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Sonia Mabrouk reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:01Bonjour à tous et bienvenue à vous pour Midi News.
00:00:03Au programme aujourd'hui, tout évolue au fil des heures.
00:00:07Il y a encore quelques jours, l'armada américaine dépêchée dans le golfe Persique
00:00:11laissait penser que des frappes américaines étaient imminentes.
00:00:14Désormais, c'est plutôt la diplomatie, semble-t-il, qui reprend le dessus
00:00:18pour ne pas provoquer une déflagration régionale et mondiale.
00:00:23Tant cette région est une véritable poudrière.
00:00:25Et puis une question parmi tant d'autres, où est la France ?
00:00:28Quelle est sa voix, son poids ? Nous en parlerons.
00:00:31Vols, violences, cambriolages, les chiffres de 2025 montrent une cartographie,
00:00:35en particulier des cambriolages avec une baisse globale,
00:00:38mais une tendance qui masque de très fortes disparités territoriales.
00:00:42Une chose est sûre, les Français tentent de se protéger,
00:00:45pour certains même de se barricader.
00:00:47Nous verrons les régions les plus ciblées par les délinquants.
00:00:51Et puis il faut toujours prêter attention aux élections partielles,
00:00:53et en particulier à ces législatives en Haute-Savoie,
00:00:56avec la victoire d'un candidat de l'alliance UDR-RN
00:00:59face à un candidat de la droite classique, dans ce fief d'ailleurs de la droite.
00:01:03D'abord, ça veut dire que s'il y avait de nouvelles législatives demain,
00:01:07il est plus que probable que beaucoup de députés LR
00:01:08y laisseraient leur siège et leur plume.
00:01:11Et puis en comprenant que c'est bien la garantie
00:01:12qu'aucune censure ne sera votée tout à l'heure,
00:01:14notamment par les LR, CQFD, nous en parlerons également.
00:01:19Mais tout d'abord, place au journal.
00:01:20Bonjour à vous, chère Somaïa Labidi.
00:01:22Bonjour, chère Sonia, et bonjour à tous.
00:01:24À la une de l'actualité, après la désignation des gardiens de la révolution
00:01:28comme groupe terroriste,
00:01:29l'Iran réplique et convoque les ambassadeurs européens
00:01:32en poste à Téhéran.
00:01:34Une mesure minimale avant l'annonce prochaine.
00:01:36D'autres représailles a déclaré le porte-parole
00:01:38de la diplomatie iranienne.
00:01:41L'Iran qui, par ailleurs, a ordonné à l'instant
00:01:43des pourparlers sur le nucléaire avec les États-Unis.
00:01:46En France, des policiers blessés après deux refus d'obtempérer cette nuit.
00:01:51L'un a savené, l'autre a qu'ainsi le voisin.
00:01:54Leurs véhicules ont été volontairement et violemment percutés.
00:01:58On dit que ce matin, le ministre de l'Intérieur sur X,
00:02:01Laurent Nunez, qui fait part de sa colère
00:02:02et adresse son soutien total aux forces de l'ordre
00:02:05et promet qu'il ne laissera rien passer.
00:02:08On poursuit ce journal avec les images des dégradations commises
00:02:12dans l'école primaire G, Bethloubavitch-Bethana,
00:02:15du 20e arrondissement de Paris.
00:02:18Samedi soir, aux alentours de 21h,
00:02:20plusieurs individus s'en sont pris à la façade de l'établissement.
00:02:24Trois vitres ont été brisées, une caméra de vidéosurveillance
00:02:27et une plaque de l'école ont été arrachées.
00:02:29Une enquête a été ouverte pour des faits de dégradation
00:02:32aggravés par deux circonstances, une en réunion
00:02:34et une autre en raison de la religion.
00:02:38A la une de l'actualité internationale,
00:02:40le chanteur portoriquain Bad Bunny triomphe au Grammy Awards
00:02:44et attaque la police de l'immigration américaine.
00:02:47Primée notamment pour l'album de l'année,
00:02:50une première pour un disque en langue espagnole,
00:02:52l'artiste a appelé à mettre dehors l'ice
00:02:54cette police aux méthodes jugées brutales,
00:02:57arborant comme de nombreuses autres célébrités
00:02:59un pin's avec ce slogan « Ice Out ».
00:03:03En Italie, depuis hier, l'accès au périmètre immédiat
00:03:06de la fontaine de Trévié payant.
00:03:09Une première pour ce monument emblématique de Rome
00:03:11confronté à une fréquentation touristique
00:03:13devenue difficile à contenir.
00:03:15Les touristes doivent désormais s'acquitter
00:03:17d'un billet d'entrée de 2 euros
00:03:18pour s'approcher de ce chef-d'œuvre baroque
00:03:20du XVIIIe siècle
00:03:21qui attire chaque année des millions de visiteurs
00:03:24venus du monde entier.
00:03:27Retour en France où le temps presse,
00:03:29dernière ligne droite pour s'inscrire
00:03:31sur les listes électorales et voter aux élections municipales
00:03:34qui, je vous le rappelle, sont prévues le 15 mars
00:03:37pour le 1er tour et le 22 pour le 2nd.
00:03:39La date limite est fixée au 4 février,
00:03:42c'est-à-dire à ce mercredi pour les demandes en ligne
00:03:44et au 6 février pour les demandes en mairie
00:03:46ou par voie postale.
00:03:48Et puis comme chaque année depuis 2020,
00:03:50l'association « Ville et Village »
00:03:52où il fait bon vivre élabore un classement
00:03:54des communes où la qualité de vie serait plus agréable.
00:03:57pour cette nouvelle édition 2026.
00:03:59Biarritz domine encore ce classement
00:04:01des 50 villes de France où il fait bon vivre.
00:04:04Annecy gagne une place et se y sur la deuxième marche du podium.
00:04:08Double Angers qui chute à la troisième marche
00:04:10comme vous pouvez le constater sur votre écran.
00:04:13Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à midi, Sonia.
00:04:16Merci, chère Somaïa.
00:04:17Je cherchais Paris.
00:04:19Ou la bataille.
00:04:20Oui, non, elle n'y est pas.
00:04:21Surprise.
00:04:22La boulonne bien en cours à la 20e place.
00:04:24Oui, tout à fait.
00:04:25Nous sommes d'accord, c'est plutôt logique.
00:04:27Et pas Paris.
00:04:29Non, ça vous surprend ?
00:04:30Non, c'est étrange.
00:04:31J'ai habité à Biarritz et à Paris.
00:04:34Je peux vous dire que le classement reflète la qualité de vie.
00:04:36La qualité de vie.
00:04:37Nous sommes d'accord, nous en parlerons d'ailleurs tout à l'heure.
00:04:39Merci d'être là, cher Éric Nolot, président du parti foutuiste, plus que jamais.
00:04:44Plus que jamais, surtout que j'ai lu l'excellente tribune de Nicolas Baverez ce matin dans le Figaro
00:04:49sur l'appauvrissement de la France.
00:04:50Même pour un foutuiste, ça donne un coup au moral.
00:04:52Oui, c'est dur.
00:04:53Michel Fayad, merci de votre présence également.
00:04:55On a vraiment besoin de comprendre ce qui se passe, évidemment, dans cette poudrière.
00:04:59Donald Trump est-il en train de privilégier la diplomatie
00:05:03alors qu'il y a encore quelques heures, quelques jours, nous parlions de frappes imminentes.
00:05:07Judith Vintre nous accompagne, merci d'être là également.
00:05:10Bonjour, Palama.
00:05:11Bonjour, Sonia.
00:05:11Merci de votre présence.
00:05:12Alors là encore, votre expérience et vos lumières vont nous être précieuses et utiles
00:05:16puisqu'il s'est passé ce matin, enfin il s'est passé, c'est la suite de la commission d'enquête parlementaire
00:05:21sur l'audiovisuel public avec des auditions, notamment de Léa Salamé
00:05:26et puis ce sera au tour de Laurent Delahousse.
00:05:28Je vais vous proposer d'écouter quelques extraits, notamment un extrait sur la fameuse affaire
00:05:33qui a secoué le service public des écoutes, Thomas Legrand et Patrick Cohen
00:05:38et puis les explications, les justifications de Léa Salamé.
00:05:42Ça m'a choquée à un double titre.
00:05:46Ça m'a choquée que des journalistes soient entendus
00:05:48et ça m'a choquée que ça n'émeuve pas plus de monde.
00:05:52Voilà, c'est ce que j'ai à dire quant au fond.
00:05:54Je n'ai pas à commenter ce qu'ils ont dit.
00:05:57Je me prononce sur mon travail et je ne commente pas ce que les propos de mes collègues
00:06:03encore plus quand c'est des propos rapportés.
00:06:06Et le troisième titre, vous n'avez pas été choquée par les propos de Thomas Legrand
00:06:10qui explique avec Patrick, Patrick Cohen, datie on s'en occupe,
00:06:14faisant probablement référence à la campagne qui allait s'annoncer.
00:06:18Ça ne vous a pas choquée ?
00:06:20Je ne commente pas les propos rapportés par mes collègues.
00:06:25Je commente ce que moi je dis, moi je fais.
00:06:27Dans les interviewers, il y a deux catégories.
00:06:30Il y a ceux qui acceptent les cafés, les déjeuners, etc.
00:06:32Et il y a ceux qui ne veulent pas.
00:06:33Moi, je suis de celles qui n'acceptent pas.
00:06:36Je préfère mettre de la distance.
00:06:39Alors, réaction.
00:06:40Et puis on va peut-être écouter le deuxième extrait
00:06:42parce que c'était aussi elle-même en tant que journaliste
00:06:46et en tant que femme et en tant qu'épouse ou compagne
00:06:49qui a été interrogée puisqu'elle a salamé la compagne de Raphaël Glucksmann
00:06:53et la question a été posée.
00:06:55Que ferez-vous évidemment en cas de candidature déclarée
00:06:57et assumée de Raphaël Glucksmann à la présidentielle ?
00:07:00Écoutez sa réponse.
00:07:02Je veux d'abord dire, ici, et c'est important,
00:07:05qu'avant d'être la femme de quiconque,
00:07:07je suis une journaliste indépendante, honnête et une femme libre.
00:07:12Je n'ai pas attendu la commission d'enquête pour y répondre
00:07:14et pour adopter une ligne de conduite extrêmement claire.
00:07:17En 2019, quand mon compagnon a décidé d'être candidat aux élections européennes,
00:07:24je me suis retirée de l'antenne le jour même de sa candidature.
00:07:28Cinq ans plus tard, en 2024, quand à nouveau il a été candidat aux élections européennes,
00:07:33même chose, je me suis retirée de l'antenne.
00:07:36Et cette ligne de conduite, elle vaut pour toutes les élections.
00:07:40« Si il est candidat, je sors de l'antenne ».
00:07:44Je l'ai dit, j'ai même préempté la question au moment où on m'a proposé le 20h,
00:07:49où Alexandre Caram m'a proposé le 20h, où Dalfine Ernot m'a proposé le 20h.
00:07:51J'ai dit « Vous savez bien que si il est candidat, je sors et je sors immédiatement ».
00:07:56Et puis, il y a eu des moments de tension, on en parlera tout à l'heure avec notre journaliste Augustine Donnadieu qui est sur place.
00:08:01Mais tout d'abord, votre sentiment.
00:08:03Et puis, on verra in fine l'objectif et ce que peut donner une telle commission à Paul Amard.
00:08:07Écoutez, je suis gêné et partagé.
00:08:10Je ne voulais absolument pas évoquer la vie privée, intime.
00:08:14Je ne le fais jamais d'ailleurs.
00:08:14de Léa Salamé, mais à partir du moment où le sujet est désormais sur la table, il est public, on peut en parler.
00:08:21Quand Léa Salamé, pour qui j'ai une grande estime professionnelle, dit « Je suis une femme indépendante »,
00:08:25elle dit vrai, elle l'est.
00:08:27Elle a assez de caractère pour ne pas accepter qu'on lui dicte son texte, y compris son compagnon Raphaël Glucksmann.
00:08:34Mais quand elle dit « Moi, je garde mes distances avec les hommes politiques »,
00:08:40elle est dans une très grande proximité avec un homme politique,
00:08:43qui sera candidat à l'élection présidentielle et qui est un dirigeant politique.
00:08:48Elle n'aurait pas dû accepter de présenter le 20h simplement.
00:08:51En d'autres temps, des femmes ou des hommes journalistes qui avaient ou qui ont pour compagnon,
00:08:57pour mari, pour compagne, un homme ou une femme politique, ne présentaient pas.
00:09:01Il aurait même arrivé de renoncer à la présentation du 20h, même en période hors élection.
00:09:07Même s'il y a eu quand même des moments...
00:09:10Non, mais tout à fait.
00:09:11Non, mais je ne vais pas là, mais je remontais plus loin dans le temps, on va dire.
00:09:15Et donc, il y a forcément à son détriment, parce qu'elle reste indépendante,
00:09:20ça j'en suis absolument convaincu, à son détriment, il y a forcément une suspicion.
00:09:24Quand Legrand et Cohen sont pris en flagrant délit de connivence avec des dirigeants d'un parti,
00:09:29et quand ils disent on va aider Glucksmann, qui présente le 20h.
00:09:34Donc, elle n'aurait pas dû, elle aurait dû présenter une émission, ce qu'elle fait d'ailleurs très bien,
00:09:38ce qu'elle faisait, Éric Nolot peut en parler avec Rukier,
00:09:43mais la présentation du 20h impose un devoir et impose un respect des codes qui sont les nôtres.
00:09:48Vous n'êtes pas d'accord, vous êtes partagé, Judith et Pierre-Éric ?
00:09:51Non, non, je ne suis pas d'accord, parce que moi, je distingue vraiment la neutralité du journaliste,
00:09:56qui pour moi n'existe pas, de l'honnêteté intellectuelle.
00:10:00Je prends Léa Salamé pour une journaliste intellectuellement honnête,
00:10:04si elle ne l'était pas, ça ne poserait pas de problème juste pendant les périodes électorales,
00:10:10ça poserait un problème absolument tout le temps, à cause de la vitrine, de la tribune, de l'écho que rencontre le 20h,
00:10:17même si les audiences ne sont plus ce qu'elles sont.
00:10:20Moi, je suis où on est tout le temps honnête, et ça vaut aussi pour ce qu'elle a dit d'ailleurs,
00:10:24parce que ne pas prendre un café ou ne pas déjeuner de peur de compromission,
00:10:29mais accepter de vivre avec, il y a une petite incohérence.
00:10:31Donc, où on est complètement honnête, où on ne l'est pas,
00:10:35et si on ne l'est pas, on ne va pas du tout présenter le 20h sur le service public.
00:10:40Bon, et je pose l'action in fine, véritablement, parce que quand même l'enjeu de départ, c'est le financement,
00:10:46c'est la transparence, c'est la publication de contrats de production,
00:10:48et ça c'est tout à fait légitime de le demander, parfois avec des montants pharaoniques.
00:10:53Est-ce que ce genre d'audition apporte quelque chose aujourd'hui à ceux qui regardent ?
00:10:58Et à faire un vrai service public, j'allais dire au service du public ?
00:11:03Moi d'abord, je voudrais défendre Léa Salamé, que je tiens pour une excellente professionnelle et une femme honnête.
00:11:09Ensuite, cette histoire de couple avec Glucksmann, moi ce qui me choque toujours,
00:11:12c'est que c'est quand même une prime au couple, sinon clandestin, du moins non officiel,
00:11:16parce qu'il y a des couples qui ne s'affichent pas, et on ne va pas les chercher, donc pourquoi ?
00:11:20Bon, ensuite, c'est quand même extraordinaire que messieurs Legrand et Cohen,
00:11:26après avoir fait des déclarations dans lesquelles ils expriment leur parti pris,
00:11:30sont encore à l'antenne, mais que Léa Salamé, sous prétexte qu'elle est en couple, devrait la quitter.
00:11:34Il y a quelque chose qui ne va pas.
00:11:36Je n'ai jamais vu en flagrant délit de favoritisme ou de subjectivité,
00:11:42alors que Legrand et Cohen, eux, ont clairement...
00:11:44Tu peux inverser la...
00:11:46En fait, je pense qu'il faut voir, me semble-t-il, le sujet autrement,
00:11:50c'est-à-dire, pas elle, une autre personne aurait été, ou il aurait été l'époux de,
00:11:55je ne sais pas qui, Marine Le Pen ou de Jordan Bardella,
00:11:59aurait-il pu, ou aurait-elle pu présenter le 20h ?
00:12:01Non, mais pour moi c'est la même chose.
00:12:03Ah non ?
00:12:03D'abord, non mais...
00:12:04Oui, mais, puis de la réponse.
00:12:06Cuit des coups de clandestins, première...
00:12:08Non, mais imaginez, un couple tout à fait officiel...
00:12:10Non, mais moi, je vous exprimais ma position,
00:12:11j'estime qu'elle peut rester même pendant la présidentielle.
00:12:15D'accord, mais est-ce que...
00:12:15Ma question, c'est, est-ce que si ça avait été la compagne,
00:12:17pas elle, je le dis, de...
00:12:19Je ne sais pas qui, de Jordan Bardella...
00:12:20De mon point de vue, oui.
00:12:21D'accord.
00:12:22Mais pas pour la base.
00:12:23D'accord, bah décidément...
00:12:24Parce que la rédaction et les syndicats de l'audiode public ne l'auraient pas acceptée.
00:12:27Mais bien sûr.
00:12:28Est-ce qu'elle aurait pu dire aussi naturellement, écoutez, voilà,
00:12:31il y a une muraille de Chine par rapport à mes opinions.
00:12:34Mais quand vous posez la question, qu'est-ce que ça apporte aux Français ?
00:12:37En fait, là, on parle énormément de son intégrité,
00:12:41du fait qu'elle vive en couple avec un dirigeant de premier plan.
00:12:46Il y a eu une information dans cette audition que tout le monde certainement n'avait pas,
00:12:50c'est que le journal de France 2 coûte deux fois plus cher à fabriquer que celui de TF1.
00:12:56C'est un vrai sujet, ça.
00:12:57C'est un vrai sujet, avec des audiences bien moindres.
00:13:00Bon, ça, on verra aussi ce que ça va donner, je suis d'accord.
00:13:03La commission, c'est le financement le plus rapide de l'audiode.
00:13:06Oui, rappelons que c'est ça.
00:13:07Après, donner des leçons, c'est toujours compliqué,
00:13:10parce qu'il faut être tout à fait net de chaque côté pour donner des leçons,
00:13:14notamment au service public.
00:13:15Augustin Donadieu est sur place.
00:13:18Augustin, il y a eu aussi des moments de tension.
