- il y a 7 heures
Chaque week-end, Léopold Audebert vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.
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00:00:02Toute attaque américaine déclenchera une guerre régionale.
00:00:08Ce sont les mots à l'instant de l'ayatollah.
00:00:11Rameney, bienvenue dans cette édition spéciale.
00:00:12Si vous nous rejoignez sur BFM TV, vous êtes au bon endroit pour suivre en temps réel
00:00:16ce qui se passe du côté de l'Iran, cette tension maximale qu'on va évidemment suivre avec nos experts,
00:00:22les meilleurs experts en plateau, notamment le général Jérôme Pellisrandi.
00:00:26Bonjour.
00:00:26Général, merci d'être avec nous.
00:00:27On va parler de ces exercices militaires qui sont en cours en ce moment dans le détroit d'Ormouz.
00:00:32Avec vous également, Elise Gosset, bonjour.
00:00:34Bonjour, Léon.
00:00:34Merci de nous avoir rejoints.
00:00:36L'Ovarinelle, vous nous avez également rejoints en plateau.
00:00:38Merci.
00:00:39Vous êtes de votre côté chercheuse associée à la Fondation pour la Recherche Stratégique.
00:00:43Un invité également d'exception ce matin puisque nous sommes avec l'amiral Richard Villemont-Roussel.
00:00:49Bonjour, amiral.
00:00:50Bonjour.
00:00:50Vous êtes de votre côté ancien pilote de chasse de l'aéronautique navale
00:00:54et je le précise, le premier commandant du porte-avions Charles de Gaulle.
00:00:58Dans quelques instants, évidemment, votre expérience va être très importante pour nous pour comprendre ce qui se passe.
00:01:04Mais vous le savez, l'ADN de BFM TV, c'est le terrain.
00:01:08Et venez avec moi, on va se rendre sur notre mur pour vous montrer où sont nos reporters ce matin.
00:01:13C'est simple, ils sont absolument partout.
00:01:15Nous sommes notamment avec Clémence Dibout.
00:01:18Clémence qui se trouve là où tout se passe.
00:01:20Le détroit d'Ormouz, on en parlera évidemment dans quelques instants avec vous.
00:01:24On va comprendre précisément ce qui s'y passe.
00:01:26Nous sommes également à Téhéran, toujours, avec Siavoj Ghazi, correspondant RFI et France 24.
00:01:32Ces dernières déclarations de l'ayatollah à Menei, nous allons évidemment les évoquer ensemble.
00:01:36Enfin, puisque nous parlons potentiellement d'un embrasement régional, Igor Saïry, de son côté, est en Israël.
00:01:43On s'interrogera sur les possibles répercussions dans la zone du Moyen-Orient en général.
00:01:48Mais d'abord donc, priorité au terrain.
00:01:51Nous rejoignons Clémence Dibout.
00:01:52Clémence, vous êtes au plus près de ces exercices militaires dans le détroit d'Ormouz.
00:01:59Expliquez-nous ce qui se joue très concrètement ce matin aux abords de cette zone du Golfe
00:02:06où vous vous trouvez.
00:02:09Eh bien, vous avez dans un mouchoir de poche des affrontements potentiels et ce qui fait peur à tout le monde.
00:02:14Derrière moi, c'est l'Iran.
00:02:15Le détroit d'Ormouz, il est un petit peu plus sur la droite.
00:02:1840 km d'écart, l'endroit le plus restreint avec l'Iran.
00:02:23Et de l'autre côté, en Iran, la base de Bambaradas, la base navale des gardiens de la Révolution.
00:02:29Si vous ajoutez à ça, eh bien 20% du commerce mondial de pétrole.
00:02:33Vous percevez au loin un pétrolier sur les images de Théo Touché.
00:02:36Et, eh bien, quelque part dans cette zone au sud, dans le Golfe d'Omane, un porte-avions américain,
00:02:42et pas les moindres, l'un des plus gros, l'USS Nilcon, qui fait face à un exercice militaire des gardiens de la Révolution.
00:02:48Force navale, des tirs réels qui ont été annoncés il y a quelques jours.
00:02:53Et donc, forcément, eh bien, des tensions qui montent.
00:02:56L'armée américaine, qui est au courant de cet exercice, a posé deux lignes rouges.
00:03:01Pas question que le moindre bâtiment militaire américain soit visé ou se retrouve dans la ligne de mire de tir iranien.
