- il y a 22 heures
Robert Ménard, maire de Béziers, était l'invité du Face-à-Face sur RMC et BFMTV ce jeudi 26 mars 2026.
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00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Robert Ménard.
00:04Bonjour.
00:05Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin.
00:06Vous êtes maire de Béziers, réélu dès le premier tour avec 65,60% des voix.
00:13Vous n'aviez pas le soutien du RN qui avait présenté d'ailleurs un candidat face à vous
00:17qui lui a fait 8,97%.
00:20On va revenir sur l'avenir de la droite qui est en train de se déchirer.
00:24Est-ce qu'il faut union, pas union, qui, quoi et d'où à où ?
00:27Mais je voudrais d'abord vous interroger sur la question des polices municipales.
00:30C'est à nouveau à la une de l'actualité ce matin puisqu'un certain nombre de maires,
00:35notamment LFI, s'étaient engagés à désarmer la police municipale.
00:40Ça commence notamment avec les LBD qui seront retirés aux policiers municipaux à Saint-Denis.
00:46Est-ce que vous, qui êtes donc à la tête d'une police municipale qui est presque à l'inverse,
00:52j'allais dire, puisque vous avez même créé plus de brigades et elle est armée,
00:55est-ce que vous dites que c'est compréhensible de supprimer les LBD ?
00:58C'est juste le plus beau cadeau que vous pouvez faire aux petites crapules dans un certain nombre d'endroits.
01:05Enfin, moi, ils feraient la fête chez moi si je décidais ça.
01:08Moi, j'ai été un des premiers à armer la police municipale.
01:11D'abord, vous ne pouvez pas, madame, envoyer les gens dans un certain nombre d'endroits,
01:15les mains dans les poches, mais ils n'iraient pas.
01:17Ils ne sont pas jobards, les policiers municipaux.
01:20Ils tiennent aussi à leur sécurité.
01:21Et puis, il faut faire peur aux gens.
01:24C'est un rapport de force, ce n'est pas un débat théorique.
01:27Ce n'est pas, oui, alors bien ou pas bien d'armer la police municipale.
01:31Moi, je tiens aux policiers municipaux, je tiens à ce qu'ils puissent faire leur boulot.
01:35Et puis, je tiens surtout à ce qu'ils arrêtent et qu'on mette en prison un certain nombre de
01:40gens.
01:41Chez moi, les policiers municipaux, ils tirent plus en entraînement et tout que la police nationale.
01:47C'est-à-dire pour ça qu'on attire tellement de policiers nationaux, de gendarmes.
01:51Ils ont des conditions de travail qu'on leur donne.
01:53Moi, je suis quelqu'un, pas parce que, par goût de je ne sais pas quoi,
01:56parce que les gens, c'est ce qu'ils me demandent, madame.
01:59La première chose qu'ils veulent, les gens, ce n'est pas un débat.
02:02Alors, on parlera de qu'est-ce que va faire la droite ou la gauche,
02:05sans contrebalance, nous vois moins.
02:06Ce qu'ils veulent, c'est de la sécurité.
02:09Et la première sécurité, c'est de voir des gens en uniforme partout, tout le temps, et armés.
02:14Et qui sont vraiment utiles ?
02:15Ben, t'en es chez moi, je vais vous donner un chiffre, c'est pas le mien.
02:17Non, parce que la question, en fait, du rôle de la police nationale et de la police municipale,
02:22est-ce que vraiment, ils font des choses ?
02:24Je veux dire, est-ce que concrètement, ils peuvent, je veux dire, au-delà des...
02:27Ils n'ont pas non plus le pouvoir de faire grand-chose, en vrai ?
02:31C'est deux choses différentes.
02:32Un, est-ce qu'ils ont assez de pouvoir ?
02:35C'est la deuxième partie de votre question.
02:37Non.
02:37Et moi, j'attends toujours qu'on leur donne ce pouvoir-là.
02:40Moi, je ne demande pas d'argent à l'État.
02:41Je demande juste qu'ils permettent à nos policiers municipaux, par exemple,
02:46madame, si vous faites une connerie, de vous demander vos papiers d'identité.
