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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, il revient sur la polémique après les vacances de Monique Barbut dans sa résidence secondaire du Var pendant les incendies.
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00:00Une ministre en télétravail, tandis que de nombreux départements sont en proie aux flammes,
00:03la ministre de la Transition écologique, Mme Monique Barbu, était dans sa villa dans le Var,
00:08selon une information du Canard confirmée par RTL.
00:11Elle ne s'est pas rendue sur place.
00:13Ça s'est passé d'abord mercredi 22 juillet.
00:16Emmanuel Macron dissuade la ministre de démissionner de son poste,
00:18alors qu'elle-même avait communiqué qu'elle ne pouvait pas rester dans ce gouvernement
00:24qui avait voté la loi d'urgence agricole.
00:27D'accord ? Elle communique.
00:29Emmanuel Macron la maintient, et du mercredi 22 au lundi 27,
00:36elle ne rentre que le lundi 27.
00:38Elle ne reste pas 24 heures.
00:39Elle suit cette crise depuis chez elle.
00:43Donc, ce n'est pas la première fois, c'est une sorte de retour vers le futur.
00:462003, crise caniculaire dramatique, avec plusieurs milliers de Français qui meurent pendant cet été.
00:53Et vous avez Jean-François Matéi, à l'époque, il est ministre de la Santé,
00:56et on va reprocher à Jean-François Matéi, à l'époque, on est en 2003,
01:01de prendre la parole, là encore, depuis le Var, depuis sa villa dans le Var,
01:05alors que la situation est gravissime.
01:07Et écoutez, il y a la forme, mais il y a aussi le fond.
01:10Et 23 ans plus tard, vous avez les mêmes éléments de langage.
01:14Ce ne sont pas les mêmes crises, mais finalement, il y a le même fil conducteur.
01:18C'est, écoutez, tout a été bien organisé, la situation est inédite,
01:22mais il y a eu une organisation claire, nette des services du gouvernement.
01:28Écoutez, parce que vraiment, j'ai l'impression que c'était un discours
01:31qu'on aurait pu entendre aujourd'hui sur les incendies en Gironde.
01:36Jean-François Matéi, on va l'écouter.
01:38Le ministre de la Santé, on est à l'époque...
01:39Ce que nous avons fait, dès le mois de juin,
01:42c'est que nous avons organisé, beaucoup mieux que l'an dernier,
01:45la réception des urgences.
01:47Nous avons coordonné au niveau de chacune des régions françaises
01:50et le nombre de lits fermés a été bien inférieur cet été à l'an dernier.
01:56Ce qui fait qu'en principe, nous étions dans une situation meilleure.
02:00Évidemment, la canicule est arrivée, cette vague de chaleur,
02:04et alors c'est vrai, le gouvernement est préoccupé, il est attentif.
02:09Car chaque fois qu'il y a des situations extrêmes,
02:11grand froid ou grande chaleur,
02:13la vie des personnes les plus fragiles est en danger
02:15et c'est la raison pour laquelle nous avons développé un plan approprié.
02:20Des mesures ont été prises immédiatement
02:22pour comptabiliser les décès qui pouvaient être rapportés à la chaleur.
02:27Mais vous savez, il y a souvent une intrication des phénomènes.
02:31Ce sont souvent des malades qui ont une maladie chronique,
02:34ce sont des gens qui sont fragilisés en fin de vie.
02:38Et naturellement, la part des choses est difficile à faire.
02:41Alors, qu'est-ce qu'on dit ?
02:42Est-ce que c'est anecdotique ou symptomatique ?
02:44Georges a donné son avis, mais je n'ai pas entendu l'ancien ministre François de Rugy
02:49ou encore l'homme d'État, du moins de la fonction,
02:53puisque vous étiez sous-préfet, Philippe de Gestas.
02:55Quel regard vous portez là-dessus, monsieur le ministre ?
02:58J'avoue que je ne trouve pas les mots,
03:00parce que moi, j'ai été ministre, en effet, de l'écologie.
03:04J'ai connu des crises.
03:05J'ai connu la crise des gilets jaunes.
03:07J'ai connu une marée noire.
03:10Ça ne me serait pas venu à l'idée de partir dans une maison de vacances.
03:15Ça ne me serait pas venu à l'idée de dire que j'allais faire du télétravail.
03:17Je ne sais pas ce que ça veut dire quand on est ministre faire du télétravail.
03:20Moi, je vous le dis franchement.
03:21Je ne sais pas ce que ça veut dire.
03:22Il y a un PC de crise au ministère de l'Écologie,
03:26sous les toits du ministère de l'Écologie.
03:28Il y en a un, bien sûr, au ministère de l'Intérieur pour la Sécurité civile.
03:31Il y a des réunions de crise.
03:33Il peut y avoir utilité à aller se rendre compte par soi-même sur place
03:37de l'ampleur d'un problème.
03:39Quand il y a eu une marée noire au large de la Corse,
03:41c'était un dimanche.
03:44Je n'ai pas dit que comme c'était un dimanche,
03:45je commencerais à me renseigner sur le problème le lundi.
03:49J'ai appelé dès le dimanche matin,
03:51le préfet maritime de la région méditerranée.
