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  • il y a 6 mois
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.

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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi.
00:00:0495 000 foyers sont toujours privés de courant ce matin, la plupart en Normandie.
00:00:09Conséquence du passage de la tempête Goretti qui a balayé le nord-ouest de la France il y a un peu plus de 24h.
00:00:14On va retrouver nos équipes sur place.
00:00:17Au lendemain du placement en détention du propriétaire du bar incendie à Grand-Montana,
00:00:20il y a 10 jours, je reçois dans un instant l'avocat de plusieurs victimes de la tragédie et de leurs proches.
00:00:25Et à 11h, nous serons en direct avec Marie, infirmière suisse dont les deux filles sont blessées, l'une d'elles grièvement brûlée.
00:00:34Nouvelle dissolution en vue en cas de censure du gouvernement Lecornu.
00:00:38L'exécutif met un gros coup de pression sur les députés qui peinent toujours à s'entendre sur un budget pour cette année.
00:00:45Explication et réaction à suivre.
00:00:47Et puis, on suit également ce matin les nouvelles actions des agriculteurs en colère.
00:00:51Un barrage filtrant est prévu notamment à la mi-journée au péage du pont de Normandie entre Honfleur et Le Havre,
00:00:56notamment pour dénoncer l'accord UE-Mercosur.
00:00:59Bruxelles a donné hier son feu vert malgré l'opposition de la France.
00:01:03BFM Direct épisode 39, c'est parti.
00:01:05C'est l'info de la matinée.
00:01:1995 600 foyers sont, d'après Enedis, toujours privés de courant.
00:01:24Une trentaine d'heures après le passage de la tempête Goretti.
00:01:27Les difficultés restent concentrées dans la région Normandie.
00:01:30Ce matin, des techniciens sont à l'œuvre alors que trois quarts des clients ont, nous dit encore Enedis,
00:01:35été réalimentés en électricité depuis le passage de Goretti.
00:01:39Bonjour Capucine Dièse.
00:01:40Merci d'être avec nous.
00:01:41Vous êtes reporter BFM TV.
00:01:42Vous êtes à Cherbourg-en-Cotentin, dans la Manche, en Normandie.
00:01:45Donc, les stigmates de Goretti restent très visibles par endroits, autour de vous en particulier.
00:01:53Ah oui, tout à fait.
00:01:53Je pense que vous le voyez très bien sur ces images.
00:01:56On est dans un lotissement de la Glacerie.
00:01:58C'est une petite commune à quelques kilomètres de Cherbourg.
00:02:02Et ici, des dizaines et des dizaines d'arbres ont été arrachés par la tempête.
00:02:06Ce sont des arbres très imposants quand même, de plusieurs mètres de hauteur.
00:02:10Les souches des arbres sont donc maintenant à l'air libre.
00:02:14Mais surtout, les arbres sont tombés à proximité des habitations,
00:02:19juste à côté justement de votre maison, Fabienne.
00:02:22Quelle a été votre première réaction quand vous vous êtes réveillé hier matin ?
00:02:26J'ai eu très peur parce qu'on se demandait s'il n'y avait pas eu trop de dégâts,
00:02:29s'il n'y avait pas des scatés, des maisons ou quoi que ce soit.
00:02:34Donc, c'est vraiment très impressionnant quand on voit les arbres.
00:02:38Vous me disiez, vous ne le voyez pas de votre fenêtre au départ ?
00:02:41Non, je ne voyais pas au départ parce que bon, déjà, je venais de me réveiller.
00:02:45Mais c'est ma fille qui m'a dit, ma maman, tu as vu l'arbre qui est devant chez toi ?
00:02:49Je lui ai dit, va voir à la fenêtre.
00:02:52Et j'ai été remontée dans le bureau de mon mari.
00:02:53Et c'est là que j'ai vu que là, mais je n'avais pas vu par ici.
00:02:57C'est vraiment très impressionnant.
00:02:58Et vous me disiez, vous avez passé une mauvaise nuit.
00:03:00Ah oui, une mauvaise nuit.
00:03:01Parce que quand on entend des bruits, tout ça, ça fait peur.
00:03:04On a peur que ça nous tombe sur la maison.
00:03:07On ne sait pas ce qui va se passer.
00:03:08Donc, c'est très impressionnant.
00:03:10Finalement, heureusement, votre maison a été épargnée.
00:03:12Ma maison a été épargnée, oui.
00:03:13J'étais bien contente.
00:03:14Parce que, vu la grandeur des arbres, la hauteur qu'ils ont,
00:03:18je sais qu'ils seraient tombés.
00:03:20Ils seraient tombés sur ma chambre et salle de mon mari.
00:03:22Merci beaucoup, Fabienne.
00:03:24Les autorités continuent, évidemment, d'essayer de dégager au plus vite toutes les routes.
00:03:30Six capucines dièses avec Jérémy Paolini dans la Manche pour BFM TV.
00:03:33Ce matin, il y a aussi cette alerte orange, neige et verglas sur six départements du nord-est,
00:03:39les Vosges en particulier, où l'on vous retrouve.
00:03:42Arthur Descudé, bonjour.
00:03:43Vous êtes à Epinal, Arthur.
00:03:47Juste à côté d'Epinal, exactement.
00:03:49On est dans le village du Hou et regardez ces images,
00:03:52ces images plutôt de bonheur où les habitants sont en train de faire des batailles de boules de neige
00:03:57parce que la neige tombe depuis ce matin.
00:03:59On est quasiment à 6 cm de neige.
00:04:02On a rencontré cette famille, ces amis qui habitent ici.
00:04:05Bonjour Jordan, je vous dérange dans votre bataille de neige.
00:04:08C'est rare de voir autant de neige dans ce village des Vosges ici.
00:04:11On est quand même habitués dans les Vosges.
00:04:14Vous me disiez, 6 cm de neige, alors vous prenez de la neige dans l'usage moi aussi.
00:04:18Comment on en profite de cette neige et comment on s'adapte aussi Jordan ?
00:04:22Au niveau de s'adapter, il faut intusper un peu.
00:04:24On a été faire les cours hier.
00:04:26Les voitures, il faut avoir des voitures équipées.
00:04:28Après, on ira faire de la luge avec les enfants probablement.
00:04:30On est obligé de mettre les pneus neige ou les chaînes ou les pneus neige ?
00:04:36Qu'est-ce que c'est le mieux Jordan ?
00:04:37Le mieux, c'est quand même les pneus neige.
00:04:39Au moins, vous les avez tout le temps.
00:04:40Les chaînes, c'est pratique.
00:04:42Par contre, on peut rouler moins vite.
00:04:44C'est un peu plus compliqué.
00:04:45En tout cas, vous en profitez avec vos enfants.
00:04:48Je ne sais pas s'il y en a un qui veut répondre à une de mes questions.
00:04:50Comment ça se passe dans la neige ?
00:04:53Tu peux nous raconter ce que tu es en train de faire ?
00:04:55C'est trop bien.
00:04:55C'est trop bien ?
00:04:56Tu profites bien ?
00:04:57Vous voyez, ces enfants profitent en tout cas de cette neige qui est toute fraîche,
00:05:01qui continue de tomber ici dans le département des Vosges.
00:05:04Et ça va durer tout au long de la journée.
00:05:06Je rappelle cette vigilance orange qui est de mise jusqu'à minuit.
00:05:10Ce soir, vigilance orange pour neige et verglas.
00:05:12Merci Arthur, merci à Nicolas Dorossi qui vous accompagne dans ce village tout près d'Épinal, dans les Vosges.
00:05:18Dix jours après la tragédie de Cran-Montana en Suisse,
00:05:22le propriétaire français du bar incendié vient de passer sa première nuit en prison.
00:05:26Jacques Moretti a été placé hier en détention à l'issue d'une nouvelle audition,
00:05:30tandis que sa femme, elle, est ressortie libre.
00:05:32Jessica Moretti, qui a prononcé quelques mots face caméra après cette audition.
00:05:37Écoutons-la.
00:05:37Mes pensées constantes vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd'hui.
00:05:45C'est une tragédie inimaginable.
00:05:49Et jamais, jamais on n'aurait pu imaginer ça.
00:05:54Et ça s'est passé dans notre établissement.
00:05:56Et je tiens à m'excuser.
00:06:01Bonjour Sébastien Fonti.
00:06:02Bonjour.
00:06:03Merci d'avoir accepté l'invitation de BFM TV.
00:06:05Merci à vous.
00:06:05Ce matin, vous venez tout juste d'arriver en France.
00:06:09Vous venez de Suisse, évidemment.
00:06:10Vous êtes l'avocat de plusieurs victimes de l'incendie du bar Le Constellation,
00:06:15dont on vient d'entendre la copropriétaire.
00:06:17Vous réagirez dans quelques instants.
00:06:18D'abord, permettez-moi de vous demander des nouvelles de celles et ceux que vous représentez
00:06:22et qui sont dix jours après les fêtes toujours hospitalisés.
00:06:26Alors, je représente.
00:06:28Dix heures et demie, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans BFM Direct.
00:06:30Avec cette question, également à la une de l'actualité ce matin, est-ce qu'on va vers une nouvelle dissolution ?
00:06:35Un an et demi après le choc de la première, l'exécutif remet la pression sur les députés.
00:06:40En ce début de week-end, on y revient dans un instant.
00:06:42D'abord, écoutons.
00:06:43C'était hier soir, ici même, le ministre de l'Économie.
00:06:45Aujourd'hui, soit on est capable de converger vers un budget rapidement,
00:06:51soit on décide plutôt de choisir le désordre.
00:06:54Donc, on a deux groupes, vous les avez mentionnés, la France Insoumise et le Rassemblement National,
00:06:57qui décident de déposer une motion de censure.
00:07:00Évidemment, si on censure le gouvernement, après tout ce travail,
00:07:04avec les groupes constructifs qui veulent avoir un budget,
00:07:08et que cette censure est votée,
00:07:09ça veut dire qu'il y a plus de la moitié des parlementaires
00:07:11qui remettent en cause le travail qu'on a fait.
00:07:13Dans ce cas-là, la conclusion logique,
00:07:16ce n'est pas moi qui en déciderais, vous le savez,
00:07:18ce n'est pas mes prérogatives institutionnelles,
00:07:19ça serait évidemment une dissolution.
00:07:21Bonjour Jérémy Trottin, éditorialiste politique BFM TV.
00:07:24L'exécutif agite de nouveau le spectre de législatives anticipées,
00:07:28bientôt, au mois de mars.
00:07:29C'est ça.
00:07:30Il y avait comme une rumeur qui indiquait ces dernières semaines
00:07:33qu'Emmanuel Macron était favorable à l'organisation de législatives anticipées
00:07:36autour des municipales.
00:07:38Et hier, on a vu le Premier ministre
00:07:39qui a tout simplement interrogé le ministre de l'Intérieur
00:07:43pour savoir s'il était en effet possible d'organiser
00:07:45à la fois les municipales, donc les 15 et 22 mars prochains,
00:07:49et les législatives anticipées.
00:07:52Alors ça a provoqué quand même beaucoup d'interrogations
00:07:54à la fois dans la majorité, mais aussi dans l'opposition.
00:07:57On se demande pourquoi Sébastien Lecornu agite à nouveau
00:07:59le spectre de la dissolution en ce moment.
00:08:02Alors à Matignon,
00:08:03voyant que cette déclaration prenait de l'ampleur,
00:08:07on nous expliquait qu'il n'y avait absolument rien de nouveau sous le soleil,
00:08:11qu'on avait toujours dit qu'une censure entraînerait une dissolution.
00:08:15Mais ce qui est étrange, c'est que Sébastien Lecornu,
00:08:17pour justifier hier cette interrogation auprès du ministère de l'Intérieur,
00:08:20ne s'est pas basée sur une éventuelle censure des socialistes
00:08:23dans le cadre des discussions sur le budget,
00:08:25mais sur d'autres motions de censure déposées hier par la France Insoumise
00:08:29et par le Rassemblement National sur la question du Mercosur,
00:08:32deux motions de censure qui n'ont absolument aucune chance de passer.
00:08:36Donc stratégiquement et d'un point de vue politique,
00:08:38c'est un petit peu étrange,
00:08:39d'autant que la réaction côté opposition ne s'est pas faite attendre.
00:08:43Jean-Luc Mélenchon très vite a dit « bah chiche »,
00:08:45a organisé des législatives anticipées,
00:08:47on va s'amuser, vous verrez qu'il n'y aura plus de macronistes à l'Assemblée.
00:08:50– Nous n'avons pas peur de l'élection, dit Jean-Luc Mélenchon.
00:08:52– Pareil, du côté du Rassemblement National,
00:08:54qui estime que le Premier ministre est en réalité très fébrile,
00:08:57et puis interrogation aussi du côté des socialistes
00:08:59qui étaient pourtant en train d'essayer de se rapprocher des positions du gouvernement,
00:09:04de faire un certain nombre de concessions sur le budget
00:09:09pour arriver à passer enfin ce budget,
00:09:11tourner la page définitivement pour se consacrer justement aux municipales.
00:09:14– Benjamin Nuka est avec nous, bonjour, merci.
00:09:16Vous êtes député écologiste et social des Yvelines.
00:09:19Vous êtes sensible à ce coup de pression venu du gouvernement et du président aussi derrière lui ?
00:09:24– Au sensible, non. La ficelle est grosse, la manœuvre est grossière.
00:09:29De quoi s'agit-il ? Il s'agit de la part du gouvernement et d'Emmanuel Macron
00:09:32de tenter de faire pression sur les collègues qui, au sein de l'Assemblée nationale,
00:09:36hésiteraient à réagir à ce qui va probablement se passer,
00:09:38c'est-à-dire un 49-3 sur le budget, un coup de force.
00:09:41Et les propos que vous avez rapportés du ministre Lescure hier sur votre plateau sont clairs.
00:09:45Il nous dit « notre budget, c'est à prendre ou à laisser ».
00:09:47Eh bien ça ne marche pas comme ça, ça ne fonctionne pas comme ça.
00:09:49Nous sommes opposés pour notre part à l'orientation économique, sociale, budgétaire
00:09:53qui est celle d'Emmanuel Macron depuis 8 ans.
00:09:55Et donc évidemment, logiquement, cet affrontement-là, il se traduira
00:09:59s'il y a passage en force par une motion de censure.
00:10:03– Et donc, dans ce cas-là, si on va vers une dissolution des législatives anticipées,
00:10:09s'ils veulent le faire, qu'ils le fassent, c'est Jean-Luc Mélenchon qui le dit,
00:10:12vous le dites de la même manière ?
00:10:13– C'est le président de la République qui décide, c'est sa prérogative,
00:10:16je respecte les institutions. Si le président de la République dissout,
00:10:19eh bien quand on est démocrate, on n'a pas peur du suffrage universel.
00:10:23Et on ne le redoute pas. Et donc nous irons devant les électrices et devant les électeurs.
00:10:26Et là, moi, je m'adresse à mon camp, la gauche et les écologistes.
