- il y a 8 mois
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:03On est avec Véronique Jacquier, Joachim Lefloc-Quimade, avec Éric Nolo, avec Alain Destex.
00:09En écoutant Emmanuel Macron, du moins, en envisageant ce projet de haut commissariat à la diversité,
00:17je vous ai tous demandé avant, Joachim Lefloc-Quimade, vous êtes franco-libanais ?
00:22Franco-libanais.
00:23Ah, donc vous pouvez accéder au commissariat à la diversité.
00:27Véronique Jacquier, vous êtes ?
00:28Non, super franco-française.
00:30Franco-française, alors vous n'êtes pas la bienvenue, vous allez sortir de ce plateau s'il vous plaît.
00:33Éric Nolo ?
00:33Non, moi on m'a offert mon arbre généalogique, je peux dire que plus franchouillard que moi, c'est très difficile.
00:38Eh bien écoutez, veuillez s'il vous plaît quitter ce plateau, Alain Destex, le belge que vous êtes.
00:42Je suis belge, mais je postule parce qu'apparemment il y a beaucoup d'avantages, voiture de fonction, salaire, etc.
00:46Bon, oui mais vous n'avez pas le droit, donc vous allez quitter ce plateau très rapidement.
00:50On y reviendra plus sérieusement dans quelques instants.
00:53Bruno Retailleux a eu des mots extrêmement durs à l'endroit d'Emmanuel Macron,
00:57qui l'accuse de communautarisme d'État.
01:00Et c'est vrai qu'à travers ce projet qui a été révélé par nos confrères de l'Opinion,
01:06ce projet de haut commissariat à la diversité, c'est une révolution dans l'idée de la France.
01:12Si Emmanuel Macron aspire à ce que la France devienne la Grande-Bretagne,
01:16ce communautarisme qu'on peut voir à l'au-saxonne, c'est son droit le plus profond,
01:20je ne suis pas sûr que ce soit l'envie des Français.
01:22Mais nous en parlons dans un instant.
01:24Avant cela, c'est ce point sur l'information.
01:26Avec Isabelle Piboulot, le point complet sur l'info à 20h.
01:33Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
01:34À la une, le chef de l'ONU appelle les autorités iraniennes à la plus grande,
01:38retenue dans l'usage de la force.
01:40Le bilan humain est préoccupant dans le pays,
01:43avec près de 200 manifestants tués depuis le 28 décembre.
01:47C'est ce qu'affirme l'ONG Iran Human Rights.
01:49Un bilan qui pourrait être bien plus élevé,
01:52compte tenu des rares informations filtrant dans le pays.
01:55Les hôpitaux sont saturés et les réserves de sang diminuent.
01:58Un massacre est en cours en Iran, avertit l'organisation.
02:02Alors que le fils de l'ancien chat se dit prêt à retourner en Iran dès que possible,
02:07à Paris, plus de 2000 manifestants ont apporté leur soutien aux Iraniens,
02:11mobilisés depuis deux semaines dans le 16e arrondissement.
02:14Une marche a été organisée pour dire non à la République islamiste,
02:18fermer l'ambassade des Mollahs, fabrique de terroristes,
02:21ont scandé les participants qui réclament le retour de la monarchie en Iran.
02:26Les députés socialistes ne voteront pas l'émotion de censure déposée par le RN et LFI sur le Mercosur.
02:32Olivier Faure l'a confirmé.
02:35Le premier secrétaire du PS souligne l'inutilité de censurer le gouvernement Lecornu,
02:40dans la mesure où Emmanuel Macron a exprimé son désaccord avec le traité de libre-échange vendredi à Bruxelles.
02:46Olivier Faure rappelle qu'un vote doit encore avoir lieu au Parlement européen.
02:51Sébastien Lecornu sollicité par les médecins qui lui réclament un rendez-vous.
02:55Près de 1500 soignants libéraux se sont symboliquement exilés en Belgique, selon le syndicat Le Bloc.
03:01Les blouses blanches ont quitté Paris pour rejoindre Bruxelles et poursuivre leur mouvement de grève lancé lundi.
03:07Cet exil de trois jours vise à protester contre la politique de santé du gouvernement
03:12et un budget de la sécurité sociale jugé insuffisant.
03:16Série de drames dans les Alpes.
03:18Au moins six morts sont à déplorer ce week-end après des avalanches.
03:22Parmi eux, trois skieurs sont morts aujourd'hui.
03:25L'un à Courchevel, un britannique à La Plagne et un troisième à Valorsines.
03:30Hier déjà, trois hommes ont été tués alors qu'ils pratiquaient le hors-piste à Val-d'Isère et à Arèche-Beaufort.
03:36La préfecture de Savoie met en garde les skieurs pour demain et mardi.
03:41Le risque d'avalanche restera élevé.
03:44Et puis cette agression dans le parc Kellerman, dans le 13e arrondissement de Paris.
03:48Un mineur de 14 ans a été roué de coups hier, vers 19h30, par une vingtaine d'individus sur un terrain de sport.
03:55Ses agresseurs, en fuite, lui ont volé ses chaussures et son survêtement.
03:59L'adolescent a brièvement perdu connaissance avant d'être hospitalisé au Kremlin-Bicêtre.
04:05Une plainte va être déposée.
04:06Le parquet a ouvert une enquête.
04:09Et ne parlez surtout pas d'ensauvagement de la société quand on voit que 20 lâches s'en prennent à un gamin de 14 ans dans un parc à Paris.
04:17Merci beaucoup Isabelle Piboulot pour ce point très complet de l'information.
04:20Je le disais donc en ouverture de l'ordre pro, nous allons parler de cette grande polémique qui couvre.
04:27Et nous étions les premiers à vous en parler sur les chaînes d'information.
04:31Ça a été révélé par nos confrères de l'Opinion.
04:33Bruno Retailleau accuse Emmanuel Macron de répondre au déclassement de la France en se tournant vers un communautarisme d'État en cause.
04:41Ce projet, le haut commissariat à la diversité révélé, je le disais, par nos confrères de l'Opinion, l'objectif est de mobiliser les diasporas.
04:51À quoi joue Emmanuel Macron ? Que pense-t-il de la France, de la nation, des Français ?
04:57Voyez le sujet de Mickaël Dossant.
05:00L'idée circulerait déjà dans les couloirs de l'Elysée.
05:04Selon nos confrères de l'Opinion, Emmanuel Macron souhaiterait créer un haut commissariat à la diversité au diaspora.
05:10Déjà acté dans une note, le président l'aurait à nouveau évoqué ce jeudi, devant des ambassadeurs.
05:16On veut mobiliser nos diasporas encore davantage. Le partenariat africain est clé.
05:21Toujours selon l'Opinion, cette instance rassemblerait une trentaine de personnalités.
05:26Parmi les non cités, des sportifs comme Teddy Riner et Lilian Thuram,
05:29des anciens ministres comme Christiane Taubira, Papendiaï ou encore Najat Vallaud-Belkacem,
05:34mais aussi des artistes comme Amel Bent.
05:36Un casting jugé par certains comme peu représentatif de toutes les diasporas et de toutes les opinions politiques.
05:43C'est quand même là l'objectif de la création de cette structure,
05:47c'est-à-dire de placer un certain nombre de gens, de nommer des amis politiques
05:53qui ont, parmi ceux que vous avez cités, déjà été récompensés.
05:58Ce haut commissariat devrait avoir plusieurs objectifs.
06:01Certains inavoués comme reprendre la main sur le débat identitaire confisqué par les partis de droite.
06:07D'autres plus surprenants comme contrer la vision trumpienne de l'Europe.