00:13:19Il faut dire qu'on en a connu également.
00:13:21Quand, avec mes confrères et ma consoeur Laurence Farré et Pascal Preux,
00:13:24nous étions aussi interrogés par une commission d'enquête.
00:13:27Donc, il y a toujours des moments un peu plus tendus que d'autres.
00:13:31Est-ce que vous avez assisté ?
00:13:32Est-ce que vous pouvez nous raconter ces moments-là ?
00:13:33Ils sont venus, on va dire, depuis les bancs habituels de l'hémicycle
00:13:45avec des députés de la France Insoumise plutôt offensifs et dirais-je irrespectueux.
00:13:50En tous les cas, c'est ce qu'a dit le président de la commission d'enquête parlementaire
00:13:54au moment où Aurélien Saint-Toulle a interpellé Léa Salamé
00:13:58en parlant d'elle à la troisième personne.
00:14:00Alors qu'elle était en face de lui, il lui a reproché des interviews, je cite,
00:14:06« lamentables » de Carlos Ghosn notamment, de Bernard Arnault.
00:14:09C'est à ce moment-là que le président de la commission d'enquête
00:14:11s'est permis de reprendre Aurélien Saint-Toulle,
00:14:14lui demandant de respecter son interlocutrice
00:14:17et de ne pas qualifier ces interviews de « lamentables ».
00:14:21Réaction immédiate d'Aurélien Saint-Toulle.
00:14:23Il a quitté sa chaise, il est sorti et il est passé juste à côté de nous.
00:14:27Il a quitté la commission d'enquête.
00:14:29Résultat, Léa Salamé a dû lui répondre en son absence.
00:14:32Et effectivement, elle lui a dit que sur les près de 5000 interviews
00:14:35qu'elle avait pu mener, peut-être qu'une ou deux avaient pu lui plaire.
00:14:39Alors, beaucoup de sujets ont été abordés.
00:14:41Vous les avez tous égrenés un par un.
00:14:43Juste un point sur le sujet qui concerne son compagnon.
00:14:47Elle a donné un exemple.
00:14:49Elle a dit que si ce dernier se présentait à l'élection présidentielle,
00:14:54elle se retirerait immédiatement de la présentation du 20h de France Télévisions,
00:14:58de France 2, en donnant l'exemple que durant la précédente campagne
00:15:02pour les élections européennes,
00:15:03elle s'était elle-même retirée des émissions qu'elle présentait
00:15:08contre l'avis de sa direction et au sujet de sa rémunération.
00:15:12Le rapporteur Charles Aloncle s'est étonné qu'aucun chiffre ne lui avait été transmis
00:15:16de la part de France Télévisions.
00:15:18Léa Salamé a dit qu'elle allait vérifier cela
00:15:20et qu'elle allait s'assurer que les chiffres allaient lui être transmis.
00:15:23Mais comme j'allais dire habituellement,
00:15:25lors de ces commissions d'enquête parlementaire,
00:15:27aucun chiffre n'est communiqué publiquement,
00:15:30en tous les cas aux téléspectateurs.
00:15:31Tous ces documents se font ensuite en interne.
00:15:33A savoir qu'à 14h30, voire peut-être un petit peu plus tard,
00:15:37ce sera au tour de Laurent Delahousse,
00:15:38le présentateur du 20h de France 2 le week-end,
00:15:41d'être auditionné par cette commission d'enquête parlementaire.
00:15:45Merci.
00:15:45Je vais m'autoriser un post-criptum, Sonia.
00:15:46Bien sûr, merci Augustin.
00:15:47Il y a des questions que Raphaël Luxemann mette sa carrière entre parenthèses
00:15:51et que les salamés restent à l'entête.
00:15:52Pardonnez-moi, ça c'est entre eux aussi.
00:15:54On ne va pas rentrer dans le couple et le ménage et la chambre à coucher.
00:15:57Oui, mais peut-être que c'est entre eux et peut-être que ça arrivera.
00:16:00Je ne sais pas.
00:16:01Si c'est entre eux, ça les regarde.
00:16:01Mais moi je m'étonne que personne trouve ça normal
00:16:03et que personne n'envisage l'hypothèse inverse.
00:16:06Mais vous avez raison, tout à fait.
00:16:07Ce qui porterait atteinte à la démocratie française de manière irrémédiable,
00:16:11sans doute, je ne sais pas.
00:16:12Mais ce que je note, c'est que pour parler de démocratie,
00:16:14pour M. Saint-Toul, je crois que les seules interviews qu'il apprécie,
00:16:17ce sont ses discours à lui en fait.
00:16:19Il est cohérent avec lui-même.
00:16:21Au fil des commissions d'enquête, au fil des séances,
00:16:24vous avez deux personnes qui essayent vraiment de saboter le travail de la commission.
00:16:29C'est M. Saint-Toul et Mme Soudet.
00:16:31Et que le président de la commission, qui a pris le rôle de modérateur vis-à-vis du rapporteur,
00:16:36qui est très offensif, arrive bien à maîtriser.
00:16:40Mais ça dépense beaucoup d'énergie et c'est beaucoup de temps perdu.
00:16:44C'est pour ça que je pose toujours la finalité,
00:16:46parce que quand même c'est d'intérêt public et d'intérêt général,
00:16:48comme l'a rappelé Paul Amart.
00:16:49Alors, peut-être que d'ailleurs, la notoriété et le travail que beaucoup qualifient de qualité de Charles à l'oncle
00:16:58a eu un impact sur cette élection législative partielle en Haute-Savoie.
00:17:03Il faut, je le disais tout à l'heure, toujours prêter attention à ces élections partielles.
00:17:07Elles disent vraiment beaucoup, beaucoup, en particulier quand c'est le fief, véritablement, de la droite, la Haute-Savoie.
00:17:12Alors, ça veut dire, c'est vrai que s'il y a de nouvelles législatives,
00:17:15vous avez compris que pour les LR, ils partiront avec les plumes et le goudron,
00:17:18même sans plumes et sans goudron, sans rien.
00:17:21Et puis, donc, nous sommes d'accord que...
00:17:24Oui, c'est assez mal parti.
00:17:27C'est assez mal parti, on va dire.
00:17:28C'est un euphémisme, en ce moment.
00:17:31Non, mais c'est pour ça qu'évidemment, il n'y a aucun doute tout à l'heure,
00:17:33sauf énorme surprise sur la censure.
00:17:36Je le disais, fief de la droite.
00:17:37Est-ce que pour vous aussi, je dis que ça sanctionne la stratégie des LR,
00:17:42alliée sur le budget d'Emmanuel Macron,
00:17:44alliée quand même, parce qu'il y a la présence de ministres LR au gouvernement ?
00:17:48Évidemment, évidemment.
00:17:49Alors, contrairement à vous, je ne pense pas que ce qui se passe
00:17:52à la commission d'enquête sur l'audiovisuel public,
00:17:56même si Charles Laloncle est ciotiste, un proche d'Éric Ciotti,
00:18:00ait un impact sur cette élection locale.
00:18:02C'est beaucoup plus que ce qu'on va voir à ces municipales
00:18:05et qu'on voit là, à cette élection partielle,
00:18:08c'est que l'Union des droites est réclamée par un nombre croissant des électeurs.
00:18:15Il se trouve qu'en haut de savoir, en plus, le président de la Fédération,
00:18:19les Républicains du département, a ostensiblement séché les réunions,
00:18:27compte tenu Laurent Wauquiez et Bruno Rotaillot,
00:18:29qui se sont réconciliés à toute vitesse pour soutenir leur candidat,
00:18:32qui était en perdition.
00:18:35Nous allons voir monter le désir, la demande et le vote
00:18:39en faveur d'une union des droites.
00:18:42Et qu'est-ce que ça va changer du côté des LR ?
00:18:44Rien du tout.
00:18:45Le Figaro s'interroge ce matin.
00:18:48Figaro, c'est bien ça.
00:18:50Où est la droite ?
00:18:51Oui, c'est le Parisien.
00:18:52C'est le Parisien, excusez-moi.
00:18:53Mais c'est pas, voilà.
00:18:54Prenez pour un compliment.
00:18:55C'est bien aussi.
00:18:56Oui.
00:18:57Mais où elle est, on sait.
00:18:58On échoue.
00:18:59C'est-à-dire que le fond de l'air est radical.
00:19:02Les LR sont dans une forme,
00:19:04ils veulent pactiser avec le gouvernement,
00:19:06ils sont en train de perdre leurs électeurs
00:19:08parce qu'on ne sait pas s'ils sont dans la majorité,
00:19:10dans l'opposition, une sorte de pas de deux.
00:19:12Et en effet, ils redoutent plus que tout autre la dissolution
00:19:15parce que ce serait un carnage.
00:19:16Parce que là, les chiffres, quand même, c'est 60-40
00:19:18dans un fièvre de la droite.
00:19:19Ça veut dire qu'il y a un mouvement de fond.
00:19:22Donc, ils essayent de gagner un peu du temps.
00:19:23Moi, je pense que c'est l'existence même des LR qui est en jeu.
00:19:27Mais comment vous faites quand votre base réclame vraiment cette union
00:19:30et que vous la refusez ?
00:19:31Alors, pour des raisons, je ne sais pas...
00:19:33Perdez les élections.
00:19:35Vous perdez tout.
00:19:36C'est à votre sanction.
00:19:37C'est incontestable.
00:19:38Les électeurs de Haute-Savoie ont sanctionné
00:19:41les petits arrangements entre ennemis.
00:19:43C'est trahison en tout genre.
00:19:45Et c'est reniement.
00:19:47Et l'heure de vérité sonnera forcément en 2027.
00:19:50On voit bien d'ailleurs ce qui se dessine actuellement.
00:19:53Les socialistes qui se sont acoquinés à leur profit.
00:19:56Avec les macronistes, rentrent déjà au bercail
00:19:58puisqu'ils parlent à nouveau du front républicain.
00:20:01Les macronistes comme en 2024...
00:20:02Qui n'a pas tenu ici.
00:20:03Absolument.
00:20:04Les macronistes comme en 2024 appelleront aussi au front républicain.
00:20:09Et les LR seront condamnés à mourir
00:20:12ou à accepter l'union des droites.
00:20:15Parce qu'on voit bien les deux rouleaux compresseurs qui avancent.
00:20:17Deux blocs soudés.
00:20:19Et incarnés.
00:20:20Le bloc d'extrême-gauche incarné par Mélenchon
00:20:23est soudé par une cohésion.
00:20:26Et le bloc RN incarné également par le tandem Le Pen-Bardella.
00:20:30Et ce ventre mou, c'est l'héritage que nous laisse Macron.
00:20:33Et ce centre mou qui n'existera de moins en moins
00:20:36devra forcément se rallier.
00:20:38Il deviendra le supplétif de l'un, nous de l'autre.
00:20:42Et les LR devront, ce sera l'heure de vérité pour eux en 2027,
00:20:46mourir ou adhérer à l'union des droites.
00:20:48En tous les cas, le front républicain dans cette partielle,
00:20:52il a été complètement balayé.
00:20:53Il a explosé.
00:20:54Preuve que ça ne marche plus, en tous les cas,
00:20:57semble-t-il, sur le terrain, Michel Fayad.
00:20:59Oui, vous savez, à l'époque, on disait
00:21:00l'UDF amène les candidats et l'URP amène les électeurs.
00:21:04Et en fait, aujourd'hui, c'est ça.
00:21:06Sauf qu'il n'y a plus d'alliance.
00:21:08C'est-à-dire que les LR sont devenus le nouvel UDF
00:21:10avec plein de candidats, autant que vous voulez.
00:21:12Et par contre, les électeurs sont avec le RN.
00:21:14Et l'UDF, qui est devenu les LR,
00:21:16du coup, dans ce géma-là, refuse cette alliance
00:21:19avec les RN qui est devenu, en fait,
00:21:22qui a avalé, qui a fait une OPA sur le RPR
00:21:24et qui a, lui, les électeurs.
00:21:26Et si on continue comme ça,
00:21:27eh bien, les LR, effectivement,
00:21:29je suis d'accord avec Eric Nolo, disparaîtra.
00:21:31Les LR disparaîtront.
00:21:32Et s'ils disparaissent,
00:21:34s'ils n'ont pas encore disparu, à mon sens,
00:21:36c'est parce qu'il y a justement Rétaillot
00:21:37qui a eu, à un moment donné,
00:21:39un effet qui a convaincu
00:21:41certaines personnes dans la population,
00:21:43un peu comme chez les socialistes,
00:21:44Glucksmann, dont on parlait,
00:21:45avait attiré une certaine partie de la population.
00:21:48Mais en fait, si on enlève Rétaillot et Glucksmann,
00:21:50le PS et les LR n'existent plus.
00:21:53Deux grands cadavres à la renverse.
00:21:54Vous voulez ajouter quelque chose ?
00:21:55En marquant une pause ?
00:21:56Oui, juste que la question de l'Union des droites
00:21:57se pose aussi au Rassemblement national.
00:21:59Marine Le Pen n'arrête pas de répéter
00:22:01qu'elle n'en veut pas.
00:22:02À Paris, Thierry Mariani...
00:22:04Écoute, si j'ai rien compris,
00:22:05je posais la question ce matin,
00:22:06je ne sais pas qui...
00:22:07Si, moi, j'ai compris.
00:22:07Ah, vous avez compris.
00:22:08Non, mais Jean-Philippe Tanguy,
00:22:09il a tapé sur Sarah Knafo.
00:22:11C'est jamais avec Sarah Knafo,
00:22:14donc jamais avec Rachida Dati, les deux.
00:22:16À bras raccourcis,
00:22:17dans votre interview de ce matin,
00:22:18il y a été...
00:22:19Oui, j'ai posé la question.
00:22:20Pourquoi est-ce qu'ils attaquent
00:22:21davantage en reconquête que la gauche,
00:22:23selon vous ?
00:22:24Pardon ?
00:22:24Pourquoi le RN attaque,
00:22:25semble-t-il, davantage à Paris
00:22:27et en reconquête que la gauche ?
00:22:28Regardez les soudages, ma chère Sonia.
00:22:29Oui, ça m'arrive aussi.
00:22:30M. Mariani est un peu à la remorque
00:22:31et ce qui compte en politique,
00:22:33c'est la tendance.
00:22:34La tendance est en faveur de Sarah Knafo
00:22:36et pas de M. Mariani.
00:22:37C'est incroyable Paris
00:22:38ce qui s'y passe quand même,
00:22:40mis à part M. Grégoire
00:22:41et M. Bournazel.
00:22:42Je ne vais pas être, comment dire,
00:22:43désobligeante à la rigueur,
00:22:44mais c'est vrai qu'il y a trois personnalités,
00:22:47trois femmes, vraiment, on verra.
00:22:49C'est Sophia Chikirou, Rachida Dati
00:22:51et Sarah Knafo.
00:22:53Mais c'est votre siècle, mesdames.
00:22:54Oui.
00:22:55Mais vraiment ?
00:22:56Pour certains, le plus court qu'au d'autre.
00:22:58Oui, oui, vous avez raison.
00:22:59Écoutez, alors c'est notre siècle,
00:23:02un siècle quand même marqué
00:23:03par beaucoup de menaces.
00:23:04Attention, là, on va essayer de comprendre
00:23:05ce qui s'est passé en quelques jours.
00:23:07On est passé de frappe imminente,
00:23:09c'est la guerre,
00:23:10quelle cible il faut choisir
00:23:11à on va discuter la diplomatie,
00:23:13un accord sur quoi ?
00:23:14Et surtout, la question,
00:23:15où est la France ?
00:23:17M. Nolot ?
00:23:18Je crois que vous avez la réponse.
00:23:19Combien pèse la voix ?
00:23:20Et nous l'avons toutes.
00:23:22Aux abonnés absents,
00:23:23l'histoire du monde se fait sans nous.
00:23:25Peut-être qu'on reviendra dans le jeu un jour,
00:23:26pour le moment,
00:23:27nous sommes des spectateurs.
00:23:29On va en parler,
00:23:29que pèse la voix de la France ?
00:23:31Combien de divisions ?
00:23:31Certains estiment qu'il y a une sorte de,
00:23:33je ne vais pas dire de dette,
00:23:34mais oui, peut-être.
00:23:36Absolument.
00:23:37Ah oui, devoir de mémoire
00:23:38et devoir de solidarité
00:23:39un devoir moral.
00:23:40Parce que c'est la France
00:23:42qui a fait tomber le chat
00:23:42et qui a permis,
00:23:44qui a facilité le retour de Khomeini
00:23:45en Iran.
00:23:48A tout de suite.
00:23:49Et cette question à la une de Midi News.
00:23:54L'accord ou la guerre,
00:23:57la diplomatie ou la poudre hier ?
00:23:59Difficile de savoir vers quoi on s'oriente en Iran,
00:24:02une chose est sûre.
00:24:02Il y a des pourparlers.
00:24:03Donald Trump affirme qu'il y aurait un accord,
00:24:07en tous les cas,
00:24:07des discussions en cours.
00:24:10Et c'est vrai qu'il y a quelques jours,
00:24:12l'armada américaine,
00:24:13Michel Fayad,
00:24:13a été dépêché dans le golfe percé.
00:24:15C'est assez impressionnant
00:24:16quand il s'agit en plus
00:24:17de montrer les muscles,
00:24:19le côté américain.
00:24:20Avant de vous demander
00:24:21où est la France,
00:24:22quelle voie,
00:24:22quelle diplomatie,
00:24:24quelle ligne
00:24:24et qu'aurait dit la France
00:24:26combien de divisions.
00:24:28Quelle analyse vous faites
00:24:29de la situation ?
00:24:30Nous sommes vraiment sur une région
00:24:31qui est une poudrière.
00:24:32C'est toute la tectonique géopolitique
00:24:35de la région qui peut changer.
00:24:36Que peut-il arriver ?
00:24:37Je pense que Donald Trump
00:24:39essaie de jouer sur différents plans.
00:24:42Il y a le plan de la négociation,
00:24:43le plan de la guerre,
00:24:44le plan d'assassinat ciblé,
00:24:46le plan de frappe ciblé également.
00:24:49Il y a différentes possibilités
00:24:50sur lesquelles il travaille
00:24:52et il va peut-être voir
00:24:52celles qui fonctionnent le mieux.
00:24:54Mais sur la négociation en tant que telle,
00:24:56vous savez, en 2015,
00:24:58les Iraniens et les Américains,
00:24:59à l'époque c'était Obama,
00:25:00avaient négocié cet accord
00:25:01sur le nucléaire
00:25:02dans lequel les Iraniens
00:25:03acceptaient de limiter
00:25:05l'enrichissement du nucléaire,
00:25:07du uranium, pardon.
