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  • il y a 1 jour
Avec le Dr. Guillaume Pourcher, médecin chirurgien viscéral et de l'obésité, ex-responsable du Centre chirurgical de l'obésité à l'Institut Mutualiste Montsouris et auteur de "L’obésité, maladie du siècle : ni une faute, ni une fatalité" (XO Editions)

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2026-01-15##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:06Il est 7h47 à la une et Sud Radio vous explique ce matin l'obésité en France.
00:1310 millions d'individus seraient concernés, 10 millions de personnes, vous, moi.
00:18Le ministère de la Santé a dévoilé une nouvelle feuille de route pour les 4 ans, 5 ans à venir.
00:23Nous sommes avec le docteur Guillaume Porchet qui est médecin chirurgien viscéral et de l'obésité à l'hôpital Geoffroy Saint-Hilaire.
00:33Bonjour à vous.
00:34Bonjour.
00:35Vous aviez écrit aussi, je crois, un livre, L'obésité, maladie du siècle, ni une faute ni une fatalité.
00:41Vous travaillez sur ce sujet depuis des années, docteur Guillaume Porchet.
00:44Oui.
00:46Est-ce qu'elle continue véritablement de progresser en France, cette obésité ?
00:51Ou alors est-ce que c'est parce qu'on a revu les critères, etc., qu'on considère qu'il y a plus de personnes obèses ?
00:58Ah non, non, non, c'est une vraie maladie, même une pandémie.
01:02C'est-à-dire que ça augmente dans le monde et l'évolution, malheureusement, elle ne cesse de s'arrêter.
01:08Et c'est pour cela que le gouvernement, fort justement, et à la demande des professionnels, des associations de patients, réagit.
01:17Il faut absolument faire beaucoup plus.
01:20Oui. Bon, comment on définit l'obésité ? À partir de quel moment on l'est ?
01:24Parce qu'on parle souvent de l'IMC, l'indice de masse corporelle.
01:28Est-ce que ça, c'est un bon indice ? Est-ce qu'il y a d'autres façons de définir l'obésité ?
01:33Alors, c'est un très bon indice pour dépister la maladie.
01:37Et ça, c'est un des enjeux, je pense, du plan.
01:40Il faut absolument mettre en place, comme toutes les maladies chroniques,
01:43parce que l'obésité, ce n'est pas une faute, ce n'est pas un problème de comportement de façon isolée.
01:47C'est un vrai dérèglement du corps.
01:50Et l'indice de masse corporelle va vous permettre d'alerter, de dépister le malade.
01:54Donc, quand on est au-dessus de 35, par exemple, l'indice de masse corporelle,
01:59donc on fait son poids divisé par la taille, multiplié par elle-même,
02:03et bien là, clairement, il faut absolument agir et consulter des équipes spécialisées pour pouvoir se faire soigner.
02:10Parce qu'aujourd'hui, l'obésité augmente, pas parce que les gens font moins bien qu'avant,
02:16même si c'est un peu le cas pour...
02:18C'est un peu le cas, parfois, dans la nourriture et la façon de se nourrir, quand même, Guillaume Porcher.
02:22On ne peut pas nier cela, bien sûr, quoi.
02:26C'est un facteur aggravant de la maladie, c'est ça qu'il faut comprendre.
02:29C'est-à-dire que vous avez des causes, comme dans toutes les maladies,
02:31et puis vous avez des facteurs aggravant.
02:33Un facteur aggravant, ce n'est pas à cause de lui, mais par contre, il va aggraver la maladie.
02:36Et un des éléments qui fait que l'augmentation est vraiment incontrôlable pour le moment,
02:42c'est qu'on ne traite pas assez.
02:44Parce qu'il y a une transmission complexe, par des mécanismes génétiques notamment,
02:49mais il y a d'autres mécanismes,
02:50qui fait que quand on est en situation d'obésité et qu'on a des enfants,
02:55eh bien, on transmet la tendance à la maladie.
02:59Et ça, il faut absolument traiter plus aujourd'hui.
03:02Mais alors, comment on traite ?
03:03Oui, comment on traite ?
03:05Alors, traiter la maladie-obésité, il y a maintenant beaucoup d'armes thérapeutiques,
03:10notamment les médicaments, bien sûr, les nouveaux médicaments,
03:12mais qui sont indiqués dans les formes les moins sévères.
03:15Et puis, il y a la chirurgie qui est là depuis longtemps et qui sauve la vie des malades.
03:21C'est-à-dire qu'aujourd'hui, prendre en charge une maladie sévère, morbide,
03:26avec une chirurgie, c'est lui sauver la vie.