06:11Reste la question du financement à l'heure où des économies sont exigées par le gouvernement.
06:16Qui dit au commissariat, dit au commissaire, dit un secrétariat, dit un bâtiment pour le loger.
06:25En parallèle, Emmanuel Macron envisagerait le lancement d'une convention citoyenne sur le sujet de la diversité au cours de l'été.
06:33Je vais vous lire les deux derniers paragraphes du tweet de Bruno Retailleau parce que c'est très important.
06:37Il dit faire de l'origine un critère d'action publique, c'est trahir notre conception de la nationalité.
06:41La France n'est pas une juxtaposition de communautés, mais une république une et indivisible qui reconnaît des citoyens égaux.
06:46Avec le haut commissariat à la diversité et au diaspora, Emmanuel Macron divise encore un peu plus.
06:51Là où il faudrait rassembler sur ce sujet comme sur d'autres, il choisit la fragmentation, nous choisissons l'unité.
06:57La question que je me pose, c'est à quel point et jusqu'à quand les républicains, la droite, va accepter de s'associer dans le gouvernement
07:05avec à sa tête un président qui pense une France à l'anglo-saxonne.
07:11Je vous propose d'écouter Rachel Kahn qui a publié un papier extraordinaire dans les colonnes du Point.
07:16Et qui répondait à Emmanuel Macron ce matin dans l'heure des pros.
07:20Mais je ne vois pas d'autre explication que la question des postes que j'ai exposé,
07:25puisqu'on sait que dans différentes institutions aujourd'hui, on a des directeurs de la diversité
07:30qui par ailleurs ne me ressemblent pas.
07:32Je ne me sens pas représentée par des directeurs de la diversité, ce mot qui ne veut rien dire.
07:37La diversité, c'est précisément nous tous.
07:40Et puis alors l'autre explication, peut-être plus politique,
07:43à l'heure où nous avons une extrême gauche qui ne fait que raciser, racialiser.
07:48Moi j'ai le sentiment que ce mot diversité, c'est le terme poli pour ethniciser la société française
07:57et donc se mettre aussi en réponse à ce que fait Jean-Luc Mélenchon à LFI.
08:01Je rappelle l'exergue dans l'article de l'Opinion, puisque ce sont nos confrères de l'Opinion qui l'ont révélé.
08:07On veut mobiliser nos diasporas encore davantage.
08:09A-t-il confié aux ambassadeurs réunis à l'Elysée ?
08:11Le partenariat africain est clé.
08:13Il faut qu'on aille au bout de ce travail en 2026 avec une politique beaucoup plus ambitieuse sur nos diasporas.
08:19Cette phrase-là, elle aurait pu être prononcée par un certain Jean-Luc Mélenchon.
08:23Alors peut-être qu'Emmanuel Macron veut pousser la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour 2027.
08:27Qu'est-ce que vous en pensez, j'ai hâte de vous entendre sur le sujet, Eric Nolot ?
08:32Peut-être qu'il veut pousser Jean-Luc Mélenchon, mais il faut écouter avec attention ce que disent les gens
08:37et ça vaut pour le Président de la République.
08:38Qu'est-ce qu'il nous a promis, M. Macron, ça ne date pas d'hier, c'est depuis le début.
08:41Une start-up nation et il n'y a pas de culture française selon lui.
08:45Donc ses références sont ailleurs, un communautarisme anglo-saxon.
08:49Donc c'est assez cohérent, il va chercher ailleurs, il essaie de les adapter à la France.
08:54En plus, dans les personnes qui sont pressenties, je vois qu'il y a l'inénarrable Papendiaï,
08:58qui en tant que ministre de l'Éducation nationale, avait été parlé devant des associations noires.
09:03C'est-à-dire que lui, il est tout à fait dans cette ligne-là, il est pour un communautarisme américain.
09:07Et il refusait de s'occuper de la baïa pour les écoles.
09:10C'est Gabriel Attal qui a dû le faire, bien évidemment.
09:12Tout ça est malheureusement extrêmement cohérent.
09:14Écoutez, au point où on en est, on demande juste à Emmanuel Macron, non pas de faire quelque chose,
09:18on a compris qu'il était impossible, mais d'arrêter de défaire.
09:21Voilà, de ne plus rien faire pour la France, mais d'arrêter de la défaire.
09:24C'est tout ce qui pourrait nous faire d'utile pour nous.
09:27Moi, je trouve que cette idée est complètement désespérante.
09:29D'ailleurs, j'ai du mal à suivre le chef de l'État, parce que quand il dit qu'il faut mobiliser les diasporas,
09:34les diasporas, enfin, on les mobilise comment ? Pourquoi ?
09:37Alors, en plus, ce qui est intéressant, c'est que ça veut dire qu'il y a deux types de Français.
09:42Les Français de souche et ceux qui sont issus des diasporas qui ont dit, donc, des grands-parents étrangers.
09:47Jusqu'à présent, moi, il me semblait qu'il n'y avait que des Républicains et des Français qui voulaient faire France via l'assimilation.
09:54Donc, ça veut dire qu'on met à bas le principe même d'assimilation.
09:57Dans les personnes qui sont citées pour être membres de ce haut commissariat,
10:02vous avez quand même Lilian Thuram qui a dit ouvertement que la France était raciste.
10:07Vous avez Najat Vallaud-Belkacem qui a voulu quand même naturaliser 250 000 clandestins en disant que la France en avait besoin.
10:15Donc, je trouve qu'il y a un climat très délétère de vouloir fractionner notre pays,
10:21de faire des Français de différents niveaux.
10:24Ça rejoint d'ailleurs un petit peu ce que disait Jean-Luc Mélenchon quand il disait
10:27« Il n'y a plus de Français de souche, vive la créolisation et vive cette France qui vient ».
10:32Donc, finalement, Emmanuel Macron valide.
10:34C'est le même combat ?
10:34Exactement.
10:35C'est le même combat.
10:36Et puis, je trouve qu'il y a quelque chose de très insultant dans ce haut commissariat à la diversité et à la diaspora.
10:42C'est que nous avons quand même des Français d'origine italienne, d'origine portugaise.
10:46Et ils ne sont pas représentés, ceux-là.
10:48Alors, ceux-là, ils n'ont pas le droit de s'y aller dans notre pays.
10:49Alors, on n'a pas pour l'instant la liste complète.
10:51Il n'y a que le sud global avec ce qui me dérange profondément,
10:56cette idée profonde de « on va nous remettre la repentance tous les quatre matins
11:00pour nous dire si on est des bons ou des mauvais Français ».
11:03Donc, c'est insupportable vu la campagne présidentielle qui arrive.
11:06Ce que je constate également, c'est qu'Emmanuel Macron est totalement à contretemps de l'époque
11:10puisqu'à l'heure où les peuples partout en Occident sont en train de se réveiller,
11:15de constater les dégâts du multiculturalisme.
11:17On a en France un président de la République qui veut planter le dernier clou sur le cercueil
11:20de l'identité nationale, de la tradition républicaine,
11:23mais aussi de la conception à la française du citoyen que Régis Debray avait très bien défini
11:27comme étant l'homme sans étiquette.
11:29On voit qu'on en est loin.
11:30Éric Nolot parlait des promesses d'Emmanuel Macron.
11:32Il en a tenu une.
11:33Il avait dit qu'il ferait le en même temps et on voit qu'il le fait
11:35puisqu'il fait la synthèse de la gauche des années 1980,
11:38la gauche multiculturaliste, celle de l'assignation à résidence,
11:42celle de l'exaltation des différences,
11:44mais aussi la synthèse avec la droite des années 2010,
11:47cette droite capitularde qui avait quand même voulu, il faut le rappeler,
11:49mettre la diversité dans la Constitution.