02:49Tu ne peux pas de vous faire ouvrir le coffre.
02:51Tu ne peux pas d'avoir accédé, d'avoir accès aux fichiers des voitures volées.
02:55Tu n'as pas de possibilité.
02:57C'est de la folie.
02:58C'est exactement ce que je voulais dire, Robert Ménard, en parlant de ça.
03:02Parce qu'effectivement, il y a chez vous 128 policiers municipaux.
03:05Il y a 14 brigades.
03:07Vous dites qu'ils sont là 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
03:09Vous avez même créé une brigade anti-stup.
03:12Et ça, c'est nouveau.
03:14C'est vous qui l'avez souhaité.
03:16Et ils font beaucoup de choses.
03:17Mais il y a une limite.
03:18Je voudrais prendre un exemple.
03:20Mes confrères du Point ont suivi, je crois, la brigade anti-stup chez vous.
03:23Ils racontent ce moment où, par exemple, ils arrivent sur un point de deal.
03:26Il y a un jeune qui est assis sur une chaise en plastique.
03:29Ils l'arrêtent.
03:29Ils lui disent « Est-ce que tu peux ouvrir ton sac ? »
03:31Il ouvre son sac.
03:31Dedans, il y a 700 euros en liquide.
03:33Mais comme il n'y a pas de drogue, mais qu'il n'y a que les 700 euros liquides,
03:35et que le jeune dit « Non, mais c'est mon salaire »,
03:38ils ne peuvent rien faire.
03:38Ils ne lui demandent même pas sa carte d'identité.
03:40Ils n'ont pas le droit de le lui demander.
03:42Mais madame, c'est juste ça dont on a besoin.
03:44On n'a pas besoin d'un débat sur le sexe des anges.
03:46On a besoin que la police municipale ait plus de pouvoir.
03:51Attendez.
03:52Une partie de votre première question, ce n'est pas que ça.
03:55Mais moi, je ne rêverais que d'une chose, c'est qu'il n'y ait pas de police municipale.
03:58Il faudrait que la police nationale fasse son travail.
04:01Pourquoi j'ai mis en place la première brigade anti-stupe d'une police municipale en France ?
04:07Parce que les policiers, chez moi comme ailleurs, n'ont pas les moyens, pas tout ce que vous voulez.
04:13Bref, ils ne font pas le boulot.
04:14Vous croyez que je ne préférerais pas défendre, dépenser de l'argent, des contribuables à faire d'autres choses que
04:19ça ?
04:20Mais l'État ne peut pas te dire à la fois, un certain nombre de gens ne peuvent pas te
04:24dire à la fois
04:25« Ouais, ce n'est pas bien qu'il y ait autant de policiers municipaux, vous dépensez tant d'argent.
04:29»
04:30Un, sans t'en donner les moyens.
04:31Deux, sans faire eux-mêmes le boulot.
04:33Ils n'ont qu'à faire le travail.
04:35Est-ce que ça veut dire que vous estimez qu'une police municipale désarmée peut désormais devenir une cible ?
04:40Qu'il y a une forme de responsabilité vis-à-vis de...
04:42Elle l'est déjà quand ils sont armés.
04:44Mais vous avez vu les gens dans un certain nombre d'endroits.
04:47Je vais vous raconter.
04:48Moi, je discutais avec des policiers, évidemment, la police,
04:50qui me disait que dans un certain nombre d'endroits, avant, quand même, ils cachaient leur visage.
04:54Il y a un tel sentiment d'impunité qu'ils ne cachent certains même pas leur visage.
04:58Que vous voulez dire les voyous ?
04:59Les voyous, bien sûr.
05:01Ne cachent plus leur visage.
05:02Mais vous vous rendez compte, l'arrogance, ce que ça veut dire ?
05:04Moi, je vois comment ils répondent aux gens et tout.
05:07Tu te dis, tu leur en collerais une.
05:09Et tu te dis, pourquoi ils ne le font pas ?
05:11Ils ne le font pas parce qu'ils font bien le boulot, la police municipale, comme la police nationale.