03:28Alors, comment la chirurgie, on enlève quelle partie, comment ça se passe ?
03:34On ne va pas aller sur une table d'opération ce matin à 7h30, mais quand même en deux mots.
03:41En deux mots, ce sont des opérations qui vont travailler au niveau de l'estomac
03:45et qui vont permettre de faire une sorte de remise à zéro, des dérèglements du corps.
03:51Et c'est ça qui permet de contrôler le poids.
03:52Alors, on réduit la taille globalement de l'estomac.
03:56Il y a des opérations comme le bypass ou la sleeve gastrectomie,
03:59qui sont les deux très bonnes opérations, bien contrôlées, avec très peu de risques
04:03et qui marchent très très bien, qui permettent aux patients de contrôler leur maladie.
04:10Alors malheureusement, c'est une maladie chronique, c'est-à-dire quand on a l'obésité,
04:14ce n'est pas de sa faute et c'est surtout une situation qui va durer toute la vie.
04:18Même quand on a contrôlé, même quand on a bien maigri, on reste malade.
04:22Et il faut maîtriser les facteurs aggravants.
04:24Oui. Un mot, docteur Porcher, des médicaments, là.
04:28Il y en a, moi j'ai vu quelques personnes, j'étais très étonné.
04:34Elles étaient considérées comme obèses, ou en tout cas en surpoids, un bon surpoids,
04:38vous voyez ce que je veux dire.
04:39Et là qui, quasiment, pas du jour au lendemain, mais en quelques semaines ou quelques mois,
04:46sont devenues très très très fines, etc.
04:52Alors j'ai cru comprendre qu'il y avait des médicaments miracles.
04:55C'est dangereux ces médicaments ou pas ?
04:57Alors ces médicaments, c'est une révolution pour nous soignants,
05:01parce que nous n'avions rien, à part la chirurgie, pour parler simplement.
05:06Les médicaments, ils sont intéressants, pas en remplacement de la chirurgie,
05:10mais en ajout, c'est des éléments complémentaires.
05:13Ces médicaments, il faut les faire et les prescrire par un médecin,
05:16et dans le cadre d'une prise en charge globale.
05:19C'est pas juste en allant voir son médecin traitant, en disant
05:21tiens, j'ai envie de maigrir.
05:23Il ne faut surtout pas faire ça, parce que vous l'avez évoqué,
05:25il y a des effets secondaires qui sont là.
05:28On peut faire pancréatite,
05:31il y a même eu, l'Agence nationale du médicament a même fait un rapport
05:35il y a quelques jours, en évoquant même un décès lié à une pancréatite
05:40dans les personnes qui prenaient ces médicaments.
05:43C'est pas rien de prendre ce médicament,
05:45il faut le faire avec son médecin, avec une équipe multidisciplinaire.
05:49Il ne faut pas non plus en avoir peur.
05:52Quand c'est bien accompagné,
05:53le médicament peut être très très utile.
05:56Ça se prend après à vie, ou c'est sur une période limitée ?
06:00Alors, c'est un médicament
06:01qui se prend a priori à vie,
06:03parce que quand...
06:04Alors, déjà, il faut savoir que ce médicament,
06:07il n'est pas miracle, parce qu'il y a seulement
06:0960-50% des personnes
06:11qui vont le prendre, qui vont répondre.
06:13Qui vont avoir un effet.
06:15Donc ça ne marche pas chez tout le monde.
06:16Et quand ça marche, si vous arrêtez le médicament,
06:19vous reprenez du poids très rapidement.
06:22Donc c'est un médicament
06:23qu'il faut donner, a priori, à vie.
06:26Alors, c'est en cours d'évaluation.
06:29Je pense que vous allez en parler,
06:30mais c'est vrai que c'est des médicaments,
06:31nous, en tant que professionnels,
06:32on appelle au remboursement, bien sûr,
06:35de ces outils thérapeutiques,
06:36qui ne sont pas encore remboursés.
06:37mais il n'y a pas que ça qu'il faut faire.
06:41Non, non, non, mais c'est vrai, c'est vaste.
06:42En tout cas, bon, je pense que vous avez mis,
06:45vous nous avez donné quelques pistes,
06:47bien sûr, pour lutter contre cette obésité
06:50qui gagne du terrain en France,
06:5210 millions de personnes concernées.
06:54Et vous nous avez parlé aussi de la chirurgie.
06:56Merci, docteur Guillaume Porchet,
06:58d'avoir été avec nous ce matin,
07:01médecin chirurgien viscéral et de l'obésité
07:02à l'hôpital Geoffroy-Saint-Hilaire.
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