
00:47:13un contexte très tendu
00:47:14et ma mère a dit
00:47:15à mon père
00:47:16mais de toute façon
00:47:16tu n'as rien à dire
00:47:17que ce n'est pas son père
00:47:17et là je me suis dit
00:47:20attendez
00:47:20j'ai lu plein d'épisodes
00:47:21qu'est-ce qui s'est passé
00:47:22où est-ce qu'on est
00:47:22où est-ce qu'on va
00:47:23et du coup
00:47:23j'ai commencé à me demander
00:47:24si lui ce n'est pas mon père
00:47:26c'est-à-dire que
00:47:26on allait chez mes grands-parents
00:47:27donc les parents
00:47:28de mon père adoptif
00:47:29de votre père
00:47:30enfin de celui
00:47:31comme vous avez dit
00:47:33donc vous ne dites rien
00:47:34en tant qu'enfant
00:47:35vous encaissez
00:47:36sur la santé
00:47:37j'ai un peu encaissé
00:47:38je me suis posé des questions
00:47:39j'ai essayé de comprendre
00:47:41j'ai essayé de poser des questions
00:47:44on m'a dit
00:47:44que ce n'était pas le moment
00:47:45d'en parler
00:47:45qu'on en reparlera plus tard
00:47:47à la maison
00:47:47à qui vous avez demandé ça
00:47:49à votre mère ?
00:47:50à mes parents
00:47:51mes deux parents
00:47:51ils étaient tous les deux là
00:47:53dans la voiture
00:47:54et ils m'ont dit
00:47:55on en parlera plus tard
00:47:56et du coup
00:47:56j'ai senti
00:47:58qu'il y avait
00:47:58une gêne
00:47:59qui s'était posée là
00:48:01et que
00:48:01ce n'était pas le moment
00:48:03d'en parler
00:48:03et donc du coup
00:48:05on a été chez mon grand-père
00:48:08mais du coup
00:48:08quand j'étais chez mon grand-père
00:48:09je me disais
00:48:10mais du coup
00:48:10mon grand-père
00:48:11si mon père n'est pas mon mère
00:48:12mon grand-père n'est pas mon grand-père
00:48:13et là j'ai commencé
00:48:14à me refaire
00:48:15tout le schéma physique
00:48:16tout le schéma familial
00:48:18dans ma tête
00:48:18mais là vous ne m'avez
00:48:20toujours pas dit
00:48:20ce que vous avez ressenti
00:48:21ah bah ça a été
00:48:23une énorme blessure
00:48:24parce que
00:48:24je me suis senti trahi
00:48:26je me suis senti abandonné
00:48:27je me suis dit
00:48:29mais du coup
00:48:29mais qui est mon père
00:48:30mais j'avais besoin de comprendre
00:48:31c'est-à-dire qu'au moment
00:48:33où dans la voiture
00:48:34derrière
00:48:34vous avez entendu ça
00:48:36vous vous êtes senti
00:48:38totalement perdu
00:48:38oui c'est ça
00:48:40exactement
00:48:40je me suis senti abandonné
00:48:42je me suis senti seul
00:48:43je me suis senti
00:48:44évidemment seul
00:48:44face à l'annonce
00:48:47c'est-à-dire que
00:48:48le côté de sécurité
00:48:50qu'on a
00:48:50avec ses parents
00:48:51la perte de repère
00:48:52a disparu
00:48:53l'innocence
00:48:54voilà
00:48:54l'innocence
00:48:55à ce moment-là
00:48:56a disparu
00:48:57complètement
00:48:57donc là
00:48:58on entend quand même
00:48:59quelque chose
00:49:00qui ressemble
00:49:00à un traumatisme
00:49:01julien
00:49:03c'est important
00:49:04oui mais c'est important
00:49:06c'est important
00:49:07s'en sont voulu
00:49:09quand on en a reparlé
00:49:10après
00:49:10elles s'en veulent
00:49:11et elles s'en veulent
00:49:12encore aujourd'hui
00:49:12de malheureusement
00:49:13tous ces années
00:49:13non mais julien
00:49:14c'est important
00:49:15ce que je viens de vous dire
00:49:16parce que
00:49:16vous avez ressenti
00:49:18quelque chose
00:49:18qui s'apparente
00:49:19à un véritable traumatisme
00:49:21un tsunami
00:49:22comme on dit
00:49:22et donc
00:49:23ça a provoqué
00:49:25chez vous
00:49:26quelque chose
00:49:29d'une ordre
00:49:29de sidération
00:49:31et certainement
00:49:32certainement
00:49:33qu'il y a des symptômes
00:49:35qui sont peut-être
00:49:36chez vous
00:49:38qui seraient intéressants
00:49:40à peut-être
00:49:41à comprendre
00:49:42pour
00:49:42que vous énoncez
00:49:43vous-même
00:49:43enfin vous avez dit
00:49:45ce qu'il en était
00:49:46face à la société
00:49:46vous n'avez pas dit
00:49:47ce qu'il en était
00:49:48face à vos relations amoureuses
00:49:49mais on peut imaginer
00:49:50que ça doit être difficile
00:49:50de faire confiance aussi
00:49:52même dans votre santé
00:49:53est-ce qu'il n'y a pas
00:49:53des symptômes
00:49:54qui pourraient s'expliquer
00:49:55à cause de ce traumatisme ?
00:49:57j'ai appris
00:50:00au fil des années
00:50:01alors déjà
00:50:01je me suis souvent
00:50:02très mal entouré
00:50:03ça ça a été la pire
00:50:04je pense
00:50:05la plus grosse
00:50:05de mes erreurs
00:50:06c'est que
00:50:06j'avais tellement peur
00:50:08d'être seul
00:50:08de rien construire
00:50:10de finir seul
00:50:11surtout que
00:50:13dans l'entourage
00:50:13de mon père
00:50:14enfin de mon père
00:50:15il y avait beaucoup
00:50:16de vieux célibataires
00:50:18de vieux ratés
00:50:18célibataires
00:50:2050 ans
00:50:21qui n'avaient rien fait
00:50:22de leur vie
00:50:23qui racontaient
00:50:24mon vie merveille
00:50:25d'ailleurs une chanson
00:50:26qui s'appelle
00:50:27les copains de mon père
00:50:28d'Alain Leprest
00:50:28qui en parle très très bien
00:50:29cette chanson
00:50:29elle a vraiment
00:50:30une église
00:50:31et un jour
00:50:32vous avez l'occasion
00:50:32de l'écouter
00:50:33elle dit mot pour mot
00:50:34ce que j'ai vécu moi
00:50:35dans mon enfance
00:50:36j'avais cette peur
00:50:38de finir comme ça
00:50:39et j'avais tellement peur
00:50:41que je m'entourais
00:50:41de la première fille
00:50:42disponible
00:50:43après j'ai eu
00:50:45trop de mal à séduire
00:50:45mais j'avais tendance
00:50:48à prendre un peu
00:50:49la première
00:50:51qui vient
00:50:51en même temps
00:50:53ça peut être aussi
00:50:53de toute façon
00:50:54on peut faire confiance
00:50:55à personne
00:50:55d'autant prendre
00:50:56le premier qui vient
00:50:57c'est pas
00:50:57vous voyez
00:50:58mais est-ce que
00:50:59est-ce que vous avez pu savoir
00:51:01qui était votre vrai père
00:51:03oui alors je l'ai su
00:51:04quelques années après
00:51:05et j'ai su le contexte
00:51:07exprès de
00:51:09pourquoi
00:51:09et comment était mon père
00:51:10de coup
00:51:10pourquoi ma mère
00:51:12pourquoi mon père
00:51:13n'a jamais été mon
00:51:14enfin pourquoi mon géniteur
00:51:15n'a jamais été mon père
00:51:16c'est parce qu'en fait
00:51:17ma mère avait
00:51:18de son propre souhait
00:51:19décidé de faire un enfant
00:51:20toute seule
00:51:21et elle pensait
00:51:22qu'elle aurait une fille
00:51:23c'était elle
00:51:23pour un truc
00:51:23elle était convaincue
00:51:24que je m'appellerais Julie
00:51:25et je serais une fille
00:51:26sauf que pas de bol
00:51:27je suis né
00:51:28j'étais un garçon
00:51:28et j'avais pas de papa
00:51:30à la naissance
00:51:30donc c'est sa meilleure copine
00:51:31qui est venue
00:51:33l'amener à l'hôpital
00:51:36bah oui mais voyez bien
00:51:37là aussi
00:51:38il y a du traumatisme
00:51:39de l'émotion
00:51:40oui oui
00:51:41non c'est sûr
00:51:41non mais sincèrement
00:51:43Julien
00:51:44je vous invite
00:51:45à travailler un petit peu
00:51:46tout ça
00:51:47parce que je sens
00:51:48à quel point
00:51:48vous êtes encore
00:51:49très blessé
00:51:50je sais pas quel âge
00:51:51vous avez
00:51:52aujourd'hui
00:51:53j'ai 44 ans
00:51:55bon donc
00:51:56en plus 44 ans
00:51:57on est vraiment
00:51:58à un âge clé
00:51:59c'est à dire
00:51:59vous êtes à un tournant
00:52:00de votre vie
00:52:00et travaillez ça
00:52:02avec peut-être
00:52:03je l'ai beaucoup
00:52:05je l'ai beaucoup travaillé
00:52:07j'ai appris à pardonner
00:52:08j'ai appris à m'appeler
00:52:08non mais est-ce que
00:52:09vous l'avez travaillé
00:52:09sous l'angle du trauma
00:52:11alors je l'ai travaillé
00:52:13sous l'angle du trauma
00:52:13avec un psychologue
00:52:14avec plusieurs
00:52:15enfin avec deux psychologues
00:52:17qui m'ont suivi
00:52:18à une époque
00:52:19où j'allais vraiment
00:52:19très très très mal