00:25:09Et aujourd'hui,
00:25:10les Iraniens publiquement
00:25:11disent que voilà
00:25:12ce qu'ils sont prêts à offrir.
00:25:13Donc en fait, il n'y a rien de neuf
00:25:14de ce qu'ils peuvent offrir.
00:25:16Or, à l'époque,
00:25:17Donald Trump s'était retiré
00:25:18de l'accord en 2018
00:25:19pour plusieurs raisons.
00:25:21La première,
00:25:21c'est qu'il considérait
00:25:22que cet accord était une trahison
00:25:23de la part d'Obama
00:25:24parce qu'il permettait aux Iraniens
00:25:27d'accéder au régime iranien,
00:25:29bien sûr,
00:25:29aux actifs de la République islamique
00:25:32et donc un peu partout
00:25:33sur les comptes bancaires
00:25:34en Asie et en Europe
00:25:35et en Amérique.
00:25:36La deuxième chose,
00:25:38c'est parce que l'Iran
00:25:39ne parlait pas
00:25:39de son programme balistique,
00:25:42de missiles balistiques
00:25:42et d'ailleurs,
00:25:43c'est avec ces missiles balistiques
00:25:44que l'Iran a frappé Israël
00:25:45lors de la dernière guerre
00:25:46et également parce que l'Iran
00:25:48ne renonçait pas
00:25:49à ses proxys.
00:25:51Donc, par exemple,
00:25:51les Haché-Sharbi en Irak
00:25:53qui se sont d'ailleurs
00:25:54attaqués au consulat américain
00:25:56fin 2019
00:25:57qui avait conduit
00:25:58à l'élimination
00:25:59par Trump
00:26:00de Soleimani,
00:26:01le chef des forces d'élite,
00:26:02la force Al-Quds,
00:26:03des gardiens de la Révolution
00:26:04et également le Hezbollah
00:26:06au Liban
00:26:07qui s'est livré
00:26:08à une guerre
00:26:09contre Israël
00:26:09encore en 2024
00:26:10et puis d'autres proxys,
00:26:12bien entendu.
00:26:13Donc, moi,
00:26:13je pense qu'aujourd'hui,
00:26:15Trump,
00:26:15s'il signait un accord
00:26:17qui serait en fait
00:26:18un accord bis de 2015,
00:26:20il passerait pour un clown
00:26:21entre guillemets
00:26:22auprès de ses électeurs
00:26:23et donc,
00:26:24je ne vois pas
00:26:24un accord tel qu'il est
00:26:26présenté aujourd'hui
00:26:27par les médias
00:26:27arriver à quelque chose
00:26:29parce que vis-à-vis
00:26:30de ses propres électeurs...
00:26:30C'est bien,
00:26:31merci de nous avoir rappelé
00:26:32tout ça.
00:26:32On comprend mieux
00:26:32pourquoi
00:26:33cette perspective
00:26:34est difficile.
00:26:35D'accord,
00:26:36donc vous vous orientez
00:26:36plutôt vers
00:26:37l'option militaire.
00:26:38Sauf si,
00:26:39par miracle,
00:26:40le régime iranien
00:26:42venait à faire
00:26:43une vraie concession
00:26:44qui serait,
00:26:45par exemple,
00:26:45ce que Poutine
00:26:46a répété encore aujourd'hui.
00:26:48Aujourd'hui même,
00:26:49il a fait une déclaration
00:26:49comme quoi il est prêt
00:26:50à accueillir
00:26:51sur le sol russe
00:26:52tout le programme
00:26:53nucléaire iranien
00:26:54et donc dans ce cas-là
00:26:55ce serait quand même
00:26:56une avancée
00:26:57mais en tout cas
00:26:58ce ne serait pas
00:26:58une avancée
00:26:59pour le peuple iranien
00:27:00qui quand même
00:27:00a été la cible
00:27:02pendant des années
00:27:04et pas seulement
00:27:04durant les derniers jours
00:27:05de ce régime
00:27:07qui a été tant mauvais
00:27:09pour les Iraniens
00:27:10mais aussi
00:27:11pour d'autres peuples
00:27:12dans la région
00:27:12les Israéliens,
00:27:13les Libanais,
00:27:14les Irakiens
00:27:14et autres
00:27:15mais aussi à travers
00:27:16le monde
00:27:17puisque comme vous le savez
00:27:18ce régime
00:27:19a quand même
00:27:20tué 58 parachutistes
00:27:22donc à Beyrouth
00:27:24via ces proxys
00:27:25et puis également
00:27:26sur notre propre territoire.
00:27:28Et il y a la question
00:27:29de la voix de la France
00:27:30intéressant ce que vous disiez
00:27:31avant la coupure Palamard
00:27:34et c'est une question
00:27:34d'ailleurs qui se pose
00:27:35est-ce qu'il y a une forme
00:27:36de dette morale
00:27:38de la part de la France
00:27:39la France qui est vraiment
00:27:40à faune là
00:27:41véritablement
00:27:41c'est comme s'il n'y avait
00:27:42pas de sujet iranien
00:27:43sur la table.
00:27:44Vous avez raison
00:27:45la France est amnésique
00:27:46elle oublie
00:27:47qu'en 1979
00:27:48Valéry Giscard d'Esta
00:27:50alors chef de l'État
00:27:51avait facilité
00:27:52le retour de Khomeini
00:27:54qui était à Neuf
00:27:54le château
00:27:55avait facilité
00:27:56le retour en Iran
00:27:57avec la bénédiction
00:27:59de Jimmy Carter
00:28:00qui était le chef
00:28:01de la Maison Blanche
00:28:02le président américain
00:28:03et l'Occident
00:28:04avait lâché le chat
00:28:05qui était pourtant
00:28:06très pro-occidental
00:28:08et avait héroïsé
00:28:10alors il était autoritaire
00:28:12oui il y avait la savaque
00:28:13oui
00:28:13mais la relation
00:28:15avec le monde occidental
00:28:17était extrêmement forte
00:28:18et ce camp occidental
00:28:20dont la France
00:28:21avait héroïsé
00:28:22avec d'ailleurs aussi
00:28:23la bénédiction
00:28:24de la gauche
00:28:24et de l'extrême gauche
00:28:25française
00:28:26Khomeini
00:28:27le résultat c'est que
00:28:29Michel l'a rappelé
00:28:30tout à l'heure
00:28:31Khomeini a remercié
00:28:32en faisant tuer
00:28:3358 parachutistes
00:28:34au Liban
00:28:34le Drakkar
00:28:35et en faisant tuer
00:28:37des dizaines
00:28:38et des dizaines
00:28:38de français
00:28:39et des dizaines
00:28:40de blessés français
00:28:42voilà le remerciement
00:28:43de Khomeini
00:28:44donc la France
00:28:45a une dette
00:28:46envers le peuple iranien
00:28:48mais la France
00:28:49a-t-elle encore sa voix
00:28:50sa puissance
00:28:50sa crédibilité
00:28:52diplomatique
00:28:53d'abord
00:28:53a-t-elle une crédibilité
00:28:55intérieure
00:28:55pour avoir
00:28:56une crédibilité extérieure
00:28:58on l'espère
00:28:59je reprendrais
00:28:59je vais citer
00:29:00Emmanuel Macron
00:29:01pour être craint
00:29:01il faut être fort
00:29:02il ne l'est pas
00:29:03il est à la tête
00:29:04d'un état
00:29:05parenthèse
00:29:05plus personnelle
00:29:06et professionnelle
00:29:07vous étiez sur place
00:29:08à l'époque
00:29:09notamment
00:29:10jeune journaliste
00:29:11vous l'êtes toujours
00:29:12à Neuf le Château
00:29:13j'étais accrédité à l'Élysée
00:29:15quand on voit les images
00:29:16et je faisais effectivement
00:29:18des directs
00:29:18en direct de Neuf le Château
00:29:20pour expliquer
00:29:21le comportement de Khomeini
00:29:23qui était considéré
00:29:24comme un saint homme
00:29:25c'est la phrase de Foucault
00:29:27Michel Foucault
00:29:27absolument
00:29:28absolument
00:29:28et tout le monde
00:29:30le voyait comme un héros
00:29:31et il faut quand même
00:29:32là aussi
00:29:33on est tous amenés
00:29:33beaucoup pensaient à l'époque
00:29:35que l'islam politique
00:29:36était une véritable possibilité
00:29:39que l'islam politique
00:29:40devait arriver au pouvoir
00:29:41c'était une libération
00:29:42des peuples
00:29:43et l'Occident
00:29:44y a cru
00:29:45on oublie aussi
00:29:46le chat était autoritaire
00:29:48c'est vrai
00:29:48mais quand les manifestations
00:29:49avaient commencé en Iran
00:29:50il avait décidé
00:29:52de ne pas faire intervenir
00:29:53l'armée
00:29:53il avait préféré
00:29:55l'exil
00:29:56donc le peuple iranien
00:29:57n'a pas été massacré
00:29:59comme il l'est aujourd'hui
00:30:01par les héritiers
00:30:02de Khomeini
00:30:03là les gardiens
00:30:04de la révolution
00:30:04n'hésitent pas du tout
00:30:05à massacrer
00:30:06leur propre peuple
00:30:07et ça la France
00:30:08patrie des droits de l'homme
00:30:09ne le mentionne pas
00:30:10mais pardonnez-moi
00:30:11vous seriez au pouvoir là
00:30:12oui c'est ça la question
00:30:13on parle de dette morale
00:30:16comment nous attirer
00:30:16quelle initiative
00:30:18est-ce que vous soutiendriez
00:30:20une intervention militaire américaine
00:30:22ça c'est la vraie question
00:30:23et bien la vraie réponse
00:30:24quand vous avez interviewé
00:30:25Jean-Philippe Tanguy
00:30:26oui mais c'est vous
00:30:26c'est vous qui m'intéressait
00:30:28vous voyez bien
00:30:28qu'il était mal à l'aise
00:30:29comme tout le monde
00:30:30parce que ça veut dire quoi
00:30:31ça veut dire une intervention au sol
00:30:32reconnaissant qu'il a raison en partie
00:30:36quand on voit le résultat
00:30:37ce qu'exclut Trump
00:30:39parce qu'il ne veut pas
00:30:40que des soldats américains
00:30:41ah oui bien sûr
00:30:42ensuite les alliés
00:30:43des Etats-Unis
00:30:45dans la région
00:30:45disent il ne faut pas
00:30:46déstabiliser encore plus
00:30:47il peut y avoir
00:30:48une réaction en chaîne
00:30:49c'est très difficile
00:30:50de trouver la réponse
00:30:51nous nous sommes sur le coup
00:30:52d'une émotion juste
00:30:53il y a eu 30 000 personnes
00:30:54massacrées peut-être davantage
00:30:5584 000
00:30:5684 000 au dernier chiffre
00:30:57j'ai lu ça ce matin
00:30:58dans des circonstances effroyables
00:31:00et la répression continue
00:31:01mais nous sommes pris
00:31:02entre le réalisme
00:31:04et l'indignation morale
00:31:05mais le réalisme
00:31:06c'est très difficile
00:31:07de décaniller
00:31:08si vous me passez ce mot
00:31:10les mots-là d'Iran
00:31:12est-ce qu'on est prêt
00:31:13à s'engager
00:31:14dans une guerre
00:31:15tout à fait
00:31:15à l'issue
00:31:17tout à fait incertaine
00:31:18voilà c'est ça la question
00:31:18moi écoutez
00:31:19je comprends que Trump
00:31:21hésite
00:31:21parce que c'est quelque chose
00:31:23mais que lui hésite
00:31:24c'est une chose
00:31:24mais que nous
00:31:25nous n'ayons même pas
00:31:25des options sur la table
00:31:27c'est quand même assez
00:31:28dans une région
00:31:29où nous avions
00:31:29encore tant d'intérêt
00:31:31Michel c'est quand même
00:31:32assez édifiant
00:31:33justement il y a une base
00:31:34militaire française
00:31:35à Abu Dhabi
00:31:36et qu'est-ce qu'il y adviendra
00:31:37si la république isémique
00:31:39d'Iran frappe
00:31:39non seulement
00:31:40les bases militaires
00:31:40américaines
00:31:41aux émirats unis
00:31:42mais également
00:31:42la base française
00:31:44il se passera quoi
00:31:45parce qu'aujourd'hui
00:31:46on dit on ne veut pas
00:31:47rentrer en guerre
00:31:47très bien
00:31:48mais si eux nous forcent
00:31:49en nous tapant
00:31:50qu'est-ce qui se passe
00:31:51est-ce qu'on rentre en guerre
00:31:52parce qu'il faut être prêt
00:31:53parce que pour être fort
00:31:55il faut être prêt
00:31:55aussi
00:31:55il faut se préparer
00:31:57parce qu'on peut être
00:31:58la cible
00:31:59non seulement
00:31:59au niveau de la base militaire
00:32:01à Abu Dhabi
00:32:01mais aussi au niveau
00:32:02de nos ambassades
00:32:04expliquez-nous
00:32:04parce que c'est vrai
00:32:05on nous parle de la guerre
00:32:06matin, midi et soir
00:32:07certains disent
00:32:08pour exagérer
00:32:09d'autres disent
00:32:09à raison pour nous préparer
00:32:11quand il s'agit
00:32:12de parler de l'Ukraine
00:32:13qui je le rappelle
00:32:14géographiquement
00:32:15est en confin de l'Europe
00:32:16c'est l'Europe
00:32:16mais c'est le confin de l'Europe
00:32:17et quand il s'agit aussi
00:32:18d'intérêts
00:32:19que nous avons là-bas
00:32:20là le risque
00:32:21est évanescent
00:32:23pourquoi ?
00:32:24On dirait qu'on avait plus
00:32:25intérêt à une guerre
00:32:27mais parce qu'il y a
00:32:29également des intérêts
00:32:30malheureusement
00:32:30arabes
00:32:32c'est-à-dire que
00:32:33pour la France
00:32:34malheureusement
00:32:35suit la politique étrangère
00:32:37des pays arabes du Golfe
00:32:38puisque ces pays arabes
00:32:39comme l'Arabie saoudite
00:32:40les Émirats arabes unis
00:32:41le Qatar
00:32:41ne souhaitent pas
00:32:42une guerre contre l'Iran
00:32:43parce que le peuple
00:32:44si les Etats-Unis
00:32:46interviennent
00:32:47après que le peuple iranien
00:32:48ait manifesté
00:32:49et ait été tué
00:32:49alors peut-être
00:32:50que le peuple saoudien
00:32:51imiterait le peuple iranien
00:32:53en descendant dans la rue
00:32:54en manifestant
00:32:55en se faisant réprimer
00:32:57tué, massacré
00:32:58et alors à ce moment-là
00:32:58on dira
00:32:59et l'Arabie
00:33:00est-ce qu'on intervient
00:33:00pour le peuple saoudien ?
00:33:01C'est une vraie question
00:33:03Paul et Judith ?
00:33:04Simplement
00:33:05en restant comme ça
00:33:06au milieu du guet
00:33:06la France comme l'Europe
00:33:07d'ailleurs
00:33:08risque de n'avoir
00:33:11que les inconvénients
00:33:11et aucun bénéfice
00:33:12en faisant ce petit communiqué
00:33:14déclarant que
00:33:15enfin
00:33:15les gardiens de la révolution
00:33:17sont considérés
00:33:18comme une entité terroriste
00:33:19on risque quoi ?
00:33:20On risque d'avoir
00:33:21simplement un missile
00:33:22alors peut-être
00:33:23sur la base française
00:33:24d'Abu Dhabi
00:33:25Michel le rappelait
00:33:26mais peut-être même
00:33:27en Europe
00:33:27parce que
00:33:28l'Europe est à portée
00:33:30des missiles balestiques
00:33:31fabriqués
00:33:32par l'Iran
00:33:33et moi je reviens
00:33:34vous savez quand on ne sait pas
00:33:36la menace est vraiment réelle
00:33:38mais attendez
00:33:38vous avez vu la réaction
00:33:39de l'Iran
00:33:41qui désormais considère
00:33:42les Européens
00:33:43comme des terroristes
00:33:44à leur peau
00:33:45et l'Iran
00:33:45et l'Iran a montré
00:33:46qu'ils étaient parfaitement
00:33:47capables
00:33:48de prendre des otages
00:33:49l'ambassade américaine
00:33:50de...