05:14Question sur ces scènes que l'on a vues.
05:17Scènes de violence.
05:18Violence, d'ailleurs, qui a eu lieu pendant à peu près l'ensemble de cette campagne,
05:21qui a été parfois très dure.
05:23Et ces images d'insultes, de hargnes, d'intimidations dans plusieurs villes.
05:28Et notamment, et c'est ce que dit Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur,
05:32il parle, il dit qu'il n'y a pas toujours de plainte, mais c'est totalement inacceptable.
05:35Ce n'est pas ça la France, ce n'est pas ça la démocratie.
05:38Il dit qu'il y a de la pression, de l'intimidation.
05:41Il condamne.
05:42Et il recense 120 faits qui ont déjà été judiciarisés dans le cadre de la campagne des élections municipales du
05:4815 et du 22.
05:49Et il précise, Laurent Nunez, les communes dans lesquelles ces faits ont eu lieu, ce sont souvent des communes LFI.
05:55C'est ce que dit aussi d'ailleurs Gabriel Attal, c'est ce que dit Valérie Pécresse.
05:59Est-ce que vous estimez comme eux qu'il y a une violence ?
06:02Oui, bien sûr, ils ont une pratique de la politique dangereuse.
06:05Ils ressemblent aux gens qui les défendent, qu'ils défendent.
06:07C'est ça la réalité.
06:09La réalité, vous avez vu un certain nombre de gens qui sortent protégés,
06:13de gens qui ont perdu les élections et qui sortent protégés par la police ou leur propre police.
06:19Parce qu'en face, il y a des gens des LFI qui les insultent et qui pourraient faire plus que
06:23les insulter.
06:24Alors, ce n'est pas que dans des villes LFI.
06:25Je n'ai pas dit que ça.
06:26C'est globalement, effectivement, des scènes d'humiliation, d'humiliation, d'insultes.
06:31Donnez-moi un exemple de l'autre côté.
06:33Il me semble que, par exemple, il y a eu aussi des injures qui ont été profanées par la famille
06:37de Carl Olive.
06:38Il y a une plainte qui a été à l'encontre de la mère qui a été élue face à
06:43lui.
06:43Ce que j'ai vu, c'était quand même...
06:45En tout cas, les scènes de foule, en effet, là, dont vous parlez, il y en a plusieurs dans les
06:49villes LFI.
06:50Attendez, mais vous voulez d'un pays comme ça ? Vous avez envie de ça ?
06:54Ça dit quelque chose pour vous ?
06:55Mais bien sûr.
06:56Ça dit...
06:57Comment vous dire ?
06:59C'est des mœurs de voyous qui touchent un certain nombre de gens qui sont normalement, aujourd'hui, des élus.
07:06Alors, est-ce que c'est des voyous devenus élus ?
07:08On peut se poser la question.
07:08Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'y a plus cette coutume ?
07:12Ces scènes ont notamment eu lieu au moment de la lecture des résultats, qui est normalement de coutume républicaine.
07:19C'est le maire sortant, qu'il soit réélu ou pas, lit les résultats de l'élection.
07:25Écoutez, moi, j'ai un souvenir qui m'avait blessé.
07:28Quand je suis élu, vous savez, à un moment donné, c'était la cérémonie d'installation.
07:32Et il y avait ma maman, en plus, en face de moi.
07:34Moi, ça me touchait, je devenais maire de Béziers.
07:37Le responsable communiste, qui est, à ce jour-là, le doyen de l'Assemblée, refuse de me mettre l'échappe
07:45tricolore.
07:46Refuse.
07:47Le même, le même, j'allais dire une main, le même, j'arrête là, qui, ensuite, me donne des leçons
07:53de démocratie.
07:55Cette gauche qui te donne des leçons de démocratie, qui se comporte comme ça, qui se comporte comme ça.
08:00Cette gauche, chez moi, il y a un certain nombre de gens qui te parlent de laïcité.
08:04Vous savez, ils me font des procès, cette histoire de crèche et tout.
08:07Et j'ai en tête un candidat, et pas de la France insoumise, de la gauche convenable.
