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Sonia Mabrouk reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à vous pour Midi News, ravie de vous retrouver au programme.
00:00:05Pour être craint, il faut être puissant, a déclaré il y a quelques jours Emmanuel Macron, et c'est bien là que le bas blesse.
00:00:10Sinon, pourquoi une telle attaque de Donald Trump à l'endroit du président français ?
00:00:14Sur la forme, c'est évidemment totalement inélégant, et nous interrogerons surtout le fond.
00:00:19Peut-on avoir du crédit à l'international quand on vit à crédit et à ce niveau de dette ?
00:00:23La crédibilité diplomatique n'est-elle pas le corollaire de la crédibilité économique ?
00:00:28Et puis, à l'instant, Donald Trump qui vient d'affirmer que la guerre en Ukraine va être réglée.
00:00:34La puissance, on en parle aussi avec la victoire des paysans français, ou plutôt le sursis arraché grâce au vote de tous les eurodéputés français,
00:00:42pour que soit saisie la Cour de justice européenne sur l'accord du Mercosur.
00:00:46Un sursis de quelques mois qui n'exclut pas un passage en force d'Ursula von der Leyen,
00:00:51ce qui apparaîtrait comme un viol démocratique, selon les mots ce matin, de la porte-parole du gouvernement Maude Bréjon.
00:00:57La puissance toujours par la démographie, dans un pays où règne la dénatalité.
00:01:02L'initiative d'une classe d'un wagon No Kids à la SNCF au nom du Sacro-Saint Confort pose question.
00:01:09Que penser d'une société où l'on autorise à mettre de côté les enfants et pourquoi pas les aînés bientôt ?
00:01:15La puissance enfin, hélas de la barbarie. Il n'y a pas d'autre mot lorsqu'une mère d'une vingtaine d'années est tuée par balle dans sa voiture à côté de son bébé de quelques mois.
00:01:23Elle a réussi à protéger, mais elle y a laissé la vie.
00:01:26Beaucoup d'interrogations encore sur les causes de ce terrible fait à Nice dont nous allons évidemment parler.
00:01:31Voilà pour le programme, place au journal. Bonjour à vous, chère Soumaïa Labidi.
00:01:34Sonia, et bonjour à tous. C'est probablement l'image de cette matinée, celle de Donald Trump signant la charte fondatrice de son Conseil de la paix.
00:01:44Conseil destiné à la résolution des conflits dans le monde et dont le droit d'entrée est fixé à un milliard de dollars pour un siège permanent.
00:01:51De nombreux pays dont la France ont refusé de participer à ce Conseil voulu comme concurrent direct aux Nations Unies.
00:01:59Retour en France avec les recherches qui se poursuivent à Nice pour retrouver l'auteur du tir mortel qui a visé une jeune mère de famille de 25 ans alors qu'elle se trouvait en voiture avec son bébé.
00:02:09Un drame qui a eu lieu hier en fin d'après-midi à une intersection proche d'un lycée dans l'ouest de la ville et qui a, pardonnez-moi, profondément choqué les Niçois.
00:02:17Et le maire Christian Estrosi qui s'est immédiatement rendu sur place.
00:02:23Si la commission passait outre le vote du Parlement européen qui a voté hier la saisine de la Cour de justice quant à l'application du Mercosur, ce serait un viol démocratique.
00:02:35Les mots ce matin de Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement, à votre micro Sonia.
00:02:39De son côté, Bruxelles se défend, rappelant qu'avant la décision de la justice européenne, la commission a le droit d'appliquer le traité à titre provisoire.
00:02:49Un chiffre qui fait froid dans le dos à présent.
00:02:51Selon une étude publiée aujourd'hui par l'Agence de santé publique, plus de 16% des enfants de 6 à 11 ans sont probablement victimes de harcèlement scolaire
00:03:01et plus susceptible de présenter un trouble de santé mentale.
00:03:04Une étude qui révèle également que d'autres enfants cumulent improbables harcèlement et des comportements agressifs.
00:03:11La Bretagne sous les eaux, comme vous pouvez le voir sur ces images, le Finistère, le Morbihan et l'Île-et-Vilaine sont en vigilance orange-crue jusqu'à demain
00:03:20et les dégâts sont déjà importants dans la région.
00:03:22Si routes départementales étaient fermées à la circulation hier soir, à Quimper, plusieurs rues étaient impraticables,
00:03:28provoquant la mise en place de déviations et des perturbations sur le trafic routier.
00:03:33Et à Quimper, les quais ont connu des débordements et un bar a été inondé.
00:03:38On poursuit avec ce coup dur pour les salariés de la Société Générale.
00:03:42Le groupe qui compte 40 000 collaborateurs en France annonce un projet de réorganisation
00:03:47qui prévoit la suppression de 1 800 postes en France d'ici fin 2027.
00:03:53Des suppressions qui concernent plusieurs activités et fonctions centrales au siège
00:03:57ainsi que l'organisation régionale de la Banque de Détail.
00:04:02Et puis nez qui coule, fièvre, frissons, l'épidémie de grippe reste très active dans l'Hexagone
00:04:07où le recours aux soins est reparti en hausse chez les enfants et les adolescents
00:04:13depuis la rentrée des vacances de Noël.
00:04:15Ce qui pourrait provoquer une recrudescence également chez les adultes.
00:04:18Les prochaines semaines prévient d'ores et déjà Santé publique France.
00:04:23Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à Midi Sonia.
00:04:26Merci chère Somaïa, je vous dis à tout à l'heure.
00:04:29Nous allons beaucoup parler de puissance tout au long de cette émission
00:04:31ou peut-être de manque de puissance justement.
00:04:35Je salue la présence de Gérald Olivier.
00:04:37Et c'est là, bonjour à vous, spécialiste des Etats-Unis.
00:04:39Il est vrai que nous avons besoin véritablement de décryptage du langage Trump.
00:04:44Je ne sais pas si vous parlez de Trump.
00:04:46Mais nous en avons besoin, for sure, dirait le président français Emmanuel Macron.
00:04:50Merci d'être là.
00:04:51Évidemment, votre présence nous est précieuse.
00:04:53André Valigny nous accompagne.
00:04:54Bonjour Sonia.
00:04:55Bonjour à vous Naïma M. Fadel.
00:04:57Bonjour Sonia.
00:04:57Bonjour Thomas Bonnet, notre journaliste politique.
00:04:59Bonjour Sonia.
00:05:00Bonjour à vous.
00:05:01Nous sommes avec Sabrina Medjeber.
00:05:04Merci de votre présence.
00:05:05Avec Joachim Leflog-Imad et avec Almond.
00:05:07Bonjour Sonia.
00:05:07Bonjour à vous.
00:05:08Merci d'être là.
00:05:09Beaucoup de sujets.
00:05:10Je voulais qu'on démarre.
00:05:12Ce n'est pas anecdotique.
00:05:13Et je sais que ça va beaucoup vous faire réagir par cette nouvelle classe optimum de la SNCF
00:05:17qui s'adresse à des voyageurs qui recherchent, je suppose, le calme absolu, la tranquillité, la sérénité.
00:05:24Un calme qu'ils estiment incompatible avec la présence d'enfants.
00:05:28Et donc, les enfants n'ont pas accès à cette classe, à ce wagon.
00:05:31Alors attention, c'est pas tout le train, évidemment.
00:05:33C'est un wagon.
00:05:34C'est la fameuse classe optimum.
00:05:36De quoi, selon vous, c'est le signe ?
00:05:39Naïma M. Fadel.
00:05:40Écoutez, c'est le signe d'une société qui ne veut plus d'enfants.
00:05:43Et ça se concrétise, effectivement.
00:05:46Aujourd'hui, on observe la dénatalité.
00:05:49Et on se lamente sur cette dénatalité.
00:05:52On dit qu'on n'a jamais à encourager.
00:05:54Et c'est vrai, la natalité, le fait de soutenir, d'accompagner les parents,
00:05:58les jeunes couples pour avoir des enfants.
00:06:00On voit qu'aujourd'hui, on va jusqu'à ce que la SNCF décide qu'il y ait des wagons sans enfants.
00:06:06Donc, bientôt, des rues sans enfants.
00:06:09Bientôt, je ne sais pas, moi, des...
00:06:11Des hôtels sans enfants, c'est déjà le cas.
00:06:13Il y en a déjà, mais vous voyez, ça interroge sur la société.
00:06:17Vous avez dit dans votre présentation, dans votre édito,
00:06:20vous avez parlé de quelque chose qui me semble important,
00:06:22c'est qu'on veut aussi une société sans personne âgée, en fait.
00:06:24C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on segmente les vies, on segmente les générations.
00:06:29Et je trouve ça d'une tristesse absolue.
00:06:31Vous partagez ça ?
00:06:33Et dites-moi, si une fois ou pas, vous êtes plein de la présence ?
00:06:35J'ai eu de quatre enfants, et c'est vrai qu'ils faisaient un peu de bruit quand je prenais les transports.
00:06:40Est-ce qu'on peut avoir un wagon, nos parents, pour ceux qui sont très laxistes avec leurs enfants,
00:06:44même si c'est très difficile, l'éducation...
00:06:46Les enfants, ma chère Sonia, c'est la vie, c'est le bruit.
00:06:50Je vous confirme.
00:06:50Voilà, c'est le bruit.
00:06:52Alors déjà, je note que c'est une contradiction supplémentaire,
00:06:56parce qu'au moment où la France s'est frappée de plein fouet par la dénatalité,
00:06:59au moment où Emmanuel Macron prône le réarmement démographique,
00:07:02on a la SNCF, qui est quand même une entreprise publique, il faut le rappeler,
00:07:05qui propose un espace No Kids.
00:07:08Je pense que ça renvoie à une mutation anthropologique beaucoup plus profonde
00:07:12et qui va très largement au-delà, c'est l'explosion de l'individualisme,
00:07:14le fait que l'individu est devenu à lui-même sa propre fin,
00:07:17et qu'on n'envisage plus l'enfant comme auparavant, comme une chance,
00:07:20comme une bénédiction, même, dirait les catholiques,
00:07:22comme la promesse d'un monde sauvé de la ruine, disait Hannah Arendt,
00:07:25mais comme une contrainte, comme un poids pour la société.
00:07:29Et c'est très intéressant, parce que la tendance No Kids, il faut quand même le rappeler,
00:07:31elle n'est pas née aux Etats-Unis, elle est née en Corée du Sud.
00:07:34Aujourd'hui, la Corée du Sud, elle a un taux de natalité par femme de 0,7 enfants.
00:07:38Est-ce ce modèle qu'on veut pour la France ?
00:07:39Je ne suis pas certain, à titre personnel, que le pays en sortirait renforcé.
00:07:43Bon, si je vous entends bien, c'est un caractère...
00:07:44Pourtant, je suis le public cible, je suis un jeune homme, c'est lié célibataire,
00:07:48si on regarde les études d'opinion, il y a une majorité de gens dans ma catégorie
00:07:52qui seraient pour, effectivement, les nuisances sonores, c'est un vrai sujet dans les transports.
00:07:55Juste sur le public cible, des parents peuvent aussi parfois prendre le train sans leurs enfants,
00:07:59travailler dans le train et avoir envie d'être au calme.
00:08:02C'est-à-dire qu'on ne vise pas spécifiquement les catégories de la population qui n'ont pas d'enfants.
00:08:06On peut viser aussi des personnes qui, dans le cadre de leur travail, de leur profession,
00:08:09ont par ailleurs des enfants, vont parfois prendre le train avec,
00:08:11et qui, parfois, ont envie d'être au calme.
00:08:14Moi, je pense qu'on prend le problème un peu à l'envers,
00:08:15c'est-à-dire que c'est plutôt la conséquence, en effet, peut-être de la baisse de la natalité.
00:08:20Si on veut relancer la natalité, ce n'est pas en mettant des enfants dans les trains,
00:08:23c'est d'abord en encourageant le logement, en encourageant la particularité.
00:08:26Non, mais on interroge un symptôme, c'est-à-dire, est-ce que la dénatalité est aussi culturelle
00:08:32et elle tend à raréfier la présence d'enfants jusqu'à nous rendre, pour certains,
00:08:36intolérants à leur présence, ce qui signifierait que le bruit, et, entre guillemets,
00:08:40attention, la nuisance sonore.
00:08:41André Valigny, père d'un jeune adolescent.
00:08:45Oui, moi, je ne suis pas choqué par cette décision de la SNCF.
00:08:48Il s'agit d'un wagon sur l'ensemble d'un train.
00:08:50Et on sait, parce que je prends le train chaque semaine, qu'il y a beaucoup d'hommes d'affaires
00:08:53qui consacrent les deux heures de TGV ou les trois heures de TGV à travailler, travailler, travailler.
00:08:58Donc, il y a un wagon très calme où les hommes d'affaires, où les journalistes,
00:09:02où les journalistes puissent travailler, ça ne me choque pas.
00:09:04Et les femmes d'affaires, on veut que vous fassiez le selles et ceux.
00:09:09C'est le message, c'est la symbolique qu'on interroge.
00:09:11Non, mais moi, je trouve que c'est très caractéristique de la société d'aujourd'hui,
00:09:14c'est-à-dire une société adolescente, qu'a très bien décrit Tony Anatrella,
00:09:17c'est-à-dire une société qui se caractérise par de nouvelles valeurs,
00:09:22c'est-à-dire des valeurs ancrées dans les gratifications primaires de l'enfance,
00:09:25du narcissisme, du nomadisme, de l'individualisme, du jeunisme.
00:09:29C'est une société aujourd'hui qui refuse précisément d'être embêtée, de porter un fardeau.
00:09:34Et c'est valable pour les enfants comme c'est valable pour d'autres, entre guillemets, sacrifices de la vie,
00:09:38puisqu'ils estiment qu'avoir des enfants, c'est porter un sacrifice,
00:09:42puisque ça les oblige précisément à les éduquer, ça les oblige à amputer une partie d'eux-mêmes,
00:09:46ça les oblige à travestir aussi une partie d'eux-mêmes,
00:09:48ça les oblige à consacrer de l'énergie, du temps,
00:09:51ce qui complète finalement le tableau de l'adolescent parfait qui veut une nouvelle fois vivre sans encombrer.
00:09:57C'est intéressant vos différences.
00:09:58Je ne veux pas faire les différences genrées, ce n'est pas mon genre si je puis dire,
00:10:01mais entre les femmes et certains d'entre vous.
00:10:04Messieurs, ce n'est pas du tout le même avis.
00:10:05Gérald Olivier, quant à vous.
00:10:06Ce n'est pas du tout ma spécialité, mais ce qui me frappe, c'est que ce sont souvent les mêmes gens.
00:10:10Ce n'est pas la nôtre non plus.
00:10:11C'est ceux qui vantent le vivre ensemble, qui après revendiquent aussi le no-kids,
00:10:16comme on dit avec cette expression anglo-saxonne, qui est également symptomatique du problème.
00:10:21Non, non, à la base, et c'est quand même fondamental,
00:10:24s'il n'y a pas d'enfants, il n'y a pas de société, il n'y a pas d'avenir.
00:10:27Je veux dire, on dit toujours que l'Europe est en train de se suicider,
00:10:30pour moi, symboliquement, c'en est la preuve.
00:10:32Les gens n'ont pas réalisé que s'il n'y avait pas une génération après la nôtre,
00:10:36il n'y aurait rien.
00:10:37Et cette génération, il faut l'éduquer, il faut s'en occuper, mais elle a sa place dans la société.
00:10:42Et donc, on est en pleine contradiction, on est en plein individualisme,
00:10:46et c'est un symptôme de plus de ce que l'Europe est en train de couler.
00:10:50Ce qu'a souligné le président Trump hier.
00:10:52Formidable transition.
00:10:54C'est aussi l'héritage de la philosophie doltinienne, de l'enfant-roi,
00:10:58qu'elle a consacrée dans plusieurs de ses ouvrages.
00:11:00Parce qu'on parle des enfants, on veut séparer les enfants,
00:11:02on veut créer des sortes de cadastres comme ça dans l'espace public,
00:11:06à travers la SNCF ou d'autres.
00:11:08Mais en réalité, si les enfants sont perturbateurs,
00:11:10c'est parce que les adultes aussi ne jouent pas leur rôle de garde-fous,
00:11:13ne jouent pas leur rôle justement d'adultes,
00:11:15ben oui, de parents qui jolent l'éducation par des sanctions.
00:11:20Il y a des parents qui n'élèvent pas leurs enfants.
00:11:22Non, je ne dis pas cela.
00:11:23Lorsqu'un enfant perturbe l'autre, il appartient aux parents
00:11:27de dire à leurs enfants de se calmer.
00:11:29Mais ça suppose aussi qu'il y ait effectivement le souci d'éduquer son enfant
00:11:33pour qu'en société, il se tienne bien.
00:11:35Mais un enfant, c'est un enfant.
00:11:36En fait, c'est ça que je veux dire,
00:11:38c'est que quand vous avez des enfants,
00:11:39vous pouvez très bien les avoir très bien élevés,
00:11:41mais un enfant, par exemple, dans les transports,
00:11:43s'il faut faire par exemple l'avion deux heures et demie,
00:11:45il va à un moment être fatigué, il va crier, il va pleurer.
00:11:50Et là, il y a tous les regards à un probateur qui se...
00:11:54Mais oui, alors moi, j'étais la victime.
00:11:56Moi, j'ai connu ça, mais c'est pour ça que vous avez raison.
00:11:59Quand vous disiez, on n'arrête pas aujourd'hui de parler du vivre ensemble,
00:12:03on le galbode même, on le brandit,
00:12:05mais on n'est pas prêt à ce que ce vivre ensemble,
00:12:08ce soit aussi, et bien que vous...
00:12:09Non, mais moi, je ne suis pas Nokid.
00:12:11Non, non, d'accord.
00:12:12Je ne suis pas Nokid.
00:12:13Je dis juste que parfois, il y a des parents aussi
00:12:15qui laissent leurs enfants perturber les autres
00:12:16et qui devraient aussi assurer, pardon, des modalités d'éducation.
00:12:19Tout le monde est bienvenu malgré tout.
00:12:24Et puis, puisqu'on parle de Nokid, c'est un formidable livre.
00:12:27Je vous le conseille de Gabrielle Cluzel,
00:12:29intitulé justement Nokid.
00:12:31Alors, ça fait référence, effectivement, à Yes Kids,
00:12:34effectivement, pas Nokid, évidemment.
00:12:35Elle répondait justement à Nokid.
00:12:38Donald Trump, sa charge contre l'Europe qu'il ne reconnaît plus
00:12:41et sa charge personnelle, vraiment, à l'égard d'Emmanuel Macron.
00:12:44On peut dire sur la forme, Gérald et Olivier,
00:12:47que c'est quand même particulièrement inélégant.
00:12:49De toute façon, quand on est français,
00:12:50c'est difficile à admettre de voir
00:12:51quel que soit ce qu'on pense du président être traité ainsi.
00:12:54Mais qu'est-ce que ça révèle sur le fond,
00:12:56en termes de puissance ou d'absence de puissance ?
00:12:58Moi, je demande, est-ce qu'il aurait ainsi traité
00:13:00Poutine ou le président chinois ?
00:13:03Écoutons Donald Trump et vous interviendrez juste après.
00:13:06Ok.
00:13:08J'ai écouté Emmanuel Macron hier avec ses magnifiques lunettes
00:13:11prendre la parole ici.
00:13:13Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
00:13:17Je l'ai regardé, essayé de faire son dur.
00:13:21Be tough.
00:13:23Alors, expliquez-nous, au-delà de la forme.