00:52:20où j'étais vraiment
00:52:21en train de faire
00:52:21des burn-out sur burn-out
00:52:22et je ne comprenais pas
00:52:23la raison de mon épuisement
00:52:24mais c'est parce que
00:52:25je n'arrivais pas
00:52:26à lâcher
00:52:27la méfiance
00:52:28envers tout et tout le monde
00:52:29et je devais
00:52:29tout devait être
00:52:30entièrement
00:52:30et permanent
00:52:31sous mon contrôle
00:52:32mais total
00:52:33et du coup
00:52:34je m'épuisais
00:52:35dans des tâches
00:52:35inutiles au travail
00:52:37mais vous parlez
00:52:38vous parlez encore
00:52:40avec cette tendance
00:52:41à ne pas pouvoir
00:52:43poser vos mots
00:52:44à l'émotion
00:52:45oui c'est parce que
00:52:46c'est toujours
00:52:47c'est toujours
00:52:49mais c'est ce que je dis
00:52:50je le sens
00:52:50je l'entends
00:52:51je vous entends
00:52:51j'entends
00:52:52c'est pour ça
00:52:53je vous dis
00:52:53c'est l'émotion
00:52:54parce que ça reste
00:52:56il faut travailler
00:52:57quand j'appuie
00:52:57quand j'appuie sur la plaie
00:52:58ça fait toujours un peu mal
00:52:59mais justement
00:53:00il n'y a pas de raison
00:53:01que ce soit comme ça
00:53:02et aujourd'hui
00:53:03c'est ce que je dis
00:53:04en général aux gens
00:53:05quand j'explique
00:53:05cette situation là
00:53:07par exemple
00:53:08à ma famille
00:53:08ou à ma nouvelle famille
00:53:10celle que j'ai construite
00:53:11que j'ai choisi
00:53:11quand je leur ai expliqué
00:53:12tout ça
00:53:13je leur ai dit
00:53:13du coup moi je fais bien
00:53:14la distinction
00:53:14entre le père
00:53:15celui qui a assumé
00:53:16le rôle de l'éducation
00:53:17et donc pour moi
00:53:18je ne le renie pas
00:53:19comme étant mon père
00:53:19même si à une époque
00:53:20très dure
00:53:20où je l'ai renié complètement
00:53:21je lui ai dit
00:53:23mais de toute façon
00:53:23tu n'as rien à me dire
00:53:23que tu n'es pas mon père
00:53:24et aujourd'hui
00:53:25je dis au contraire
00:53:26c'est mon père
00:53:26et heureusement
00:53:27parce que accessoirement
00:53:33la phrase de votre mère
00:53:34dans cette voiture là
00:53:35elle est fausse
00:53:36tu n'as rien à dire
00:53:37c'était pas son père
00:53:38bah si
00:53:39je suis son père
00:53:41j'ai quelque chose à dire
00:53:41on est issu
00:53:42d'une société patriarcale
00:53:44où le rôle
00:53:44le père
00:53:45c'est le géniteur
00:53:45donc fatalement
00:53:46et oui mais non
00:53:47c'est pas sûr
00:53:48on ne voyait pas le géniteur
00:53:49le père comme l'éducateur
00:53:51mais comme le géniteur
00:53:52c'était dans ce sens là
00:53:52qu'elle l'avait dit
00:53:53mais oui évidemment
00:53:55pour moi
00:53:55non non
00:53:55c'était
00:53:56c'est une phrase
00:53:57tout à fait sa place
00:53:58dans votre éducation
00:53:58c'est une phrase
00:53:59très blessante
00:54:00très blessante
00:54:02qu'elle lui a envoyée
00:54:02à ce moment là
00:54:03et encore plus blessante
00:54:04pour vous
00:54:04parce que c'est pas
00:54:05la meilleure manière
00:54:06de l'apprendre
00:54:06mais Julien
00:54:07moi ce que je vous conseille
00:54:08simplement
00:54:09c'est d'aller travailler
00:54:09un peu plus sur votre corps
00:54:11il faut que votre corps
00:54:12se sente un peu plus
00:54:13en sécurité
00:54:14et vous allez aller
00:54:16beaucoup mieux
00:54:17oui mais en fait
00:54:18aujourd'hui
00:54:19j'ai réussi à construire ma vie
00:54:20j'ai deux enfants
00:54:21avec qui je suis
00:54:22parfaitement heureux
00:54:23dont vous êtes le père
00:54:24pour le coup
00:54:26il n'y a pas de doute physique
00:54:27la ressentance
00:54:28c'est
00:54:28les enfants
00:54:30ils savent toujours
00:54:31comment faire
00:54:32ce genre de choses
00:54:32c'est bien
00:54:33et à contrario
00:54:35je suis parti du principe
00:54:37ce que je disais
00:54:38à votre
00:54:38à Jérémy
00:54:40au standard
00:54:41que nous félicitons
00:54:43pour son travail
00:54:44formidable
00:54:45absolument
00:54:46ce que je vais expliquer
00:54:47c'est qu'aujourd'hui
00:54:48j'ai pris parti
00:54:49de ne jamais mentir
00:54:50à mes enfants
00:54:50et de leur expliquer
00:54:51les nuances
00:54:52entre la vérité
00:54:53les faits
00:54:54et la subtilité
00:54:55les choses
00:54:56les nuances
00:54:56et la magie
00:54:57qu'on peut apporter
00:54:58les choses
00:54:58par exemple
00:54:58pour le père Noël
00:54:59moi j'ai une petite fille
00:55:00de 3 ans
00:55:00dès le début
00:55:02je dis que le père Noël
00:55:02n'existait pas
00:55:03que c'était un enrobage
00:55:04qu'on mettait par
00:55:058 heures
00:55:05pour pas dire
00:55:06qu'on offrait
00:55:07des gros cadeaux
00:55:07et qu'on se sente pas
00:55:08redevable de cadeaux
00:55:09qu'on reçoit de quelqu'un
00:55:10qu'il n'y ait pas d'échange
00:55:11que c'est vraiment un cadeau
00:55:12qui est fait à sens unique
00:55:13vraiment un cadeau
00:55:14qui est donné
00:55:14et donc du coup
00:55:15c'est moi qui te le donne
00:55:16donc si c'est moi
00:55:17tu me dois quelques jours
00:55:18en retour
00:55:18pour éviter et effacer ça
00:55:20on dit que c'est pas moi
00:55:21on dit que c'est
00:55:21un personnage fictif
00:55:22qui n'existe pas
00:55:23qui est le père Noël
00:55:23et je dis qu'évidemment
00:55:24le fait que ce soit fictif
00:55:26pour les uns
00:55:26est une réalité
00:55:27pour moi
00:55:28c'est le cas pour les religions
00:55:29essayez de travailler
00:55:30sur la question du symbole
00:55:32ça sera peut-être
00:55:33une plus belle manière
00:55:35oui
00:55:36je n'utilise pas le mot symbole
00:55:38mais on en revient
00:55:39à la symbolique des choses
00:55:40bien sûr
00:55:41vous avez raison
00:55:42mais c'est dans ce sens là
00:55:44que c'est tout à fait
00:55:45dans ce sens là
00:55:45que j'explique à ma vie
00:55:46on est d'accord
00:55:47les choses notamment
00:55:49là parce que
00:55:50comme elle est à l'école
00:55:51tout le monde parle
00:55:52du père Noël
00:55:52il ne fallait bien
00:55:53que je lui explique
00:55:53pourquoi est-ce que
00:55:55je ne parlais pas moi
00:55:56du père Noël
00:55:56pourquoi est-ce que
00:55:57je disais
00:55:57voilà c'est le père Noël
00:55:58qui doit faire
00:55:59mais c'est un tel
00:55:59qui te l'a donné
00:56:00voilà
00:56:01on explique l'origine
00:56:03de tes cadeaux
00:56:03pour qu'il y ait
00:56:05une transparence totale
00:56:06et absolue
00:56:06il n'y ait pas de mensonges
00:56:07il n'y ait pas de mensonges
00:56:07oui mais il faudra
00:56:08quand même un jour
00:56:09que vous acceptiez
00:56:10que la transparence absolue
00:56:11ça n'existe pas non plus
00:56:12il faudra aussi
00:56:13avancer
00:56:14on a tous des filtres
00:56:16sur notre réalité
00:56:17absolument
00:56:18mais en tout cas
00:56:18merci beaucoup
00:56:19merci beaucoup
00:56:20de votre témoignage
00:56:20qui est touchant
00:56:22merci Julien
00:56:23on va faire une petite pause
00:56:24et puis
00:56:25on va retrouver
00:56:27Hélène aussi
00:56:28dans un instant
00:56:28qui avait un papa alcoolique
00:56:30Ariane Calveau
00:56:36est avec nous
00:56:37vous êtes psychologue
00:56:38clinicienne
00:56:38et on retrouve Hélène
00:56:40maintenant
00:56:40bonjour Hélène
00:56:41bonsoir Brigitte
00:56:43bonsoir Ariane
00:56:44bonsoir
00:56:44merci de me recevoir
00:56:45à l'antenne
00:56:46je vous en prie Hélène
00:56:47donc vous
00:56:48c'est votre père
00:56:49qui était alcoolique
00:56:50et qui vous battez
00:56:51oui
00:56:52alors c'était à la naissance
00:56:54de ma soeur
00:56:55qui a 10 ans
00:56:56de moins que moi
00:56:56et bon
00:56:58ça s'est mal passé
00:56:59ma maman a été
00:57:00malade
00:57:02voilà
00:57:02elle est restée
00:57:04quelques jours
00:57:04dans le coma
00:57:05et pendant qu'elle était
00:57:06à l'hôpital
00:57:07mon père est parti
00:57:08dans les bars
00:57:09et puis après
00:57:10après de là
00:57:11il est devenu addict
