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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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00:000 826 300 300 sur nos réseaux sociaux, Facebook, Twitter, avec le hashtag Les Vraies Voix.
00:05Un sujet très intéressant qui malheureusement concerne de plus en plus de personnes en France ces derniers temps.
00:10On va commencer par parler de l'obésité, de la malbouffe, des fast-foods, des sujets très concernants
00:16et surtout qui prennent de plus en plus d'ampleur parce qu'il y a de plus en plus de fast-foods dans nos villes
00:20avec le mal mangé qui s'installe un petit peu partout.
00:23Et puis peut-être est-ce un problème de génération, peut-être est-ce qu'aujourd'hui on ne cuisine plus,
00:27qu'on achète des plats cuisinés, vous avez constaté aujourd'hui que vous voyez de plus en plus de personnes
00:34qui sont en état d'obésité, ce qui pose bien évidemment un gros problème de santé publique
00:39parce que c'est à l'origine notamment de problèmes cardiovasculaires, de cancers et d'autres maladies.
00:44Est-ce que vous, vous avez vu évoluer la manière de manger en France
00:50et que quelque part on se ressemblerait de plus en plus à des Américains ?
00:54Venez témoigner au 0826 300 300.
00:57Et puis si vous remarquez dans vos villes des restaurants, des longues enfilades de restaurants
01:02type fast-food qui s'installent, dites-le nous parce que c'est de plus en plus fréquent
01:05notamment dans les agglomérations, dans les proches centres-villes
01:08et ça peut être aussi une question intéressante, dites-le nous au 0826 300 300.
01:13Et puis on parlera aussi des agriculteurs puisque vous réagissez encore beaucoup
01:18au conflit des agriculteurs et vous voulez en parler et je vous le dis, tous les sujets
01:22dont vous avez envie de parler, il n'y en a aucun qui soit tabou, vous pouvez appeler
01:27le 0826 300 300.
01:29Alors je le rappelle, c'est 5 centimes TTC, l'appel, ce n'est pas du tout une arnaque
01:34comme avec notre ami Flavio Leboncoin qu'on retrouve tous les soirs sur Sud Radio aux alentours
01:40de 17h50.
01:41Allez, c'est parti.
01:45Bonsoir Paul.
01:47Bonsoir Philippe, bonsoir à la communauté.
01:49Alors vous, vous voulez réagir sur la malbouffe parce que vous êtes agriculteur, mais vous
01:54voulez réagir sur la malbouffe, qu'est-ce que vous en pensez ?
01:58Moi je pense qu'aujourd'hui on a oublié de cuisiner les produits bruts, on achète
02:04des fruits et légumes et on se fait une soupe, on se fait une ratatouille, on se fait tous
02:09les plats qu'on peut se faire, on maîtrise le sel, on maîtrise le sucre, on maîtrise
02:13tout.
02:14Et aujourd'hui on voit que les gens, peut-être que les épousentravent un peu plus, on voit
02:19que les rayons, quand on va dans les supermarchés, les rayons de plat tout près sont pleins.
02:23On voit que les fast-foods, il y en a partout.
02:27Bon avant il y en avait un, Armand, un à Jebs, moi je suis à l'Otéan, aujourd'hui
02:30il y en a partout, dans toutes les villes moyennes il y en a.
02:32Même dans des villes de 7-8 000 habitants quoi ?
02:34Tout à fait, et c'est pas celui potentiel parce qu'il y a des clients quoi, s'il y avait
02:38petit, il s'installerait pas, donc ça veut dire que les gens, mais ils veulent manger
02:41pour pas cher, un truc agréable à manger, c'est plein de sucre, c'est plein de sel.
02:45Et c'est plein de gras ?
02:47C'est vrai que, c'est plein de gras, et puis aujourd'hui les travaux sont physiques,
02:50on voit quand même que les gens, mais tout a été mécanisé, donc on se dépense
02:54moins.
02:55Donc c'est vrai que les gens, mais ils prennent du ventre, et ça fait le bonheur des laboratoires
03:01pharmaceutiques, avec les traitements pour le diabète, l'hypertension et autres quoi.
03:07– Oui, quand on sait que 18% de la population, c'est un chiffre qui a été communiqué
03:11récemment, 18% de la population adulte, je précise, où environ 10 millions de Français
03:15sont désormais en situation d'obésité, donc avec un IMC supérieur à 30.
03:20– Alors IMC c'est l'indice de masse corporelle, merci, voilà, absolument.
03:23On peut se dire qu'au final, manger maintenant c'est plus vraiment une priorité, on fait
03:28plus ça un peu par flemme peut-être, est-ce que c'est votre constat Paul ?
03:31– Oui, oui, mais de toute façon les épouses travaillent aujourd'hui aussi, ce qui fait
03:36que bon cuisiner, c'est une quantité, on se fait un week-end avec des amis, ou même
03:40en banque du restaurant, et c'est vrai que toute la semaine, moi je vois des gens qui
03:44font leurs courses, ils achètent des trucs à réchauffer au micro-ondes, c'est pas
03:49cher, mais bon, il y a une contrepartie à payer, c'est que c'est pas cher, donc dedans
03:54il y a des produits qui seront transformés, et beaucoup de choses qui sont pas bonnes pour la
03:58en plus quoi. – Mais alors Paul, est-ce que c'est pas quand même, vous dites les
04:01femmes travaillent, moi j'avais des parents qui travaillaient tous les deux, et je dois
04:06dire qu'on n'avait pratiquement jamais de plat, alors si parfois on avait un plat
04:10de, je vais dire, de poisson à la bordelaise, ou alors du poisson pané avec des haricots
04:15verts ou autre chose, mais ma mère se débrouillait toujours à cuisiner, parce qu'on peut
04:20cuisiner, et donc manger sain, avec des produits sains, un, on peut cuisiner très vite
04:26et faire un très bon plat, et deux, par rapport aux produits transformés, c'est
04:30beaucoup plus intéressant d'un point de vue économique, parce que quand on regarde
04:33le prix au kilo, je sais pas moi, des lasagnes qu'on achète en barquette, ou des lasagnes
04:39quand on les fait soi-même, c'est de ça, de deux ambiances, non ?
04:42– Ça n'a rien à voir, ça n'a rien à voir, et en plus il y a le plaisir aussi de
04:47mettre sur la table une plat qu'on a préparée soi-même quoi, et ça c'est quand même
04:50pas inintéressant pour la ménagère ou pour le mari, parce que maintenant les hommes
04:54ont une cuisine aussi, c'est vrai que ça fait partie des choses, en fait moi je
04:57sais qu'on prend plaisir nous à faire tout nous-mêmes quoi, et à mettre des trucs
05:02sur la table quoi.
05:02– Je vous posais une question très indiscrète Paul, mais a priori vous n'êtes pas une
05:06femme, donc vous êtes de quelle catégorie d'âge ?
05:08– Moi je suis de 1963, je suis un peu plus vieux que vous.
05:13– Ah d'accord, oui je suis de 66, je l'ai souvent dit, on est de la même génération,
05:18est-ce que vous avez-vous constaté un changement de comportement entre la génération
05:24de vos parents, votre génération, je ne sais pas si vous avez des enfants, la
05:27génération de vos enfants, est-ce que les modes de consommation, j'arrive pas à dire
05:34pour manger, de nutrition, d'alimentation, ont beaucoup changé ou pas ?
05:41– Oui parce qu'il faut que ça aille plus vite, il faut que ça aille plus vite, le problème
05:45il est là, il y a moins de temps à passer en cuisine, moins de temps à passer à table,
05:49donc il faut que ça aille vite.
05:51– C'est ce que disent beaucoup de jeunes, moi j'en fais partie, mais c'est vraiment
05:56ce qu'on retrouve le plus dans les témoignages, pourquoi vous allez manger dans un fast-food,
06:00pourquoi vous mangez un palais préparé, parce que ça va vite tout simplement, c'est
06:03pas cher, alors c'est pas toujours vrai, mais c'est pas cher et ça va vite, voilà
06:06c'est les arguments qui ressortent le plus souvent.