00:13:26Non, mais le propos de Donald Trump
00:13:29n'était pas destiné exclusivement à Emmanuel Macron.
00:13:33Il a pris Emmanuel Macron, je dirais, en exemple,
00:13:36parce qu'il avait fait le discours juste avant.
00:13:38Mais il s'adressait, en fait, à l'Europe,
00:13:41à une Europe qu'il ne reconnaît plus,
00:13:44à une Europe qu'il ne comprend plus,
00:13:46à une Europe dont il souligne en permanence
00:13:48les contradictions,
00:13:50c'est-à-dire une volonté de puissance.
00:13:52Moi, je le dis souvent,
00:13:54quand on n'a pas de poids, on n'a pas de voie.
00:13:56Et donc, l'Europe veut avoir une voie
00:13:58alors qu'elle n'a pas de poids.
00:13:59Elle a un poids économique et elle a un poids stratégique,
00:14:01mais elle n'a plus de poids militaire
00:14:02et elle n'a certainement pas les armes,
00:14:05aujourd'hui, de la puissance qu'elle revendique.
00:14:07Et là, pour les États-Unis,
00:14:08il y a une vraie contradiction
00:14:09parce que la puissance militaire européenne,
00:14:12elle est entièrement le fait de l'apport américain.
00:14:16Et d'ailleurs, au-delà même,
00:14:17peut-être qu'on y reviendra,
00:14:18mais au-delà même de la façon
00:14:20dont Donald Trump s'est gentiment moqué
00:14:23d'Emmanuel Macron,
00:14:24parce qu'il a montré comment il était capable
00:14:26de le manipuler et de le faire venir
00:14:27à son propre point de vue.
00:14:29Moi, ce que je constate dans le discours
00:14:32de Donald Trump hier,
00:14:34c'est que lui a essayé, d'une certaine manière,
00:14:38de sauver l'ordre actuel.
00:14:40C'est celui qu'il a peut-être le plus défendu
00:14:42tout en soutenant le poids des Américains derrière.
00:14:46Il y a eu quatre discours importants.
00:14:49Celui du président allemand,
00:14:52pas le président, mais le chancelier.
00:14:54Celui du Premier ministre canadien,
00:14:56M. Carnet, le discours de Macron
00:14:58et le discours de Trump.
00:15:00Les trois premiers ont tous prononcé
00:15:01la fin de l'ordre américain,
00:15:03en se disant qu'il faut un troisième axe,
00:15:08une troisième option.
00:15:08Il faut que les petits pays,
00:15:09comme a dit le Canadien,
00:15:11il faut que les petits pays se mettent ensemble
00:15:12pour être forts et être grands.
00:15:14Et les petits pays,
00:15:15ils appartiennent principalement à l'OTAN.
00:15:17Donald Trump a dit l'inverse.
00:15:19Il a dit, nous, nous avons donné,
00:15:21pendant des années,
00:15:22notre puissance, notre argent
00:15:24pour financer l'OTAN,
00:15:25financer votre dépense en grande particulier.
00:15:27Aujourd'hui, on vous demande
00:15:28le Groenland.
00:15:30Il a eu cette phrase terrible.
00:15:32Gentiment, il a dit, on ne l'attaquera pas.
00:15:34Et je peux revenir là-dessus après,
00:15:35si vous voulez.
00:15:36Mais il a dit, on vous demande
00:15:37le Groenland.
00:15:38Si vous nous le donnez,
00:15:39on vous en sera...
00:15:41Gré.
00:15:42Et si vous ne le faites pas,
00:15:44on s'en souviendra.
00:15:45Ce qui est une menace énorme.
00:15:47Parce que ça, c'est la fin de l'OTAN.
00:15:48Ça veut dire que le cas échéant,
00:15:49les États-Unis pourraient ne pas être là.
00:15:51Par contre, il a dit
00:15:52qu'il y avait une possibilité
00:15:53à ce que tout ça se poursuivre
00:15:55si les Américains réussissent
00:15:57à obtenir un petit peu
00:15:58ce qu'ils demandent.
00:15:59Et surtout,
00:16:00avant d'en venir là
00:16:00et avant d'en venir
00:16:02à la question du Groenland,
00:16:03le président américain
00:16:05a fait tout un développement
00:16:06énumérant ce qu'il considère
00:16:08être les réussites
00:16:09de son premier mandat.
00:16:10Et on pourrait d'ailleurs
00:16:11revenir sur le programme économique
00:16:13qu'il a mis en avant.
00:16:14Parce que je pense que d'autres pays
00:16:15pourraient en profiter considérablement.
00:16:17Mais il a mis en avant
00:16:18toute cette réussite
00:16:19en disant, vous savez,
00:16:20quand l'Amérique progresse,
00:16:23quand l'Amérique prospère,
00:16:24le reste du monde suit.
00:16:25Et il veut que tout le monde
00:16:26vienne avec.
00:16:27Alors c'est ça qui est intéressant.
00:16:28C'est-à-dire que,
00:16:29en fait, c'est la puissance
00:16:31érigée en modèles.
00:16:32C'est pour ça que j'interroge
00:16:33moi véritablement.
00:16:35Est-ce qu'on peut avoir
00:16:36un quelconque crédit diplomatique
00:16:38quand on n'a pas
00:16:39un crédit économique ?
00:16:40C'est-à-dire comment
00:16:40on peut avoir du crédit international
00:16:42quand nous-mêmes
00:16:42on vit à crédit, Thomas Bonnet ?
00:16:44Moi, je suis tout à fait
00:16:45d'accord avec vous.
00:16:45Je ne pense pas.
00:16:46En effet, quand on a
00:16:463500 milliards d'euros de dettes,
00:16:48c'est compliqué d'avoir un poids.
00:16:50J'ajoute que quand on a,
00:16:51pendant trop longtemps,
00:16:52été les vassaux des États-Unis,
00:16:53parce qu'on découvre aujourd'hui
00:16:54la notion de souveraineté,
00:16:55parce que Donald Trump
00:16:56nous met face à nos responsabilités,
00:16:57mais Emmanuel Macron,
00:16:58c'était lui,
00:16:59quand il était à Bercy,
00:17:00qui a accompagné la vente
00:17:01d'Alstom à General Electric.
00:17:03C'est lui qui a poussé
00:17:05l'agenda européen,
00:17:06qui nous a fait perdre
00:17:07un certain nombre de leviers
00:17:08sur notre politique.
00:17:09Donc, on ne peut pas,
00:17:10après, s'étonner des conséquences
00:17:12de nos propres actions.
00:17:13Quand je dis nous,
00:17:14c'est celle d'Emmanuel Macron,
00:17:15en l'occurrence.
00:17:16Après, là où je suis
00:17:17un peu plus mesuré que vous,
00:17:18c'est-à-dire que moi,
00:17:18je pense que le constat
00:17:19de Donald Trump sur l'Europe,
00:17:21même si on peut partager
00:17:22certaines des idées,
00:17:23à mon avis,
00:17:23tout ça est balayé
00:17:24par les excès de Donald Trump
00:17:26dans les attaques,
00:17:27notamment contre Emmanuel Macron,
00:17:28qui disqualifient l'intégralité,
00:17:30j'ai l'impression,
00:17:33que les discours de Donald Trump
00:17:34aujourd'hui sont très rejetés.
00:17:35Ce n'est pas qu'il s'est adressé
00:17:36à l'opinion française.
00:17:37Non, mais en tout cas,
00:17:37ils sont très rejetés
00:17:38et avec lui,
00:17:38ses idées aussi,
00:17:39qui parfois sont bonnes.
00:17:40J'arrive à vous,
00:17:41Gérard Olivier, oui.
00:17:42Je pense, comme vous, Sonia,
00:17:44qu'une France qui vit à crédit
00:17:45ne peut pas avoir du crédit
00:17:46dans les affaires du monde.
00:17:47Et d'ailleurs,
00:17:48on peut rappeler la parenthèse gaullienne,
00:17:50qui est quand même
00:17:50le dernier moment de notre histoire,
00:17:51au cours duquel
00:17:52on a incarné une troisième voix,
00:17:54on était audible
00:17:55sur l'entièreté de la planète.
00:17:57De Gaulle,
00:17:58qu'est-ce qu'il a fait
00:17:58lorsqu'il est revenu au pouvoir
00:18:00en 1958 ?
00:18:01Il a fait le plan PINER-UF
00:18:02d'assainissement des finances publiques.
00:18:04Donc peut-être
00:18:05qu'avant de vouloir
00:18:06à nouveau être audible
00:18:07dans les affaires du monde,
00:18:08on devrait être capable
00:18:09de nettoyer les écuries d'Ogias
00:18:10en interne,
00:18:11de retrouver la voie de la croissance,
00:18:13d'en finir,
00:18:14de mettre en œuvre
00:18:15un choc de simplification.
00:18:16On serait beaucoup plus crédible
00:18:17si on était capable de faire ça.
00:18:18C'est pour ça que la réponse,
00:18:19même pour les responsables politiques
00:18:21de tous bords,
00:18:21est compliquée.
00:18:22Il faut les comprendre.
00:18:23On leur dit,
00:18:23mais qu'est-ce que vous auriez fait,
00:18:27c'est de réarmer économiquement
00:18:29la France,
00:18:30de désentêter le pays
00:18:31pour pouvoir répondre ?
00:18:32Ça, c'est audible.
00:18:34Et je suppose
00:18:34qu'à l'oreille du businessman
00:18:36et du chef d'État Trump,
00:18:38c'est la seule voie,
00:18:40c'est la voie royale,
00:18:41si je puis dire.
00:18:41Oui, c'est la voie royale
00:18:42si les Français étaient capables
00:18:44justement de la comprendre
00:18:45et de l'appliquer.
00:18:46Mais qui en France
00:18:48pourrait incarner
00:18:49une droite
00:18:51ou un mouvement
00:18:52qui soit, je dirais,
00:18:53proche,
00:18:54même pas aligné,
00:18:55proche de Donald Trump ?
00:18:57Quand vous regardez
00:18:57les propositions politiques
00:18:58en France,
00:18:59je ne sais pas
00:19:00si on a cela,
00:19:01même aujourd'hui.
00:19:02Et à partir de là,
00:19:03qui ?
00:19:04Reconquête.
00:19:05Sans doute.
00:19:07On voit bien
00:19:07que dans l'électorat,
00:19:08même vous diriez
00:19:09David Disnard
00:19:09a eu du mal
00:19:11à émerger.
00:19:14Le président Donald Trump
00:19:16a souligné
00:19:17la veille
00:19:17de manière,
00:19:19pour moi,
00:19:19d'ailleurs,
00:19:19beaucoup plus ironique
00:19:20et méchante,
00:19:22le fait qu'après 2027,
00:19:24Macron ne sera pas là.
00:19:25Et lui,
00:19:26il sera encore
00:19:26un petit peu là
00:19:27pour quelques temps.
00:19:28Il a rappelé une échéance.
00:19:29Il a rappelé une échéance
00:19:30et à partir de là,
00:19:31ça a affaibli aussi
00:19:32le président français
00:19:32donc il peut taper dessus.
00:19:34Est-ce que vous estimez
00:19:34que le président français
00:19:38ainsi moqué
00:19:39et raillé
00:19:40a humilié,
00:19:41je ne sais pas,
00:19:42chacun son avis ?
00:19:44Est-ce que c'est la France
00:19:44également qui l'est ?
00:19:47Moi, je n'accorde pas
00:19:48tellement d'importance
00:19:49à tout ce que peut dire Trump.
00:19:50Il change d'avis
00:19:50tous les jours.
00:19:51il est vraiment lamentable
00:19:53à tout point de vue.
00:19:54Quand il a dit
00:19:56qu'il ne reconnaissait plus
00:19:57l'Europe,
00:19:58c'est nous qui ne reconnaissons
00:19:58plus les Etats-Unis
00:19:59avec Trump.
00:20:01Je pense qu'il a reculé
00:20:03sur le Groenland.
00:20:03Vous voulez dire,
00:20:04vu les résultats économiques
00:20:05très bons ?
00:20:06De l'Europe,
00:20:07oui.
00:20:07C'est parce qu'Emmanuel Macron
00:20:11a brandi la menace
00:20:12de l'anticoercition
00:20:13qu'il a dû reculer
00:20:13sur le Groenland
00:20:14parce qu'on fait
00:20:14450 millions
00:20:15de consommateurs.
00:20:16Si vous croyez ça,
00:20:17je ne coupe jamais.
00:20:20Mais si vous croyez ça,
00:20:21vous vous faites
00:20:21des illusions totales.
00:20:22Vous avez vu
00:20:23les derniers sondages,
00:20:24y compris aux Etats-Unis.
00:20:25Trump s'effondre
00:20:26dans tous les domaines
00:20:26de l'opinion.
00:20:27Oui, je ne vais pas rappeler
00:20:28les sondages de chacun.
00:20:30C'est la popularité
00:20:31de mémoire.
00:20:32Nous, on est pour
00:20:33quand même que notre pays
00:20:34soit souverain et fort.
00:20:35On a intérêt à cela,
00:20:36quel que soit d'ailleurs
00:20:37le président.
00:20:38La question,
00:20:39c'est est-ce qu'on a intérêt ?
00:20:40Ce n'est pas un alignement
00:20:41avec les Etats-Unis.
00:20:42Non.
00:20:43Là, il veut mettre
00:20:44le vassal de qui ?
00:20:46C'est justement
00:20:48ce qu'il reproche
00:20:48à l'Europe.
00:20:49C'est de se détourner
00:20:50des Etats-Unis
00:20:51et se précipiter
00:20:51dans les bras de la Chine
00:20:52qui est une puissance
00:20:53beaucoup plus tyrannique.
00:20:54Non, ce que Donald Trump
00:20:55souhaiterait,
00:20:56c'est que l'Europe
00:20:57redevienne l'Europe.
00:20:58Je suis désolé,
00:20:59ça commence par l'immigration.
00:21:00Quand il dit
00:21:01on ne reconnaît plus Paris,
00:21:03on ne reconnaît plus Londres,
00:21:04il fait référence
00:21:05à la présence de Tchador
00:21:06et à l'islamisation
00:21:07de ces sociétés
00:21:08et on n'a pas le droit
00:21:09d'en parler en France,
00:21:10mais c'est la première évidence.
00:21:11Donc là,
00:21:12il ne reconnaît plus déjà
00:21:13les populations européennes
00:21:14et quand il voit
00:21:15les politiques menées
00:21:16par ces pays,
00:21:17il voit une mondialisation,
00:21:18il voit une dissolution
00:21:19des racines civilisationnelles
00:21:22dont sont issus
00:21:23les Etats-Unis.
00:21:24J'étais sur le plateau
00:21:25hier avec Harold Eman
00:21:28et nous parlions
00:21:29de lien entre
00:21:29les Etats-Unis
00:21:30et l'Europe
00:21:31et je soutenais
00:21:32que pour les Américains,
00:21:34les Américains
00:21:34sont les enfants de l'Europe.
00:21:36Ils se considèrent
00:21:36comme les enfants de l'Europe
00:21:37et dans son discours
00:21:38hier,
00:21:39Donald Trump a souligné
00:21:40ses parents écossais
00:21:41par sa mère
00:21:42et ses parents allemands
00:21:43par son père.
00:21:44Il y a cette filiation
00:21:45donc il y a un lien
00:21:45entre les Etats-Unis
00:21:46et l'Europe
00:21:47mais quand vous ne reconnaissez
00:21:48plus vos parents
00:21:49ou les héritiers
00:21:50de vos parents,
00:21:50il y a un problème
00:21:51de culture
00:21:51et c'est ça
00:21:52qu'il reproche d'abord.
00:21:53Il voudrait que l'Europe
00:21:54redevienne l'Europe,
00:21:55qu'elle recouvre
00:21:57sa souveraineté,
00:21:58il n'y a pas de nation
00:21:59sans souveraineté
00:22:00et lui,
00:22:00ce qu'il a fait aux Etats-Unis
00:22:01quand il est revenu,
00:22:02c'est de fermer les frontières
00:22:03et de stopper
00:22:04l'immigration illégale,
00:22:06d'expulser également
00:22:06les gens qui sont là
00:22:11qui a sa référence,
00:22:11qui a sa raison d'être,
00:22:13qui a sa culture
00:22:13et il voit qu'en Europe
00:22:15ça n'existe pas.
00:22:16Ça c'est le premier problème.
00:22:17En tout cas,
00:22:17ça n'existe pas,
00:22:18ça dépend des pays
00:22:19parce qu'il ne veut
00:22:20déjà Mélanie je pense
00:22:21est complètement...
00:22:22Elle est plus proche de lui
00:22:23et elle essaye de le faire
00:22:24et peut-être qu'il y a
00:22:26une possibilité de le faire.
00:22:27Peut-être que c'est trop tard,
00:22:28j'en sais rien.
00:22:31On souhaiterait justement
00:22:32que des personnages politiques
00:22:33en France
00:22:34entendent ce message
00:22:36et soient capables
00:22:37de le faire entendre
00:22:38aux électeurs.
00:22:38Quelles que soient
00:22:39leurs convictions politiques
00:22:40surtout le spectre.
00:22:41Et puis après,
00:22:42vous avez des politiques publiques.
00:22:43Il a totalement détruit
00:22:45les politiques publiques
00:22:46menées en Europe.
00:22:47Il a dit
00:22:48ça fait des décennies
00:22:49qu'on considère
00:22:49que la croissance
00:22:50vient des dépenses publiques
00:22:51et qu'elle sert
00:22:52à financer
00:22:53des programmes sociaux
00:22:55extrêmement généreux
00:22:56délocalisant
00:22:57les industries à la Chine
00:22:59parce qu'elles sont supposées
00:23:00être polluantes
00:23:01et que ça va durer longtemps.
00:23:02Non, ça dure tant
00:23:03que l'endettement peut durer
00:23:04et puis à un moment
00:23:05ça va s'effondrer
00:23:05et ça va être tragique.
00:23:07On voudrait qu'en Europe
00:23:08les gens entendent ce message.
00:23:09Il est fondamental.
00:23:10Je pense que la plupart
00:23:10des peuples l'entendent.
00:23:12Mais la vraie question,
00:23:12est-ce qu'il faut psychiatriser ?
00:23:14J'entends depuis hier
00:23:15beaucoup de
00:23:15« il est fou ».
00:23:16Alors, il est lamentable
00:23:17ça.
00:23:18Non, je ne suis pas d'accord
00:23:18avec le lamentable.
00:23:20Oui, mais c'est très clair.
00:23:21J'aimerais bien des gens
00:23:23lamentables comme ça
00:23:23qui réussissent à faire
00:23:24venir le cessez-le-feu
00:23:25au Proche-Orient,
00:23:26qui réussissent à mettre
00:23:27à l'unanimité
00:23:28pratiquement tous les pays
00:23:29arabes qui sont concernés
00:23:30par le plan de paix
00:23:31et qui est en train
00:23:32de mettre un conseil
00:23:33pour la paix
00:23:33où aujourd'hui
00:23:34la majorité des pays arabes
00:23:36adhèrent ainsi que la Turquie
00:23:38et même il a eu la bonne idée
00:23:39de mettre les russes aussi.
00:23:41C'est ça que moi je note.
00:23:43Donc si c'est être lamentable
00:23:44que ça,
00:23:44je veux plein de présidents lamentables.
00:23:45Lamentable,
00:23:46c'était précisément
00:23:47le mot qu'Hillary Clinton
00:23:48avait eu en 2016
00:23:50à destination
00:23:50de l'électorat républicain.
00:23:52On a vu le résultat ensuite.
00:23:54Reconnaissons que c'est à peu près...
00:23:56Non, mais André,
00:23:57vous avez le droit de...