11:51En revanche, il y a une promesse qu'Emmanuel Macron ne tient pas.
11:53Je suis retombé dessus en préparant l'émission.
11:55C'est une promesse qu'il avait formulée pendant la crise des gilets jaunes.
11:57Il avait dit, je cite,
11:58vouloir dépenser moins et supprimer nombre d'organismes inutiles.
12:01Six ans après, on voit qu'on a créé tellement de machins
12:03pour apprendre la formule générale de Gaulle
12:05qu'il y aura bientôt plus de comités théodules
12:06que d'amis du pouvoir à recaser.
12:09Je précise, vous avez vu les noms présentés
12:12qui seraient susceptibles d'intégrer ce haut-commissariat.
12:17Pour l'instant, ça n'est qu'un projet.
12:19C'est ce qui a été révélé en exclusivité par nos confrères de l'Opinion.
12:23Mais c'est une liste de noms, une sorte de short list.
12:26Pour l'instant, il n'y a rien d'officiel.
12:28Mais ça en dit aussi sur quels sont les profils.
12:32Certains du moins.
12:33Parce que Teddy Rinière, il parle à tout le monde.
12:35Il est profondément...
12:37Alors là, pour le coup, certains peut-être vont même prendre la parole
12:40en disant, mais attendez, vous ne m'assignez pas à des origines ou non.
12:43Moi, je suis français.
12:43Un point, c'est tout.
12:44Mais enfin, il y a quand même un certain nombre de ces personnalités
12:47qui sont clairement marquées à gauche dans la liste affichée.
12:50Papa Teddy Rinière, qu'est-ce qu'il vient faire ici ?
12:52Il a tellement réussi à l'éducation nationale qu'il faut qu'il soit dans ce nouveau commissariat.
12:56Mais je crois qu'il y a un élément supplémentaire,
12:57c'est que le président ne sait plus comment s'occuper.
13:00Il cherche à occuper le terrain à tout prix.
13:02On parle un peu moins de l'Ukraine pour le moment.
13:04Ben voilà, il crée un nouveau comité théodule.
13:07Effectivement, comme il y en a déjà des centaines d'inutiles,
13:09il ferait mieux de faire la liste des bidules et des comités théodules inutiles
13:13et puis de les supprimer.
13:14Mais ce qui me paraît encore plus important,
13:16c'est que jusqu'à présent, on avait un communautarisme par le bas
13:19qui partait des communautés, certains mouvements islamistes,
13:22certains se revendiquant indigénistes.
13:24Et bien maintenant, on insiste à un communautarisme par le haut, au plus haut niveau de l'État.
13:27Et c'est ce que dit et ce que dénonce Brune Rotailleau.
13:31Le communautarisme d'État.
13:32Mais moi, la question que je me pose, puisque l'explication du moins,
13:36ce tweet est extrêmement fort.
13:38Les mots ont un sens.
13:39Mais jusqu'à quand la droite va accepter d'être associée à la Macronie ?
13:43On va le voir dans deux jours, avec la motion de censure.
13:48Parce qu'une fois plus...
13:49Alain Destextes, en responsabilité, nous ne voterons pas cette motion de censure.
13:53Je vous sens un peu ironique.
13:54En responsabilité, il ne faut pas ajouter du chaos au chaos.
13:59Il faut se battre du côté de l'Union Européenne pour dénoncer,
14:02si c'est hors de libre-échange.
14:04Mais jusqu'à quand cette droite va accepter le déclassement ?
14:07Et le classement au plus près d'Emmanuel Macron.
14:09C'est la question qu'on peut se poser.
14:11François Hollande à présent.
14:13Écoutez François Hollande, qui assume désormais dans un second tour
14:16Jordan Bardella-Jean-Luc Mélenchon, ça c'est très intéressant.
14:18Là c'est extrêmement clair, là aussi.
14:20Jean-Luc Mélenchon, s'il y a un second tour,
14:23Jean-Luc Mélenchon-Jordan Bardella,
14:25eh bien François Hollande, il a un vote contre le RN.
14:28Il a un vote Mélenchon.
14:30Mais bien sûr, mais au moins les masques tombent.
14:31La grande clarification, on la voit maintenant.
14:34Et plus on va avancer vers 2027, plus cette clarification va être faite.
14:38Eh bien François Hollande, il l'a fait.
14:42Je vous propose de terminer avec un vrai-faux.
14:43Je vous donne des affirmations et vous me dites vrai ou faux ?
14:46Oui.
14:46On est parti.
14:47Raphaël Glucksmann serait un bon président, vrai ou faux ?
14:50Ça serait un bon candidat déjà, s'il veut être candidat.
14:532027, deuxième tour, politique fiction.
14:56Mélenchon Bardella, vous votez Mélenchon, vrai ou faux ?
14:59Je vote toujours contre le RN.
15:02Je vois David Lissnard a réagi également.
15:04C'est le patron des maires de France, c'est pas n'importe qui David Lissnard.
15:06Pardonnez-moi, je reviens sur le haut commissariat.
15:08C'était à l'instant.
15:09Segmenter la France en groupe d'origine, comme le propose Emmanuel Macron,
15:11c'est importer le communautarisme au sommet de l'État.
15:15Voilà ce qu'il dit, c'est un long message.
15:17Mais d'autant, je rebondis sur ce que vous venez de dire,
15:19on a été très injustes avec les comités théodules,
15:22parce que les comités théodules, ça ne sert à rien.
15:24Mais là, le pouvoir de nuisance, parce que qu'est-ce qu'ils vont proposer ?
15:27Je veux dire que ça va être la foire à la saucisse du communautarisme.
15:30Vous savez ce qui me plaît, en fait ?
15:32C'est qu'on a bien compris que le premier sujet était beaucoup plus important
15:34que la déclaration de François Hollande, qui voterait Jean-Luc Mélenchon.
15:38En revanche, là, je vais vous faire écouter François Hollande en longueur.
15:42Il y a un trait d'union entre Mme Bloch, qui dit qu'il faut récupérer les CSB moins,
15:47Alain Souchon, qui expliquait que les électeurs du RN étaient des cons,
15:52et François Hollande, écoutez-le, sur ceux qui aiment bien Jordan Bardella.
15:57En fait, c'est des incultes.
15:59Ils ne sont pas très intelligents, ils ne connaissent pas l'histoire.
16:02Et donc, ils le trouvent jeune, ils le trouvent dynamique.
16:04Mais ils ne connaissent pas l'origine.
16:06C'est vrai qu'en fait, les électeurs ne sont pas très malins.
16:09Il faudrait que François Hollande donne des cours, nous apprenne,
16:13« Nous, Français, les gueux, parce qu'on ne comprend pas tout ».
16:17Et voilà comment c'est présenté.
16:19Écoutez.
16:21Il y a une forme de dépolitisation, ce que j'appellerais l'indifférence, qui s'est produite.
16:26Pour beaucoup des acteurs du RN, ou ceux qui regardent Jordan Bardella avec une relative faveur,
16:36ignorent même l'histoire du RN, ignorent les thèses du RN.
16:40Le trouve plus jeune, encore que celui qui est aujourd'hui au pouvoir,
16:44plus sympathique, plus ouvert, alors que son incompétence est assez reconnue,
16:50que son ignorance de la réalité des Français est aussi grande que celle d'Emmanuel Macron en 2017.
16:58C'est intéressant quand même.
16:59Très.
16:59Quel mépris de la population française.
17:02D'abord, Jordan Bardella ne porte aucune responsabilité dans la situation actuelle de la France.