06:07– Mais est-ce que la question qui se pose pas également Paul, outre le fait du temps,
06:11c'est que quelque part aussi on se plaint souvent des problèmes de pouvoir d'achat,
06:15mais je vais vous dire, je parle même pas, je vais pas citer d'enseigne, mais je connais
06:20une enseigne de fast-food qui est la préférée de Barack Obama, vous voyez ce que je veux
06:24dire, ça commence par un F et il y a un G après en deux mots, où je trouve que c'est
06:28vraiment, five guys, parce que Maxime me regarde, où c'est vraiment très cher pour
06:33du fast-food.
06:34– Vous êtes bien informé sur les goûts de Barack Obama Philippe, c'est ça qui me surprend.
06:37– Il a toujours dit, depuis qu'il a été candidat à la présidentielle, aux sénateurs
06:41ou représentants de l'Illinois, que c'était sa chaîne de fast-food préférée, qui sont
06:45vraiment très chères, et est-ce que quelque part, on marche pas sur la tête, parce que
06:49les gens se plaignent de problèmes de pouvoir d'achat, et on constate, comme le disait
06:52justement François-Louis, que ce type de consommation, alors, explose, alors que c'est
06:57finalement très très cher au kilo.
07:00– Oui, c'est très cher au kilo, et puis quand vous prenez certaines enseignes, ça
07:05commence par un même, mais ça finit par un D, vous avez un McDonald's par exemple.
07:10– Oui, d'accord, parce que j'avais entendu par un M et par un B, alors non, c'était
07:13un D, pardon.
07:15– Une boisson de 50 centilitres de soda, au repas, c'est énorme, moi j'ai jamais
07:22bu ça, quoi.
07:22– C'est sûr.
07:23– J'ai jamais bu ça, c'est énorme, quoi.
07:26– Et vous, alors, nous on fait partie, on a trois ans d'écart, de la génération
07:29qui a vu le fast-food arriver en France, moi je me souviens d'une chose, le fast-food
07:34c'est arrivé, j'étais encore au lycée, donc ça nous rajout ni vraiment pas, et on se
07:39disait que ça a un petit côté transgressif, c'était l'American way of life, comme on
07:43aime bien les Etats-Unis, etc., et puis on y allait, c'était des paysans, mais aujourd'hui
07:48j'ai l'impression que ce mode de consommation a supplanté une partie de nos traditions culinaires,
07:53vous êtes d'accord avec ça ou pas, Paul ?
07:55– Eh bien sûr, malheureusement, malheureusement, mais enfin, on voit que tout est lié, parce
07:59que bon, l'agriculture qui est en crise aussi, c'est parce que les produits transformés,
08:04eh bien, sont en train de supplanter les produits bruts, quoi, parce que vous achetez
08:07les pommes de terre chez un agriculteur, les carottes, les poireaux, les machins, vous
08:10faites votre soupe de légumes, ça n'a rien à voir avec une brique de soupe, même
08:14s'il y en a qui sont pas mauvaises, et tout est à l'avenir, les poivrons, les tomates,
08:19les aubergines, les courgettes, vous découpez ça, vous faites cuire ça, vous faites
08:22une ratatouille maison, c'est délicieux, mais les gens préfèrent acheter une boîte
08:25de conserve ou aller manger dans des fast-foods, c'est pas…
08:28– Excusez-moi, et c'est en plus assez vite fait, une ratatouille maison, ça prend
08:31pas trois heures à faire, toi, il est en passant.
08:34– Vous restez avec nous, Paul, on va faire une pause.
08:36– On va reprendre, et puis si vous avez justement envie de réagir, peut-être que
08:39vous consommez des fast-foods, peut-être que justement, vous y êtes complètement opposés,
08:43vous voyez des fast-foods se développer à grande vitesse dans vos villes, des enseignes
08:47de poulet frit, des enseignes de burgers, des kebabs, dites-le-nous au 0826-300
08:52300, on prend vos appels, on prend vos témoignages.
08:55– Et puis vous êtes, par exemple, professionnel de santé, vous constatez des gros sous-nutritionnistes,
09:00de gros soucis de santé en raison de l'obésité causée par toute cette malbouffe, comme
09:06on le disait à l'époque de José Bové, et encore aujourd'hui, venez réagir, c'est
09:11le 0826-300-300.
09:13– Allez, à tout de suite.
09:14– Sud Radio, Sud Radio, Parlons Vrai, Parlons Vrai, Sud Radio, Parlons Vraiteur, Philippe
09:19David.
09:21– Retour des vraies voix font parler la France, François-Louis Bourneau, et on parle d'obésité,
09:26de malbouffe, qui sont vraiment un mal, on va dire du siècle, même si on n'est qu'au
09:31début du siècle, parce que ça fait un peu ancêtre de dire ça, mais moi je me souviens
09:35que quand j'étais gamin, ma maman, ma grand-mère aussi, nous faisait de bons petits plats,
09:39voilà, le fast-food c'était vraiment une fois tous les 36 du mois, on n'avait jamais
09:43de soda à table, alors ça hors de question, et que finalement, il y avait beaucoup moins
09:47de problèmes d'obésité, et donc de santé connexe.
09:49– Eh bien écoutez, moi j'ai la chance d'être dans cette éducation où justement
09:52on me fait bien la manger, Philippe, mais je suis tous les jours confronté au fast-food
09:56qu'on trouve partout dans les rues, partout, des fast-foods, des nouvelles tendances
10:00qui émergent sur les réseaux sociaux, bref, ça n'aide pas forcément, et on est
10:02avec Carla, bonsoir Carla.
10:04– Bonsoir Carla.
10:04– Bonsoir, merci de m'accueillir à l'antenne.
10:07– Avec grand plaisir, vous avez composé le 0826 300 300, si je ne me trompe pas,
10:12vous avez une fille qui, je crois, est adolescente, et justement qui serait en perte de repère
10:17sur son alimentation, alors dites-nous tout.
10:20– Eh oui, elle est en perte de repère, elle passe d'une période où elle fait un régime
10:25strict, elle fait très attention, et ensuite elle craque pour les fast-foods, pour
10:31l'alimentation pas très équilibrée, et c'est vrai que les packaging en particulier,
10:37très alléchants pour les jeunes qui sont très colorés, très gourmands, ça, ça
10:44suscite beaucoup l'achat.
10:45– Alors justement, c'est plus au niveau des, comme vous dites, des plats préparés,
10:50qu'elle va être tentée, ou plus vers des fast-foods de type grandes enseignes comme
10:53on peut tous connaître.
10:54– Alors fast-food et aussi des biscuits, des rayons, alors ces kilomètres de rayons
11:02de biscuits, c'est terrible pour les adolescents.
11:07– Alors Carla, je tiens à vous dire, pour vous rassurer, que dans le bureau des vraies
11:11voix, quand elle prépare l'antenne, il y a également des paquets de biscuits qui
11:14circulent, je vous le dis franchement.
11:16– C'est Philippe David qui les mange.
11:18– Non, ça c'est pas vrai, vous êtes un expert dans ce domaine.
11:21Et Carla, quand vous parlez à votre fille, vous l'avez éduquée en lui disant, écoute,
11:25il faut bien manger, il faut manger des fibres, il faut manger des protéines, il faut
11:28manger de ceci, de cela, des légumes, des féculents, est-ce que vous l'avez éduquée
11:34comme ça ?
11:34– Alors je l'ai éduquée comme ça, mais la publicité est plus forte que moi.
11:40– D'accord.
11:41– Parce qu'évidemment, déjà, toutes les publicités, enfin beaucoup de publicités
11:47sont alimentaires, et puis dans les rayons, il n'y a que ça, que de la, je veux dire
11:52de la malbouffe, mais en tout cas de la nourriture trop grasse et trop sucrée, vraiment.
11:57– Et vous, en tant que maman, votre fille elle est ado, donc vous faites certainement la
12:01cuisine, est-ce que vous lui faites systématiquement des plats équilibrés, parce que c'est quand
12:07même important de bien manger à la maison ?