00:23:58Il faut bien qu'on fasse
00:23:59vivre le débat.
00:24:01Vous savez, la liberté
00:24:01c'est parfois des voies dissonantes.
00:24:03La liberté d'être seul
00:24:04face à tout le plateau.
00:24:05J'ai l'habitude.
00:24:06J'ai l'habitude.
00:24:07Thomas est d'accord avec vous.
00:24:09Je suis la victime de trajire.
00:24:10Non, mais j'ai dit
00:24:10à peu près la même chose que vous.
00:24:12Mais c'est pas ça que...
00:24:13Attendons les mid-terms.
00:24:14Votre voie pèse.
00:24:15Il n'y a pas besoin de nombre.
00:24:16Il faut être ça
00:24:17et être compris.
00:24:18Il risque de les perdre.
00:24:20Oui, il va les perdre.
00:24:21Il va les perdre.
00:24:22On marque une pause
00:24:22et on continue à parler
00:24:23à tout de suite.
00:24:25Comment peut-on défendre...
00:24:26Merci d'être avec nous en direct.
00:24:29Pendant que nous parlions
00:24:30des affaires du monde,
00:24:31de nouvel ordre mondial,
00:24:32la SNCF a réagi.
00:24:34Un wagon no quitte.
00:24:36Alors, c'est compliqué.
00:24:38Je n'ai pas tout compris.
00:24:39Je sais que le forfait bambin
00:24:42et le billet enfant
00:24:43ne sont pas proposés
00:24:44dans le fameux espace
00:24:45dont nous avons parlé.
00:24:46Mais cela n'a rien
00:24:47d'une nouveauté
00:24:48ni finalement d'une interdiction.
00:24:50D'accord.
00:24:52Bon, écoutez.
00:24:54La question de la place
00:24:55des enfants dans la société,
00:24:55elle dit, voilà,
00:24:57ce n'est pas une nouveauté.
00:24:58Ça fait des années
00:24:58que nous subissons
00:24:59une certaine pression
00:25:00pour interdire l'accès aux enfants
00:25:01à certains espaces
00:25:02de nos rames.
00:25:03Donc, c'est une demande
00:25:04en réalité.
00:25:05Oui, mais je n'en doute pas.
00:25:06Mais pourquoi, par exemple,
00:25:07il y a des chiens
00:25:08qui sont acceptés ?
00:25:09Non, mais je ne vais pas
00:25:10faire de polémique.
00:25:11Non, non.
00:25:11Mais vous voyez, regardez.
00:25:13Ah, mais attendez,
00:25:14vous rigolez.
00:25:14Mais dans ce wagon,
00:25:15j'ai vu, il y avait marqué.
00:25:17Pas pour les chiens.
00:25:18Alors, si, les chiens sont acceptés.
00:25:19Mais les chiens,
00:25:19maintenant, doivent avoir
00:25:20une muse de lire.
00:25:21Les chiens sont acceptés.
00:25:22Mais regardez les restaurants.
00:25:23Ce n'est pas l'enfant
00:25:24qui devrait être ciblé.
00:25:25C'est le calme
00:25:26qui devrait être mis en avant.
00:25:27Qu'on ait des wagons calmes
00:25:28et des wagons
00:25:29qui le soient moins,
00:25:30c'est ça la question.
00:25:31Ce ne sont pas les enfants.
00:25:32Non, mais je suis parfaitement d'accord.
00:25:33Il y a eu une demande, en effet.
00:25:34Il y a eu une étude au DOXA
00:25:35qui montre que 54% des Français
00:25:37sont favorables
00:25:37à des espaces no kids.
00:25:39La SNCF a réagi.
00:25:40Maintenant, j'attends toujours
00:25:40une réaction officielle
00:25:41du haut commissariat à l'enfance.
00:25:43Elle a réagi.
00:25:43Pourquoi ?
00:25:44Ah oui, elle a réagi.
00:25:44Sur le compte du haut commissariat à l'enfance.
00:25:45Oui, oui, oui, elle est contre.
00:25:47Elle n'est pas d'accord.
00:25:47D'accord.
00:25:48Sarah, elle a réagi.
00:25:49De temps plus.
00:25:50Bon, pendant ce temps.
00:25:51Pendant ce temps.
00:25:52Alors, on reviendra, évidemment,
00:25:54dans quelques instants
00:25:54aux Etats-Unis.
00:25:57Je vous ferai écouter
00:25:57la réaction ce matin
00:25:58de la porte-parole du gouvernement
00:25:59qui affirme que si Emmanuel Macron
00:26:01est tellement ciblé,
00:26:01c'est parce qu'il a été
00:26:02le premier à résister à Donald Trump.
00:26:04Vous nous direz si c'est votre avis,
00:26:06mais j'ai une petite idée.
00:26:07Mais tout d'abord, résister.
00:26:08Là, il va falloir résister.
00:26:10Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:26:11D'abord, c'est une victoire quand même
00:26:12des paysans,
00:26:13de tous ceux qui soutiennent
00:26:14les paysans français,
00:26:15ou plutôt un sursis arraché.
00:26:17Thomas Bonnet,
00:26:17grâce au vote
00:26:18de tous les eurodéputés français
00:26:19pour que soit saisie
00:26:21la Cour de justice européenne
00:26:22sur l'accord du Mercosur.
00:26:24Alors, moi, ce que je ne savais pas,
00:26:27je ne pensais pas que c'était
00:26:28vraiment possible et plausible,
00:26:29c'est que Ursula von der Leyen,
00:26:31elle prend de l'action,
00:26:32peut quand même faire appliquer
00:26:34l'accord ?
00:26:35Elle peut, oui,
00:26:36à titre provisoire.
00:26:37Avant la décision,
00:26:39je crois qu'elle sera rendue
00:26:40dans 18 mois
00:26:40par la Cour de justice
00:26:41de l'Union européenne.
00:26:42Donc, ça laisse quand même
00:26:43beaucoup de temps.
00:26:44Il y a la pression,
00:26:44vous avez vu la réaction sans doute
00:26:45du chancelier Merz
00:26:46qui s'est assez effarée
00:26:48par cette décision.
00:26:49Donc, elle va subir
00:26:50un certain nombre de pressions,
00:26:51notamment des Allemands.
00:26:52On sait qu'elle est sensible
00:26:53quand même à ce que pensent
00:26:53les autorités allemandes
00:26:55de ce qui se passe en Europe.
00:26:56Donc, ce n'est pas tout à fait
00:26:57à exclure.
00:26:58C'est pour ça que Maude Bréjean
00:26:58a eu cette réaction ce matin
00:27:00qui engage le gouvernement
00:27:02dans une voie
00:27:02qui devra être assumée
00:27:04par la suite.
00:27:04Moi, la question que je lui ai
00:27:05demandée,
00:27:05on va l'écouter,
00:27:06c'est si c'est fait
00:27:07et si Ursula von der Leyen
00:27:08s'assoit sur le vote,
00:27:10parce qu'on soit d'accord
00:27:11ou pas avec le maire
00:27:11Coussour,
00:27:12elle s'assoit sur le vote
00:27:13de tous les eurodéputés français
00:27:14et là, on peut souligner
00:27:16une unanimité,
00:27:17quelles que soient les partis,
00:27:19les tendances,
00:27:19les convictions politiques,
00:27:20que ferait-elle ?
00:27:21On l'écoute.
00:27:23On se pose désormais
00:27:24la question
00:27:25de la possibilité
00:27:27d'appliquer ce traité
00:27:28de façon provisoire.
00:27:31C'est une décision
00:27:32qui revient...
00:27:33Ce serait là un déni
00:27:34d'incroyable.
00:27:35C'est une décision
00:27:36qui revient
00:27:37à Ursula von der Leyen
00:27:38et à la Commission.
00:27:40Moi, je dis une chose
00:27:41extrêmement simple,
00:27:43ce n'est même plus
00:27:44un enjeu d'agriculture
00:27:45ou de Mercosur,
00:27:46c'est un enjeu démocratique.
00:27:48Si Ursula von der Leyen,
00:27:49si l'Union européenne
00:27:51venait à passer de force
00:27:52en imposant
00:27:53une application provisoire,
00:27:55ça constituerait
00:27:56en l'État
00:27:57eu égard
00:27:58au vote
00:27:59qui a eu lieu hier
00:28:00à Strasbourg,
00:28:01une forme de viol démocratique.
00:28:03Alors,
00:28:03si c'était le cas,
00:28:04que feriez-vous ?
00:28:05Est-ce que vous allez
00:28:06geler notre contribution
00:28:07au budget de l'UE ?
00:28:09C'est la politique
00:28:09de la chaise vide ?
00:28:10Bon, je n'ai pas eu de réponse.
00:28:12Écoutons en attendant
00:28:12et avant votre analyse
00:28:13quelques réactions de paysans
00:28:15qui, pour l'heure,
00:28:16disent quand même
00:28:16leur soulagement
00:28:17tout en étant conscients
00:28:19que le combat continue.
00:28:22C'est quand même
00:28:22un petit soulagement.
00:28:24On n'a pas fait ça
00:28:25pour rien.
00:28:26Du coup,
00:28:27on est quand même contents
00:28:27parce qu'on a été entendus
00:28:28et que c'est une bonne nouvelle
00:28:31plutôt, oui.
00:28:31espérons que le reste
00:28:35aille dans le bon sens
00:28:35et puis qu'on open
00:28:38une vraie victoire
00:28:39au bout du compte.
00:28:41Bon, imaginons,
00:28:42il faut tenir compte
00:28:42de tous les scénarios
00:28:43en politique,
00:28:44Ursula von der Rhein
00:28:44décide de l'entrée
00:28:45en vigueur de l'accord
00:28:46Joachim Le Flock-Imad.
00:28:49Que feriez-vous ?
00:28:50Que peut faire la France
00:28:51et les autres pays ?
00:28:52Vu la détresse
00:28:53des agriculteurs,
00:28:55évidemment qu'on ne peut
00:28:56que se réjouir
00:28:56que cet accord
00:28:57soit suspendu.
00:28:59Maintenant,
00:28:59la Commission garde la main
00:29:01en effet.
00:29:01Il y a un petit côté
00:29:02pour paraphraser
00:29:03Madame Dubarry.
00:29:04Encore une minute,
00:29:06Monsieur Le Bourreau.
00:29:07J'entends certains
00:29:08qui déplorent
00:29:09un déni de démocratie.
00:29:11J'aimerais,
00:29:11quant à moi,
00:29:12rappeler une chose,
00:29:12c'est que le déni de démocratie
00:29:13il est consubstantiel
00:29:14à la construction européenne
00:29:15depuis sa genèse.
00:29:17Si on relie
00:29:18les pères fondateurs
00:29:19de l'Union Européenne,
00:29:20si on relie Monnet,
00:29:20si on relie Schumann,
00:29:21on comprend que
00:29:22dès le début,
00:29:23dès la CK en 1945,
00:29:24il y avait un projet
00:29:25de dilution du politique,
00:29:26un projet de dilution
00:29:27de la souveraineté populaire
00:29:28dans le marché.
00:29:30On a voulu
00:29:31avoir non plus
00:29:32des États,
00:29:33mais des États membres.
00:29:34On en paye le prix
00:29:34aujourd'hui.
00:29:35Le commerce,
00:29:36c'est une compétence
00:29:36exclusive de l'Union Européenne.
00:29:38Donc oui,
00:29:38il y a une nécessité
00:29:39de reprendre la main.
00:29:40Ça, ça nécessiterait peut-être
00:29:41de faire une politique
00:29:41de la chaise vide.
00:29:42Ça nécessiterait d'avoir
00:29:43des hommes politiques courageux,
00:29:44des hommes politiques debout
00:29:45comme De Gaulle
00:29:45était en son temps.
00:29:46Aujourd'hui,
00:29:47on a des politiciens couchés.
00:29:48Donc, à classe politique constante,
00:29:50si vous voulez,
00:29:50je ne pense pas
00:29:51qu'on puisse faire grand-chose.
00:29:52André Valigny,
00:29:53vous partagez cette analyse ?
00:29:54Non, pas du tout.
00:29:55Moi, je pense
00:29:55que le Mercosur
00:29:56est une bonne chose.
00:29:58Tous les milieux économiques,
00:29:59sauf les éleveurs,
00:30:00attendent le Mercosur.
00:30:02Bernard Arnault,
00:30:03le premier,
00:30:03le luxe,
00:30:04la viticulture,
00:30:05les vins spiritueux,
00:30:07l'industrie automobile,
00:30:08allemande,
00:30:08mais pas seulement.
00:30:09Donc, le Mercosur
00:30:10est une bonne chose.
00:30:11Le libre-échange
00:30:11est une bonne chose.
00:30:12Et je suis d'accord
00:30:14avec Jean-Pierre Raffarin
00:30:15qui, sur ce plateau
00:30:16chez Laurence Ferrari
00:30:17la semaine dernière,
00:30:17disait qu'il faut
00:30:18évidemment soutenir
00:30:19le Mercosur
00:30:19avec un plan spécial élevage
00:30:22par le gouvernement français
00:30:23qui aurait dû s'y prendre
00:30:24bien avant.
00:30:24La France a dit non.
00:30:25Non, non, mais là,
00:30:26je connais votre avis,
00:30:27mais si, là,
00:30:28les eurodéputés,
00:30:29ils ont quand même force
00:30:29de...
00:30:30C'est leur vote.
00:30:31C'est quand même pas.
00:30:31Ils ont quand même voté
00:30:32pour sursoir,
00:30:33si je puis dire,
00:30:34et que la Cour européenne
00:30:35de justice fasse...
00:30:36Est-ce que si Ursula Vandarienne
00:30:39s'assoit sur ce vote,
00:30:40ce serait un déni de démocratie ?
00:30:41Ce serait embêtant,
00:30:42évidemment,
00:30:43pour le Parlement européen,
00:30:45mais les traités prévoient
00:30:47que la Commission
00:30:47peut commencer à exécuter
00:30:49provisoirement,
00:30:50en tout cas,
00:30:50ce traité.
00:30:52On n'a plus de droit
00:30:53au chapitre.
00:30:54Alors, on peut donner
00:30:55la veste,
00:30:55le pantalon,
00:30:56et on...
00:30:56Une grande majorité
00:30:57des pays sont favorables
00:30:59au Mercosur.
00:30:59C'est sûr que les Allemands,
00:31:01pour les voitures allemandes...
00:31:01Pas seulement les Allemands...
00:31:02Le viol démocratique,
00:31:03il est en 2005.
00:31:04Il est aujourd'hui.
00:31:05Le viol démocratique,
00:31:06il est quand les Français
00:31:06disent non,
00:31:07et qu'on leur dit,
00:31:07non,
00:31:08c'est le traité de 2016.
00:31:09C'est vrai,
00:31:10c'est vrai.
00:31:10C'est vrai.
00:31:11Mais si les parlementaires
00:31:12européens ont voté non,
00:31:14enfin,
00:31:15ont voté justement
00:31:16la suspension
00:31:16du Mercosur,
00:31:18je pense que
00:31:19Mme von der Leyen...
00:31:20Il fait face à une motion
00:31:20de censure aujourd'hui
00:31:21elle-même.
00:31:22Elle doit accepter
00:31:22démocratiquement,
00:31:23mais peut-être que
00:31:24si elle ne l'accepte pas,
00:31:25les parlementaires français
00:31:27doivent faire la chasse vide.
00:31:29Mais vous savez que
00:31:30c'est elle qui menace,
00:31:31en réalité,
00:31:31puisque j'ai vu que le groupe,
00:31:32alors on ne va pas rentrer
00:31:33dans tous les détails,
00:31:33mais le groupe de Mme Ursula
00:31:34von der Leyen,
00:31:35le PPE,
00:31:36Thomas Bonnet,
00:31:37menace la droite française
00:31:38qui fait partie de ce PPE.
00:31:40S'ils votaient
00:31:41la motion de censure,
00:31:42de quoi, Thomas ?
00:31:43Six mois d'interdiction
00:31:44de siéger, je crois,
00:31:45au Parlement européen.
00:31:46Ils ont déjà voté
00:31:48des motions de censure.
00:31:48François-Xavier Bellamy
00:31:49a déjà tenté
00:31:51de vous remercier
00:31:52François von der Leyen.
00:31:53On va voir,
00:31:54mais oui,
00:31:54pour garder son poste,
00:31:55c'est-à-dire que
00:31:55pour défendre ses intérêts
00:31:57à elle,
00:31:58Mme von der Leyen
00:31:59est très efficace.
00:32:00Pour défendre les intérêts
00:32:00de l'Europe,
00:32:01je ne sais pas si c'est
00:32:01la même chose.
00:32:01Je vous pose une question,
00:32:03vraiment,
00:32:03quelles que soient nos différences,
00:32:04est-ce que vous êtes sûr
00:32:05qu'à l'intérieur
00:32:06de cette Union européenne-là,
00:32:07on peut défendre
00:32:08les intérêts de la France
00:32:09sur l'agriculture,
00:32:11sur l'industrie,
00:32:12sur l'armée,
00:32:13sur la santé,
00:32:14surtout ?
00:32:15Si vous dites
00:32:15oui, c'est sûr,
00:32:16on continue comme ça.
00:32:17Non, non, non.
00:32:18Parce que nous avons
00:32:18un problème,
00:32:19corrélativement d'ailleurs
00:32:20à l'agriculture.
00:32:21Ce n'est pas simplement
00:32:22le problème agricole.
00:32:23C'est un problème
00:32:24d'ordre général.
00:32:25C'est-à-dire que
00:32:25c'est un problème
00:32:25de frontières,
00:32:26de frontières économiques,
00:32:27de frontières civilisationnelles
00:32:29et de frontières sociales.
00:32:31Le Mercosur,
00:32:32encore une fois,
00:32:32n'est simplement
00:32:33qu'illustratif
00:32:34de cette idéologie mortifère
00:32:37qu'est l'Europe.
00:32:39Je suis désolée,
00:32:40l'Europe,
00:32:40c'est une sorte
00:32:41d'État léviathan
00:32:42qui nous asphyxie
00:32:44avec des rigidités structurelles,
00:32:46une inflation normative
00:32:48délirante
00:32:48qui empêche précisément
00:32:49les entrepreneurs
00:32:51de pouvoir entreprendre
00:32:52qui,
00:32:53de norme en norme,
00:32:55encore une fois,
00:32:56nous masque,
00:32:58nous crée
00:32:59une sorte de simulacre
00:33:00démocratique
00:33:01alors que là,
00:33:02précisément,
00:33:03lorsque Mme Wanderlein
00:33:04surçoit à statuer
00:33:05le vote
00:33:06de ses propres parlementaires
00:33:08au nom des intérêts
00:33:09de son pays,
00:33:10l'Allemagne,
00:33:10parce que c'est
00:33:10l'ambassadrice,
00:33:11c'est la représentante
00:33:12de l'État allemand
00:33:13dans le monde
00:33:14et de l'Europe
00:33:15dans le monde,
00:33:16eh bien,
00:33:16voilà,
00:33:16nous nous assistons
00:33:18malheureusement
00:33:18démunis,
00:33:20non outillés
00:33:21pour pouvoir nous défendre
00:33:22alors que la France,
00:33:22la France,
00:33:23si elle était encore une fois
00:33:24dotée d'une vraie vision
00:33:26à l'instar de ce que disait
00:33:28tout à l'heure Joachim
00:33:29à la gaullienne,
00:33:30à la pompidienne,
00:33:32eh bien,
00:33:32nous aurions un chef d'État
00:33:33qui sur 5 ans,
00:33:3410 ans,
00:33:3420 ans,
00:33:35prévoirait précisément
00:33:36une action politique publique
00:33:37dirigée dans le sens
00:33:38des Français
00:33:39et non de l'Europe.