08:11Tiens, de la gauche convenable, qui va faire un discours dans une mosquée, juste avant que l'imam parle.
08:17Vous me voyez, moi, à l'église catholique, avant le serment, demander au curé de parler des élections.
08:23Enfin, il faut...
08:24Ça veut dire que c'est des leçons de laïcité à géométrie variable ?
08:28Exactement, c'est des gens qui viennent te donner des leçons, qui ne se les appliquent pas à eux-mêmes.
08:33Moi, je suis...
08:34Je suis pour que...
08:36Vous savez pourquoi je suis élu avec 65% des voix ?
08:38C'est rarissime.
08:39Vous le disiez tout à l'heure, le RN, chez moi, vous avez le poids du RN, ce que ça
08:43peut être ?
08:44Regardez ce que c'est.
08:45Ils font 30, 40%.
08:47Vous savez pourquoi ?
08:49Parce que je ne mens pas aux gens.
08:51Parce que j'écoute les gens.
08:53Parce que je leur adresse la parole, comment vous dire ?
08:57Avec affection.
08:59C'est juste ça.
09:01Et de l'autre côté, il y a un parti, le RN, qui c'est une suite de slogans insupportables.
09:07Et de l'autre côté, LFI.
09:08Attends.
09:09La liste...
09:10Vous renvoyez dos à dos, RN et LFI ?
09:11Non, non, non, non.
09:13Je critique les deux, mais je pense qu'aujourd'hui, le danger, c'est LFI.
09:17Attendez, c'est le...
09:19Comment vous dire ?
09:20Sur le bulletin de vote de LFI, le mec, il est avec un keffier palestinien.
09:27Mais ça ne va pas bien, la tête.
09:30Ça va bien.
09:30Et puis, il y a des approches communautaires.
09:32Je regardais la liste, je dis...
09:34Ils ont, ils pratiquent.
09:36Plus il y a de gens issus de l'immigration, plus ils pensent que les immigrés vont voter pour eux.
09:40Mais les gens issus de l'immigration, qui sont devenus, qui sont français, puisqu'ils votent,
09:44ils ne sont pas plus cons que vous ou que moi, madame.
09:46Ils ne votent pas parce que le mec a la même religion qu'eux.
09:48Mais ça ne va pas bien, la tête.
09:49Gabriel Attal parle de la nouvelle France, l'expression utilisée par Jean-Luc Mélenchon ou la France insoumise.
09:56Il dit que la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, c'est la négation de la France,
09:59de toutes nos valeurs républicaines.
10:01C'est l'idée que les Français doivent être avant tout renvoyés à leur couleur de peau.
10:04Et c'est le meilleur tract, le meilleur carburant pour le Rassemblement National.
10:08Vous êtes d'accord avec Gabriel Attal ?
10:09Mais bien sûr, sur ça, il a raison.
10:11Aujourd'hui, la France insoumise, mais pas qu'une autre partie de la gauche,
10:15pense que pour gagner des voix dans un certain nombre de quartiers,
10:19il ne faut pas s'adresser aux gens en question comme des citoyens,
10:23mais il faut s'adresser à eux parce que le mec, il est arabe, parce qu'il est musulman.
10:26Mais ça ne va pas bien.
10:28Moi, je ne m'adresse pas aux gens comme ça.
10:30Et c'est pour ça que je gagne les élections et que je réduis la soumise à moins de 4
10:35% dans ma ville,
10:36dans une ville, pardon madame, où les deux tiers des enfants des écoles publiques sont issus de l'immigration.
10:42Donc vous avez bien compris, 90% sont des enfants de familles musulmanes.
10:46Mais moi, je les respecte, ces gens-là.
10:48– Ces gens-là, comme vous dites, ont forcément voté pour eux, pour vous.
10:51– Mais attendez, sinon je ne fais pas des scores comme ça.
10:53– Mécaniquement, ce que vous êtes en train de dire, je voudrais qu'on reprenne les choses précisément,
10:56ce que vous êtes en train de dire, c'est qu'au fond, la population issue de l'immigration à
11:01Béziers
11:01a voté pour vous et pas pour la France insoumise.