12:11– Alors, c'est vrai que je lui prépare des plats équilibrés, mais il y a toujours
12:16le craquage.
12:17– Oui.
12:19– Cure, on va dire la malbouffe, on va dire ça comme ça.
12:23– Oui, si vous avez une fille de 15 ans, vous êtes un peu plus jeune que moi, est-ce
12:28que, je posais la question à Paul, qui est toujours avec nous, est-ce que vous avez vu
12:31le changement de consommation de nutrition selon les générations ?
12:37– Est-ce que vos parents faisaient la même chose que vous, que votre fille, etc. ?
12:42– Carla ?
12:43– Oui, excusez-moi, exactement, il y a une modification du comportement alimentaire.
12:52Ma fille, par exemple, elle déteste les plats en sauce, les plats préparés, les plats
12:58mijotés.
12:58– Ah oui, elle n'aime pas les plats en sauce ?
13:00– Elle n'aime pas les plats en sauce, les plats mijotés, c'est une autre forme
13:06d'alimentation qui est très différente de la nôtre.
13:08– Et c'est quelle forme d'alimentation ? Parce que ce n'est pas que des biscuits
13:11et du fast-food, expliquez-nous.
13:13– Alors, déjà, elle a un intérêt pour le fast-food, c'est vraiment ce qu'elle préfère.
13:22Si je lui propose un grand restaurant ou un fast-food, elle ira au fast-food.
13:27– Ah, alors que je peux vous dire qu'à François-Louis Bourneau ou à moi, ce sera le grand
13:30restaurant, ça, il n'y a pas de problème.
13:31– Surtout, s'il y a des plats en sauce, moi, je vous le dis.
13:33– Restez avec nous, Carla, parce que ça réagit beaucoup au 0826 300 300.
13:38– Tout à fait, tout comme vous, vous pouvez faire le 0826 300 300.
13:41Vanessa l'a fait, elle vient du Gers.
13:42Bonsoir, Vanessa.
13:43– Bonsoir, Vanessa.
13:44– Bonsoir, les vrais voix.
13:45– Vous avez voulu réagir à ce sujet qui est la malbouffe, l'obésité, les fast-foods.
13:52Tout comme Carla, vous avez aussi une fille, et visiblement, vous essayez, vous aussi,
13:56d'éduquer cette jeune fille de 16 ans à bien manger.
13:59Quel est votre combat, justement, pour apprendre à bien manger à cette jeune fille ?
14:03– Parce que je vois que votre fille a 16 ans, donc un an d'écart, voire quelques mois
14:06avec la fille de Carla.
14:06– Tout à fait, mais moi, j'ai vraiment beaucoup plus de chance que Carla d'avoir.
14:12C'est que moi, mes parents, en fait, ils sont cuisiniers tous les deux.
14:15– Ah, d'accord.
14:15– Oui, mon papa était traiteur à domicile, et donc ma fille adore dire à tout le monde
14:24« Oui, mais mon papa, mon grand-père, il est chef. »
14:26Voilà, chef cuisinier, elle adore dire ça.
14:29Mais du coup, on va dire que quand tu fais des repas pour les gens, c'est équilibré, bien fait.
14:36Mais à la maison, on a un petit problème, c'est qu'on aime beaucoup le beurre, par exemple.
14:40– Ah, c'est pas mauvais, le beurre.
14:42– Ouais, non, mais une plaquette par semaine, c'est énorme.
14:45– Ah, ça dépend, c'est par personne, c'est quoi ?
14:48Ou c'est dans toute la famille ?
14:50– Et c'est une plaquette de 250 grammes ou de 500, parce que c'est pas la même chose non plus ?
14:55– 250 grammes, mais bon, c'est déjà énorme par personne.
14:58Et le beurre, il est tout le temps sur la table.
15:00Et mon beurre, c'est beurre vilain.
15:03Mais voilà, et quand elle est chez mes parents,
15:05eh bien, elle fait comme papy, c'est du beurre dans tous les plats, il y en a partout.
15:09À la maison, j'évite de mettre la plaquette de beurre sur la table, et ça se passe mieux.
15:14– Alors, Vanessa, je vais vous poser une question.
15:17Vous nous appelez du Gers, alors excusez-moi, moi là, je suis en pilote automatique,
15:21le Gers, c'est le foie gras, le magret, etc.
15:25Votre fille, vous l'avez éduquée avec tous ces produits du terroir ?
15:28– Oui, oui, oui.
15:29Et en plus, moi, du coup, je cuisine à la graisse de canard.
15:32– Oh, magnifique.
15:33– Ça, c'est bien.
15:34– Ça, c'est très magnifique.
15:35– Alors, on va vous faire échanger avec Carla.
15:39Carla, vous, vous appelez des Yvelines.
15:42Vous n'auriez pas envie d'envoyer votre fille, vous pouvez y aller,
15:45en stage chez Vanessa, parce que moi, passer du fast-food à la cuisine à la graisse de canard,
15:51je me laisse faire, je ne sais pas, mais…
15:52– Ah bah oui, c'est vrai.
15:54Alors, ma fille ne mange pas de gras, elle évite le gras,
15:57mais elle va craquer pour un paquet de biscuits ou des chips, vous voyez.
16:01– Ah bah pourtant, les chips, c'est du gras, hein ?
16:03– Alors, c'est du côté de sa tante.
16:05C'est madame Chippe, pareil, quand elle va chez sa tante,
16:08elle bouge des chips en paille ailleurs.
16:11– Ah oui ?
16:11– Donc, j'évite à la maison d'avoir des chips.
16:14– Est-ce que ça, c'est pas quand même une méthode que les parents doivent prendre ?
16:18Éviter d'avoir tous les produits de malbouffe dans les placards de la cuisine
16:22ou d'ailleurs, pour éviter que, par un petit coup, un petit malentendu,
16:28on aille consommer de la malbouffe, quoi qu'on a, à la maison.
16:31Si on ne l'achète pas, le problème est réglé.
16:33– Voilà, c'est clair.
16:34– Je suis d'accord, oui.
16:36– Et…
16:37– Oui ?
16:39– Oui, moi, je pense que c'est une bonne stratégie,
16:42parce que finalement, nous, parents, nous sommes aussi complices
16:45de leur comportement alimentaire.
16:47– Ah bah, c'est clair, c'est clair.
16:49Et donc, une chose importante, c'est vrai que vous qui êtes des Yvelines,
16:53car là, vous entendez Vanessa Dugère, c'est ce que vous dites,
16:56que quelque part, dans les régions du terroir,
16:59parce que les Yvelines, c'est magnifique,
17:01mais dans les régions où il y a un grand terroir,
17:03comme par exemple le Sud-Ouest, on va être un peu chauvin, mais tant pis,
17:06il y a quand même un avantage pour que les gens se nourrissent mieux.
17:09Vous êtes d'accord ou pas ?
17:10– Oui, je suis d'accord.
17:11– Par rapport au cadre de mégapoles urbaines comme l'Île-de-France, non ?
17:15– Oui, bien sûr, bien sûr.
17:17C'est vrai qu'en province, il y a plus de facilité
17:21d'avoir des aliments authentiques, je dirais,
17:26puisqu'en Île-de-France.
17:28– Et Vanessa, vous faites vos courses à la ferme,
17:31vous faites vos courses en supermarché,
17:33vous faites vos courses comment ?
17:35– Alors, j'ai une chance terrible,
17:37c'est que j'ai une amie, parce que j'ai été corézienne,
17:40et j'ai une amie qui élève du veau sous la mer,
17:44la belle en plus, du cochon, de l'agneau, des poules, des lapins.
17:49Et quand je vais chez elle et que je lui donne des coups de main,
17:52je suis récompensée avec tous ces bons produits de la ferme.
17:56– Magnifique.
17:57– Les yeux de la ferme, tout de la ferme.
17:59– Vous pouvez ajouter deux couverts pour François-Louis ?
18:02Moi, on embarque Haute, du Standard, on embarque Maxime.
18:05– Oui, prévoyez une belle petite équipe quand même.