03:53Et j'ai immédiatement envisagé un déplacement sur place
03:57pour aller voir les moyens concrètement,
03:59voir l'ampleur d'abord du problème,
04:01puis ensuite, évidemment, les moyens déployés par l'État.
04:03Et ensuite, je pouvais en parler,
04:04y compris lorsque les députés m'interpellaient à l'Assemblée nationale.
04:07En tant que ministre, c'est normal.
04:09Vous devez rendre des comptes, d'abord aux députés, au Parlement,
04:12mais aussi dans les médias et aux citoyens.
04:14Et je suis allé aussi ensuite,
04:15quand cette petite marée noire,
04:17qui était heureusement très limitée,
04:18a touché hier, a touché Porquerog,
04:21a commencé à avoir une polémique,
04:22je me suis rendu sur place.
04:23Je suis allé rencontrer les habitants,
04:24je suis allé discuter avec eux.
04:26Ça me paraît tellement évident quand on est ministre.
04:28Comment fait-il que ça ne soit pas le cas aujourd'hui ?
04:30D'ailleurs, je ne comprends même pas
04:32que cette démission ait été reprise.
04:33Enfin, vous voyez un peu, franchement,
04:36le peu de crédibilité, du coup, qu'il peut y avoir.
04:38Je pense qu'on est en pleine contradiction,
04:40et sur le fond, et sur le fond.
04:43Parce qu'il y a, vous l'avez dit aussi,
04:44les propos qui ont été tenus sur la climatisation,
04:47en disant que la climatisation ne protège pas les forêts,
04:49alors qu'il commençait déjà à y avoir des incendies de forêt,
04:51ben non, ce n'est pas le but de la climatisation.
04:52D'ailleurs, personne n'attend de la climatisation
04:54qu'elle protège les forêts,
04:55c'est qu'elle protège les humains.
04:56Et on revoyait Jean-François Matéi,
04:58la climatisation, elle protège les humains
05:01en cas de forte chaleur dans les EHPAD,
05:03dans les logements,
05:04parce que la chaleur, la forte chaleur, tue.
05:07Et puis, les incendies de forêt,
05:09c'est des dégâts massifs.
05:11Heureusement, il n'y a pas eu de victimes parmi les habitants,
05:15quand même quatre victimes parmi les pompiers,
05:16depuis le début de l'été.
05:18Et puis, évidemment, des dégâts par rapport à la nature,
05:22par rapport à ces massifs forestiers,
05:23par rapport à la faune et à la flore,
05:24qui sont inédits, d'une ampleur inédite.
05:27Donc, pour moi, c'est incompréhensible.
05:29Et je pense que, je ne sais pas combien de temps
05:32ça peut tenir, d'ailleurs, comme cela,
05:34ou alors c'est une forme d'effacement
05:36du ministère de l'Écologie,
05:38ce qui est quand même un problème.
05:39Moi, quand j'étais ministre de l'Écologie,
05:41c'est les pompiers eux-mêmes qui m'avaient dit
05:43que j'étais allé rencontrer avant le début de l'été
05:46avec le ministre de l'Intérieur de l'époque
05:48pour voir tous les moyens qui sont déployés en France
05:50pour la lutte contre l'incendie.
05:51Ils m'avaient dit, vous, le ministre de l'Écologie,
05:53vous n'êtes pas responsable des pompiers,
05:55c'est le ministre de l'Intérieur,
05:56mais vous êtes tout ce qu'il y a avant,
05:58c'est-à-dire la prévention,
05:59et tout ce qu'il y a après,
06:00c'est-à-dire la restauration.
06:02Donc, vous n'avez pas d'explication rationnelle
06:04à ce qui est en train de se passer ?
06:06À part une attitude personnelle,
06:09d'ailleurs, moi, j'avais découvert...
06:10Madame Barbu, mais pardonnez-moi,
06:12normalement, dans un monde normal,
06:14une telle situation, vous l'avez dit,
06:16la ministre, ce n'est pas n'importe qui,
06:18on ne parle pas d'un ministère
06:20qui n'a rien à voir avec la situation,
06:21vous avez dit, la première chose que je fais,
06:23c'est que je vais sur le...
06:23Évidemment, je me renseigne,
06:24j'organise et je vais sur le terrain.
06:26Bon, dans un monde normal,
06:28une telle situation,
06:29le Premier ministre, il l'appelle,
06:30et il lui dit, écoute, Monique,
06:33tu es très gentil, là,
06:33mais ton week-end à Sainte-Maxime,
06:36c'est terminé.
06:37La Gironde est en train de brûler
06:39et lundi, tu es avec nous
06:40ou mardi, tu es avec nous
06:42et puis ensuite,
06:43tu vas rester toute la semaine,
06:44peut-être, au plus près des Girondins.
06:47C'est ça, le...
06:47Enfin, c'est pour ça que je vous pose la question.
06:50Peut-être que j'imagine...
06:51Moi, je ne suis pas dans les discussions, mais...
06:52Non, mais vous avez été ministre,
06:53donc moi, je vous demande,
06:54je n'ai jamais été ministre,
06:55mais le français,
06:57le commun des mortels,
06:58il se dit, c'est comme ça que ça se passe.