17:07François Hollande, il a quand même réussi, au cours de son mandat, à endetter la France de 350 milliards
17:13et à faire augmenter la dette de 10% du PIB.
17:16Son successeur a fait encore mieux.
17:17Son successeur a fait deux fois pire, je vous le confirme.
17:20Mais il a quand même terminé François Hollande avec 22% de popularité.
17:25Alors, là aussi, battu ou à égalité avec son successeur.
17:27Non, c'est le pire.
17:28Mais il devrait se taire.
17:30Je veux dire, quand on a un tel bilan, on se tait.
17:32Et il n'a même pas pu se représenter.
17:35Peut-être qu'il se représentait.
17:36Il se représentera.
17:37Donc, vous avez compris, quelles que soient d'ailleurs les couleurs politiques, etc.
17:41Mais vous ne comprenez pas vraiment.
17:43Parce que là, il y a une dépolitisation.
17:45Il y a un mépris du peuple qui est évident.
17:47Il y a un mépris du peuple qui est évident.
17:49Alors que, justement, tous les sondages récents prouvent qu'il y a de plus en plus de Français
17:57qui considèrent que les idées du Rassemblement national sont les plus en résonance avec ce qu'il faut pour le pays.
18:06Sur la question sécuritaire, sur la question de l'immigration, la gauche ne veut plus s'emparer de toutes ces questions-là.
18:13Donc, évidemment, on dit que ceux qui votent pour le Rassemblement national sont des imbéciles.
18:16C'est une espèce d'élitisme.
18:20Quand on dit que le poisson pourrit par la tête, il y a quand même un peu de ça en ce moment.
18:23Vous imaginez la décence.
18:25Vous n'avez pas été capable de vous représenter tant vous étiez détesté par les Français.
18:30Votre parti, le Parti Socialiste, en 2022, fait 1,75 à la présidentielle.
18:36Vous vous maintenez à l'Assemblée nationale en tapant avec la France insoumise.
18:41Et vous allez faire la leçon à ceux qui n'ont pas encore, peut-être, qu'ils ne l'apprendront peut-être jamais, le pouvoir et donc la responsabilité sur le déclassement français.
18:51Il représente un discours assez répandu.
18:53Moi, j'ajoute une touche personnelle.
18:54J'ai été invité lundi dernier sur France Inter pour débattre du succès de CNews.
18:59Je débattais face à Julia Cagé.
19:00Et Julia Cagé m'a dit, oui, oui, CNews est très regardé parce que les téléspectateurs sont retenus prisonniers par CNews.
19:07Non, mais ce qui m'intéresse un peu plus, pardonnez-moi, Éric Nolot, vous avez été invité sur France Inter ?
19:11Oui, je devais débattre face à Jean-Michel Apathy qui s'est dégonflé à la dernière seconde.
19:14Non, ce n'est pas vrai.
19:15Mais attendez, ça faisait combien de temps que vous n'avez plus invité sur France Inter ?
19:18Oh, 7 ou 8 ans.
19:19Ce n'est pas... Mais attendez, c'est... Mais c'est l'information du soir.
19:23Oui, oui, oui.
19:23Mais c'était quand ? C'était...
19:25C'était lundi dernier.
19:26Lundi dernier ?
19:27C'est bizarre parce qu'il y a des vieux camarades qui sont venus me claquer la bise et puis il y en avait d'autres qui me regardaient.
19:30Attendez, ça faisait 7 ou 8 ans que vous n'avez plus invité sur France Inter.
19:34Alors, Julien Cagé a dit, en fait, c'est une audience captive et les gens restent plus longtemps sur CNews que sur d'autres chaînes.
19:41Alors, normalement, c'est un gage de succès.
19:43Ah non, c'est parce qu'on les retient prisonniers.
19:45J'adore cette information.
19:47Est-ce que vous êtes rentré dans les locaux de France Inter ? Certains se bouchaient le nez.
19:50Ah ben, Charlene Von Necker, j'ai cru qu'elle allait faire un malaise.
19:52Vous avez croisé Charlene Von Necker ?
19:54Elle s'est assise à côté de moi.
19:55Non ! Est-ce que vous avez croisé M. Patrick Cohen ?
19:58Ah non.
19:58Ah, il était peut-être au café.
20:00Oui, sans doute.
20:01Il devait parler avec des responsables.
20:03Si les peuples se révoltent partout en Europe contre l'ordre des habits, ça va être la faute de CNews.
20:08Oui, bien sûr.
20:09Maintenant, pour revenir juste sur François Hollande, on prend les choses très froidement.
20:13Je pense surtout que le RN, en réalité, peut lui dire merci et que s'ils en sont à 37% dans les sondages aujourd'hui,
20:20c'est aussi du fait des échecs de la classe dirigeante lorsqu'il était au pouvoir,
20:23des échecs du Parti Socialiste qui a totalement divorcé des catégories populaires,
20:27qui n'a pas été capable de prendre en charge ses intérêts lorsqu'ils étaient au pouvoir entre 2012 et 2017.
20:33Et par sa culture du mépris, cette révolte des élites, pour parler comme Christopher Lasch,
20:37il ajoute une énième pierre à l'édifice.
20:39Je vais vous parler d'un sondage, un grand sondage, grande étude de l'Institut Vériant pour le Monde et la revue L'Hémicycle,
20:47qui est parue ce dimanche et qui revenait sur...
20:51C'est une grande étude sur le Rassemblement National, est-ce que les Français sont en accord avec les idées du RN, etc.
20:56Mais dans cette étude, il y a aussi les personnalités politiques qui inquiéteraient ou non la population française.
21:06Et c'est très intéressant de voir ça.
21:08Perception du caractère dangereux pour la démocratie de différentes personnalités politiques.
21:12Qui arrive en tête ?
21:13Tiens, tiens, un certain Jean-Luc Mélenchon.
21:1670% des sondés pensent que Jean-Luc Mélenchon représente un danger pour la démocratie.
21:22C'est 23 points de plus par rapport à novembre 2024.
21:28Vous imaginez 70% des Français.
21:30Et vous avez François Hollande qui vous explique qu'il va taper dans la main,
21:36du moins qu'il sera contre le RN si demain il y a un second tour.
21:41Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon.
21:42Surtout que la différence entre il y a un an et aujourd'hui, c'est qu'il y a eu un basculement total de LFI
21:47qui est tombé dans une forme de communautarisme exacerbé, même de racialisme tout à fait déroutant.
21:52Mais François Hollande, ça ne lui pose pas de problème.
21:54Moi, à chaque fois, je me dis, mais quelle sera la limite ?
21:56À quel moment il trouvera que c'est un problème ?
21:58Mais parce que le plus grand danger, c'est la peste brune, bien sûr.
22:01Regardez cette séquence, François-Xavier Bellamy, Marine Tondelier.
22:04Et François-Xavier Bellamy dit les yeux dans les yeux à Madame Tondelier,
22:08le plus grand danger pour la France et pour la démocratie, c'est la France insoumise.
22:12On ne peut pas avoir droit en permanence à un procès pour alliance avec je ne sais quel extrême,
22:17alors que Marine Tondelier vient de dire que vous êtes la partenaire de la France insoumise,
22:21que vous les soutenez dans plusieurs villes et que par conséquent, vous considérez qu'il est normal, courageux et juste de vous allier avec eux.
22:27Je suis candidate différente de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, vous le savez.
22:31C'est très bien.
22:31Il dit exactement que la France insoumise est le plus grand danger pour la démocratie française.
22:47Éric Nolot, vous avez écrit sur Jean-Luc Mélenchon.