18:07– Parce que là, entre le veau, sous la mer, etc.,
18:10je commence à avoir l'estomac qui gargouille.
18:11– Avec du beurre.
18:13– Et je vous confirme que mon papa, qui est donc cuisinier,
18:17a dit « Il y a longtemps que je n'avais pas mangé du veau. »
18:21– C'est fou, ça.
18:22– Après, on a des fast-foods ici aussi,
18:26mais c'est vrai que ma fille, elle n'est pas...
18:28Si on passe à un endroit, je lui dis « Qu'est-ce qu'on ferait ?
18:31On s'arrête à McDo ? »
18:32« Ah non, non, quand tu l'amènes à ton papa,
18:36des fois, on s'arrête à Bergerac. »
18:38Et à Bergerac, il y a et le fast-food.
18:41– Bien sûr.
18:41– Voilà.
18:42Et à un kilomètre plus loin, on a un jardin-lande
18:48où il y a un restaurant à l'intérieur.
18:49Eh bien non, elle va vouloir manger au restaurant.
18:52Elle va choisir le restaurant, mais pas le...
18:55Et même si elle mange un burger.
18:56– Ah oui.
18:57– Mais elle veut le burger du restaurant.
18:59– Ah oui.
19:00– C'est quand même très bien.
19:02– C'est très bien.
19:02– C'est globalement très positif en termes d'éducation alimentaire.
19:05– Elle va vous donner les téléphones pour le stage
19:07de la fille de Carla chez Vanessa.
19:09– Oui, c'est toutes les deux à inviter du bon ferroir.
19:13– Voilà, absolument.
19:14– C'est un plaisir.
19:15– Merci à vous en tout cas.
19:16– Merci à toutes les deux.
19:16Ça réagit beaucoup, François-Louis.
19:18– Absolument, Philippe.
19:19On va continuer à vous faire réagir au 0826 300 300.
19:22On va avoir Alexandre de Tarbes qui va être avec nous,
19:25qui veut réagir.
19:25– C'est Alexandra ?
19:26– Alexandra, pardon, de Tarbes qui va réagir
19:28sur la multiplication des fast-foods dans sa ville.
19:30On voit ça juste après la pub.
19:32– Sud Radio.
19:33– Sud Radio.
19:33– Parlons vrai.
19:34– Parlons vrai.
19:34– Sur la malbouffe, l'obésité, c'est un sujet.
19:39Ça se voit que Sud Radio est la radio des territoires,
19:41et je vais dire même des terroirs,
19:43parce que c'est un sujet qui fait beaucoup réagir,
19:45François-Louis Bourneau.
19:46– Tout à fait.
19:46Vous êtes très nombreux à vouloir nous partager
19:47vos expériences, même vos histoires
19:50par rapport à cette malbouffe
19:52qui malheureusement nous entoure de plus en plus.
19:54Et justement, dans certaines villes,
19:55on est contraint à retrouver des rues entières
19:58avec des fast-foods, des poulets, des burgers,
20:00de viande, bref.
20:01On a Alexandra de Tarbes qui est avec nous.
20:03Bonsoir, Alexandra.
20:03– Bonsoir, Alexandra.
20:05– Bonsoir, bonsoir Philippe, bonsoir François-Louis.
20:07– Bonsoir.
20:08– Voilà une ville que j'aime,
20:09un département qui m'est cher,
20:11les Hauts-de-Pyrénées,
20:11parce que j'ai quelques origines de Val-Aval-Étoil.
20:14Et si on se met à parler de la cuisine des Hauts-de-Pyrénées,
20:17là j'ai des billes, mon cher François-Louis.
20:18– Là, je veux bien vous croire,
20:19mais on parle des fast-foods, Philippe.
20:21– Absolument.
20:21– C'est quoi ?
20:22C'est 80 000 habitants,
20:23si on compte l'agglomération à peu près.
20:24Donc forcément, il doit y avoir du fast-food.
20:26Vous, vous dites,
20:27vous voulez revenir sur cette multiplication
20:29des enseignes de fast-food ?
20:30Dites-nous toi, Alexandra.
20:32– Oui, alors voilà,
20:33comme par exemple chez nous,
20:34donc à Tarbes,
20:34rien que dans la ville de Tarbes,
20:36je crois qu'on a à peu près
20:37cinq enseignes qui se sont implantées
20:40sur une année.
20:41– Ah oui.
20:42– Sans compter les kebabs,
20:44les pizzerias,
20:45et honnêtement,
20:47à chaque coin de rue,
20:48vous en avez au moins deux minimum.
20:49– C'est fou ça.
20:50– C'est énorme.
20:51– Alors qu'ils sont implantés,
20:54alors vous dites surtout en périphérie,
20:55c'est ça,
20:56du côté des centres commerciaux,
20:58vers Ibos, vers Orlex,
20:59ou plutôt en centre-ville ?
21:00– Voilà, donc on en a à Bordère-sur-Echef,
21:02on en a à Ibos,
21:04donc autour du stade Trélu.
21:07– C'est ça.
21:08– Centre-ville, c'est tout ce qui est kebab,
21:10puis derrière, on en a énormément.
21:11La place de Verdun, il n'y a que ça.
21:13– Oui, alors la place de Verdun,
21:14pour les noms,
21:16ceux qui ne connaissent pas Tarbes,
21:17c'est la place en plein centre-ville,
21:18pas très loin d'un superbe marché
21:20qui s'appelle Marché Bro.
21:21Bon, c'est bien ça.
21:22– Voilà.
21:23– Message subliminal,
21:24aller au marché plutôt qu'aller dans les fast-foods.
21:26– C'est un très beau marché,
21:27on y avait même fait une émission,
21:28je vous le rappelle,
21:29un soir où Cécile de Ménibus
21:31était marraine des fêtes de Tarbes,
21:34et on avait fait une émission,
21:35on l'avait fait les vrais voix,
21:35on avait fait une émission sur le rugby
21:36avec des légendes du rugby aux Pyrénéens,
21:39on avait eu Armary, Dintran, Garouet
21:41et Gachassin, vous voyez un peu ?
21:43Là, c'était du très lourd.
21:44– Dites-nous, Alexandra,
21:46vous dénoncez justement ces enseignes,
21:48mais est-ce que vous,
21:48vous y allez dans ces enseignes de temps en temps ?
21:50– Alors, je ne vais pas vous le cacher,
21:52oui, évidemment, j'ai des enfants,
21:53j'ai une adolescente qui me fait 18 ans,
21:55un de 15 ans, un de 10,
21:56et un de 2 ans.
21:57– Ah oui ?
21:58– Voilà, et honnêtement,
22:01voilà, donc on est tous les deux,
22:02on travaille tous les deux,
22:03donc c'est vrai qu'on n'a pas des horaires,
22:05moi j'ai des horaires faciles,
22:06parce que je suis dans l'éducation nationale,
22:07mais me suis un peu moins.
22:08– Oui.
22:08– Donc, quand on a les enfants à gérer,
22:11et qu'on se dit,
22:12c'est de la facilité, hein ?
22:13– C'est sûr.
22:14– Et voilà, mais après,
22:16oui, c'est sûr que les ados,
22:17des fois, il faut faire la guerre,
22:18en disant,
22:19ben non, tu ne les vas pas,
22:21tu manges à la maison avant de sortir,
22:22ou des choses comme ça.
22:23– Alors, on a Christine,
22:26qui nous appelle de Montauban,
22:27je crois, qui est en ligne,
22:29restez avec nous, Alexandra,
22:30bonsoir Christine.
22:32– Oui, bonsoir Philippe,
22:33et bonsoir François-Louis.
22:34– Bienvenue.
22:35– Et vous nous avez appelé,
22:36vous nous dites,
22:37tout passe par l'éducation,
22:39qu'est-ce que vous voulez répondre ?
22:40Parce que quand les fast-foods
22:41envahissent les villes,
22:43et les périphéries des villes,
22:44comme le dit Alexandra,
22:45c'est compliqué.
22:45Vous avez le même phénomène à Tarbes ?