00:33:51Il y a quatre étrangers
00:33:53qui ont été arrêtés
00:33:55de prendre des otages
00:33:56et je pense que la France
00:33:57comme l'Europe
00:33:58ont tort
00:33:59de rester comme ça
00:34:00au milieu du guet
00:34:01ni fort
00:34:02ni faible
00:34:03c'est toujours le ventre mou
00:34:04mais vous avez raison
00:34:05mais à chaque fois
00:34:05qu'on pose la question
00:34:06en France
00:34:07à des responsables politiques
00:34:08quelle que soit
00:34:08leur orientation
00:34:10il n'y a pas véritablement
00:34:12de réponse
00:34:13c'est-à-dire
00:34:13qu'auriez-vous fait au pouvoir
00:34:14est-ce que vous soutiendriez
00:34:16une intervention
00:34:17militaire américaine
00:34:17ah oui
00:34:18mais regardez les conséquences
00:34:19c'est vrai
00:34:19en Irak
00:34:21en Libye
00:34:21pour nous-mêmes
00:34:22ce n'est pas facile
00:34:24Oui
00:34:24alors que la France
00:34:26ne pèse pas
00:34:27dans cette région du monde
00:34:29c'est une évidence
00:34:30personne ne peut le nier
00:34:31C'est mal
00:34:32ce qu'on le dit en passant
00:34:33notre état de santé économique
00:34:35explique en grande partie
00:34:36le fait que notre voix
00:34:39soit devenue
00:34:40inaudible dans le concert international
00:34:42d'accord
00:34:42mais un président de la république
00:34:45doit aussi
00:34:46à son peuple
00:34:48et là je pense à Macron
00:34:50qui aime bien jouer
00:34:51les pédagogues
00:34:52une lecture du monde
00:34:53or là
00:34:54ce qui est frappant
00:34:55c'est que
00:34:56vous n'avez pas
00:34:57voilà ce qu'on va faire
00:34:58et pourquoi on ne peut rien faire
00:34:59mais vous n'avez même pas
00:35:00pour la reconnaissance
00:35:01de l'état de Palestine
00:35:02il y a eu une initiative
00:35:02on peut considérer
00:35:04qu'elle est nulle
00:35:05et non avenue
00:35:05et qu'elle ne sert à rien
00:35:06ou malheureuse
00:35:07ou à contre-temps
00:35:08il y a eu une initiative
00:35:09comment expliquer que là
00:35:10il n'est pas
00:35:11de velléité
00:35:12d'une part à cause
00:35:13de ce que Michel Fayette
00:35:14a dit
00:35:14c'est-à-dire
00:35:15nos amitiés
00:35:16avec les pays du Golfe
00:35:18et aussi
00:35:19à cause de la façon
00:35:20dont Emmanuel Macron
00:35:21conçoit ses relations
00:35:22avec Donald Trump
00:35:23de temps en temps
00:35:25punching ball
00:35:26là on est dans la période
00:35:27de punching ball
00:35:28Trump est
00:35:29le président américain
00:35:31qu'une partie des français
00:35:32adorent détester
00:35:33et Emmanuel Macron
00:35:34vous l'avez vu dans les sondages
00:35:35s'est refait une santé
00:35:36en devenant
00:35:37le critique
00:35:38le plus acerbe
00:35:39de Donald Trump
00:35:40sur la scène européenne
00:35:41nous en sommes là
00:35:42d'un mot
00:35:43il y a une dimension psychologique
00:35:44Emmanuel Macron
00:35:45puisqu'on parle de lui
00:35:46est gêné
00:35:47vous savez
00:35:48quand Marsa Amini
00:35:49qui refusait
00:35:50de porter le voile
00:35:51a été arrêté
00:35:52torturé
00:35:52assassiné
00:35:53il n'a pas eu
00:35:55un mot
00:35:55et deux jours
00:35:56après la mort
00:35:57de Marsa Amini
00:35:57il était à l'ONU
00:35:59serrant la main
00:36:00sourire à l'appui
00:36:00on a vu la photo
00:36:02et on a vu la vidéo
00:36:02serrant la main
00:36:03du président iranien
00:36:04le peuple iranien
00:36:05et la diaspora iranienne
00:36:06ne l'a pas oublié
00:36:07et Macron est gêné
00:36:08aux entournures
00:36:09il n'a jamais eu
00:36:10un mot pour le peuple iranien
00:36:11pour les atteintes
00:36:12aux droits de l'homme
00:36:13et puisqu'on parle
00:36:13d'intervention ou pas
00:36:15le régime des mollahs
00:36:16est considéré aujourd'hui
00:36:17d'ailleurs
00:36:17il s'est inspiré des nazis
00:36:18comme un régime néo-nazi
00:36:19quand nous on a été occupé
00:36:21par les nazis
00:36:21les américains
00:36:22ils ont fait quoi ?
00:36:23et ben voilà
00:36:24bon écoutez
00:36:26oui
00:36:26je voulais juste
00:36:28dire une petite chose
00:36:29c'est qu'au moment
00:36:30où on est en train
00:36:30d'abandonner
00:36:32en France
00:36:32je veux dire
00:36:33le peuple iranien
00:36:33on a aussi abandonné
00:36:35le peuple syrien
00:36:36parce que les Kurdes
00:36:37sont massacrés
00:36:37les Alawites massacrés
00:36:39les Druzes massacrés
00:36:40les chrétiens massacrés
00:36:41et ça aussi
00:36:42dans le silence complet
00:36:44d'Emmanuel Macron
00:36:44mais ça participe
00:36:45même pour l'Arménie
00:36:47c'était à peu près
00:36:48le même schéma
00:36:49en 2023
00:36:49quand les Arméniens
00:36:51donc on choisit
00:36:51en réalité nos combats
00:36:53et en plus
00:36:53quand on les choisit
00:36:54ça ne veut pas dire
00:36:54qu'on a une influence
00:36:55en plus
00:36:55non pour des raisons
00:36:56politiques intérieures
00:36:57et puis il y a quand même
00:36:59aussi le Liban
00:37:00qui a été abandonné
00:37:00en 1990
00:37:01donc en fait
00:37:02tous les pays
00:37:04et tous les peuples
00:37:05qui aiment la France
00:37:06et qui ont toujours été
00:37:07proches de la France
00:37:07au Moyen-Orient
00:37:08ont été systématiquement
00:37:09abandonnés
00:37:11liquidés
00:37:11et c'est douloureux pour nous
00:37:14c'est douloureux
00:37:15mais oui mais on reçoit
00:37:15tous les Iraniens
00:37:16et les Iraniennes
00:37:17que nous recevons ici
00:37:18nous faisaient la même chose
00:37:18vous savez autant du chat
00:37:20le français était
00:37:22langue étrangère obligatoire
00:37:24la Sorbonne Saint-Cyr
00:37:26il y avait un amour
00:37:27pour la France
00:37:28et pour la culture française
00:37:29mais il faut voir
00:37:29Aurélie Palavie
00:37:30parle parfaitement le français
00:37:31mais bien sûr
00:37:32écoutez on aura l'occasion
00:37:34d'y revenir
00:37:34on va voir
00:37:35tout peut changer
00:37:35presque même
00:37:36dans les prochaines minutes
00:37:38alors je voudrais évoquer
00:37:39ce procès
00:37:40je trouve cette passionnance
00:37:40qui se passe
00:37:41autour du procès
00:37:42de Marine Le Pen
00:37:44du changement de défense
00:37:45qui est assumé
00:37:46de Marine Le Pen
00:37:47qui parle désormais
00:37:48non pas d'intentionnalité
00:37:50mais d'une faute
00:37:51s'il y a eu faute
00:37:52par rapport aux assistants
00:37:53parlementaires européens
00:37:55la question a été posée
00:37:56ce matin à Jordan Bardella
00:37:57qui a dit
00:37:58il ne peut pas imaginer
00:37:59qu'elle ne soit pas
00:38:01toujours prise
00:38:02dans l'autre chance
00:38:02qu'elle ne soit pas candidate
00:38:03ce serait un coup porté
00:38:04à la démocratie
00:38:07nous sommes là
00:38:08dans une semaine
00:38:09véritablement décisive
00:38:10tout se joue
00:38:11pour ceux qui regardent
00:38:12en détail
00:38:12dans le procès
00:38:13c'est la première fois
00:38:14que Marine Le Pen
00:38:15il y a quelques jours
00:38:16admis qu'il y a pu y avoir
00:38:17une faute
00:38:18mais pas d'intentionnalité
00:38:19et qu'elle ne prend pas
00:38:22tout sur elle
00:38:23par rapport aux autres
00:38:24cadres du RN
00:38:25ça ne peut pas dire
00:38:26qu'elle se défause
00:38:27ça veut dire
00:38:27qu'elle n'est pas la seule
00:38:29je ne sais pas
00:38:30si vous l'avez constaté
00:38:30aussi
00:38:30oui tout à fait
00:38:31moi je ne comprenais même pas
00:38:33je ne suis pas avocate
00:38:34ni juriste
00:38:35pourquoi elle s'obstinait
00:38:36dans une défense
00:38:37qui revenait à dire
00:38:38peut-être
00:38:41peut-être que j'étais
00:38:43un peu hors des clous
00:38:45mais de toute façon
00:38:45c'est moi qui ai raison
00:38:47il faut que ça fonctionne
00:38:48comme ça
00:38:49sur le fond
00:38:49on ne peut pas couper en tranche
00:38:51l'activité politique
00:38:52d'un responsable
00:38:53évidemment ça ne fonctionnait pas
00:38:55donc elle fait tardivement
00:38:57puis après des témoignages
00:38:58un peu gênants
00:38:59de l'intérieur
00:38:59la mettant en cause
00:39:01directement
00:39:02c'est ça aussi
00:39:02qui va beaucoup jouer
00:39:05elle change de stratégie
00:39:07bon en général
00:39:08ce n'est pas génial
00:39:09de changer de stratégie
00:39:11au milieu du guet
00:39:12on ne peut pas
00:39:12ce sont d'autres
00:39:13manières
00:39:14on appelle
00:39:15sa stratégie précédente
00:39:17était visiblement perdante
00:39:18alors tout l'enjeu
00:39:20c'est évidemment
00:39:21l'inéligibilité
00:39:23et que si elle est ramenée
00:39:24à deux ans
00:39:24elle peut se présenter
00:39:26et ce serait quand même
00:39:27incroyable
00:39:27imaginez
00:39:28c'est-à-dire qu'elle a mis
00:39:29en orbite
00:39:29Jordan Bardella
00:39:30qui s'y voit déjà
00:39:32mais je pense
00:39:34qu'il s'y prépare
00:39:34depuis très longtemps
00:39:36et donc elle pourrait aussi
00:39:37reprendre
00:39:38c'est quand même
00:39:39ce sera quand même
00:39:40un roman
00:39:41on n'aurait pas
00:39:42on n'aurait pas été
00:39:43aussi inventif
00:39:44et créatif
00:39:44c'est le charme
00:39:45de la politique
00:39:45vous savez
00:39:46les magistrats
00:39:46aiment l'humilité
00:39:47et là elle fait preuve
00:39:49d'humilité
00:39:50presque de rédemption
00:39:51et donc ils aiment ça
00:39:52ils préfèrent ça
00:39:53à l'arrogance
00:39:54et donc ils peuvent
00:39:54en tenir compte
00:39:55et se montrer
00:39:56moins sévère
00:39:57à son égard
00:39:57donc lui permettre
00:39:58d'être éligible
00:39:59ça va aller plus loin
00:40:00parce que s'il y avait
00:40:01un retour
00:40:02ce serait extraordinaire
00:40:03parce qu'il y aurait
00:40:03un mouvement autour d'elle
00:40:05je pense que ce serait
00:40:05vous aimez les retours
00:40:06vous parlez souvent
00:40:07de ceux qui reviennent
00:40:08en politique
00:40:08avec des cicatrices
00:40:10avec des balafres
00:40:12des entailles
00:40:13c'est des exemples
00:40:14emblématiques
00:40:14non mais moi
00:40:15je n'ai jamais compris
00:40:16le premier système
00:40:17de défense
00:40:17écoutez
00:40:18sur le fond du dossier
00:40:19c'est indéfendable
00:40:20il y a eu faute
00:40:21il y a même eu
00:40:22une tactique
00:40:23un système
00:40:24il fallait l'admettre
00:40:24en disant
00:40:25écoutez
00:40:25on a été hors des clous
00:40:26on ne s'est pas bien
00:40:27rendu compte
00:40:27et à ce moment là
00:40:28je pense que le tribunal
00:40:29aurait dit
00:40:29bon vous admettez la faute
00:40:30vous dites donc
00:40:31vous n'allez pas recommencer
00:40:32il n'y a aucune raison
00:40:33de prononcer une exécution provisoire
00:40:34je pense que ça pouvait passer
00:40:36là en deuxième instance
00:40:37c'est plus risqué
00:40:38maintenant
00:40:38la possibilité
00:40:40en effet existe
00:40:40mais je trouve que
00:40:41là ils ont trouvé
00:40:42la bonne défense
00:40:43donc ça se joue
00:40:44à qui tout double
00:40:45soit en effet
00:40:45il est inéligible
00:40:46soit si elle l'est à nouveau
00:40:48je pense qu'elle bénéficiera
00:40:49d'un regain de ferveur
00:40:50autour de sa personne
00:40:51je précise aussi
00:40:54et par ailleurs
00:40:55au moment où nous parlons
00:40:55de ce procès
00:40:56il y a
00:40:57difficile de ne pas en parler
00:40:58aux Etats-Unis
00:40:58ce qui se passe
00:40:59et c'est une déflagration
00:41:00incroyable
00:41:01sur les Epstein
00:41:03Epstein Files
00:41:04donc du nom de Jeffrey Epstein
00:41:05ce pédocriminel
00:41:06qui fréquentait
00:41:08les grands de ce monde
00:41:09qui s'est suicidé
00:41:10c'est le ministère
00:41:11de la justice américain
00:41:12c'est 3 millions
00:41:13de documents
00:41:14d'échange de mails
00:41:14alors ça n'a rien à voir
00:41:16c'est pour ça
00:41:16je fais attention
00:41:17par rapport au RN
00:41:18mais ancien FN
00:41:20il était évoqué
00:41:21au détour
00:41:21de conversations
00:41:22avec Steve Bannon
00:41:23une question de financement
00:41:25ou pas du parti
00:41:26et il était dit
00:41:27qu'ils étaient financés
00:41:28selon ce qu'il parlait
00:41:30dont Jeffrey Epstein
00:41:31par les russes
00:41:32il qualifiait
00:41:33le FN
00:41:34de nom d'oiseau
00:41:36si je puis dire
00:41:36certains
00:41:37donc voilà
00:41:38mais il y a aussi
00:41:39un volet français
00:41:40qui concerne aussi
00:41:41d'autres personnalités
00:41:42donc déflagration
00:41:43incroyable
00:41:44et c'est vrai
00:41:44que les responsables
00:41:45politiques français
00:41:45en parlent très peu
00:41:46mais il faut faire attention
00:41:47quand même
00:41:47parce qu'il faut savoir
00:41:48il y a beaucoup de non français
00:41:49c'est le ministère
00:41:49de la justice américain
00:41:50bien sûr
00:41:50mais il y a beaucoup
00:41:51de non français
00:41:51qui sont cités
00:41:52mais il faut savoir
00:41:52à quel titre
00:41:53parce que si c'est
00:41:54de manière complètement
00:41:55incidente
00:41:55votre nom apparaît
00:41:56ou si c'est vraiment
00:41:58quelque chose de grave
00:41:59envoyer comme ça
00:42:00brut des documents
00:42:01alors on peut se dire
00:42:02que c'est la démocratie
00:42:03et la transparence
00:42:04mais
00:42:04il y a deux versants
00:42:05en fait
00:42:05il y a le versant
00:42:06pédocriminel
00:42:06effectivement
00:42:07mais il y a un autre versant
00:42:08qui est business
00:42:09et Epstein
00:42:10servait d'intermédiaire
00:42:11entre de très nombreuses
00:42:13personnalités
00:42:13rien à voir pour le coup
00:42:14avec la pédocriminalité
00:42:15il y a un scandale
00:42:16actuellement en Israël
00:42:17parce que l'ancien
00:42:18premier ministre Barak
00:42:19est cité
00:42:20parce que Epstein
00:42:21a servi d'intermédiaire
00:42:22entre Barak
00:42:24et le Qatar
00:42:25pour du business
00:42:26éventuel
00:42:27au moment des jeux
00:42:28de Qatar
00:42:29c'est pas n'importe quel business
00:42:30c'est des armes
00:42:31une déflagération incroyable
00:42:32en Israël
00:42:33bien sûr
00:42:34absolument
00:42:34j'ai vu que c'était
00:42:35une déflagération incroyable
00:42:36en Israël
00:42:36ah mais oui
00:42:36mais complètement
00:42:37et en parlant
00:42:38d'Eoud Barak
00:42:40il y a également
00:42:40un autre
00:42:41Barak
00:42:41qui est cité
00:42:42mais pour le coup
00:42:43c'est son autre famille
00:42:43c'est Tom Barak
00:42:44et c'est pas n'importe qui
00:42:45c'est l'envoyé spécial
00:42:46de Donald Trump
00:42:47en Syrie
00:42:48et il s'occupe
00:42:49de beaucoup de choses
00:42:49au Moyen-Orient
00:42:50c'est l'ambassadeur
00:42:51également des Etats-Unis
00:42:51en Turquie
00:42:52et là aussi
00:42:53ça pourrait avoir
00:42:53un grand impact
00:42:54parce qu'il est très très proche
00:42:56de tous ces pays
00:42:56dans la région
00:42:58les pays arabes du Golfe
00:42:59donc l'Arabie Saoudite
00:43:00les Émirats-Unis
00:43:01le Qatar
00:43:01et la Turquie
00:43:02et donc s'il venait
00:43:03à être écarté
00:43:04cela aurait un impact
00:43:06très important
00:43:06là actuellement
00:43:07oui actuellement
00:43:08il est cité dans Upshrine
00:43:09c'est pour ça que
00:43:10j'ai pas eu le temps
00:43:11de lire les 3 millions
00:43:12de
00:43:12non mais
00:43:13c'est un vrai travail journalistique
00:43:15c'est à dire
00:43:16c'est une matière brute
00:43:17à temps plein
00:43:18juste pour que certains
00:43:20s'y mettent peut-être
00:43:21on va marquer une pause
00:43:23je vous le dis
00:43:24c'est pas à vous
00:43:25en vous regardant
00:43:25c'est vrai que ça fait
00:43:27oeuvre utile
00:43:28c'est difficile
00:43:28quand un citoyen
00:43:29obtient ça
00:43:30et qu'on voit
00:43:30les noms partout
00:43:31il faut faire
00:43:32évidemment la différence
00:43:33entre qui est cité
00:43:35et qui est visé
00:43:35qui est ciblé
00:43:36alors on va marquer
00:43:37une pause
00:43:38là puisqu'on parle
00:43:39de ceux qui sont ciblés
00:43:39malheureusement
00:43:40ce sont très souvent
00:43:41les policiers
00:43:41vraiment on va s'arrêter
00:43:43sur ce qui s'est passé
00:43:43à Nantes
00:43:44est-ce que vous pensez
00:43:46encore qu'on peut parler
00:43:47de refus d'obtempérer
00:43:48moi je pense que c'est