11:03– Ils ont fait moins de 4% la France insoumise et ils votent pour moi
11:07parce que je ne les prends pas pour des cons, parce que je les respecte,
11:11parce que je ne leur raconte pas des conneries, je ne leur dis pas on va baisser les impôts.
11:15C'est pareil au niveau national.
11:16Le mec, il te dit, on va baisser les impôts.
11:19Moi, je dis, oui, très bien, on va baisser les impôts,
11:20donc on ne va pas construire l'école, la nouvelle école dont on a besoin.
11:23Il faut arrêter de prendre les gens pour les imbéciles,
11:25il faut arrêter d'aller dans le même sens.
11:27Moi, j'ai vu des campagnes, mais c'est pareil,
11:29naturellement, c'est la même chose, on va faire les transports gratuits.
11:32Mais madame, les transports gratuits, ça n'existe pas.
11:34Il faut bien que quelqu'un paye le bus, le carburant et paye le chauffeur.
11:39Ça n'existe pas, ça veut dire que c'est d'autres que l'usager qui le payent.
11:42Mais il y a quelqu'un d'autre qui le paye.
11:43Robert Ménard, hier matin, à ce même micro, je recevais David Lysnard,
11:47qui a annoncé, ici même, quitter les Républicains.
11:51Vous faites ensemble la une du journal Valeurs Actuelles,
11:54en étant considérés comme les affranchis.
11:57Vous, vous êtes quoi ? Affranchi du RN, dont vous avez été compagnon de route ?
12:00Lui, il serait affranchi de LR.
12:02Est-ce que vous vous retrouvez au milieu ?
12:03C'est quoi cette droite, cette nouvelle droite ?
12:05Écoutez, d'abord, moi, je n'ai jamais été dans un parti.
12:07Donc, j'ai toujours... J'ai eu des rapports...
12:10C'est pour ça que j'ai dit compagnon de route.
12:11Je pense que c'était assez juste avec le RN, non ?
12:13Avec le RN, c'est ça.
12:14Maintenant, il me casse les bonbons, donc on va arrêter les plaisanteries.
12:17C'est fini, vous. Le RN...
12:18Ah non, non, attends, les mecs, ils te présentent un candidat contre toi,
12:20ils te disent après, on est pour l'union des droites.
12:23Tu te dis, Bardella, mais t'as perdu la tête, mon garçon, ça va.
12:26En fait, Bardella est le premier ennemi de l'union des droites ?
12:30Comme tous les autres.
12:31Il n'est pas mieux que tous les autres.
12:32Mais vous ne croyez pas, madame, elle existe...
12:35Moi, j'ai plaidé pour cette union des droites depuis 15 ans.
12:38Mais ça ne marchera jamais.
12:39Ils ne sont même pas...
12:40Attendez, vous imaginez...
12:42C'est votre métier d'interroger des gens.
12:44Vous les imaginez, non seulement, moi, je dis,
12:47ils seront incapables de se mettre d'accord
12:49à se ranger derrière quelqu'un qui emporterait une primaire,
12:52mais ils ne sont même pas foutus de se mettre d'accord
12:54sur les modalités de la primaire.
12:56Bon, alors là, il est censé y avoir un vote,
12:58primaire ouverte ou pas ouverte.
12:59Attendez, ça, c'est pour les LR.
13:00Il faudra bien faire avec les autres.
13:02Il n'y a pas que LR.
13:03Oui, mais alors vous faites quoi ?
13:04Ah, mais attendez...
13:04Il va bien falloir vous départager.
13:06Attendez, mais moi...
13:06Parce que si on vous écoute...
13:07Alors vous, vous n'avez pas encore dit que vous étiez candidat,
13:09mais vous pourriez y penser à un moment.
13:11David Lysnard, on a bien compris qu'il était candidat.
13:14Il le dit.
13:14Et puis vous allez aller jusqu'à Édouard Philippe,
13:17en passant par Bruno Retailleau,
13:18en passant peut-être par Sarah Knafot ou Éric Zemmour.