00:03:08Et puis, surtout, aucun survol, même, surtout à basse altitude, de ces bâtiments militaires ne sera toléré.
00:03:15Voilà pourquoi on retient son souffle ici, même si, ici, côté Emirats Arabes Unis,
00:03:20on a vu des pêcheurs ce matin partir et les pétroliers qui continuent de circuler.
00:03:24Mais c'est vrai que c'est une zone particulièrement sous tension aujourd'hui et ça continue demain.
00:03:29Voilà, BFM TV, plus que jamais sur le terrain avec vous, Clémence.
00:03:32On reviendra, évidemment, durant notre édition spéciale à vos côtés avec Théo Touchet.
00:03:37Derrière la caméra, Amiral, je le disais, on va prendre le temps ce matin,
00:03:41pour les personnes qui nous regardent, de vraiment comprendre pourquoi cette tension est maximale
00:03:45et rentrer dans le détail de ces fameux exercices militaires.
00:03:49On va montrer aux personnes qui nous regardent des archives d'anciens exercices militaires,
00:03:55des manœuvres qui ont eu lieu du côté des Iraniens dans le passé.
00:03:58Est-ce que vous pouvez nous expliquer, on rappelle que ce sont évidemment des images en partie de propagande,
00:04:03ce que l'on voit ici ?
00:04:05Bien là, vous voyez l'action menée par des Iraniens qui essayent de faire en sorte
00:04:14que le détroit d'Hormuz soit vraiment leur précaré et qui font la police dans cet endroit particulier.
00:04:26Et alors moi, je l'ai vécu en 1987, donc vous voyez, on remonte un petit peu dans la vie.
00:04:32Lorsque vous étiez sur le Clémenceau, parce qu'à l'époque, il y avait eu un bâtiment français
00:04:38qui s'appelait le Ville d'Anvers qui avait été attaqué dans le détroit d'Hormuz.
00:04:42Et donc la France avait réagi et on avait envoyé le Clémenceau et quelques bateaux
00:04:47pour pouvoir faire en sorte que ce détroit reste ouvert.
00:04:50Car vous savez que l'essentiel du pétrole qui alimente l'Europe passe par là.
00:04:54Donc il était extrêmement important qu'on puisse continuer à faire passer le bateau.
00:04:59Comment vous avez réagi ? Alors expliquez-nous, parce que votre regard nous intéresse grandement
00:05:03dans ce genre de situation, quand on observe...
00:05:06D'ailleurs, à quelle distance ce type d'exercice ?
00:05:09Vous, à l'époque, à quelle distance vous avez observé ce type de...
00:05:12Nous étions quasiment dans le détroit, dans le golfe d'Oman de temps en temps
00:05:17et puis dans le golfe arabo-persique quand il fallait rentrer au plus près des opérations.
00:05:22Et donc on était là pour faire en sorte que ceci n'existe plus,
00:05:25c'est-à-dire qu'on survolait en permanence cet espace quand il y avait des passages de bateaux importants,
00:05:32prêts à pouvoir tirer sur ces embarcations si jamais elles s'approchaient des pétroliers.
00:05:37Donc c'est un travail de surveillance, on peut le dire comme ça ?
00:05:39Surveillance et puis prêts à faire des actions de feu si jamais on voyait
00:05:44qu'effectivement ces bateaux étaient menacés.
00:05:47Donc pour faire en sorte que ce commerce international puisse se poursuivre.
00:05:51On est là dans une démonstration évidemment de force, on voit en plus ce sont des images d'État,
00:05:56donc spectaculaires, il y a une mise en scène également de communication qui est très importante à noter.
00:06:01Pourquoi ces exercices ? On dit que ce sont des exercices de tir réel, qu'est-ce que ça signifie ?
00:06:07Le tir réel c'est le tir au but, donc ça veut dire que c'est d'habituer les gens,
00:06:13parce que vous savez c'est pas si facile.
00:06:14Quand vous avez quelqu'un en face de vous de tirer au but, c'est pas forcément facile,
00:06:19ça demande un peu d'entraînement, de faire comprendre aux gens ce que ça signifie,
00:06:24et donc le tir au but c'est le tir sur la cible, qui est une cible réelle.