00:43:48vraiment une forme
00:43:49de séparatisme
00:43:50je trouve que le mot
00:43:52refus d'obtempérer
00:43:53l'expression
00:43:53ne veut plus rien dire
00:43:54ce sont des tentatives
00:43:55d'assassinat
00:43:56avec des voitures
00:43:57comme armes par destination
00:43:58vous allez voir
00:43:58ce qui s'est passé
00:43:59on sera avec Frédéric Lose
00:44:00qui est du syndicat
00:44:02des commissaires de police
00:44:03qui va nous en parler
00:44:03puis d'autres sujets
00:44:04à vous soumettre également
00:44:06on verra aussi
00:44:06le classement des villes
00:44:08en haut du palmarès
00:44:09dans le panthéon
00:44:10d'Éric Nolot
00:44:10il y a Paris
00:44:12et le vrai palmarès
00:44:15il y a Biarritz
00:44:15Anglette et Bayonne
00:44:16le BAB
00:44:17c'est vrai que Paris
00:44:17et Thierry Cabane
00:44:19me dit 107ème
00:44:20terre de rouge
00:44:22peut-être que ça peut changer
00:44:24c'est bien payé
00:44:24avec Emmanuel Grégoire
00:44:25on peut remonter
00:44:26à la 106ème
00:44:27il faut tout se citer
00:44:27maintenant
00:44:28parce qu'on a tension
00:44:28monsieur Pierre-Yves Bournazel
00:44:30Sophia Chikirou
00:44:31Rachida Dati
00:44:32Sarah Knafro
00:44:33Thierry Mariani
00:44:33on est bon
00:44:35à tout de suite
00:44:36merci d'être avec nous
00:44:41la suite de Midi News
00:44:42beaucoup évidemment
00:44:42d'actualité internationale
00:44:44mais qui a un impact direct
00:44:46évidemment sur nous
00:44:47sur la France
00:44:48d'ailleurs sur les équilibres mondiaux
00:44:49nous parlerons
00:44:50de ce qui se passe en Iran
00:44:51accord ou guerre
00:44:52diplomatie ou poudrière
00:44:54et puis nous évoquerons
00:44:56d'autres sujets
00:44:56vraiment ce qui s'est passé
00:44:57à Nantes
00:44:58et qui est intolérable
00:44:59il y a encore quelques jours
00:45:01nos policiers manifestés
00:45:02pour dire leur ras-le-bol
00:45:03et leur souffrance
00:45:03et voilà qu'ils sont
00:45:04de nouveau ciblés
00:45:05tous ces sujets
00:45:06dans quelques instants
00:45:07après votre journal
00:45:08rebonjour à vous
00:45:09chère Samaïa Labidi
00:45:10rebonjour très chère Sonia
00:45:11et bonjour à tous
00:45:12à la une de l'actualité
00:45:134 ressortissants étrangers
00:45:15dont la nationalité
00:45:17n'a pas été précisée
00:45:19ont été arrêtés en Iran
00:45:20pour participation aux émeutes
00:45:214 personnes interpellées
00:45:23lors d'un raid
00:45:24dans la province de Téhéran
00:45:25selon la télévision d'Etat
00:45:28ils ont été interpellés
00:45:29lors de la fouille
00:45:31du sac de l'un des suspects
00:45:334 grenades assourdissantes
00:45:35artisanales ont été découvertes
00:45:37en France
00:45:38un homme de 55 ans
00:45:40jugé à Lyon
00:45:40pour avoir jeté
00:45:41un octogénaire juif
00:45:42d'un balcon du 17ème étage
00:45:44la circonstance aggravante
00:45:45de meurtre commis
00:45:46en raison de la religion
00:45:47de la victime
00:45:48a été retenue par la justice
00:45:49mais l'accusé
00:45:50récuse tout mobile antisémite
00:45:52la question sera au coeur
00:45:53du procès
00:45:54qui se tient
00:45:55toute la semaine
00:45:56devant la cour d'assises du Rhône
00:45:58à la une également
00:45:59sans titre dans le RERD
00:46:01un jeune voyageur
00:46:02a présenté la photo
00:46:03d'une pied d'identité
00:46:04appartenant à un adolescent
00:46:05tué
00:46:06sur la promenade
00:46:07des Anglais à Nice
00:46:08le 14 juillet 2016
00:46:10prévenu par le commissariat
00:46:12d'Evry-Courcouronne
00:46:13la famille de la victime
00:46:14se dit meurtrie
00:46:15une deuxième douleur
00:46:1610 ans après le drame
00:46:17compte-il déclarer
00:46:19l'actualité politique
00:46:21rythmée par l'épilogue
00:46:22du marathon budgétaire
00:46:23dans quelques heures
00:46:24Sébastien Lecornu
00:46:25fait face
00:46:26à deux nouvelles motions
00:46:27de censure
00:46:28motion déposée par le RN
00:46:30et les filles
00:46:30qui seront votées
00:46:31dès 17h à l'Assemblée
00:46:32toutefois
00:46:33elles ont peu de chances
00:46:34d'être adoptées
00:46:35la France devrait enfin
00:46:36être dotée d'un budget
00:46:37pour l'année 2026
00:46:39à quelques jours
00:46:41de l'ouverture
00:46:41du salon de l'agriculture
00:46:43Emmanuel Macron
00:46:44en déplacement
00:46:44en Haute-Saône
00:46:45demain
00:46:45occasion pour le président
00:46:47de la République
00:46:47d'aller à la rencontre
00:46:49d'exploitants
00:46:50et d'organisations
00:46:51agricoles du département
00:46:52avant de déjeuner
00:46:53avec des lycéens
00:46:54pour échanger
00:46:55sur l'interdiction
00:46:56des réseaux sociaux
00:46:57avant 15 ans
00:46:58direction le Nigeria
00:47:00présent où des hommes armés
00:47:02ont attaqué
00:47:02un poste de police
00:47:03une église
00:47:04et enlevé 5 personnes
00:47:05dans un district
00:47:06du centre du pays
00:47:07l'attaque a eu lieu
00:47:09au tôt hier
00:47:09à Aguara
00:47:10dans la même zone
00:47:11où quelques 300 élèves
00:47:12avaient été kidnappés
00:47:14lors d'un enlèvement
00:47:14de Massa en novembre
00:47:16de nouvelles violences
00:47:17qui s'inscrivent
00:47:18dans un contexte
00:47:19de recrudescence
00:47:20des enlèvements
00:47:20dans le pays
00:47:21le plus peuplé d'Afrique
00:47:23le Costa Rica
00:47:25s'est réveillé
00:47:26avec une nouvelle présidente
00:47:27que vous découvrez à l'écran
00:47:29la candidate de droite
00:47:30Laura Fernandez
00:47:30remporte la présidentielle
00:47:32au la main
00:47:32la politologue
00:47:34de 39 ans
00:47:35partisane
00:47:35de la manière forte
00:47:36pour lutter
00:47:37contre la criminalité
00:47:38en essor
00:47:39dans ce pays
00:47:39d'Amérique centrale
00:47:40a recueilli
00:47:41près de 49%
00:47:43des suffrages
00:47:44sur 88%
00:47:45des bureaux
00:47:45de vote dépouillés
00:47:46soit 9 points de plus
00:47:48que nécessaire
00:47:48pour remporter
00:47:49l'élection
00:47:50dès le premier tour
00:47:51et puis des images
00:47:53féeriques
00:47:54pour terminer ce journal
00:47:55celle du carnaval
00:47:57de Venise
00:47:57qui a officiellement
00:47:59débuté hier
00:47:59avec une magnifique
00:48:01parade aquatique
00:48:02et la traditionnelle
00:48:03arrivée de la Pantégana
00:48:04le rat célèbre
00:48:06emblème de cet événement
00:48:07le Grand Canal
00:48:08s'est transformé
00:48:09en une scène
00:48:10alliant à la fois
00:48:11l'histoire vénétienne
00:48:12et l'esprit
00:48:13des prochains
00:48:13Jeux Olympiques
00:48:15des milliers de curieux
00:48:17ont fait le déplacement
00:48:18comme vous pouvez
00:48:19le constater
00:48:20sur ces images
00:48:21Voilà pour le tour
00:48:23d'horizon
00:48:24de l'actualité
00:48:25à 13h
00:48:25Merci Somaya
00:48:26merci pour ces images
00:48:27magnifiques
00:48:28à tout à l'heure
00:48:29nous sommes toujours
00:48:30avec Michel Fayad
00:48:31je remercie
00:48:31pour ses analyses
00:48:32et son expérience
00:48:33sur ce qui se passe
00:48:34notamment en Iran
00:48:35on va beaucoup en parler
00:48:36on s'est beaucoup interrogé
00:48:37sur l'absence
00:48:38de la voix de la France
00:48:39combien de divisions
00:48:40que pesons-nous
00:48:41qu'est-ce qu'on pèse encore
00:48:43c'est plus simple à dire
00:48:44dans cette région du monde
00:48:46et ailleurs
00:48:47Eric Nolot
00:48:49merci d'être avec nous
00:48:50Judith Vintraud
00:48:51Paul Amart
00:48:51notre journaliste
00:48:52Mathieu Devez
00:48:53et Frédéric Lose
00:48:55bonjour et bienvenue
00:48:56auteur du livre
00:48:56Insécurité
00:48:57Stop à la descente
00:48:58aux enfers
00:48:59chez Fayard
00:49:00malheureusement
00:49:00par rapport à ce qui se passe
00:49:03par rapport à nos polices
00:49:04on va en parler
00:49:04dans quelques instants
00:49:05alors qu'ils avaient manifesté
00:49:07il y a quelques jours
00:49:07on va voir que les choses
00:49:08sont vraiment terribles
00:49:09parce qu'il s'est passé
00:49:10deux refus d'obtempérer
00:49:11puisqu'on les appelle ainsi
00:49:12vous allez nous détailler
00:49:13cela à Nantes
00:49:14mais c'est davantage
00:49:15une forme de séparatisme
00:49:16véritablement
00:49:17une haine anti-flic
00:49:18souvent anti-France
00:49:19tout d'abord
00:49:20je voulais revenir
00:49:20sur ces chiffres
00:49:21vol, violence, cambriolage
00:49:23les chiffres de 2025
00:49:24montrent une cartographie
00:49:25vous allez voir
00:49:26en particulier
00:49:26des cambriolages
00:49:27contrastés
00:49:28parce qu'il y a
00:49:29une baisse globale
00:49:30mais qui masque
00:49:30de très fortes disparités
00:49:32régionales
00:49:33territoriales
00:49:34une chose est sûre
00:49:34les Français tentent
00:49:35évidemment de se protéger
00:49:36de se barricader
00:49:38alors exemple
00:49:38en 2025
00:49:39dans les côtes d'Armor
00:49:40il y a eu
00:49:41614 cambriolages
00:49:42de plus qu'en 2024
00:49:43même constat
00:49:45en Meurthe-Moselle
00:49:46département au sein duquel
00:49:47la tendance est à la hausse
00:49:48la Bretagne
00:49:49aussi enregistre
00:49:50aussi une hausse record
00:49:52sur une décennie
00:49:53ce sont surtout
00:49:54vraiment
00:49:55les vraies métropoles
00:49:56les villes
00:49:57très très très urbanisées
00:49:58si je puis dire
00:49:59qui sont plutôt
00:50:00sanctuarisées
00:50:02si on peut dire
00:50:02mais en tous les cas
00:50:03en ce qui concerne
00:50:04les cambriolages
00:50:05j'imagine que rien
00:50:06ne vous surprend
00:50:07dans cette cartographie
00:50:08Frédéric Close
00:50:09même si dans certaines régions
00:50:11vraiment on se demande
00:50:11ce qui a pu se passer
00:50:12en quelques années
00:50:13pour qu'elle devienne
00:50:14le lieu préféré
00:50:15choisi
00:50:16ciblé par les délinquants
00:50:17non ça ne me surprend pas
00:50:19parce qu'il faut partir
00:50:21du temps long
00:50:22les statistiques
00:50:23à court terme
00:50:24ne sont pas très éclairantes
00:50:26mais sur le temps long
00:50:27les atteintes aux biens
00:50:28sont devenues rentables
00:50:30rationnellement
00:50:31dans le calcul
00:50:32bénéfice-coo-avantage
00:50:34pour un délinquant
00:50:35qui risque pas grand chose
00:50:36en termes de réponse pénale
00:50:39c'est-à-dire de peine
00:50:40au niveau financier
00:50:42parce que si un automobiliste
00:50:44paye systématiquement
00:50:45une amende
00:50:45n'a pas de peine
00:50:46avec sursis
00:50:46n'a pas de rappel
00:50:47à la loi
00:50:48en matière délictuelle
00:50:49alors que la dangerosité
00:50:51et l'état d'esprit
00:50:53est bien différent
00:50:54on a affaire à des voyous
00:50:55ils ne risquent rien
00:50:56donc forcément
00:50:57ils en profitent
00:50:58et on a un taux d'élucidation
00:51:00qui reste faible
00:51:00malgré le fait
00:51:02que la police
00:51:03la police et la gendarmerie
00:51:05ont des résultats
00:51:06se mobilisent
00:51:07mais c'est extrêmement difficile
00:51:09d'abord il y a de plus en plus
00:51:10d'équipes
00:51:10au niveau national
00:51:11mais maintenant
00:51:12depuis une quinzaine d'années
00:51:13au niveau international
00:51:14qui viennent
00:51:15qui font des repérages
00:51:16des cambriolages
00:51:17avec violence
00:51:18souvent
00:51:19alors des cambriolages
00:51:20avec violence
00:51:20regardez aussi
00:51:21les home jacking
00:51:22qui sont très spectaculaires
00:51:25même si c'est minoritaire
00:51:26mais c'est très violent
00:51:27mais tant qu'il n'y a pas
00:51:28de réponse pénale
00:51:29tant qu'il n'y a pas
00:51:30de réponse financière
00:51:32faire payer les délinquants
00:51:33ça continuera
00:51:34voilà c'est tout
00:51:35quand on vous dit
00:51:36le cambrioleur
00:51:37a été condamné
00:51:38à deux ans
00:51:39de prison ferme
00:51:40les gens se disent
00:51:40ah c'est bien
00:51:41ferme
00:51:42c'est pas avec sursis
00:51:43mais ferme
00:51:44la plupart du temps
00:51:44ça veut dire
00:51:45que c'est aménagé
00:51:46et qu'il est dehors
00:51:48et ça veut dire aussi
00:51:49qu'il ne paye pas
00:51:50un centime
00:51:50on ne confisque pas
00:51:51forcément
00:51:52sa voiture
00:51:53c'est bien
00:51:53il n'y a pas de recherche
00:51:55des avoirs patrimoniaux
00:51:57parce que juridiquement
00:51:58c'est pas possible
00:51:59donc ça devient
00:52:00une activité rentable
00:52:02c'est pour ça
00:52:03qu'au niveau du code pénal
00:52:05voire du code de procédure pénale
00:52:06qui est trop compliqué
00:52:07il faut tout remettre à plat
00:52:08et ça fait partie aussi
00:52:10de la colère des policiers
00:52:11parce qu'ils sont frustrés
00:52:13ils font des efforts énormes
00:52:14ils sortent de belles affaires
00:52:15mais en même temps
00:52:17c'est le tonneau des danaïdes
00:52:18parce que le système
00:52:19est un système
00:52:20où on a organisé
00:52:21depuis 40 ans
00:52:22l'impuissance publique
00:52:23et je tiens à préciser
00:52:24qu'embriolage
00:52:25d'appartements
00:52:28de maisons
00:52:28mais aussi
00:52:29de plus en plus souvent
00:52:29de commerces
00:52:30et là véritablement
00:52:31la détresse
00:52:32de ces commerçants
00:52:33alors dans des zones urbaines
00:52:34dans des zones un peu plus reculées
00:52:36où ils se retrouvent seuls
00:52:37souvent devoir se protéger
00:52:39se surprotéger
00:52:39se barricader
00:52:40avec eux-mêmes
00:52:41en train de payer
00:52:42leurs vidéos de caméras
00:52:44les caméras de surveillance
00:52:45avec des très petits moyens
00:52:46donc c'est aussi ça
00:52:47que je voulais mettre
00:52:48en avant aussi
00:52:49puisque souvent
00:52:49ces commerçants
00:52:50sont laissés seuls
00:52:51et parfois
00:52:52tout comme les policiers
00:52:53véritablement
00:52:54là on assiste
00:52:55c'est une litanie incroyable
00:52:57je pense qu'il faut arrêter
00:52:58de dire refus
00:52:59d'obtempérer
00:52:59parce que ça va
00:53:00beaucoup plus loin
00:53:01ce qui s'est passé à Nantes
00:53:01vous allez nous détailler
00:53:02les choses
00:53:03mais vraiment
00:53:04je pense qu'une forme
00:53:05de séparatisme
00:53:06là on ne parle pas
00:53:07d'un séparatisme
00:53:08islamiste
00:53:09mais il y a un séparatisme
00:53:10dans les règles
00:53:11dans les lois
00:53:11dans une mentalité
00:53:12quand même
00:53:13qui est en train
00:53:13de s'installer
00:53:14à Nantes
00:53:15ça a été d'une violence
00:53:16assez incroyable
00:53:17chère Mathieu
00:53:18exactement
00:53:18il y a trois policiers
00:53:20blessés
00:53:20cette nuit près de Nantes
00:53:21et des images impressionnantes
00:53:22après un nouveau refus
00:53:24d'obtempérer
00:53:25les voici ces images
00:53:26selon certains policiers
00:53:27du département
00:53:28le pire a été évité
00:53:30alors que cette voiture
00:53:31de police
00:53:31est complètement détruite
00:53:33après un choc frontal
00:53:34il est aux alentours
00:53:35de minuit
00:53:35on est sur le périphérique
00:53:36nantais
00:53:37en direction de Sainte-V
00:53:38commune de 10 000 habitants
00:53:39au nord-ouest de Nantes
00:53:41alors une voiture
00:53:41attire l'attention
00:53:43des forces de l'ordre
00:53:43pourquoi le conducteur
00:53:45roule trop vite
00:53:46il dépasse les 160 km heure
00:53:48feu éteint par moment
00:53:50pour essayer
00:53:50de fuir la police
00:53:52le contrôle des fichiers
00:53:53révèle une anomalie
00:53:54quelle est-elle
00:53:55la plaque d'immatriculation
00:53:56ne correspond pas
00:53:57la voiture
00:53:58est donc faussement plaquée
00:54:00c'est le début
00:54:00d'une course poursuite
00:54:01avec les policiers
00:54:02le conducteur
00:54:03en fuite
00:54:04effectue un demi-tour
00:54:05sur la 4 voies
00:54:06le choc est brutal
00:54:07avec la voiture
00:54:09des policiers
00:54:09que vous voyez à l'écran
00:54:10trois d'entre eux
00:54:11se retrouvent coincés
00:54:13dans l'habitacle
00:54:14ils sont conscients
00:54:15à l'arrivée des secours
00:54:16conscients oui
00:54:17mais blessés
00:54:18un bras et des côtes fracturées
00:54:19des douleurs au dos
00:54:21deux policiers
00:54:21ont été transportés
00:54:23à l'hôpital de Saint-Nazaire