13:20Est-ce que c'est ça ?
13:22Est-ce qu'il faut tout le monde ?
13:23Est-ce qu'il faut que chacun y aille sans que vous ayez été départagé ?
13:27Que faire ?
13:27Le premier problème, c'est les partis politiques.
13:30Le premier problème, c'est les partis politiques.
13:31À droite comme à gauche.
13:32Il faut faire en dehors d'eux.
13:35Faire en dehors d'eux.
13:35Et parler clairement.
13:37Moi, si j'avais été à Paris,
13:38j'aurais voté pour Mme Knafot au premier tour.
13:43Ça ne me gêne pas de le dire.
13:44Mais j'aurais voté pour Moudinck à Toulouse sans hésiter.
13:48Donc pour vous, ce n'est pas une étiquette ?
13:50C'est une personnalité ?
13:51Non, c'est des gens.
13:52Chautis, mais je n'aurais pas hésité une seconde.
13:55Regardez, j'aime beaucoup Retailleau.
13:58Mais attendez, vous avez vu les contorsions pour dire...
14:00C'était ici même à ce micro qu'il a refusé de défendre Christian Estrosi,
14:06sans pour autant appeler à voter pour Éric Ciotti.
14:09Comment tu hésites ?
14:10Comment tu hésites ?
14:11En privé, en plus, je suis sûr qu'il aurait voté Ciotti.
14:14Mais tu le dis, il le dit à vous.
14:15Si on se parlait clairement, si on disait les choses clairement,
14:18si on arrêtait...
14:19Et c'est ça le problème des partis.
14:21Si on arrêtait d'avoir des logiques...
14:23Il ne faut pas fâcher celui-ci.
14:24Moi, les seules choses, les seuls gens qui m'intéressent,
14:27à Béziers, c'est les biterrois en France, c'est les Français.
14:29Ça, j'ai bien compris.
14:30Mais Robert Ménard, quand Jordan Bardella a dit ce matin
14:33chez nos confrères du Figaro,
14:34« La droite française n'existe plus aujourd'hui ».
14:38Elle est éparpillée, absolument.
14:40Est-ce que vous avez envie d'avoir le choix ?
14:42Par vous, je ne vous pose pas la question.
14:44Est-ce que moi, j'ai envie d'avoir le choix,
14:46demain, entre Bardella d'un côté
14:49et de l'autre côté Mélenchon ?
14:51Ma réponse, elle est non.
14:52Et je ne renvoie pas...
14:54Pardon.
14:54Et je ne renvoie pas doigt à dos,
14:56l'un et l'autre.
14:57Si j'étais obligé de voter,
14:58je voterais pour M. Bardella.
15:00Mais je ne veux pas me retrouver dans cette situation.
15:03Je veux qu'au milieu...
15:04LFI, LFI, RN, vous votez RN,
15:07vous votez Bardella sans état d'âme,
15:09si je comprends bien.
15:10Mais je ne veux pas arriver à ce choix-là.
15:11Je veux qu'il y ait un autre choix
15:13qui ait des gens raisonnables.
15:14Enfin, attendez, chez moi...
15:16Mais je n'ai pas très bien compris.
15:17Pour vous, les gens raisonnables,
15:17c'est qui ? C'est Éric Fioti ?
15:18Non, non.
15:19Éric Fioti, il est quand même copain avec LRN.
15:20Attendez, les gens raisonnables,
15:22c'est des gens qui, chez moi,
15:24ne disent pas
15:25on va aider les entreprises
15:27pendant la campagne municipale.
15:28Et à Paris, les mêmes
15:30votent des dizaines de milliards d'impôts
15:32sur les entreprises.
15:34Ça, c'est quoi ?
15:34C'est qui ?
15:35C'est le RN.
15:35Le RN, tu ne dis pas chez moi,
15:37tu es contre chez moi
15:38ou dans une ville.
15:39Oui, ou dans un local, quoi.
15:40Ou vous voulez.
15:41Je suis contre l'assistanat.
15:43Et à Paris, dire
15:44ah mais non, il ne faut pas obliger
15:46les gens qui touchent le RSA
15:47à faire des heures de boulot.