00:33:40Alors,
00:33:40on va continuer
00:33:41à évoquer tous ces sujets
00:33:43dans quelques instants.
00:33:44Alors,
00:33:44on était au Parlement européen,
00:33:45on va prendre la direction
00:33:46de l'Assemblée nationale
00:33:48où,
00:33:48semble-t-il,
00:33:49véritablement,
00:33:50là,
00:33:50c'est la foire d'Empoigne,
00:33:51ça chauffe sévèrement
00:33:53sur le sujet,
00:33:56vous savez,
00:33:56qu'il y a la fameuse niche
00:33:57parlementaire
00:33:58des LR,
00:34:00où vous examinez
00:34:00l'interdiction
00:34:01du voilement
00:34:02des mineurs.
00:34:03Est-ce que vous avez déjà
00:34:03connaissance de ce qui se passe,
00:34:04Thomas ?
00:34:05Oui, en fait,
00:34:05les députés sont en train
00:34:07de débattre
00:34:07de la proposition des LR
00:34:09d'inscrire les frères musulmans
00:34:10comme organisation terroriste,
00:34:11en tout cas,
00:34:11qui est une résolution
00:34:12pour un appel en ce sens.
00:34:14Et visiblement,
00:34:14il y a eu des échanges
00:34:15très musclés,
00:34:16très tendus
00:34:17entre des élus
00:34:18du Rassemblement national
00:34:19et des élus
00:34:19de la France insoumise.
00:34:21Laurent Jacobili,
00:34:21notamment,
00:34:22a parlé de la France insoumise
00:34:23comme des frères islamistes,
00:34:24si la formule est la bonne.
00:34:26Ça a eu énormément
00:34:27de réactions,
00:34:28si bien que Sébastien Chenu,
00:34:29qui préside la séance,
00:34:30il est vice-président
00:34:30de l'Assemblée,
00:34:31et là,
00:34:31c'est lui qui préside la séance,
00:34:33a mis un terme,
00:34:34a suspendu en tout cas
00:34:34la séance pour un moment,
00:34:36avec un rappel au règlement,
00:34:37notamment,
00:34:38qui sera effectué
00:34:38contre Antoine Léaumant,
00:34:39député de la France insoumise,
00:34:40pour, semble-t-il,
00:34:41des menaces.
00:34:42Alors, on ne sait pas
00:34:42de quel ordre.
00:34:43Il faudra évidemment
00:34:43que tout ça soit vérifié.
00:34:45En tout cas,
00:34:46ça montre l'extrême tension
00:34:47qui règne en ce moment
00:34:48au sein de l'Assemblée
00:34:48sur des questions,
00:34:50évidemment,
00:34:51qui sont très brûlantes
00:34:52pour notre société.
00:34:53Alors, on va voir
00:34:54dans quelques instants
00:34:55l'extrait.
00:34:56Effectivement,
00:34:56ça semble extrêmement tendu,
00:34:58avec véritablement
00:34:59des accusations
00:35:00de part et d'autre.
00:35:02D'abord,
00:35:02sur ces sujets,
00:35:03ce sont des sujets inflammables,
00:35:04évidemment.
00:35:05Et quand il y a
00:35:07face à face,
00:35:08en tous les cas,
00:35:08le Rassemblement national
00:35:09et la France insoumise,
00:35:11on va commenter cela
00:35:12avec Donny Attengour
00:35:12dans quelques instants.
00:35:14Revenons,
00:35:15et Gérald Olivier,
00:35:16sur ce qui a été dit
00:35:17ce matin
00:35:18par la porte-parole
00:35:19du gouvernement,
00:35:19qui estime que
00:35:20parce qu'Emmanuel Macron
00:35:21a été en première ligne
00:35:23face à Donald Trump,
00:35:24qu'il y a eu
00:35:24ces réactions.
00:35:25Écoutons-la.
00:35:28Probablement
00:35:28parce qu'il vise juste.
00:35:30Probablement.
00:35:31Moi, je ne rentrerai pas
00:35:32dans une surenchère verbale
00:35:33avec le président Trump.
00:35:35Ce n'est pas à la hauteur
00:35:36de ce qui est en train
00:35:37de se dresser face à nous.
00:35:39Le président de la République,
00:35:40il porte une parole
00:35:40qui est extrêmement simple
00:35:41et qui est extrêmement claire.
00:35:42On refuse
00:35:43toute forme de vassalisation.
00:35:45Lorsqu'il s'attaque
00:35:45à la souveraineté
00:35:46du Groenland,
00:35:48par exemple,
00:35:49la réponse d'Emmanuel Macron,
00:35:51ça a été probablement
00:35:52la plus forte
00:35:52au sein des chefs d'État
00:35:53de l'Union européenne.
00:35:55Elle est immédiate
00:35:55avec cette volonté
00:35:57mise sur la table
00:35:58d'utiliser cet instrument
00:35:59anti-coercition.
00:36:01Ça, c'est des réponses concrètes.
00:36:03Si ces droits de douane
00:36:04ne sont pas appliqués
00:36:05et si on arrive
00:36:06à revenir
00:36:07à une situation
00:36:08un peu plus normale,
00:36:10je pense que le poids
00:36:12qu'a mis dans la balance
00:36:12le président
00:36:13de la République française
00:36:14n'y sera pas pour rien.
00:36:15Bien, je vais vous laisser réagir
00:36:17et effectivement,
00:36:18c'est véritablement
00:36:19un débat
00:36:19qui s'enflamme
00:36:20à l'Assemblée nationale
00:36:21autour de la proposition
00:36:23d'interdiction
00:36:24des frères musulmans
00:36:26avec des incidents,
00:36:27des suspensions
00:36:28de séances.
00:36:29Alors, pour empêcher
00:36:30le vote de la proposition,
00:36:32on va le voir.
00:36:33Une réaction d'abord,
00:36:34Gérald Le Villiers,
00:36:34sur ce que vous venez
00:36:35d'entendre.
00:36:36Alors, c'est partiellement vrai
00:36:37mais partiellement faux également.
00:36:39C'est-à-dire que
00:36:40lorsque Trump fait
00:36:41de la surenchère
00:36:42ou de la menace
00:36:42dans le cadre d'une négociation
00:36:43et sur le Groenland
00:36:45on était déjà
00:36:45dans le cadre d'une négociation,
00:36:47ce qu'il n'aime pas
00:36:48c'est que le camp d'en face
00:36:49fasse la même surenchère
00:36:50et qu'on ait cette forme d'escalade.
00:36:52C'est là où on est arrivé
00:36:53à la menace
00:36:54des 200% de tarifs
00:36:56sur les vins
00:36:56et les champagnes français.
00:36:58Donc, c'est vrai
00:36:58que dans le cadre
00:36:59d'une négociation,
00:37:00si vous vous levez
00:37:01contre Trump
00:37:02et que vous faites
00:37:02du Trump contre Trump,
00:37:04il va chercher
00:37:04à vous abattre.
00:37:05Ça, c'est vrai.
00:37:06Maintenant,
00:37:06ce qu'on a vu hier
00:37:07pendant son discours,
00:37:08c'est en effet
00:37:08une sorte de...
00:37:09Il a calmé le jeu
00:37:10et en quelque sorte
00:37:11il a dit
00:37:12de manière très très claire
00:37:13qu'il n'allait pas
00:37:14envahir le Groenland,
00:37:15qu'il n'allait pas utiliser
00:37:16la force militaire
00:37:17et qu'au contraire
00:37:18il allait chercher un accord.
00:37:20Et puis deux heures
00:37:20après son discours,
00:37:21on a appris
00:37:22qu'il y avait une sorte
00:37:23d'accord cadre
00:37:23qui avait été trouvé
00:37:25dans le cadre
00:37:25d'une réunion
00:37:26avec l'OTAN
00:37:27dirigée par M. Rutte.
00:37:29Donc, en vérité,
00:37:30ce qu'il a, pour moi,
00:37:31fait évoluer considérablement,
00:37:33c'est beaucoup plus
00:37:33la réaction
00:37:34des marchés boursiers
00:37:35la veille.
00:37:36L'opinion publique américaine
00:37:38n'est absolument pas favorable
00:37:40à une prise du Groenland
00:37:41par la force.
00:37:42Les marchés
00:37:43n'y sont pas favorables
00:37:44non plus
00:37:45et Donald Trump,
00:37:47les marchés
00:37:48n'y sont pas favorables
00:37:49parce qu'il y aurait
00:37:50derrière une guerre tarifaire
00:37:51qui n'est pas favorable
00:37:52au marché.
00:37:53Il y a eu une réaction
00:37:54de la bourse
00:37:54la veille du discours
00:37:55et je pense qu'à ça
00:37:56il est beaucoup plus sensible.
00:37:58Certainement.
00:37:59Alors,
00:37:59l'Assemblée nationale,
00:38:01ce qui s'y passe,
00:38:02comme vous l'avez dit
00:38:03Thomas Bonnet,
00:38:04proposition de résolution
00:38:05en tout cas
00:38:05qui est à l'étude
00:38:06visant à classer
00:38:08les frères musulmans
00:38:09parmi des organisations
00:38:11terroristes,
00:38:12là véritablement
00:38:13le débat vire
00:38:14à la foire
00:38:15d'un point,
00:38:16suspension de séance,
00:38:17incidents,
00:38:18noms d'oiseaux
00:38:18semble-t-il.
00:38:20Déjà,
00:38:21pourquoi
00:38:21sur un tel sujet
00:38:23ça paraît
00:38:24pour certains
00:38:25évident,
00:38:25c'est un véritable combat ?
00:38:27Encore faut-il comprendre
00:38:28qu'on essaye
00:38:28de combattre
00:38:30le fait
00:38:31qu'on interdise
00:38:31d'inscrire
00:38:32les frères musulmans
00:38:33en organisation
00:38:34terroriste ?
00:38:35Je crois que ce n'est pas
00:38:35tant sur le fond.
00:38:36Alors, évidemment aussi
00:38:37sur le fond,
00:38:37la France Insoumise
00:38:38s'oppose à cette proposition
00:38:39mais c'est aussi
00:38:40sur la forme,
00:38:40c'est-à-dire que
00:38:40Laurent Jacobelli,
00:38:41je vous le disais,
00:38:42a eu des mots
00:38:42contre la France Insoumise
00:38:44et ces derniers demandent
00:38:45à ce qu'ils s'excusent.
00:38:46Or, ils ne s'excusent pas
00:38:47ce qui a provoqué
00:38:48une passe d'armes.
00:38:49Antoine Léoman,
00:38:50député de la France Insoumise,
00:38:51est descendu
00:38:51au pied du perchoir
00:38:53là où siège
00:38:54le président,
00:38:55celui qui préside
00:38:55en tout cas la séance,
00:38:56Sébastien Chenu
00:38:57en l'occurrence aujourd'hui,
00:38:58député du RN
00:38:58et il y a eu visiblement
00:39:00des menaces,
00:39:01des mots qui ont été échangés
00:39:02ce qui a provoqué
00:39:02la suspension de la séance.
00:39:05Donc ça montre en effet
00:39:05l'extrême tension qui règne.
00:39:08On sort et ce n'est pas terminé
00:39:09d'une séquence catastrophique
00:39:10sur le budget,
00:39:11quoi qu'on en pense.
00:39:12Les semaines sur le budget
00:39:14ont donné quand même
00:39:14chaotique,
00:39:15ont donné une image
00:39:16qui est assez déplorable
00:39:18de l'Assemblée nationale
00:39:20et vous allez voir
00:39:20dans quelques instants.
00:39:21Mais de quoi tout ça ?
00:39:22C'est le révélateur.
00:39:23Vous voyez,
00:39:25on parlait de puissance
00:39:26tout à l'heure.
00:39:27Quelle image est-ce qu'on donne
00:39:28malgré tout ?
00:39:29De toute façon,
00:39:30je crois que la conflictualité
00:39:31ou la conflictualisation
00:39:33des relations au Parlement,
00:39:34en tout cas à l'Assemblée nationale,
00:39:36est devenue une habitude
00:39:37pour nous autres Français
00:39:39et téléspectateurs
00:39:40du monde entier.
00:39:42C'est évidemment infligeant
00:39:43mais là,
00:39:43je pense que c'est plus,
00:39:45c'est au-delà du ressort
00:39:47d'une pratique politique classique.
00:39:49Là,
00:39:49pourquoi est-ce que
00:39:50la France insoumise
00:39:51s'insurge
00:39:52jusqu'à l'invectif,
00:39:53jusqu'à l'insulte,
00:39:54jusqu'à la menace ?
00:39:55C'est parce qu'il y a des liens
00:39:56qui ont été établis
00:39:57entre les frères musulmans
00:39:58et la France insoumise.
00:39:59D'ailleurs,
00:39:59je rappelle que
00:40:00Mme Constance Legrippe,
00:40:01députée Renaissance,
00:40:02avait émis une proposition
00:40:03de résolution
00:40:05à l'Assemblée nationale
00:40:05visant à interdire
00:40:07et à classer
00:40:07comme organisation terroriste
00:40:08les gardiens de la révolution.
00:40:09la France insoumise
00:40:10a rejeté cette résolution.
00:40:12Il y a eu une commission
00:40:13d'enquête parlementaire
00:40:14qui a été menée précédemment
00:40:16par une autre commission
00:40:17d'enquête parlementaire
00:40:18à travers laquelle
00:40:20M. Emmanuel Razavi,
00:40:21M. Omar Youssef Souleiman
00:40:23et Mme Nora Bussini
00:40:25qui ont enquêté
00:40:26sur les liens
00:40:27entre la France insoumise
00:40:28et l'islamisme
00:40:29ont été auditionnés.
00:40:31Après,
00:40:31consécutivement
00:40:33à cette commission
00:40:34d'enquête
00:40:34très fructueuse
00:40:35pour les parlementaires,
00:40:37il y en a eu une autre
00:40:38et la France insoumise
00:40:39a complètement
00:40:40renié,
00:40:41complètement relégué
00:40:42au second plan
00:40:43le lien avec l'islamisme.
00:40:44Mais en même temps,
00:40:46M. le député
00:40:48Aurélien Saint-Toulle
00:40:49a clairement dit
00:40:50que l'UOIF,
00:40:52donc musulmans de France,
00:40:53donc la branche
00:40:54des frères musulmans
00:40:55en France,
00:40:56était le bon islam
00:40:57en France
00:40:57avec lequel
00:40:58il fallait travailler.
00:40:59Donc Aurélien Saint-Toulle
00:41:00lui-même
00:41:01fait un aveu,
00:41:02un aveu sur lequel
00:41:03justement
00:41:03les députés
00:41:04de l'opposition
00:41:05s'appuient
00:41:05pour établir
00:41:06un lien
00:41:06très direct
00:41:07entre les frères musulmans
00:41:09et la France insoumise.