00:10:28Ça veut dire qu'il faut que nous soyons capables de nous rassembler,
00:10:30d'offrir une alternative qui puisse construire un chemin différent
00:10:33que celui que la France emprunte depuis 8 ans avec Emmanuel Macron,
00:10:36qu'elle emprunte très dramatique avec M. Bardella et Mme Le Pen.
00:10:39Donc c'est ça le sujet qui serait devant nous.
00:10:40Mais encore une fois, on est au début d'un processus.
00:10:42Si le Premier ministre et le président de la République comptent sur ces coups de pression
00:10:47un peu grossiers, à vrai dire, cousus de fil blanc,
00:10:49auxquels on s'attendait depuis plusieurs jours,
00:10:51pour que nous changions notre position sur le budget,
00:10:53sur notre sentiment face au passage en force prévu par le gouvernement,
00:10:58ça ne fonctionnera pas.
00:11:00– Jérémy, il faut bien comprendre que s'il y avait de nouvelles législatives anticipées,
00:11:04elles interviendraient au même moment qu'un autre scrutin de premier ordre,
00:11:08les municipales.
00:11:09– Les municipales, c'est en effet la demande qui a été faite hier de Sébastien Lecornu
00:11:13au ministère de l'Intérieur.
00:11:14Est-ce qu'il est possible d'organiser et de se préparer d'ailleurs
00:11:17à une organisation conjointe de ces deux élections ?
00:11:21Alors les formations politiques aujourd'hui sont quand même un peu embarrassées
00:11:25parce que, que ce soit les LR ou les socialistes,
00:11:28les enjeux des municipales sont prioritaires pour eux.
00:11:30en ce moment, c'est l'enjeu capital, retrouver et garder un certain nombre de places fortes
00:11:36parce que ces deux formations politiques sont très ancrées encore dans les territoires.
00:11:41Et organiser des législatives anticipées au même moment,
00:11:45je vous assure que pour les maires qui sont sortants et candidats actuellement,
00:11:48pour eux, c'est particulièrement problématique
00:11:52parce que ça viendrait nationaliser ces élections
00:11:55et bouleverser complètement la campagne des municipales.
00:11:59Tout ça parce que le gouvernement n'arrive pas à faire adopter son budget.
00:12:03Donc en réalité, cette menace de dissolution n'arrange pas grand monde.
00:12:08Alors on le voit, Benjamin Lucas dit, d'ailleurs,
00:12:11dont le parti a permis l'adoption du budget de la sécurité sociale.
00:12:15Aujourd'hui, un certain nombre de socialistes
00:12:18et visiblement beaucoup d'écologistes sont en train de se dire
00:12:21qu'en cas de censure, ils voteraient cette fois à la censure
00:12:24avec le risque de faire tomber Sébastien Lecornu.
00:12:27Alors ça aura des conséquences.
00:12:28C'est-à-dire que le gouvernement, Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu le disent,
00:12:31si jamais il y a censure, si jamais le Premier ministre tombe,
00:12:34c'est toute l'Assemblée qui tombera.
00:12:35Benjamin Lucas, il s'agit pour le Premier ministre, d'abord,
00:12:39de réduire le risque d'une adoption des motions de censure
00:12:42et du RN et de LFI qui seront examinées la semaine prochaine,
00:12:46entre mardi et mercredi. Vous les voterez ?
00:12:49Écoutez, pour ce qui est de mon groupe, nous allons en discuter.
00:12:52Moi, je suis favorable à voter, non pas la motion de censure
00:12:55du RN, je n'ai jamais voté un texte présenté par le RN.
00:12:59Je tâche d'être fidèle au barrage républicain,
00:13:01contrairement à d'autres et notamment aux macronistes.
00:13:04En revanche, j'ai voté toutes les motions de censure
00:13:06déposées par la gauche contre ce gouvernement
00:13:08depuis la dissolution provoquée par Emmanuel Macron,
00:13:11parce que je considère, encore une fois, aussi,
00:13:14qu'il y a une illégitimité démocratique de M. Lecornu,
00:13:17de son gouvernement, comme M. Barnier, comme M. Bayrou,
00:13:19depuis la dissolution provoquée par le président de la République,
00:13:22celui-ci s'est acharné à refuser de respecter
00:13:25le résultat des élections législatives.
00:13:27Celui-ci s'est acharné à maintenir au pouvoir
00:13:29son clan, la macronique, qui applique
00:13:31peu ou prou la même politique.
00:13:32Donc, je n'ai pas de raison de changer d'avis aujourd'hui.
00:13:34Les raisons pour lesquelles j'ai censuré,
00:13:36j'ai cherché à censurer à plusieurs reprises
00:13:37ce gouvernement macroniste,
00:13:39n'ont pas changé.
00:13:41Évidemment, je souhaite que ce gouvernement s'en aille
00:13:43parce qu'il mène une mauvaise politique
00:13:45et parce qu'il est en lui-même, son existence même,
00:13:47est une violence démocratique
00:13:48à l'égard des Françaises et des Français
00:13:49qui ont voté le 7 juillet 2024.
00:13:52Merci, Benjamin-Luc Alain-Dil, d'avoir été avec nous.
00:13:55Merci, Jérémy.
00:13:55J'en profite pour vous annoncer avec Queenie.
00:13:57Regardez un rendez-vous important demain
00:13:59sur l'antenne de BFM TV,
00:14:01BFM Paul, Guillaume Naret,
00:14:03qui sera à la manette
00:14:05pour orchestrer un débat
00:14:07entre François-Xavier Bellamy, de LR,
00:14:09et Marine Tondelier, la patronne des écologistes.
00:14:11Rendez-vous à midi demain,
00:14:12pour suivre ce débat en direct.
00:14:15On voulait également, ce matin,
00:14:17tenter de comprendre
00:14:18ce qui se passe depuis des semaines maintenant
00:14:20au niveau d'un site de l'opérateur Orange
00:14:23à Marseille.
00:14:24Parce qu'on a appris cette semaine
00:14:25qu'il était de nouveau fermé.
00:14:27Plusieurs impacts de balles de gros calibre
00:14:29ont été constatés sur la façade
00:14:31de l'un des bâtiments.
00:14:32Quelques semaines après un premier incident,
00:14:34le quartier abrite
00:14:35de nombreux points de deal.
00:14:36Jimmy compte.
00:14:39Nous avons joint la communication
00:14:40du groupe Orange.
00:14:42Elle nous confirme que la direction
00:14:43travaille sur un possible départ
00:14:45du site de Saint-Mauron.
00:14:46La recherche d'un nouveau site
00:14:48et donc d'un déménagement
00:14:49est une option.
00:14:51Nous envisageons différents scénarios
00:14:53avec toujours comme boussole
00:14:54la sécurité de nos salariés.
00:14:57Aucun lieu n'est encore défini,
00:14:58mais il n'y a par contre
00:14:59aucune volonté de quitter Marseille.
00:15:02Lundi matin,
00:15:03quatre impacts de balles
00:15:04ont été découverts
00:15:05sur la façade de l'établissement.
00:15:07Pour ce représentant syndical,
00:15:08la situation ne laisse plus le choix.
00:15:10C'est une très bonne nouvelle.
00:15:12Depuis le début,
00:15:13nous demandons le déménagement
00:15:14du secteur tertiaire.
00:15:15Maintenant, après les mots,
00:15:17il faut passer aux actes.
00:15:18On espère qu'une communication
00:15:19sera faite aux salariés prochainement.
00:15:21Un déménagement concernerait
00:15:23près de 750 salariés.
00:15:25En revanche, dans l'immédiat,
00:15:27les équipes techniques
00:15:28devront rester sur place.
00:15:29Il y a un socle technique
00:15:31avec de nombreux serveurs
00:15:32et il y a besoin
00:15:33d'une maintenance sur ce site.
00:15:35C'est très compliqué
00:15:36de délocaliser ce service.
00:15:38Selon nos informations,
00:15:40le déménagement
00:15:40pourrait prendre plusieurs mois
00:15:41avant d'être officialisé.
00:15:43En attendant,
00:15:43des salariés ont été redirigés
00:15:45vers d'autres sites
00:15:46de l'opérateur télécom à Marseille,
00:15:48tandis que d'autres
00:15:49poursuivent en télétravail.
00:15:51Et on en parle avec Sébastien Crozier.
00:15:52Bonjour.
00:15:53Bonjour.
00:15:53Soyez le bienvenu.
00:15:54Vous êtes le président
00:15:54de la CFE CGC
00:15:56chez Orange.
00:15:57Est-ce que vous diriez
00:15:58que vos collègues
00:16:00qui ne sont plus
00:16:02sur ce site
00:16:03pour des raisons
00:16:05de sécurité,
00:16:06si d'aventure
00:16:07ils y revenaient,
00:16:08seraient directement
00:16:10en danger ?
00:16:12Ça fait quatre ans
00:16:14que nous avons alerté
00:16:15la direction
00:16:16sur la question
00:16:17de la localisation
00:16:19des emplois
00:16:21tertiaires
00:16:22à Marseille
00:16:23puisqu'il y avait
00:16:24une volonté
00:16:25de les regrouper.
00:16:26et le choix
00:16:27de ce site
00:16:28avait déjà été
00:16:29dénoncé
00:16:29comme étant
00:16:30hasardeux.
00:16:32Hasardeux
00:16:32pour plusieurs raisons
00:16:33parce que d'une part
00:16:34c'est un site
00:16:34qui a été historiquement
00:16:35construit
00:16:36pour être un bâtiment
00:16:36technique avant tout
00:16:37et effectivement
00:16:39son caractère
00:16:40à la fois stratégique
00:16:41pour la ville
00:16:42et on va dire
00:16:43non déménageable
00:16:44fait qu'il restera
00:16:45un site technique
00:16:46et donc
00:16:48c'est absolument
00:16:49pas du tout
00:16:49un site adapté
00:16:50pour faire du tertiaire
00:16:51des locaux,
00:16:52des bureaux
00:16:52et le deuxième élément
00:16:54c'est qu'il se trouve
00:16:55dans une zone
00:16:55qui est compliquée
00:16:56entre le centre-ville
00:16:57de Marseille
00:16:58et qui fait la jonction
00:16:59entre le centre-ville
00:16:59et les quartiers
00:17:00nord de Marseille
00:17:00d'une façon générale
00:17:02et qui abrite
00:17:02de nombreux points
00:17:03de deal
00:17:03c'est-à-dire que
00:17:04les bâtiments
00:17:04sont situés
00:17:05au milieu
00:17:05schématiquement
00:17:07du trafic de drogue
00:17:08d'un point de trafic
00:17:09de drogue
00:17:09à Marseille
00:17:10c'est un site technique
00:17:11qui n'est pas
00:17:12dans un environnement
00:17:13de bureaux
00:17:13ou d'un ensemble
00:17:14de bureaux
00:17:14donc c'est
00:17:15dans un quartier
00:17:16d'habitation
00:17:16où malheureusement
00:17:18l'ordre républicain
00:17:20est en panne
00:17:22depuis de nombreuses années
00:17:23vous diriez que vos collègues
00:17:26sont en danger
00:17:26est-ce que vous
00:17:27vous relayez ici même
00:17:28ce matin
00:17:28la parole de certains
00:17:29ou certaines d'entre eux
00:17:30qui ont peur
00:17:33aujourd'hui
00:17:33alors je pense que
00:17:34le sentiment d'insécurité
00:17:36s'est très gravement
00:17:37a été très gravement
00:17:39augmenté
00:17:41par les impacts
00:17:42de balles
00:17:43qui ont eu lieu
00:17:44sur le bâtiment
00:17:45un certain nombre
00:17:47de personnes
00:17:48appréhendent
00:17:49de venir
00:17:50sur ce site
00:17:51parce que
00:17:52les conditions
00:17:53les conditions
00:17:55d'accès
00:17:56sont rendues
00:17:57très difficiles
00:17:57le métro
00:17:58il y a des tags
00:18:00qui permettent
00:18:00de connaître
00:18:01telle ou telle
00:18:03composante
00:18:04de drogue
00:18:06qu'on peut acheter
00:18:06qui sont fléchées
00:18:08il y a effectivement
00:18:09du deal
00:18:10il y a une présence
00:18:10policière
00:18:11qui est largement
00:18:12insuffisante
00:18:12et donc effectivement
00:18:14il y a un sentiment
00:18:15d'insécurité
00:18:16de danger
00:18:18difficile de le dire
00:18:19avec des impacts
00:18:20de balles
00:18:21relevés
00:18:22ici et là
00:18:22sur certaines
00:18:23j'entends
00:18:23la question qui est posée
00:18:24est-ce que
00:18:26c'était une volonté
00:18:28d'expliquer à Orange
00:18:29qu'il fallait
00:18:30qu'il sorte du quartier
00:18:33c'est une vraie question
00:18:35c'est un message
00:18:36pour vous
00:18:37cette rafale
00:18:37constatée
00:18:38cette semaine
00:18:39au retour des vacances
00:18:40de Noël
00:18:40ce qui est un terrible message
00:18:42c'est l'incapacité
00:18:43de notre République
00:18:44à faire
00:18:45que l'ensemble
00:18:46des citoyens
00:18:47soient protégés
00:18:48et que nous vivions
00:18:49dans un univers
00:18:50de sécurité
00:18:51mais c'est aussi
00:18:52un terrible message
00:18:54de l'impuissance
00:18:55ou de l'incapacité
00:18:56plutôt que de l'incapacité
00:18:57de nos dirigeants politiques
00:18:58de nos dirigeants économiques
00:19:00à procurer un emploi
00:19:01qui puisse venir
00:19:02en concurrence
00:19:03du trafic de drogue
00:19:05dans ce quartier-là
00:19:06si la drogue
00:19:07est aussi présente
00:19:08c'est parce que
00:19:09le taux de chômage
00:19:10est à son maximum
00:19:11Orange n'a fait
00:19:12que localiser
00:19:13des emplois
00:19:14sans proposer
00:19:17à aucun
00:19:18habitant
00:19:19de ce quartier
00:19:20de venir travailler
00:19:21sur ce site
00:19:22donc on a
00:19:23entre guillemets
00:19:24créé
00:19:25un site
00:19:26où en fait
00:19:27qui n'est absolument
00:19:28pas du tout
00:19:28inséré
00:19:29dans la cité
00:19:30et adapté géographiquement
00:19:32nous sommes justement
00:19:34en direct
00:19:35avec Bruno Barthochetti
00:19:36bonjour
00:19:36vous êtes secrétaire
00:19:37national de la zone sud
00:19:37du syndicat policier
00:19:38unité
00:19:39vous connaissez très bien
00:19:40le secteur
00:19:41pour dire les choses
00:19:42clairement
00:19:42si je résume
00:19:45la situation
00:19:46qui paraît
00:19:46assez ubuesque
00:19:47c'est que
00:19:48le site
00:19:49Orange
00:19:50dont on parle
00:19:51qui est situé
00:19:51en plein cœur
00:19:52de Marseille
00:19:53il est en fait
00:19:53situé en plein cœur
00:19:55d'une guerre
00:19:57des gangs
00:19:57d'une guerre
00:19:58de narco-trafiquants
00:20:00c'est bien ça ?