22:48À Montauban qu'à Tarbes, pardon ?
22:50– Ah, pardon,
22:50oui, bien sûr,
22:51à Montauban,
22:52et même dans les villages aux alentours,
22:54je vois qu'il y a un lycée
22:55qui s'est ouvert il y a deux ans,
22:56le McDo était déjà en place,
22:58pardon, j'ai dit là.
22:59– Non, non, c'est pas grave.
23:00– En général,
23:01il s'installe dans un endroit
23:02très stratégique,
23:03il y a des lycées à côté,
23:04donc forcément,
23:05les demi-pensionnaires
23:06qui n'aiment pas
23:08ce qu'il y a à la cantine,
23:08ben, je les vois remonter la rue
23:10et aller directement, voilà.
23:14– Ça se fait, effectivement,
23:15on le lit souvent,
23:16les élèves qui soient,
23:17des fois, ont le choix
23:18d'aller au Cruz, par exemple,
23:19quand ils sont en études supérieures
23:20ou d'aller à la cantine
23:21ou au self du lycée
23:22ou du collège,
23:23préfèrent aller au kebab,
23:24à la pizza,
23:24parce que, justement,
23:26des fois, c'est plus marrant,
23:27ça, on a tous été jeunes
23:28et on a tous voulu
23:28un peu se faire plaisir,
23:30mais c'est surtout aussi
23:30qu'ils sont très stratégiques,
23:32ces fast-foods,
23:32dans leur emplacement,
23:33dans les formules qu'ils proposent
23:34et dans les prix,
23:35parce que c'est vrai que,
23:36des fois,
23:36les prix semblent être dérisoires,
23:38alors, au final,
23:38quand on y mange 2-3 fois
23:39dans la semaine,
23:39on se rend compte
23:40que ce n'est pas du tout gagnant,
23:41mais ils sont très, très forts
23:42sur ça.
23:43– Christine, vous dites
23:44que tout passe…
23:44– C'est devenu très cher.
23:45– Vous dites tout…
23:45Ah oui, c'est très cher au kilo,
23:47évidemment.
23:47Vous dites, Christine,
23:48que tout passe par l'éducation.
23:50Alors, Alexandra a 4 enfants
23:51de 18 ans à 2 ans.
23:53Je vais vous poser
23:53une question indiscrète,
23:54vous n'êtes pas obligés
23:55d'en répondre.
23:55Est-ce que vous avez des enfants ?
23:57– Oui, j'ai eu 2 enfants.
23:58– Et comment vous les avez éduqués ?
24:00– Alors, je ne dis pas
24:02que tout passe par l'éducation,
24:03mais que l'éducation,
24:05il se fait pour beaucoup.
24:06Il faut donner du centre.
24:07Alors, ce n'est pas facile.
24:08Des fois, il faut négocier,
24:10il faut se battre,
24:11il faut trouver des compromis.
24:13Moi, j'ai eu des enfants
24:15quand on a commencé
24:17à être envahis
24:17et quand le téléphone
24:18est arrivé, etc.
24:19Donc, il a fallu expliquer
24:21pourquoi non
24:22et pourquoi on n'y va pas.
24:23Donc, on a trouvé des systèmes.
24:25Je fais des hamburgers à maison.
24:28– Ah oui, c'est bien.
24:29– Donc, c'était pas…
24:31Voilà.
24:31Mais bon, ça faisait patienter.
24:33Alors, après, c'était une fois
24:34pour un événement,
24:35on avait droit.
24:37Mais c'était vraiment…
24:38Ça restait de l'ordre exceptionnel.
24:40Et c'est surtout
24:40que ce que je voulais dire,
24:41c'est que c'est vrai
24:43qu'on a pris l'habitude
24:44de tout voir plus vite.
24:47Et moi, je vois,
24:48à l'époque où les enfants
24:49étaient petits,
24:50je partais à 7h le matin
24:52de chez moi.
24:54J'arrivais à 18h.
24:55Eh bien, on arrivait quand même
24:56le soir à manger.
24:57Moi, je faisais les courses
24:58et je préparais tous les repas.
25:00J'ai essayé de trouver
25:01du vite fait mais bon
25:03avec des produits frais.
25:05Alors, il y avait
25:05Cocotte Minute à l'époque.
25:07Maintenant, on a des thermomixes,
25:08on a d'autres machines
25:09qui peuvent quand même
25:10faciliter la vie.
25:11– Et puis les air fryers,
25:12etc., qui sont arrivés
25:13dans les foyers, bien sûr.
25:13– Voilà.
25:14Si on se donne la peine
25:15de trouver des recettes
25:16qui sont bonnes, équilibrées,
25:18qui demandent peu de temps,
25:19c'est une habitude, en fait,
25:21je pense.
25:22Et les enfants
25:22s'habituent à manger
25:24ces repas équilibrés.
25:27Et en plus, on donne du sens
25:28parce qu'on explique
25:29que voilà ce qui est important
25:30pour la santé, etc.,
25:31comme on a fait
25:32pour le téléphone.
25:33Ça a été difficile
25:34de se battre contre ça
25:38puisque les autres aussi,
25:39enfin, chez tout le monde,
25:40il y a du téléphone,
25:41mais ils ont eu
25:42des téléphones aussi.
25:43Mais je veux dire,
25:43je comprends qu'aujourd'hui,
25:45c'est très compliqué
25:47d'être parent
25:47avec des ados.
25:48mais je pense que
25:50donner du sens
25:52et faire l'effort
25:54de soi-même
25:55de préparer à manger.
25:58Je vois mon fils aujourd'hui,
25:59donc il travaille
26:00tous les deux, bien sûr,
26:01et son épouse a des horaires
26:03et elle arrive encore
26:04plus tard que lui.
26:06C'est lui qui rentre
26:07à la maison,
26:08il fait des repas,
26:09des fois c'est le dimanche,
26:10ils font des repas
26:11pour plusieurs jours.
26:12Donc les gamelles
26:13sont prêtes pour les midis,
26:14les repas sont organisés
26:16entre les robots,
26:20les autocuiseurs, etc.
26:22Ils essayent de s'organiser
26:23pour qu'il y ait le soir
26:25qui soit le plus confortable
26:28possible pour manger.
26:30Ça c'est très bien.
26:31Restez avec nous, Christine,
26:32parce que ça fait énormément
26:34réagir au 0826 300 300.
26:36C'est un sujet
26:37qui vous plaît visiblement
26:38et continue justement
26:39de réagir.
26:40On a Jean-Marc
26:41qui nous a contactés
26:41au 0826 300 300.
26:43Bonsoir Jean-Marc.
26:44Bonsoir Jean-Marc.
26:45Bonsoir Philippe
26:46et bonsoir François-Louis.
26:47C'est ça je crois.
26:48Oui c'est ça, tout à fait.
26:49Vous êtes de Tarbes
26:49vous aussi comme Alexandra.
26:50Comme Alexandra
26:51et vous voulez réagir.
26:52Et vous souhaitez justement
26:53réagir à ce que disait Alexandra
26:54sur la multiplication
26:55des fast-foods
26:56dans cette ville.
26:57Mais en fait,
26:58comme je disais
27:00votre fin tout à l'heure,
27:01c'est horrible en France.
27:03On est à,
27:04comme vous avez vu
27:05ces derniers tables
27:05des agriculteurs
27:06qui disent qu'on a
27:07la meilleure bouffe au monde.
27:08C'est vrai.
27:08Et on a le pays au monde
27:10où on a le plus
27:10de restaurations rapides
27:11et notamment Tarbes
27:12et Haute-Pyrénées, pardon.
27:14on a le record de France
27:16je crois.
27:16Ah oui ?
27:17Et il semblerait.
27:19Et alors en fait,
27:20tout ça pour vous dire
27:20parce que j'ai une fille
27:21comme moi,
27:22comme on le dit Christ
27:23qui parlait là.
27:25Et j'ai une fille
27:26qui a 21 ans
27:27et maintenant
27:28et qui petite
27:29elle a été habituée
27:30à manger que du bon
27:31des légumes
27:32et du bon de viande
27:33de partout.