00:41:11Débat de fond
00:41:11et sur la forme
00:41:13là véritablement
00:41:14comme vous l'avez dit
00:41:15ça s'en est venu
00:41:16à des menaces
00:41:17quasiment physiques
00:41:18effectivement
00:41:19entre
00:41:19en tous les cas
00:41:20à l'égard
00:41:22entre Sébastien Chenun
00:41:23et Antoine Léomant
00:41:25là encore
00:41:25on va voir
00:41:26comment la présidente
00:41:26de l'Assemblée nationale
00:41:27qui est prompte
00:41:28à réagir
00:41:28sur certains sujets
00:41:29notamment sur la commission
00:41:30d'enquête
00:41:31sur le service public
00:41:32va réagir
00:41:33parce que véritablement
00:41:34si dans l'Assemblée nationale
00:41:36française
00:41:36on en vient
00:41:37à menacer
00:41:38quel que soit le sujet
00:41:38quel que soit les différents
00:41:39vous rappelle Sébastien Delogu
00:41:40qui avait menacé
00:41:41quasiment physiquement
00:41:42le Benjamin de l'Assemblée
00:41:43qui était du RN
00:41:44il n'y a pas eu
00:41:44de sanctions
00:41:45déjà des sanctions
00:41:47vis-à-vis du comportement
00:41:48elle n'en a pas eu
00:41:48en effet
00:41:49comme le rappelle Thomas
00:41:50mais je rappelle
00:41:50que M. Raphaël Arnaud
00:41:52a invité le CCIE
00:41:54à l'Assemblée nationale
00:41:55Mme Yael Broun-Pivet
00:41:56n'a rien d'autre trouvé
00:41:58à dire ou à faire
00:41:58que de m'originer
00:41:59Mme Annane Mansouri
00:42:00députée UDR
00:42:01qui avait dénoncé
00:42:02la présence d'islamistes
00:42:03au sein de l'Assemblée nationale
00:42:04je n'ai pas non plus entendu
00:42:05Mme Yael Broun-Pivet
00:42:07s'insurger contre
00:42:08les fillettes voilées
00:42:08comme vitrine de l'islamisme
00:42:10au sein du temple
00:42:11de l'Assemblée nationale
00:42:11On pourrait rappeler aussi
00:42:13Thomas Porte
00:42:13qui écrasait un ballon
00:42:14à l'effigie d'Olivier Dussopt
00:42:16pendant la réforme des retraites
00:42:17donc ça montre
00:42:18qu'à l'extrême gauche
00:42:19un rapport de plus en plus
00:42:20décomplexé
00:42:21désinhibé à la violence
00:42:22alors même qu'on avait
00:42:23tendance à dire auparavant
00:42:24que la violence
00:42:24c'était le propre
00:42:25de l'extrême droite parlementaire
00:42:26on se souvient du mot de Maurras
00:42:27qui disait qu'il fallait
00:42:28être intellectuel et violent
00:42:30en l'espèce
00:42:31je suis tout à fait d'accord
00:42:32avec ce que Sabrina a dit
00:42:33à savoir que la France insoumise
00:42:34s'est mise depuis des années
00:42:36dans la roue des islamistes
00:42:37et ne supporte pas
00:42:38qu'on s'en prenne
00:42:39à ses compagnons de route
00:42:40comme le font d'ailleurs
00:42:41les pays arabes
00:42:42les pays du Golfe même
00:42:43qui pour la plupart d'entre eux
00:42:45ont désigné
00:42:46les frères musulmans
00:42:47comme une organisation terroriste
00:42:48maintenant au-delà
00:42:49de ce dossier en particulier
00:42:50il y a en effet
00:42:51une décivilisation
00:42:52de la société française
00:42:54qui ne s'arrête pas
00:42:54aux portes
00:42:55de l'Assemblée nationale
00:42:56on voit qu'il y a
00:42:57un désordre
00:42:58il y a une violence
00:42:58il y a un chaos qui monte
00:42:59et il y a vraiment
00:43:00urgence à donner
00:43:01un délouché politique
00:43:02à cette colère
00:43:02si on peut attendre
00:43:03le mot exemplarité
00:43:06est tellement vidé
00:43:06de son sens parfois
00:43:07on va voir
00:43:08ce qui s'est passé véritablement
00:43:09on va marquer une pause
00:43:10on a la vidéo
00:43:11les échanges
00:43:12c'est vrai que là
00:43:12véritablement
00:43:13il va falloir savoir
00:43:14ce qui s'est passé
00:43:15les mots qui sont dits
00:43:16sont lourds
00:43:18la menace physique
00:43:20me semble-t-il
00:43:21quand je vois les images
00:43:22elle est quand même réelle
00:43:23ça ne donne pas
00:43:24une belle image
00:43:25de l'Assemblée
00:43:25évidemment
00:43:26une courte pause
00:43:27on va se retrouver
00:43:27je vous salue
00:43:28je vous remercie
00:43:29Gérald Olivier
00:43:29merci vraiment
00:43:30de votre expertise
00:43:31et on vous retrouve
00:43:32dans quelques instants
00:43:33pour Midi News
00:43:34merci d'être avec nous
00:43:38beaucoup de sujets
00:43:38à vous soumettre
00:43:39dans cette seconde partie
00:43:40de Midi News
00:43:41nous allons parler
00:43:42de cette scène d'horreur
00:43:43de barbarie
00:43:43cette femme
00:43:44tuée par balle
00:43:45son bébé
00:43:45fort heureusement
00:43:46si je puis dire
00:43:47dans cette tragédie
00:43:48sain et sauf
00:43:48ce qui s'est passé
00:43:49à Nice
00:43:50c'est absolument dramatique
00:43:51je salue Sabrina
00:43:52Berlin-Bouillet
00:43:53qui va nous donner
00:43:54les détails
00:43:54le contexte
00:43:55il y a encore
00:43:56beaucoup d'interrogations
00:43:57sur ce fait
00:43:57totalement dramatique
00:43:59ce qui s'est passé
00:44:00à l'Assemblée nationale
00:44:01nous allons également
00:44:02en parler dans
00:44:02quelques instants
00:44:03c'est assez inédit
00:44:04vous allez voir
00:44:05des séquences
00:44:05alors tout est parti
00:44:07avant de passer la main
00:44:09si je puis dire
00:44:09à Somaïa
00:44:10pour le journal
00:44:11quand même
00:44:11une phrase
00:44:12du député RN
00:44:14monsieur Jacobelli
00:44:15qui a qualifié
00:44:16la France insoumise
00:44:17de frère islamiste
00:44:18il faut dire
00:44:18qu'ils le font
00:44:18assez souvent
00:44:19mais ajoutant cette phrase
00:44:20si vous voulez
00:44:21lapider les homosexuels
00:44:22votez LFI
00:44:24ce qui a provoqué
00:44:25un trouble
00:44:25tout à fait légitime
00:44:27ensuite il y a eu
00:44:28une scène
00:44:28qu'on va découvrir
00:44:29ensemble
00:44:29très tendue
00:44:30entre monsieur Léomand
00:44:31et monsieur Chenu
00:44:32on va vous mettre
00:44:33tout cela
00:44:33si je puis dire
00:44:34on va analyser tout cela
00:44:35au calme
00:44:36de notre côté
00:44:36mais tout d'abord
00:44:37place au journal
00:44:38chère Somaïa
00:44:39à la une de l'actualité
00:44:41journée de deuil
00:44:42nationale
00:44:42les drapeaux en berne
00:44:43en Australie
00:44:44vous allez découvrir
00:44:45les images
00:44:46de la cérémonie d'hommage
00:44:47aux 15 personnes
00:44:48décédées lors de la
00:44:49tuerie antisémite
00:44:50sur la plage de Bondy
00:44:51à Sydney en décembre
00:44:53l'attentat le plus meurtrier
00:44:54dans le pays
00:44:55depuis une trentaine d'années
00:44:56est perpétré par un père
00:44:58et son fils
00:44:58en plein Anoukia
00:44:59l'une des plus importantes
00:45:00fait de suivre
00:45:01retour en France
00:45:03avec la 7ème journée
00:45:04du procès en appel
00:45:05du RN
00:45:06dans l'affaire
00:45:06des assistants parlementaires
00:45:08avec l'audition
00:45:09depuis ce matin
00:45:09de Louis Alliot
00:45:11et l'actuel maire
00:45:12de Perpignan
00:45:12candidat à sa réélection
00:45:14est apparu en difficulté
00:45:16pour justifier
00:45:17que son assistant parlementaire
00:45:19travaillait bien pour lui
00:45:20et non pour le parti
00:45:21j'ai sombré
00:45:23chaque jour était un combat
00:45:24les mots de Laurent Vinatier
00:45:26chercheur français
00:45:26libéré après un an et demi
00:45:28passé dans les geôles russes
00:45:29des conditions de détention
00:45:31terribles et inimaginables
00:45:32a-t-il raconté ce matin
00:45:34ajoutant que le plus dur
00:45:36pour lui avait été
00:45:36l'incertitude
00:45:37quant à son sort
00:45:39arrêté à l'été 2024
00:45:40et condamné
00:45:41à 3 ans de prison
00:45:42pour espionnage
00:45:43il a été libéré
00:45:43le 8 janvier dernier
00:45:44lors d'un échange
00:45:46de prisonniers
00:45:46avec un basketteur russe
00:45:48on passe à présent
00:45:50à ces images
00:45:50de dégradation
00:45:51commises dans l'église
00:45:52de Saint-Sylva
00:45:53à Toulouse
00:45:54la statue de la Vierge Marie
00:45:55a été volontairement
00:45:56renversée
00:45:57comme vous pouvez le constater
00:45:58l'acte a suscité
00:46:00une vive émotion
00:46:01au sein de la paroisse
00:46:02le père François
00:46:03de Larboust
00:46:03curé des lieux
00:46:05a annoncé
00:46:05le dépôt d'une plainte
00:46:06et l'organisation
00:46:07d'une messe
00:46:08de réparation
00:46:09et puis le livret A
00:46:11ne fait plus recette
00:46:12les épargnants
00:46:13ont retiré
00:46:13plus d'argent
00:46:14qu'ils en ont déposé
00:46:16l'an dernier
00:46:16une première
00:46:17depuis 2015
00:46:18et qui s'explique
00:46:19par la concurrence féroce
00:46:20de l'assurance vie
00:46:21c'est ce qu'affirme
00:46:22la caisse des dépôts
00:46:23une situation rare
00:46:24pour le produit financier
00:46:25le plus célèbre
00:46:27en France
00:46:27qui je vous le rappelle
00:46:28est détenu
00:46:29par 57 millions
00:46:30d'épargnants
00:46:31et concentrant
00:46:32près de 450 milliards d'euros
00:46:34voilà pour le tour d'horizon
00:46:37de l'actualité
00:46:38à 13h Sonia
00:46:39Merci chère Somaïa
00:46:40nous sommes toujours
00:46:41avec Naïma Mfadel
00:46:42avec Joachim Lefloc Limade
00:46:44avec Sabrina Medjeber
00:46:45André Valény
00:46:46Sabrina Berlin-Bouillet
00:46:47dans quelques instants
00:46:48c'est la députée
00:46:49Priska Tevno
00:46:50ensemble pour la République
00:46:51qui va nous rejoindre
00:46:53je vais vous parler
00:46:53de ces suspensions
00:46:54et incidents en série
00:46:56à l'Assemblée Nationale
00:46:57alors c'est parti
00:46:58là il faut qu'on soit précis
00:47:00d'une phrase
00:47:01effectivement là
00:47:01qui est choquante
00:47:03quel que soit
00:47:04le combat politique
00:47:06qu'il peut y avoir
00:47:07évidemment
00:47:07et je vais vous dire
00:47:08avec une Assemblée Nationale
00:47:09comme ça
00:47:10ne vous interrogez pas
00:47:11sur le déclassement
00:47:11de notre pays
00:47:12hélas
00:47:13regardez
00:47:13car je vois que les bancs
00:47:17du centre sont
00:47:18anormalement vides
00:47:19comme quoi si centre
00:47:20et courage
00:47:21commencent bien
00:47:22par la même lettre
00:47:23ça s'arrête
00:47:23effectivement là
00:47:24nous il faut combattre
00:47:26contre les frères islamistes
00:47:28qui sont en face de nous
00:47:29la LFI
00:47:30les avocats du Hamas
00:47:32les avocats de l'Algérie
00:47:33les avocats du Iran
00:47:35de l'Iran
00:47:36sont aujourd'hui
00:47:37c'est clair
00:47:37les avocats du frère musulman
00:47:39tout ce qui s'appelle
00:47:41la république
00:47:41tout ce qui s'appelle
00:47:43la laïcité
00:47:43tout ce qui s'appelle
00:47:44nos valeurs
00:47:45ont des avocats
00:47:46ici
00:47:47les frères musulmans
00:47:48veulent lapider
00:47:50les homosexuels
00:47:51et bien si vous voulez
00:47:52lapider les homosexuels
00:47:53votez les filles
00:47:54nous venons d'assister
00:47:56à un moment très grave
00:47:57au sein de cette assemblée
00:47:58je suis moi-même
00:48:00sur le fondement
00:48:00de l'article 70
00:48:01sur le fondement
00:48:02de l'article 70
00:48:03j'avais oublié
00:48:04l'article pourquoi
00:48:05parce que je suis
00:48:07profondément choqué
00:48:08étant moi-même député
00:48:10étant homosexuel
00:48:11je ne peux
00:48:12un seul instant
00:48:13tolérer
00:48:14que vous insinuiez
00:48:16que mon engagement
00:48:17aille à l'encontre
00:48:19de l'égalité humaine
00:48:20et vise
00:48:21à conduire
00:48:22auprès des personnes
00:48:23qui partagent
00:48:24mon orientation sexuelle
00:48:25à la violence
00:48:26honte à vous
00:48:28excusez-vous
00:48:29merci monsieur le député
00:48:31et puis dans quelques instants
00:48:34vous allez découvrir
00:48:34la séquence
00:48:35qui a suivi
00:48:37entre Sébastien Chenieux
00:48:38et Antoine Léomant
00:48:39je salue la présence
00:48:40de Priska Thévenot
00:48:41merci d'être là
00:48:42dans ce contexte
00:48:43député des Hauts-de-Seine
00:48:45on va vous faire réagir
00:48:46à cela
00:48:47et sur le fond
00:48:48également surtout
00:48:49mais tout d'abord
00:48:50ce qui s'est passé
00:48:50le contexte
00:48:51avec notre journaliste
00:48:52Donia Tengour
00:48:53sur place
00:48:53Donia racontez-nous
00:48:54parce que
00:48:55alors évidemment
00:48:56tel propos
00:48:57dire que voter
00:48:57pour un parti en France
00:48:58c'est voter
00:48:59la lapidation
00:49:00des homosexuels
00:49:01on peut comprendre
00:49:02le trouble
00:49:03et au-delà
00:49:04l'indignation
00:49:05il y a eu
00:49:06ensuite
00:49:06semble-t-il
00:49:07une scène
00:49:08de menace
00:49:09physique
00:49:09est-ce que vous pouvez
00:49:10nous résumer
00:49:10ces instants
00:49:11d'une violence
00:49:13incroyable
00:49:13verbale
00:49:14et peut-être même
00:49:14physique
00:49:15chère
00:49:20sonia
00:49:20l'ambiance
00:49:21l'ambiance
00:49:21était électrique
00:49:22ce matin
00:49:22elle l'est toujours
00:49:23ici à l'Assemblée Nationale
00:49:25la niche des républicains
00:49:26finalement s'est transformée
00:49:27en véritable arène
00:49:28ici à l'Assemblée Nationale
00:49:30les parlementaires
00:49:30pour mettre un peu de contexte
00:49:31pour que les téléspectateurs
00:49:32comprennent
00:49:33les parlementaires
00:49:34débattaient ce matin
00:49:35sur l'inscription
00:49:36des frères musulmans
00:49:37comme organisation terroriste
00:49:39à l'échelle européenne
00:49:40mais très vite
00:49:41les échanges ont tourné court
00:49:42il faut le dire
00:49:42avec des passes d'armes
00:49:44entre le rassemblement national
00:49:45et la France insoumise
00:49:46oubliant que c'était une niche
00:49:48de la droite républicaine
00:49:49alors vous l'avez entendu
00:49:50un peu plus tôt
00:49:52Laurent Jacobelli
00:49:53n'a pas hésité
00:49:54à qualifier la France insoumise
00:49:55de France islamiste
00:49:56je cite
00:49:56avocat du Hamas
00:49:58de quoi faire bondir
00:49:59à juste titre
00:50:00les rangs LFistes
00:50:01mais Laurent Jacobelli
00:50:03allait plus loin
00:50:04et c'est là
00:50:04que les mois
00:50:05étaient très forts
00:50:07parmi les députés
00:50:08mais aussi parmi
00:50:09les journalistes
00:50:10très surpris
00:50:10je dois vous l'admettre
00:50:11lorsqu'il a déclaré
00:50:12si vous voulez
00:50:13lapider des homosexuels
00:50:14voter LFI
00:50:15vous l'avez entendu
00:50:16la réponse du député insoumis
00:50:18qui a dénoncé
00:50:18ce propos
00:50:19donc on pensait
00:50:20avoir culminé
00:50:22avec ces échanges
00:50:23très vifs
00:50:24et bien non
00:50:24un peu plus tard
00:50:25il y a eu également
00:50:26le ton qui est monté
00:50:27entre le vice-président
00:50:28de l'Assemblée
00:50:29Sébastien Chenu
00:50:30et le député LFI
00:50:32Antoine Léaumant
00:50:33allant même jusqu'à parler
00:50:34de menaces physiques
00:50:35puisque Antoine Léaumant
00:50:36est descendu des bancs
00:50:39se rapprochant au maximum
00:50:40de Sébastien Chenu
00:50:41et Sébastien Chenu
00:50:43a dit
00:50:43saisir le bureau
00:50:44voilà pour l'ambiance
00:50:46ma chère Sonia
00:50:46vous voyez le débat sur fond
00:50:48d'islamisme
00:50:49est enflammé
00:50:50autant dans la société
00:50:51que dans l'hémicycle
00:50:52effectivement
00:50:53et merci Dunia
00:50:54d'avoir si bien
00:50:55résumé les choses
00:50:56à chaud
00:50:57si je puis dire
00:50:58première réaction
00:50:58Prisca Tevno
00:51:00alors on connaît
00:51:00alors là
00:51:01je crois qu'il n'y a pas
00:51:02d'ambiguïté
00:51:03votre opposition frontale
00:51:04avec très souvent
00:51:06la France insoumise
00:51:08est-ce que ça va
00:51:09jusqu'à dire
00:51:11si on vote
00:51:11à les filles
00:51:12on l'appuie
00:51:13des homosexuels
00:51:13en France
00:51:14le problème qui est
00:51:15effectivement
00:51:15avant de rejoindre
00:51:16votre plateau
00:51:17j'étais justement
00:51:17dans l'hémicycle
00:51:18assistant à cette scène
00:51:19complètement grotesque
00:51:20outrancière
00:51:21qui n'a pas sa place
00:51:22sur un sujet
00:51:22extrêmement important
00:51:23on parle de quoi là
00:51:24on parle d'entrisme
00:51:26on parle de protéger
00:51:27la république
00:51:27notre pays
00:51:28d'un phénomène
00:51:29extrêmement important
00:51:30et on se retrouve
00:51:31face à quoi
00:51:32à des noms d'oiseaux
00:51:34et vraiment plus que ça
00:51:34qui fusent
00:51:36entre l'extrême droite
00:51:36et l'extrême gauche
00:51:37et qui ne parlent
00:51:38de rien d'autre
00:51:39que d'eux-mêmes
00:51:39on est en train
00:51:41de voler un débat
00:51:42dont la république
00:51:43a besoin
00:51:43et qui d'ailleurs
00:51:45n'est pas mis
00:51:45par le RN
00:51:46ou la LFI
00:51:47au sein de l'hémicycle
00:51:48mais par la droite républicaine
00:51:49qui finalement
00:51:50se retrouve un peu
00:51:50spectatrice
00:51:51malgré elle
00:51:52d'un débat
00:51:53qui dépasse le sujet
00:51:53et qui encore une fois
00:51:55donne une image
00:51:56extrêmement horrible
00:51:57des débats
00:51:58à l'Assemblée nationale
00:51:59est-ce que vous partagez ça ?