00:20:00Oui bonjour
00:20:02oui c'est tout à fait ça
00:20:03situé dans un quartier
00:20:05qui est le plus pauvre
00:20:06de France
00:20:06effectivement
00:20:07le taux de chômage
00:20:08est très élevé
00:20:09vous avez un trafic
00:20:10de stupéfiants
00:20:11vous avez aussi
00:20:11une contrebande
00:20:12de cigarettes
00:20:13et donc j'ai envie
00:20:14d'appuyer un petit peu plus
00:20:15sur les propos
00:20:16de votre invité
00:20:17ce n'est pas un sentiment
00:20:18d'insécurité
00:20:19lorsqu'on constate
00:20:21des impacts de balle
00:20:22c'est qu'on est
00:20:23en insécurité
00:20:24est-ce que vous iriez
00:20:25travailler vous
00:20:26dans des locaux
00:20:26qui ont été
00:20:27criblés de balle
00:20:28la veille
00:20:29c'est pas possible
00:20:30donc en fait
00:20:31il faut comprendre
00:20:32que c'est signé
00:20:33les narcotrafiquants
00:20:34veulent prendre en otage
00:20:36et ils y arrivent
00:20:36la population
00:20:37ils signent en bas à droite
00:20:39en disant
00:20:39bon écoutez
00:20:40vous nous dérangez
00:20:40c'est notre secteur
00:20:42ça nous appartient
00:20:43vous dégagez
00:20:43c'est un véritable affront
00:20:45à l'endroit évidemment
00:20:46de la République
00:20:46à l'endroit de l'État
00:20:48et lorsqu'on parle
00:20:49de présence policière
00:20:50et bien on fait
00:20:51de notre mieux
00:20:52avec les moyens qu'on a
00:20:52c'est-à-dire qu'il nous manque
00:20:53facilement 500 policiers
00:20:54à Marseille
00:20:55c'est un fait
00:20:56Marseille est très très étendue
00:20:58on doit couvrir le terrain
00:20:59et là en ce moment
00:21:00l'État recule
00:21:01c'est un échec
00:21:02de l'État
00:21:02je ne veux pas rentrer
00:21:04dans des polémiques
00:21:05politiques
00:21:06mais nous c'est du factuel
00:21:07sur le terrain
00:21:08quand on travaille
00:21:09et bien lorsqu'on
00:21:10on fait notre bilan
00:21:11en fin de soirée
00:21:12ou en fin de journée
00:21:13et bien on a constaté
00:21:14que parfois
00:21:15on n'a pas pu
00:21:16maîtriser
00:21:18certaines situations
00:21:18parce qu'on n'avait pas
00:21:19les moyens de couvrir
00:21:20certaines missions
00:21:21mais les salariés
00:21:22les salariés du campus
00:21:24orange de Marseille
00:21:25dont on parle
00:21:26actuellement
00:21:26ils sont de nouveau
00:21:27priés de rester
00:21:28chez eux
00:21:29mais en fait
00:21:30que risquent-ils
00:21:31ils risquent
00:21:32de se prendre
00:21:33une balle
00:21:34sortie d'un gros calibre
00:21:36d'une arme de guerre
00:21:37en fait
00:21:38c'est ça la réalité
00:21:39aujourd'hui à Marseille
00:21:40vous savez
00:21:41le trafic de stupéfiants
00:21:42on le voit
00:21:43malheureusement
00:21:44entraîne des victimes
00:21:46innocentes
00:21:47ou collatérales
00:21:48dans le trafic
00:21:49de stupéfiants
00:21:50et pourquoi pas
00:21:51malheureusement
00:21:52toucher physiquement
00:21:53un employé
00:21:54d'orange
00:21:55lorsqu'on tire
00:21:56à balle réelle
00:21:57et bien
00:21:57la volonté
00:21:58c'est d'aller plus loin
00:21:58que dans la provocation
00:21:59et j'ai bien peur
00:22:01que si malheureusement
00:22:02on ne prend pas des mesures
00:22:03alors là
00:22:03il faut réfléchir
00:22:06sur les mesures à prendre
00:22:06j'ai bien peur
00:22:07qu'un jour
00:22:07ce sera
00:22:08une atteinte physique
00:22:09qui ne se traduira
00:22:10peut-être pas
00:22:10par un tir physique
00:22:13mais peut-être
00:22:14une pression
00:22:15une pression
00:22:16supplémentaire
00:22:17à l'endroit des employés
00:22:18il y a 700 employés
00:22:19j'ai entendu d'orange
00:22:20je suis convaincu
00:22:22que si malheureusement
00:22:22on ne prend pas
00:22:23des mesures sérieuses
00:22:24et bien on va arriver
00:22:25à ce type de situation
00:22:27c'est fort probable
00:22:29les autorités
00:22:30ont pris des mesures
00:22:31ces dernières semaines
00:22:32face à la situation
00:22:33la préfète de police déléguée
00:22:34à la sécurité
00:22:35a décidé à Marseille
00:22:36de renforcer
00:22:36la présence policière
00:22:37en augmentant les rondes
00:22:39les patrouilles
00:22:39en poursuivant la mise en place
00:22:41d'une garde statique
00:22:41aux heures d'entrée
00:22:42et de sortie du site
00:22:43là il n'y a plus de garde statique
00:22:44parce que les locaux
00:22:45sont temporairement
00:22:46en tout cas fermés
00:22:48est-ce que vous considérez
00:22:48que c'est quoi
00:22:49c'est une forme de pansement
00:22:50mais un peu léger
00:22:51encore une fois
00:22:52face à la situation
00:22:53la préfète
00:22:55elle est remplie
00:22:56de bonne volonté
00:22:57comme tous les policiers
00:22:57à Marseille
00:22:58mais la préfète
00:22:59ne pourra pas sortir
00:22:59de son chapeau
00:23:00des effectifs
00:23:01que nous n'avons pas
00:23:02nous répondons
00:23:03à de nombreuses missions
00:23:04à Marseille
00:23:05Marseille c'est la deuxième
00:23:06ville de France
00:23:07c'est très étendu
00:23:08comme je vous disais
00:23:09c'est cinq fois
00:23:09Lyon
00:23:11en matière
00:23:11de terrain
00:23:13à couvrir
00:23:14donc
00:23:14on peut toujours
00:23:15se prioriser
00:23:16des missions
00:23:16si on n'a pas
00:23:18les effectifs
00:23:18on ne pourra pas
00:23:19et je peux vous dire
00:23:20une chose
00:23:20que la solution
00:23:21ce n'est pas non plus
00:23:22et là aussi
00:23:23ce serait un échec
00:23:24de mettre un quart de CRS
00:23:2524h sur 24
00:23:26devant le site Orange
00:23:27ce qu'il faut
00:23:27c'est avoir des effectifs
00:23:29de façon pérenne
00:23:30dans notre département
00:23:31et à Marseille
00:23:32pour pouvoir justement
00:23:33sécuriser cet endroit
00:23:34qui est très sensible
00:23:35et peut-être un plan
00:23:36d'urbanisation aussi
00:23:37me paraît nécessaire
00:23:38dans ce quartier
00:23:39j'insiste bien
00:23:40qui est vraiment
00:23:41très très pauvre
00:23:42c'est très difficile
00:23:43de vivre dans le quartier
00:23:44de Félix-Piat
00:23:45Saint-Mauron
00:23:45enfin tout ce qui compose
00:23:46le troisième arrondissement
00:23:47de Marseille
00:23:47Merci Bruno Bartocetti
00:23:49le mot de la fin
00:23:49Sébastien Crozier
00:23:50rapidement s'il vous plaît
00:23:51vous souhaitez intervenir
00:23:51Je crois que
00:23:53je crois que l'enjeu
00:23:54il est double
00:23:55c'est-à-dire qu'effectivement
00:23:56la question
00:23:58la question
00:23:58les personnels
00:24:00tertiaires
00:24:01ne peuvent plus rester
00:24:02sur ce site
00:24:03compte tenu
00:24:04de ce qui est arrivé
00:24:05on parlait effectivement
00:24:06tout à l'heure
00:24:06Donc pour vous
00:24:07plus aucun salarié
00:24:08ne peut retourner sur ce site
00:24:08Alors malheureusement
00:24:09l'ensemble des techniciens
00:24:11qui gèrent
00:24:12les infrastructures
00:24:13en sous-sol
00:24:13vont continuer
00:24:14à aller sur ce site
00:24:16Ah bah quand même
00:24:17donc vous nous dites
00:24:17des salariés vont revenir
00:24:18sur ce site
00:24:19au milieu
00:24:19Et c'est pour ça
00:24:20que la sécurité
00:24:21privée d'Orange
00:24:24reste présente
00:24:25sur le site
00:24:26parce que ce site
00:24:27permet d'alimenter
00:24:28une très grande partie
00:24:29de Marseille
00:24:30en termes de télécom
00:24:31Donc nous on a demandé
00:24:32la sortie
00:24:33des activités tertiaires
00:24:34qui se situent
00:24:35au-dessus
00:24:35des sous-sols
00:24:38et de trouver
00:24:39un autre lieu
00:24:40pour que les salariés
00:24:41soient en sécurité
00:24:42Merci Sébastien Crozi
00:24:43d'avoir accepté
00:24:43notre invitation
00:24:44dans quelques instants
00:24:45à la suite de BFM Direct
00:24:46On reviendra
00:24:46sur la situation
00:24:47en Normandie
00:24:48en particulier ce matin
00:24:4995 000 foyers
00:24:50toujours privés de courant
00:24:51après le passage
00:24:51de la tempête Goretti
00:24:53Attention
00:24:53Il est 11h
00:24:56Soyez les bienvenus
00:24:57si vous nous rejoignez
00:24:57dans BFM Direct
00:24:58à la une
00:24:5995 000 foyers
00:25:00toujours privés de courant
00:25:01ce matin
00:25:02la plupart en Normandie
00:25:02conséquence du passage
00:25:04de la tempête Goretti
00:25:05qui a balayé
00:25:06le nord-ouest de la France
00:25:07il y a environ 24h
00:25:09On va retrouver
00:25:09nos équipes sur place
00:25:11tout de suite
00:25:1110 jours après
00:25:13la tragédie de Cran-Montana
00:25:14témoignage poignant
00:25:15dans un instant
00:25:16celui de Marie
00:25:17qui sera en direct
00:25:17avec nous
00:25:18Marie infirmière suisse
00:25:20dont deux filles
00:25:21sont blessées
00:25:22l'une d'elles
00:25:22grièvement brûlée
00:25:24hier le propriétaire
00:25:25du Constellation
00:25:25a été placé
00:25:26en détention
00:25:27sa compagne à elle
00:25:28était laissée libre
00:25:29à l'issue de leur audition
00:25:30vous l'entendrez
00:25:32et puis en Suisse
00:25:32ce matin aussi
00:25:33les nouvelles actions
00:25:34des agriculteurs
00:25:35en colère
00:25:35un barrage filtrant
00:25:36est prévu à midi
00:25:37au PH du pont de Normandie
00:25:39entre Honfleur et Le Havre
00:25:40notamment pour dénoncer
00:25:41l'accord UE-Mercosur
00:25:42Bruxelles a donné hier
00:25:43son feu vert
00:25:44malgré l'opposition
00:25:45de la France
00:25:46C'est donc l'info de la matinée
00:26:0095 600 foyers
00:26:02sont privés
00:26:03de courant
00:26:04une trentaine d'heures
00:26:05après le passage
00:26:06de la tempête Goretti
00:26:07les difficultés
00:26:08restent concentrées
00:26:09dans la région Normandie
00:26:11ce matin
00:26:11notamment dans la Manche
00:26:12où vous vous trouvez
00:26:13pour BFM TV
00:26:14Capucine Dièse
00:26:15vous êtes au Ménil Oval
00:26:17et de nombreux lotissements
00:26:18restent donc privés
00:26:19d'électricité
00:26:20encore ce matin
00:26:21Oui tout à fait
00:26:26les trois quarts
00:26:27des foyers privés
00:26:27d'électricité
00:26:28l'ont retrouvé
00:26:29mais dans la Manche
00:26:30ce sont quand même
00:26:3035 000 foyers
00:26:32qui sont toujours concernés
00:26:34et Patricia
00:26:34justement
00:26:35c'est le cas
00:26:36de votre maison
00:26:37depuis deux jours
00:26:38vous n'avez plus d'électricité
00:26:38non on n'a plus d'électricité
00:26:40depuis deux jours
00:26:40donc on va se laver
00:26:42chez un bel moment
00:26:43à côté
00:26:43puis on se réchauffe
00:26:46en mettant des couvertures
00:26:47voilà
00:26:47la journée
00:26:48le plus difficile
00:26:50c'est quoi ?
00:26:50est-ce que c'est le froid ?
00:26:51est-ce que c'est la nourriture ?