27:34Voilà, comme il fallait.
27:34Allez, on va faire
27:35un peu de pub
27:35pour les produits
27:37des Hautes-Pyrénées.
27:38Allez, l'agneau
27:38barèche gavarni,
27:39la vache gasconne
27:40des Pyrénées.
27:41Il y a même la gourdaise
27:42même si c'est
27:42un bovin à lait.
27:46Et le bon canard
27:47et tout qui va bien.
27:48Absolument.
27:49Et puis une spécialité
27:50qui est par régime,
27:52le pastet
27:52pour ceux qui connaissent
27:53dans les Hauts-Pyrénées,
27:54ça, ça mérite
27:54d'être mangé quand même.
27:56Et vous oubliez
27:57peut-être un truc,
27:57le port noir.
27:58Absolument.
27:59Évidemment,
27:59le port noir de Bigor,
28:00ça allait de soi.
28:02Et alors,
28:03en fait,
28:04quand elle était petite
28:05alors du coup
28:06elle a été habituée
28:06à manger comme ça,
28:07les rares fois
28:08qu'on avait essayé
28:09de lui acheter
28:11des petits pots
28:11à 2-3 reprises
28:12pour essayer
28:13de se dépanner
28:13ponctuellement.
28:15Elle ne les a pas mangés,
28:17ils n'étaient pas bons
28:17pour elle.
28:18C'est génial.
28:19Quand elle est arrivée
28:20aux primaires,
28:21elle les mangeait
28:21à la cantine.
28:22Il y en avait
28:23une autre fille
28:23comme elle
28:24et quand ce n'était pas bon,
28:26elle leur disait
28:26au personnel
28:27que ce n'était pas bon.
28:28Il y en avait deux.
28:30Et quand après,
28:31sur un grand disting,
28:32il fallait parler
28:33du McDo
28:34avec les gamins.
28:36Et alors,
28:37la maman faisait des lotos,
28:39elle avait gagné un jour
28:39au repas McDo.
28:40On a été lui chercher
28:41et elle lui a amené.
28:42Tiens,
28:43voilà,
28:43au lieu d'aller au McDo,
28:46j'ai été le chercher,
28:47je l'ai gagné.
28:47Voilà.
28:49Elle l'a goûté
28:49et c'est pas bon ça.
28:51Excusez-moi,
28:51Jean-Marc,
28:52mais on avait notre ami
28:53Perico Légas
28:54qui est un éminent connaisseur
28:55de la gastronomie
28:56dans les vraies voix.
28:57On a également
28:57Vincent Fergnaud
28:58tous les week-ends
28:58sur Sud Radio.
29:00Dites-moi,
29:00votre fille a eu des cours
29:01par correspondance
29:02avec Perico et Vincent
29:04pour être aussi
29:05pointu sur la nourriture
29:07et dire à la cantine
29:08l'école primaire
29:09c'est pas bon ?
29:10Ah non,
29:11non,
29:11non,
29:11c'était son ressenti,
29:12c'était son goût.
29:13Non,
29:13mais je faisais un trait d'humour
29:15parce qu'on parle souvent
29:16de bonne bouffe
29:18sur Sud Radio,
29:19bien évidemment,
29:20et on parle de bonne bouffe
29:21et de mal bouffe ce soir.
29:22C'est quand même impressionnant.
29:23Christine,
29:24vous entendez Jean-Marc,
29:25c'est génial
29:25d'avoir éduqué la gamine
29:27qui dit
29:28non,
29:28non,
29:28ça c'est pas bon à la cantine,
29:29c'est très amusant quand même.
29:30Ben oui,
29:31tout à fait.
29:32Je pouvais dire ?
29:33Tout à fait.
29:34Oui Jean-Marc,
29:35oui ?
29:35Non,
29:36mais c'est hallucinant,
29:37ça veut dire
29:38comme quoi ça peut s'éduquer,
29:39ça peut s'apprendre
29:40à bien manger.
29:41Ah ben c'est exactement ça.
29:42Et c'est ce que vous avez fait
29:43avec vos enfants.
29:44Vous avez d'autres enfants
29:45que votre fille Jean-Marc ?
29:46Non,
29:47non,
29:47je n'ai que cette fille
29:48qui a aujourd'hui 21 ans
29:49et voilà comment elle a grandi.
29:51Je ne dis pas qu'aujourd'hui
29:52elle ne va pas au McDo.
29:54Non mais on peut tous y aller
29:54de temps en temps.
29:56On peut tous aller au McDo,
29:57au kebab,
29:58à la pizza,
29:59futel industriel,
30:00etc.
30:01Bien sûr.
30:02Moi j'ai dû y aller
30:02trois fois dans ma vie.
30:03Pour moi,
30:04avec elle,
30:05c'était interdit le Nutella,
30:06interdit le Coca,
30:08vous voyez un petit peu
30:09à l'ancienne quoi,
30:10vous voyez,
30:10le bon.
30:10Ah oui.
30:11Ah oui.
30:12Et résultat,
30:13résultat aujourd'hui,
30:14elle va y aller
30:14s'il faut au McDo.
30:15Mais si vous lui demandez
30:16à choisir si vous voulez
30:17manger au resto ou au McDo,
30:19quoi ?
30:20C'est dingue.
30:21Christine,
30:21vous disiez que ça passe
30:22beaucoup par l'éducation.
30:23Vous dites,
30:24Jean-Marc a bien fait le boulot
30:25quand même.
30:26Ah ben oui.
30:28Après,
30:28chaque enfant aussi,
30:30il y a des enfants
30:30qui sont peut-être
30:31plus faciles
30:31ou plus rétractaires
30:32que d'autres.
30:35Ah non.
30:35Mais je pense que
30:37c'est important quoi,
30:37de donner du sens.
30:39C'est sûr.
30:40Jean-Marc,
30:40vous voulez dire un mot aussi ?
30:41Oui.
30:42Et je viens d'apprendre
30:43justement tout à l'heure
30:44en plus.
30:45Alors je ne sais pas
30:46si c'est vrai.
30:46Alors je me suis posé
30:47la question,
30:47ça me paraît bizarre.
30:48Pourtant,
30:49ça avait l'air
30:49d'autres bonnes sources.
30:50Comme par exemple,
30:51justement,
30:52qu'il y aurait des personnes
30:53qui font des pizzas
30:54ou avec de vouloir faire
30:56des hamburgers
30:57avec du steak haché
30:58du boucher
30:59qui est le voisin.
30:59Oui,
31:00mais c'est très bien ça.
31:01C'est ce que disait
31:02Alexandra,
31:03je crois que c'est Alexandra
31:04ou Christine
31:04qui disait ça.
31:05Christine.
31:06Eh ben,
31:06il semblerait que c'est interdit
31:08qu'ils ne puissent pas
31:08le prendre au boucher.
31:09Il est obligé
31:10d'aller le prendre
31:10dans des structures
31:11industrielles.
31:13Ah oui,
31:13alors ça,
31:14je ne sais pas.
31:14Mais par contre,
31:15c'est vrai que pour faire plaisir
31:16aux enfants,
31:16moi je l'avoue,
31:17je le faisais pour les miens,
31:18on faisait les hamburgers
31:19à la maison.
31:20Comme ça,
31:20ils avaient,
31:22vous voyez ce que je veux dire,
31:22qu'elle enseignait à la maison.
31:24Mais on ne leur mettait
31:24que des bons produits de vin,
31:26c'est-à-dire pas du steak haché
31:27avec 15% de collagène
31:28ou 20% de collagène,
31:30mais avec 5% de matière grasse.
31:32On leur mettait une sauce
31:33qui n'était pas
31:33bourrée de sucre.
31:35Et c'était bon d'ailleurs,
31:37il faut le dire.
31:37Ils vous ont fait ça,
31:38vos paroles,
31:39François-Louis ?
31:40Votre micro n'est pas ouvert, oui ?
31:41J'ai été éduqué
31:42dans le bien manger,
31:43donc forcément,
31:44j'ai eu le droit
31:44aux burgers maison.