00:57:13on va dire
00:57:13d'accord
00:57:14il a sombré dans l'alcool
00:57:15quand il a eu peur
00:57:17de perdre sa femme
00:57:18voilà
00:57:19voilà
00:57:19et ensuite
00:57:20il a continué
00:57:22une fois que
00:57:22bon tout le monde
00:57:23était rentré à la maison
00:57:24et en bonne santé
00:57:25donc
00:57:25et moi
00:57:26vers l'âge
00:57:27de 13 ans
00:57:28bon il a continué
00:57:30à boire
00:57:31mais vers l'âge
00:57:32de 13 ans
00:57:32il a commencé
00:57:33à rentrer
00:57:34les week-ends
00:57:35vraiment très
00:57:36très
00:57:36très alcoolisées
00:57:38et ma mère
00:57:40travaillait dans
00:57:40une maison de retraite
00:57:41donc elle était
00:57:42pas là forcément
00:57:43le samedi
00:57:43le dimanche
00:57:44et mon père
00:57:45mon père
00:57:46s'en prenait à moi
00:57:47voilà
00:57:47et alors qu'à
00:57:5012 ou 13 ans
00:57:50bon bien sûr
00:57:51on n'a rien fait de mal
00:57:53bah oui
00:57:55de toute façon
00:57:56on n'a pas à s'en prendre
00:57:57à sa fille
00:57:57quand on est
00:57:58alcoolique
00:57:59et quand vous dites
00:58:00qu'il s'en prenait
00:58:01à vous
00:58:02qu'est-ce qu'il faisait
00:58:02il vous tapait
00:58:03il vous
00:58:04ah il me tapait
00:58:05je mettais mes mains
00:58:06sur la tête
00:58:06je baissais
00:58:07je baissais
00:58:07la tête
00:58:08il me tapait
00:58:09sur les épaules
00:58:10les cervicales
00:58:11la tête
00:58:12voilà quoi
00:58:13je laissais
00:58:15je n'avais pas
00:58:16forcément
00:58:17la force
00:58:17vous n'aviez pas
00:58:19enfin vous aviez
00:58:20puis vous seriez défendue
00:58:21il vous serait peut-être
00:58:22arrivé des choses pires
00:58:23peut-être
00:58:24oui
00:58:25parce que quand on est
00:58:26enfin sous l'effet
00:58:27de l'alcool
00:58:27on ne sait jamais trop
00:58:28et vous n'avez pas pu
00:58:30en parler à votre mère
00:58:30ben non
00:58:32sur le moment
00:58:33elle n'était pas là
00:58:33donc après
00:58:34après ce n'était pas
00:58:35tous les week-ends
00:58:36c'était pas tout le temps
00:58:37mais ça a duré quand même
00:58:38jusqu'à 16 ans et demi
00:58:39mais peut-être que vous protégiez
00:58:41aussi votre mère
00:58:41vous savez
00:58:42il y avait peut-être
00:58:43un lien de loyauté
00:58:44ou vous protégiez
00:58:46votre père
00:58:47on ne sait pas
00:58:47mais peut-être
00:58:48il y avait des raisons
00:58:49qui fait qu'en tant qu'enfant
00:58:52vous vouliez protéger
00:58:53le couple
00:58:54et puis vous n'aviez pas
00:58:55enfin c'est peut-être
00:58:57aussi ça
00:58:57on ne sait pas
00:58:58je ne saurais pas
00:59:00je ne saurais pas vous dire
00:59:01à 16 ans et demi
00:59:02bon je le fréquentais déjà
00:59:03et la dernière fois
00:59:07qu'il m'a frappée
00:59:08il était parti
00:59:09dans ma cuisine
00:59:10mettre un couteau
00:59:12sur l'armoire
00:59:13de ma chambre
00:59:14j'étais dans ma chambre
00:59:15et là j'ai compris
00:59:16que
00:59:17suivant la réaction
00:59:19vous étiez en danger
00:59:19oui voilà
00:59:21je suis partie
00:59:22je suis partie
00:59:23j'ai fugué
00:59:24d'accord
00:59:25j'ai fugué
00:59:26j'ai porté plainte
00:59:27donc à ce moment là
00:59:29ma mère a été au courant
00:59:31elle ne savait rien jusque là
00:59:33non
00:59:34non
00:59:36et il ne s'attaquait pas
00:59:38à votre petite soeur
00:59:39non parce qu'en fait
00:59:41comme ma maman travaillait
00:59:43on l'a laissée chez la nounou
00:59:45parce que je ne me souviens pas
00:59:48je n'ai pas le souvenir
00:59:49vous voyez de cette période là
00:59:50où était ma soeur
00:59:51elle était très jeune
00:59:53puisque vous aviez 10 ans d'écart
00:59:54oui voilà
00:59:55quand vous avez 16 ans
00:59:57quand vous avez 13 ans
00:59:58elle a 3 ans
00:59:59donc ce n'est pas étonnant
01:00:00qu'elle soit chez la nounou
01:00:01plutôt que
01:00:02à la maison
01:00:02voilà
01:00:02elle travaillait toute la journée
01:00:06donc je n'ai pas souvenir
01:00:07d'avoir gardé ma soeur
01:00:08et votre père ne travaillait plus ?
01:00:11le samedi et dimanche
01:00:12non il ne travaillait pas
01:00:13ah oui c'était les week-ends
01:00:14et c'est votre mère qui travaillait
01:00:15mais oui parce qu'elle travaillait
01:00:16dans une maison de retraite
01:00:17et donc à 16 ans
01:00:19vous quittez le domicile ?
01:00:22à 16 ans et demi
01:00:22ça faisait à peu près
01:00:23presque un an
01:00:25que je fréquentais
01:00:26donc un monsieur
01:00:28qui avait 20 ans
01:00:29de plus que moi
01:00:29oui
01:00:30et voilà
01:00:32donc
01:00:32alors je ne sais pas
01:00:33vous avez trouvé un protecteur
01:00:35en fait
01:00:35peut-être
01:00:37vous avez dû avoir très peur
01:00:39je pense
01:00:39très très peur
01:00:40c'est à dire que
01:00:41les jeunes de mon âge
01:00:43ne m'attiraient pas
01:00:44j'étais quand même
01:00:46assez mature
01:00:47parce que là
01:00:48quand ma soeur est née
01:00:48je m'en suis occupée
01:00:50et donc
01:00:51le fait d'avoir
01:00:52un petit enfant
01:00:54c'est comme si
01:00:54c'était ma petite fille
01:00:56si vous voulez
01:00:57donc ça ne m'a pas
01:00:58effrayée
01:00:59quand après
01:01:00avoir moi-même
01:01:00des enfants
01:01:01et donc je pense
01:01:02qu'avoir un caractère mature
01:01:03et les adolescents
01:01:05de mon âge
01:01:06ne m'intéressaient pas
01:01:10voilà
01:01:10je voulais des personnes
01:01:11qui aient
01:01:12de l'expérience
01:01:13de l'expérience
01:01:14de la connaissance
01:01:15oui mais je pense
01:01:16que ce que dit
01:01:17Ariane
01:01:18est certainement juste
01:01:18c'est que cet homme
01:01:19un peu plus âgé
01:01:20vous a sécurisé
01:01:21une image
01:01:23d'homme
01:01:23sécurisante
01:01:24non pas du tout
01:01:25non
01:01:26pas du tout
01:01:27parce que mon père
01:01:29c'était des violences
01:01:30violences physiques
01:01:31physique oui
01:01:31et lui
01:01:32c'était des violences
01:01:33psychologiques
01:01:34oui
01:01:35sauf que
01:01:36du coup
01:01:37il aurait pu
01:01:37plus vous défendre
01:01:39en tout cas
01:01:39vous protéger
01:01:42physiquement
01:01:42qu'un jeune
01:01:43de votre âge
01:01:44face à votre père
01:01:46il savait
01:01:47que mon père
01:01:48me frappait
01:01:49et je lui avais dit
01:01:50si un jour
01:01:52tu
01:01:52oui mais
01:01:53ce qu'il faut comprendre
01:01:55Hélène
01:01:55c'est qu'il a repéré
01:01:56votre fragilité
01:01:57et il en a profité
01:01:59donc forcément
01:02:00c'était pas quelqu'un
01:02:01de bien
01:02:01on n'est pas en train
01:02:02de dire que c'était
01:02:02quelqu'un de bien
01:02:02on dit juste
01:02:04qu'un petit jeune
01:02:05de votre âge
01:02:06n'avait pas
01:02:07cette figure
01:02:08sécurisante
01:02:09pour vous
01:02:10à cet âge là
01:02:10peut-être
01:02:13vous voyez
01:02:14et après
01:02:15une fois que
01:02:15vous étiez sous emprise
01:02:17il vous a
01:02:18maltraité
01:02:19psychiquement
01:02:20ça je l'entends bien
01:02:21c'est à dire
01:02:22qu'il m'a
01:02:23bon c'était
01:02:23c'était
01:02:24bon à l'ancienne époque
01:02:25c'était à l'ancienne époque
01:02:27donc les femmes
01:02:28étaient plutôt
01:02:28à la maison
01:02:29s'occuper
01:02:31des enfants
01:02:31du foyer
01:02:33etc
01:02:33voilà
01:02:33donc j'étais très résignée
01:02:35en fait
01:02:35parce que c'était
01:02:37à l'époque
01:02:38c'était comme ça
01:02:38c'était dans les années
01:02:39c'était 15
01:02:39donc vous voyez
01:02:40ça rend ça loin
01:02:42passée d'une violence
01:02:42à l'autre
01:02:43vous diriez ça
01:02:44comme ça
01:02:45moi je suis passée
01:02:45d'une personne
01:02:46qui me frappait
01:02:48à une personne
01:02:50qui m'a plus ou moins
01:02:51pas sequestrée
01:02:53mais j'étais dans
01:02:54on n'avait pas d'amis
01:02:55on ne voyait personne
01:02:56oui donc isolée
01:02:58quand même
01:02:58et maltraitée
01:03:00psychiquement
01:03:00et je pense
01:03:02que c'était