00:52:01le débat parlementaire
00:52:03c'était mieux avant
00:52:04en effet
00:52:04on est passé
00:52:05de Jaurès
00:52:06c'est mieux avant
00:52:07ce spectacle
00:52:07qui est juste
00:52:08il faut dire les choses
00:52:09désolant
00:52:09affligeant
00:52:10terrible
00:52:11on comprend que les français
00:52:12se détournent
00:52:13de ce théâtre
00:52:15qui a l'air extrêmement décalé
00:52:16quand on voit
00:52:17les défaits
00:52:17mais oui
00:52:17et sur un tel sujet
00:52:18sur un tel sujet
00:52:20alors soyons aussi honnêtes
00:52:21sur un tel sujet
00:52:22sur le fond
00:52:22on connaît la position
00:52:24on va parler tout à l'heure
00:52:26du voilement des mineurs
00:52:27la position de LFI
00:52:28la gauche évidemment
00:52:29la gauche
00:52:30LFI en tous les cas
00:52:31contre
00:52:32mais sur un tel sujet
00:52:33comment vous expliquez
00:52:34de telles
00:52:34une telle image renvoyée
00:52:36que ce soit aussi éruptif
00:52:37c'est parce que
00:52:38vous l'avez dit
00:52:39en propos liminaire
00:52:40ma chère Sonia
00:52:40ça l'est dans la société
00:52:41donc inéluctablement
00:52:42ça l'est à l'Assemblée nationale
00:52:44qui est la représentation
00:52:45intrinsèquement
00:52:46voilà
00:52:46des français
00:52:47mais je rejoins
00:52:49Mme Thévenot
00:52:50lorsqu'elle dit
00:52:50que c'est un sujet
00:52:51très important
00:52:52qui doit être discuté
00:52:54avec mesure
00:52:55avec pondération
00:52:56et de voir
00:52:57qu'effectivement
00:52:57ce phénomène
00:52:59d'islamisation
00:52:59ce processus
00:53:00d'islamisation
00:53:01de la société
00:53:02qui conduit
00:53:03à de véritables
00:53:03mutations
00:53:04anthropologiques
00:53:05soit débattu
00:53:06sur la base
00:53:07justement
00:53:07d'oukaz
00:53:08d'injonctions
00:53:09d'insultes
00:53:09de menaces
00:53:10etc
00:53:10je trouve ça
00:53:11extrêmement dommage
00:53:12et les députés
00:53:13là montrent vraiment
00:53:14réellement
00:53:15une image lamentable
00:53:16d'un débat parlementaire
00:53:17sur un sujet
00:53:17aussi crucial
00:53:18que l'antrisme
00:53:20islamiste
00:53:20dans la société
00:53:21et avant de voir
00:53:22ce qui s'est passé
00:53:22ensuite
00:53:23puisque c'est la conséquence
00:53:24entre les députés
00:53:25Sébastien Chenieux
00:53:26et Antoine Léoman
00:53:27les réactions
00:53:27à l'instant
00:53:28puisque Sébastien Chenieux
00:53:29a dit
00:53:29vous n'avez pas
00:53:30à me menacer
00:53:30physiquement
00:53:31a-t-il dit
00:53:34et à l'instant
00:53:35Antoine Léoman
00:53:35sur les réseaux sociaux
00:53:36sur X
00:53:37dit c'est faux
00:53:37j'ai dit que je n'acceptais
00:53:39pas qu'on s'alise
00:53:39dans cette assemblée
00:53:40un homme en raison
00:53:41du fait qu'il est musulman
00:53:42le compte rendu
00:53:43en fera foi
00:53:44je lui ai dit
00:53:45après l'annonce
00:53:45de suspension de séance
00:53:46descente pour pouvoir
00:53:47en discuter
00:53:48rien de plus normal
00:53:48c'est là où
00:53:50je pense qu'il faut
00:53:51aussi
00:53:51je suis navrée
00:53:52de venir donner
00:53:53et commande
00:53:54ce genre de choses
00:53:55d'une institution
00:53:56au travers de laquelle
00:53:58normalement
00:53:58notre voix devrait
00:53:59s'imposer fort et dur
00:54:00sur un sujet comme ça
00:54:01et de façon unanime
00:54:02mais j'ai été là
00:54:03à ce moment-là
00:54:03effectivement
00:54:04il y a un brouhaha
00:54:05comme vous pouvez l'imaginer
00:54:06mais puissance 1000
00:54:07quand on est
00:54:07assis sur les bancs
00:54:09de l'Assemblée nationale
00:54:10et oui
00:54:10Antoine Léoman
00:54:11a voulu nous faire
00:54:12un grand jeu de spectacle
00:54:13tel que la LFI
00:54:14sait faire aussi
00:54:15s'est mis
00:54:16en bas de l'hémicycle
00:54:17à invectiver
00:54:18le président de séance
00:54:19déjà rien que ça
00:54:20il ne devrait pas le faire
00:54:20le président de séance
00:54:22est le président de séance
00:54:23il y a des règles
00:54:24à l'Assemblée nationale
00:54:26comme en République
00:54:27et ça visiblement
00:54:28la France insoumise
00:54:28n'a toujours pas accepté
00:54:30de les mettre en pratique
00:54:31et donc plusieurs fois
00:54:32le président de séance
00:54:33et peu importe
00:54:34qui est le président de séance
00:54:35il est élu président de séance
00:54:36doit être respecté
00:54:38un rappel à l'ordre
00:54:39un deuxième
00:54:40et ça continue
00:54:41et de dire à quelqu'un
00:54:43visiblement
00:54:44il le dit lui-même
00:54:45de descendre pour s'expliquer
00:54:46je suis désolée
00:54:47qui fait ça en fait
00:54:48qui fait ça
00:54:49donc à un moment
00:54:50la moindre des choses
00:54:51c'est plutôt de s'excuser
00:54:52de s'excuser du tumulte provoqué
00:54:54ça peut arriver
00:54:55mais en tout cas
00:54:55reconnaître son erreur
00:54:56et puis ensuite
00:54:57aller sur le débat de fond
00:54:58que faisons-nous
00:54:59face à l'entrisme
00:55:00dans notre pays
00:55:00alors parlons-en
00:55:01il y a l'entrisme islamiste
00:55:03il y a aussi dans cette niche
00:55:04puisqu'on explique
00:55:04que c'est vraiment
00:55:05la niche parlementaire
00:55:05des LR qui ont la main
00:55:07sur le sujet
00:55:08Laurent Wauquiez
00:55:09donc veut faire avancer
00:55:10parce que ça a été rejeté
00:55:11en commission
00:55:11l'interdiction du volement
00:55:13des fillettes
00:55:14c'est un texte
00:55:15qui est porté
00:55:16et défendu
00:55:17donc par lui
00:55:17on sait que la gauche
00:55:18votera contre
00:55:19sans aucune surprise
00:55:20mais toute la question
00:55:21est de savoir
00:55:21ce qu'a fait le bloc central
00:55:22alors du côté
00:55:23de Priscatechno
00:55:24je vais vous laisser en parler
00:55:25on connaît votre position
00:55:26via Gabriel Attal
00:55:27qui est pour lui
00:55:28l'interdiction du volement
00:55:29des moins de 15 ans
00:55:30je voudrais vous faire écouter
00:55:31la porte-parole du gouvernement
00:55:32parce qu'on a du mal
00:55:33à comprendre là
00:55:34la position du gouvernement
00:55:35et donc in fine
00:55:36d'Emmanuel Macron
00:55:37Ce sujet
00:55:39nous ne le balayons pas
00:55:40d'un revers de main
00:55:41parce qu'il embarque
00:55:42des enjeux
00:55:42et des questions
00:55:43de laïcité
00:55:44d'égalité femmes-hommes
00:55:45de protection de l'enfance
00:55:47qui sont absolument primordiales
00:55:49pour autant
00:55:49nous avons des doutes
00:55:51avérés
00:55:52avérés
00:55:53quant à l'applicabilité
00:55:55et la constitutionnalité
00:55:57d'une telle loi
00:55:58l'applicabilité
00:55:59j'ai le souvenir
00:56:00du président du Sénat
00:56:01Gérard Larcher
00:56:01dire il y a quelques mois
00:56:03que cette mesure
00:56:04était probablement inapplicable
00:56:06bon
00:56:06on voit bien
00:56:07quand on écoute
00:56:08les élus locaux
00:56:09concrètement
00:56:10que ça risquerait
00:56:11de poser des problèmes
00:56:12donc il y a peut-être
00:56:13besoin de réfléchir
00:56:14à comment est-ce qu'on
00:56:15le met en place
00:56:15suite on peut estimer
00:56:17et c'est mon cas
00:56:17que cette question
00:56:18si elle doit être posée
00:56:19doit l'être pour l'ensemble
00:56:19des signes religieux
00:56:20c'est une deuxième chose
00:56:21et enfin il y a la question
00:56:22de la constitutionnalité
00:56:23et à la fin
00:56:25est-ce que vous connaissez
00:56:26la position du gouvernement
00:56:27moi je vais vous donner
00:56:27la mienne du coup
00:56:28donc je n'ai pas compris
00:56:30quelle était la position
00:56:31mais peut-être
00:56:31qu'elle le dit plus tard
00:56:32elle le dit peut-être plus tard
00:56:33et je ne vais pas
00:56:35je ne vais pas ici
00:56:36chercher de la polémique
00:56:36où il ne devrait pas y en avoir
00:56:37je le dis assez simplement
00:56:39placer le sujet
00:56:41du voilement des fillettes
00:56:42on parle d'enfants
00:56:43de 8, 9, 10 ans, 11 ans
00:56:45sous le chemin
00:56:46de la religion
00:56:47est une faute politique
00:56:49merci
00:56:50le voilement des fillettes
00:56:52ce n'est pas un enjeu
00:56:53de laïcité
00:56:54et considérer
00:56:55que c'est un enjeu
00:56:55de laïcité
00:56:56fait le jeu précisément
00:56:58de celles et ceux
00:56:59qui font de l'entrisme
00:57:00dans notre pays
00:57:01et donc oui
00:57:02c'est un enjeu
00:57:03de protection des mineurs
00:57:04oui c'est un enjeu
00:57:05fondamentalement républicain
00:57:06et sur ça
00:57:07notre voix ne doit pas
00:57:08dérailler
00:57:08notre main ne doit pas trembler
00:57:10il faut interdire
00:57:11le voilement des fillettes
00:57:12et nous proposons
00:57:13au sein de ma famille politique
00:57:14au travers d'un vote
00:57:15qui a été fait
00:57:15parmi nos adhérents
00:57:16qui a été largement
00:57:18plébiscité
00:57:18c'est de mettre
00:57:19cette interdiction
00:57:20à partir de
00:57:21jusqu'à 15 ans
00:57:21pourquoi ?
00:57:23parce qu'il est communément
00:57:23accepté qu'à partir
00:57:24de 15 ans
00:57:25tout individu
00:57:26fait généralement preuve
00:57:27de discernement
00:57:28et donc c'est pour ça
00:57:29que je le dis
00:57:29on ne doit pas trembler
00:57:31on ne doit pas
00:57:31faire du relativisme
00:57:33sur quelque chose
00:57:33qui est quand même
00:57:34pardon
00:57:35assez simple
00:57:36alors votre position
00:57:37vous l'avez dit
00:57:38clairement
00:57:38moi quand j'ai posé
00:57:39la question ce matin
00:57:40à Maude Bréjean
00:57:42qui a une position
00:57:43personnelle
00:57:44qui est claire
00:57:44mais elle est porte-parole
00:57:45du gouvernement
00:57:46et elle est porte-parole
00:57:47d'un gouvernement
00:57:47qui pour Laurent Nunez
00:57:49ministre de l'Intérieur
00:57:49ce n'est pas rien
00:57:50il est contre
00:57:51cette interdiction
00:57:52dit-il pour ne pas
00:57:53stigmatiser
00:57:53mais on stigmatise qui ?
00:57:55mais honnêtement
00:57:56je me pose la question
00:57:57moi j'en peux plus
00:57:58c'est Maxime
00:58:00ces sentences
00:58:01ces motalissements
00:58:02ces oriflames
00:58:03ces drapeaux
00:58:03essentialisation
00:58:05stigmatisation
00:58:05on parle
00:58:06ce n'est pas une question
00:58:07de laïcité
00:58:08comme le dit
00:58:08madame la députée
00:58:09c'est une question
00:58:10de mœurs
00:58:11c'est une question
00:58:12d'enfance
00:58:13de protection
00:58:14de l'enfance
00:58:14que signifie
00:58:16le voilement
00:58:17d'une fillette
00:58:17le voilement
00:58:18d'une fillette
00:58:19c'est un pactage
00:58:20corporel
00:58:21c'est une forclusion
00:58:22de l'enfance
00:58:23c'est un signifiant
00:58:24social
00:58:24qui veut dire
00:58:25que l'honneur
00:58:27clanique de la famille
00:58:28repose sur
00:58:30pardon
00:58:31la membrane
00:58:31qui est l'hymène
00:58:32de la petite fille
00:58:33que l'on doit
00:58:33cadastrer
00:58:34que l'on doit
00:58:35encoder
00:58:35que l'on doit
00:58:36envelopper
00:58:37d'un voilement
00:58:37pour la protéger
00:58:38de la concupiscence
00:58:39des hommes
00:58:40c'est tout simplement
00:58:41ça que ça veut dire
00:58:42le voilement des fillettes
00:58:42on me sent énervé
00:58:43à tout le moins
00:58:43oui je suis très énervé
00:58:45vous savez pourquoi
00:58:45ma chère Sonia
00:58:46parce que
00:58:47Khalil Gibran
00:58:48disait quelque chose
00:58:48et franchement
00:58:49j'en parle avec émotion
00:58:50la femme faible
00:58:51est le symbole
00:58:52d'une nation opprimée
00:58:53si on commence
00:58:54à opprimer
00:58:55les petites filles
00:58:55dans notre pays
00:58:56on ne peut pas
00:58:57s'étonner ensuite
00:58:58de l'islamisation
00:58:59du pays
00:58:59ça va être un révélateur
00:59:01aussi
00:59:02Priska Temino
00:59:03sur ce sujet
00:59:04aussi
00:59:05parce que
00:59:05moi vraiment
00:59:06j'attends de voir
00:59:06comment la gauche va
00:59:07je ne dis pas
00:59:08qu'elle défend
00:59:09le voilement
00:59:10je ne dis pas ça
00:59:12elle est gênée
00:59:12sur son positionnement
00:59:13Manon Brie
00:59:14il y a quelques jours
00:59:14parlait d'un bout de tissu
00:59:16donc véritablement
00:59:17on verra
00:59:18les positions
00:59:18des uns et des autres
00:59:19Manon Brie
00:59:20parlait sûrement
00:59:20d'un bout de tissu
00:59:21d'autres ont parlé
00:59:22d'un signe de liberté
00:59:23enfin je veux dire
00:59:25à un moment
00:59:25je ne vais pas commencer
00:59:27à essayer
00:59:28de noder des bons points
00:59:29au sein de la gauche
00:59:29puisque je vais me retrouver
00:59:31avec tous les bons points
00:59:31dans la main
00:59:32je pense que nous
00:59:32notre enjeu en tant que famille politique
00:59:34à l'Assemblée Nationale
00:59:35c'est de défendre
00:59:36notre ligne
00:59:37et d'arrêter
00:59:38de considérer
00:59:39qu'il faudrait être
00:59:40dans un silence
00:59:40un peu gêné
00:59:41et que comme ça
00:59:42on avancerait
00:59:43plus que jamais
00:59:44notre pays est attaqué
00:59:45sur ses valeurs
00:59:46sur différents sujets
00:59:47et nous avons
00:59:47non seulement une responsabilité
00:59:49pour nous
00:59:49pour les femmes
00:59:50et les jeunes filles
00:59:50de notre pays
00:59:50mais aussi au sein
00:59:51de l'Union Européenne
00:59:52où nous sommes attendus
00:59:53parce que notre voix
00:59:54devient singulière
00:59:55et en ça
00:59:55elle ne doit pas s'éteindre
00:59:57Oui allez-y
00:59:59parce qu'après
01:00:00j'interrogerai
01:00:00c'est une phrase
01:00:01vraiment j'ai envie
01:00:02de la comprendre
01:00:03quand Emmanuel Macron
01:00:04il y a quelques années
01:00:04avait dit
01:00:05la question n'est pas
01:00:06de jeter l'opprobre
01:00:07attention sur des femmes voilées
01:00:09moi j'ai toujours dit
01:00:10derrière chaque voile
01:00:12ça n'a rien à voir
01:00:13nous sommes d'accord
01:00:13vous avez tout à fait raison
01:00:15Sonia
01:00:15le voilement des adultes
01:00:16c'est sa phrase
01:00:17on peut être féministe
01:00:18et porter le voile
01:00:20mais tout à fait
01:00:20cela relève de la libération
01:00:23ça interroge quand même
01:00:25tout le logiciel
01:00:26du président de la République
01:00:26sur ce sujet
01:00:27est-ce que vous le connaissez ?
01:00:29Il était très clair en fait
01:00:30il le dit de façon assez simple
01:00:31il l'avait même dit
01:00:31avoir devant soi
01:00:33une femme
01:00:34et je ne parle pas
01:00:35d'une fillette
01:00:35une femme
01:00:36qui décide elle-même
01:00:38de porter le voile
01:00:39etc
01:00:39je ne vois pas pourquoi
01:00:40ici on devrait commencer
01:00:41à débattre de soeur
01:00:42ce n'est pas du tout de ça
01:00:43dont il est question
01:00:44on parle du voilement
01:00:45et c'est pour ça que j'insiste
01:00:46de fillette
01:00:47Je suis d'accord
01:00:48mais est-ce que c'est un symbole
01:00:49malgré tout
01:00:49même si pour certaines femmes
01:00:51c'est un choix
01:00:51qui ici en France
01:00:53et plus généralement
01:00:54en Occident et ailleurs
01:00:56et dans les pays musulmans
01:00:58on représente
01:00:58une oppression
01:01:00on représente
01:01:00un défaut d'égalité
01:01:02femme-homme
01:01:02même si vous l'acceptez pour vous
01:01:04je pense que le voilement
01:01:07est un signe de séparatisme
01:01:08évidemment je le pense
01:01:09je l'assume
01:01:10après une femme adulte
01:01:11elle a le libre choix
01:01:12de décider
01:01:14je l'espère
01:01:15absolument
01:01:16pas toujours
01:01:17mais je l'espère
01:01:18mais une enfant
01:01:19on parle de jeunes femmes
01:01:21moi je veux bien
01:01:22nous sommes assises
01:01:23toutes les femmes
01:01:23autour de ce plateau
01:01:24et nous avons la chance
01:01:25justement
01:01:26de pouvoir être libre
01:01:28d'avoir pu s'émanciper
01:01:30qu'est-ce que vient signifier
01:01:31le voilement
01:01:31dans les quartiers
01:01:33où les jeunes femmes
01:01:33sont les plus vulnérables
01:01:34que personne n'ose regarder
01:01:36je veux dire
01:01:37au nom de quoi
01:01:38on devrait aujourd'hui
01:01:40autoriser le voilement
01:01:41des fillettes
01:01:41et comment allons-nous
01:01:43contrôler cela
01:01:44mais vous allez voir
01:01:44que le débat va être là encore
01:01:45j'espère pas de cette teneur là
01:01:47mais enflammé
01:01:47les mêmes qui nous parlent
01:01:48en plus de consentement
01:01:49comme étant l'alpha
01:01:50et l'oméga de la liberté
01:01:51est-ce que la petite fille
01:01:52elle consente
01:01:53à se faire voiler
01:01:54obligatoirement
01:01:55par ses parents
01:01:55je ne crois pas
01:01:56c'est pour ça
01:01:57qu'il est important
01:01:58d'aborder cette question
01:01:59du voilement
01:02:00des petites filles
01:02:02ou des filles
01:02:03parce que
01:02:0314-15 ans
01:02:05vous n'êtes pas
01:02:05une petite fille
01:02:06d'une manière
01:02:08dépassionnée
01:02:09et sereinement
01:02:11si je puis dire
01:02:12non
01:02:13parce qu'en fait
01:02:13c'est une question importante
01:02:15et moi je regarde
01:02:16je regrette toujours
01:02:17mais je suis d'accord avec vous
01:02:19donc la question du voilement
01:02:20des fillettes
01:02:22c'est une vraie question
01:02:23parce que
01:02:24c'est dans le cadre
01:02:24de la protection
01:02:25de l'enfance
01:02:26et de la protection
01:02:27de l'enfance
01:02:28et de l'adolescence
01:02:29jusqu'à un moment
01:02:29où effectivement
01:02:30on peut penser
01:02:31qu'il y a un peu plus
01:02:32de discernement
01:02:32donc permettre