07:00Ou alors, vous ne servez à rien ?
07:02Vous voyez ce que je veux dire ?
07:03Pardonnez-moi.
07:04Je peux vous dire que,
07:05quand j'étais ministre,
07:06j'ai eu aussi à gérer
07:07un accident très grave
07:08lors d'une tempête
07:09où trois sauveteurs en mer ont péri.
07:12J'ai immédiatement dit au Premier ministre...
07:13On était dans une réunion,
07:14on était en pleine réunion,
07:15on apprend ça en pleine réunion.
07:16J'ai immédiatement dit
07:17au Premier ministre de l'époque,
07:18Édouard Philippe,
07:19j'ai dit, bon,
07:19moi, je vais me rendre sur place.
07:21Il m'a dit, évidemment,
07:22quitte la réunion immédiatement
07:24et on déploie des moyens
07:25pour être aux côtés des centres en mer.
07:27ou pas, mardi,
07:28lorsque Emmanuel Macron s'est déplacé ?
07:30Non.
07:31Elle n'était pas dans le voyage.
07:33Elle n'était pas dans le voyage.
07:34Il y avait...
07:34Il y avait Laurent Nunez, je vous assure.
07:36Il y avait Laurent Nunez qui était là.
07:37Mais pour donner une explication,
07:39je pense qu'elle ne s'est même pas rendue compte
07:42de la déconnexion totale,
07:44parce que l'entourage de la ministre
07:46nous fait savoir
07:46qu'elle ne voyait pas le problème
07:47à suivre de très près...
07:49Mais c'est la start-up nation.
07:51La crise depuis le télétravail.
07:54Le télétravail.
07:55Et l'autre explication...
07:56Full tt.
07:56Ce que disent les start-upers.
07:58Je suis en full tt.
07:59Mais comme dit M. Derugier,
08:00je souscris.
08:01Le télétravail en tant que ministre,
08:02ce n'est pas loin d'être un oxymore.
08:04Ça n'existe presque pas.
08:05Et la raison politique,
08:07c'est tout simplement
08:08que le Premier ministre
08:09n'a plus la main
08:10sur de nombreux ministères.
08:12Le ministère de l'Écologie,
08:14le ministère de l'Intérieur,
08:16le Quai d'Orsay,
08:16c'est le président de la République
08:18qui décide.
08:19C'est le président de la République
08:20qui n'a pas voulu
08:20qu'elle parte
08:21parce qu'il ne voulait pas
08:22que son bilan écologique
08:23soit entaché
08:23après le fiasco de Nicolas Hulot
08:25parce qu'elle est un symbole
08:26pour certaines associations
08:29idéologiquement.
08:29Et donc,
08:30il voulait qu'elle reste
08:30pour que son quinquennat,
08:32son double quinquennat
08:32ne soit pas encore entaché
08:33avec des ministres de l'Écologie
08:35qui changeaient tous les six mois.
08:36Ça, c'est la raison politique profonde.
08:38Et Sébastien Lecornu,
08:40il fait comme il peut
08:41et il essaie tant bien que mal
08:42pour ne pas se voiler la face
08:43de lui donner des devoirs de vacances
08:45parce qu'elle est en télétravail.
08:46Il lui donne des devoirs de vacances
08:48et il lui dit
08:48eh bien, dans ce cas-là,
08:49il faut accélérer
08:50sur le plan d'adaptation.
08:53C'est horrible comme formule
08:54les devoirs de vacances.
08:55Je vous propose
08:56de réécouter justement
08:57Monique Barbu
08:58qui, au moment de cette sortie,
09:00aurait dû le soir même
09:02quitter et faire ses valises
09:03et quitter le gouvernement.
09:04On est en pleine crise
09:05de la caniculaire.
09:07Vous avez les hommes politiques
09:08de tous bords d'ailleurs
09:10qui disent quoi ?
09:11Dans les établissements publics,
09:13il faut un vaste plan
09:14de climatisation.
09:15Il faut un vaste plan
09:16parce que dans une école,
09:17il faut pouvoir avoir
09:18des espaces climatisés,
09:19dans des hôpitaux.
09:20Mais c'est le bon sens.
09:21Et même dans les logements.
09:22Et dans les logements.
09:23Alors, écoutez,
09:24rappelez-vous de ce que dit
09:25Monique Barbu
09:25et écoutez,
09:26tendez l'oreille
09:26parce que la hiérarchie
09:28qu'elle va faire
09:29est essentielle.
09:30Elle ne pense pas du tout
09:31aux personnes fragiles.
09:32Elle ne pense pas du tout
09:33aux enfants ou aux seniors
09:35sur cette séquence,
09:36du moins dans sa hiérarchie
09:38des priorités.
09:40Je suis horrifiée
09:42par les gens
09:42qui me disent
09:43« Ah, mais il n'y a qu'à
09:45mettre la clim partout.
09:46Très bien,
09:47on va mettre la clim partout. »
09:48Vous croyez que ça va éviter
09:50un feu de forêt ?
09:51Vous croyez que ça va éviter
09:53une culture de ne pas exister ?
09:55Vous croyez que ça va éviter
09:56la mort des animaux
09:57que nous voyons ?
