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  • il y a 2 jours

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00:00C'est Kelly Mathias, c'est ces deux chroniqueurs Thomas Bonnet et Yvan Rioufoilor.
00:03Thomas Bonnet n'est pas gagné pour le projet de la finance, j'en parlais dans le journal permanent,
00:07il a été rejeté en commission des finances samedi.
00:09Alors pour quelqu'un qui prenait le dialogue et les compromis avec les partis,
00:12Sébastien Lecornu se retrouve finalement coincé entre 49-3 et dissolution, c'est ça en gros le dilemme de l'année ?
00:19Oui mais de toute façon, tôt ou tard, il y aura le recours au 49-3, je ne vois pas comment il peut en être autrement,
00:24sauf à passer par des ordonnances, mais ça paraît quand même inenvisageable aujourd'hui.
00:27Donc il y aura 49-3, la question c'est comment on ramène le 49-3 dans le débat sans que ça paraisse pour un passage en force ?
00:33Comment on essaie de convaincre aussi qu'il n'y ait pas de censure derrière ?
00:36On a assisté quand même, parce que vous faisiez référence à la dissolution,
00:39à une sorte de chantage, de coup de pression de la part du Premier ministre qui fait...
00:43Ah vous le voyez comme un coup de pression ?
00:44Ah oui, il fait ostensiblement fuiter dans la presse l'idée que s'il y avait censure, il y aurait dissolution,
00:49histoire de dire à tous les députés socialistes et de droite,
00:52attention, s'il y a dissolution, vous risquez de perdre vos sièges,
00:54donc tenez-vous bien et ne votez pas la censure.
00:58Évidemment, c'était une manœuvre assez grossière d'ailleurs,
01:00qui a quand même fonctionné parce qu'on constate quand même que les socialistes et les LR
01:04n'ont pas très envie de retourner aux urnes visiblement
01:06et donc vont se tenir sages et rassurez-vous, visiblement, a priori,
01:10on va rester prudent, mais a priori, l'émotion de censure de cette semaine ne seront pas adoptées.
01:14Écoutez, Manon Aubrey, eurodéputée La France Assoumise,
01:17qui justement, comme vous en fait,
01:19estimait que Sébastien Lecornu faisait peser la menace d'une dissolution pour éviter la censure.
01:23Elle était l'invité de Sonia Mabrouk ce matin sur CNews et Europe 1.
01:26Si le Premier ministre met la pression avec une potentielle dissolution,
01:32c'est en réalité pour s'assurer qu'il ne soit pas censuré.
01:35Franchement, la ficelle est un peu grosse.
01:37Comme par hasard, il fait fuiter dans les médias.
01:40Comme par hasard, au moment où une motion de censure est déposée,
01:43que peut-être il peut y avoir une dissolution.
01:46Franchement, plus personne n'y croit.
01:48Si demain, il devait y avoir une élection, évidemment qu'on se tient prêt,
01:51mais qui a peur de cette dissolution ?
01:53En tout cas, pas nous.
01:54Yvan Eiffel, quel spectacle !
01:56Quel spectacle affligeant !
01:57C'est un théâtre navrant avec un faux suspense.
01:59Parce que, je suis d'accord avec vous,
02:01on sait très bien aujourd'hui que les parlementaires n'ont qu'une idée en tête,
02:04c'est de s'accrocher à leur siège,
02:05et qu'ils redoutent comme la peste d'avoir à retourner aux urnes,
02:08parce que s'ils retournaient aux urnes,
02:09ce serait le Rassemblement National qui gagnerait.
02:12Donc, il y a un faux suspense organisé par le Premier ministre,
02:15qui veut à tout prix essayer effectivement de garder cette pseudo-stabilité
02:21qui, de mon point de vue, annonce la tempête,
02:22parce que derrière tout ce que l'on voit là,
02:24de ce théâtre affligeant, il y a un véritable séparatisme.
02:27Le Président de la République avait dénoncé un séparatisme
02:29parlant notamment des nouvelles cités issues de la diversité,
02:35mais le vrai séparatisme, plus grave encore,
02:37c'est celui qui sépare ce théâtre parlementaire de la France réelle,
02:40de la France de la société civile.
02:41La France civile, la France qui boue, la France qui se révolte,
02:44la France qui est dans la rue, avec les agriculteurs ou d'autres,
02:46ne comprend plus rien, et moi le premier,
02:48à ce spectacle indigent,
02:50qui est celui des parlementaires qui cherchent à s'accrocher à leur poste.
02:52Donc, cela résume exactement quelle est la crise profonde
02:56de la démocratie, du régime, de la Ve République,
02:59de tout ce qui, de mon point de vue,
03:02va s'effondrer dans les prochains mois,
03:04ou en tout cas la prochaine année.
03:06Je l'espère en tout cas.
03:08– Oui, ça l'a compris.
03:09Un dernier mot avant qu'on change de sujet,
03:11mais je pense qu'il est temps en effet de sortir
03:12urgemment des débats budgétaires
03:14qui sont en train d'empoisonner la vie politique.
03:16Ça fait quand même,
03:17vous rendez-vous compte, depuis septembre,
03:18on est là-dessus,
03:18depuis septembre, on est coincé dans le débat budgétaire.
03:21Alors évidemment, pendant ce temps-là,
03:22il n'y a rien d'autre, aucun autre sujet n'est d'avance.
03:24– On est dans un immobilisme total.
03:25– C'est terrible, parce qu'en effet,
03:27là, les Français se détournent de la vie politique.
03:29Il viendra le moment où il va falloir s'y intéresser à nouveau,
03:31et on ne sait pas, à ce moment-là,
03:32comment le lien va pouvoir se rétablir.
03:33– C'est très dangereux.
03:34– Ils récompagnent des municipales,
03:35on verra comment.
03:36– Sous-titrage Société Radio-Canada
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