00:00Et quelle drôle d'époque ! Avec vous Arlette Chabot, bonjour !
00:03Bonjour !
00:04Le budget, et oui, toujours le budget, avec des députés qui examinent ce matin, ça change !
00:09Deux motions de censure déposées, et par le Rassemblement National, et par la France Insoumise,
00:14est-ce qu'on peut dire ouf, ça y est, c'est la fin de cette série absolument insupportable,
00:18des censures, pas censures, renversement, par renversement ?
00:21Alors je sens bien que vous avez envie de dire ouf, c'est fini,
00:24ben non, ce ne sera pas fini, à midi, les discussions commencent très tôt ce matin, à 9h,
00:28on est vendredi, 9h du matin, c'est rare, c'est la volonté des députés sans doute de se débarrasser un peu de ce budget.
00:37Alors non, ce n'est pas fini, parce qu'il y aura encore, c'est nécessaire, 2,493,
00:42ça veut dire qu'il y aura aussi d'autres dépôts de motions de censure,
00:45et qu'il faudra attendre, allez, on dit la mi-février, pour sortir de ce jour sans fin du débat.
00:53Donc mon frère de l'Opinion avait fait un calcul il y a quelques jours,
00:5535 séances, 125 heures de débat, dont 15 sur la taxe Juckmann pour le projet de loi de finances.
01:04Alors on peut quand même déjà faire un bilan, est-ce que Sébastien Lecornu a réussi ?
01:09Alors, je vous connais, vous allez me dire non, parce qu'effectivement...
01:12Vous me connaissez mal, je n'aurais pas été aussi sévère.
01:14Il a dû revenir, effectivement, en arrière sur son engagement de ne pas utiliser le 49-3.
01:21Bon, voilà, c'est vrai, il l'a reconnu lui-même avec une certaine amertume et une tristesse.
01:27Il aurait préféré que les parlementaires aillent jusqu'au bout de la discussion.
01:32C'est raté, mais il faut dire que c'était sans doute mission impossible,
01:35parce que les positions de la droite, de la gauche sont effectivement totalement à l'opposé.
01:42On prend juste un exemple, bien sûr, des économies d'un côté,
01:46le refus d'alourdir la fiscalité de l'autre,
01:49l'opposition à toute réduction des dépenses sociales
01:52et la taxation des plus riches et des entreprises.
01:54Donc, difficile, effectivement, de les mettre d'accord.
01:58En même temps, ce n'est pas un échec non plus,
02:00parce que dans ce texte sur lequel le gouvernement engage sa responsabilité,
02:05eh bien, il s'agit d'un compromis, négocié pas uniquement avec les socialistes,
02:10mais avec tous les partis.
02:11Sébastien Lecornu a fait le relevé de tout ce qui a été accordé aux uns et aux autres.
02:15L'inventaire à l'après-vert, comme on dit.
02:17L'inventaire, effectivement, à tous, la gauche, la droite, le groupe central, chacun a eu son cadeau.
02:25Bon, voilà, donc, est-ce un budget de gauche ou de droite ?
02:28On ne peut pas le dire. C'est un budget qui ne satisfait personne.
02:32C'est la règle dans les compromis.
02:34Du compromis, en tout cas.
02:35Voilà, donc il n'y a personne, sauf le Premier ministre, pour le défendre.
02:40Tout le monde le trouve mauvais, mais il a un mérite d'exister.
02:43C'est déjà quelque chose.
02:44Et puis, au gouvernement aussi, de rester en place.
02:45Alors, il y a Sébastien Lecornu qui avait pour mission d'essayer d'accorder tous les partis.
02:50Et puis, il y a ceux qui, dans le même parti, doivent essayer de s'accorder.
02:53Et là, forcément, on regarde du côté des Républicains,
02:56où l'idée de la censure est dans quelques esprits, quand même.
03:00Oui, alors, évidemment, c'est clair du côté des FIRN, on censure.
03:04Du côté des socialistes, c'est clair aussi, pas de censure.
03:07Du côté des Républicains, c'est toujours extrêmement difficile de s'y retrouver.
03:11Bruno Retailleau, qui est quand même à la fois sénateur,
03:14donc pas directement concerné par le vote d'une censure,
03:17mais président du parti.
03:18Oui, accessoirement.
03:20Accessoirement, ce qui n'est pas rien,
03:21dénonce un budget socialiste qui conduit au déclin du pays.
03:25Donc, logiquement, quand on dit ça, on dit...
03:26Il y a des indices, là.
03:27Voilà, on doit censurer.
03:29Mais non, parce que Laurent Wauquiez,
03:32qui lui est président du groupe à l'Assemblée,
03:34dit que ce ne serait pas sérieux en ce moment,
03:36avec une situation internationale aussi difficile.
03:39Et au milieu, il y a des élus, même des députés.
03:43Michel Barnier, ancien Premier ministre,
03:45se demande s'il ne voterait pas une censure.
03:48En tout cas, il s'interroge.
03:49Donc, il n'est pas exclu que certains députés républicains
03:54mêlent leur voix à ceux qui ont déposé la censure.
03:59On verra bien.
03:59Vous savez, tout est compliqué chez les LR.
04:01Vous avez remarqué, c'est toujours la division...
04:03Petit exemple, vous vous souvenez que les républicains
04:06ne participent pas au gouvernement,
04:07mais qu'il y a quand même des ministres...
04:09Des républicains au gouvernement.
04:10Voilà, mais ils sont juste suspendus et pas exclus.
04:14Allez comprendre, chez les LR, il faut les suivre.
04:16Et ce n'est pas facile.
04:17Et je crois même que certains ministres
04:18qui, en effet, ont été vivement chassés,
04:22on va dire d'une certaine manière,
04:23ou suspendus, comme vous l'avez dit,
04:24continuent quand même de payer leurs cotisations.
04:26Comme quoi, ça doit faire du bien aux caisses du parti.
04:28Parce qu'ils ne veulent pas quitter le parti.
04:29Exactement. Merci beaucoup.
04:31Arlène Chabot, on vous retrouve à partir de 8h30
04:33pour le Grand Débrief.
04:34Et vous parlez de la censure.
04:35Quelqu'un qui sera dans l'hémicycle
04:36dans une dizaine de minutes avant d'y aller.
04:39Il sera dans ce studio.
04:40C'est Julien Audoul, qui est député de Lyon
04:41et porte-parole du Rassemblement National.
04:44Il sera mon invité.
04:44À partir de 8h15, dans un instant,
04:47vous l'avez entendu depuis le début de cette journée
04:49en exclusivité mondiale sur Sud Radio,
04:51c'est Antoine Dupont, la star du rugby français,
04:54qui a accordé sa toute première interview à Sud Radio.
04:58Et vous en découvrirez un nouvel exprès
05:00dans une poignée de secondes.
05:01À tout de suite.
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