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Chaque matin à 6h10, retrouvez BFM Conso présenté par Raphaël Legendre.

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Transcription
00:00Et ce budget, il fait grincer des dents les patrons, les grands patrons, Raphaël, parce que les ménages ont été épargnés et qu'il a payé la note.
00:12Ce sont les 300 plus grandes entreprises qui, ce matin, expriment leur ras-le-bol.
00:16Oui, parce qu'on leur avait dit le contraire aux grandes entreprises l'année dernière.
00:19Et c'est notamment le président du MEDEF, Patrick Martin, qui prend la parole.
00:22Ce matin, dans les échos, à nouveau, l'État se renie, déplore le patron des patrons, qui doit se mordre les doigts.
00:30D'avoir tendu la main l'année dernière en disant « OK, pour une aide exceptionnelle pour redresser les comptes publics ».
00:39Sauf que le deal, à l'époque, c'était « on vous donne de l'argent, mais vous faites l'effort de votre côté, vous l'État, vous vous réformez et vous faites des économies ».
00:50On connaît la suite. La taxe exceptionnelle est de retour cette année.
00:55Par contre, les économies, c'est zéro.
00:57Cela pose un problème de principe, de confiance et un problème économique, déplore encore le président du MEDEF ce matin.
01:05Et il a raison.
01:06Les administrateurs étrangers, notamment dans les conseils d'administration des grands groupes du CAC 40,
01:12ne comprennent pas aujourd'hui qu'en septembre, des ministres viennent prendre la parole pour leur dire les yeux dans les yeux
01:19« vous ne serez pas taxés à nouveau »
01:20et qu'au mois de janvier, on tienne un discours complètement différent.
01:25Cela pose la question de la confiance en la parole politique et publique.
01:31Et sans confiance, c'est la machine économique qui se grippe.
01:33Bien sûr, on peut comprendre assez facilement la colère de ces patrons.
01:37Elle s'explique, en tout cas.
01:38Oui, oui. Alors après, il y a de l'affichage aussi, bien sûr.
01:41En décembre, notamment, l'INSEE, dans sa note de conjoncture, avait indiqué que la surtaxe d'IS en 2025 n'avait pas tant pénalisé l'investissement que ça.
01:53On sait que nos grands groupes ont quand même de beaux bénéfices.
01:57Mais deux fois de suite, ça fait quand même 16 milliards d'euros.
02:0016 milliards, ça commence à se sentir dans l'économie.
02:04C'est de l'argent qui n'ira pas dans les filières, dans les sous-traitants ou dans la poche des salariés.
02:09Et puis surtout, le problème, c'est qu'une fois de plus, la France est à contre-courant.
02:13À contre-courant, c'est-à-dire ?
02:14C'est que de partout ailleurs, aux États-Unis, en Allemagne, on baisse l'impôt sur les sociétés.
02:20Aux États-Unis, Trump l'a baissé à 15%.
02:22On va être, avec cette surtaxe, à 35%.
02:25Et à un moment où la compétition mondiale est absolument féroce et on continue de charger, nous, la barque de nos entreprises,
02:34qui sont déjà parmi les plus taxées d'Europe,
02:36si on veut réduire nos dépendances, il va falloir un effort historique de production d'innovation et de compétitivité.
02:45Très clairement, le budget de 2026 n'est dans rien pour cela.
02:50Merci Raphaël Lejean.
02:51Bon, après la gauche, je vous répondrai, croissance d'entreprise, c'est 0,1% de la totalité des entreprises françaises.
02:57C'est le moteur de l'économie française aussi.
02:59Merci, merci Emmanuel Penut.
03:03Non, Raphaël Lejean, pardonnez-moi les réflexes, vous savez.
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