01:03:02un pervers narcissique
01:03:03alors peut-être
01:03:05pas pervers narcissique
01:03:06mais en tout cas
01:03:06manipulateur
01:03:07oui
01:03:07ou manipulateur
01:03:09voilà plutôt oui
01:03:09je retire
01:03:10je retire l'expression pervers
01:03:12oui manipulateur
01:03:14enfin en tout cas toxique
01:03:16et pas
01:03:16et après
01:03:19qu'est-ce que vous avez
01:03:20pu j'allez demander aussi
01:03:21j'ai eu des enfants
01:03:23donc très rapprochés
01:03:24parce que moi-même
01:03:25étant
01:03:25mais avec lui
01:03:26oui oui
01:03:28avec le même papa
01:03:29d'accord
01:03:30oui oui
01:03:30et puis au bout de 16 ans
01:03:3216-17 ans
01:03:33j'en pouvais plus
01:03:34j'en pouvais plus
01:03:35je travaillais
01:03:36je ne faisais que travailler
01:03:37je ne faisais que travailler
01:03:38des travaux
01:03:38ça m'occupait des enfants
01:03:40l'éducation
01:03:41mais je veux dire
01:03:43c'est intéressant
01:03:44parce que vous êtes resté
01:03:4516 ans avec lui
01:03:46comme vous partez
01:03:47à 16 ans
01:03:48du domicile
01:03:50oui
01:03:50avec les tranches
01:03:51de 16
01:03:51oui
01:03:51oui
01:03:53c'est peut-être
01:03:54un cap à passer
01:03:55je ne sais pas
01:03:55j'ai ouvert les yeux
01:03:56après
01:03:57quand je suis allée
01:03:59travailler
01:03:59parce qu'il avait
01:04:00une profession
01:04:00indépendante
01:04:02donc
01:04:03je voulais aller travailler
01:04:05mais faire des
01:04:06parce que bon
01:04:06évidemment
01:04:07je n'ai pas
01:04:08continué l'école
01:04:09donc il ne m'a pas
01:04:10permis d'aller
01:04:11de continuer
01:04:11de passer mon bac
01:04:12et de devenir
01:04:13infirmière
01:04:14ou autre
01:04:15vous voyez
01:04:15d'accord
01:04:16bien sûr
01:04:16il m'a gardé à la maison
01:04:17oui oui
01:04:18vous étiez
01:04:18sa chose
01:04:21voilà
01:04:22mais après
01:04:23au-delà de ça
01:04:24bon ben
01:04:24je n'ai pas
01:04:25forcément
01:04:25je ne me suis pas
01:04:26épanouie
01:04:27j'étais pas
01:04:28bon j'étais prise
01:04:29par le temps
01:04:30par rapport au travail
01:04:31que j'avais
01:04:32avec les enfants
01:04:32l'éducation
01:04:33tout ce qu'on peut
01:04:35imaginer
01:04:35avec des enfants
01:04:36en bas âge
01:04:37est très rapproché
01:04:38et puis
01:04:40les travaux
01:04:41on avait acheté
01:04:42une maison
01:04:42on a fait des travaux
01:04:44on l'a revendu
01:04:45on a racheté
01:04:46une autre maison
01:04:47on a refait des travaux
01:04:48on l'a revendu
01:04:49vous voyez
01:04:49par étapes
01:04:50et tout ça
01:04:51dans l'espace
01:04:52de 16 ans
01:04:53donc
01:04:54c'est très très bien rempli
01:04:56et on imagine
01:04:57vous n'avez pas chômé
01:04:58comme on dit
01:04:59et aujourd'hui
01:05:00ça va
01:05:00vous avez trouvé
01:05:01quelqu'un
01:05:01avec qui vous êtes bien
01:05:02ou vous êtes seule ?
01:05:04alors pour l'heure
01:05:05que je me suis remariée
01:05:06m'étant remariée
01:05:07je suis tombée
01:05:08sur une personne
01:05:09qui était un peu inerte
01:05:10voilà
01:05:10donc
01:05:11du même âge
01:05:12que moi en fait
01:05:13vous voyez
01:05:13voilà
01:05:15et aujourd'hui
01:05:15je rencontre
01:05:18des personnes
01:05:18qui en fait
01:05:19affectionnent
01:05:21le bon verre de vin
01:05:23à table le midi
01:05:25le soir
01:05:26tous les jours
01:05:27que ce soit l'un
01:05:28ou l'autre
01:05:29et c'est pour ça
01:05:30que je rends
01:05:31la relation
01:05:31voilà
01:05:33je ne peux pas
01:05:34les indépendances
01:05:35oui
01:05:35je ne peux pas
01:05:37parce que je vois
01:05:37je sais ce que ça donne
01:05:38et ce que ça peut donner
01:05:40si on continue
01:05:41dans cette voie là
01:05:42donc
01:05:44il faut un petit peu
01:05:46avancer
01:05:46pour mieux comprendre
01:05:47c'est long
01:05:47c'est long
01:05:48de trouver son équilibre
01:05:49oui
01:05:49mais vous allez
01:05:50oui c'est très long
01:05:51ça demande des essais
01:05:52et puis les personnes
01:05:53ne se dévoilent pas
01:05:54forcément
01:05:55au premier
01:05:56au premier instant
01:05:58ça prend du temps
01:06:00bon là maintenant
01:06:00je commence à raccourcir
01:06:01le temps
01:06:02c'est bien
01:06:02de déclenchement
01:06:04voilà donc
01:06:05versévérer
01:06:06versévérer
01:06:07oui oui oui
01:06:08je ne perds pas le moral
01:06:09je ne perds pas le moral
01:06:11je ne peux pas me rendre heureux
01:06:12mais un homme sain
01:06:13on va dire
01:06:14voilà
01:06:14en tout cas pas un homme alcoolique
01:06:16on l'a bien compris
01:06:17merci
01:06:18merci beaucoup Hélène
01:06:19en tout cas
01:06:20merci de ce témoignage
01:06:21on fait une petite pause
01:06:22on revient avec le sexe au conseil du jour
01:06:24jouir sans éjaculer
01:06:25c'est évidemment un sexe au conseil
01:06:27qui s'adresse aux hommes
01:06:28et on va évoquer ce roman policier
01:06:32chaîne de crise
01:06:33avec Chris Constantini
01:06:35qui nous rejoint aussi dans un instant
01:06:36Brigitte Lae
01:06:38Sud Radio
01:06:39le sexe au conseil
01:06:41alors Ariane Calveau
01:06:42on va revenir sur la question
01:06:44de jouir sans éjaculer
01:06:46qui est une question
01:06:47qui s'adresse évidemment aux hommes
01:06:49et qui surprend toujours
01:06:52quand on dit ça
01:06:52il y a énormément d'hommes
01:06:53qui disent
01:06:54c'est pas possible
01:06:55comment on peut jouir sans éjaculer
01:06:57alors si c'est possible
01:06:58mais ça demande quand même
01:06:59un certain entraînement
01:07:01vous êtes bien
01:07:02je vois que vous êtes au courant Ariane
01:07:03en fait il suffit de surfer
01:07:06quand je dis il suffit
01:07:07non il faut surfer sur la vague du plaisir
01:07:10donc en fait il faut arriver
01:07:11à faire monter le plaisir
01:07:13jusqu'au paroxysme
01:07:14et puis ensuite
01:07:15il faut presque stopper
01:07:18respirer profondément
01:07:19gonfler le bas-ventre
01:07:20arrêter tout mouvement de bassin
01:07:22et c'est à ce moment là
01:07:23qu'il va y avoir
01:07:24ce qu'on appelle
01:07:24un sentiment voluptueux
01:07:25qui envahit les reins
01:07:26et c'est le premier pas
01:07:28vers ce qu'on appelle
01:07:29le fameux orgasme blanc
01:07:30qui est donc une jouissance
01:07:31sans émission de sperme
01:07:33en fait ça vient du tantra
01:07:36tout ça évidemment
01:07:37avec un peu de patience
01:07:39et beaucoup
01:07:40beaucoup de maîtrise corporelle
01:07:42les hommes peuvent y arriver
01:07:44et c'est vraiment
01:07:45je dirais
01:07:46dans le tantra
01:07:46le tao
01:07:47qu'on apprend ça
01:07:48alors après
01:07:50encore une fois
01:07:51si on sent qu'on est
01:07:52sur le point d'éjaculer
01:07:53généralement
01:07:54la respiration s'accélère
01:07:56donc il faut aller
01:07:57un tout petit peu
01:07:58en amont
01:07:58de ce sentiment
01:08:00qu'on va éjaculer
01:08:01et pour justement
01:08:02ralentir la respiration
01:08:04moi c'est pas mon sexe au conseil
01:08:06qui va aider les hommes
01:08:07je crois que c'est vraiment
01:08:08un apprentissage
01:08:08en tout cas
01:08:09je donne juste
01:08:10quelques petits exercices
01:08:12et puis ceux qui ont envie
01:08:13iront peut-être lire
01:08:15notamment les bouquins
01:08:17de
01:08:17de
01:08:18de
01:08:18Maku Chiao
01:08:19qui a écrit beaucoup
01:08:20sur le Tao
01:08:21on peut également
01:08:22le travailler
01:08:24en ressentant mieux
01:08:25les muscles périnéaux
01:08:26en tout cas
01:08:27il est important aussi
01:08:29dans ces moments
01:08:30d'entraînement
01:08:31de rester immobile
01:08:32sans craindre
01:08:32de perdre l'érection
01:08:33mais c'est vrai
01:08:35qu'au départ
01:08:35c'est assez frustrant
01:08:37parce que même
01:08:37si on essaye
01:08:39on n'y arrive pas
01:08:39on perd son érection
01:08:41son excitation
01:08:42ou on éjacule
01:08:43donc je crois
01:08:44que c'est vraiment
01:08:44quelque chose