01:02:34d'alléger
01:02:35ces fillettes
01:02:37et ces pré-adolescentes
01:02:39de ce poids
01:02:41de devoir subir
01:02:43ça c'est extrêmement important
01:02:44après
01:02:44moi ce que je voudrais
01:02:45juste nuancer
01:02:46parce qu'il faut savoir
01:02:47que vous avez
01:02:48beaucoup de femmes
01:02:49et moi je travaille
01:02:49avec des femmes
01:02:50dans les quartiers
01:02:51j'en connais
01:02:51beaucoup
01:02:52qui sont voilées
01:02:56mais c'est un choix
01:02:57personnel
01:02:58donc de dire
01:02:59que sur le quartier
01:03:00non mais
01:03:01je veux le dire
01:03:02parce que dire
01:03:03que sur les quartiers
01:03:04les femmes sont voilées
01:03:05parce qu'il y a
01:03:06une oppression des femmes
01:03:07à des hommes
01:03:08il y a une violence
01:03:08des hommes
01:03:09c'est pas vrai
01:03:10c'est pas vrai
01:03:10et je connais des hommes
01:03:12aussi qui disent
01:03:12à leurs femmes
01:03:13je veux pas que tu
01:03:14pourquoi tu te voiles
01:03:15et qu'ils disent
01:03:15la femme elle te dit
01:03:16c'est le prolongement
01:03:17de ma foi
01:03:18donc voilà
01:03:19il faut juste
01:03:20être juste
01:03:21sur cette question là
01:03:21merci pour cette analyse
01:03:23au carré
01:03:23personne n'a dit le contraire
01:03:24Naïma
01:03:25personne n'a dit le contraire
01:03:26parfois certains le pensent
01:03:27quand même
01:03:27c'est toujours bienvenu
01:03:28ben oui c'est juste
01:03:29moi j'essaie juste
01:03:30d'être juste
01:03:32dans mes analyses
01:03:32est-ce qu'on donnerait
01:03:33la parole aux hommes
01:03:34parce que là
01:03:36on va bientôt
01:03:36m'accuser d'être
01:03:37oui
01:03:38je vous en prie
01:03:38moi je suis le premier
01:03:39à considérer
01:03:40qu'il y a des logiques
01:03:40d'apartheid
01:03:41derrière le voilement
01:03:42à rappeler les effets
01:03:43bénéfiques
01:03:44qu'a eu la loi de 2004
01:03:45en particulier
01:03:46pour les jeunes filles
01:03:47musulmanes
01:03:47il y a une étude
01:03:47d'Eric Morin
01:03:48qui le montre
01:03:49et à penser qu'il faut
01:03:50changer la loi
01:03:50en la matière
01:03:51je pense de surcroît
01:03:52que ce serait
01:03:53un très beau symbole
01:03:53au moment où
01:03:54les femmes iraniennes
01:03:55se battent
01:03:56pour leur liberté
01:03:57que d'aller vers ça
01:03:57en France
01:03:58là où certaines
01:03:59néo-féministes
01:04:00refusent à interroger
01:04:01les conditions du consentement
01:04:02en revanche
01:04:02je suis toujours
01:04:03un peu gêné
01:04:03dans ce type de débat
01:04:04par deux angles morts
01:04:05le premier
01:04:06c'est l'emballement
01:04:07quantitatif
01:04:07de l'immigration
01:04:08puisque ce serait
01:04:09plus facile
01:04:10de s'opposer
01:04:10à la prolifération
01:04:11de normes
01:04:12socio-culturelles
01:04:12qu'on ne veut pas voir
01:04:13sur notre sol
01:04:14si on ne faisait pas venir
01:04:15des peuples entiers
01:04:16sans attendre d'eux
01:04:16un quelconque effort
01:04:18d'assimilation
01:04:18c'est le premier point
01:04:19le deuxième point
01:04:20c'est qu'il faut quand même
01:04:21se demander
01:04:21pourquoi en 20 ans
01:04:22il y a trois fois plus
01:04:22de jeunes filles
01:04:23qui se voilent
01:04:24et je pense que
01:04:25derrière ça
01:04:25il y a une incapacité
01:04:26à défendre
01:04:27notre modèle culturel
01:04:28notre valeur
01:04:29et je pense que
01:04:30l'islamisme
01:04:30il prospère avant tout
01:04:32dans le vide
01:04:32qu'on lui laisse
01:04:33et si on était capable
01:04:34de donner à la jeunesse
01:04:35je finis
01:04:35si on était capable
01:04:36de donner à la jeunesse
01:04:37des héros
01:04:38des modèles positifs
01:04:40à chérir
01:04:40une grandeur
01:04:42à rechercher
01:04:42on ne serait pas aussi vulnérable
01:04:44mais vous avez raison
01:04:44Joachim
01:04:45je crois que Sabrina
01:04:46l'a dit tout à l'heure
01:04:46c'est qu'une société
01:04:48quelle mœurs
01:04:48on veut dans notre vie
01:04:49dans notre pays
01:04:50quelle société on veut
01:04:51quelle civilisation
01:04:52quel rapport homme-femme
01:04:54quelle liberté on veut
01:04:55et à ce moment-là
01:04:56à partir de ce moment-là
01:04:57on se dit
01:04:57on met un cadre
01:04:58mais on ne l'a jamais mis
01:04:59et je vous dirais même plus
01:05:00il faut les prendre à l'Assemblée
01:05:01parce que là
01:05:01c'est quand même
01:05:02c'est un niveau
01:05:02et je vous dirais même plus
01:05:03quand vous avez
01:05:04dans le cadre
01:05:05de différentes politiques publiques
01:05:07concentrées
01:05:08enclavées des habitants
01:05:09dans le même quartier
01:05:10d'une manière homogène
01:05:12que ce soit culturellement
01:05:13ou religieusement
01:05:14il ne faut pas vous plaindre
01:05:15si nous on a eu
01:05:16cette chance
01:05:17d'être apaisés
01:05:18dans notre assimilation
01:05:19à la France
01:05:20c'est pas tout simplement
01:05:21parce qu'on avait
01:05:21des possibilités
01:05:22de cette altérité
01:05:23elle n'existe plus
01:05:25bien dit
01:05:25on va marquer une pause
01:05:27je vais vous demander
01:05:28de rester encore
01:05:28madame la députée
01:05:29si c'est possible
01:05:30parce que vraiment
01:05:30je voudrais qu'on voit
01:05:31la séquence
01:05:31entre monsieur Chenu
01:05:33et monsieur Léaumant
01:05:34moi j'ai souvenir aussi
01:05:37je ne révèle pas
01:05:38je crois que Gabriel Attal
01:05:39en a parlé publiquement
01:05:40mais lorsqu'il y a eu
01:05:42ces fillettes
01:05:44voilées à l'Assemblée nationale
01:05:45il est quasiment
01:05:45le premier
01:05:46à les avoir croisés
01:05:48Mathilde dit
01:05:49dans un couloir
01:05:50c'est saisissant
01:05:51vous voyez des
01:05:52alors là
01:05:53je sais que
01:05:53les partenaires
01:05:54vous me dire
01:05:54c'est des jeunes filles
01:05:55on ne va pas
01:05:56enfin voilà
01:05:57c'est des mineurs
01:05:58et dans un pays
01:05:59comme la France
01:06:00et d'ailleurs dans tous les pays
01:06:01ça ne devrait pas
01:06:01évidemment passer
01:06:02vous allez encore
01:06:03nous l'expliquer
01:06:03une courte pause
01:06:04et on se retrouve
01:06:05merci d'être avec nous
01:06:10il y a quelques instants
01:06:11nous parlons toujours
01:06:13d'ailleurs des sujets
01:06:14importants
01:06:15interdiction des frères musulmans
01:06:17en tout cas
01:06:17classer les frères musulmans
01:06:19en organisation terroriste
01:06:20je fais la part des choses
01:06:22par rapport au sujet
01:06:23puisque là
01:06:24nous parlons aussi
01:06:25du voilement des fillettes
01:06:27l'interdiction du voilement des fillettes
01:06:28qui va être examinée ce soir
01:06:30d'ailleurs dans quelle ambiance
01:06:31quand même Prisca Tevno
01:06:32je salue Alexandre Devecchio
01:06:33qui nous a rejoint
01:06:34on va parler d'un excellent livre
01:06:35véritablement
01:06:36et ce n'est pas parce qu'on se connait
01:06:38depuis très longtemps
01:06:38que je le dis
01:06:39c'est pour l'avoir lu
01:06:40et l'avoir vraiment apprécié
01:06:41merci
01:06:41nous vivions côte à côte
01:06:43on va en parler
01:06:44alors là on va vous montrer
01:06:45toute la séquence
01:06:45de ce qui s'est passé
01:06:46à l'Assemblée
01:06:47après ce qu'a dit
01:06:49M. Jacobelli
01:06:50à un député LFI
01:06:51comment Antoine Léaumont
01:06:53s'est adressé à Sébastien Chenu
01:06:54voilà toute la séquence
01:06:56vous en voulez combien
01:07:00M. le Président
01:07:01je suis capable de vous citer
01:07:02tous les articles de la Constitution
01:07:04mais n'entrez pas dans un débat
01:07:05c'est un rappel au règlement
01:07:05que vous asseyez sur un mauvais
01:07:07numéro d'article
01:07:08non
01:07:09je fais sur un très bon
01:07:10numéro d'article
01:07:11non bon alors stop
01:07:11ça va
01:07:12c'est un moment
01:07:13il faut arrêter de se moquer
01:07:14du monde quand même là
01:07:15allez
01:07:16M. le rapporteur
01:07:18stop
01:07:20stop aussi là
01:07:21ça va
01:07:21ça va aussi
01:07:22M. le rapporteur général
01:07:24et vous vous asseyez
01:07:25M. Léaumont
01:07:25vous asseyez M. Léaumont
01:07:27M. Léaumont
01:07:29ne créez pas d'incident
01:07:30M. Léaumont
01:07:32stop
01:07:34alors M. Léaumont
01:07:38je vous fais un rappel
01:07:39à l'ordre
01:07:40vous n'avez pas à me menacer
01:07:41vous n'avez pas à me menacer
01:07:43physiquement
01:07:44M. Léaumont
01:07:46vous êtes rappelé à l'ordre
01:07:47M. Léaumont
01:07:48M. Châtelain
01:07:50M. Châtelain
01:07:50stop
01:07:51M. le Président
01:07:53M. le Président
01:07:55je demande une suspension
01:07:56de séance de 10 minutes
01:07:57elle est de 2 minutes
01:07:58c'est la deuxième
01:07:59sur ce texte de votre groupe
01:08:00elle est de droit
01:08:01de 2 minutes
01:08:01qu'est-ce que vous venez de dire là
01:08:03je saisis le bureau
01:08:04pour vos menaces physiques
01:08:05de venir descendre
01:08:07avec vous
01:08:07ça suffit
01:08:09ce que vous venez de dire là
01:08:10quelle image
01:08:12honnêtement
01:08:12quelle image
01:08:13mais là
01:08:14on a dit ce qu'on pensait
01:08:16de la première séquence
01:08:17et les mots
01:08:18qui n'avaient pas
01:08:19à être dit
01:08:19en tout cas de cette manière là
01:08:20là il est vrai
01:08:21qu'il y a quand même
01:08:22un comportement
01:08:23de la France insoumise
01:08:24qui n'est pas
01:08:24conforme du tout
01:08:26d'arriver en dessous
01:08:27du perchoir
01:08:28si je puis dire
01:08:29de dire
01:08:29alors les mots
01:08:30on a du mal à les entendre
01:08:31le broie total
01:08:32quelle image
01:08:33non mais on est
01:08:34enfin
01:08:35ne soyons pas surpris
01:08:36de l'attitude
01:08:36de la France insoumise
01:08:37et vraiment là
01:08:39on parle même pas
01:08:40du fond du texte
01:08:40on parle de son attitude
01:08:41dans le cadre
01:08:43de l'hémicycle
01:08:43il n'arrive pas
01:08:45à respecter
01:08:46quelconque le règle
01:08:47on est député
01:08:49oui nous avons des règles
01:08:50l'Assemblée Nationale
01:08:51est un lieu
01:08:51l'hémicycle est un lieu
01:08:52où on peut parler librement
01:08:54mais en respectant
01:08:55des règles
01:08:55qui sont assises
01:08:56sur un règlement
01:08:57que d'ailleurs
01:08:58le président de séance
01:08:59rappelle
01:08:59plusieurs fois
01:09:00maintes fois
01:09:01mais bien sûr
01:09:02et M. Léoman
01:09:04n'arrive pas
01:09:05à se calmer
01:09:05à décolérer
01:09:06et va jusqu'à
01:09:07descendre de son siège
01:09:08aller au pied
01:09:09de la présidence
01:09:10de l'Assemblée Nationale
01:09:11pour invectiver
01:09:12enfin je veux dire
01:09:13à un moment
01:09:13oui
01:09:14il faut appeler
01:09:15un chat un chat
01:09:16c'est en permanence
01:09:17la menace
01:09:17l'invective
01:09:18et les coups de pression
01:09:20dont fait part
01:09:20la France insoumise
01:09:21c'est une sorte de sujet
01:09:22aussi important
01:09:22il faut la sérénité
01:09:24il faut le calme
01:09:25il faut la liberté
01:09:26de pouvoir dire
01:09:26ce qu'on veut
01:09:27sans évidemment
01:09:28invectiver
01:09:29ses opposants
01:09:31simplement
01:09:32merci Prisca Thévenot
01:09:34merci à vous
01:09:35merci à vous
01:09:35si vous me permettez
01:09:37c'est rare que ça m'arrive
01:09:39mais je voulais
01:09:40souligner quelque chose
01:09:40d'aussi important
01:09:41on parle beaucoup
01:09:41de la parole des politiques
01:09:42de la déontologie
01:09:44de l'importance
01:09:44de dire ce qu'on pense
01:09:45et de ne pas avoir peur
01:09:46et je voulais dire
01:09:48que le journalisme aussi
01:09:49doit pouvoir l'être
01:09:50le journalisme
01:09:51ne doit pas se complaire
01:09:52dans la bienveillance
01:09:53dans la bien-pensance
01:09:55et dans le fait
01:09:55d'avoir des silences
01:09:56un peu vexés
01:09:57ou gênés
01:09:58ça doit faire preuve
01:09:59du courage
01:09:59et je tenais à vous le dire
01:10:00Sonia Mabreux
01:10:01vous faites preuve de courage
01:10:02pour dire un certain
01:10:04nombre de choses
01:10:04que beaucoup pensent
01:10:05tout bas
01:10:05et qui ne peuvent pas
01:10:06être dites
01:10:06je ne sais pas pourquoi
01:10:08mais en tout cas
01:10:08je tenais à vous apporter
01:10:10tout mon soutien
01:10:10par rapport à cela
01:10:11parce que vraiment
01:10:12merci de le faire
01:10:12au nom de beaucoup
01:10:13beaucoup d'entre nous
01:10:15Merci, merci beaucoup
01:10:16Merci Prisca Thévenot
01:10:18Merci
01:10:19Le livre d'Alexandre Devecchio
01:10:23Alors on va le voir
01:10:23on va voir la
01:10:24comment dire
01:10:25la une
01:10:26comme ça on va permettre
01:10:27à Prisca Thévenot
01:10:28de rejoindre
01:10:29l'hémicycle enflammé
01:10:31et je vous remercie
01:10:32à nouveau
01:10:32Nous vivions
01:10:34côte à côte
01:10:35itinéraire d'un petit blanc
01:10:36de banlieue
01:10:37aux éditions Fayard
01:10:38et je le disais vraiment
01:10:39merci pour toute cette nuance
01:10:41et de décrire
01:10:42ce processus
01:10:43qui est un processus
01:10:44complexe
01:10:45avec nuance
01:10:45et empathie
01:10:46c'est le long processus
01:10:47en vérité
01:10:48qui a transformé
01:10:49tout le visage
01:10:50des banlieues
01:10:51de la banlieue
01:10:51où vos grands-parents
01:10:52ont posé leur valise
01:10:55et où
01:10:55quelque part
01:10:56enfin un pays
01:10:57plus largement
01:10:58où le mot
01:10:58moi c'est ça
01:10:59qui m'a le plus atteint
01:11:01mais on va parler de tout
01:11:02le mot français
01:11:03être français
01:11:04est devenu
01:11:05presque une injure
01:11:06comment on a pu passer
01:11:08en peu de temps
01:11:08il n'y a pas si longtemps
01:11:09vous êtes jeune
01:11:10à une telle situation
01:11:12alors ce que je rappelle
01:11:13c'est que moi
01:11:13j'ai jamais réellement
01:11:14connu le vivre ensemble
01:11:16c'est pour ça que le livre
01:11:17s'appelle
01:11:18nous vivions côte à côte
01:11:19le côte à côte
01:11:20n'est déjà pas
01:11:20le vivre ensemble
01:11:22et je dis que
01:11:22mes grands-parents
01:11:23ou mon grand-père italien
01:11:25en tout cas
01:11:25était de la génération
01:11:26de l'assimilation
01:11:28mais pas en celle
01:11:29de l'intégration
01:11:30et moi
01:11:31j'ai vu
01:11:32la désintégration
01:11:34et je l'ai vu
01:11:34par petites touches
01:11:35ça n'a pas été
01:11:36un processus
01:11:37alors ça a été rapide
01:11:38vous le rappelez
01:11:39mais je l'ai vu
01:11:41se dérouler
01:11:42quand même
01:11:42sur plus d'une trentaine
01:11:44d'années
01:11:45et je raconte
01:11:46comment ça s'est fait
01:11:47effectivement
01:11:47par petites touches
01:11:48et comment on est
01:11:49malheureusement
01:11:49passé du côte à côte
01:11:51au face à face
01:11:53je pense qu'il n'y a plus
01:11:54pour répondre à votre question
01:11:55il y a plusieurs raisons
01:11:56la première
01:11:56mon livre est nuancé
01:11:58mais il y a une raison
01:12:00objective
01:12:00qu'il faut bien citer
01:12:01c'est l'immigration
01:12:02de masse
01:12:04je pense qu'on pouvait
01:12:05assimiler
01:12:05on pouvait intégrer
01:12:06mais avec des flux
01:12:08raisonnables
01:12:09quand vous avez
01:12:09des concentrations
01:12:10de population
01:12:11dans un même quartier
01:12:12il devient impossible
01:12:14d'assimiler
01:12:15parce qu'on peut
01:12:15assimiler des individus
01:12:17et pas des peuples entiers
01:12:19mais il y a eu
01:12:20d'autres éléments
01:12:21qui ont aggravé
01:12:22le problème
01:12:22notamment un discours
01:12:24antiraciste dévoyé
01:12:25qui à mon avis
01:12:26a enfermé
01:12:27les jeunes
01:12:28de ces quartiers-là
01:12:29dans une identité
01:12:30parfois fantasmée
01:12:32parce que je dis
01:12:32que beaucoup
01:12:33connaissent assez mal
01:12:34leur pays
01:12:35et vous le savez aussi
01:12:36ils seraient sans doute
01:12:37très mal accueillis
01:12:38dans leur pays
01:12:39s'ils se comportaient
01:12:40comme un chelot
01:12:42vous nous le confirmez
01:12:43à 100%
01:12:44donc il y a eu
01:12:45une faillite
01:12:46des élites
01:12:47qui ont non seulement
01:12:48abandonné
01:12:49le modèle d'assimilation
01:12:50et qui surtout
01:12:51ont dénigré
01:12:52leur peuple
01:12:53parce que les gens
01:12:54qui habitaient
01:12:54dans ces quartiers
01:12:55populaires-là
01:12:56qu'ils soient français
01:12:57de souche
01:12:58français assimilés
01:12:59ont été invisibilisés
01:13:01ils ont été méprisés
01:13:02ils ont été traités
01:13:03de beauf et de raciste
01:13:04alors l'assimilation
01:13:05non seulement se fait
01:13:06par le haut
01:13:07et on a renoncé
01:13:08à la faire par le haut
01:13:09mais elle se faisait
01:13:10par le bas
01:13:10par les relations
01:13:11de voisinage
01:13:12par le contrôle social
01:13:14et on l'a rendu
01:13:15impossible
01:13:15parce que justement
01:13:16vous l'avez dit
01:13:17on a instauré
01:13:18une forme de racisme
01:13:18antifrançais
01:13:19racisme antifrançais
01:13:21qui existe en bas
01:13:22et qui d'une certaine
01:13:23manière existe
01:13:24de la part d'élites
01:13:25qui rêvaient
01:13:26de mondialisation
01:13:27et qui trouvaient
01:13:27que le français classique
01:13:29était un peu
01:13:30si vous voulez
01:13:31passé de mode
01:13:32était un peu moisi
01:13:33ça c'est le cœur
01:13:34de votre livre
01:13:35on va y revenir
01:13:36et d'ailleurs
01:13:36quand vous dites
01:13:36difficulté d'assimilation
01:13:38parce qu'il y a