00:06:30Avec des pertes de munitions de fait, parce qu'on s'interrogeait il y a quelques heures
00:06:33sur la capacité justement de l'Iran à pouvoir frapper, différente évidemment de celle des Américains,
00:06:40mais donc en exerçant de la sorte des soldats, on perd des munitions.
00:06:46Oui mais des munitions, on en a beaucoup, ça je vais vous dire, c'est pas ça le problème.
00:06:49C'est pas un point bloquant.
00:06:51Le problème c'est de motiver les gens à pouvoir faire ce type d'action, qui n'est pas évidente.
00:06:57Les Américains aujourd'hui qui acceptent, qui tolèrent ce type d'exercice, ça a pu surprendre,
00:07:02c'est-à-dire pourquoi est-ce que Donald Trump n'empêche pas cela, pourquoi selon vous ?
00:07:06Écoutez, il n'est pas chez lui d'abord, donc on ne peut pas non plus,
00:07:10ce n'est pas le gendarme du monde, donc il ne peut pas non plus tout arrêter.
00:07:15Et donc ce type d'exercice qui a lieu dans le précaré, j'allais dire iranien, est tout à fait légitime.
00:07:24Donc on ne voit pas comment il pourrait arrêter ce type d'exercice.
00:07:29On parle de surveillance donc via ce gigantesque porte-avions,
00:07:33dont on parle régulièrement sur BFMTV, qui se trouve à distance.
00:07:37Il y a aussi des drones, j'imagine, une surveillance aérienne en parallèle de cette surveillance maritime ?
00:07:42Bien sûr, bien sûr.
00:07:43Vous savez ce qui est important pour des militaires quand ils doivent agir, c'est d'avoir l'information.
00:07:48Donc il est important de bien connaître la situation tactique,
00:07:51de savoir où sont ceux qui nous veulent du mal,
00:07:54comment ils sont mobilisés, comment ils bougent, etc.
00:07:59Donc il y a toute la partie information qui est absolument essentielle avant de faire l'action.
00:08:04L'action ne peut se faire que lorsque vous avez l'information qui est la plus proche possible du terrain.
00:08:09Peut-être une dernière question pour rebondir vraiment sur votre expérience,
00:08:12qui fait cette plus-value ce matin dans notre émission.
00:08:15Comment les soldats en mer, par exemple sur un porte-avions, ressentent ce type d'exercice ?
00:08:22C'est quand même une menace qui se trouve à quelques centaines de mètres.
00:08:26Comment est-ce qu'on vit ça, très concrètement, lorsqu'on est à bord ?
00:08:29On vit ça, je dirais, on se rapproche un petit peu de notre pays, de la France,
00:08:35des décisions politiques qui sont prises.
00:08:39Et on voit qu'on est un petit peu le bras armé de ces décisions politiques.
00:08:43Donc on se sent investis d'une mission extrêmement importante.
00:08:49Et je crois que les gens sont très motivés,
00:08:52parce qu'ils savent que ce qu'ils font est finalement l'extrémité d'une décision politique.
00:08:59Ils sont très motivés et ils le font avec beaucoup de sérieux.
00:09:03C'est surtout ça.
00:09:04Merci beaucoup, Amiral.
00:09:05On va retourner sur l'autre partie de notre plateau
00:09:09pour continuer, évidemment, de comprendre ce qui se joue.
00:09:13Ulysse, d'abord, c'était très intéressant d'avoir cette explication de l'amiral
00:09:17et, je le disais, ce ressenti de terrain également.
00:09:20Est-ce qu'on peut parler quand même du calendrier ?
00:09:22Ce sont des exercices qui commencent aujourd'hui
00:09:23et qui vont se poursuivre pendant plusieurs heures ?
00:09:26Théoriquement, aujourd'hui et lundi.
00:09:29Donc 48 heures de manœuvre à tir réel avec une force peu connue,
00:09:33mais qui est celle des gardiens de la Révolution,
00:09:36qui est vraiment la dorsale du régime,
00:09:39avec une force au global de 150 à 200 000 hommes,
00:09:43et donc une entité navale avec essentiellement des volets rapides,
00:09:48lance-missiles, des commandos d'élite, des hélicoptères.
00:09:51Pas de grande formation à l'américaine,
00:09:53pas de porte-avions, pas de déstroyés,
00:09:56mais surtout une capacité de surprise,
00:09:59de stratégie du faible au fort, d'une certaine manière,
00:10:01qui peut être dangereuse,
00:10:03qui peut attaquer surtout les pétroliers
00:10:05qui passent dans l'étroit d'Ormouze,
00:10:07qui n'est pas véritablement une menace pour les Américains.