00:26:53un peu tout
00:26:53parce qu'on a froid
00:26:54mais en plus
00:26:55la nourriture
00:26:55on mange froid
00:26:56mon congélateur
00:26:58est dans le garage
00:26:58je ne peux pas y accéder
00:26:59le frigidaire
00:27:00il va peut-être
00:27:01falloir que je le vide
00:27:02quand même
00:27:02parce que depuis deux jours
00:27:03c'est au frais
00:27:05c'est pas facile
00:27:07et vous me disiez justement
00:27:08avec ce garage
00:27:09vous avez un problème
00:27:10assez conséquent
00:27:11oui
00:27:11ma voiture est restée dedans
00:27:12et comme c'est électrique
00:27:13je n'arrive pas à l'ouvrir
00:27:14donc le congélateur est dedans
00:27:16et ma voiture aussi
00:27:16donc je n'ai rien
00:27:17merci beaucoup Patricia
00:27:20et bon courage
00:27:21en tout cas
00:27:21l'électricité
00:27:23selon Patricia
00:27:24en tout cas
00:27:24devrait revenir
00:27:25chez elle
00:27:26dans la journée
00:27:26merci
00:27:27Capucine-Diez
00:27:28avec Jérémy Paolini
00:27:29dans la Manche
00:27:30pour BFM TV
00:27:31sachant que ce matin
00:27:32il y a aussi
00:27:32une alerte orange
00:27:33neige et verglas
00:27:34ailleurs
00:27:35sur six départements
00:27:36du nord-est
00:27:37notamment les Vosges
00:27:38où l'on vous retrouve
00:27:38Arthur Descudé
00:27:39vous êtes toujours
00:27:40dans la périphérie
00:27:42d'Épinal
00:27:42Tout à fait
00:27:46on est dans le village
00:27:47d'Aucel
00:27:47justement
00:27:48en compagnie
00:27:48de monsieur le maire
00:27:49Alain Wani
00:27:50merci d'être avec nous
00:27:51aujourd'hui
00:27:52on voit la neige
00:27:53qui continue de tomber
00:27:54dans les Vosges
00:27:55dans votre village
00:27:55particulièrement
00:27:56on voit que les routes
00:27:57sont dans un état
00:27:58un peu catastrophique
00:28:00justement
00:28:00comment on fait
00:28:01pour entretenir les routes
00:28:01avec autant de neige
00:28:02monsieur le maire
00:28:03écoutez
00:28:03il faut se lever de bonheur
00:28:04et puis mettre les moyens
00:28:06avec les employés
00:28:07c'est ce qu'on a fait
00:28:08ce matin depuis 6h30
00:28:09ils sont en train
00:28:10de tourner sur les points hauts
00:28:11parce que là
00:28:12forcément
00:28:13c'est ce qui est
00:28:13le plus important
00:28:14c'est les voies
00:28:14qui sont très pentues
00:28:15donc les gens
00:28:17qui habitent là-haut
00:28:18même avec des pneus de neige
00:28:19ça peut être tendu
00:28:19donc on commence toujours
00:28:21par des points stratégiques
00:28:22les écoles
00:28:22les points hauts
00:28:23quand on déneige
00:28:24comme ça
00:28:24et ça va être
00:28:25un passage intempestie
00:28:27tout au long de la journée
00:28:28parce que ça va pas
00:28:29parce que la neige
00:28:29justement continue de tomber
00:28:30tout au long de la journée
00:28:31ici dans les Vosges
00:28:32comment on fait
00:28:34comment vous vous préparez
00:28:35à accueillir autant de neige
00:28:36dans ce village
00:28:37ah bah écoutez
00:28:38on a déjà des provisions
00:28:39au niveau gravillonnage
00:28:40épicène
00:28:41on a ce qu'il faut
00:28:42au niveau maternienne
00:28:43on a des employés
00:28:44qui sont motivés
00:28:45et qui savent
00:28:46très bien en fonction du temps
00:28:47regarder la météo
00:28:49on était en vigilance
00:28:50hier soir
00:28:51prévenu par la préfecture
00:28:52donc on avait déjà anticipé
00:28:53et l'anticipation
00:28:55fait qu'on arrive
00:28:56à résorber le problème
00:28:57ce qui est plus grave
00:28:58c'est quand il gèle derrière
00:28:59et là c'est très
00:29:00vous craignez justement
00:29:01ce gel
00:29:02c'est ça c'est ce que vous me disiez
00:29:03que j'ai peur
00:29:03si jamais ça devient
00:29:04des pluies verglaçantes
00:29:05qui gènent en plus derrière
00:29:07comme on a eu pendant
00:29:078 jours
00:29:08entre moins 11 et moins 16
00:29:10ça va devenir très compliqué
00:29:11à déneiger correctement
00:29:12voilà
00:29:13heureusement
00:29:13de telles températures
00:29:14ne sont pas attendues
00:29:15pour le reste de la journée
00:29:16on n'aura pas des températures
00:29:17jusqu'à moins 15 degrés
00:29:18merci monsieur le maire
00:29:19d'avoir été avec nous
00:29:21aujourd'hui en direct
00:29:22vous comptiez de le voir
00:29:23sur ces images de Nicolas de Roussy
00:29:24la neige qui tombe
00:29:25sans arrêt ici
00:29:27dans le département des Vosges
00:29:28et en particulier
00:29:28dans ce village de Dossel
00:29:30la vigilance orange
00:29:32neige et vergla
00:29:33est prévue jusqu'à minuit ce soir
00:29:34merci Arthur
00:29:35merci à Nicolas de Roussy
00:29:36qui vous accompagne
00:29:37dans les Vosges
00:29:38pour BFM TV
00:29:4010 jours
00:29:4110 jours après la tragédie
00:29:42de Cran-Montana en Suisse
00:29:43le propriétaire français
00:29:45du bar incendié
00:29:46vient de passer sa première nuit
00:29:47en prison
00:29:47Jacques Moretti
00:29:48a été placé en détention
00:29:50hier à l'issue d'une nouvelle audition
00:29:51tandis que sa femme
00:29:52est ressortie libre
00:29:53Jessica Moretti
00:29:53qui a prononcé quelques mots
00:29:55face caméra
00:29:56après cette audition
00:29:57mes pensées constantes
00:30:00vont vers les victimes
00:30:01et les gens qui se battent aujourd'hui
00:30:04c'est une tragédie inimaginable
00:30:07et jamais
00:30:10jamais on n'aurait pu imaginer ça
00:30:11et ça s'est passé dans notre établissement
00:30:15et je tiens à m'excuser
00:30:18et je recevais par ailleurs
00:30:21ici même
00:30:22à 10h
00:30:23Sébastien Fonti
00:30:24qui est l'avocat
00:30:25de plusieurs victimes
00:30:26de l'incendie du bar
00:30:27Le Constellation
00:30:28écoutez
00:30:29on ne commande jamais
00:30:30un placement en détention
00:30:31comme avocat de partie
00:30:32de partie civile
00:30:33parce qu'on ne souhaite à personne
00:30:35d'être placé en détention
00:30:36il faut le dire
00:30:36mais tout de même
00:30:37si vous voulez
00:30:38il y a quand même
00:30:39beaucoup de victimes
00:30:40qui ont dit
00:30:40enfin
00:30:41voilà c'est ce qui a été dit
00:30:43enfin
00:30:43donc il y a une part
00:30:44de satisfaction
00:30:44Oui mais cette satisfaction
00:30:46je dois immédiatement
00:30:47la juguler
00:30:48Pourquoi ?
00:30:49Parce qu'il n'est absolument
00:30:50pas certain
00:30:51que ce soir à 17h
00:30:52il n'y ait pas une libération
00:30:53Il faut savoir
00:30:54que c'est une proposition
00:30:56de placement en détention
00:30:57pour 3 mois
00:30:57soumise désormais
00:30:59à un juge
00:31:00au tribunal des mesures
00:31:01de contrainte
00:31:01qui est le juge
00:31:02des libertés suisses
00:31:03qui peut faire 3 choses
00:31:05La première chose
00:31:06il peut confirmer
00:31:07le placement en détention
00:31:08mais il peut aussi dire
00:31:09je suis d'accord
00:31:10pour 3 mois
00:31:11mais vous devez faire
00:31:12tel et tel acte
00:31:14durant ce délai
00:31:14en fonction du dossier
00:31:15qui lui sera soumis
00:31:16Troisième hypothèse
00:31:18une hypothèse
00:31:19je ne peux pas vous dire
00:31:20ce qui s'est passé
00:31:20pendant l'audition
00:31:21puisque nous avons
00:31:21une interdiction
00:31:22de vous relater
00:31:23ce qui a été dit
00:31:23Mais ce que vous nous dites
00:31:24ce matin
00:31:24c'est que peut-être
00:31:26dans le courant du week-end
00:31:27Jacques Moretti
00:31:28pourrait sortir
00:31:30de prison
00:31:32Oui
00:31:32parce qu'il y a encore
00:31:33une autre option
00:31:34ce sont des mesures
00:31:35de substitution
00:31:36ça veut dire que
00:31:37et là je vous donne
00:31:38des informations
00:31:39qui figurent sur
00:31:40le communiqué de presse
00:31:40de la procureure générale
00:31:42on pourrait envisager
00:31:43qu'il dépose
00:31:43une somme d'argent
00:31:44qu'il ait un bracelet
00:31:45électronique
00:31:46qu'il soit contrôlé
00:31:47au commissariat
00:31:48etc
00:31:48ça se joue
00:31:49maintenant
00:31:49c'est-à-dire que
00:31:50vos collègues sont
00:31:5130 agglutinés
00:31:52devant le palais de justice
00:31:53alors ce n'est pas
00:31:55au palais de justice
00:31:56où se trouve
00:31:57le ministère public
00:31:58que ça se passe
00:31:59mais dans un autre
00:32:00palais de justice
00:32:00et ils attendent
00:32:01la décision
00:32:02je pense que
00:32:03l'audience aura lieu
00:32:03soit aujourd'hui
00:32:04soit demain
00:32:05et nous serons ensuite
00:32:06nantis de l'information
00:32:07selon laquelle
00:32:07monsieur reste
00:32:09ou non en prison
00:32:09mais moi
00:32:10psychologiquement
00:32:11j'ai préparé
00:32:12toutes mes victimes
00:32:13à sa libération
00:32:14je le dis
00:32:16même si
00:32:16madame Moretti
00:32:17est ressortie
00:32:18libre hier soir
00:32:18du ministère public
00:32:19à Sion
00:32:20elle va quand même
00:32:20être légalement
00:32:22auditionnée
00:32:22par ce tribunal
00:32:23des mesures de contrainte
00:32:24et à l'issue de cela
00:32:24elle pourrait être
00:32:25porteuse d'un bracelet électronique
00:32:27ou encore avoir
00:32:27une interdiction
00:32:28de sortir du territoire
00:32:29ça c'est quelque chose
00:32:30qui est plausible
00:32:31selon vieux aujourd'hui
00:32:32même si elle est ressortie
00:32:33libre hier soir
00:32:34alors tout est possible
00:32:36j'ai envie de vous dire
00:32:37c'est un tribunal
00:32:38de professionnels
00:32:39ce sont des juges
00:32:40ces juges du tribunal
00:32:41des mesures de contrainte
00:32:42qui sont très indépendants
00:32:43qui font ça toute la journée
00:32:45qui ont une très bonne réputation
00:32:46et ce sont 4 magistrats
00:32:48aguerris
00:32:49donc nous verrons
00:32:50ce qu'ils décideront
00:32:51vous savez qu'il y a eu
00:32:52un débat
00:32:53durant toute la semaine
00:32:54en Suisse
00:32:54entre les juristes
00:32:55entre des professeurs
00:32:56d'université
00:32:57pour savoir
00:32:58s'il lui fallut
00:32:59prononcer le placement
00:32:59en détention
00:33:00ne serait-ce que pour 24 heures
00:33:02ce que nous avions dit
00:33:02aujourd'hui
00:33:04le placement en détention
00:33:05est ordonné
00:33:06tardivement
00:33:06au regard du risque
00:33:07de fuite
00:33:08qui était
00:33:09d'après la procureure générale
00:33:10concret
00:33:11oui alors pourquoi
00:33:12il n'était pas tout de suite
00:33:13et pourquoi il l'est ensuite
00:33:14c'est ce qui va être plaidé
00:33:15évidemment
00:33:16c'est au vu de l'audition d'hier
00:33:17si on comprend bien
00:33:17le communiqué de la procureure générale
00:33:19de ses 6h30 d'audition
00:33:20elle a décidé
00:33:21à la fin de ses 6h30
00:33:22on ne sait pas
00:33:23ce qui s'est dit forcément
00:33:23et on ne va pas le dire
00:33:24mais elle a évalué
00:33:26ce risque de fuite
00:33:27à l'issue de l'audition d'hier
00:33:28et non pas
00:33:29ce qui s'est passé avant
00:33:30absolument
00:33:30vous avez bien lu
00:33:31le communiqué de presse
00:33:32de madame la procureure générale
00:33:33je n'ai pas de commentaire
00:33:35à émettre à cet égard
00:33:35moi je dois juste
00:33:37préparer psychologiquement
00:33:38chaque victime
00:33:38à l'hypothèse de la libération
00:33:40parce que cette hypothèse
00:33:42elle est sur la table
00:33:42elle n'est pas que théorique
00:33:44il faut bien le dire
00:33:45vu la manière
00:33:46dont les choses
00:33:47se sont produites jusqu'ici
00:33:48alors en cas de libération
00:33:50évidemment
00:33:51que nous aurions
00:33:52un problème institutionnel
00:33:53important
00:33:54en cas de placement
00:33:55en détention
00:33:56il faut aussi préciser
00:33:57qu'il y a des voies de droit
00:33:57en Suisse
00:33:58qui sont très bien
00:34:00charpentées
00:34:01si vous voulez
00:34:01et monsieur
00:34:02aurait le droit
00:34:03tout à fait
00:34:03c'est son droit
00:34:04fondamental
00:34:04de contester
00:34:05bonjour Marie
00:34:07merci d'avoir accepté
00:34:09ce matin de témoigner
00:34:10sur BFM TV
00:34:11c'est la première fois
00:34:11que vous prenez la parole
00:34:12dix jours après la tragédie
00:34:13à Cran-Montana
00:34:15vos deux filles
00:34:17de 17 et 20 ans
00:34:18étaient présentes
00:34:19aux constellations
00:34:20la nuit du drame
00:34:21comment vont-elles
00:34:23aujourd'hui ?