01:13:39des flux migratoires
01:13:40trop importants
01:13:40moi j'ai dit toujours
01:13:41on peut aussi l'appliquer
01:13:43on peut mettre ce calque
01:13:44sur les pays du sud
01:13:45vous avez aujourd'hui
01:13:46des pays qui étaient
01:13:47autrefois
01:13:48simplement des pays de passage
01:13:49qui sont aujourd'hui
01:13:50des pays d'arrivée
01:13:52parce que l'Europe
01:13:52malgré tout
01:13:53essaye de se refermer
01:13:55que ce soit la Tunisie
01:13:56ou le Maroc
01:13:56et ils ont le même souci
01:13:58aujourd'hui
01:13:59ou le même défi
01:14:00on va dire
01:14:01d'assimilation
01:14:02par rapport
01:14:03à des migrants subsahariens
01:14:04non pas
01:14:04qu'il y a
01:14:05alors évidemment
01:14:06je ne cautionne pas
01:14:07parfois les méthodes
01:14:07extrêmement brutales
01:14:08pour les chasser
01:14:11surtout pas
01:14:11mais problème d'assimilation
01:14:13qui vaut aussi
01:14:14dans le sud
01:14:14donc il faut arrêter
01:14:15de parler du nord
01:14:16comme il serait
01:14:17le coupable
01:14:18éternel
01:14:18parce que blanc
01:14:19la loi du nombre
01:14:20la loi du nombre
01:14:21vaut partout
01:14:22avec quand même
01:14:23une difficulté
01:14:23dont je n'ai pas parlé
01:14:24parce que je ne pouvais pas
01:14:25tout dire
01:14:25dans la première réponse
01:14:26c'est-à-dire que
01:14:27là encore
01:14:27je ne suis pas naïf
01:14:28je pense que l'assimilation
01:14:29peut être réussie
01:14:30avec n'importe quel individu
01:14:31même
01:14:32les subsahariens
01:14:33mais il faut quand même
01:14:34être honnête
01:14:34c'est plus difficile
01:14:35d'assimiler quelqu'un
01:14:37qui vient d'une culture
01:14:38lointaine
01:14:39d'une autre civilisation
01:14:40avec une autre religion
01:14:41que quelqu'un
01:14:42qui vient d'Italie
01:14:43qui est un pays
01:14:44très proche
01:14:45il n'empêche
01:14:45que je rappelle
01:14:46dans le livre
01:14:47qu'en plus
01:14:47ça n'a pas été
01:14:47si simple
01:14:48que ça
01:14:49avec les Italiens
01:14:50donc on aurait dû
01:14:50être prudents
01:14:51malheureusement
01:14:52on ne l'a pas été
01:14:52moi je trouve que
01:14:53dans votre livre
01:14:53plus on feuillette les pages
01:14:55plus on a l'impression
01:14:55d'un album
01:14:56vraiment de photos
01:14:57et presque de famille
01:14:58alors c'est pas les mêmes
01:15:00vous vous décrivez
01:15:00vos parents
01:15:01des gens qui ont refusé
01:15:03pendant longtemps
01:15:03alors chacun ses convictions
01:15:05de voter à droite
01:15:05et même à la droite
01:15:06de la droite
01:15:07mais qui petit à petit
01:15:08le bulletin de vote
01:15:09commence à changer
01:15:10de couleur
01:15:11ils ne veulent pas
01:15:12envoyer leurs enfants
01:15:13sans doute vous
01:15:15dans le privé
01:15:16enfin ils préfèrent
01:15:17envoyer dans le privé
01:15:18par crainte
01:15:19que dans le public
01:15:20évidemment ça se passe mal
01:15:22et puis on a l'impression
01:15:23comme ça d'une France aussi
01:15:24vous savez des bars PMU
01:15:27de certains centres
01:15:28commerciaux
01:15:28qui s'érodent
01:15:29et je trouve que ça fait
01:15:30vous savez on dirait aussi
01:15:31je sais pas
01:15:32une petite musique
01:15:33lancinante comme ça
01:15:35et on voit
01:15:35au fil des pages
01:15:36la transformation
01:15:37du pays
01:15:38et ça vraiment
01:15:39merci de l'avoir
01:15:39aussi bien décrit
01:15:40on dirait un film
01:15:41pour tout
01:15:42merci
01:15:43dans le livre d'ailleurs
01:15:44je dis que j'aimais
01:15:45beaucoup le cinéma
01:15:46que j'aurais aimé
01:15:46être réalisateur de films
01:15:47donc vous pouvez
01:15:48difficilement me faire
01:15:49un plus grand compliment
01:15:50Sionia
01:15:50merci
01:15:52mais effectivement
01:15:52j'ai voulu montrer
01:15:53par petites touches
01:15:54et j'ai surtout voulu
01:15:55donner à voir
01:15:56et ressentir
01:15:57parce qu'on va pas se mentir
01:15:58le constat que je fais
01:15:59il est fait par beaucoup
01:16:00j'en cite
01:16:01Georges Bensoussan
01:16:03qui avait écrit
01:16:03les territoires perdus
01:16:04de la République
01:16:05Christophe Guilloui
01:16:06Gilles Kepel
01:16:07etc
01:16:08mais je voulais
01:16:09je trouve que c'est plus fort
01:16:11si on donne à voir
01:16:12et surtout ça donne
01:16:13de la complexité
01:16:14alors mon idée
01:16:15était de redonner
01:16:16de la complexité
01:16:16justement aux français
01:16:18qui ont subi
01:16:18aux français ordinaires
01:16:20d'où qu'ils viennent
01:16:21puisque c'est sous-titré
01:16:22itinéraire d'un petit blanc
01:16:23mais je dis qu'en fait
01:16:24tous les français intégrés
01:16:27ont souffert
01:16:28de la même manière
01:16:29donc redonner un visage
01:16:31à ces français
01:16:32qui ont souffert
01:16:33de cette désintégration
01:16:34et qui ont été caricaturés
01:16:35et j'ai aussi essayé
01:16:37de me mettre dans la tête
01:16:38des nouveaux français
01:16:40ou des français
01:16:42qui ne veulent pas
01:16:42être français
01:16:43qui sont hostiles
01:16:43à la France
01:16:44de comprendre
01:16:44les mécanismes
01:16:45qui les ont conduits
01:16:47à rejeter si violemment
01:16:49notre pays
01:16:49donc voilà
01:16:50là c'était vraiment
01:16:51c'était un contre-emploi
01:16:52votre rôle
01:16:53si je puis dire
01:16:53il faut reparler cinéma
01:16:54véritablement
01:16:55mais ce qui est particulier
01:16:56parce que c'est vous
01:16:57c'est votre plume
01:16:58on vous connait
01:16:59en tant que journaliste
01:16:59élitéraliste
01:17:00et vraiment
01:17:01moi je peux le dire
01:17:01un travailleur acharné
01:17:03il faut savoir
01:17:04qu'Alexandre Devecchio
01:17:04mène tellement d'interviews
01:17:06et après
01:17:06quand vous faites
01:17:07des interviews
01:17:08de plusieurs heures
01:17:08moi je me souviens
01:17:09merci de m'avoir fait
01:17:10cet honneur
01:17:10avec d'ailleurs
01:17:11Elisabeth Badinter
01:17:12et Abnus Chalmani
01:17:13c'était des heures
01:17:13de conversation
01:17:14et après vous retrouvez
01:17:15tout ça parfaitement
01:17:16comme vous l'avez pensé
01:17:18imaginé
01:17:18c'est extrêmement rare
01:17:19mais vous êtes à la fois
01:17:20la preuve
01:17:20et l'exception
01:17:21parce que vous êtes
01:17:22celui qui vient
01:17:23de la banlieue
01:17:23qui a su s'en sortir
01:17:25s'en distancer
01:17:26quand même
01:17:27donc je ne sais pas
01:17:28si c'est un exemple
01:17:29à suivre
01:17:30ce que vous dites
01:17:31au contraire
01:17:31il faut rester
01:17:32d'abord il y a
01:17:33beaucoup de gens
01:17:34aimeraient tout simplement
01:17:35vivre en banlieue
01:17:36paisiblement
01:17:37enfin ce n'est pas
01:17:38un objectif en soi
01:17:39de sortir de la banlieue
01:17:42je dis que la banlieue
01:17:44a pu être heureuse
01:17:45il fut un temps
01:17:46et donc moi
01:17:47je préférerais
01:17:47que les habitants
01:17:50de banlieue
01:17:50puissent y vivre
01:17:51paisiblement
01:17:52ce qui est vrai
01:17:53par contre
01:17:53c'est qu'il y a une fuite
01:17:54des petits blancs
01:17:55de banlieue
01:17:56ou même
01:17:56des immigrés
01:17:58intégrés
01:17:59parce que justement
01:18:00ils ont vu
01:18:00cette transformation
01:18:01et ils ont préféré
01:18:02partir
01:18:03et puis il y a ceux
01:18:04qui se sont retrouvés
01:18:05piégés
01:18:05la difficulté
01:18:06c'est qu'on a
01:18:07un phénomène
01:18:07de métropolisation
01:18:08de grandes villes
01:18:10souvent celles
01:18:11qui votent
01:18:11le plus à gauche
01:18:12qui sont les plus
01:18:13donneuses de leçons
01:18:14où le prix du mètre carré
01:18:15est inabordable
01:18:18pour les classes moyennes
01:18:19et populaires
01:18:20donc il leur reste
01:18:21la banlieue
01:18:22pour vivre
01:18:22pas trop loin
01:18:23des centres
01:18:24où il y a du travail
01:18:24mais cette banlieue
01:18:26justement
01:18:27il y a les problèmes
01:18:27d'insécurité
01:18:28et d'insécurité culturelle
01:18:29donc sont relégués
01:18:30encore plus loin
01:18:31dans la France
01:18:31dite périphérique
01:18:32ou rurale
01:18:33où là elle est abandonnée
01:18:34aussi par les élites
01:18:35où il y a de moins en moins
01:18:35de services publics
01:18:36donc c'est ce piège là aussi
01:18:38que je décris
01:18:39des gens qui ont acheté
01:18:40un pavillon en banlieue
01:18:41ont parfois des difficultés
01:18:43à le revendre
01:18:45parce qu'ils sont pris
01:18:46justement en étau
01:18:47entre les grandes métropoles
01:18:48ils n'ont pas forcément
01:18:49envie d'aller loin
01:18:50de leurs enfants
01:18:51par exemple
01:18:51dans la France périphérique
01:18:53et ils n'arrivent pas
01:18:54à vendre leur pavillon
01:18:56convenablement
01:18:57donc ça aussi
01:18:57c'est l'une des difficultés
01:18:58je crois qu'on ne veut pas voir
01:19:00alors je pense que tout le monde
01:19:01a envie de réjeter
01:19:01parce que je sais que par vos parcours
01:19:03vos sensibilités
01:19:03vos convictions
01:19:04ça doit beaucoup résonner
01:19:05on va faire un tour de table
01:19:07dans ce sens-là
01:19:08Joachim
01:19:09c'est à vous
01:19:10moi je suis moi-même
01:19:11un enfant de l'assimilation
01:19:12donc je ne peux que me retrouver
01:19:14dans le message d'Alexandre
01:19:15je ne vais pas rebondir
01:19:16sur son ouvrage
01:19:17il sait déjà
01:19:17tout le bien que j'en pense
01:19:18j'aimerais apporter
01:19:19un témoignage personnel
01:19:20sur la personne
01:19:21qu'Alexandre
01:19:22étant donné que le livre
01:19:23est écrit
01:19:24à la première personne
01:19:25et la première remarque
01:19:26que je voulais faire
01:19:26c'est lorsque je suis arrivé
01:19:27à Sciences Po
01:19:28j'avais 17 ans
01:19:29j'ai vraiment
01:19:30dans les années 2010
01:19:31j'ai vraiment découvert
01:19:32ce que c'était
01:19:32la pensée unique
01:19:33et j'ai découvert
01:19:34un espace médiatique
01:19:34où les idées patriotes
01:19:36les idées souverainistes
01:19:37les idées républicaines
01:19:38au sens originel du terme
01:19:39n'avaient quasiment
01:19:40pas le droit de citer
01:19:41cette période-là
01:19:42elle a coïncidé
01:19:42avec le moment
01:19:43où Alexandre a lancé
01:19:44le Figaro Vox en 2015
01:19:46et il faut vraiment dire
01:19:47à ceux qui nous regardent
01:19:48que cet espace
01:19:48a vraiment permis
01:19:49de libérer une autre parole
01:19:50sans aucun sectarisme
01:19:52et que ça a été
01:19:52un travail d'intérêt général
01:19:54qu'il a fait
01:19:55et la deuxième remarque
01:19:56c'est que beaucoup de personnes
01:19:57ont tendance
01:19:58lorsqu'elles franchissent
01:19:59lorsqu'elles intègrent un club
01:20:00à vouloir à tout prix
01:20:01fermer la porte
01:20:02derrière elle
01:20:03Alexandre n'est pas du tout
01:20:04de ce type de personne
01:20:07et je l'ai vu vraiment
01:20:08au fil des années
01:20:08parce que j'ai eu la chance
01:20:09d'être son stagiaire
01:20:10plus tard au Figaro
01:20:11vouloir vraiment
01:20:12faire émerger
01:20:13une nouvelle génération
01:20:14permettre de nouvelles voix
01:20:15de s'exprimer
01:20:17et pour ça je pense
01:20:17qu'il faut le remercier
01:20:19je le remercie
01:20:20quelle éloge
01:20:20mais partagez
01:20:21vous le savez
01:20:22vous le savez
01:20:22c'est très important
01:20:23merci pour ces mots
01:20:24en tout cas
01:20:25mais c'est vrai
01:20:25quand vous dites
01:20:26ce que vous avez fait
01:20:28récemment
01:20:28entre Mathieu Bock-Côté
01:20:29et Patrick Cohen
01:20:31vraiment
01:20:31après chacun a choisi
01:20:33si je puis dire
01:20:34vers qui il penche
01:20:36mais que ce soit
01:20:36parlé
01:20:37que ce soit à votre initiative
01:20:38je trouve que ça
01:20:39ça symbolise beaucoup
01:20:40ce que vous êtes
01:20:40Sabrina
01:20:41alors moi je n'ai pas
01:20:43encore lu le livre
01:20:44d'Alexandre
01:20:44je lui ai promis
01:20:45que je l'achèterais
01:20:46mais qu'il m'a surtout
01:20:47promis une dédicace
01:20:48donc
01:20:48j'en profite pour dire
01:20:51qu'il est malheureusement
01:20:52difficile à trouver
01:20:53il est en réimpression
01:20:55tous les jours
01:20:56donc allez en librairie
01:20:57si Amazon
01:20:58le délai est trop long
01:20:59et en librairie
01:21:01à la FNAC
01:21:02chez Cultura
01:21:02j'en cite plusieurs
01:21:03pour ne pas faire
01:21:05de pub
01:21:06mais il est un peu
01:21:07en rupture de stock
01:21:08mais il se trouve
01:21:09quand même
01:21:09donc voilà
01:21:10n'abandonnez pas
01:21:11me concernant
01:21:13Alexandre
01:21:14a tout expliqué
01:21:16c'est-à-dire
01:21:17les écueils
01:21:17justement
01:21:18de ce défaut
01:21:19d'assimilation
01:21:19le problème
01:21:20de la démographie
01:21:21le problème
01:21:22des élites
01:21:23diversitaires
01:21:24qui la pensent
01:21:25comme une donnée
01:21:26interchangeable
01:21:26et qui pensent
01:21:27que toutes les cultures
01:21:28peuvent se côtoyer
01:21:29sans qu'il y ait
01:21:31d'obsession
01:21:32de domination
01:21:33ça c'est une réalité
01:21:34la concentration
01:21:35ultra communautaire
01:21:36dans les quartiers
01:21:36l'exode urbain
01:21:37enfin il a tout dit
01:21:37mais moi je m'inscris
01:21:39vraiment dans
01:21:40dans une sorte
01:21:41de continuité
01:21:43et d'analogie
01:21:43de parcours
01:21:44parce que
01:21:44je ne vais pas parler
01:21:45de mon parcours
01:21:47là tout de suite
01:21:48mais il y a énormément
01:21:49de similitudes
01:21:50énormément d'analogies
01:21:51et je vais même
01:21:52d'ailleurs plus loin
01:21:53parce que je suis en train
01:21:53d'écrire là-dessus
01:21:54justement
01:21:54sur la question
01:21:56du conflit de loyauté
01:21:56qu'est-ce que
01:21:58être français
01:21:59issu de l'immigration
01:22:00qui s'identifie
01:22:01à la France
01:22:02à la République
01:22:03ou aux valeurs de la République
01:22:04lorsque l'on est
01:22:06une jeune femme
01:22:07dans un quartier
01:22:07qu'on s'identifie
01:22:10au mode de vie français
01:22:11on n'est jamais insulté
01:22:13qu'on se puait menacer
01:22:14de salle républicaine
01:22:15on est en permanence
01:22:16insulté de
01:22:17salle française
01:22:18arrête de faire ta française
01:22:19ne fais pas ta française
01:22:21c'est pas salle républicaine
01:22:22ou ne fais pas ta républicaine
01:22:23tout à fait
01:22:24et je trouve que
01:22:25ce
01:22:25Stockholm
01:22:27ce conflit de loyauté
01:22:29cette doctrine-là
01:22:31il faut vraiment en parler
01:22:32parce que je pense
01:22:32qu'elle libérera
01:22:33la parole de beaucoup
01:22:34On attend votre ouvrage
01:22:35avec intérêt
01:22:36intérêt
01:22:36on attend beaucoup
01:22:38d'ouvrage
01:22:38avec intérêt
01:22:39d'ailleurs
01:22:39voilà
01:22:40alors
01:22:41moi je suis beaucoup
01:22:43plus âgée
01:22:44qu'Alexandre
01:22:45et moi je suis arrivée
01:22:46je suis vraiment
01:22:47issue de l'immigration
01:22:48et donc
01:22:49quand on est arrivée
01:22:50en France
01:22:50on était vraiment
01:22:51pour le coup
01:22:52on vivait ensemble
01:22:53et non pas côte à côte
01:22:54puisqu'on était
01:22:55une famille
01:22:57d'origine marocaine
01:22:58la mienne
01:22:59une famille
01:22:59algérienne
01:23:00une famille aussi tunisienne
01:23:02juive tunisienne
01:23:04et puis le reste
01:23:05c'était des Italiens
01:23:06des Portugais
01:23:06des Français
01:23:07effectivement
01:23:08majoritairement
01:23:09et on vivait vraiment
01:23:10dans cet espace
01:23:12d'altérité
01:23:13donc moi au contraire
01:23:14je l'ai vécu
01:23:15l'assimilation
01:23:16mais je l'ai vécu
01:23:16dans une
01:23:17j'allais dire
01:23:18dans une situation
01:23:19très apaisée
01:23:20parce qu'on ne me renvoyait
01:23:21absolument pas
01:23:22à mes origines
01:23:23et pour mon bonheur
01:23:25il n'y avait pas
01:23:26cette gauche
01:23:27qui nous victimisait
01:23:28et qui nous renvoyait
01:23:29tout le temps
01:23:30à notre origine
01:23:31etc.
01:23:32Je vais me faire
01:23:32de la publicité aussi
01:23:33et ça j'ai hâte
01:23:35d'en parler avec Alexandre
01:23:37parce que c'est quelqu'un
01:23:37que j'ai apprécié beaucoup
01:23:38parce que moi mon livre
01:23:40ça va être un livre
01:23:40où c'est le regard
01:23:41d'une jeune fille
01:23:42une jeune femme
01:23:43d'origine immigrée
01:23:44et en miroir
01:23:46et ça va être
01:23:47je pense intéressant
01:23:47La gauche
01:23:49qui se reconnaît
01:23:53dans ce que dit
01:23:53Alexandre Devecchio
01:23:54parce que je suis
01:23:55d'origine italienne
01:23:56comme lui
01:23:56je rêvais d'être
01:23:57metteur en scène
01:23:58de cinéma
01:23:58et ce qu'il a écrit
01:24:02me fait penser
01:24:02au livre de Cavana
01:24:03qui s'appelait
01:24:04Les Ritales
01:24:04qui avait beaucoup
01:24:05de succès
01:24:06il y a une quarantaine
01:24:07d'années
01:24:08et l'assimilation
01:24:09des Italiens
01:24:10l'assimilation des Italiens
01:24:11n'a pas très été facile
01:24:12d'origine italienne
01:24:13Libanienne
01:24:14Italienne et Portugaise
01:24:16pas banal
01:24:16mais tout ça
01:24:19fait des bons français
01:24:20en tout cas
01:24:21c'est toujours un plaisir
01:24:23vraiment
01:24:24d'être à vos côtés
01:24:25merci beaucoup
01:24:26la suite de vos émissions
01:24:29sur CNews
01:24:29et merci pour tout
01:24:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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