00:10:10Ce qui est intéressant, c'est que le Pentagone,
00:10:12le ministre de la Guerre aux États-Unis,
00:10:15a laissé faire ces manœuvres.
00:10:17Pourquoi ? Parce que les interdire,
00:10:19c'était risquer donc un conflit ouvert,
00:10:23une guerre d'une certaine manière, une confrontation.
00:10:26Les laisser faire, c'était finalement la capacité d'observer,
00:10:29de pouvoir mesurer justement la force
00:10:32que représente cette marine des gardiens de la Révolution.
00:10:36Est-elle une menace ou pas ?
00:10:37Et puis, ça permet aussi de bien la connaître
00:10:40pour mieux la neutraliser en cas de besoin.
00:10:42Alors, priorité au terrain de nouveau.
00:10:44Il y a quelques instants, on était donc aux Émirats Arabes Unis,
00:10:46sur cette côte sud au niveau du détroit d'Ormouze.
00:10:49Direction à présent Téhéran.
00:10:51Je vous le disais pour retrouver Siavoche Ghazi.
00:10:53Ghazi, Siavoche, les informations nous parviennent donc ce matin au compte-gouttes,
00:10:59mais il y en a de nouvelles,
00:11:01et notamment des déclarations de l'ayatollah Ramenei,
00:11:05qui prévient et qui alertent en quelque sorte les États-Unis.
00:11:11Absolument. Il a parlé, il a fait un discours devant plusieurs milliers de personnes.
00:11:16Il a affirmé que si les États-Unis déclenchent une guerre cette fois-ci,
00:11:20ce sera une guerre régionale, donc une mise en garde très claire.
00:11:26Il a ajouté que ce monsieur, en parlant de Donald Trump,
00:11:29ce monsieur parle de porte-avions et de navires envoyés dans la région.
00:11:35Ce n'est pas nouveau et il ne faut pas faire peur au peuple iranien
00:11:39avec ce genre de déclaration.
00:11:41Le peuple iranien n'acceptera pas de telles menaces.
00:11:44Donc, une mise en garde très claire du guide suprême iranien,
00:11:48alors qu'hier et avant-hier, il y avait donc des tractations diplomatiques
00:11:53qui se sont accélérées, notamment avec un entretien téléphonique
00:11:58entre le président iranien et le président égyptien.
00:12:01Le président Pézéchkin a affirmé que l'Iran ne voulait pas d'une guerre
00:12:05et qu'une guerre n'était ni dans l'intérêt de l'Iran,
00:12:07ni des États-Unis, ni de la région.
00:12:09Il y a eu aussi la visite de quelques heures du Premier ministre du Qatar
00:12:15qui, visiblement, est venu parler également de ces questions-là.
00:12:18Il y a eu peu d'informations.
00:12:20Mais en tout cas, côté iranien, on affirme également
00:12:22qu'il y a eu des progrès dans les discussions
00:12:25pour fixer un cadre dans les négociations avec les Américains.
00:12:28Donc, il y a à la fois la menace et, de l'autre côté,
00:12:32des déclarations plutôt positives sur des progrès dans les discussions.
00:12:35– Merci Syavosh, on reviendra vous voir tout à l'heure
00:12:38dans notre édition spéciale parce qu'il y a également
00:12:40certaines déclarations qui interrogent ce matin,
00:12:43notamment l'un des ministres du gouvernement iranien
00:12:46qui déclare que les armées européennes seront désormais considérées
00:12:50comme des terroristes.
00:12:51On vous expliquera ça un peu plus tard dans notre émission.
00:12:54Mais d'abord, Lovarinelle, on va revenir sur ces quelques phrases
00:12:57qui sont apparues sur notre écran il y a quelques instants.
00:13:00Syavosh Ghazi en parlait à Téhéran.
00:13:02Pourquoi est-ce que l'ayatollah Ramenei reprend la parole ce matin
00:13:08et, en quelque sorte, fait monter encore la tension
00:13:11et parle de ce risque d'embrasement régional à destination, donc, des Américains ?