22:49Oui, je lui ai consacré un pamphlet.
22:51J'ai annoncé qu'il n'y aurait aucune limite dans la pêche aux voix, une certaine voix,
22:55parce qu'en réalité, le sondage, ça ne dérange absolument pas M. Mélenchon,
22:59parce qu'il ne parle plus à ses 70%.
23:01Lui, il veut faire le plein des 23% qui pensent qu'il n'est pas un danger pour la démocratie.
23:06Et il pense qu'en faisant le plein de ces voix-là, il peut arriver au second tour.
23:10Mais écoutez, là, on en est à un homme qui, autrefois, était considéré comme, je cite une de ses adversaires,
23:17un laïcard de dingue, et là, qui vous explique que maintenant, il est un maghrébin européen.
23:22Notre butin de guerre, avait dit Ruyabutin.
23:24Il sera peut-être au commissariat pour la diversité.
23:28À l'invitation d'Emmanuel Macron.
23:32C'est la même ligne, sauf que d'un côté, il y a un projet de déconstruction pressé,
23:37et de l'autre, il y a un projet de déconstruction plus long.
23:39La publicité, vous êtes nombreux à réagir sur les réseaux sociaux.
23:42Une téléspectatrice qui dit, Eric Nollier, mon mari confirme, je retiens, moi, la maman,
23:47toute la famille prisonnière de CNews.
23:49Bah voilà !
23:50Ah bah tiens !
23:51Elle avait raison !
23:52Elle avait raison !
23:52Elle avait raison !
23:53Vous avez eu un petit rhume ?
23:56Oui, j'ai un petit rhume, oui.
23:57J'espère que vous n'avez pas chopé ça à la France Inter.
23:59Eh bien, maintenant que vous me le dites...
24:01Peut-être que c'est fait.
24:03Oui.
24:03Si, c'était pas...
24:04Vous avez bu un café, quelque chose, là-bas ?
24:06Oui, maintenant que vous me le dites.
24:07Oui, oui.
24:08Vous n'avez pas très bonne mine, Eric Nollier.
24:09Oui, oui, c'est vrai.
24:10On revient dans un instant.
24:11Mais je ne tournerai pas à vous, cette année.
24:13J'ai le temps de me remettre.
24:14C'est le retour du septennat.
24:15J'ai le temps de me remettre.
24:16Voilà, vous êtes allés une fois.
24:2220h30 sur CNews et on poursuit l'heure des Pro 2.
24:25Les forces de l'ordre ont été visées samedi soir
24:28par des tirs de mortiers d'artifice à Lille, à Roubaix, à Lyon, à Toulouse, à Marseille ou encore à Nice.
24:35Fort heureusement, aucun policier blessé.
24:37Des voitures ont été brûlées.
24:39Du mobilier urbain a été dégradé.
24:41Pourquoi ?
24:42Parce qu'il y avait un match de Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule au Maroc.
24:48C'était le match de l'Algérie.
24:50L'Algérie a perdu 2-0 contre le Nigeria.
24:53Et donc, vous avez des dégradations en France.
24:55Je précise, et je l'avais dit déjà il y a quelques semaines,
24:58que les supporters algériens au Maroc se tiennent parfaitement bien.
25:04Il y a même des vidéos où vous les voyez,
25:07ils rangent et ils nettoient la tribune dans laquelle ils sont.
25:10Et nous, en France, on a des individus qui cassent, qui brûlent et qui s'en prennent aux forces de l'ordre.
25:16Vous voyez le sujet de Michael De Santos.
25:17Et c'est très intéressant aussi de voir, là pour le coup, le traitement médiatique.
25:21Il y a des sujets qui sont désormais traités.
25:23Celui-là, on préfère, il ne faut pas trop.
25:26On est sensible d'ailleurs.
25:27Quelques minutes après l'élimination de l'Algérie,
25:31les supporters ne sont pas à la fête.
25:35Dans les rues de Marseille, les forces de l'ordre sont huées,
25:39puis visées par des tirs de mortier.
25:41À Paris, plusieurs individus se regroupent également malgré la défaite.
25:49Si les scènes de liesse sont absentes, les messages anti-françois sont bien présents.
25:53Les policiers finiront par les déloger à l'aide de grenades de désencerclement.
26:04Dans la soirée, d'autres débordements ont éclaté dans plusieurs grandes villes.
26:08Selon un bilan provisoire, au moins 16 voitures ont été brûlées,
26:1112 personnes ont été interpellées à travers le pays.
26:14Des troubles à l'ordre public et des dégradations que Laurent Nunez voulait éviter.
26:1848 heures avant la rencontre, le ministre de l'Intérieur avait envoyé un message au préfet.
26:24Je vous demande de mobiliser l'ensemble des pouvoirs de police administratives
26:28à votre disposition pour faire face aux troubles à l'ordre public
26:31à l'occasion de ces matchs en particulier,
26:34ceux permettant de lutter contre l'usage détourné des moyens pyrotechniques et mortiers d'artifice.
26:39Des policiers devenus des cibles, fatigués de devoir sacrifier leur temps libre.
26:43On rassemble à chaque fois beaucoup plus de policiers,
26:46mais on ne les sort pas comme ça du chapeau.
26:47Ce sont des policiers qui sont maintenus sur leurs jours de repos,
26:51qui sont rappelés pour pouvoir maintenir l'ordre.
26:54À la demande de Laurent Nunez, le dispositif de sécurité restera conséquent
26:58pour les demi-finales de la Coupe d'Afrique des Nations.
27:02On est dans un scénario classique puisque ça se reproduit à chaque match de l'Algérie
27:08et les supporters algériens savent très très bien
27:10que s'ils font exactement la même chose au Maroc,
27:13ils vont avoir de très graves ennuis.
27:14Ils vont se retrouver en prison, voire pire.
27:17Et si par malheur, ils chantent des slogans hostiles aux pays d'accueil,
27:21alors qu'on sait très bien que les relations entre le Maroc et l'Algérie ne sont pas bonnes,
27:25ça va être bien pire pour eux.
27:26Alors qu'en France, ils savent très bien, dans le pire des cas, ils vont être arrêtés.
27:31Éventuellement, ils paraîtront en comparaison immédiate.
27:35Mais ce n'est pas sûr, la sanction sera légère et ils ne craignent pas l'autorité.
27:41La seule bonne nouvelle, c'est que l'Algérie a été éliminée et donc ça ne se reproduira plus.
27:46Par contre, nous, en Belgique, on a le Maroc qui risque de gagner cette Coupe du Monde.
27:50Et à chaque victoire...
27:51Au Maroc, ça se passe parfaitement bien.
27:53Pourquoi ?
27:54Mais parce qu'effectivement, il y a une question de sécurité XXL et de justice implacable...
28:01Il n'y a pas que la justice, vous avez vu la police marocaine en action ?
28:05C'est une doctrine légèrement différente de la police française.
28:09Non mais ensuite, il faut bien le dire, l'Algérie gagne, il casse, l'Algérie perd, il casse.
28:14Mais ça va bien au-delà, c'est l'expression d'un séparatisme.
28:17C'est que toute occasion est là pour montrer qu'en fait, nous ne sommes pas français, nous sommes algériens.
28:22Voilà, donc il y a un double agenda en fait.
28:24On casse pour le plaisir et on...
28:26Je vais vous dire que les casseurs qui cassent à Paris ne sont pas considérés comme des Algériens lorsqu'ils vont en Algérie.
28:33Ah non ?
28:33Pas à chaque fois du moins.
28:34Donc en fait, ils sont quasiment...
28:36Ils pourraient se sentir étrangers en France, mais aussi étrangers en Algérie.
