Skip to playerSkip to main content
  • 14 hours ago

Category

🗞
News
Transcript
00:00Nous retrouvons Jena Lebrun, notre envoyé spécial. Vous êtes, Jena, bonjour, à Capicoï, à la frontière turco-iranienne.
00:08Jena, les Iraniens continuent d'affluer vers la Turquie. Vous avez pu échanger avec certains d'entre eux.
00:16Oui, alors écoutez, étonnamment, il y a toujours pas mal de mouvements aujourd'hui, alors que nous sommes vendredi,
00:23et dédiérent des gendarmes stationnés ici. Généralement, le vendredi, il y a très peu de fréquentation.
00:28Et bien pourtant, depuis ce matin, on peut voir des dizaines et des dizaines de personnes arriver par ce couloir.
00:35Je ne sais pas si vous pouvez le voir derrière moi, arriver avec des bagages, des valises, des sacs à dos,
00:42pour prendre ensuite des minibus que vous voyez stationnés de ce côté, en direction de Vannes,
00:47la ville la plus proche, à peu près deux heures de route de la frontière.
00:51Alors les gens qui arrivent ici sont assez secoués, puisque la plupart d'entre eux ont fait pas moins de 24 heures de trajet depuis Téhéran.
00:58La plupart refusent de parler, on a trop peur, disent-ils.
01:02Mais ceux qui acceptent, parfois en larmes, font des récits effroyables de ces derniers jours.
01:07Un homme qui a assisté aux manifestations m'a raconté avoir vu plusieurs dizaines de personnes tomber sous les balles de la police,
01:15et puis d'autres attaquées par les basihi.
01:17Ce sont ces hommes de main du régime iranien, qui opèrent souvent en civil et qui font, si je peux le dire, le sale boulot.
01:26J'ai parlé aussi avec une femme qui m'expliquait que pour elle, cette fois, c'était différent.
01:31Avant, lors des autres manifestations, on connaissait un ami d'un ami qui avait été tué.
01:35Mais cette fois, ce sont nos proches du premier cercle qui sont morts.
01:39Elles regrettent le manque de soutien de la communauté internationale.
01:43Nous sommes dans le noir face au régime et personne ne vient nous aider.
01:47On ne peut pas compter ni sur Trump, ni sur Reza Palavi, ni sur la communauté internationale.
01:51Ils donnent à entendre l'ampleur, l'horreur de cette répression.
01:56Ils entrent en Turquie. C'est pour en repartir ou pour y rester, Jenna ?
02:01Alors, les témoignages qu'on récolte, ils sont précieux parce qu'effectivement, ils sont rares.
02:11Je vous le disais, les gens sont terrifiés par le régime iranien.
02:15Il faut comprendre que les gens qui traversent cette frontière et qui arrivent en Turquie
02:19ont le droit à un visa à l'arrivée, mais il n'est valable que trois mois.
02:23C'est-à-dire que la plupart des personnes qui arrivent ici, elles ne sont pas amenées à rester.
02:27Elles vont rentrer en Iran à un moment donné.
02:30Elles ont donc peur des représailles contre elles ou contre leur famille.
02:34La parole se libère donc très difficilement.
02:37Et quand bien même les langues se délient, les gens que j'ai rencontrés hier et aujourd'hui
02:41me disent qu'on sait que la situation est grave.
02:44On a vu des centaines de personnes mourir, mais vous en savez certainement plus que nous
02:49puisque nous sommes dans le noir depuis maintenant près d'une semaine
02:52puisque je vous le rappelle, l'Iran fait face à un blackout quasi complet de ces télécommunications.
02:57Les gens qui arrivent ici donc ont accès aux télécommunications
03:00et peuvent enfin découvrir ce qui se passe à travers le pays une fois qu'ils arrivent ici.
03:04Je vous remercie, Jenna Lebra, vous êtes notre...
Be the first to comment
Add your comment

Recommended