00:13:16– Alors, je ne sais pas si du côté iranien,
00:13:18on considère que c'est lui qui fait monter la tension
00:13:20plutôt que la présence américaine du côté d'Iran
00:13:22qui fait que sa présence est censée consolider plutôt une base
00:13:25qui se cherche une raison politique
00:13:27puisqu'en fait, moi, je fais de la non-prolifération.
00:13:30La recherche sur la dissuasion nucléaire,
00:13:31le terrain diplomatique et technique est totalement mis de côté.
00:13:34On ne parle pas de quel est l'objectif, on va dire,
00:13:38de désarmement, de dénucléarisation,
00:13:40si je vais jusqu'au bout, en fait, de la question nucléaire en Iran.
00:13:45Là, on a finalement une montée en pression
00:13:49sur des questions politiques dont on ne sait pas qui fait quoi.
00:13:51Donc là, vous voyez, les Américains qui disent
00:13:53on laisse les Iraniens faire leur exercice pour apaiser des tensions,
00:13:57mais des tensions pour quel but nucléaire ?
00:13:58Moi, juste là, à ce stade-là, ce n'est pas clair.
00:14:01Donc, la présence, pour moi, de l'Ayatollah,
00:14:03c'est renforcer sa base en disant que le régime tient,
00:14:06il est là, il est incarné.
00:14:07Je rappelle que depuis le 13 juin, il avait disparu,
00:14:08enfin, donc, la tête, le Rising Lion,
00:14:11qui alliait les Américains, l'offensive israélienne, pardon,
00:14:15et américaine sur l'Iran.
00:14:18Il avait disparu des radars, il y avait beaucoup de rumeurs.
00:14:20Là, il est là.
00:14:20Certains disaient qu'il a peut-être fui à Moscou,
00:14:22même, il était parti très rapidement.
00:14:24Enfin, non, n'en faites pas l'autre, il aurait pu revenir, en fait.
00:14:25On ne sait pas, mais en tout cas, il est là,
00:14:27donc il vient poser une identité, une posture politique
00:14:31qui, pour moi, sort de la question de la non-prolifération
00:14:35et des enjeux de sécurité internationale,
00:14:36qui est que l'Iran ne doit pas avoir la bombe atomique.
00:14:40Alors, justement, on va écouter, Ulysse,
00:14:41et je vous donne la parole juste après.
00:14:42Ce fameux moment, ce matin,
00:14:44où le président du Parlement iranien prend la parole,
00:14:48je voudrais avant qu'on écoute notamment le ton
00:14:50qui est employé ce matin par l'Iran.
00:14:52Écoutez.
00:14:53Alors, on s'arrête sur cette séquence avec vous, Ulysse.
00:15:21Il faut qu'on prenne le temps de l'analyser.
00:15:23Nous sommes donc au Parlement.
00:15:24Et là, on voit ces cris,
00:15:27mort aux États-Unis, mort à Israël.
00:15:30Le ton est particulièrement vif ce matin,
00:15:34avec cette séquence, c'est vrai, qui est très forte.
00:15:38Oui, parce qu'on est toujours dans cette manœuvre
00:15:40de communication très dure,
00:15:44ce bras de fer à travers les médias,
00:15:46où les Iraniens ont décidé, effectivement,
00:15:48de continuer à défier les États-Unis.
00:15:50Ça ne veut pas dire qu'ils ne négocient pas en coulisses,
00:15:53et même on est dans un moment de négociation,
00:15:56mais ça veut dire qu'on tient vraiment à dire aux Américains
00:15:59et à Donald Trump,
00:16:00pas question d'abandonner notre position.
00:16:03Le régime est là.
00:16:05Le régime ne plie pas.
00:16:07Et lorsque l'ayatollah Khamenei dit
00:16:10s'il y a une guerre, ça sera une guerre régionale,
00:16:12le message, c'est,
00:16:13si la guerre éclate,
00:16:14ce ne sera pas une guerre contre l'Iran,
00:16:16ce sera une guerre qui va produire le chaos dans tout le Proche-Orient,
00:16:20qui va toucher Dubaï, les Émirats, l'Arabie Saoudite, le Qatar.
00:16:24Donc la menace est extrêmement claire.
00:16:26Vous croyez pouvoir nous réduire au silence,
00:16:29éventuellement changer de régime,
00:16:31mais sachez que si vous intervenez,
00:16:33eh bien, ça va créer une situation de conflit régional.
00:16:37Et c'est ça qui est important.