31:45Moi, je n'ai pas eu le droit
31:45au McDo jusqu'à,
31:47je pense,
31:48jusqu'avant le collège.
31:48Je n'avais pas été au McDo
31:49ni dans les fast-foods.
31:50Donc moi,
31:51j'ai été éduqué
31:51dans la bonne alimentation
31:53et ça rejoint
31:53ce que disent tous nos auditeurs.
31:55Christine,
31:55si on met une chanson
31:56qui va faire plaisir
31:57à Jean-Marc et à Alexandra
31:58qui nous a quittés,
31:59parce que là,
32:00ce soir,
32:00je ne peux pas m'empêcher
32:01avec deux auditeurs de Tarte,
32:02vous permettez ?
32:04Allez, c'est parti.
32:05Oui, je vous en prie,
32:05bien sûr.
32:06C'est parti.
32:12Mes amours,
32:14oui, mes amours.
32:17Voilà, là,
32:17je suis parti, là.
32:18Ça donne envie
32:19d'aller manger un pastet
32:21ou quelque chose comme ça.
32:22Et puis Vincent Fergnot,
32:23vous le retrouverez dimanche également.
32:25Tous les dimanches.
32:25Tous les dimanches.
32:2610h-11h.
32:27De 10h à 11h
32:28sur Sud Radio.
32:29Et Perico Légas,
32:30mais lui,
32:30il parle beaucoup plus d'actu
32:32que de nourriture en ce moment.
32:33Merci beaucoup.
32:34Christine de Montauban
32:35et Jean-Marc de Tarbes.
32:37Comme on dit là-bas,
32:38à Dichat et pour Tavepla.
32:40Tout de suite,
32:40on va parler des agriculteurs,
32:42mon cher François Louis.
32:42Je suis un peu déçu pour vous
32:43parce que vous n'allez plus pouvoir
32:44nous caler des super idées de recettes,
32:46des plats typiques.
32:47Si on y arrivera.
32:48On va y arriver,
32:49je ne suis pas inquiet.
32:50Mais on va parler effectivement
32:51des agriculteurs
32:52qui continuent à se mobiliser.
32:53Vous êtes très nombreux
32:54à vouloir réagir.
32:55On va commenter nos publications,
32:56c'est un sujet
32:56qui vous fait réagir.
32:58Si vous défendez les agriculteurs,
33:00si vous êtes agriculteur
33:01ou peut-être que pas du tout,
33:02on vous donne la parole.
33:03Sans souci au 0826 300 300.
33:05A tout à l'heure.
33:06Moi, je vais chanter
33:06dans la rédac.
33:07Non, non, non.
33:08Non, non, non.
33:08Les vraies voix
33:19Les vraies voix font parler la France.
33:26François-Louis Bourneau,
33:27on a beaucoup parlé
33:28de nutrition,
33:29de malbouffe.
33:29Ça a beaucoup appelé.
33:30C'est un sujet
33:31qui est prégnant
33:32aux yeux des Français.
33:34Et maintenant,
33:34on va parler d'agriculture,
33:35un autre sujet prégnant.
33:36C'est un sujet
33:37qui vous fait énormément réagir.
33:39Et justement,
33:39on a Édouard de Carcassonne
33:41dans l'Aude
33:41qui a voulu réagir.
33:43Il nous a écrit un message
33:44pour témoigner justement
33:45sur la situation.
33:47Je vous fais un petit rappel.
33:47Les agriculteurs
33:48continuent de se mobiliser.
33:49Ils étaient guère à Toulouse.
33:50Aujourd'hui,
33:51ils sont très présents
33:52en Aquitaine.
33:53Bonsoir, Édouard.
33:54Bonsoir, Édouard.
33:56Bonsoir,
33:57cher Philippe David.
33:58Alors,
33:58vous êtes agriculteur
33:59à titre secondaire,
34:00je le précise,
34:01notamment dans le domaine
34:02céréalier,
34:03dans la viticulture.
34:04Mais vous êtes aussi
34:05conseiller municipal
34:06pour vous,
34:08l'agriculture,
34:08on est en train de la liquider.
34:09C'est ce que vous nous dites.
34:11Oui.
34:11Actuellement,
34:12notre agriculture française
34:14est en train d'être liquidée
34:15comme il y a une quarantaine d'années.
34:17Nous avons liquidé l'industrie.
34:20Oui.
34:20Nous le voyons quotidiennement
34:21à travers
34:22toutes ces réglementations
34:24que ce soit
34:25nationales
34:26ou européennes
34:26qui pleuvent
34:28sur les dos
34:28des agriculteurs
34:29et qui sont
34:31en train
34:32de disparaître
34:33sous la paperasserie
34:34et perdre
34:35toute compétitivité.
34:36Alors vous,
34:37vous êtes agriculteur,
34:38vous faites
34:38de la céréale,
34:40de la viticulture,
34:41même combat
34:42dans les deux cas de figure.
34:43Vous êtes surchargé
34:44de normes,
34:45de tableaux Excel
34:46à remplir
34:46et pas d'un coup fin ?
34:48Oui.
34:48Très honnêtement,
34:50je crois que
34:50le combat
34:51de l'agriculture,
34:52ce n'est pas le combat
34:52d'un côté
34:53de la viticulture,
34:54de la céréale
34:55ou de l'élevage
34:55ou du maraîchage.
34:57C'est un seul combat
34:58qui doit être mené.
34:59Aujourd'hui,
35:00il faut que
35:00les agriculteurs français
35:02se rassemblent tous
35:03pour se faire entendre,
35:05pour faire comprendre
35:06aux pouvoirs publics
35:07et notamment
35:08au gouvernement actuel
35:09de la nécessité
35:11de relancer
35:12notre agriculture,
35:13d'alléger les normes
35:14et de laisser
35:15les agriculteurs français
35:16travailler.
35:17Alors,
35:18je voudrais vous poser
35:19une question,
35:19je ne sais pas
35:20si vous avez écouté
35:20les vraies voix ce soir,
35:21moi j'ai fait mon coup
35:22de gueule ce soir
35:22sur la pénurie d'eux
35:24et quand on voit
35:25toutes les réglementations
35:27et les contraintes
35:27qu'il faut pour ouvrir
35:29aujourd'hui un poulailler,
35:30c'est complètement dingue.
35:32Est-ce que
35:32le B.A.B.
35:34alors vous avez parlé
35:35des contraintes,
35:35quelles sont pour vous
35:36les contraintes
35:36les plus importantes
35:37à faire sauter ?
35:39Alors,
35:39aujourd'hui,
35:40une des normes
35:41les plus lourdes
35:42porte sur tout
35:43ce qui concerne,
35:44on va dire,
35:45l'environnement.
35:46Oui.
35:46Il y a d'un côté
35:48tout ce qui est lié
35:48à l'utilisation
35:49des produits phytosanitaires.
35:50Oui.
35:51On a beaucoup parlé
35:52lors de la loi du plan
35:53avec notamment
35:54les néonicotidoïdes
35:55et l'acétamipride
35:56pour les noisettes,
35:56par exemple.
35:57Par exemple,
35:58mais prochainement,
35:59il y a le débat
35:59sur la réduction
36:00des matières actives
36:01concernant le cuivre
36:02qui va mettre en difficulté
36:04le secteur viticole
36:05et le maraîchage
36:06puisque c'est un produit
36:08qui est largement utilisé.
36:10Oui.
36:10Ne parlons pas
36:11des agriculteurs
36:12et viticulteurs bio
36:13qui, eux,
36:13on ne sait pas
36:14comment vont-ils
36:15pouvoir traiter
36:16leur culture.
36:17Alors,
36:18c'est bien joli
36:18de supprimer,
36:19de prendre des décisions
36:20technocratiques
36:21sans calcul,
36:24sans solution alternative.
36:25Et aujourd'hui,
36:26le problème,
36:26il est là.
36:27Alors,
36:27la question,
36:28je vous prends un exemple.