00:34:24bonjour à vous tous
00:34:27mes filles sont dans
00:34:30un état grave
00:34:31une de mes filles
00:34:34est au soin intensif
00:34:35elle se bat
00:34:37elle essaye
00:34:38de faire de son mieux
00:34:39les brûlures
00:34:41sont sévères
00:34:42entre deuxième
00:34:44et troisième degré
00:34:44on lui a rasé
00:34:46complètement la tête
00:34:47elle avait une très
00:34:48belle chevelure
00:34:49aujourd'hui
00:34:50elle n'a plus
00:34:51ses cheveux
00:34:51aujourd'hui
00:34:54elle n'arrive
00:34:55plus à s'exprimer
00:34:56aujourd'hui
00:34:58elle est
00:34:59dans un lit
00:35:00bloqué
00:35:01et elle se bat
00:35:03parce qu'on n'a pas
00:35:04gagné la bataille
00:35:04on ne sait pas
00:35:06comment elle va revenir
00:35:07la deuxième
00:35:08est brûlée
00:35:09au troisième degré
00:35:10au niveau du dos
00:35:10de la main
00:35:11un état psychologique
00:35:13sévèrement
00:35:15un état psychologique
00:35:18très sévère
00:35:18puisqu'elle a assisté
00:35:19à la mort de ses amis
00:35:20elle a vu
00:35:22tout brûler
00:35:23elle a brûlé
00:35:24elle-même
00:35:24elle a flambé
00:35:25elle a eu le courage
00:35:26d'arracher son pull
00:35:27sinon
00:35:28j'aurais plus de filles
00:35:29aujourd'hui
00:35:29mon mari
00:35:31qui est arrivé
00:35:3120 minutes après
00:35:32sur les lieux
00:35:33du drame
00:35:34a tout vu aussi
00:35:35la dernière
00:35:36de mes filles
00:35:37ne dort plus
00:35:38cauchemar
00:35:39et moi je ne dors plus
00:35:40alors vous voulez
00:35:40que je vous dise quoi
00:35:41qu'est-ce que vous voulez
00:35:43que je vous dise
00:35:43d'abord
00:35:45c'est la fédération
00:35:46c'est la peine
00:35:47c'est le traumatisme
00:35:49c'est les prières
00:35:51c'est on est là
00:35:52on essaie de prier
00:35:53on dit
00:35:53mon dieu
00:35:54tout
00:35:54maintenant c'est la colère
00:35:55c'est la colère
00:35:56et c'est l'incompréhension
00:35:57alors aujourd'hui
00:36:00je vais vous dire
00:36:00j'espère que tout le monde
00:36:01va bien entendre
00:36:02que tout le monde
00:36:02va bien ouvrir ses oreilles
00:36:04parce que là
00:36:04ce que je suis en train
00:36:05de le dire
00:36:05je ne dis pas seulement
00:36:06pour mes filles
00:36:07je le dis aussi
00:36:08pour toutes les autres
00:36:09victimes que j'ai
00:36:10au téléphone
00:36:11parce que je suis en contact
00:36:12avec d'autres mamans
00:36:13notamment la maman
00:36:14d'une des filles
00:36:16qui a été enterrée
00:36:17on exige
00:36:21on exige
00:36:22punition
00:36:23exemplaire
00:36:25on exige
00:36:26je répète
00:36:27justice
00:36:27on exige
00:36:30que les coupables
00:36:31soient écroués
00:36:33je mesure
00:36:34ce que je suis en train
00:36:35de dire
00:36:36c'est à dire
00:36:37que je refuse
00:36:38je le dis bien
00:36:39l'hypothèse
00:36:40de la libération
00:36:41il n'en est pas question
00:36:43nous ne voulons pas
00:36:44qu'ils sortent
00:36:46ni lui
00:36:46ni elle
00:36:47car ils savaient très bien
00:36:49ce qu'ils ont fait
00:36:49ils le savent
00:36:51il y a 40 morts
00:36:53messieurs dames
00:36:5440 morts
00:36:5540 enfants
00:36:56Marie
00:36:57vous voulez
00:36:57qu'ils soient
00:36:58en prison
00:36:59vous parlez notamment
00:37:00du couple
00:37:00de propriétaires
00:37:02français
00:37:03du Constellation
00:37:04Jacques Moretti
00:37:05qui lui est en détention
00:37:06depuis hier
00:37:06ce qui n'est pas le cas
00:37:07de Jessica Moretti
00:37:08sa femme
00:37:09elle-même copropriétaire
00:37:10du Constellation
00:37:11comment avez-vous réagi
00:37:13Marie
00:37:13à l'annonce du placement
00:37:14en détention
00:37:15de Jacques Moretti
00:37:15et du fait aussi
00:37:17que Jessica
00:37:17que l'on a entendu
00:37:18d'ailleurs
00:37:18à elle
00:37:19pour l'instant
00:37:19en tout cas
00:37:20était laissée libre
00:37:22mais c'est la moindre
00:37:23mais c'est la moindre des choses
00:37:24mais attendez
00:37:24là on est où là
00:37:25c'est la moindre des choses
00:37:26qu'ils soient en détention
00:37:27mais ils auraient dû être
00:37:29en détention
00:37:29à la minute même
00:37:31où le Constellation
00:37:32il a brûlé
00:37:33à la minute même
00:37:35mais ils sont responsables
00:37:37c'est leur établissement
00:37:39ils savaient très bien
00:37:41ce qu'ils faisaient
00:37:42je veux dire
00:37:46il n'y a pas de mots
00:37:48il n'y a rien à discuter
00:37:49il n'y a rien à m'expliquer
00:37:51On imagine Marie
00:37:56la situation terrible
00:37:59dans laquelle vous êtes
00:38:00et les sentiments
00:38:01très différents
00:38:03et complémentaires
00:38:03qui vous traversent
00:38:04depuis 10 jours maintenant
00:38:04c'est à dire
00:38:05qu'il y a bien sûr
00:38:06la peine
00:38:07et l'inquiétude
00:38:08que vous avez
00:38:10pour vos deux filles
00:38:11qui se sont blessées
00:38:12brûlées
00:38:13depuis l'incendie
00:38:15votre fille de 20 ans
00:38:16particulièrement
00:38:17qui vous le disiez
00:38:18il y a quelques instants
00:38:18est toujours dans un état
00:38:20très grave
00:38:21d'ailleurs
00:38:21vous nous disiez
00:38:22il y a quelques instants
00:38:24que les soignants
00:38:25la sortent petit à petit
00:38:26du coma
00:38:27c'est à dire que
00:38:28quand elle est consciente
00:38:29comment vous diriez
00:38:30les choses
00:38:30elle revit par moment
00:38:32l'horreur
00:38:33de ce qu'elle a vécu
00:38:34dans la nuit
00:38:36du 31 décembre
00:38:37au 1er janvier
00:38:38aux constellations
00:38:39par moment
00:38:41non pas par moment
00:38:43non pas par moment
00:38:44continuellement
00:38:46vous imaginez
00:38:48la souffrance
00:38:49c'est continuelle
00:38:50c'est continuellement
00:38:52qu'elle a les flammes
00:38:53autour d'elle
00:38:53c'est continuellement
00:38:55qu'elle voit des morts
00:38:55autour d'elle
00:38:56c'est continuellement
00:38:57qu'elle étouffe
00:38:58c'est continuellement
00:38:59qu'elle tape sur des fenêtres
00:39:01et des vitres
00:39:01ou des portes
00:39:02je ne sais pas
00:39:02qui sont fermées
00:39:04alors ça
00:39:05je vais vous dire
00:39:05maintenant
00:39:06ceux qui ont fait ça
00:39:07c'est eux
00:39:08qui vont être enfermés
00:39:09éternellement
00:39:10dans des flammes
00:39:11et dans de la fumée
00:39:12c'est eux
00:39:13qui doivent être enfermés
00:39:14pas nos enfants
00:39:16vos deux filles Marie
00:39:17qui étaient aux constellations
00:39:18le soir du drame
00:39:20elles ont tenté
00:39:21de sortir
00:39:22par l'issue de secours
00:39:24qui était fermée
00:39:26c'est ça ?
00:39:27oui mais on ne pouvait pas
00:39:27comment vous vouliez sortir
00:39:29c'est un goulot
00:39:30c'est tout petit
00:39:31où vous sortez
00:39:32quand vous avez
00:39:33une toute petite porte
00:39:34bien sûr monsieur a refait
00:39:35des travaux
00:39:36je ne sais pas quoi
00:39:37pour optimiser
00:39:38un maximum de monde
00:39:40dans sa boîte
00:39:40mais bien sûr
00:39:41qu'il n'y a pas
00:39:42d'issue de secours
00:39:43il n'y a aucune possibilité
00:39:45c'est un caveau
00:39:46qu'il a fait
00:39:47c'est un cimetière
00:39:49qu'il a créé
00:39:50nos enfants étaient
00:39:51voués à mourir
00:39:52vous êtes infirmière
00:39:53Marie
00:39:54vous êtes infirmière
00:39:55et vous-même
00:39:55vous avez soigné
00:39:56des personnes blessées
00:39:59le soir ou le matin
00:40:01du drame
00:40:02oui
00:40:02j'ai fait ce que j'ai pu
00:40:03avec ce que j'avais
00:40:04j'ai fait ce que j'ai pu
00:40:06vous savez
00:40:07je n'ai rien à dire
00:40:08c'est pas beau à voir
00:40:10c'est pas beau à voir
00:40:11je vous le dis moi
00:40:12quand vous avez
00:40:13des petits jeunes
00:40:14qui arrivent
00:40:14avec la peau qui pende
00:40:15et qui vous regardent
00:40:16avec un regard agarre
00:40:17vous vouliez que je dise
00:40:19quoi moi
00:40:19j'ai rien
00:40:20j'ai soigné
00:40:21j'ai fait ce que j'ai pu
00:40:21je leur ai dit
00:40:22descendez vite à l'hôpital
00:40:23vite aller à l'hôpital
00:40:25l'accompagnement
00:40:27dont vous bénéficiez
00:40:28dont vos filles bénéficient
00:40:29dont votre mari
00:40:30qui est lui aussi
00:40:32très choqué
00:40:33on le serait à moi
00:40:33évidemment
00:40:34il est suffisant
00:40:37il est bien
00:40:38cet accompagnement
00:40:39psychologique
00:40:40notamment
00:40:40depuis 10 jours
00:40:43alors je ne vais pas
00:40:44vous mentir
00:40:45j'ai eu au téléphone
00:40:46monsieur Stéphane
00:40:49Ganser
00:40:51et j'ai eu
00:40:51monsieur Mathias
00:40:52Renard
00:40:53je les ai eu au téléphone
00:40:54bien sûr
00:40:55ils ont tout fait
00:40:56pour qu'il y ait
00:40:57une bonne prise en charge
00:40:58notamment Mathias
00:40:59Renard
00:40:59qui m'a dit
00:41:00bon tout de suite
00:41:01on va mobiliser
00:41:02des équipes
00:41:04pour que vous puissiez
00:41:04parler
00:41:05et tout
00:41:05c'est pas qu'on ne veut
00:41:07pas parler
00:41:07c'est qu'on n'y arrive pas
00:41:08on n'y arrive pas
00:41:10on est dans une tornade
00:41:11on n'a pas le temps
00:41:11on n'a pas le temps
00:41:12de parler
00:41:13on n'a pas le temps
00:41:14pour nous
00:41:15j'ai pas le temps
00:41:16de vivre
00:41:16j'ai pas le temps
00:41:17de respirer
00:41:18j'ai pas le temps
00:41:18de manger
00:41:19j'ai pas le temps
00:41:20de dormir
00:41:20j'ai pas le temps
00:41:21de boire
00:41:22donc mon mari
00:41:23il a encore moins
00:41:24le temps
00:41:24il y a tout
00:41:26qui se bouscule
00:41:26dans notre tête
00:41:27là notre temps
00:41:28il est pris
00:41:29complètement
00:41:30par nos enfants
00:41:31on est H24
00:41:32pris
00:41:32la preuve
00:41:33je n'ai même pas été
00:41:34à la cérémonie
00:41:35qui a été donnée
00:41:35à Martigny
00:41:36mon ambassadeur
00:41:38était présent
00:41:39sur place
00:41:40puisque moi
00:41:42j'ai la double nationalité
00:41:43je le dis
00:41:43j'ai une autre nationalité
00:41:45notre ambassadeur
00:41:47était présent
00:41:47je n'ai pas pu y aller
00:41:48je ne pouvais pas
00:41:50j'étais avec mes enfants
00:41:51je suis maintenant
00:41:52je suis maintenant
00:41:54seulement présente
00:41:56pour mes enfants
00:41:58mes filles doivent
00:41:59s'en sortir d'abord
00:42:00mais
00:42:01par ailleurs
00:42:03j'ai une confiance
00:42:04totale
00:42:05dans mon avocat
00:42:06m'être senti
00:42:07je sais
00:42:08je sais
00:42:09combien
00:42:09cette affaire
00:42:11lui tient à coeur
00:42:12je sais
00:42:13combien
00:42:14il est en colère
00:42:14avec ce qui se passe
00:42:15en ce moment
00:42:16j'ai une entière confiance
00:42:18dans son jugement
00:42:20dans sa défense
00:42:21je sais
00:42:22qu'il va
00:42:22faire au mieux
00:42:24la lumière
00:42:25doit être faite
00:42:26sur cette affaire
00:42:28on doit avoir
00:42:29des explications
00:42:30et
00:42:31les responsables
00:42:33doivent être
00:42:34punis
00:42:35merci Marie
00:42:36merci d'avoir
00:42:36pris ces quelques minutes
00:42:38pour témoigner
00:42:39pour exprimer
00:42:40ce coup de colère
00:42:40je vous en prie
00:42:41allez-y
00:42:41alors
00:42:42le dernier mot
00:42:43que je veux dire
00:42:44messieurs les juges
00:42:46messieurs les juges
00:42:47s'il vous plaît
00:42:48c'est un appel
00:42:49pas seulement de moi
00:42:51de aussi
00:42:52les autres mamans
00:42:54s'il vous plaît
00:42:56faites en sorte
00:42:57que ces gens
00:42:58la payent
00:42:59et qu'ils ne sortent pas
00:43:01vous ne pouvez pas
00:43:02les laisser sortir
00:43:03c'est nous condamner
00:43:05nous à mort
00:43:06c'est nous
00:43:06que vous condamnez
00:43:07si vous les laissez sortir
00:43:08vous condamnez
00:43:09nos enfants
00:43:09et vous les brûlez
00:43:10une deuxième fois
00:43:11s'il vous plaît
00:43:12monsieur le juge
00:43:13s'il vous plaît
00:43:14voilà
00:43:15merci Marie
00:43:15merci à vous
00:43:17merci d'avoir été en direct
00:43:18avec nous ce matin
00:43:19sur BFM TV
00:43:19d'un mot
00:43:20Boris
00:43:21c'est compliqué de remondir
00:43:22après un tel témoignage
00:43:23sur le plan judiciaire
00:43:24Jacques Moretti
00:43:25depuis hier
00:43:26il est
00:43:26en gros
00:43:27c'est l'équivalent
00:43:28en France
00:43:28de la détention
00:43:30provisoire
00:43:31il est en détention
00:43:31mais il n'est pas
00:43:33totalement exclu
00:43:34que durant le week-end
00:43:35il puisse sortir
00:43:37de prison
00:43:38il a des rendez-vous
00:43:39qui sont prévus
00:43:39il y a des rendez-vous
00:43:40qui sont prévus
00:43:41dans les prochaines
00:43:4248 heures
00:43:43Jacques Moretti a donc passé
00:43:44hier soir sa toute première nuit
00:43:46en détention
00:43:47et il doit maintenant
00:43:48tout comme son épouse
00:43:49Jessica Moretti
00:43:50qui elle est ressortie libre
00:43:51hier du ministère public
00:43:53être présenté
00:43:54à un tribunal
00:43:55des mesures
00:43:56de contrainte
00:43:57dans un délai de 48 heures
00:43:58c'est un peu l'équivalent
00:43:59de notre juge et liberté
00:44:00et de la détention
00:44:01ici en France
00:44:02ce tribunal
00:44:03il doit se prononcer
00:44:03sur la requête
00:44:04de mise en détention
00:44:05et d'éventuelles mesures
00:44:07de substitution
00:44:07quand on parle
00:44:08de mesures de substitution
00:44:09cela veut dire
00:44:10par exemple
00:44:10le port d'un bracelet électronique
00:44:12l'interdiction de quitter
00:44:13le territoire
00:44:14ou encore le dépôt
00:44:15d'une caution
00:44:16hier la procureure générale
00:44:18a considéré
00:44:19que madame Moretti
00:44:20maman de deux jeunes enfants
00:44:22pouvait rester libre
00:44:23quoi qu'il en soit
00:44:24cet examen
00:44:24il sera formulé
00:44:26mené
00:44:27lors de deux auditions différentes
00:44:28qui se tiendront
00:44:29donc dans un délai
00:44:30de 48 heures
00:44:30soit aujourd'hui
00:44:32soit demain
00:44:33il y a aujourd'hui
00:44:34maître Fonti