00:16:37La deuxième chose, c'est qu'au Parlement, ce matin,
00:16:40le président du Parlement a, je dirais, répondu aux Européens
00:16:44qui, cette semaine, avaient décidé de qualifier
00:16:47ouvertement et officiellement au sein de l'Union Européenne,
00:16:51ce n'est pas uniquement un ou deux pays,
00:16:52c'est toute l'Union Européenne,
00:16:54qualifier de mouvement terroriste
00:16:56les gardiens de la Révolution.
00:16:58C'est un changement très important
00:17:00parce que les gardiens de la Révolution, c'est le régime.
00:17:03Donc c'est une façon de dire que c'est un régime terroriste.
00:17:06Pourquoi cette qualification ?
00:17:08Parce qu'un régime qui tue ses propres habitants
00:17:11est un régime qui répand la terreur
00:17:13et qui est un régime terroriste.
00:17:14C'est l'explication donnée par l'Union Européenne.
00:17:16Et donc, c'est la réponse aujourd'hui de l'Iran,
00:17:18avec son Parlement,
00:17:20qui dit que c'est une erreur majeure de la part des Européens
00:17:23et l'Iran qualifie l'Europe d'unité terroriste.
00:17:28Vous voyez, on est toujours dans cette diatribe,
00:17:30dans ce...
00:17:31Alors, n'oublions pas que les mots ont eu une importance
00:17:34en Iran depuis la Révolution
00:17:35qui ont toujours qualifié les États-Unis de grands satans,
00:17:38mais il y a aussi des petits satans.
00:17:40Et on peut dire qu'aujourd'hui, pour l'Iran,
00:17:42l'Union Européenne est devenue une forme de satan.
00:17:44En tout cas, on est dans la confrontation verbale,
00:17:47mais encore une fois,
00:17:48l'heure est plutôt à la négociation.
00:17:50Donald Trump a dit à nouveau hier soir
00:17:53qu'il croyait que l'Iran était sur la voie de la négociation.
00:17:56Et donc, on est plutôt dans cet apaisement, entre guillemets,
00:18:00malgré la violence des discours.
00:18:01Alors, autre phrase qu'on partage avec vous ce matin,
00:18:05puisqu'elle est importante, mon général,
00:18:06c'est la suite de la déclaration de l'Ayatollah,
00:18:09justement, qui parle de ces révoltes qu'il y a eues en Iran.
00:18:14Il y a quelques jours, vous découvrez cette déclaration.
00:18:16Ici, les protestataires, dit-il, ont attaqué la police,
00:18:20des casernes des gardiens de la Révolution,
00:18:21et ils ont brûlé le Coran.
00:18:23C'est un véritable coup d'État qui a été réprimé.
00:18:27Comment interpréter cette phrase ce matin ?
00:18:29C'est d'une violence extrême,
00:18:31et en quelque sorte,
00:18:32ils placent les manifestants dans le camp adverse.
00:18:36Alors, il faut bien comprendre
00:18:38que la répression a été d'une intensité,
00:18:40d'une brutalité, comme on n'en a pas connu.
00:18:43En fait, le dernier exemple,
00:18:45c'est ce qui s'était passé en 1989,
00:18:47à Tiananmen, en quelque sorte,
00:18:49où les forces de sécurité,
00:18:51et les gardiens de la Révolution,
00:18:53mais aussi l'armée,
00:18:54en fait, ont tiré à bout pourtant sur les manifestants.
00:18:58Sachant que, notamment entre le 8 et le 9 janvier,
00:19:01on estime les pertes des manifestants
00:19:03supérieures à 35 000 tués.
00:19:05Minimum.
00:19:06Minimum.
00:19:06Et sans oublier que la répression continue,
00:19:09notamment des arrestations dans les hôpitaux,
00:19:11y compris des médecins.
00:19:13Donc, on a un régime qui est acculé,
00:19:17dont la base populaire est très restreinte.
00:19:20Ce sont, en gros, les gardiens de la Révolution
00:19:22et ceux qui profitent du régime.
00:19:23Et puis, il faut, pour l'ayatollah,
00:19:27en quelque sorte, montrer qu'il tient le régime
00:19:30avec ces mots.
00:19:33Mais ces mots ne sont pas que des mots,
00:19:35puisque derrière, il y a la répression.
00:19:36Et c'est bien ça la problématique.