00:54:24un vers l'hôpital de Nantes
00:54:26pas de pronostics vitals
00:54:27engagés
00:54:28fort heureusement
00:54:29le conducteur
00:54:29mis en cause
00:54:30a été interpellé
00:54:31et j'ai appris
00:54:32il y a quelques minutes
00:54:33que le ministre de l'Intérieur
00:54:34Laurent Nunez
00:54:35se déplace
00:54:35cet après-midi
00:54:36en Noir-Atlantique
00:54:37il arrivera sur place
00:54:38aux alentours
00:54:39de 16h30
00:54:40merci Mathieu
00:54:41mais toujours la même question
00:54:42que va-t-il dire
00:54:43que peut-il dire de plus
00:54:44tant il est vrai parfois
00:54:45dans ces affaires-là
00:54:46et dans d'autres
00:54:46que la présomption
00:54:47d'innocence
00:54:49existe pour tout le monde
00:54:50sauf pour les policiers
00:54:50malheureusement
00:54:52et il faut bien le dire
00:54:54personne
00:54:54évidemment
00:54:55n'encourage
00:54:56la police
00:54:56c'est absolument pas
00:54:57ce qu'on fait
00:54:58à réagir
00:54:59il y a un moment
00:55:00est-ce que
00:55:01la vie d'un policier
00:55:03vaut plus
00:55:03je veux dire
00:55:04est-ce que la vie
00:55:05est-ce que la vie
00:55:05d'un policier
00:55:06et de tous les passants
00:55:07de tous les citoyens
00:55:08autour d'une telle scène
00:55:09là il est
00:55:11minuit
00:55:11donc je ne sais pas
00:55:12s'il y a beaucoup de monde
00:55:13mais d'une telle scène
00:55:13je pense à d'autres
00:55:14cas de refus
00:55:15d'obtempérer
00:55:16doit-elle primer
00:55:17sur
00:55:17celle du délinquant
00:55:19qui a choisi
00:55:20de mettre en danger
00:55:20lui sa vie
00:55:21et celle des autres
00:55:22écoutez Sonia
00:55:22vous avez employé
00:55:23le mot juste tout à l'heure
00:55:24vous avez parlé
00:55:24de séparatisme
00:55:25et l'enjeu
00:55:27de ce séparatisme là
00:55:28et de ce combat là
00:55:30que mène la police
00:55:30c'est tout simplement
00:55:31la rue
00:55:32nous quand on va
00:55:32dans la rue
00:55:33c'est pour y passer
00:55:34pour aller d'un point
00:55:35à un autre
00:55:35même si on s'attarde
00:55:36à une terrasse de café
00:55:37qui tient la rue aujourd'hui
00:55:38c'est les policiers
00:55:39pour nous protéger
00:55:40et bien les délinquants
00:55:41et ces criminels
00:55:42sont en train de leur signifier
00:55:43que la rue leur appartient
00:55:45c'est une bataille
00:55:46de territoire
00:55:46et ils le font
00:55:47avec une violence inouïe
00:55:49est-ce que vous venez
00:55:50de raconter
00:55:50pour moi cette violence
00:55:52s'apparente à une violence
00:55:53terroriste
00:55:53ça n'est ni plus ni moins
00:55:54qu'une violence terroriste
00:55:57ils procèdent par intimidation
00:55:59les plus lâches d'entre eux
00:56:00le font uniquement
00:56:01avec des civils
00:56:02les plus fous d'entre eux
00:56:03les plus criminels d'entre eux
00:56:04osent le faire
00:56:06face à la police
00:56:07voilà où on en est
00:56:09aujourd'hui
00:56:09mais il faut reprendre
00:56:10les termes du commissaire
00:56:11Lowe
00:56:12utilisé à propos
00:56:13des cambriolages
00:56:14pour cela
00:56:15tant qu'il n'y aura pas
00:56:16une réponse pénale appropriée
00:56:17ça continue
00:56:17écoutez quiconque
00:56:18s'en prend de cette manière
00:56:19là les images
00:56:20sont quand même terribles
00:56:20quiconque s'en prend
00:56:21de cette manière
00:56:22aux forces de l'ordre
00:56:23moi je considère
00:56:24que ce n'est pas un refus
00:56:24d'obtempérer
00:56:25je considère que c'est
00:56:26une tentative d'assassinat
00:56:27il doit être traité
00:56:28comme tel
00:56:29c'est-à-dire avec une peine
00:56:30minimale
00:56:31je vous jure
00:56:31que ce sera dissuasif
00:56:32là ces gens savent
00:56:33peut-être pas dans ce cas-là
00:56:34mais ils savent
00:56:35que la plupart du temps
00:56:35ils vont passer à travers
00:56:36donc tant qu'on n'aura pas
00:56:38changé ça
00:56:38on continuera la semaine prochaine
00:56:40d'évoquer un nouveau drame
00:56:41peut-être que là
00:56:42il n'y aura pas des blessés
00:56:43mais des morts
00:56:44et la semaine d'après encore
00:56:45etc
00:56:45vous avez raison
00:56:46sur la justice
00:56:46je pense que
00:56:47le point originel
00:56:50c'est quand même
00:56:50Emmanuel Macron
00:56:51quand il a réagi
00:56:52sur l'affaire Naël
00:56:53quoi qu'on pense
00:56:54je crois qu'à partir de là
00:56:55quand le haut du sommet
00:56:57enfin le sommet de l'Etat
00:56:59si je puis dire
00:56:59et bien il y a cette phrase
00:57:00c'était inacceptable
00:57:01et injustifiable
00:57:03c'est une présomption
00:57:03de culpabilité
00:57:04oui
00:57:04mais à partir de là
00:57:05c'est fini
00:57:06c'est un fusé partout
00:57:06c'est pour ça que vous dites
00:57:07la présomption d'innocence
00:57:08existe pour tout le monde
00:57:09sauf pour les forces de l'ordre
00:57:11les policiers se posent la question
00:57:14comment défendre les autres
00:57:15quand on est soi-même insécurisé
00:57:17c'est un grave problème
00:57:18vous avez tout résumé
00:57:19c'est exactement ça
00:57:20il y a 28 000 refus d'obtempérer
00:57:221 tous les 20 minutes
00:57:25pratiquement en France
00:57:26donc ça veut dire que
00:57:28et je suis d'accord
00:57:29en l'espèce
00:57:30ça pourrait être qualifié
00:57:31de tentative d'homicide
00:57:32et surtout
00:57:34il faut relever les peines
00:57:36il faut des peines planchées
00:57:37relever les peines
00:57:37il y a 6-8 000 policiers
00:57:40sans arrêt
00:57:41qui sont blessés en France
00:57:43et même plus
00:57:43on monte parfois
00:57:44à 10-12 000
00:57:45on a des agressions
00:57:47systématiques
00:57:48contre les forces de l'ordre
00:57:49tout ça nourrit le ras-le-bol
00:57:51et ce n'est pas que le ras-le-bol
00:57:52des policiers
00:57:53derrière les policiers
00:57:54il y a les citoyens
00:57:55et les victimes
00:57:55c'est la dernière ligne
00:57:57c'est les porteurs d'autorité
00:57:59le dernier rempart
00:58:00qui est en train
00:58:01de flancher
00:58:02c'est pour ça que
00:58:03ceux qui nous protègent
00:58:04sont désarmés
00:58:05désarmés
00:58:06je ne parle pas seulement
00:58:07d'armes
00:58:08je veux dire physiques
00:58:09mais désarmés
00:58:09quelque part
00:58:10juridiquement
00:58:11parfois moralement
00:58:13quand même
00:58:13quand chaque matin
00:58:14vous entendez
00:58:15une partie de la classe politique
00:58:16dire que vous vous levez le matin
00:58:18pour aller tuer
00:58:19c'est-à-dire imaginer
00:58:20un policier déjà
00:58:21qui met en période sa vie
00:58:22il se lève le matin
00:58:23il s'est dit
00:58:23qu'est-ce que je vais faire
00:58:24je vais sortir mon arme
00:58:25c'est ce dont on accuse
00:58:26le pauvre policier
00:58:27dans l'histoire de l'affaire de Noël
00:58:29ceux qui l'accusent
00:58:31disent comme s'il s'était réveillé le matin
00:58:33en se disant
00:58:33qu'il va se faire
00:58:34le premier jeune venu
00:58:36et le tuer
00:58:37ça devient vraiment de la folie
00:58:38la police
00:58:39est là pour nous protéger
00:58:41il faut qu'on défende la police
00:58:42en tant qu'institution
00:58:43ça ne veut pas dire
00:58:44que tous les policiers
00:58:44sont parfaits
00:58:46mais il n'empêche
00:58:47qu'on doit défendre notre police
00:58:48parce qu'aujourd'hui
00:58:49elle est remise en cause
00:58:50par une partie de la gauche
00:58:51et par les islamistes
00:58:53parce que justement
00:58:54l'idée c'est de faire
00:58:55en fait la police tue
00:58:57la police ne nous protège pas
00:58:58mais dans le sens
00:58:59ne nous protège pas
00:59:00nous minoritaires
00:59:01ou je ne sais quoi
00:59:02et donc en fait
00:59:03à terme c'est quoi
00:59:03c'est de faire une police
00:59:05face à la police
00:59:05donc une milice
00:59:06en réalité ça s'appelle
00:59:07dans d'autres pays
00:59:08et un état face à un état
00:59:10une nation contre une nation
00:59:12vous savez la Ouma
00:59:13contre le peuple français
00:59:14etc etc
00:59:15donc en fait
00:59:15si on ne protège pas
00:59:17la police aujourd'hui
00:59:18et on ne renforce pas
00:59:19la police aujourd'hui
00:59:20on laisse en fait
00:59:21la guerre civile
00:59:21petit à petit
00:59:22s'instaurer
00:59:23et c'est déjà le cas
00:59:24on attaque les policiers
00:59:25les pompiers
00:59:25les médecins
00:59:26les pharmaciens
00:59:27les infirmiers
00:59:29les pompiers
00:59:30enfin tout le monde
00:59:31et vous voyez
00:59:32c'est arrivé
00:59:32quand un syndicat
00:59:33peu importe la couleur
00:59:34du syndicat
00:59:34de policiers
00:59:36va dans la rue
00:59:36la question est qui est allé
00:59:38ou qui n'est pas allé
00:59:39en réalité tout le monde
00:59:40devrait être
00:59:40ça devrait être
00:59:42parce que je pense
00:59:43que même des personnalités
00:59:44de gauche
00:59:44qui affirment que la police
00:59:45tue
00:59:45quand elles-mêmes
00:59:46sont menacées
00:59:46quand elles-mêmes
00:59:47ont peur pour leur
00:59:48intégrité physique
00:59:49le premier réflexe
00:59:51c'est de demander
00:59:52protection
00:59:52et auprès de qui
00:59:53il y a depuis très longtemps
00:59:55une faillite morale
00:59:57on a laissé aller
00:59:58devant la délinquance
01:00:00et les délinquants
01:00:01qui quelque part
01:00:03est tragique
01:00:04dans ce pays
01:00:04d'ailleurs comment peut-on
01:00:05sur la scène internationale
01:00:07face à monsieur Trump
01:00:09monsieur Poutine
01:00:09le président chinois
01:00:10être crédible
01:00:11si on ne tient pas
01:00:12nos quartiers
01:00:12si on a 28 000
01:00:14refus d'obtempérer
01:00:14si nos policiers
01:00:16en uniforme
01:00:17avec ce qu'ils représentent
01:00:18sont attaqués
01:00:19agressés
01:00:20insultés
01:00:21pareil
01:00:21les agents pénitentiaires
01:00:23les pompiers
01:00:23etc
01:00:23alors le syndicat
01:00:25des commissaires de police
01:00:27que je représente
01:00:28propose également
01:00:29de modifier
01:00:30le code de procédure pénale
01:00:32de le simplifier
01:00:33un choc de simplification
01:00:34tant qu'il n'y aura pas
01:00:35de simplification
01:00:36du code de procédure pénale
01:00:37on a mis
01:00:38le droit au silence
01:00:39ben oui
01:00:40mais par contre
01:00:41on n'a pas
01:00:41on n'a pas
01:00:42on n'a pas
01:00:42on n'a pas
01:00:43mis le délit
01:00:44de parjure
01:00:45on a mis
01:00:46des tas de droits
01:00:47pour les
01:00:48les mises en cause
01:00:49les garder à vue
01:00:50la victime
01:00:51elle est complètement oubliée
01:00:52on a un juge
01:00:53d'application des peines
01:00:54qui intervient
01:00:55systématiquement
01:00:56c'est à dire
01:00:56les peines prononcées
01:00:57au nom du peuple français
01:00:58sont pratiquement
01:01:00faits
01:01:00qu'on ne va jamais
01:01:01en prison
01:01:02parce qu'il y a une idéologie
01:01:03anti-prison
01:01:04et qu'on n'a pas voulu
01:01:05construire des places
01:01:06de prison
01:01:06or moi qui suis favorable
01:01:08également à la prévention
01:01:09de la délinquance
01:01:10il faut une répression
01:01:11assurée
01:01:12assumée
01:01:12le compte n'y est pas
01:01:14et ça déraille totalement
01:01:15et puis il n'y a pas
01:01:16ce que j'ai déjà dit
01:01:18dans mon livre
01:01:18est-ce que le syndicat
01:01:19des commissaires
01:01:20que je représente
01:01:21va marteler
01:01:22parce qu'on va sortir
01:01:23bientôt un document
01:01:24il n'y a aucune stratégie
01:01:26aucune cohérence
01:01:27on fait des coups de com
01:01:28et on part de loin
01:01:30c'est à dire que
01:01:31bien sûr
01:01:32il y a des choses intéressantes
01:01:33il y a un projet de loi
01:01:34sur la présomption
01:01:36de légitime défense
01:01:37en faveur des policiers
01:01:38il y a des projets de loi
01:01:39dans les tiroirs
01:01:40sur la réforme
01:01:41de l'application des peines
01:01:42la réforme
01:01:43de la loi pénitentiaire
01:01:45mais si vous voulez
01:01:46il ne faut pas que ce soit
01:01:47des coups de rustine
01:01:49des coups de com
01:01:49il faut remettre
01:01:50tout ça à plat
01:01:51pour remettre tout ça à plat
01:01:52il y a une seule chose
01:01:53qu'on appelle
01:01:54le courage politique
01:01:55c'est assumer
01:01:56la question c'est
01:01:56est-ce que vous assumez
01:01:58aujourd'hui de défendre
01:01:59vos forces de l'ordre
01:02:00coûte que coûte
01:02:01aujourd'hui n'importe quel
01:02:03responsable politique
01:02:04alors évidemment
01:02:04je ne parle pas
01:02:06s'il y a vraiment
01:02:07une faute
01:02:08une bavure
01:02:08ou quoi que ce soit
01:02:09mais est-ce qu'il pourrait
01:02:10assumer
01:02:11je dis de Vintraub
01:02:11un risque dont on ne parle
01:02:13pas encore
01:02:13c'est-à-dire un risque
01:02:14d'étincelle
01:02:15et que ça aille plus loin
01:02:16et donc d'assumer
01:02:18des
01:02:18comment dire
01:02:20une forme de basculement
01:02:21dans ce cas-là
01:02:22parce que si vous voulez
01:02:23vraiment défendre
01:02:24vos forces de l'ordre
01:02:24ils ne le font pas
01:02:25ils ne le font pas
01:02:26depuis très longtemps
01:02:27puisqu'on parle toujours
01:02:28du traumatisme
01:02:28causé par la mort
01:02:30de Malik Ousekine
01:02:31mort évidemment
01:02:34regrettable
01:02:35mais qui a
01:02:36paralysé
01:02:37les politiques
01:02:39pour des décennies
01:02:40et des décennies
01:02:41c'était en 1986
01:02:42mais avant ça
01:02:44je donne toujours
01:02:45un contre-exemple
01:02:46je le donne à chaque fois
01:02:47quand il agit
01:02:48des gilets jaunes
01:02:49alors là
01:02:49moi ce qui me frappe
01:02:51c'est allé loin
01:02:52il n'y avait pas de syndrome
01:02:53dans ce drame-là
01:02:55c'est que
01:02:56ce conducteur
01:02:59était donc à bord
01:03:00d'une voiture
01:03:01dont les plaques
01:03:01ne correspondaient pas
01:03:02à l'immatriculation
01:03:03donc
01:03:04vraisemblablement
01:03:06il était déjà
01:03:08en état délictuel
01:03:09quand il a refusé
01:03:10d'obéir
01:03:11à la police
01:03:13et
01:03:14ce qui est
01:03:15très dommageable
01:03:16en France
01:03:17c'est qu'on ne réfléchit pas
01:03:18du tout
01:03:18en termes de parcours délinquants
01:03:21en fait
01:03:22on favorise
01:03:23les parcours délinquants
01:03:24parmi vos propositions
01:03:25il y a
01:03:26les courtes peines
01:03:27et la comparution immédiate
01:03:29y compris pour les mineurs
01:03:30et les multiréitérants
01:03:32et les multiréitérants
01:03:33c'est évidemment
01:03:34une condition
01:03:35sine qua non
01:03:36pour ne pas avoir
01:03:37se répété
01:03:38ces actes
01:03:40de délinquance
01:03:41commis par des gens
01:03:42qui n'ont jamais été condamnés
01:03:44qui n'ont aucune condamnation
01:03:45à leur casier
01:03:46mais qui sont
01:03:46comme on dit
01:03:47défavorablement connus
01:03:48des services de police
01:03:50on perd toujours de vue
01:03:51que
01:03:53bien souvent
01:03:54la personne
01:03:56est déjà
01:03:56en situation
01:03:57délictuelle
01:03:58mais il y a un combat
01:03:59intellectuel
01:04:00à mener
01:04:00quand vous entendez
01:04:01la police tue
01:04:02moi je pense que
01:04:03ça ne devrait pas être admis
01:04:04quand vous avez Camélia Jordana
01:04:06qui dit que
01:04:07chaque matin
01:04:07des banlieusards
01:04:09vont se faire massacrer
01:04:09par la police
01:04:10chaque matin
01:04:11les gens se font massacrer
01:04:13par la police française
01:04:14et que ça passe
01:04:14tranquillement
01:04:15moi je trouve que
01:04:16ça devrait être
01:04:16sanctionné
01:04:17c'est tout simplement
01:04:18un appel
01:04:19à se révolter
01:04:21contre la police
01:04:22et à dire
01:04:23on est en face
01:04:23non pas de la police
01:04:24mais de la ministre
01:04:25la sanction ne fera que
01:04:25renforcer son aura
01:04:26auprès de la partie des jeunes
01:04:27il y a plus de solution
01:04:29on ne peut pas dire
01:04:31n'importe quoi
01:04:31si la fermeté
01:04:32entraîne encore plus
01:04:33de victimisation
01:04:33il faut contredire
01:04:35il faut contredire
01:04:35avec des arguments
01:04:36et s'adresser à l'intelligence
01:04:37mais est-ce qu'il y a encore
01:04:38une rationalité