09:58Vous croyez que ça va éviter
10:00quoi ?
10:01Rien.
10:03Rien.
10:03Ça, ce n'est pas
10:04de l'adaptation.
10:05Ça, c'est une mesure
10:06d'urgence, peut-être,
10:08qu'on peut prendre.
10:09Il faut forcément,
10:10bien évidemment,
10:11que les gens ne suffoquent pas.
10:13On est bien d'accord.
10:14Mais ce n'est pas
10:15de l'adaptation
10:16au changement climatique.
10:17Le 26 juin dernier
10:18et un mois plus tard,
10:20on apprend que Mme Monique Barbu,
10:21quand il y a l'incendie
10:22qui commence en Gironde,
10:23elle est dans sa villa,
10:26dans le Var.
10:26Mais en fait,
10:27on a des ministres symboles.
10:30En fait,
10:30comment on peut mieux démontrer
10:31qu'on ne sert à rien ?
10:32D'abord, son argument,
10:33c'est de dire
10:33« La ministre suit. »
10:34Mais moi,
10:34je n'attends pas
10:35d'un ministre
10:35qui suive les événements.
10:36J'attends des ministres
10:37qui soient aux commandes,
10:38non pas de l'événement,
10:39mais de la gestion
10:40de l'événement.
10:40Moi,
10:40ce qu'elle soit devant
10:41sa télévision
10:42et écouter ce qui se passe.
10:43Si c'est CNews,
10:43tant mieux.
10:44Ou Europe 1.
10:45Mais enfin,
10:45ce n'est pas ce qu'on lui demande
10:46en tant que ministre.
10:46Et puis ensuite,
10:47on a cette justification à travers.
10:49Mais tout est organisé,
10:50il y a des mesures,
10:50des processus,
10:51une organisation.
10:52Mais c'est totalement désincarné.
10:54Un ministre est là
10:55pour incarner une politique
10:56et incarner et agir
10:58pour répondre
10:59aux besoins des Français.
11:00Et donc,
11:00en fait,
11:01il y a également
11:02la question du respect.
11:03Quand un ministre
11:04se déplace sur le terrain
11:05pour aller voir
11:05ce qui se passe,
11:06ce n'est pas uniquement
11:06pour se rendre compte
11:07à titre personnel,
11:08c'est aussi pour marquer
11:09de la considération
11:10pour ceux qui sont en charge
11:11de lutter.
11:12Et quand en plus,
11:13c'est au péril de sa vie,
11:15et c'est d'autant plus nécessaire.
11:17Plusieurs fois,
11:18nos camarades
11:19sapeurs-pompiers
11:19l'ont rappelé.
11:20Et donc,
11:21on a à la fois
11:21un manque de respect
11:22pour les gens
11:23qui sont sur le terrain,
11:24on a une désincarnation complète.
11:26Et donc,
11:26la démonstration que,
11:27en tout cas,
11:28dans le cas de Mme Barbu,
11:29puisqu'elle le revendique
11:30quasiment sans le faire exprès,
11:31elle est absolument inutile.
11:33Écoutez,
11:33en tous les cas,
11:34ce qui est intéressant
11:35aussi de voir,
11:36c'est que tout le monde,
11:37tous les médias
11:38ont l'information.
11:40Elle a été relayée,
11:41je le disais,
11:41par le cadar,
11:42ensuite par RTL.
11:43Personne n'en parle.
11:44Très peu.
11:45Il ne faut surtout pas
11:46évoquer ces sujets
11:48en ce moment.
11:49Je vous propose
11:50qu'on aille sur le terrain,
11:51justement,
11:51voir Nicolas Roger,
11:53notre journaliste,
11:54qui est présent
11:55depuis la canotée,
11:56Voilà les images
11:57qu'on a envie de voir également.
11:59C'est pour ça que je vous dis,
11:59est-ce que c'est anecdotique
12:02dans la séquence gravissime
12:03qu'on vit ?
12:04Je ne suis pas sûr
12:04que Monique Barbu,
12:05si elle vient voir
12:06les agriculteurs,
12:08si elle vient voir
12:09les gens qui sont actuellement
12:11à pied d'œuvre,
12:12si elle y va aujourd'hui,
12:14je ne suis pas sûr
12:15qu'elle reçoive
12:17un accueil très favorable.
12:20Nicolas Roger,
12:21merci.
12:22On vous entend,
12:22cher Nicolas.
12:23Et vous êtes donc à la canot
12:25avec des élus
12:27qui, eux aussi,
12:27se mobilisent,
12:28visiblement, Nicolas.
12:32Oui, exactement.
12:32Vous voyez sur ces images
12:34les cubes d'eau
12:35qui se remplissent.
12:36Une tonne d'eau
12:36dans ce cube-là,
12:37une deuxième tonne d'eau
12:38dans l'autre cube
12:39qui se remplissent.
12:40Voilà,
12:40c'est les habitants,
12:41les 6 000 habitants
12:42ici de la canot
12:42qui se mobilisent
12:44pour justement
12:45aider les pompiers
12:46et pour parfois
12:47eux-mêmes
12:47éteindre les fumeroles
12:48sur le bord de la route.
12:49Vous l'avez dit,
12:50nous sommes avec un élu local.