00:44:35avocat de partie civile
00:44:37de famille de victimes
00:44:37il a dit tout à l'heure
00:44:38il y a une probabilité
00:44:39que monsieur Moretti
00:44:41Jacques Moretti
00:44:42puisse ressortir libre
00:44:43ce week-end
00:44:44toutes les hypothèses
00:44:44sont aujourd'hui sur la table
00:44:45et ce tribunal est composé
00:44:46on va le rappeler
00:44:47de magistrats professionnels
00:44:48on suivra cela évidemment
00:44:49en direct sur BFM TV
00:44:50merci beaucoup Boris
00:44:51vous qui revenez
00:44:52de Grand Montal
00:44:53merci d'avoir été avec nous
00:44:55un autre témoignage
00:44:56très important
00:44:58ce matin
00:44:58celui d'Olivier Ferrand
00:44:59bonjour
00:45:00bonjour
00:45:00soyez le bienvenu
00:45:01merci à vous
00:45:02dans BFM Direct
00:45:03sur BFM TV
00:45:04vous avez été brûlé
00:45:04sur 97%
00:45:06de votre corps
00:45:08lors d'un accident
00:45:09de camping
00:45:09survenu en 1994
00:45:11vous aviez alors 9 ans
00:45:12une lampe à gaz
00:45:13est tombée au milieu
00:45:14de la tente
00:45:15dans laquelle
00:45:15vous et votre père
00:45:17vous trouviez
00:45:18vous êtes resté hospitalisé
00:45:197 ans
00:45:20vous allez nous raconter
00:45:22un petit peu ce combat
00:45:23ce parcours là
00:45:23vous souhaitez aujourd'hui
00:45:24ici même porter un message
00:45:25d'espoir
00:45:26d'abord comment vous réagissez
00:45:27à la douleur
00:45:29très vive
00:45:30exprimée il y a quelques instants
00:45:31par Marie
00:45:31dont les deux filles
00:45:32ont été gravement brûlées
00:45:34aux constellations
00:45:36il y a 10 jours
00:45:37il y a plusieurs choses à dire
00:45:39déjà
00:45:39ben voilà
00:45:40on a des gens
00:45:41comme vous l'avez cité
00:45:42qui sont en état de sidération
00:45:45en état de choc
00:45:45donc il faut aussi
00:45:47leur laisser le temps
00:45:48d'assimiler les infos
00:45:50de réaliser ce qui s'est passé
00:45:51je
00:45:54voilà
00:45:54le temps de l'enquête
00:45:56est ouvert
00:45:56et pour l'instant
00:45:58vraiment la priorité
00:45:58c'était la prise en charge
00:45:59des victimes
00:46:00bien sûr
00:46:00et voilà
00:46:02on ressent la détresse
00:46:05et la rage
00:46:06ce qui est complètement normal
00:46:07après voilà
00:46:09toutes ces victimes
00:46:11vous parliez de cellules psychologiques
00:46:12mais même les CHU
00:46:14eux-mêmes
00:46:14voilà
00:46:14disposent des moyens
00:46:15psychologiques
00:46:17toutes les victimes
00:46:18vont être
00:46:18accompagnées
00:46:19et prises en charge
00:46:20pas à pas
00:46:21vous avez été
00:46:23vous-même
00:46:23contacté
00:46:24par
00:46:25des proches
00:46:26de victimes
00:46:27de l'incendie
00:46:27de Cranloncana
00:46:28oui en fait
00:46:29on a
00:46:31initialement
00:46:32on a été contacté
00:46:33par
00:46:33l'association
00:46:35des brûlés
00:46:35suisses
00:46:35qui avait besoin
00:46:36d'un relais
00:46:37pour
00:46:37pour faire entendre
00:46:39les diverses infos
00:46:40qu'il y a eu
00:46:40au moment du drame
00:46:41et on a
00:46:43on a été nombreux
00:46:44à relayer ça
00:46:45et
00:46:46très rapidement
00:46:48il y a une espèce
00:46:50de cellule
00:46:51sur les réseaux
00:46:51qui s'est mis en place
00:46:52où on a
00:46:52pu
00:46:53on a proposé
00:46:54notre aide
00:46:55et on a accueilli
00:46:55la parole du coup
00:46:56de
00:46:56alors à ce moment-là
00:46:57c'était pas des victimes
00:46:58parce que toutes les victimes
00:46:58étaient
00:46:59ou dans le coma
00:47:00ou occupées
00:47:01voilà
00:47:01être soignées
00:47:02par contre
00:47:03beaucoup
00:47:03les entourages
00:47:04les familles
00:47:04les conjoints
00:47:05les parents
00:47:06qui étaient
00:47:07vraiment
00:47:08dans le questionnement
00:47:09et dans l'inconnu
00:47:10total
00:47:10et donc
00:47:11oui
00:47:12on a
00:47:12on a passé plusieurs jours
00:47:13à répondre à
00:47:14beaucoup de questions
00:47:15c'est un combat
00:47:15qui commence pour ces familles
00:47:16qui sera très long
00:47:17dans certaines
00:47:18d'entre elles
00:47:19en tout cas
00:47:19certaines victimes
00:47:20vous-même
00:47:21vous avez subi
00:47:22une cinquantaine
00:47:23d'opérations
00:47:23des dizaines
00:47:24de grèves de peau
00:47:25plusieurs amputations
00:47:26vous ne cachez pas
00:47:27le long parcours
00:47:29auquel
00:47:30les victimes
00:47:32et leur famille
00:47:33de Grand Montana
00:47:33doivent s'attendre
00:47:34néanmoins
00:47:35encore une fois
00:47:35ce matin
00:47:36ce que vous souhaitez
00:47:36porter
00:47:37relayer
00:47:37c'est un message d'espoir
00:47:39c'est très difficile
00:47:40mais
00:47:41on peut y arriver
00:47:43vous en êtes la preuve vivant
00:47:45en fait c'est surtout ça
00:47:46c'est de témoigner
00:47:46de l'après
00:47:47parce que là
00:47:48les gens pensent
00:47:49que tout s'est arrêté
00:47:49ce qui est complètement normal
00:47:51et donc l'idée
00:47:52c'est de répondre
00:47:53à leurs interrogations
00:47:54véhiculer de l'espoir
00:47:56si on le peut
00:47:56après on se
00:47:57voilà
00:47:58on se substitue pas
00:47:59à la parole des médecins
00:48:00et on se positionne pas
00:48:02sur des pronostics
00:48:03ou quoi que ce soit
00:48:04mais
00:48:05voilà
00:48:06de leur expliquer
00:48:06que c'est un long processus
00:48:07qui s'est mis en place
00:48:08ça va prendre
00:48:09des mois pour certains
00:48:11des années pour d'autres
00:48:12et que voilà
00:48:13mais en finalité
00:48:15un après
00:48:16est totalement possible
00:48:17effectivement
00:48:17et il faut
00:48:18accepter
00:48:20tenter d'accepter
00:48:21de ne pas avoir
00:48:22toutes les réponses
00:48:23que l'on attend
00:48:24tout de suite
00:48:25alors
00:48:26bah déjà
00:48:27enfin
00:48:27là ça va être
00:48:29un peu un chat
00:48:31un chat
00:48:32la plupart
00:48:32vont se concentrer
00:48:33déjà sur leur survie
00:48:34et donc
00:48:35à partir de là
00:48:36il va y avoir
00:48:39vraiment
00:48:39beaucoup d'informations
00:48:40à assimiler
00:48:41et
00:48:41ces personnes
00:48:43vont les avoir
00:48:44au bon moment
00:48:46et au compte-goût
00:48:46ça sert à rien
00:48:47de les surcharger
00:48:48d'informations
00:48:49et
00:48:50effectivement
00:48:51peut-être
00:48:52qu'ils n'auront pas
00:48:53toutes les réponses
00:48:53je pense quand même
00:48:54qu'on va en avoir
00:48:54beaucoup
00:48:55avec
00:48:55avec ce qu'on va apprendre
00:48:57prochainement
00:48:57sur l'enquête
00:48:58et compagnie
00:48:58mais
00:48:59c'est essentiel
00:48:59dans ces circonstances
00:49:00d'être très bien entouré
00:49:01évidemment
00:49:02bien sûr
00:49:02entouragé
00:49:03par ses proches
00:49:03et puis par
00:49:04des professionnels
00:49:05des psychologues
00:49:06oui
00:49:07les psychologues
00:49:08les équipes médicales
00:49:09la famille
00:49:10on a eu beaucoup d'amis
00:49:11qui étaient dans ce questionnement
00:49:12de
00:49:12quels sont les mots
00:49:14qu'on va devoir employer
00:49:15quand ils vont se réveiller
00:49:16du coma
00:49:17qu'est-ce qu'on va devoir
00:49:17leur dire
00:49:18donc voilà
00:49:19c'était important aussi
00:49:20de mettre en avant
00:49:21qu'ils ne seraient pas
00:49:22tout seuls
00:49:22pour
00:49:23pour expliquer aux victimes
00:49:25ce qui s'est passé
00:49:26et voilà
00:49:27il y a vraiment
00:49:27un accompagnement
00:49:28elles ne pourraient pas
00:49:29être mieux prises en charge
00:49:30qu'elles ne l'ont été là
00:49:31merci beaucoup
00:49:33merci à vous
00:49:34merci Olivier Ferrand
00:49:35d'avoir accepté
00:49:35de témoigner ce matin
00:49:37sur votre parcours
00:49:38et de lancer cet appel
00:49:39d'espoir
00:49:40aussi en direction
00:49:41des familles
00:49:42des victimes
00:49:43et des victimes
00:49:44elles-mêmes
00:49:44dix jours après
00:49:45la tragédie de Toronto
00:49:46je peux rajouter juste
00:49:47une petite chose
00:49:47un mot
00:49:48la suite est importante
00:49:51il y a une fenêtre
00:49:52d'action qui s'est ouverte
00:49:53sur
00:49:54l'opinion publique
00:49:56qui nous écoute
00:49:57et il y a vraiment
00:49:58un grand axe de prévention
00:49:59à
00:50:00voilà
00:50:01à enclencher
00:50:02et
00:50:03voilà
00:50:04j'invite
00:50:04même notre gouvernement
00:50:05à activer
00:50:07la discussion
00:50:09autour de ça
00:50:09il y a plein de choses à faire
00:50:10merci
00:50:11merci à vous
00:50:11merci d'être venu ce matin
00:50:12sur le plateau de BFM direct
00:50:14sur BFM TV
00:50:15dans quelques instants
00:50:16on va parler politique
00:50:17parce que
00:50:17on va peut-être vers
00:50:18une nouvelle dissolution
00:50:19figurez-vous
00:50:19un an et demi
00:50:20après le choc de la première
00:50:21l'exécutif remet la pression
00:50:22sur les députés
00:50:23nous serons en direct
00:50:24avec l'un d'eux
00:50:24dans quelques instants
00:50:25du rassemblement national
00:50:26Jean-Philippe Tanguy
00:50:27en direct
00:50:27dans BFM direct
00:50:28dans quelques tout petits instants
00:50:29on parlera aussi
00:50:30de la mobilisation
00:50:30des agriculteurs
00:50:31à tout de suite
00:50:31il est 11h30
00:50:34soyez les bienvenus
00:50:35si vous nous rejoignez
00:50:36dans BFM direct
00:50:36cette question ce matin
00:50:37à la une de l'actualité
00:50:38est-ce qu'on va vers
00:50:39une nouvelle dissolution
00:50:40un an et demi
00:50:45écoutez ce qu'en dit
00:50:45le ministre de l'économie
00:50:46aujourd'hui
00:50:49soit on est capable
00:50:50de converger
00:50:51vers un budget rapidement
00:50:52soit on décide
00:50:54plutôt de choisir
00:50:55le désordre
00:50:55donc on a deux groupes
00:50:56vous les avez mentionnés
00:50:57la France insoumise
00:50:58et le rassemblement national
00:50:59qui décident
00:51:00de déposer
00:51:01une motion de censure
00:51:02mais évidemment
00:51:03si on censure
00:51:03le gouvernement
00:51:04après tout ce travail
00:51:06avec les groupes constructifs
00:51:07qui veulent avoir un budget
00:51:09et que cette censure
00:51:10est votée
00:51:11ça veut dire
00:51:11qu'il y a plus de la moitié
00:51:12des parlementaires
00:51:13qui remettent en cause
00:51:14le travail
00:51:15qu'on a fait
00:51:15dans ce cas là
00:51:16la conclusion logique
00:51:18c'est pas moi
00:51:18qui en déciderais
00:51:19vous le savez
00:51:19c'est pas mes prérogatives
00:51:20institutionnelles
00:51:21ça serait évidemment
00:51:22une dissolution
00:51:22et la réaction directe
00:51:24de Jean-Philippe Tanguy
00:51:24bonjour
00:51:25merci d'avoir accepté
00:51:26notre invitation
00:51:26vous êtes député
00:51:27rassemblement national
00:51:28de la Somme
00:51:29l'exécutif qui agite
00:51:30donc le spectre
00:51:31d'une nouvelle dissolution
00:51:33en cas de censure
00:51:34du gouvernement
00:51:35Sébastien Lecornu
00:51:36qui a donné instruction
00:51:37au ministre de l'intérieur
00:51:37de préparer l'organisation
00:51:39d'éventuelles élections
00:51:40législatives
00:51:41aux dates des municipales
00:51:42les 15 et 22 mars
00:51:44parce qu'une censure
00:51:45du gouvernement
00:51:45comme il en est menacée
00:51:47par le rassemblement national
00:51:48votre parti
00:51:49et la France insoumise
00:51:50serait suivie
00:51:51d'une dissolution
00:51:53votre réponse
00:51:54ce matin
00:51:55au gouvernement
00:51:55à Sébastien Lecornu
00:51:56Bonjour
00:52:00je n'y crois pas beaucoup
00:52:01je pense que c'est de l'intox
00:52:03pour faire peur
00:52:04aux trouillards
00:52:05de LR
00:52:05et des socialistes
00:52:06qui ne veulent pas
00:52:07revenir devant
00:52:08les électeurs
00:52:09moi je rigole
00:52:09quand j'entends
00:52:10monsieur Lescure
00:52:11ministre de l'économie
00:52:12qui nous explique
00:52:12qu'on serait des forces
00:52:13du chaos
00:52:14alors que le chaos
00:52:15c'est évidemment
00:52:16le gouvernement actuel
00:52:17là nous sommes
00:52:18je fais une petite pause
00:52:20de la commission
00:52:21sur le budget
00:52:22là on travaille
00:52:23avec mes collègues
00:52:23du rassemblement national
00:52:24de Ville Diaz
00:52:25sur le budget
00:52:26écoutez c'est une gabegie
00:52:27sans nom
00:52:28ils sont incapables
00:52:29de faire des économies
00:52:30et la seule solution
00:52:31qu'ils ont
00:52:31c'est d'augmenter les impôts
00:52:32comme l'année dernière
00:52:33d'ailleurs
00:52:33où les impôts ont augmenté
00:52:35de 24 milliards d'euros
00:52:36dans l'indifférence
00:52:37de toutes les forces politiques
00:52:38en dehors du rassemblement national
00:52:40donc ça suffit
00:52:41voilà ils sont incapables
00:52:42de redresser
00:52:43les comptes de la France
00:52:44ils sont incapables
00:52:45de défendre nos intérêts
00:52:46en Europe
00:52:47avec le Mercosur
00:52:48les usines en France
00:52:50ferment partout
00:52:51une fois plus
00:52:53face à l'inaction
00:52:55du gouvernement
00:52:55moi dans ma circonscription
00:52:57j'ai deux usines
00:52:57qui ferment
00:52:58uniquement à cause
00:52:59des mauvaises normes
00:53:00européennes
00:53:01et de la concurrence
00:53:01des loyales chinoises
00:53:03et de l'Europe de l'Est
00:53:03donc si vous voulez
00:53:04pourquoi on continuerait
00:53:06avec un tel gouvernement
00:53:06ils sont incapables
00:53:07de résoudre le moindre problème
00:53:09moi je mets au défi
00:53:10les macronistes
00:53:11de nous dire
00:53:11un seul sujet
00:53:13qu'ils ont amélioré
00:53:14depuis deux ans
00:53:14qu'est-ce qu'ils ont fait
00:53:15depuis la dernière dissolution
00:53:16d'utile pour le pays
00:53:18nous n'avons pas peur
00:53:19de l'élection
00:53:20dit Jean-Luc Mélenchon
00:53:22s'ils veulent le faire
00:53:23qu'ils le fassent
00:53:23a-t-il lancé
00:53:25dans le Rhône
00:53:26hier soir
00:53:28vous dites la même chose
00:53:29vous ce matin
00:53:30Jean-Philippe Tanguy
00:53:30au Rassemblement National ?