01:04:39dans le débat
01:04:40pour contredire
01:04:40regardez ce qui s'est passé
01:04:41aux Etats-Unis
01:04:42avec la police ICE
01:04:43qui a été terrible
01:04:44mais nous
01:04:46nous avons une police
01:04:47exceptionnellement républicaine
01:04:48bien sûr
01:04:49aucune comparaison
01:04:51mais quand même
01:04:51voyons les choses
01:04:53qui peuvent se passer
01:04:53aussi dans ce qui est appelé
01:04:55une démocratie
01:04:56et reconnaissons
01:04:57et en disant
01:04:57merci à nos policiers
01:04:58dans des situations
01:04:59parfois
01:04:59aux Etats-Unis
01:05:00il y a déjà eu
01:05:01deux suspensions
01:05:02il y a eu mort d'homme
01:05:06oui oui bien sûr
01:05:07c'est pas passé
01:05:08dans l'indifférence
01:05:09ça ne peut pas
01:05:10ça a été un scandale
01:05:11vous avez parfaitement raison
01:05:12Sonia Mabrouk
01:05:13on a une police républicaine
01:05:15on a 3 millions
01:05:16d'interventions par an
01:05:17on en a
01:05:1999,99
01:05:21qui se passent bien
01:05:22certaines interventions
01:05:24se font au prix
01:05:25de policiers
01:05:25et de gendarmes
01:05:27qui sont tués
01:05:27qui sont blessés
01:05:29ou victimes
01:05:29de stress post-traumatique
01:05:31et surtout
01:05:32vous l'avez très bien dit
01:05:34il y a
01:05:35il y a des multiréitérants
01:05:37on n'arrive pas
01:05:37à prendre en compte
01:05:38la multiréitérance
01:05:39on prend en compte
01:05:40juridiquement
01:05:40la multirécidive
01:05:41on a beaucoup
01:05:42de multiréitérants
01:05:43qui ne sont pas
01:05:45condamnés
01:05:46qui sont en attente
01:05:47de condamnation
01:05:48où on a des peines
01:05:50alternatives
01:05:50à la prison
01:05:51ou des alternatives
01:05:53aux poursuites
01:05:54sur les premiers actes
01:05:54et notre système
01:05:55ne fonctionne plus
01:05:56Frédéric
01:05:56on a quand même pensé
01:05:57à un moment
01:05:58que la prison
01:05:58sans barreau
01:05:59je l'ai lu
01:05:59je crois que ça a été dit
01:06:01même par
01:06:01mais je préfère vérifier
01:06:03Madame Belloubet
01:06:04ou Madame Taubirat
01:06:05déjà quand on a
01:06:06quand même
01:06:07forme théorisé
01:06:08une telle manière
01:06:09de voir la prison
01:06:09je crois que tout est dit
01:06:104 condamnés
01:06:11à la prise de ferme
01:06:12sur 10
01:06:12ne mettent jamais
01:06:13les pieds en prison
01:06:14c'est les chiffres
01:06:15de l'Institut
01:06:15bien sûr
01:06:16on a presque
01:06:17100 000 peines
01:06:17non exécutées
01:06:18c'est à dire
01:06:19il y a l'exécution
01:06:19et l'application
01:06:20des peines
01:06:20parler de Madame Belloubet
01:06:22pendant le Covid
01:06:24j'étais directeur départemental
01:06:26de la sécurité publique
01:06:26du Val d'Oise
01:06:27on se battait
01:06:28pied à pied
01:06:29contre les cambrioleurs
01:06:30et je peux vous dire
01:06:31que dans le Val d'Oise
01:06:32il y avait du boulot
01:06:33on a mis
01:06:34de belles équipes
01:06:36de cambrioleurs
01:06:37en prison
01:06:38et il a fallu le faire
01:06:39avec un système pénal
01:06:41qui est inadapté
01:06:42et on a réussi
01:06:43à en mettre en prison
01:06:44et puis d'un coup
01:06:45on apprend
01:06:46que c'est le fait du prince
01:06:48en raison du Covid
01:06:49subrétissement
01:06:50on nous fait sortir
01:06:5210 000 prisonniers
01:06:54une sorte de grâce
01:06:55comme ça
01:06:56je peux vous dire
01:06:56que nos policiers
01:06:57ont été écoeurés
01:06:59en se disant
01:07:00on allait chercher
01:07:01aujourd'hui
01:07:01c'est de plus en plus dur
01:07:02pour une infraction
01:07:03contre les biens
01:07:04comme les cambriolages
01:07:05et les vols
01:07:06d'aller en prison
01:07:06il y a 40 ans
01:07:07vous y allez plus rapidement
01:07:08aujourd'hui
01:07:09il y a un tel laxime
01:07:10que c'est de plus en plus dur
01:07:11on avait réussi
01:07:12à les mettre en prison
01:07:13et puis d'un coup
01:07:1310 000
01:07:14qui ont été libérés
01:07:15désarmés
01:07:17juridiquement
01:07:18moralement
01:07:18et on désarme
01:07:19les victimes
01:07:19et on désarme
01:07:20les français
01:07:20c'est pas que les policiers
01:07:21qui nous protègent
01:07:23et du coup
01:07:24c'est pied de biche
01:07:25et pied de nez
01:07:26à l'autorité
01:07:27je l'imendie
01:07:28oui
01:07:28à l'autorité
01:07:29je pense que l'extrême gauche
01:07:32et une grande partie de la gauche
01:07:33commettent une très lourde erreur
01:07:35en en faisant un sujet partisan
01:07:36et en diabolisant
01:07:37à ce point la police
01:07:38et je pense que la gauche
01:07:39aurait dû être aux côtés
01:07:40de la police
01:07:40samedi dernier
01:07:41quand les policiers
01:07:42étaient dans la rue
01:07:43pour cet appel à l'aide
01:07:44au fond
01:07:45à l'état régalien
01:07:46parce que ça n'est pas un sujet
01:07:47au moins une partie de la gauche
01:07:48au moins une partie de la gauche
01:07:49dite comme elle s'appelle
01:07:50elle-même de gouvernement
01:07:51Bernard Cazeneuve
01:07:52homme de gauche
01:07:52a été considéré
01:07:53comme un très bon ministre
01:07:54de l'intérieur
01:07:55et avec une grande fermeté
01:07:56donc cette partie de la gauche
01:07:58commet une très lourde erreur
01:07:59en ne s'associant pas
01:08:02à ces manifestations
01:08:04de solidarité
01:08:05avec la police
01:08:06elle laisse à la droite
01:08:06le monopole
01:08:07des préoccupations
01:08:08et après
01:08:08elle affirme
01:08:09un tel de l'extrême droite
01:08:10quand un délinquant
01:08:11agresse une vieille dame
01:08:12il ne donne pas
01:08:12si elle est de droite
01:08:13ou de gauche
01:08:13et la victime
01:08:14ne demande pas
01:08:15à l'agresseur
01:08:15s'il est de droite
01:08:16ou de gauche
01:08:16c'est un sujet national
01:08:18et le sommet de l'état
01:08:19manifestement
01:08:21n'en prend pas conscience
01:08:22et n'a pas pris
01:08:22la mesure
01:08:23de la gravité
01:08:24du problème
01:08:24justement il ne faut pas
01:08:25oublier que la 4ème république
01:08:27est tombée notamment
01:08:28en raison du mécontentement
01:08:29de la police
01:08:29et donc aujourd'hui
01:08:30avec une police
01:08:31extrêmement mécontente
01:08:33cela peut provoquer aussi
01:08:34la chute à un moment donné
01:08:35de cette classe politique
01:08:36telle qu'elle est
01:08:37qui ne soutient pas
01:08:38comme il le soit
01:08:39comme il le faut
01:08:40je ne sais pas peut-être
01:08:41votre analyse est-elle
01:08:42le peuple soutient la police
01:08:44regardez tous les sondages
01:08:44mais moi je trouve
01:08:45que c'est vraiment
01:08:45le dernier rempart
01:08:46d'ailleurs on l'avait vu
01:08:47lors des
01:08:48comment dire
01:08:49quand c'était vraiment
01:08:50un point paroxystique
01:08:51pour la crise
01:08:52des gilets jaunes
01:08:53vous étiez le dernier rempart
01:08:54avant les lieux de pouvoir
01:08:55quand même
01:08:56certains devraient s'en souvenir
01:09:00au moment où ils ont eu
01:09:01besoin de vous
01:09:01à tel point
01:09:02qu'on a été mis
01:09:03et on est mis
01:09:03de plus en plus
01:09:04devant des situations
01:09:05intenables
01:09:06que ce soit face
01:09:07à la délinquance
01:09:08ou face
01:09:09dans les problèmes
01:09:10d'ordre public
01:09:11quand il faut rétablir
01:09:12l'ordre
01:09:12vous l'avez dit
01:09:13c'est-à-dire
01:09:14rétablir l'ordre
01:09:15non pas au prix
01:09:16d'un désordre supplémentaire
01:09:18et des équilibres
01:09:18à trouver
01:09:19on a de plus en plus
01:09:20de policiers
01:09:20qui ont été personnellement
01:09:22mis en cause
01:09:23alors je ne parle pas
01:09:24de ceux où il y a eu
01:09:24de vrais dérapages
01:09:25déontologiques
01:09:26chez une minorité
01:09:26mais d'autres
01:09:27qui sont mis en cause
01:09:28injustement devant les tribunaux
01:09:30pour défendre la société
01:09:32et nous
01:09:32nous allons refaire
01:09:34des propositions là-dessus
01:09:35parce que beaucoup de policiers
01:09:36se posent des questions
01:09:38est-ce que ça vaut le coup
01:09:39de continuer avec ce système
01:09:41et effectivement
01:09:42il va falloir
01:09:43réagir fermement
01:09:45parce que derrière
01:09:46c'est la sécurité
01:09:47des français
01:09:47on va marquer une pause
01:09:49d'ailleurs sur la santé
01:09:50plutôt des policiers
01:09:51Mathieu
01:09:51il faut être plutôt rassurant
01:09:53oui pas de pronostic
01:09:54vital engagé
01:09:55des fractures
01:09:56mais pas de pronostic
01:09:57vital engagé
01:09:58ce qui est un miracle
01:09:59quand on a vu les photos
01:10:00mais je suis quand même
01:10:01à préciser
01:10:02selon les sources policières
01:10:03il y a ces blessures physiques
01:10:04il y a le choc
01:10:05psychologique
01:10:05bien sûr
01:10:06qui est non négligeable
01:10:07bien sûr
01:10:08merci pour votre analyse
01:10:09une courte pause
01:10:09alors on va aller au procès
01:10:11avec Marine Le Pen
01:10:13et une audience
01:10:14une audition
01:10:15plutôt décisive
01:10:16c'est Célia Barotte
01:10:17qui va nous raconter
01:10:18sur place
01:10:18ce qui s'est passé
01:10:19parce que c'est maintenant
01:10:20véritablement là
01:10:22que ça se joue
01:10:22pour la décision à venir
01:10:24son avenir personnel
01:10:25et puis en grande partie
01:10:26évidemment
01:10:27en 2027
01:10:27à tout de suite
01:10:28merci d'être avec nous
01:10:32et surtout avec nos invités
01:10:33donc je remercie vraiment
01:10:34l'analyse
01:10:35les arguments
01:10:36les argumentaires
01:10:37alors les arguments
01:10:38c'est le cas justement
01:10:40au procès
01:10:41autour des assistants
01:10:42parlementaires européens
01:10:43du RN
01:10:45ancien FN
01:10:46de Marine Le Pen
01:10:47Célia Barotte
01:10:48c'est une semaine décisive
01:10:49c'est une journée décisive
01:10:50nous sommes à la veille
01:10:51des réquisitions
01:10:52est-ce que vous pouvez
01:10:52nous faire un résumé
01:10:53du contexte
01:10:54et de l'ambiance
01:10:54en ce moment
01:10:55oui alors demain
01:10:56va avoir lieu
01:10:58le réquisitoire
01:10:59des deux avocats généraux
01:11:01un réquisitoire
01:11:02qui est prévu
01:11:02sur une durée
01:11:03de 5 heures
01:11:04donc nous allons connaître
01:11:05les peines requises
01:11:06à l'encontre de Marine Le Pen
01:11:07et des autres députés européens
01:11:10je pense à Louis Alliot
01:11:11ou encore à Julien Audou
01:11:13le Valrand de Saint-Just
01:11:14Nicolas Bay
01:11:15qui sont des prévenus
01:11:17dans cette affaire
01:11:18ils vont donc connaître
01:11:20les peines requises
01:11:21à leur rencontre
01:11:21aux alentours de 19h-20h
01:11:24c'est un moment
01:11:24très important
01:11:25c'est là où on va connaître
01:11:26un petit peu
01:11:26la ligne directrice
01:11:27de ce procès
01:11:29on a vu Marine Le Pen
01:11:30beaucoup plus discrète
01:11:31lors de ce procès
01:11:33en appel
01:11:34elle n'a pas souhaité
01:11:35s'exprimer
01:11:35face aux journalistes
01:11:37au palais de justice
01:11:38il y a aussi
01:11:39cette façon
01:11:40de reconnaître
01:11:41à demi-mot
01:11:42que s'il y avait eu
01:11:43la commission d'un délit
01:11:44elle aurait aimé
01:11:46être au courant
01:11:47elle aurait aimé
01:11:47aussi que le Parlement
01:11:48européen
01:11:49adopte une posture
01:11:50de conseil
01:11:51et d'avertisseur
01:11:53lorsqu'ils ont
01:11:54ils se sont rendus compte
01:11:56des délits
01:11:57des soupçonnés
01:11:58présumés
01:11:59commis par
01:12:00les députés
01:12:01Marine Le Pen
01:12:02qui donc
01:12:02dénonce un manque
01:12:04d'alerte
01:12:04et un manque
01:12:05de contrôle
01:12:06de la part
01:12:06du Parlement
01:12:07européen
01:12:08son avocat
01:12:08a quand même
01:12:09tenu à souligner
01:12:10qu'il sentait
01:12:11que la cour d'appel
01:12:12était beaucoup plus
01:12:13sereine
01:12:14et à l'écoute
01:12:16des arguments
01:12:18avancés
01:12:19par les prévenus
01:12:20mais on a senti
01:12:21quand même
01:12:22une présidente
01:12:22qui s'agace
01:12:23au cours des auditions
01:12:24Marine Le Pen
01:12:25tout s'est très bien passé
01:12:26elle sait se défendre
01:12:27c'est la meilleure avocate
01:12:29pour son cas
01:12:30mais pour les autres
01:12:32il y a eu
01:12:32beaucoup d'agacement
01:12:33beaucoup aussi
01:12:34d'attaques offensives
01:12:35de la part
01:12:36de la présidente
01:12:37de la cour d'appel
01:12:37donc reste à savoir
01:12:39quelle sera la ligne directrice
01:12:40du réquisitoire
01:12:42est-ce qu'il y aura aussi
01:12:43des peines requises
01:12:44avec exécution provisoire
01:12:46c'est là tout l'enjeu
01:12:47aussi de ce procès
01:12:48de cet appel
01:12:49et du calendrier
01:12:50politico-judiciaire
01:12:51en tout cas Marine Le Pen
01:12:52aujourd'hui
01:12:53ne va pas s'exprimer
01:12:55à la barre sur le fond
01:12:56c'est la personnalité
01:12:58des prévenus
01:12:58qui est évoquée
01:12:59par l'ensemble des partis
01:13:01et puis demain
01:13:02rendez-vous à 13h30
01:13:03pour le début
01:13:04du réquisitoire
01:13:05ensuite nous aurons
01:13:07les plaidoiries
01:13:09qui vont s'enchaîner
01:13:10donc c'est un moment important
01:13:12demain matin
01:13:12les plaidoiries
01:13:13de la partie civile
01:13:15du Parlement européen
01:13:16qui lui explique
01:13:17qu'il y a eu
01:13:17vraiment l'organisation
01:13:18de tout un système
01:13:19par Jean-Marie Le Pen
01:13:21puis par Marine Le Pen
01:13:22qui reste sur sa ligne directrice
01:13:25qu'il avait tenue
01:13:26en première instance
01:13:27mais à partir de 13h30
01:13:29ça va être un moment
01:13:30très important
01:13:31pour l'ensemble
01:13:32des prévenus
01:13:33l'ensemble aussi
01:13:34du parti
01:13:34du Rassemblement national
01:13:35Jordan Baraldella
01:13:36qui en a parlé
01:13:37ce matin
01:13:37chez nos confrères
01:13:38mais tout le monde
01:13:39reste assez serein
01:13:40mais moins confiant
01:13:41on sent quand même
01:13:42qu'en première instance
01:13:43et oui surtout
01:13:44que le sentiment
01:13:45qu'on peut avoir
01:13:46d'une forme
01:13:46de sérénité
01:13:47en fait
01:13:47ce n'est pas un indicateur
01:13:49dans les tribus
01:13:50maintenant rappelez-vous
01:13:50le procès de Nicolas Sarkozy
01:13:52jusqu'à la dernière minute
01:13:54on ne sait pas
01:13:54qu'on nous étions ensemble
01:13:55et en plus
01:13:58il faut être très prudents
01:13:59avec les juges
01:14:00et ne pas sous-estimer
01:14:01leur inventivité
01:14:03la justification
01:14:05de l'application immédiate
01:14:08s'agissant de Marine Le Pen
01:14:09c'était trouble
01:14:10à l'ordre démocratique
01:14:11qui est un truc
01:14:12qui n'existe pas
01:14:13et c'est parce qu'il savait
01:14:14qu'elle allait peut-être
01:14:15se présenter
01:14:16c'est un truc
01:14:17qui n'existe pas
01:14:18dans les textes
01:14:19je n'aime pas beaucoup
01:14:20cette association
01:14:20de deux mots
01:14:21justice et inventivité
01:14:22je trouve ça
01:14:22je trouve ça très inquiétant
01:14:24et au-delà de ce procès
01:14:25toutes ces personnalités
01:14:26aux prises avec la justice
01:14:27et avec une élection
01:14:28alors là c'est l'élection
01:14:29reine présidentielle
01:14:31Marine Le Pen
01:14:31il y a quand même
01:14:32Rachida Dattio municipale
01:14:34Madame Lui Alliot aussi
01:14:35pour les municipales
01:14:35Lui Alliot
01:14:36Sophia Chikirou
01:14:38la liste est longue
01:14:40donc vraiment
01:14:40la question
01:14:41entre qui décide
01:14:42qui tranche
01:14:43elle est essentielle
01:14:43en démocratie
01:14:45faute avouée
01:14:46à moitié pardonnée
01:14:47faites le compte
01:14:48faites le compte
01:14:49donc elle pourrait être
01:14:50à moitié
01:14:50condamnée
01:14:52condamnée
01:14:53mais restant éligible
01:14:56donc voilà
01:14:56je n'exclus pas
01:14:57cette hypothèse
01:14:58ça ne tranche pas le débat
01:14:58si le raisonnement
01:15:00peut tenir
01:15:01je ne sais pas
01:15:02est-ce que le fait
01:15:03qu'il n'y ait pas
01:15:03d'intentionnalité
01:15:04mais que les faits
01:15:05soient reconnus
01:15:06c'est ça ?