01:08:45qui est plus à faire
01:08:46en complicité
01:08:47avec sa partenaire
01:08:48et puis
01:08:49moi j'aime bien
01:08:51donner comme ça
01:08:52des sexes au conseil
01:08:53qui sont plus des trucs
01:08:54qui permettent
01:08:55de donner un peu
01:08:55de ludique
01:08:56dans sa sexualité
01:08:57ce qui est important
01:08:58c'est pas d'y arriver
01:08:59c'est le chemin
01:09:00qu'on va parcourir
01:09:01pour essayer d'y arriver
01:09:02et puis voilà tout
01:09:03super
01:09:04et puis si vous n'y arrivez pas
01:09:06vous pouvez être puni
01:09:07grâce à ce petit kit
01:09:09de découverte
01:09:10BDSM
01:09:11que l'on peut gagner
01:09:13grâce au passage
01:09:14du désir
01:09:16vous savez que j'en ai parlé
01:09:17tout à l'heure
01:09:17et c'est Sud Radio
01:09:19et Passage du Désir
01:09:20qui vous permet
01:09:21de gagner ce kit
01:09:21découverte
01:09:22BDSM
01:09:23Bond
01:09:24avec 6 pièces
01:09:25qui vont éveiller
01:09:26vos sens
01:09:28voilà
01:09:29bon il y a évidemment
01:09:30tout ce qu'on peut avoir
01:09:32il y a des menottes
01:09:33il y a un bandeau
01:09:34enfin bref
01:09:35si vous avez envie
01:09:36de le gagner
01:09:37qu'est-ce qu'il vous reste
01:09:37à faire
01:09:38vous faites Brigitte
01:09:41au 72018
01:09:42par SMS
01:09:42et l'un d'entre vous
01:09:43sera tiré au sort
01:09:45et repartira
01:09:45avec ce cadeau
01:09:47mais pour l'instant
01:09:48on va se plonger
01:09:49dans le roman policier
01:09:51de Chris Constantini
01:09:52qui nous a rejoint
01:09:53bonjour
01:09:54bonjour Brigitte
01:09:55merci d'être avec nous
01:09:56ça s'appelle
01:09:57chaîne de crime
01:09:58c'est aux éditions Istia
01:10:00alors il y a deux raisons
01:10:01qui font que j'ai eu envie
01:10:02de parler de ce roman
01:10:03d'abord parce que j'ai trouvé
01:10:04qu'il était assez intéressant
01:10:05et puis ensuite
01:10:07il y a quelque chose
01:10:07que j'ai trouvé passionnant
01:10:09c'est les mystères de l'ADN
01:10:11mais on va d'abord parler
01:10:12un petit peu du roman
01:10:14donc évidemment
01:10:15comme tout roman policier
01:10:17il y a des meurtres
01:10:18et puis ce que j'ai trouvé intéressant
01:10:21c'est ce héros
01:10:23qui perd donc
01:10:24une de ses meilleures amies
01:10:25au début du roman
01:10:28qui est tuée
01:10:29on ne sait pas trop par qui
01:10:30il est à moitié
01:10:32enfin je ne sais pas trop
01:10:33s'il est détective
01:10:34etc etc
01:10:35et il fait le parallèle
01:10:37avec sa soeur
01:10:38si je ne me trompe pas
01:10:39qui est morte
01:10:40il y a bien des années
01:10:41auparavant
01:10:42et alors au début
01:10:43on se dit non
01:10:43là quand même
01:10:44l'auteur
01:10:44il nous amène
01:10:46dans des trucs
01:10:46c'est pas possible
01:10:47et puis tout doucement
01:10:49tout doucement
01:10:50fil des pages
01:10:51on se rend compte
01:10:51que le lien
01:10:52il n'est pas si tordu que ça
01:10:54et alors je ne vais évidemment
01:10:56pas raconter
01:10:56voilà
01:10:57qu'est-ce qui vous a donné envie
01:10:58déjà d'écrire
01:11:00cette histoire
01:11:01parce qu'on sait très bien
01:11:04que ça vient toujours de nous
01:11:05ce qu'on écrit
01:11:05au départ
01:11:07au départ Brigitte
01:11:07c'est un assassinat
01:11:08dans ma famille
01:11:09qui nous a beaucoup marqué
01:11:11puisque j'avais une cousine
01:11:12que je considérais
01:11:13comme ma soeur
01:11:14qui a été assassinée
01:11:15de quatre coups de couteau
01:11:16par quelqu'un
01:11:17qui venait d'être libéré
01:11:18d'ailleurs en 83
01:11:19par la grâce présidentielle
01:11:20et donc ça a marqué
01:11:22toute la famille
01:11:23bien évidemment
01:11:24ça fait la une du parisien
01:11:25etc
01:11:25et je ne le savais pas
01:11:27en écrivant le premier
01:11:28la note noire
01:11:29qui a eu le prix de bonne
01:11:30que je racontais un peu
01:11:31cette histoire
01:11:32et cette histoire
01:11:32n'était pas totalement terminée
01:11:34ça c'est intéressant
01:11:34c'est-à-dire votre premier roman policier
01:11:36vous êtes inspiré
01:11:37de votre propre histoire familiale
01:11:39sans le savoir
01:11:40c'était une cathartise
01:11:41c'est bien après
01:11:42que je me suis rendu compte
01:11:43et j'étais
01:11:44c'est fou ça
01:11:45mais c'est pas la première fois
01:11:46que les secrets n'existent pas
01:11:47c'est ce qu'on se dit à chaque fois
01:11:49dans les familles
01:11:50exactement
01:11:51tout finit par sortir
01:11:52exactement
01:11:52et donc du temps a passé
01:11:54j'étais très heureux
01:11:56d'avoir un prix avec ce livre
01:11:57qui s'est très bien vendu
01:11:58j'en ai écrit d'autres polars
01:11:59comme vous le savez aussi
01:12:00d'autres livres
01:12:01sur le développement personnel
01:12:02et puis
01:12:02pourquoi j'ai écrit
01:12:04ce roman-là
01:12:05parce qu'on n'avait toujours pas trouvé
01:12:07quel était le coupable
01:12:08de cet assassinat
01:12:10et en même temps
01:12:11j'ai lu un livre
01:12:12extraordinaire
01:12:13alors il faut dire
01:12:14que je suis très connecté
01:12:15avec le FBI
01:12:16aux Etats-Unis
01:12:17oui d'ailleurs
01:12:18ça se passe aux Etats-Unis
01:12:19votre roman
01:12:19moi j'aime bien les polars américains
01:12:20j'écris que des polars américains
01:12:22et ce qui m'a fasciné
01:12:23et pourquoi
01:12:23que des polars américains
01:12:24parce que si vous voulez
01:12:25d'abord parce que je suis
01:12:27on me dit
01:12:27que j'ai une écriture
01:12:29très cinématographique
01:12:30j'aime bien cette ambiance
01:12:31de polars américains
01:12:32qui zéro dans New York
01:12:33c'est juste dans
01:12:33cette chaîne de crime
01:12:34on voit New York
01:12:36enfin on voit
01:12:36voilà on est à New York
01:12:37mais c'est surtout
01:12:38parce que c'est beaucoup plus fluide
01:12:40à raconter une enquête
01:12:41aux Etats-Unis
01:12:41il n'y a pas le juge d'instruction
01:12:43les pièces
01:12:44les recours
01:12:44ça peut aller très très vite
01:12:45une enquête en fait
01:12:46aux Etats-Unis
01:12:47donc c'est beaucoup plus fluide
01:12:48c'est beaucoup plus pervers
01:12:51parce que quand vous avez de l'argent
01:12:52vous pouvez acheter
01:12:53votre liberté
01:12:54et ressortir
01:12:55quoique
01:12:55avec ce qui se passe en Suisse
01:12:56en ce moment
01:12:57et donc la motivation
01:12:59profonde de ce livre
01:13:01qui rejoint un peu
01:13:02mes livres
01:13:02sur le développement personnel
01:13:04sur le fait
01:13:05qu'on vienne au monde
01:13:05avec 10 intelligences différentes
01:13:07c'est qu'en fait
01:13:07on peut avoir
01:13:09plusieurs ADN
01:13:09et ça rend
01:13:11un criminel
01:13:11indétectable
01:13:12et ça
01:13:13les bras m'en sont tombés
01:13:14j'étais tellement étonné
01:13:15de cette découverte
01:13:16que j'ai été voir
01:13:17la gendarmerie nationale
01:13:18en disant
01:13:19je vais leur apprendre un truc
01:13:20je vais les bluffer les gars
01:13:21et bien pas du tout
01:13:22c'est à dire qu'au top niveau
01:13:23de la gendarmerie nationale
01:13:24ils sont au courant de ça
01:13:26et donc il y a
01:13:27des cas maintenant
01:13:28où sur une scène de crime
01:13:30lorsque vous trouvez un ADN
01:13:31ce n'est plus considéré
01:13:33comme une preuve absolue
01:13:34et donc il y a eu
01:13:35des histoires comme ça
01:13:36aux Etats-Unis
01:13:37véridiques
01:13:37et on est en plein bouleversement
01:13:39là par exemple
01:13:40il y a une femme
01:13:41qui a été assassinée
01:13:41en Australie
01:13:42qui avait deux ADN
01:13:43un ADN masculin
01:13:44un ADN féminin
01:13:45et donc ça m'a donné l'idée
01:13:47de continuer ma catharsis
01:13:49sur l'assassinat
01:13:50donc un cold case
01:13:52de ma cousine
01:13:53et avec une histoire romanesque
01:13:55à New York effectivement
01:13:56mais ça tourne autour
01:13:58effectivement
01:13:59de ce qu'on appelle
01:13:59le chimérisme