36:29Vous,
36:29vous êtes viticulteur,
36:30vous êtes à Carcassonne,
36:31vous faites quoi ?
36:31Du Minervois,
36:32du Cabardès ?
36:33Je pense au...
36:35Vous connaissez le Cabardès,
36:36ça m'a fait plaisir.
36:37Bien sûr,
36:37on y connaît tout de toute façon.
36:39On y connaît tout,
36:40c'est pas la peine,
36:41on y connaît tout.
36:41Vous faites du Cabardès,
36:42donc.
36:43Et 20 pays de la cité de Carcassonne
36:46puisqu'étant sur Carcassonne.
36:48D'accord.
36:48Et vous,
36:49vous utilisez par exemple
36:50ces produits à base de cuivre
36:51qu'on veut vous interdire,
36:52c'est ça ?
36:53Tout à fait.
36:54Alors,
36:54on ne va pas nous interdire
36:55la totalité,
36:57mais comme d'habitude,
36:58c'est insidieux.
36:59C'est-à-dire ?
37:00Ça démarre par une étude
37:02d'une agence telconque
37:04ou d'une association
37:04environnementale agréée
37:06pointant les effets négatifs
37:10du cuivre.
37:11Oui.
37:12Donc ça,
37:12ça y est,
37:13c'est fait.
37:14Maintenant,
37:14on réduit les doses.
37:15Ça fait 5 ans
37:17qu'on nous a sérieusement
37:18diminué les doses,
37:18pas loin de 30%,
37:19et ça va continuer.
37:21Et maintenant,
37:23troisième étape,
37:25on nous réduit
37:25les matières actives.
37:28Ce qui fait qu'automatiquement,
37:29nous nous retrouvons
37:30avec moins de capacités,
37:32moins de possibilités.
37:33Alors,
37:33évidemment,
37:34les pouvoirs publics
37:35disent,
37:36on ne vous l'interdit pas,
37:37vous pouvez en utiliser.
37:38mais de manière inefficace.
37:42Et à côté de ça,
37:43vous avez la concurrence européenne
37:45qui, elle,
37:46continue à avoir des mesures
37:47totalement différentes.
37:49Exemple,
37:50je prends un exemple,
37:51on ne va pas parler
37:51du vin argentin
37:52ou chilien,
37:53enfin,
37:54le Chili d'ailleurs
37:54n'est pas dans le Mercosur,
37:55du vin argentin,
37:56par exemple,
37:56c'est un gros producteur de vin.
37:58Mais par exemple,
37:58vous l'Espagne,
37:59à 100 kilomètres de Carcassonne,
38:01150 kilomètres,
38:02les viticulteurs
38:03de l'autre côté de la frontière,
38:04ils n'ont pas
38:04les mêmes contraintes ?
38:06Ah,
38:06il y a des différences majeures.
38:07Déjà,
38:08par exemple,
38:09si on parle de la question
38:10de l'irrigation,
38:11qui est un sujet majeur
38:12pour la viticulture
38:13dans les années à venir,
38:14on n'a pas
38:16les mêmes réglementations.
38:17En Espagne,
38:17les forages sont autorisés
38:19en veutus en volant,
38:20si je puis dire.
38:21qu'il y a une stratégie,
38:23il y a des contrôles,
38:24il y a de la réglementation,
38:25on n'irrigue pas à la volée
38:28comme les gens s'imaginent
38:31un peu n'importe comment,
38:32pas du tout.
38:33Déjà,
38:33l'irriguer,
38:34ça a un coût
38:35en matière d'investissement
38:37et en matière de fonctionnement,
38:39et ensuite,
38:40c'est un coût environnemental,
38:41puisque je pense que
38:42les agriculteurs
38:43ont parfaitement conscience
38:44que l'eau est un bien commun.
38:47– Oui, bien sûr,
38:48bien sûr.
38:49Et vous,
38:50quand vous voyez
38:50ce qui se passe,
38:51par exemple,
38:52les viticulteurs espagnols
38:53peuvent utiliser des produits
38:54que vous n'avez pas le droit
38:55d'utiliser,
38:56etc., etc.,
38:58est-ce que vous n'avez pas...
38:59Le problème, en fait,
39:01il est franco-français,
39:02parce qu'il y a des normes européennes,
39:03on n'est pas obligé
39:04de vouloir,
39:05je vais dire,
39:06produire plus vert que vert
39:07comme on lave
39:07plus blanc que blanc
39:08pour certaines marques de lessive.
39:10Ce n'est pas là
39:10le principal problème ?
39:11– Essentiellement,
39:13bien sûr,
39:13il y a ce tropisme français
39:16de vouloir toujours
39:18laver plus blanc que blanc
39:19pour dire
39:20nous sommes souverains,
39:21alors qu'il faut être clair,
39:22nous ne le sommes plus.
39:23C'est Bruxelles qui décide de tout.
39:24– Oui,
39:25mais en fait,
39:25c'est Bruxelles qui met
39:26le plus petit multiple commun
39:28en termes de normes,
39:29mais nous,
39:30on en remet des louches
39:30et des louches
39:31et des louches
39:31à nos agriculteurs,
39:32c'est bien ça le problème.
39:33Vous le disiez vous-même,
39:34les viticulteurs espagnols
39:36n'ont pas les contraintes
39:36que vous avez.
39:37Je pense que c'est la même chose
39:38pour les Italiens
39:39ou les Portugais,
39:40je prends les principaux pays
39:41viticoles en Europe,
39:43évidemment.
39:44– Tout à fait,
39:45tout à fait,
39:45c'est exactement le problème.
39:47– Et aujourd'hui,
39:48vous êtes allé voir
39:49vos élus, etc.,
39:50pour leur dire,
39:51écoutez,
39:52là, il faudrait dire
39:53au ministère de l'Agriculture
39:54qu'il faudrait qu'ils mettent
39:55un peu la pédale douce
39:56parce que nous,
39:58on n'est plus compétitifs
39:59par rapport,
39:59on ne parle même pas
40:00des pays du bout du monde,
40:01mais des pays européens.
40:03– Ah ben, tout à fait.
40:04Nous, nous avons notre député
40:05Christophe Barthez
40:06qui s'est lourdement engagé
40:10au Parlement
40:11et qui a interpellé
40:12à plusieurs reprises
40:13Mme Genevard
40:14pour l'alerter
40:15sur la situation.
40:17Seule réponse
40:17à Mme Genevard,
40:18vous n'avez qu'à voter le budget.
40:20– Oui,
40:20ce qui ne va pas faire avancer
40:21le sujet de la viticulture,
40:22soit il est en passant.
40:24– Exactement.
40:24Alors que ça fait
40:25des mois et des mois
40:26que le secteur viticole
40:28est en grave crise,
40:30les prix sont en train
40:31de s'effondrer,
40:32des exploitations font faillite,
40:35des caves coopératives,
40:36ce qui est quasiment
40:36jamais vu dans notre région,
40:39déposent le bilan
40:40et nous attendons
40:41depuis des mois et des mois,
40:42l'arrachage.
40:43– Ah oui, effectivement.
40:44Merci beaucoup,
40:45Édouard de Carcassonne,
40:46c'était passionnant,
40:47je pense qu'on se refera
40:48à un appel
40:49quand on parle
40:49aux agriculteurs
40:50pour parler des céréales.
40:51– Bien sûr,
40:52de toute façon,
40:52on continue de suivre
40:53ce sujet qui vous concerne
40:55et on vous donne
40:55la parole avec Philippe
40:56de 19h à 20h,
40:57tous les jours,
40:58du lundi au juillet.
40:59– Absolument,
41:00tout de suite,
41:00Magali Berda.
41:01– Magali Berda,
41:01qui aura pour thème
41:02« Les Européens
41:03peuvent-ils résister à Trump ? »
41:05Elle aura deux invités,
41:06Candice Athias,
41:08ambassadrice handicap
41:09et autisme en France,
41:10et puis face à elle,
41:11Rémi Boussmart,
41:12qui est nouveau président
41:13des Jeunes Socialistes.
41:14– Sous-titrage Société Radio-Canada
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