01:15:06non mais la défense
01:15:07est enfin la bonne
01:15:08parce que les faits
01:15:09sont indiscutables
01:15:10j'espère surtout
01:15:11qu'elle correspond
01:15:12à ce qui s'est passé
01:15:12l'attitude est la bonne
01:15:14c'est moins cassant
01:15:14parce que la première attitude
01:15:15c'était écoutez
01:15:16moi je n'avais pas de compte
01:15:16à vous rendre
01:15:17vous faites ce qu'on veut
01:15:18etc
01:15:18bon ça c'est pas bon
01:15:20ça va mieux
01:15:20après le vrai débat
01:15:21c'est le débat philosophique
01:15:22c'est que même si
01:15:23même si elle est coupable
01:15:24même si le parti
01:15:25s'est rendu coupable
01:15:26de faits délictueux
01:15:27est-ce que c'est à la justice
01:15:28d'empêcher
01:15:29une des favorites
01:15:30à l'élection présidentielle
01:15:31il y a un débat
01:15:31quasi similaire
01:15:32on a un débat
01:15:34presque
01:15:34il y a une gémélité
01:15:36si je peux dire
01:15:37avec François Bayron
01:15:38mais qu'est-ce que ça a donné
01:15:39je dis
01:15:40même affaire
01:15:41et on est resté
01:15:42sur le bénéfice du doute
01:15:43c'est ça ?
01:15:44oui oui
01:15:44ça lui a été
01:15:45il a été relaxé
01:15:48il n'y a pas eu
01:15:48de conséquences
01:15:50aussi importantes
01:15:51pour lui
01:15:52il y aura aussi
01:15:53la même procédure
01:15:54du côté de la gauche
01:15:55et dans leurs plaidoiries
01:15:56et dans leurs argumentaires
01:15:58la défense de Marine Le Pen
01:15:59le prouve
01:16:00le montre
01:16:00et explique
01:16:02que tout le monde
01:16:02faisait ça
01:16:03qu'il n'y avait pas assez
01:16:03d'explications
01:16:04d'indications
01:16:05de contrôles
01:16:06de la part du Parlement européen
01:16:08reste à voir
01:16:09quelle attitude
01:16:10quelle position
01:16:11va adopter
01:16:12la cour d'appel
01:16:14pour rappel
01:16:15en première instance
01:16:16Marine Le Pen
01:16:16les peines requises
01:16:17étaient de 5 ans
01:16:18dont 3 ans
01:16:19avec sursis d'emprisonnement
01:16:20300 000 euros d'amende
01:16:215 ans d'inéligibilité
01:16:23avec exécution provisoire
01:16:24concernant la condamnation
01:16:26c'était 4 ans
01:16:26dont 2 fermes aménagées
01:16:29mais avec quand même
01:16:30cette exécution provisoire
01:16:32pour la peine d'inéligibilité
01:16:33mais le coeur de tout ça
01:16:34c'est l'intentionnalité
01:16:35dans le procès
01:16:36qui n'a rien à voir
01:16:37autour de Nicolas Sarkozy
01:16:38même sans preuve
01:16:40sans preuve
01:16:41sans matériel
01:16:42l'intentionnalité
01:16:45a été actée
01:16:47oui
01:16:47sur le mode
01:16:49il ne pouvait pas
01:16:50ne pas savoir
01:16:51est-ce que là
01:16:53il pourrait dire la même chose
01:16:54elle ne peut pas
01:16:54ne pas savoir
01:16:55c'est ce qui a été mis
01:16:56dans les débats
01:16:56c'est ça
01:16:57vous avez un parcours
01:17:00d'avocate
01:17:01vous êtes au Parlement européen
01:17:03depuis un certain temps
01:17:03nul n'est censé
01:17:05ignorer la loi
01:17:05exactement
01:17:06c'est ce qui a été mis
01:17:07dans les débats
01:17:07elle a fini par dire
01:17:07je savais
01:17:09elle a fini par le dire
01:17:10oui je savais
01:17:11mais je ne l'ai pas fait
01:17:13intentionnellement
01:17:13si une erreur a été commise
01:17:14je le regrette
01:17:15mais en tout cas
01:17:16il n'y avait pas
01:17:16l'intentionnalité
01:17:17et elle réfute
01:17:19tout système
01:17:20organisé
01:17:21pour elle
01:17:22chaque contrat
01:17:22chaque député
01:17:24chaque situation
01:17:24est différente
01:17:25et il ne faut pas
01:17:26penser comme un système
01:17:27qui a été organisé
01:17:29pour corrompre
01:17:29le Parlement européen
01:17:31et le Parlement
01:17:31était aussi défaillant
01:17:32parce qu'il n'y avait pas
01:17:32de moyens de contrôle
01:17:33ils n'ont pas contrôlé
01:17:34ils auraient dû lui dire
01:17:35la prendre en flagrant délit
01:17:36et lui dire
01:17:37non stop
01:17:37c'est ce qu'elle aurait souhaité
01:17:38Marine Le Pen
01:17:39et est-ce que les autres cadres du RN
01:17:40se défendent
01:17:41c'est la même ligne
01:17:43et je veux dire
01:17:44aussi bien
01:17:44je ne sais pas si Marine Le Pen
01:17:45se défend certainement
01:17:46quand même
01:17:47son audition a été la plus réussie
01:17:48donc les autres
01:17:50il y a des fragilités
01:17:51c'est plus compliqué
01:17:51par exemple
01:17:52pour Julien Audoul
01:17:53concernant les éléments
01:17:55du dossier
01:17:56et même sur les explications
01:17:57données en audition
01:17:58Louis Alliot
01:17:59ça a été aussi
01:18:00une audition
01:18:00très compliquée
01:18:01il aurait aimé
01:18:02d'ailleurs
01:18:02être jugé
01:18:03dans un autre procès
01:18:06que son cas soit
01:18:06disjoint
01:18:07de cette affaire
01:18:09pour être jugé
01:18:10après les élections municipales
01:18:11il explique
01:18:11que cette affaire
01:18:12ternit sa réputation
01:18:15mais évidemment
01:18:16le calendrier judiciaire
01:18:17ne connaît pas celui
01:18:18de la politique
01:18:19ou connaît trop bien
01:18:20rappelez-vous
01:18:21au moment de la QPC
01:18:22la question prioritaire
01:18:24de constitutionnalité
01:18:25justement
01:18:26ce que les sages
01:18:27les membres du conseil constitutionnalité
01:18:29avaient à examiner
01:18:30c'est
01:18:30est-ce que
01:18:31l'ingérence
01:18:32dans la vie démocratique
01:18:33est disproportionnée
01:18:35ou non
01:18:36dans le cas
01:18:38d'un élu
01:18:38qui n'avait rien à voir
01:18:40mais Marine Le Pen
01:18:40attendait avec impatience
01:18:42de savoir
01:18:42si le conseil constitutionnel
01:18:44allait reconnaître
01:18:45le caractère exagéré
01:18:46de cette ingérence
01:18:47dans la vie démocratique
01:18:48des juges
01:18:48il a dit non
01:18:49c'est un site
01:18:51en tact
01:18:51je voudrais qu'on évoque
01:18:52ce qui se passe
01:18:53parce que là aussi
01:18:54votre expertise
01:18:54nous est utile
01:18:55en Iran
01:18:56alors là vraiment
01:18:58c'est la diplomatie
01:18:58qui semble prendre le dessus
01:19:00mais faisons toujours attention
01:19:01comme vous dites
01:19:01on peut tout simplement
01:19:02se réveiller
01:19:04comme on dit
01:19:04un matin
01:19:05avec peut-être déjà
01:19:06une intervention
01:19:06américaine
01:19:08d'ailleurs c'était le cas
01:19:08en juin
01:19:09en juin
01:19:09il avait dit
01:19:10qu'il négociait
01:19:10et négociait
01:19:11et le lendemain
01:19:12c'était une sorte
01:19:12il disait qu'il négociait
01:19:14puis dimanche matin
01:19:15alors on a essayé
01:19:16de vous résumer
01:19:17justement
01:19:17l'avancée
01:19:19de ces pourparlers
01:19:20avec qui
01:19:20comment
01:19:20et surtout
01:19:21pour quel objectif
01:19:22les Iraniens
01:19:22ne cessent de demander
01:19:23la chute
01:19:24du régime d'Emola
01:19:25avec qui
01:19:26donc cet accord
01:19:27pourrait être
01:19:28justement
01:19:28étudié
01:19:29regardez
01:19:29sur ces images
01:19:32retransmises
01:19:33par la télévision
01:19:34d'état
01:19:34le guide suprême
01:19:36iranien
01:19:36l'ayatollah
01:19:37Ali Khamenei
01:19:38prévient
01:19:38une attaque américaine
01:19:40déclencherait
01:19:41une guerre régionale
01:19:42les Américains
01:19:45nous ont menacé
01:19:45à plusieurs reprises
01:19:46dans le passé
01:19:47en disant
01:19:47que toutes les options
01:19:48sont sur la table
01:19:49y compris
01:19:50celles de la guerre
01:19:50ils ont toujours
01:19:51tenu ce genre
01:19:52de discours
01:19:53de même
01:19:54Donald Trump
01:19:54affirme constamment
01:19:55qu'ils ont amené
01:19:56des navires de guerre
01:19:57mais la nation iranienne
01:19:59ne se laissera pas
01:19:59intimider par ses propos
01:20:00le peuple iranien
01:20:01ne se laissera pas
01:20:02impressionné par ses menaces
01:20:03les Américains
01:20:04doivent également savoir
01:20:05que s'ils déclenchent une guerre
01:20:06cette fois-ci
01:20:07ce sera une guerre régionale
01:20:08une déclaration
01:20:10qui n'a pas tardé
01:20:11à faire réagir
01:20:12le président américain
01:20:13Donald Trump
01:20:13qui dit espérer
01:20:15conclure
01:20:15un accord avec l'Iran
01:20:16pourquoi ne dirait-il pas cela
01:20:18bien sûr qu'il va dire ça
01:20:20mais nous avons
01:20:21les navires les plus grands
01:20:22et les plus puissants
01:20:22du monde là-bas
01:20:23tout près
01:20:24dans quelques jours
01:20:25nous espérons parvenir
01:20:26à un accord
01:20:27si nous ne parvenons pas
01:20:28à un accord
01:20:29nous saurons alors
01:20:29s'il avait raison ou non
01:20:31quelques heures plus tôt
01:20:32les députés iraniens
01:20:34ont scandé
01:20:34morts aux Etats-Unis
01:20:35après la décision
01:20:36de l'Union Européenne
01:20:37de classer les gardiens
01:20:39de la révolution
01:20:40comme organisation terroriste
01:20:42en réaction à la répression
01:20:43des récentes manifestations
01:20:45pourtant
01:20:46malgré ces tensions
01:20:47Washington et Téhéran
01:20:49semblent privilégier
01:20:50la voie diplomatique
01:20:51alors que les Etats-Unis
01:20:53ont renforcé
01:20:54leur présence militaire
01:20:55dans le Golfe
01:20:55comme vous l'avez dit
01:20:57Michel Fayet
01:20:58tout est possible
01:20:58mais la question
01:20:59parce qu'on voyait
01:20:59Ali Khamenei
01:21:00on imagine
01:21:01qu'évidemment
01:21:02tous les responsables
01:21:03sont à l'abri
01:21:06on se pose
01:21:08et qu'ils sont
01:21:08évidemment des cibles
01:21:09tout à fait
01:21:10primordiales
01:21:12peut-être
01:21:12pour les Américains
01:21:13à l'abri
01:21:14vous voulez dire
01:21:15tu pourrais être tué
01:21:16par les services d'enseignement
01:21:17je ne pense pas
01:21:18que qui que ce soit
01:21:19aujourd'hui en Iran
01:21:20est à l'abri
01:21:20des services d'enseignement
01:21:22israéliens et américains
01:21:23ils l'ont prouvé
01:21:24lors de la dernière guerre
01:21:25en juin
01:21:26et je pense que même
01:21:27ce qui s'est passé
01:21:28justement
01:21:29samedi
01:21:30avec les explosions
01:21:31de manière coordonnée
01:21:32un peu
01:21:33dans 4-5 endroits
01:21:34en même temps
01:21:35et pas les moindres
01:21:36à Bandar Abbas
01:21:37le plus grand port du pays
01:21:38à Tabriz
01:21:38la capitale azérie du pays
01:21:40à Havas
01:21:40la capitale arabophone du pays
01:21:42etc etc
01:21:43ce n'est pas du hasard
01:21:45c'est le fait
01:21:45de services d'enseignement
01:21:46avec des agents locaux
01:21:47bien sûr iraniens
01:21:48qui travaillent
01:21:49pour le compte
01:21:49de renseignement
01:21:50israéliens
01:21:51et ou américains
01:21:53et les deux en même temps
01:21:53peut-être
01:21:54mais en tout cas
01:21:55c'est un message
01:21:56qui a été envoyé
01:21:57très clair
01:21:58à la république islamique
01:21:59on est capable
01:22:00de vous cibler
01:22:01on est déjà présent
01:22:02on peut viser
01:22:03n'importe qui
01:22:04parce que ce qu'il faut
01:22:05comprendre
01:22:05c'est que Bandar Abbas
01:22:06là où il y a
01:22:07la première explosion
01:22:08c'est non seulement
01:22:09le plus grand port du pays
01:22:11mais c'est également
01:22:12comme tous les ports du pays
01:22:13sous le contrôle
01:22:13des gardiens de la révolution
01:22:15et c'est dans ce port
01:22:16qu'il y a le trafic d'armes
01:22:18toutes les armes
01:22:18qui sont importées
01:22:19par l'Iran
01:22:20passent par Bandar Abbas
01:22:21et on parlait
01:22:23beaucoup
01:22:23de la marine iranienne
01:22:24or le chef
01:22:26l'ancien chef
01:22:26de la marine iranienne
01:22:27durant les huit ans de guerre
01:22:28entre l'Irak
01:22:29et l'Iran
01:22:30c'était Ali Chamrani
01:22:31qui est aujourd'hui
01:22:32le principal conseiller
01:22:33du guide suprême
01:22:34donc vous voyez
01:22:35que les messages
01:22:36sont très très clairs
01:22:37sont envoyés
01:22:38à qui de droit
01:22:39comme on dit
01:22:39et je pense que
01:22:40vraiment là
01:22:41il y a une pression
01:22:42qui est mise
01:22:43maintenant il y a
01:22:44un personnage
01:22:44qui est avancé
01:22:45de plus en plus
01:22:46lors des négociations
01:22:48c'est Ali Larijani
01:22:49Ali Larijani
01:22:50il est le président
01:22:51du conseil national
01:22:52de la sécurité
01:22:53et de la république islamique
01:22:54il a longtemps été
01:22:55le chef du parlement iranien
01:22:56c'est un des chouchous
01:22:59entre guillemets
01:22:59des américains
01:23:00depuis longue date
01:23:01le parlement
01:23:02où on vient de scander
01:23:03non non
01:23:04il était l'ex-président
01:23:05de ce parlement
01:23:06il était l'ex-président
01:23:07de ce parlement
01:23:07mais Ali Larijani
01:23:09a longtemps été
01:23:10l'un des favoris
01:23:10des américains
01:23:11pour les élections
01:23:12présidentielles
01:23:13mais c'est quelqu'un
01:23:14qui est détesté
01:23:15par le peuple iranien
01:23:16parce qu'il est très corrompu
01:23:17comme son frère Mola
01:23:18c'est peut-être de ça
01:23:19dont il faut parler
01:23:20parce que c'est vrai
01:23:20que là c'est évidemment
01:23:21un peuple qui force
01:23:22l'admiration
01:23:24le courage
01:23:24nous recevons très souvent
01:23:25des personnalités
01:23:27franco-iraniennes
01:23:29françaises d'origine iranienne
01:23:30etc
01:23:30je pense à Mahnaz Shirali
01:23:32qui nous a dit
01:23:33c'est vrai
01:23:33c'est au peuple iranien
01:23:34de décider
01:23:34mais dit-elle
01:23:35en tant que sociologue aussi
01:23:36il faut une impulsion extérieure
01:23:38le régime de Mola
01:23:40ne peut pas s'écrouler
01:23:41de lui-même
01:23:42donc nous allons voir
01:23:43dans les prochaines heures
01:23:44mais c'est vrai
01:23:44que tout se joue
01:23:45dans cette région
01:23:45tout tout tout
01:23:46l'intervention éventuelle
01:23:49militaire
01:23:49ne vaut que
01:23:50s'il y a chute
01:23:51du régime de Mola
01:23:52sinon
01:23:53voilà
01:23:53vous savez
01:23:54Trump joue au poker menteur
01:23:56quand nous on joue à la belote
01:23:57son armada
01:23:58dans le golf
01:24:00c'est tapis en fait
01:24:01le mi-tapis
01:24:02et il observe l'adversaire
01:24:04en l'occurrence
01:24:05l'Iran
01:24:06il a l'interne de voir
01:24:06il faut savoir que pendant ce temps
01:24:08je le dis sous le contrôle
01:24:09de Michel
01:24:10il y a une intense
01:24:12activité
01:24:12et coordination
01:24:14et coopération
01:24:14des services de renseignement
01:24:16israéliens
01:24:16américains
01:24:17et saoudiens
01:24:18donc vous posez la bonne question
01:24:20l'accord ou la guerre
01:24:21ça veut dire que vous n'excluez rien
01:24:23et il ne faut rien exclure
01:24:24et comme dans une partie
01:24:25de poker menteur
01:24:26on va voir qui rafle la mise
01:24:27parce qu'il y a évidemment
01:24:28toujours des ressources naturelles
01:24:30et voilà
01:24:30on ne peut pas exclure ça
01:24:32comme ce fut le cas
01:24:33pour
01:24:33enfin toujours le cas d'ailleurs
01:24:34pour le Groenland
01:24:35ou d'autres lieux
01:24:36et territoires dans le monde
01:24:37merci
01:24:38c'était un plaisir
01:24:38vraiment merci
01:24:39Eric Nolo
01:24:40Michel Fayad
01:24:41Frédéric Lowe
01:24:42je vous remercie
01:24:42votre livre
01:24:43Insécurité
01:24:44Stop à la descente aux enfers
01:24:45Josy de Vintre
01:24:46mais Paul Hamard
01:24:46dont on salue le retour
01:24:48et la présence
01:24:49vraiment c'est un plaisir
01:24:49de vous avoir avec nous
01:24:51bon après-midi
01:24:52à vous
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