28:41Bien sûr.
28:41Et c'est des apatrides en quelque sorte.
28:43Oui.
28:44Une forme d'apatrides.
28:45Sans compter que la police algérienne, à peu près les mêmes méthodes que la police marocaine...
28:48Et encore une fois, le public algérien au Maroc se comporte parfaitement bien.
28:53C'est ça qui est fascinant.
28:55Et vous en avez partout, ils lancent des médias.
28:56Ils se comportent parfaitement bien parce qu'ils savent que s'ils vont en prison au Maroc, c'est pas du tout le même traitement.
29:01Mais ou alors, c'est aussi parce qu'ils sont venus pour supporter leur équipe, qu'ils sont heureux, qu'ils ont envie de respecter le pays hôte et qu'ils le font.
29:12Très bien, c'est aussi une question d'éducation.
29:14Il y a déjà, à mon avis, les conditions personnelles qui ne sont pas les mêmes au Maroc qu'en France, c'est une évidence.
29:20Deuxièmement, il y a le fait qu'évidemment, la France s'est perçue comme complètement laxiste et que s'il y a des binationaux, on devrait à minima instaurer la déchéance de nationalité.
29:28On devrait évidemment, pourquoi pas, instaurer des peines extrêmement sévères pour ce genre de fait.
29:33Et puis, on devrait aussi s'interroger quand même sur le rôle du régime algérien sur le fait peut-être de souffler sur les braises quant à la diaspora algérienne en France.
29:43Vous avez entendu, par exemple, des individus chanter « Téboune, tonton Téboune, on va brûler Barbès ».
29:49Donc, c'est un sujet politique pour notre gouvernement.
29:51Bien sûr que c'est un sujet politique.
29:52L'autre différence avec le Maroc, c'est qu'au Maroc, on n'a pas des décennies de promotion au sommet de l'État, de la haine de soi et d'une lecture pénitentielle de l'histoire.
30:01Deux remarques, sinon, sur les dégradations du jour.
30:04La première, c'est que ça en dit long quand même sur l'évolution du rapport qu'on a avec le football,
30:08dans la mesure où avant, le football, c'était un vecteur de rassemblement.
30:10C'est le fameux mythe de la France, Black Blanc Beurre, en 2018.
30:13Aujourd'hui, c'est devenu de plus en plus une caisse de résidence de la fracturation de la France,
30:17en particulier quand la sélection algérienne joue, parce qu'avec les ultras de ce pays, avec eux, c'est pile tu gagnes, face je perds.
30:24Et la deuxième remarque, c'est que ça en dit long quand même sur les conséquences irréversibles
30:29que produit une certaine immigration, dès lors qu'elle devient quantitativement hors de contrôle.
30:34D'où la nécessité d'appliquer le principe de précaution avec lequel on nous bassine matin, midi et soir.
30:39En matière migratoire, je pense que les Français seraient très largement favorables.
30:42Je voudrais aussi vous parler très rapidement, puisqu'on parle des casses au moment des émeutes.
30:48C'est passé inaperçu, mais la taxe...
30:50Alors, ils ont appelé ça la taxe Naël, mais c'est la taxe émeute, bien sûr.
30:54Le Rassemblement national obtient la suppression de la surprime liée aux émeutes.
30:59Vous savez, c'était le fameux casseur-payeur, tu casses, tu payes.
31:01En fait, c'était il casse et vous allez un peu plus payer pour les prochaines années,
31:05puisqu'il avait la fameuse surprime dans les assurances qui avaient été votées par le Sénat.
31:09Ça a été supprimé par le Rassemblement national, mais ça pourrait revenir, attention, en cas de 49.3 si on vote le budget.
31:18Mais les Français étaient sidérés de se dire, mais attendez, la promesse c'était quoi ?
31:21C'est tu casses, tu payes, ou tu casses, tu répares, tu détruis, tu...
31:26Tu salis, tu nettoies, etc.
31:27C'était une taxe particulièrement inique, et le Rassemblement national a bien fait de la faire supprimer.
31:33Mais il y a sans doute un lien avec ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie et qui est passé inaperçu.
31:38C'est que l'État a été condamné à indemniser les compagnies d'assurance,
31:43parce que l'État a été tenu responsable de négligence dans la préparation des émeutes en Nouvelle-Calédonie.
31:50Et donc peut-être que l'État a cherché ici à se rattraper par une taxe,
31:55plutôt que de devoir indemniser les compagnies d'assurance.
31:58La sécurité sera d'ailleurs la priorité des priorités pour les municipales, vous le savez,
32:03c'est la priorité des priorités pour les Français.
32:0560 à 70% des Français considèrent que la sécurité des biens et des personnes,
32:09voilà la première des priorités pour les municipales.
32:11Je ne sais pas si vous avez lu l'entretien d'Éric Ciotti, dans les colonnes du JDD,
32:17qui veut constitutionnaliser encore un peu plus le droit à la sécurité.
32:22Permettez-moi de vous le lire parce que ça c'est intéressant.
32:24Nous devons déverrouiller les blocages constitutionnels qui empachent de monnaie,
32:28le politique de bon sens que réclament les Français.
32:30La violence, chaque jour, gagne un peu plus du terrain.
32:34Il faut donc réinscrire clairement dans la Constitution un principe aujourd'hui partiellement reconnu,
32:41la sécurité de chaque citoyen est un droit fondamental d'essence supérieure.
32:46C'est l'objet de cette proposition de loi constitutionnelle.
32:49Et donc il veut mettre un peu plus le pas et l'accent sur la question de la sécurité.
32:54Est-ce que c'est vraiment nécessaire ? Parce que c'est le contrat de base.
32:56C'est-à-dire qu'on échange le paiement des impôts contre le droit à la sécurité.
33:01Donc c'est la base du contrat.
33:03Et vous trouvez qu'il est respecté aujourd'hui ?
33:05Non, mais je ne vois pas.
33:06Il faut, au lieu d'à chaque fois inscrire un nouveau ou faire une nouvelle démarche,
33:10il faut respecter les principes.
33:12En fait, en passant par le référendum, en l'inscrivant un peu plus,
33:16vous pouvez tordre le coup l'idée, celle-ci, tordre le coup, tordre le bras,
33:21au Conseil constitutionnel, Conseil d'État,
33:23qui pourrait se dire, cette mesure, elle n'est pas constitutionnelle, cher monsieur.
33:28Si les Français veulent...
33:29Oui, mais là, c'est vrai que je suis d'accord avec Éric Nolot.
33:32C'est une mesure qui est complètement cosmétique.
33:34Ça ne changerait rien.
33:35On ne s'attaque pas aux causes de l'insécurité.
33:37Ça ne changerait absolument rien.
33:38Ah, ça c'est compliqué.
33:39Vous pouvez faire les deux, effectivement.
33:40Mais vous pouvez faire les deux.
33:41Et vous pouvez faire au nom de ce droit à la sécurité
33:44qui a été inscrit une nouvelle fois dans la Constitution, dans le détail, etc.
33:47Là, on va prendre des mesures XXL.
33:50Oui, mais à ce moment-là, le droit à la sécurité, le droit à la justice,
33:52le droit à des impôts équitables, le droit à...
33:55Non, il y a évidemment des points de la Constitution qui doivent être révisés.
33:57Je pense par exemple à l'article 55 et l'article 88.1
34:00qui prévoient la primauté du droit européen sur la loi nationale,
34:03émanation du peuple souverain.
34:05Et cet obstacle juridique nous empêche d'agir en la matière
34:07face à une violence qui est devenue hors de contrôle
34:09et à laquelle il ne faut jamais s'habituer.