01:14:00à savoir que l'ADN
01:14:02peut être totalement indétectable
01:14:04vous pouvez avoir
01:14:04des criminels
01:14:05totalement indétectables
01:14:06et dans le roman
01:14:08chaîne de crime
01:14:09on ne va pas donner
01:14:10les détails
01:14:11après tout
01:14:11il faut le lire
01:14:12dans le roman
01:14:14vous expliquez
01:14:15pourquoi
01:14:15l'ADN change
01:14:17alors bien évidemment
01:14:19c'est pour ça que
01:14:20si vous voulez
01:14:20quand j'ai lu
01:14:21toutes ces histoires d'ADN
01:14:23heureusement
01:14:23enfin je dis heureusement
01:14:24j'ai fait des études scientifiques
01:14:26je suis ingénieur agronome
01:14:27donc l'ADN ça me connaît
01:14:28l'ADN des plantes
01:14:29etc
01:14:29donc je comprenais à peu près
01:14:30ce qu'il disait
01:14:31mais je me suis dit
01:14:32il y a un lecteur
01:14:32qui n'a pas que ça à faire
01:14:34il faut essayer de le rendre
01:14:35romanesque cette histoire
01:14:36et donc j'ai donné
01:14:37des exemples concrets
01:14:38complètement dingues
01:14:40je vous donne juste un exemple
01:14:42on a trouvé un cheveu
01:14:43sur une scène de crime
01:14:44aux Etats-Unis
01:14:45on met l'ADN
01:14:47dans la base
01:14:48qui s'appelle
01:14:48le codice aux Etats-Unis
01:14:49le FNAG en France
01:14:50paf le criminel
01:14:51on sait qui c'est
01:14:52sauf qu'il est déjà en prison
01:14:53ça peut pas être lui
01:14:55qu'est-ce qu'on fait
01:14:55et donc c'est ça
01:14:57qui m'a passionné
01:14:57c'est-à-dire que
01:14:58vous avez en fait
01:14:59une science
01:14:59c'est horrible d'ailleurs
01:15:01parce que là
01:15:01tout d'un coup
01:15:01ce qui me vient
01:15:02c'est que ça se trouve
01:15:03il y a des gens
01:15:03qui sont en prison
01:15:04depuis des années
01:15:04à cause de l'ADN
01:15:06alors que c'est pas eux
01:15:07j'en parle dans mon roman
01:15:08c'est-à-dire qu'il y a
01:15:09une fondation aux Etats-Unis
01:15:10d'avocats
01:15:11qui sont bénévoles
01:15:13et qui l'année dernière
01:15:14ont fait sortir 16 Noirs
01:15:16ce sont surtout des Noirs
01:15:17qui ont été foutus en tôle
01:15:19par des pseudos
01:15:20spécialistes etc
01:15:22qui étaient dans le couloir
01:15:23de la mort
01:15:24donc ils ont en libéré 16
01:15:25en prouvant que
01:15:26les preuves
01:15:26les preuves étaient pas bonnes
01:15:27donc cette fondation
01:15:28elle est absolument
01:15:29en tout cas pas suffisante
01:15:30on va dire
01:15:31pas suffisante
01:15:32mais indispensable
01:15:33mais tout ce dont on parle
01:15:34si vous voulez
01:15:34au travers d'une intrigue
01:15:35où il y a une histoire d'amour
01:15:36où ça se déroule à New York
01:15:38effectivement
01:15:38et j'aime bien ce détective
01:15:40parce qu'il est un peu
01:15:41fracassé par la vie
01:15:42il rencontre des femmes
01:15:43au charme vénéneux
01:15:44il se plante
01:15:45il se fait casser la gueule
01:15:46il est très humain
01:15:47il est très
01:15:47c'est souvent
01:15:49de toute façon
01:15:49dans un roman policier
01:15:50comme c'est souvent
01:15:51les hommes
01:15:52qui aiment les romans policiers
01:15:53plus que les femmes
01:15:54il faut qu'il y ait quand même
01:15:55du sexe
01:15:55il faut quand même
01:15:56qu'il y ait un peu d'amour
01:15:56ma chère Brigitte
01:15:5780%
01:15:58aux dernières statistiques
01:15:5980% des lecteurs
01:16:01de romans policiers
01:16:02sont des femmes
01:16:02les femmes adorent
01:16:04les romans
01:16:04les femmes lisent plus
01:16:05que les hommes
01:16:05les femmes déjà lisent plus
01:16:06que les hommes
01:16:07mais les hommes lisent plus
01:16:08de romans policiers
01:16:09que de romans d'amour
01:16:10et j'en reviens donc
01:16:11à la technique
01:16:12qui n'est pas dans ce livre
01:16:14mais globalement
01:16:16qu'on appelle
01:16:16la forensique
01:16:17les sciences forensiques
01:16:18où là j'ai lu
01:16:19encore récemment
01:16:19justement
01:16:20on va en parler
01:16:21dans un instant
01:16:22de ces sciences
01:16:23forensiques
01:16:24forensiques
01:16:25pardon
01:16:25et vous allez déjà
01:16:27nous expliquer
01:16:28dans un instant
01:16:28ce que ça veut dire
01:16:29forensiques
01:16:29parce que moi
01:16:30je ne sais pas
01:16:30donc je suppose
01:16:31que beaucoup d'auditeurs
01:16:32ne savent pas
01:16:33on en parle dans un instant
01:16:34on revient sur chaîne
01:16:35de crime
01:16:36avec Ariane Calveau
01:16:37et Chris Constantini
01:16:38dans un instant
01:16:3914h-16h
01:16:41Brigitte Laé
01:16:42Sud Radio
01:16:43toujours en compagnie
01:16:45de Ariane Calveau
01:16:46je rappelle que vous êtes
01:16:48l'autrice de
01:16:48l'autonomie émotionnelle
01:16:50c'est de nos éditions
01:16:51au Robert Laffont
01:16:52dans lequel vous nous expliquez
01:16:53comment devenir nous-mêmes
01:16:55si je puis dire
01:16:56alors à côté de vous
01:16:58on a quelqu'un
01:16:59qui est plus dans le coaching
01:17:01même si vous ne prenez
01:17:02pas le même nom
01:17:03pour écrire vos livres
01:17:05de développement personnel
01:17:06et vos livres policiers
01:17:07puisque là
01:17:08c'est Chris Constantini
01:17:10qui a écrit
01:17:10chaîne de crime
01:17:12aux éditions Istia
01:17:14ma maman
01:17:15paix à son âme
01:17:16était corse
01:17:17elle était atteinte
01:17:17d'un cancer
01:17:18et lorsque j'ai écrit
01:17:19Spolar
01:17:19elle a vu
01:17:21que j'étais en finale
01:17:22pour le prix de Beaune
01:17:23alors vous parlez de l'autre
01:17:25de mon premier
01:17:26et lorsque j'ai eu
01:17:27gagné le prix de Beaune
01:17:28elle a gagné
01:17:296 mois de vie
01:17:30et je me suis
01:17:32ça c'est l'interprétation
01:17:34que vous faites
01:17:34non non non
01:17:34je l'ai vu
01:17:36et elle m'a dit
01:17:36s'il te plaît
01:17:37tu es le seul
01:17:38à pouvoir reprendre
01:17:38ce nom corse
01:17:39j'aimerais que tu signes
01:17:41tes autres Polars
01:17:41à l'avenir
01:17:42avec le nom
01:17:42Constantini
01:17:43d'accord
01:17:43donc c'est un hommage
01:17:44à votre mère
01:17:44c'est un hommage
01:17:45à maman
01:17:45très bien
01:17:46et bien on lui rend
01:17:46hommage à notre tour
01:17:48alors justement
01:17:49qu'est-ce que ça veut dire
01:17:50forensique
01:17:50alors déjà
01:17:52je reprends la base
01:17:53chaîne de crime
01:17:54c'est donc un Polar
01:17:55vous avez d'un côté
01:17:56un cold case
01:17:57et vous avez une enquête
01:17:58contemporaine
01:17:59commettre un crime
01:18:00maintenant
01:18:01et ne pas être attrapé
01:18:03c'est très compliqué
01:18:04même pour un écrivain
01:18:05imaginer un crime
01:18:06en disant
01:18:07les gendarmes
01:18:08les flics
01:18:08vont passer à côté
01:18:09c'est très compliqué
01:18:10tellement la science
01:18:11a évolué
01:18:12donc la forensique
01:18:14la forensique
01:18:15si vous voulez
01:18:15c'est donc
01:18:16c'est tout ce qui va regrouper
01:18:18les sciences criminelles
01:18:19on en est là
01:18:20par exemple
01:18:20j'ai lu un dernier article
01:18:22sur le pollen
01:18:23vous ramenez
01:18:25du pollen
01:18:26dans les chaussures
01:18:27et vous dites
01:18:27ben non
01:18:27j'étais pas
01:18:28sur la scène de crime
01:18:29ça peut vous confondre
01:18:32vous avez même
01:18:33pendant que je vous parle
01:18:34on pense que l'ADN
01:18:35c'est simplement
01:18:35sur les vêtements
01:18:36mais ma salive
01:18:36en fait
01:18:37elle tombe
01:18:37d'une manière
01:18:38microscopique
01:18:39sur la table
01:18:40vous n'avez pas
01:18:41l'intention
01:18:41de faire un crime
01:18:42rassurez-moi
01:18:44non pas du tout
01:18:44donc c'est pour dire
01:18:45qu'en fait
01:18:46c'est un agrégat
01:18:47de science
01:18:48et il y a un congrès
01:18:50de la forensique
01:18:51où toutes les
01:18:52dernières recherches
01:18:54les Suisses
01:18:54sont très forts dedans
01:18:55les Américains
01:18:56les Français
01:18:56etc.