15:49Voilà.
15:49Ce que je ne veux pas, c'est juste ça.
15:51J'en ai marre des gens
15:53qui te prennent pour des abrutis,
15:55qui te disent des choses
15:56pour flatter tout le monde,
15:58qui racontent des craques
15:59et qui font...
16:00Vous savez, qu'est-ce que ça fait ?
16:01Ça fait que plus personne, madame,
16:03ne croit les politiques.
16:04Moi, je m'en foutrais
16:05que les socialistes,
16:08avec leur mascarade
16:09auxquelles on a assisté,
16:11soient discrédités.
16:12Le problème, ce n'est pas ça.
16:13C'est que les gens, chez moi,
16:14ils disent
16:14mais vous êtes tous pareils, les politiques.
16:16C'est-à-dire que vous voulez dire
16:17que les ambiguïtés, au minimum,
16:20ou les retournements
16:21du PS vis-à-vis de la fille,
16:23vous entachent aussi, vous ?
16:24Oui, parce que les gens,
16:25ils se disent...
16:26Parce qu'ils disent, en fait,
16:26ils ne peuvent plus croire en personne.
16:27Ils sont tous pareils, les politiques.
16:28Ils sont capables de dire un truc.
16:30Enfin, attendez.
16:31Ils se foutent de la gueule du monde,
16:32fort.
16:33Ils se le prennent pour un demeuré.
16:34Ils disent exactement le contraire
16:36à 15 jours d'intervalle.
16:38Mais les gens, ils disent
16:38mais ils sont tous comme ça
16:40pour être élus.
16:40En gros, ils se disent quoi ?
16:41Ils te disent
16:41Ah, pour être élus,
16:42vous êtes prêts à tout faire.
16:43Et non.
16:44Moi, je ne suis pas prêt à tout faire.
16:46Robert Ménard,
16:46Mazarine Pinjot,
16:47la fille de Mitterrand,
16:50boycotte une rencontre
16:51avec les lecteurs à La Flèche
16:53depuis que c'est devenu
16:55une ville RN.
16:56Elle devait aller présenter
16:57son dernier livre à La Flèche
16:58et elle a dit que depuis
16:58qu'ils avaient élu un maire RN,
17:00elle n'irait pas.
17:01Comment vous réagissez ?
17:01C'est de la débilité à l'état pur.
17:04Comment ?
17:05Et c'est les mêmes...
17:05Elle doit être de gauche.
17:06Oui, elle est de gauche.
17:07Enfin, je sais qui c'est.
17:08Et après, elle va te donner des leçons.
17:10Mais la première leçon,
17:12en plus, quand tu es écrivain
17:13et que tu te flattes
17:15de penser,
17:16d'essayer de penser le monde,
17:17c'est d'aller discuter
17:18avec les gens
17:19qui ne le pensent pas comme toi.
17:20Moi, ça ne me viendrait pas à l'esprit
17:22de refuser d'être assis
17:24à côté d'un type
17:25de la France insoumise.
17:26Mais ça ne me traverserait pas l'esprit.
17:28Peut-être parce que j'ai passé
17:2920 ans en Portage Frontier
17:30à me battre pour des journalistes
17:32comme vous
17:32dont je ne pensais pas
17:34qu'ils avaient raison
17:35sur le début
17:35de leur première phrase.
17:36Mais ils ont le droit
17:37de dire les choses.
17:38Et là, si à La Flèche,
17:39ils ont choisi le RN,
17:40le minimum qu'elle puisse faire,
17:43c'est d'aller discuter.
17:44Mais quoi ?
17:45Elle a peur de discuter
17:46avec les gens ?
17:46Il faudrait y aller
17:48et discuter.
17:48Merci Robert Ménard
17:49en tout cas d'être venu
17:50répondre à nos questions
17:51ce matin.
17:52Robert Ménard,
17:53donc maire réélu de Béziers.
17:54Il est 8h46
17:55sur RMC et BFM TV.
17:57?
17:57– Sous-titrage FR 2021
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