34:11Ça me paraît plus important, en effet.
34:12Oui, c'est ça, c'est ça.
34:14En réalité, il faut faire sauter les verrous
34:15parce que là, on dit aux gens,
34:17ben oui, on va inscrire dans la Constitution le droit à la sécurité.
34:20Qu'est-ce que ça va changer sur le terrain ?
34:21Il s'inscrit dans la même logique.
34:22C'est le concept...
34:24C'est parce que vous n'avez pas lu l'entretien, je le sens.
34:26Il s'inscrit dans la même logique autour de deux principes simples,
34:31explique Éric Ciotti.
34:33La sécurité prime tout.
34:35Et l'État a le droit, et même le devoir,
34:38d'éloigner de son territoire tout étranger qui menace son compatriote.
34:41Cet éloignement doit devenir un principe constitutionnel
34:43et tant qu'il n'est pas exécuté,
34:44l'individu concerné doit être maintenu en rétention.
34:47L'affaire Philippine a illustré de manière scandaleuse
34:50les limites actuelles du système,
34:52tout comme la décision ahurissante du Conseil constitutionnel
34:55refusant d'allonger la durée maximale de rétention de 90 jours.
35:01Donc c'est ça aussi, c'est l'idée d'avoir dans la Constitution
35:04la sécurité qui est renforcée
35:06pour éviter d'avoir un Conseil constitutionnel
35:08qui vous dit bah non, en fait la durée de 210 jours c'est niette.
35:12Parce que c'est moi le sage qui vous l'explique au nom du droit.
35:15Le Mercosur les amis.
35:17Parce que ça c'est l'enjeu majeur de la semaine prochaine en France.
35:21Peut-être que le gouvernement va tomber.
35:23Ou peut-être que les partis historiques, PS et LR,
35:27vont se coucher une fois de plus.
35:30Vous dites coucher ?
35:31Oui, je dis se coucher une fois de plus.
35:33Ce sont des partis responsables.
35:34Oui, c'est vrai.
35:35Ce sont pas le suspense dans votre domaine.
35:37Vous voyez le sujet de Laura Lestrade.
35:40Deux motions de censure ont été déposées par le RN et par la France Insoumise.
35:44Elles seront votées la semaine prochaine.
35:45C'est pas tant le Mercosur.
35:48C'est le déclassement de la France, l'humiliation de la France.
35:51Parce que certes la France a dit non,
35:52mais Mme von der Leyen a dit oui.
35:55Et c'est la conséquence d'années, d'années et d'années
35:58où on a délégué notre pouvoir à Mme von der Leyen,
36:01à la Commission européenne.
36:03Et les Français en ont ras le bol.
36:05Laura Lestrade.
36:07Le Premier ministre Sébastien Lecornu
36:09brandit désormais clairement la menace d'une dissolution
36:12et d'élections législatives anticipées
36:14en cas d'adoption d'une motion de censure contre le gouvernement.
36:18Dans la ligne de mire,
36:19celle déposée par le RN et la France Insoumise,
36:22axée sur l'accord de libre-échange
36:24entre l'Union européenne et les pays du Mercosur.
36:27La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin,
36:29alerte sur les conséquences d'une telle éventualité.
36:32Alors s'il y a une dissolution dans les prochaines semaines,
36:35il faut dire la vérité aux Français.
36:36Ça dissout le Parlement, ça dissout tout le budget.
36:40Le budget qui est discuté là disparaît.
36:41Ça veut dire qu'ensuite, élection, formation d'un gouvernement,
36:45redépos d'un nouveau budget.
36:46Ça veut dire que jusqu'au mois de mai,
36:48au mois de mai, c'est le vide.
36:51Du côté du Parti socialiste,
36:52François Hollande assure qu'il ne votera pas l'émotion de censure,
36:56mais affirme que la menace agitée par le gouvernement n'a aucun sens.
36:59Le rôle d'un Premier ministre,
37:01c'est quand même de mettre un peu de stabilité là où il y a de l'inquiétude.
37:05La veille, on ne doit pas parler de dissolution.
37:08Ça n'a aucun sens.
37:09Un coup de pression dénoncé par Éric Coquerel,
37:11qui espère cependant la tenue d'élections anticipées
37:14pour sortir de l'impasse politique.
37:16Je pense que le retour aux urnes, vous savez que nous, c'est les présidentielles que nous souhaitons,
37:19plus que des législatives, mais on prendra ce qui viendra.
37:22Ça serait une manière de résoudre l'impasse dans laquelle nous sommes.
37:26Même son de cloche du côté du Rassemblement national,
37:28qui estime qu'un retour aux urnes est nécessaire.
37:31Il faut revenir devant les Français.
37:32C'est ce qu'a prévu la Constitution de la Vème République.
37:35Quand il y a blocage ou des incapables, il faut la dissolution.
37:37L'Assemblée nationale devra se prononcer la semaine prochaine
37:40sur les deux motions de censure déposées.
37:43On va écouter Olivier Faure, le secrétaire général du PS,
37:46c'est lui le patron.
37:46Alors, on vote la motion de censure ou non ?
37:50Ce que l'on peut reprocher à Emmanuel Macron,
37:52c'est d'avoir beaucoup varié sur la question.
37:54J'y viens, j'y viens.
37:55Je dis simplement que ça, c'est vrai.
37:57Emmanuel Macron a été pour, contre, pour, contre.
38:00On a eu un peu le vertige.
38:02Mais à la fin, il dit non.
38:03Et donc, au moment où il dit non,
38:04et où il le dit à l'ensemble des Européens,
38:07où la France vote contre,
38:08et où on a un vote au Parlement européen dans quelques jours,
38:11où il faudra que tous les Français votent contre
38:14avec un certain nombre de parlementaires de tous les autres pays,
38:17ce serait absurde de dire qu'à ce moment-là,
38:19nous censurons le gouvernement.
38:20Je traduis, vous pensez vraiment qu'on a envie
38:23d'être balayé aux élections législatives ?
38:25Vous pensez vraiment qu'on va prendre ce risque-là ?
38:28Voilà comment je le traduis.
38:28Je vous souhaite évidemment me tromper.
38:30Vous avez fait Olivier Faure, deuxième langue.
38:32J'essaie.
38:34Mais je peux vous faire aussi les LR
38:36qui vont vous dire la semaine prochaine,
38:37bah non, évidemment.
38:38Je sens que le suspense n'est pas insoutenable.
38:40Enfin bon, je sais pas.
38:41Et le poste avant les convictions ?
38:43C'est encore pire du point de vue des LR,
38:45parce qu'au moins, les socialistes ont obtenu
38:47la suspension de la réforme des retraites,
38:48tandis que les Républicains se sont donnés gratuitement.
38:50Mais surtout, sur les 50 LR,
38:52il y en a deux tiers qui sont élus
38:53dans des circonscriptions rurales.
38:55Mais c'est pour ça que j'ai du mal aussi
38:59à comprendre la position des Républicains.
39:02Parce que l'électorat LR aujourd'hui
39:04est un électorat qui est ancré dans les terres,
39:06dans la ruralité.
39:08C'est un électorat qui a bien compris
39:09que la souveraineté était l'élément central
39:11de cet échec sur le Mercosur.
39:14Et que ce n'est pas tant l'accord de libre-échange ou non.
39:18Ce n'est pas que ça.
39:19Ça va bien au-delà.
39:20C'est l'humiliation.
39:21C'est Mme van der Leyen qui fait une vidéo vendredi
39:23pour se féliciter de l'accord du Mercosur.
39:25Alors que la France dit non.