01:18:57échangent leur dernière
01:18:58trouvaille
01:18:58mais ce qui m'a
01:18:59étonné
01:19:00Brigitte
01:19:00c'est qu'entre
01:19:02ces grands scientifiques
01:19:04ces grands chercheurs
01:19:05et la base
01:19:06de la police
01:19:08ça a du mal
01:19:09à passer
01:19:09c'est-à-dire que
01:19:10vous discutez
01:19:11avec un inspecteur
01:19:12qui a 50 ans
01:19:13de métier
01:19:13ce que je raconte
01:19:15comme cas unique
01:19:15dans ce polar
01:19:16du microchiminisme
01:19:18il n'est absolument
01:19:18pas au courant
01:19:19oui les enquêtes
01:19:20à l'ancienne
01:19:21avec les traces
01:19:22etc.
01:19:22c'est-à-dire qu'en fait
01:19:23il y a énormément
01:19:24de recherches
01:19:25très très très abouties
01:19:27de plus en plus abouties
01:19:28mais ça a du mal
01:19:29à être partagé
01:19:30avec l'ensemble
01:19:31de la police
01:19:32ce qui est compréhensible aussi
01:19:35parce qu'il faudrait
01:19:36qu'ils se reforment
01:19:37sans cesse
01:19:37sans cesse
01:19:38ils sont déjà débordés
01:19:39on peut le comprendre
01:19:41bien sûr
01:19:41mais on a tendance
01:19:43à ce qui est intéressant
01:19:44c'est que finalement
01:19:45on pourrait presque imaginer
01:19:47dans quelques temps
01:19:48qu'il ne soit plus possible
01:19:51de tuer
01:19:51sans être découvert
01:19:52ce serait bien ça
01:19:54c'est la question
01:19:55que j'ai posée
01:19:55au colonel de la gendarmerie
01:19:56qui m'a aidé
01:19:57à écrire
01:19:57chaîne de crime
01:19:59et il m'a dit
01:19:59t'inquiète pas
01:20:00à chaque fois
01:20:01au contraire
01:20:02les gens
01:20:02les criminels
01:20:03se disent
01:20:04moi je ne serai pas pris
01:20:05c'est presque un défi
01:20:06qui est donné
01:20:07à ces espèces
01:20:07de cons
01:20:09qui se disent
01:20:09moi je ne serai pas pris
01:20:11oui c'est comme les escrocs
01:20:11ils ont toujours
01:20:12un coup d'avance
01:20:13finalement
01:20:13et c'est ce qui va faire avancer
01:20:14et on n'en finit plus
01:20:17et c'est en effet
01:20:18une chaîne
01:20:18non pas de crime
01:20:20mais une chaîne
01:20:21évidemment
01:20:22alors justement
01:20:23cette histoire
01:20:23de romans
01:20:25que vous racontez
01:20:26Chris Constantini
01:20:28il y a quand même
01:20:30plutôt
01:20:30on va dire
01:20:32un happy end
01:20:33ça c'est
01:20:34c'est aussi
01:20:35assez
01:20:36partagé
01:20:38dans les romans
01:20:39policiers
01:20:39parfois
01:20:40on reste un peu
01:20:41sur sa fin
01:20:41vous avez eu envie
01:20:42quand même
01:20:43qu'il y ait
01:20:44un happy end
01:20:44enfin un happy end
01:20:45si je puis dire
01:20:46je suis encore un gamin
01:20:47j'ai même à 65 ans
01:20:48moi j'ai pleuré
01:20:49devant Bambi
01:20:50et je pleure
01:20:51devant des films
01:20:51où les histoires
01:20:52se terminent bien
01:20:53c'est pas Bambi
01:20:53où vous racontez
01:20:54un choc de crime
01:20:55il y a un crime aussi
01:20:57non mais pour vous dire
01:20:58qu'à un moment donné
01:20:59il faut que la justice gagne
01:21:00moi ça m'intéresse
01:21:01quand même
01:21:01que la justice gagne
01:21:02après
01:21:03ce qui fait
01:21:04la particularité
01:21:05je crois
01:21:06de ce polar
01:21:07c'est que je me suis
01:21:08vraiment intéressé
01:21:09au criminel
01:21:10au coupable
01:21:12dans ce livre
01:21:12c'est à dire que
01:21:13j'en ai marre
01:21:14qu'on dise
01:21:14c'est un pervers manipulateur
01:21:16il a fait ci
01:21:16il a fait ça
01:21:17et je trouve que
01:21:18même dans les émissions
01:21:19de télévision
01:21:20les psychiatres
01:21:21vont pas assez loin
01:21:22je trouve
01:21:23dans l'analyse
01:21:24je pense qu'on vient au monde
01:21:26en étant bon
01:21:27et c'est dans l'enfance
01:21:29comme Bambi
01:21:29et je rejoins votre émission
01:21:31que vous faisiez avant
01:21:31c'est dans l'enfance
01:21:32que tout se joue
01:21:33on ne naît pas criminel
01:21:34et j'ai voulu trouver
01:21:36quelques circonstances
01:21:38atténuantes
01:21:38à ce criminel
01:21:39même si à la fin
01:21:40il sera chopé
01:21:41sans dévoiler
01:21:42la fin de ce polar
01:21:44mais à un moment donné
01:21:45il faut comprendre
01:21:45pourquoi
01:21:46il est devenu criminel
01:21:47qu'est-ce qui a été
01:21:48la motivation profonde
01:21:49et d'ailleurs
01:21:51derrière toute violence
01:21:52il y a toujours
01:21:53de la violence
01:21:54c'est ce que disent
01:21:54beaucoup de
01:21:55vous êtes d'accord
01:21:56avec ça
01:21:57Ariane Calvo
01:21:58100%
01:21:58bien sûr
01:21:59et c'est pour ça
01:22:00que dans ce polar
01:22:00et c'est d'ailleurs
01:22:01une nouvelle série
01:22:02qu'on sort
01:22:02je vous en parlais
01:22:03en off
01:22:04on a tenu
01:22:05à typer
01:22:06tous les personnages
01:22:07au niveau psychologique
01:22:08pas simplement
01:22:09le criminel
01:22:10mais ce flic là
01:22:11qu'est-ce qui le meut vraiment
01:22:12il y a aussi
01:22:12cette fille
01:22:13qui est en colocation
01:22:16avec l'enquêteur
01:22:18qui est un peu vous
01:22:19j'imagine
01:22:19Joséphine
01:22:20et qui est assez exceptionnel
01:22:22qui craque des fichiers
01:22:24et d'ailleurs
01:22:24est-ce qu'on peut craquer
01:22:25des fichiers
01:22:25ça aussi
01:22:26j'ai voulu mettre
01:22:27beaucoup de techniques
01:22:27aussi mais vulgarisantes
01:22:29dans ce polar
01:22:30parce que maintenant
01:22:31effectivement
01:22:32on retrouve énormément de choses
01:22:33quelle est la place
01:22:34de l'IA
01:22:34pour trouver un criminel
01:22:37par exemple
01:22:37donc ça c'est vraiment
01:22:38un sujet qui est abordé
01:22:39dans ce livre
01:22:39les recherches en parentèle
01:22:41aussi
01:22:42parce que vous savez
01:22:42on a donc des fichiers
01:22:43pour comparer les ADN
01:22:44mais quand on ne trouve pas
01:22:46on fait appel
01:22:47à l'ADN récréatif
01:22:48donc ça veut dire
01:22:49que vous avez des gens
01:22:50et c'est comme ça
01:22:51qu'on a chopé
01:22:51tout un tas de coupables
01:22:52récemment
01:22:53qui vont envoyer leur salive
01:22:54c'est interdit en France
01:22:55je ne sais pas pourquoi
01:22:56ils vont envoyer leur salive
01:22:58à un site
01:22:59ok
01:23:00et ce site en fait
01:23:01va faire des corrélations
01:23:03donc vous allez vous retrouver
01:23:03cousin avec quelqu'un en Australie
01:23:05quelqu'un dans le milieu
01:23:06j'ai une amie
01:23:06avec qui je déjeunais
01:23:07la semaine dernière
01:23:08qui a découvert
01:23:08une demi-sœur
01:23:09grâce à ça
01:23:11voilà
01:23:12sauf que
01:23:14cette demi-sœur
01:23:15elle a des séquences d'ADN
01:23:16avec donc votre amie
01:23:18ça veut dire que
01:23:18quand vous trouvez un cheveu
01:23:19sur une scène de crime
01:23:20il y a des séquences d'ADN