12:51Bonjour, monsieur.
12:52Merci d'être avec nous.
12:54Est-ce que vous pouvez
12:55nous expliquer
12:55comment c'est mis en place
12:56justement cette mobilisation
12:57citoyenne ?
12:59Cette mise en place
13:00s'est faite
13:00assez naturellement
13:02par un élan de solidarité
13:03des canolés présents
13:06et également
13:08qui ont vu l'appel
13:09des agriculteurs
13:10pour venir soutenir
13:12les pompiers sur place.
13:14Et alors,
13:15on sait qu'il y a des habitants
13:16aussi
13:16qui ne veulent pas inquiéter
13:18leur famille
13:19parce qu'il y a
13:21beaucoup de choses
13:21qui se disent
13:22et on voulait faire
13:23un point clair avec vous.
13:25À quel point
13:27la canot est menacée ?
13:28Où sont les feux ?
13:29Comment est-ce qu'ils sont proches ?
13:31Est-ce que les flammes
13:32sont proches d'ici ?
13:33Est-ce que vous pouvez
13:33expliquer,
13:34faire un point précis
13:34sur la situation ici ?
13:36Oui.
13:36Aujourd'hui,
13:37les flammes sont plutôt
13:39au sud du lac de la canot
13:41entre la passe de l'Eskiroth
13:43et la passe de Sokonos.
13:45Nous les maintenons
13:47vraiment vigilantes
13:47en points chauds.
13:48avec des équipes
13:49de ravitailleurs
13:50comme vous pouvez voir
13:50derrière moi
13:51qui vont alimenter
13:52des pick-up
13:52qui eux
13:52s'aventurent plus loin
13:54dans les bois
13:54et les pompiers
13:56également sont en soutien
13:57là-bas.
13:58Et nous avons
13:58un autre point
13:59très chaud
13:59sur la D6
14:01au niveau
14:03de la giroderie
14:05puisque le feu
14:06a priori
14:07commence à passer
14:08de l'autre côté
14:09et là nous sommes
14:10en soutien
14:10avec des grosses
14:12tonnes agricoles
14:13pour venir inonder
14:13les bords
14:14et un soutien
14:15du SDIS
14:16et de nos ravitailleurs
14:17pour arrêter
14:18les feux
14:18et éviter
14:19que le feu
14:19passe vers Brach
14:20ou Hurt.
14:21Ça fait déjà
14:22des jours
14:22et des jours
14:23entiers
14:23que ici
14:24les gens
14:25s'activent.
14:26Quel est
14:26l'état d'esprit ?
14:27Est-ce que vous voyez
14:28le bout du tunnel ?
14:29Comment vous percevez
14:31l'avenir
14:31à court terme ?
14:33À court terme
14:35l'objectif
14:36est de rester vigilant
14:37pour éviter
14:38toute reprise.
14:39Un travail considérable
14:40a été mené
14:41par les services
14:42de la mairie
14:43pour protéger
14:44la ville de Lacanau
14:45en créant des tranchées
14:46c'est-à-dire
14:47en un véritable périphérique
14:48qui entoure la ville
14:49pour protéger
14:50les habitations.
14:52Maintenant
14:52nous essayons
14:53de contenir le feu
14:55autour de Lacanau
14:57pour éviter
14:58qu'il aille endommager
14:59éventuellement
15:00d'autres communes
15:02de proximité.
15:04Voilà
15:04et vous le voyez encore
15:06cette mobilisation
15:08qui continue
15:09elle a continué
15:10toute la nuit
15:10jusqu'à 5h
15:11il y a eu une petite pause
15:12entre 5h et 5h30
15:13puis ça a repris
15:14toute la nuit
15:15ça a continué
15:15ça va encore continuer
15:16toute la journée
15:17merci beaucoup
15:18monsieur.
15:19Merci Nicolas Roger
15:21pour le témoignage
15:22donc de cet élu
15:23qui pilote
15:25le travail
15:26de tous ces bénévoles
15:28j'aimerais qu'on puisse
15:29recenser un jour
15:29le nombre de bénévoles
15:30qui ont participé
15:31à cette lutte
15:33contre les flammes
15:34en Gironde
15:35on arrive à recenser
15:36pas mal de choses
15:37en France
15:38si on pouvait
15:38quand même savoir
15:39pour ensuite
15:40pourquoi pas décorer
15:41ces gens
15:43à la rentrée
15:44enfin c'est magnifique
15:45ce qu'on est en train
15:46de voir.