00:53:34On n'a jamais peur
00:53:35des élections
00:53:36moi c'est ce que j'ai dit
00:53:36une fois plus
00:53:37hier en commission finance
00:53:38aux macronistes
00:53:39c'est-à-dire que
00:53:40non seulement
00:53:41ils ont peur
00:53:41de retourner devant
00:53:42les français
00:53:43pour présenter
00:53:43leur bilan
00:53:44qui est catastrophique
00:53:45mais ils ont même peur
00:53:46de proposer un programme
00:53:48ils ne savent même pas
00:53:49ce qu'ils auraient à proposer
00:53:50aux françaises et aux français
00:53:51vous le voyez bien aujourd'hui
00:53:52qu'est-ce qu'ils proposent
00:53:53concrètement ?
00:53:54sur quel grand sujet ?
00:53:55on a quelques propositions
00:53:56sur les réseaux sociaux
00:53:58tout ça est sans doute
00:53:59sympathique
00:54:00mais ce n'est pas à la hauteur
00:54:01d'un programme de gouvernement
00:54:02pour la France
00:54:03j'ai vu qu'ils cachaient
00:54:05par exemple
00:54:05le ministre des transports
00:54:06cherchaient à cacher
00:54:07qu'ils vont prolonger
00:54:08les concessions
00:54:09la privatisation
00:54:10des concessions autoroutières
00:54:11c'est-à-dire une escroquerie d'état
00:54:13à plusieurs dizaines
00:54:14de milliards d'euros
00:54:14je comprends qu'ils ne veuillent pas
00:54:16revenir devant les électeurs
00:54:17parce que c'est pour défendre
00:54:18ce genre de magouilles
00:54:19effectivement
00:54:20pour les macronistes
00:54:21vivons heureux
00:54:22vivons cachés des urnes
00:54:24Merci Jean-Philippe Tanguy
00:54:25merci d'avoir été avec nous
00:54:26ce matin
00:54:26dans BFM Direct
00:54:28sur BFM TV
00:54:29je vous annonce un rendez-vous
00:54:29important sur l'antenne de BFM
00:54:31justement
00:54:31ce sera demain à midi
00:54:32BFM Paul avec
00:54:33une fois n'est pas coutume
00:54:34un débat
00:54:35entre François-Xavier Bellamy
00:54:36du parti Les Républicains
00:54:38et la chef des écologistes
00:54:39Marine Tondelier
00:54:40Bellamy Tondelier
00:54:41le débat orchestré
00:54:42par Guillaume Daré
00:54:43demain à midi
00:54:45dans BFM
00:54:46politique
00:54:47on suit également
00:54:49de très près ce matin
00:54:50la suite de la mobilisation
00:54:52des agriculteurs
00:54:53une partie du monde agricole
00:54:54ne décolère pas
00:54:55au lendemain du vote
00:54:57de la Corée
00:54:57Mercosur
00:54:58à Bruxelles
00:54:59Bruxelles
00:54:59où le feu vert
00:55:01a été donné
00:55:01malgré l'opposition
00:55:03de la France
00:55:03de nouvelles actions
00:55:04sont organisées aujourd'hui
00:55:05notamment en Normandie
00:55:07parce qu'un barrage filtrant
00:55:08est prévu
00:55:09aux alentours de midi
00:55:10au péage
00:55:11du pont
00:55:12de Normandie
00:55:13nous sommes en direct
00:55:14avec Laurent Delonnet
00:55:15bonjour
00:55:16vous êtes viticulteur
00:55:17président du comité
00:55:18vin de Bourgogne
00:55:20je voudrais vous donner
00:55:20la parole
00:55:21à vous en premier
00:55:22parce qu'au lendemain
00:55:23du feu vert
00:55:24je le disais
00:55:24donné par Bruxelles
00:55:25au cadre de cet accord
00:55:26Mercosur
00:55:27vous vous dites ce matin
00:55:28mais nous ça nous va
00:55:29en fait
00:55:29cet accord
00:55:30avec les pays du Mercosur
00:55:32n'est-ce pas ?
00:55:33Bonjour
00:55:33Bonjour
00:55:37mais en ce qui nous concerne
00:55:38vous m'entendez ?
00:55:41on vous entend
00:55:41vous êtes en direct
00:55:42oui
00:55:42en ce qui nous concerne
00:55:44effectivement
00:55:44ça nous convient
00:55:45les accords de libre-échange
00:55:47nous ont toujours été favorables
00:55:49parce que nous vendons
00:55:50des produits
00:55:51à forte valeur ajoutée
00:55:52des produits
00:55:52qui sont très élaborés
00:55:53si vous voulez
00:55:54et qui effectivement
00:55:56ont moins de concurrence
00:55:58on peut le comprendre
00:55:59que d'autres produits
00:56:00de l'agriculture française
00:56:02donc
00:56:04vous
00:56:05cet accord-là
00:56:07vous est à vous
00:56:08favorable
00:56:09j'ai lu par exemple
00:56:10que vous disiez
00:56:11100 millions de bouteilles
00:56:12de Bourgogne
00:56:13soit une bouteille
00:56:13sur deux produits
00:56:14de chaque année
00:56:14sont exportées
00:56:15dans 180 pays
00:56:17puisque vous êtes
00:56:18président du comité
00:56:19des vins de Bourgogne
00:56:20je le rappelle
00:56:21donc c'est une manne financière
00:56:23très importante
00:56:24pour vous
00:56:25viticulteurs
00:56:25cet accord
00:56:26avec quatre pays
00:56:27d'Amérique du Sud
00:56:28alors
00:56:29je relativise un petit peu
00:56:30c'est vrai que l'export
00:56:31est très important
00:56:32pour la Bourgogne
00:56:33le marché au sens large
00:56:35à l'heure actuelle
00:56:35est assez difficile
00:56:36pour l'ensemble
00:56:37de la production
00:56:37de vins français
00:56:38que ce soit sur le marché
00:56:39français domestique
00:56:40où il y a une baisse
00:56:41de la consommation
00:56:42et que ce soit à l'exportation
00:56:43on a entendu parler
00:56:44enfin on a tous à l'esprit
00:56:45la hausse des taxes
00:56:47par exemple
00:56:47à l'importation aux Etats-Unis
00:56:48donc c'est très important
00:56:49pour nous de trouver
00:56:50de nouveaux marchés
00:56:51de nouvelles opportunités
00:56:52on part de très loin
00:56:54en Amérique du Sud
00:56:54c'est encore très faible
00:56:55mais l'accord
00:56:58effectivement nous permet
00:56:58va nous faciliter les choses
00:57:00pour développer nos ventes
00:57:01en Amérique du Sud
00:57:02dans le Mercosur
00:57:03on a connu une situation
00:57:05assez équivalente
00:57:05avec le Canada
00:57:06il y a quelques années
00:57:07avec l'accord CETA
00:57:08qui s'est mis en place
00:57:09en 2017
00:57:10et depuis 2017
00:57:12on a augmenté nos ventes
00:57:13de 60%
00:57:13et si je prends l'exemple
00:57:15de la Bourgogne
00:57:15au Québec par exemple
00:57:17une des principales provinces
00:57:18du Canada
00:57:19on est devenu
00:57:20la première catégorie
00:57:21au Québec
00:57:22en quelques années
00:57:22donc effectivement
00:57:24à partir du moment
00:57:25où les portes s'ouvrent
00:57:26et c'est ce qui est le cas
00:57:26avec un accord
00:57:27de libre-échange
00:57:28comme l'accord Mercosur
00:57:29pour nous
00:57:31ça nous facilite la tâche
00:57:32et ça nous permet
00:57:32d'aller développer
00:57:33nos ventes
00:57:33et nos marchés
00:57:34la signature de cet accord
00:57:35rapidement pour vous
00:57:36c'est quoi ?
00:57:37c'est une augmentation
00:57:38de vos ventes
00:57:38de 50% en 10 ans ?
00:57:40c'est à peu près le...
00:57:41non c'est difficile à dire
00:57:42parce qu'on part de très loin
00:57:44les ventes sont très faibles
00:57:45à l'heure actuelle
00:57:45en Amérique du Sud
00:57:46comme vous le disiez
00:57:48on exporte à peu près
00:57:49100 millions de bouteilles
00:57:49et c'est moins d'un million
00:57:52de bouteilles
00:57:52à l'heure actuelle
00:57:53qui est vendue
00:57:53donc on part de très loin
00:57:54mais c'est une facilitation
00:57:56du travail
00:57:56sous trois angles
00:57:58si vous le voulez
00:57:59le premier en fait
00:58:00c'est les formalités
00:58:02administratives
00:58:03etc.
00:58:04qui vont se simplifier
00:58:05de façon considérable
00:58:06la deuxième chose
00:58:07c'est effectivement
00:58:08les taxes
00:58:09à l'importation
00:58:10qui tombent
00:58:10qui disparaissent
00:58:11et la troisième chose
00:58:12c'est aussi
00:58:12la reconnaissance
00:58:13la protection
00:58:14de nos appellations
00:58:15dans les pays du Mercosur
00:58:16tout ça
00:58:17ça nous permet
00:58:18de travailler sereinement
00:58:19mais nous dans le vin
00:58:20on est dans des métiers
00:58:21de temps long
00:58:21et il va nous falloir
00:58:23des années et des années
00:58:24mais c'est beaucoup plus facile
00:58:26si effectivement
00:58:26les difficultés sont à planis
00:58:28ça va nous faciliter
00:58:30la tâche
00:58:30c'est clair
00:58:31Merci Laurent Delonnet
00:58:33d'avoir été avec nous
00:58:33ce matin
00:58:34dans BFM Direct
00:58:35sur BFM TV
00:58:36alors que je le rappelle
00:58:36de nouvelles actions
00:58:37d'agriculteurs mécontents
00:58:38en particulier
00:58:39de la signature
00:58:39UE Mercosur
00:58:41sont prévues
00:58:42notamment en Normandie
00:58:44à la mi-journée
00:58:44avec un barrage filtrant
00:58:45sur le pont de Normandie
00:58:47ou d'alentour
00:58:47du pont de Normandie
00:58:48bonjour Frédéric Danais
00:58:49merci de nous avoir rejoint
00:58:50vous êtes journaliste
00:58:50environnement et chroniqueur
00:58:51à Marianne
00:58:52vous signez
00:58:52derrière une tribune
00:58:53cette semaine
00:58:54intitulée
00:58:55l'agriculture crève
00:58:55d'un manque de considération
00:58:57pas de la dermatose
00:58:58on va y venir
00:58:58dans quelques instants
00:58:59Jérémy Trottin
00:59:00éditorialiste politique
00:59:01BFM TV
00:59:01est aussi avec nous
00:59:02Jérémy
00:59:03écoutons
00:59:03ce que disait
00:59:04la ministre de l'agriculture
00:59:06hier soir
00:59:08en direct
00:59:09sur la PAC
00:59:11sur la taxe des engrais
00:59:12nous avons engrangé
00:59:13plusieurs victoires
00:59:14pour nos agriculteurs
00:59:15cette semaine
00:59:16d'abord sur la PAC
00:59:18le président de la république
00:59:19l'a dit
00:59:19le premier ministre aussi
00:59:20et je l'ai dit
00:59:21pas un seul centime
00:59:23ne manquera
00:59:23aux agriculteurs
00:59:25dans la future PAC
00:59:25c'est un engagement
00:59:27formel
00:59:28strict
00:59:29qui sera tenu
00:59:30nous avons obtenu
00:59:32de la commission
00:59:33qu'un budget supplémentaire
00:59:35soit fléché
00:59:36sur l'agriculture
00:59:37dès le début
00:59:38de la nouvelle PAC
00:59:39toutes les décisions
00:59:41seront prises
00:59:41pour que le montant
00:59:42perçu par notre agriculture
00:59:44reste le même
00:59:45Jérémy
00:59:47il n'était pas prévu
00:59:47que le premier ministre
00:59:49envoie un courrier
00:59:50hier soir
00:59:51au syndicat agricole
00:59:52si si c'était prévu
00:59:53finalement il prend
00:59:54un petit peu plus de temps
00:59:55il a laissé
00:59:56sa ministre de l'agriculture
00:59:57Annie Gennevar
00:59:58en première ligne
00:59:59hier pour faire
01:00:00un certain nombre
01:00:00d'annonces
01:00:01déjà
01:00:01qui ne sont pas négligeables
01:00:03notamment sur la question
01:00:04de la dermatose
01:00:05il y a un fonds
01:00:05qui va être doublé
01:00:06pour les éleveurs
01:00:06qui sont touchés
01:00:07il pourrait y avoir aussi
01:00:08une évolution du protocole sanitaire
01:00:09ça fait partie
01:00:10des revendications
01:00:11et c'était l'étincelle
01:00:12de ce mouvement
01:00:13donc il a laissé
01:00:15dans un premier temps
01:00:15Annie Gennevar
01:00:16sur le devant de la scène
01:00:17mais il va en effet
01:00:18écrire
01:00:18aujourd'hui
01:00:20c'est ce que nous indique
01:00:21Matignon à l'ensemble
01:00:22des syndicats
01:00:22et par là même
01:00:23à l'ensemble
01:00:24des agriculteurs
01:00:25alors est-ce qu'il ira
01:00:26plus loin
01:00:26il y a déjà pas mal
01:00:27de nonces
01:00:28qui ont été faites hier
01:00:29au-delà de la dermatose
01:00:30il y a des choses
01:00:30qui ont été annoncées
01:00:31sur la question du loup
01:00:33aussi
01:00:33qui était à une de demande
01:00:34il y a aussi
01:00:35des augmentations
01:00:35des chèques
01:00:36des nouveaux chèques
01:00:37d'ailleurs
01:00:37qui ont été faits
01:00:37alors qu'il n'y a pas
01:00:38de budget
01:00:38pour un certain nombre
01:00:39de plans
01:00:40le plan protéines
01:00:41le plan fruits et légumes
01:00:42donc d'un seul coup
01:00:43on trouve de l'argent
01:00:44donc on voit bien
01:00:45que l'objectif
01:00:45après le non de Macron
01:00:48qui n'a eu en réalité