39:27C'est l'Allemagne qui va retirer,
39:29selon nos conféreurs du point,
39:31certains éléments qui auraient pu permettre
39:32de protéger de ce libre-échange à tout voire
39:35et de cet accord qui est contre-nature
39:37pour les agriculteurs.
39:38Les députés LR pensent la même chose
39:39que les députés PS ?
39:40Ils n'ont pas envie de perdre leur siège ?
39:41Oui, TNC, nous verrons la semaine prochaine.
39:43Le siège ou les convictions ?
39:44C'est quand même important.
39:45C'est vite fait.
39:47Le choix est vite fait, apparemment.
39:48Visiblement, bien sûr.
39:49Mais attendez, je peux les comprendre.
39:51Vous savez, dans les bronzés,
39:52c'est la séquence de ce qui dit
39:55« Je ne sais pas ce qu'il me retient
39:55de te casser la gueule ».
39:56La trouille peut-être ?
39:57Oui, c'est ça.
39:58Voilà.
39:59L'Iran.
39:59Alors que le peuple iranien se révolte
40:01au péril de leur vie,
40:03eh bien la répression est sanglante.
40:05À Paris, des milliers de manifestants
40:06se sont rassemblés dans le calme
40:08pour apporter le soutien.
40:10Je ne vous donnerai pas ce soir
40:11le bilan humain de cette répression sanglante,
40:14tant il est difficile d'avoir
40:16toutes les informations.
40:18Il n'y a qu'une seule ONG
40:19qui présente un bilan.
40:20Et vous avez des témoignages
40:23qui nous rapportent
40:24des chiffres beaucoup plus importants.
40:26Donc je ne veux pas m'avancer là-dessus.
40:28Ce que je constate,
40:28c'est qu'il y a eu une mobilisation
40:30aujourd'hui à Paris
40:31qui s'est passée dans le calme.
40:32Il y avait des drapeaux,
40:33évidemment, iraniens,
40:34mais aussi des drapeaux français,
40:36il y avait des drapeaux israéliens.
40:37Il n'y a pas eu de champs hostiles
40:39à la France.
40:40Je n'ai pas vu aussi
40:41de députés en première ligne
40:42de la gauche radicale.
40:44J'étais plutôt surpris.
40:44Ils avaient pisciné ?
40:45Peut-être qu'ils étaient ailleurs,
40:46effectivement.
40:47Mais il n'y a pas d'autres agendas.
40:48Il n'y a pas d'agenda séparatiste
40:49dans ce cas-là.
40:50Donc ça se passe bien.
40:51Les dernières infos...
40:52Je voulais qu'on voit le sujet,
40:54mais je vous propose
40:54d'écouter Aurore Berger.
40:55Ce n'est pas n'importe qui.
40:56Elle est ministre
40:56et elle aspire
40:57à ce que le régime des Molas tombe.
40:59Voilà une parole claire,
41:01courageuse,
41:02d'une ministre.
41:04Peut-être que le Quai d'Orsay
41:05aura cette même parole
41:06dans les prochaines semaines.
41:07Cette contestation
41:10ne s'est jamais arrêtée.
41:11Je pense à toutes ces femmes
41:12qui continuent à danser,
41:14qui continuent à s'exposer,
41:16qui continuent à le faire
41:17des cheveux au vent
41:18et qui prennent à chaque fois
41:19le risque d'être enfermées
41:21de manière arbitraire,
41:22sans aucun procès,
41:23voire qui prennent le risque
41:24de leur vie.
41:25Et c'est à elles
41:26qu'il faudrait penser.
41:27Est-ce que vous souhaitez
41:27la chute du régime des Molas ?
41:29Je pense que ce serait fou
41:31de ne pas souhaiter
41:32qu'un régime qui oppresse
41:34puisse un jour
41:37tomber et garantir
41:38qu'ensuite,
41:39on ait une transition
41:40qui soit une transition
41:41qui respecte les droits
41:42et les libertés.
41:43Vous souhaitez la chute
41:43du régime des Molas ?
41:44Mais qui pourrait vous dire
41:45à votre micro
41:46qu'il espère
41:47que le régime des Molas
41:49survive ?
41:51Mais en revanche,
41:53c'est vrai qu'il peut y avoir
41:54un certain malaise
41:55pour expliquer
41:55ce qui est en train
41:56de se passer
41:56du côté d'une partie
41:57de la classe politique
41:58ou médiatique.
41:59Oui, d'autant plus
42:00que vous savez,
42:01on n'a pas de bilan,
42:02mais les images qui circulent
42:03sont absolument terribles.
42:05Ce sont des manifestants
42:06qui affrontent à main nue
42:07des gens qui tirent sur eux
42:08à balle réelle.
42:10On voit des blessés
42:11dans les hôpitaux
42:12qui ne sont pas soignés
42:13parce qu'évidemment,
42:14les hôpitaux sont aux mains
42:15du régime.
42:16Et on a même
42:17des témoignages
42:18de personnes
42:18qui doivent payer
42:191000 ou 2000 dollars
42:20pour récupérer
42:22le corps de leur fils
42:23ou de leur fille mort.
42:24Donc, c'est absolument
42:25atroce ce qui se passe.
42:26Et effectivement,
42:27une partie de la classe politique
42:28est aujourd'hui mal à l'aise
42:30parce qu'ils n'ont pas
42:32ouvertement soutenu
42:33ce régime islamiste,
42:34mais ils ne l'ont jamais non plus
42:35critiqué véritablement.
42:36Certains sont accusés
42:37d'avoir une grande proximité
42:39avec certains
42:40du régime islamique.
42:42J'ai le souvenir
42:43des mobilisations
42:44après la mort de Massa Amini.
42:46C'était il y a déjà
42:46trois ans.
42:48Elle avait été tuée
42:49parce que...
42:49morte,
42:50parce qu'elle portait...
42:51et arrêtée
42:51parce qu'elle portait mal
42:52son voile en Iran.
42:54Mobilisation place
42:55de la République
42:56avec une certaine
42:57Sandrine Rousseau
42:58qui voulait prendre la parole
42:59à ce moment-là
42:59et qui a été renvoyée
43:00Manu Militari
43:01en disant
43:01vous n'êtes pas les bienvenus
43:02et qui avait été hué
43:04au moment de sa prise de parole.
43:06Les amis,
43:06c'est déjà terminé ?
43:07Non.
43:08Merci à tous les cas.
43:09Ça va passer trop vite.
43:10C'est vrai que ça passe vite.
43:12Je voudrais remercier
43:12vraiment les téléspectateurs
43:13parce qu'ils ont été
43:14très nombreux hier.
43:16Appelez-les les prisonniers.
43:18Vous n'imaginez pas
43:19le nombre de messages
43:20qu'il y a.
43:21Je suis retenu prisonnier
43:22depuis plus d'une heure
43:24devant mon écran
43:25par Elliot Deval
43:26et ses lieutenants.
43:27Aidez-moi.
43:28C'est Nasgeil
43:29qui écrit ça.
43:32C'est incroyable
43:34le nombre de prisonniers.
43:35Les gens prennent conscience
43:36Elliot, enfin.
43:37Grâce à France Inter
43:38et Julien Merger.
43:39C'est de la faute
43:40d'Éric Nolo,
43:41vous le savez.
43:42Merci à tous les quatre.
43:42Merci à Julien Duroux
43:44et Lucas Pusutil
43:45qui ont préparé
43:46cette émission.
43:47Et nous,
43:47on se retrouve bien sûr
43:48la semaine prochaine.
43:49L'info se poursuit
43:49avec Enquête d'Esprit
43:51bien évidemment.
Commentaires