15:47Déjà 40% de pompiers
15:49qui sont bénévoles
15:49revenons sur le sujet
15:52politique
15:53parce que c'est très important
15:54le niveau de déconnexion
15:55et les français
15:56ne sont pas dupes
15:57Nicolas hier
15:58par exemple
15:59Nicolas Roger
15:59notre journaliste
16:00que vous avez entendu
16:00il était dans
16:01une sorte de parc
16:03d'exposition
16:05à Gugent-Mestras
16:06donc à côté de Bordeaux
16:08où il a pu interpeller
16:09les sinistrés
16:10et vous avez un sinistré
16:11qui s'appelle
16:12André
16:12Bernard
16:13pardonnez-moi
16:14et Bernard
16:15si vous voulez
16:16il résume
16:18le monde
16:19qui sépare
16:20la Macronie
16:21de la France
16:24enracinée
16:24Girondine
16:25écoutez
16:27je suis très en colère
16:29je suis très en colère
16:29parce que si vous voulez
16:30ce que j'aimerais
16:31c'est que nos dirigeants
16:32viennent passer une nuit
16:34ici
16:35ou une journée
16:36pour se rendre compte
16:37ce que c'est que la vraie vie
16:39et les vrais gens
16:40et la France
16:44nous sommes dirigés
16:46par des gens
16:47qui n'ont jamais vécu
16:48qui n'ont jamais travaillé
16:50voilà
16:50c'est tout
16:51voilà pourquoi je suis en colère
16:52et si le président
16:54justement
16:54venait ici sur place
16:56qu'est-ce que vous aimeriez
16:57lui dire
16:57ce que j'aimerais lui dire
16:59c'est qu'il arrête
16:59de gaspiller notre argent
17:01voilà
17:02voilà
17:02qu'il se rende compte
17:03que l'argent
17:04bon ça
17:05la France se gère
17:06comme une famille
17:08et on ne doit pas
17:09gaspiller
17:09on ne doit pas dépenser
17:11un milliard et demi
17:12ou un milliard quatre
17:13pour assainir la Seine
17:14pour avoir
17:16trois pimpins
17:16qui vont se baigner
17:18et pour faire le buzz
17:19on ferait mieux
17:20d'acheter des canadaires
17:21pour protéger
17:24notre région
17:24j'imaginais
17:26elle doit se
17:26c'est tellement bien résumé
17:28la France doit se gérer
17:29comme une famille
17:30est-ce qu'on a
17:31un père de famille
17:32aujourd'hui
17:33un bon père
17:33non mais même
17:34c'est presque philosophique
17:36la notion du père
17:37elle s'est effondrée
17:38dans notre société
17:38le père de famille
17:40est-ce qu'on a
17:41un père de famille
17:41est-ce que madame Barbu
17:43elle gère son ministère
17:44comme une mère de famille
17:45depuis sa vie là
17:48dans le Var
17:48c'est très intéressant
17:50son budget
17:51ne serait-ce que
17:52le budget de la famille
17:53ah oui
17:53ah bah c'est sûr
17:55que ça changerait
17:57effectivement la donne
17:58Maxime
17:58aujourd'hui
17:59en tout cas
17:59on a un état
18:00qui a failli
18:01qui est en état
18:03de déliquescence
18:04et qui tient
18:05grâce
18:06à une solidarité
18:07incroyable
18:08de ces
18:09inconnus
18:10de ces
18:10qui dames
18:11qui viennent
18:12faire le travail
18:13de l'état
18:13il faut bien comprendre
18:15que la France
18:16c'est un pays
18:17très particulier
18:17l'état
18:19a fait la nation
18:19on a cette tradition
18:22centralisatrice
18:23jacobine
18:24où
18:24ce qu'attendent
18:26les citoyens
18:26de la part d'état
18:27et du pacte
18:27qui a été formulé
18:28il est primordial
18:29quand vous avez
18:30un état
18:31qui faillit à ce point
18:32qui n'a pas anticipé
18:34qui n'a pas
18:35développé les moyens
18:36qui a retardé
18:38etc
18:38etc
18:39vous avez les citoyens
18:40qui prennent le relais
18:41mais c'est gravissime
18:42évidemment c'est gravissime
18:44Philippe Carrière
18:44est avec nous
18:45Carrière
18:45pardonnez-moi
18:46il est propriétaire
18:47forestier
18:47il est sylviculteur
18:48un sylviculteur
18:49je le précise
18:50c'est un professionnel
18:51qui gère
18:52entretien
18:52cultive
18:53les forêts
18:55merci d'être avec nous
18:57Philippe Carrière
18:59vous souhaitiez
19:00réagir
19:01vous m'avez interpellé
19:02notamment hier
19:03en entendant
19:05les appels
19:06au bon sens
19:07paysan
19:08est-ce que
19:09d'ailleurs
19:10et on va
19:11commencer par cela
19:12puisqu'on en parlait
19:13il y a un instant
19:15Monique Barbu
19:16est finalement
19:16l'antithèse
19:17du bon sens
19:18paysan
19:19en restant dans le Var
19:20pendant que votre forêt brûle
19:22Bonjour
19:23bonjour Elliot
19:24oui
19:24alors tout d'abord
19:26je viens en complément
19:27de ce qu'a dit Bruno Laffont
19:28puisque c'est moi
19:28qui ai rédigé
19:29le bon sens paysan
19:30en 2019
19:31le 27 mai 2019
19:33document que j'avais envoyé
19:34à l'État
19:36à la préfecture
19:38au SDI
19:38et à Bruno Laffont
19:40qui était président
19:40du CISO
19:41de la fédération
19:43oui
19:43qui s'appuyait
19:44document qui s'appuyait
19:45sur 4 ans de synthèse
19:46depuis 2015
19:48j'avais prédit
19:49malheureusement
19:50qu'une catastrophe
19:51un incendie majeur
19:52allait se mettre en place
19:53oui
19:54moi j'attends plus rien
19:55de madame
19:55de ce ministre
19:56si vous voulez
19:57pour être clair
19:58je pense que c'est
19:59par la proximité
20:01qu'on va se sauver
20:01je trouve fabuleux
20:03toutes ces personnes
20:04là
20:04qui donnent leur temps
20:05de leur argent
20:06qui viennent en solidarité
20:08qui arrivent
20:08des 4 coins
20:09du sud-ouest
20:11ou même de plus loin
20:12pour nous aider
20:13pour nous sauver
20:15Philippe Carrère
20:16quand vous voyez
20:16ces images
20:17de cette forêt
20:18là on est à Blagon
20:20en Gironde
20:21bien sûr
20:22on voit ce paysage
20:24apocalyptique
20:25c'est nos équipes
20:26qui nous proposent
20:26cette image
20:27en direct
20:29ça vous
20:30ça vous
20:31vous en pensez quoi
20:32enfin quel sentiment
20:33prédomine
20:34quand vous voyez
20:34ces images
20:35Philippe ?