01:23:22donc si vous trouvez
01:23:24qu'un quelqu'un en Australie
01:23:25apporte cette séquence d'ADN
01:23:27vous dit tiens ça c'est quand même intéressant
01:23:29parce qu'il y a un point commun
01:23:30ça ne veut pas dire que c'est le criminel
01:23:31après il faut voir
01:23:32est-ce qu'au moment des faits
01:23:33il était là
01:23:34etc etc
01:23:35c'est un peu tiré par les cheveux
01:23:36quand même tout ça
01:23:37il me semble
01:23:37vous êtes d'accord
01:23:38rien de quel beau
01:23:39c'est le cas de le dire
01:23:40oui oui
01:23:40non mais c'est intéressant
01:23:42parce que dans ce livre
01:23:43c'est pour ça que j'avais envie
01:23:47de vous recevoir
01:23:47parce qu'on découvre finalement
01:23:48plein de choses
01:23:49sur le monde
01:23:49dans lequel on est
01:23:50qui va
01:23:51en s'accélérant
01:23:52finalement
01:23:53parce que
01:23:54moi j'ai été bluffé
01:23:55par cette histoire d'ADN
01:23:56Brigitte je ne vous le cache pas
01:23:57parce qu'encore une fois
01:23:58on n'en parle pas beaucoup
01:23:59donc c'est vraiment une première
01:24:00dans ce polar
01:24:00c'est le premier polar
01:24:01qui parle de cette histoire d'ADN
01:24:03qui ne matche pas
01:24:03et ça commence dans l'utérus
01:24:05vous en parlez un peu
01:24:06en fait dans 9,7% des cas
01:24:09les femmes porteraient
01:24:11deux oeufs
01:24:12donc deux enfants en puissance
01:24:14sauf qu'il y a toujours
01:24:15dans ces 9,7% des cas
01:24:17un oeuf qui va mourir
01:24:18et avant de mourir
01:24:19il va transférer son ADN
01:24:21presque dans un geste de survie
01:24:23je vais même vous raconter
01:24:24quelque chose
01:24:25c'est un de mes invités
01:24:27qui m'a raconté ça
01:24:28et qui m'a dit
01:24:29on ne sait pas encore
01:24:30à quel point
01:24:31pour chacun d'entre nous
01:24:33le fait d'avoir peut-être
01:24:34à un moment donné
01:24:35été avec un autre
01:24:36qui n'a pas survécu
01:24:38peut avoir marqué
01:24:40notre psychisme
01:24:42on m'a retiré un kyste
01:24:42comme ça
01:24:42à l'arrière du dos
01:24:43où il y avait des dents
01:24:44et des cheveux
01:24:45dans le kyste
01:24:46et c'était a priori
01:24:47une jumelle
01:24:48voilà
01:24:49peut-être qu'il y a quelque chose
01:24:51dans vos blessures d'enfance
01:24:53en tout cas dans l'ADN
01:24:54a priori
01:24:54et la grande découverte
01:24:56pour venir à quelque chose
01:24:57d'encore plus concret
01:24:58dans notre quotidien
01:24:59c'est qu'on est en train
01:25:01de se demander maintenant
01:25:02si avec les transfusions sanguines
01:25:05avec les greffes
01:25:06de moelle j'imagine
01:25:07par exemple
01:25:08avec même le sperme
01:25:11d'un homme
01:25:11qui vous aurait fait l'amour
01:25:12il y a 20 ans
01:25:13avec même l'ADN
01:25:14avec même
01:25:19l'ADN du premier enfant
01:25:22on se demande
01:25:23c'est vraiment
01:25:24on en est au tout début
01:25:25est-ce que cet ADN
01:25:26ne va pas
01:25:27être transmuté
01:25:29dans le survivant
01:25:31etc
01:25:31ce qui fait que
01:25:32votre cheveu
01:25:32par exemple
01:25:33a votre réel ADN
01:25:34mais votre salive
01:25:36a un autre ADN
01:25:38d'une autre personne
01:25:39et c'est ça qui est incroyable
01:25:40et donc le transgénérationnel
01:25:41prend sens
01:25:42et les intelligences multiples
01:25:45et tout un tas de choses
01:25:46et puis tout ce qui est
01:25:47de l'ordre
01:25:48un petit peu
01:25:48de la spiritualité
01:25:50dont on se moque souvent
01:25:51mais tout ça
01:25:51commence à prendre du sens
01:25:52parce que finalement
01:25:53il y a quelque chose
01:25:55de l'ordre
01:25:55d'énergie
01:25:56qu'on appelle comme ça
01:25:58sans trop savoir
01:25:59de quoi on parle
01:26:00et finalement
01:26:02il y a peut-être
01:26:03peut-être que dans
01:26:0310 ans
01:26:0420 ans
01:26:0430 ans
01:26:05on pourra expliquer
01:26:06tout ça
01:26:07vous savez que mon combat
01:26:08c'est d'être anti-cartésien
01:26:10ce cartésianisme
01:26:11qui nous met dans des cases
01:26:12dans des certitudes
01:26:13etc
01:26:13je le combat
01:26:14avec les intelligences multiples
01:26:15avec tous les écrits
01:26:16dont vous avez
01:26:16la gentillesse
01:26:17de parler ici
01:26:19et moi ça me plaît
01:26:20moi qu'on ait plusieurs ADN
01:26:21je trouve ça formidable
01:26:23qu'il y ait cette potentialité là
01:26:24alors après
01:26:25il ne faut pas en abuser
01:26:26comme dans le cas
01:26:26de ce criminel
01:26:27je finirai
01:26:28puisque vous avez parlé
01:26:28de greffe
01:26:29pour vous dire
01:26:30quand même
01:26:30une information importante
01:26:31c'est que je cède
01:26:32mes droits
01:26:33à la fondation
01:26:34de Stéphanie Fuguin
01:26:34pour la recherche
01:26:35contre les leucémies
01:26:36c'est un rapport
01:26:37avec le livre
01:26:38je pense que c'était
01:26:39important de le dire
01:26:39bien sûr
01:26:40si vous achetez ce livre
01:26:41ce sera donc
01:26:43un don
01:26:43que vous ferez
01:26:43à la fondation
01:26:46c'est très mal foutu
01:26:48parce que j'ai payé des charges
01:26:49dessus
01:26:50figurez-vous
01:26:50c'est complètement dingue
01:26:51je fais un don
01:26:51et en plus
01:26:52je vais payer des charges
01:26:53c'est au secours
01:26:55c'est la France
01:26:56c'est un autre sujet
01:26:58qui ne concerne pas
01:26:59cette émission
01:27:00en tout cas
01:27:01merci Chris Constantini
01:27:03moi j'ai pris
01:27:04beaucoup de plaisir
01:27:04à lire ce roman policier
01:27:06alors que je ne suis pas
01:27:07spécialement une fan
01:27:07de roman policier
01:27:08parce qu'il y a
01:27:09des personnages
01:27:11qui existent
01:27:11ça c'est vrai
01:27:12sur le plan psychologique
01:27:13donc bravo
01:27:14ça s'appelle
01:27:15chaîne de crime
01:27:16c'est aux éditions
01:27:17Istia
01:27:18merci beaucoup
01:27:20Ariane Calvo
01:27:21comme d'habitude
01:27:21avec vous
01:27:22on a avancé
01:27:23avec beaucoup d'émotions
01:27:24mais c'est normal
01:27:25parce que vous êtes
01:27:26l'autrice de ce livre
01:27:27l'autonomie émotionnelle
01:27:29tout de suite
01:27:30vous retrouvez
01:27:31Alexandre Delovane
01:27:32pour
01:27:32C'est votre avenir
01:27:34et lundi
01:27:35lundi
01:27:35avec qui on sera
01:27:37lundi
01:27:37ah c'est intéressant
01:27:38lundi
01:27:39parce qu'on va revenir
01:27:39sur la génération Z
01:27:41pourquoi les jeunes femmes
01:27:43et les jeunes hommes
01:27:44ont tant de mal
01:27:44à se retrouver
01:27:45à s'aimer
01:27:45à s'engager
01:27:46on sera avec
01:27:47Maxence Karsana
01:27:49qui vient de sortir
01:27:49un livre justement
01:27:50sur cette génération Z
01:27:51de la génération Z
01:27:53de la génération Z
01:27:53de la génération Z
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