01:00:49aucun impact
01:00:50sur le Mercosur
01:00:51c'est d'essayer
01:00:52de calmer la colère
01:00:53et de la calmer
01:00:53dans le temps
01:00:54Annie Jeanne-Varrière
01:00:55Sébastien Lecornu
01:00:57aujourd'hui
01:00:57avec la volonté
01:00:58de faire rentrer
01:00:59les tracteurs
01:01:00dans les fermes
01:01:00éviter qu'ils restent
01:01:01mobilisés
01:01:02jusqu'au salon de l'agriculture
01:01:03qui aura lieu
01:01:04dans six semaines
01:01:05jour pour jour
01:01:06et la colère
01:01:06qui ne se calme pas partout
01:01:07image en direct
01:01:08de Bassins
01:01:10près de Bordeaux
01:01:11où les autorités
01:01:11ont lancé
01:01:12il y a une heure ou deux
01:01:13une opération
01:01:13pour débloquer
01:01:14tenter de débloquer
01:01:14le dépôt de carburant
01:01:16de Bassins
01:01:16ce qui est bloqué
01:01:16depuis mercredi soir
01:01:18par des membres
01:01:18de la coordination rurale
01:01:20Frédéric Dané
01:01:20qu'est-ce qui se joue
01:01:22derrière tout ça
01:01:24derrière ces actions
01:01:25qui continuent
01:01:26et ces annonces
01:01:27gouvernementales
01:01:28qui ne convainquent pas
01:01:29en parallèle
01:01:31d'un processus européen
01:01:33qui lui
01:01:33se poursuit
01:01:34à marche forcée
01:01:34et d'un accord
01:01:35eu à Mercosur
01:01:36qui a été voté
01:01:38après 25 ans
01:01:39un quart de siècle
01:01:39de négociation
01:01:40et qui va s'appliquer
01:01:41de toute façon
01:01:41et qui va s'appliquer
01:01:42ce qui se joue
01:01:43un c'est quasiment
01:01:45ce nouveau rituel républicain
01:01:46de la crise agricole
01:01:47voilà
01:01:48chaque année
01:01:48les agriculteurs
01:01:49brûlent des pneus
01:01:50chaque année
01:01:51le ministre arrive
01:01:51avec un chéquier
01:01:52quand bien même
01:01:53on n'aurait pas d'argent
01:01:54comme vous l'avez dit
01:01:54et chaque année
01:01:56ça retombe
01:01:57et ensuite
01:01:57on se retrouve
01:01:58gentiment
01:01:59dans ce village
01:02:00Potemkin
01:02:01de l'agriculture française
01:02:02qui est le salon
01:02:02de l'agriculture
01:02:03et puis on a
01:02:04une énième crise agricole
01:02:05en fin d'année
01:02:05voilà
01:02:05ça c'est la partie rituelle
01:02:07tout le monde est habitué
01:02:08tout le monde joue son jeu
01:02:10ça permet surtout
01:02:11de ne pas parler
01:02:12vraiment du problème
01:02:13comme à Sainte-Solines
01:02:13on s'est battus
01:02:14mais on n'a pas parlé
01:02:15de la faim
01:02:17quasiment programmée
01:02:18de l'agriculture
01:02:19à la française
01:02:20on a désindustrialisé
01:02:21on est en train
01:02:22de foutre en l'air
01:02:23l'agriculture
01:02:23consciemment
01:02:25ou inconsciemment
01:02:25j'en sais rien
01:02:26depuis une vingtaine d'années
01:02:27on laisse mourir
01:02:28l'agriculture
01:02:28dans son modèle français
01:02:30celui qui a fait
01:02:30de la France
01:02:31ce qu'elle est
01:02:32et ça
01:02:32il ne faut jamais l'oublier
01:02:33il a coriomère
01:02:34que souvent
01:02:34dans tout ça
01:02:35il aggrave
01:02:36il va aggraver
01:02:38cette situation-là
01:02:38ce constat terrible
01:02:39pour l'agriculture française
01:02:40il pourrait aggraver
01:02:42notamment
01:02:42pour l'élevage bovin
01:02:44parce que là
01:02:44pour le coup
01:02:45contrairement
01:02:46avec les éleveurs
01:02:47d'Amérique du Nord
01:02:48dans le cadre
01:02:48de la CETA
01:02:49les éleveurs français
01:02:51même si le pourcentage
01:02:53oui alors
01:02:53c'est 1,6%
01:02:54d'importation supplémentaire
01:02:56sauf que
01:02:57la nature de ces importations
01:02:59c'est avant tout
01:03:00des beaux morceaux
01:03:01et là pour le coup
01:03:01les 99 000 tonnes
01:03:03qui seraient importées
01:03:05en France
01:03:05viendraient en concurrence
01:03:06non pas avec
01:03:07les quelques millions
01:03:08de tonnes qu'on produit
01:03:08mais avec 400 000 tonnes
01:03:09qu'on produit
01:03:10à l'échelle de l'Europe
01:03:11de beaux morceaux
01:03:11entre côtes
01:03:12bavettes etc
01:03:13en fait
01:03:14le risque il est là
01:03:15c'est que les agriculteurs
01:03:16les éleveurs
01:03:16pardon
01:03:17qui font de la valeur ajoutée
01:03:18ceux qui font du beaux morceaux
01:03:19je fais très très court
01:03:20eux pourraient se retrouver
01:03:21en concurrence
01:03:22directement
01:03:22avec les mêmes éleveurs
01:03:24de qualité
01:03:24en particulier argentins
01:03:26moins brésiliens
01:03:27ça c'est en théorie
01:03:29en pratique
01:03:30il n'y aurait pas de question
01:03:31à se poser
01:03:31si l'élevage français
01:03:32se portait bien
01:03:33or l'élevage français
01:03:34il est en train de crever
01:03:35par un abandon général
01:03:36la France ne considère
01:03:38plus ses agriculteurs
01:03:39ne considère plus ses éleveurs
01:03:40les éleveurs
01:03:41sont plus soutenus
01:03:41par les prix
01:03:42ce qui se joue
01:03:43vous nous dites
01:03:43c'est rien de moins
01:03:44que la survie
01:03:45de l'agriculture française
01:03:46si on se place
01:03:47à un horizon
01:03:47de 10 ans
01:03:48disons
01:03:495 ans
01:03:50l'agriculture française
01:03:51elle va ressembler
01:03:52à quoi dans 5 et 10 ans
01:03:53à 10 ans
01:03:54dans 10 ans
01:03:55elle pourra ressembler
01:03:56à une agriculture
01:03:57dite de firme
01:03:58c'est à dire
01:03:58que l'anthropologie
01:03:59paysanne française
01:04:01l'agriculture qui repose
01:04:02sur des petits élevages
01:04:03sur des petites exploitations
01:04:04pourrait disparaître
01:04:05moins à cause
01:04:07de la mondialisation
01:04:08qu'à cause du fait
01:04:08que les agriculteurs
01:04:09les jeunes
01:04:10ne veulent pas reprendre
01:04:11et que
01:04:12en fait
01:04:13le coeur du problème
01:04:14il est tout le temps là
01:04:14et c'est un peu
01:04:15comme Voldemort
01:04:16dans Harry Potter
01:04:17on n'en parle pas
01:04:18parce que là
01:04:19on tape sur les vétos
01:04:20on tape sur le Mercosur
01:04:21on tape pas
01:04:21sur la grande distribution
01:04:22sur les grandes coopératives
01:04:23sur les grands groupes
01:04:24agroalimentaires
01:04:25qui sont eux
01:04:26qui fixent les prix
01:04:27aux agriculteurs
01:04:27et qui sont
01:04:28qui achètent aux éleveurs
01:04:29en dessous de leur prix de revient
01:04:30et qui je termine là-dessus
01:04:31pour la grande distribution
01:04:32importe de la nourriture
01:04:34à bas prix
01:04:34l'essentiel du problème
01:04:35il est là
01:04:36c'est pas le Mercosur
01:04:37c'est pas la dermatose
01:04:38Bertrand Banteau
01:04:39vous écoutez avec attention
01:04:40j'imagine
01:04:40bonjour
01:04:41merci être avec nous
01:04:42vous êtes le président
01:04:42de la coordination rurale
01:04:44on regarde pas au bon endroit
01:04:46dites en substance
01:04:48Frédéric Dané
01:04:49que vous écoutez
01:04:50à l'instant
01:04:51je le sais
01:04:52quand dites-vous
01:04:52vous ce matin
01:04:53et que dites-vous
01:04:54à celles et ceux
01:04:55qui nous regardent
01:04:56sur la mobilisation
01:04:57qui se poursuit
01:04:58tout d'abord
01:05:01à force de ce
01:05:02mais je me répète
01:05:02tout le temps
01:05:03mais effectivement
01:05:03on s'attaque pas
01:05:04au bon problème
01:05:04qui est le problème
01:05:05franco-français
01:05:06donc le Mercosur
01:05:07est une diversion
01:05:08qui a été organisée
01:05:09on savait
01:05:09les paysans de la base
01:05:10savaient qu'ils seraient signés
01:05:11ratifiés
01:05:12avec les dommages
01:05:12qui peuvent entraîner
01:05:13sur la viande bovine
01:05:14sur l'immobilisation
01:05:17écoutez
01:05:18nos paysans
01:05:19sont quand même
01:05:19fatigués
01:05:20de manifester
01:05:21depuis deux mois
01:05:22aujourd'hui
01:05:24les annonces
01:05:25d'Annie Gennevard
01:05:25bon mais
01:05:26écoutez
01:05:27il faut regarder dans le détail
01:05:28mais je vois pas
01:05:28ce qui va avancer
01:05:29en particulier
01:05:29si on n'a pas de budget
01:05:30on a un vrai travail
01:05:32de fond à faire
01:05:32franco-français
01:05:33pour que les entraves
01:05:35se lèvent
01:05:35pour que la loi du plomb
01:05:37les décrets
01:05:37soient tous levés
01:05:38et qu'on puisse
01:05:39enfin reproduire en France
01:05:41parce que le sujet
01:05:41qu'on a
01:05:42c'est qu'on n'est pas
01:05:42en capacité
01:05:43de produire en France
01:05:44donc dès que vous ne produisez pas
01:05:45vous avez des importations
01:05:46qui rentrent
01:05:47et à tant qu'on nous
01:05:49au sujet
01:05:49franco-français
01:05:49mais justement
01:05:50vous espérez lire quoi
01:05:51dans le courrier
01:05:51que va vous envoyer
01:05:52dans les prochaines heures
01:05:53le Premier ministre ?
01:05:54écoutez
01:05:55je suis content
01:05:56que le Premier ministre
01:05:56nous envoie des courriers
01:05:57toutes les semaines
01:05:58mais c'est pas ça
01:05:59qu'on lui demande
01:05:59ce qu'on lui demande
01:06:00c'est de faire fonctionner
01:06:01l'État
01:06:02voilà
01:06:02et au lieu que l'État
01:06:04soit contre nous
01:06:04que l'État nous accompagne
01:06:06c'est à dire que
01:06:07ces fonctionnaires
01:06:07soient là pour nous aider
01:06:08plutôt que venir nous contrôler
01:06:10plutôt que les parlementaires
01:06:12nous sortent une loi
01:06:12en permanence
01:06:13qui nous empêche de produire
01:06:14la perte
01:06:15de production française
01:06:17elle est le fait
01:06:18de lois
01:06:19qui se sont
01:06:20surtransposées
01:06:21comparées à ce qui se passe
01:06:22au niveau européen
01:06:22depuis 25 ans
01:06:24et que 80%
01:06:25des parlementaires ont voté
01:06:26donc il faut détricoter
01:06:27tout ce qui a été tricoté
01:06:28pour nous empêcher de produire
01:06:29le rôle il est là
01:06:31sinon quoi ?
01:06:32sinon l'agriculture française
01:06:33meurt dans moins de 10 ans
01:06:34c'est ce que vous dites ?
01:06:36écoutez une partie
01:06:37l'agriculture française
01:06:40va mourir
01:06:40pas toute
01:06:41mais elle va mourir
01:06:41donc aujourd'hui
01:06:42c'est une volonté poétique
01:06:43qui doit être affirmée
01:06:44est-ce qu'on veut sauver l'agriculture
01:06:46parce que c'est ce qui tient
01:06:48le tissu rural
01:06:48c'est parce que c'est ce qui fait vivre
01:06:50des paysans français
01:06:51c'est parce que ça nous permet aussi
01:06:52de retrouver du pouvoir
01:06:55enfin de retrouver des finances
01:06:56pour les
01:06:57des finances publiques
01:06:58parce qu'on est aussi
01:06:59il faut nous relancer
01:07:00pour que ça crée de la richesse
01:07:01il faut savoir ce qu'ils veulent faire
01:07:03mais c'est pas la peine
01:07:04de nous écrire
01:07:04de faire des annonces
01:07:05en disant
01:07:05on avait bloqué 100 millions d'euros
01:07:06sans avoir de budget
01:07:07c'est pas ça
01:07:08on est capable
01:07:09on est capable de faire
01:07:10simplement
01:07:11c'est une volonté politique
01:07:12de faire des économies
01:07:12et ces économies là
01:07:13elles doivent être mises
01:07:14à aider l'agriculture
01:07:16merci Bertrand Banteau
01:07:18d'avoir été en direct avec nous
01:07:19merci Frédéric Danais
01:07:20merci Jérémy Trottin
01:07:21dans quelques instants
01:07:22Midi BFM
01:07:22et vous réentendrez
01:07:24dans quelques instants
01:07:25le témoignage absolument poignant
01:07:27de Marie
01:07:28dont les deux filles
01:07:29ont été grièvement blessées
01:07:31dans la tragédie de Grand Montana
01:07:32il y a 10 jours
01:07:33elle a été mon invitée tout à l'heure
01:07:34extrait donc
01:07:34de cet entretien
01:07:36à suivre dans Midi BFM
01:07:37belle journée à tous
01:07:38on se retrouve demain à 10h
01:07:39à demain
01:07:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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