20:36Alors moi
20:37à titre personnel
20:37il est bon de vous rappeler
20:38qu'en 2022
20:39j'ai perdu 308 hectares
20:40de propriété
20:41dont je suis en deuil
20:43vis-à-vis de ces pains
20:44j'ai une pensée
20:45pour les propriétaires
20:47forestiers
20:47qui ont tout perdu
20:48puisque un pain
20:49le plus court des cycles
20:50c'est 40 ans
20:51mais j'ai aussi une pensée
20:53pour les personnes
20:53qui ont perdu leur maison
20:54et j'ai aussi une pensée
20:56pour ces deux pompiers
20:57qui sont décédés
20:57et j'ai une pensée
20:58pour leur famille
21:00donc si vous voulez
21:01moi je suis en deuil
21:02je suis en deuil
21:03voilà
21:03je peux résumer la situation
21:05je suis en deuil
21:06parce que malheureusement
21:07des fois
21:08oui
21:09on centralise trop
21:11j'en veux
21:12à certains
21:14administratifs
21:15qui
21:16malheureusement
21:17de façon trop lointaine
21:18nous imposent des choses
21:19il y a beaucoup
21:20il y a une administration
21:21qui fonctionne bien
21:22l'administration de terrain
21:23il faut davantage
21:25l'écouter
21:25lui donner la parole
21:26quand je vois
21:27qu'il arrive des directives
21:28qui sont trop lointaines
21:29qui sont purement urbaines
21:31il faut
21:32que la campagne
21:33soit écoutée
21:34et entendue
21:35et il faut que la décision
21:36se joue à l'échelon
21:38de la ruralité
21:38il faut arrêter
21:39que ça soit centralisé
21:41systématiquement
21:41par des personnes
21:42qui n'ont jamais foutu
21:43les pieds dans les bottes
21:44vous savez moi
21:45dans ma vie
21:45j'ai usé davantage de bottes
21:47que de chaussures
21:48je vous le dis
21:49j'ai 20 000 heures
21:50de conduite en forêt
21:51moi quand je vois
21:53des pompiers
21:54qui vont au combat
21:55qui vont à la lutte
21:55et qui ont des interventions
21:58qui ont quasi
21:5999,5%
22:00de leurs interventions
22:01c'est dans les milieux
22:02des secours à personne
22:03et tout ce qui s'en suit
22:04je dis bravo
22:05bravo
22:05mais on les met en danger
22:06parce que ces gens-là
22:07ils ne connaissent pas
22:08forcément le milieu forestier
22:09qui est un milieu hostile
22:12et c'est un milieu
22:13qu'il faut arriver
22:15si vous voulez
22:15à lutter avec efficacité
22:16et dans mon rapport
22:18je fais ressortir
22:18notamment que par le passé
22:20on avait très peu de moyens
22:21mais on luttait
22:22par la connaissance du milieu
22:23et que maintenant
22:24on a beaucoup de moyens
22:25mais il manque une formation
22:26de ces pompiers
22:29qui donnent de leur temps
22:31qui donnent
22:31toute leur énergie
22:32je les ai vus épuisés
22:34mais ce qui est sûr aussi
22:35c'est qu'ils ont
22:35parfois des mécanismes
22:36du milieu
22:37ils peuvent se mettre en danger
22:38c'est ça qui me révolte
22:40après je n'attends plus
22:41rien de personne
22:42moi je ne suis pas là
22:42pour combattre
22:44je ne suis pas là
22:44pour couper les têtes
22:46moi si vous voulez
22:47ce qui est sûr
22:47c'est qu'il faut que tout le monde
22:49prenne conscience
22:50qu'on est près
22:51d'une catastrophe
22:52et la première des victimes
22:53c'est le pain maritime
22:55le pain maritime
22:56il a créé notre richesse ici
22:57c'est 34 000 emplois
22:59il y a de l'industrie
23:00cette industrie
23:01c'est l'industrie lourde
23:01il y a des industriels
23:02on en a besoin
23:03des industriels
23:04comment voulez-vous
23:04qu'il y ait d'investissement
23:05forestier maintenant
23:06lorsqu'on dit
23:07à longueur de journée
23:08dans les médias
23:09avec des pseudo-espères
23:10comme quoi la forêt
23:12n'a plus d'avenir
23:13le pain des landes
23:14est une torche
23:15ce n'est pas vrai
23:16avant le pain des landes
23:17on avait la misère
23:18chez nous
23:18on avait la misère
23:20Philippe Carrère
23:21oui
23:22tout ce que vous dites
23:23est absolument passionnant
23:24et on sent que
23:25si vous voulez
23:26c'est un homme
23:27qui connaît
23:27chaque parcelle
23:28de cette forêt
23:29qui nous parle
23:30la question c'est
23:32de savoir si désormais
23:34il y a
23:35face à cet effet
23:36de sidération
23:38qui nous impose
23:39évidemment
23:39beaucoup d'humilité
23:40beaucoup de
23:42calme
23:42de sérénité
23:43mais on sent aussi
23:44toute la colère
23:45qui est en train de monter
23:46et puis en politique
23:47il y a aussi
23:47la question de la responsabilité
23:49est-ce qu'aujourd'hui
23:50vous considérez
23:52que l'État
23:53a une responsabilité
23:54dans ce qui n'a pas été fait
23:56et ce qui n'a pas été proposé
24:00alors je pense
24:01que l'État
24:01a une responsabilité
24:02dans la formation
24:04les moyens
24:05l'État
24:05les a mis
24:06depuis 2022
24:07on a vu arriver
24:08des camions
24:08les canadaires
24:09bon le président
24:10de la République
24:11il s'est un petit peu
24:11emballé
24:12il le fait régulièrement
24:13il nous a promis
24:14des canadaires
24:14qu'on le sait très bien
24:15ils n'étaient pas encore
24:16il n'y avait même pas
24:16la chaîne de fabrication
24:18mais je pense
24:18qu'il est urgent
24:19d'avoir des crédits
24:20pour la formation
24:21et je vais vous en donner
24:22un exemple précis
24:24avec un chef
24:24de groupement
24:25de mon secteur
24:26nous avons organisé
24:27des rencontres
24:29avec ces officiers
24:30et nous avons
24:31au mois de mars
24:32nous avons travaillé
24:33main à la main
24:33je leur ai présenté
24:34la forêt landaise
24:35comme je la vois
24:36comme je la vis
24:37en leur expliquant
24:38que dans mon sang
24:39oui il y avait du sang
24:40mais aussi il y avait
24:41de la résine
24:42et donc si vous voulez
24:44ce sont venus des gens
24:45des interlocuteurs
24:46avec qui je mène
24:47régulièrement
24:49des moments d'échange
24:50de partage
24:51je comprends
24:51leur inquiétude
24:52et je leur parle
24:53moi de ma profession
24:54de civicuteur
24:55qui est une profession
24:56qui est complètement
24:57méconnue
24:59le syndicat des civiculteurs
25:00fait un travail
25:01remarquable en ce sens
25:02j'ai vu leur dernier roman
25:03leur lettre de communication
25:05il faut comprendre
25:07que nous ne pouvons pas être
25:08à la fois
25:09les victimes
25:11les victimes
25:12puisque nos forêts brûlent
25:13et les mises en cause
25:14c'est hors de question
25:16dont les pouvoirs publics
25:18les hautes sphères
25:19il va falloir que vous
25:20vous foutez les pieds
25:20dans les bottes
25:21et que vous venez
25:22sur le terrain
25:23nous rencontrer
25:24faire des vrais retours
25:25d'expérience
25:26et que vous formiez
25:27au plus vite
25:29au plus proche
25:30de la terre
25:32que vous formiez
25:32des personnels
25:33pour lutter
25:35avec efficacité
25:36Merci pour votre témoignage
25:38Philippe Carrère
25:39propriétaire forestier
25:41et sylviculteur
25:42on garde ces deux images
25:44depuis la porche
25:46et depuis le porche
25:47pardon
25:48et depuis Blagon
25:49cette image
25:50ce paysage
25:50effectivement apocalyptique
25:52à droite
25:52proposé notamment
25:53par nos équipes
25:54sur place
25:54en sachant
25:56et c'est un pompier
25:57qui avait dit ça
25:58vous vous rendez compte
25:58on est la 7ème puissance mondiale
26:00et on en vient
26:01à implorer la pluie
26:02il s'avère qu'il y a
26:03quelques instants
26:04du côté de Blagon
26:05il y a eu
26:06une averse
26:08donc on en vient
26:10à implorer la pluie
26:11on avait sous-estimé
26:13la solidarité
26:14et la puissance
26:14du peuple français
26:15qui peut se rassembler
26:16sans attendre
26:17d'avoir la permission
26:19de tel ou tel préfet
26:20avec tout le respect
26:21qu'il faut avoir
26:21bien sûr
26:22pour les préfets
26:22et les sous-préfets
26:23et je regarde
26:24Philippe de Gestas
26:26mais qui s'est mobilisé
26:27d'un seul homme
26:28pour aider les pompiers
26:31il est 9h57
26:33et je donne
26:34le micro
26:35d'Europe 1
26:35donc
26:35Merci.