00:19:38C'est que le pouvoir sait qu'il est fragile.
00:19:41Et donc, il est tenté, en quelque sorte,
00:19:44par le fait que, s'il lâche d'un côté,
00:19:48notamment vis-à-vis des Américains,
00:19:50il perd sa légitimité.
00:19:52Et puis, les gardiens de la Révolution
00:19:54et, on va dire, les religieux,
00:19:58eux, ils savent que leur survie est en jeu
00:20:00dans les jours et semaines à venir.
00:20:02– Amiral, si on est, encore une fois,
00:20:03très concret, très opérationnel ce matin,
00:20:06la question que tout le monde se pose,
00:20:08c'est que se passe-t-il si jamais,
00:20:09dans cet étroit d'Hormuz,
00:20:10lors de ces manœuvres militaires,
00:20:12il y a une balle qui part d'un côté,
00:20:14si un navire américain est touché par les Iraniens,
00:20:17quelle est la spirale dans laquelle on peut entrer ?
00:20:19– Je crois qu'on ne la contrôle plus beaucoup.
00:20:22Et il est évident que,
00:20:24si on commence à sortir des armes et à faire feu,
00:20:28il y aura une montée en puissance des Américains,
00:20:31ça c'est évident,
00:20:32c'est là d'ailleurs où on voit que
00:20:34la solution qui a été prise cette fois-ci
00:20:36pour régler cette crise,
00:20:37c'est-à-dire d'envoyer un groupe aérien
00:20:39autour d'un porte-avions,
00:20:41est probablement une bonne idée,
00:20:42parce qu'avec ces moyens,
00:20:44vous avez la possibilité à la fois d'avancer
00:20:46et de reculer,
00:20:47en fonction de l'évolution de la situation
00:20:50sur le plan diplomatique,
00:20:52alors que lorsqu'ils avaient traité
00:20:54les cibles nucléaires en Iran,
00:20:57ils avaient opéré d'une façon
00:20:59beaucoup plus brutale,
00:21:01en allant bombarder directement
00:21:03les sites iraniens
00:21:07à partir des bases américaines
00:21:08ou de leurs alliés proches,
00:21:10et sans qu'il y ait une possibilité,
00:21:12vous voyez, de manœuvre.
00:21:13Je pense que tout l'intérêt
00:21:14du porte-avions et de son groupe aérien,
00:21:17c'est de pouvoir participer
00:21:18également à l'avancée diplomatique.
00:21:21Vous pouvez rapprocher le porte-avions
00:21:23de la côte iranienne
00:21:24quand vous sentez qu'il faut mettre de la pression,
00:21:27vous pouvez l'éloigner
00:21:28quand vous avez l'impression
00:21:29d'avoir avancé un petit peu
00:21:31sur le plan diplomatique,
00:21:32et donc moi je trouve que
00:21:33l'envoi de ce groupe aérien
00:21:35est plutôt une très bonne idée
00:21:37et permettra peut-être
00:21:38d'éviter la guerre.
00:21:39Ça permet en tout cas
00:21:41de maintenir la pression
00:21:42tant que la négociation a lieu,
00:21:44et si elle n'aboutit pas,
00:21:45l'usage de la force est toujours possible.
00:21:47Je vous remercie, Amiral,
00:21:48d'avoir été avec nous
00:21:49sur ce plateau ce matin
00:21:50pour votre regard
00:21:51qui a été très précieux pour nous
00:21:52pour comprendre les choses.
00:21:54On reste tous ensemble
00:21:55sur ce plateau dans quelques instants.
00:21:57On revient sur ces dernières déclarations
00:21:59qui nous viennent d'Iran,
00:22:00donc la pression qui paradoxalement baisse,
00:22:03mais des déclarations toujours très fortes
00:22:06qu'elles conséquent.
00:22:07On s'interroge,
00:22:07et vous le savez, sur BFM,
00:22:09on sera sur le terrain,
00:22:09notamment en Iran et en Israël
00:22:11dans un instant.
00:22:12A tout de suite.
00:22:1310h30, suite de notre édition spéciale
00:22:16ce matin sur BFM TV,
00:22:17car la tension est encore très forte
00:22:19avec ces exercices militaires
00:22:21en temps réel
00:22:22qui ont lieu dans le détroit d'Ormuz.
00:22:25Nous serons d'ailleurs dans quelques instants
00:22:26avec toutes nos équipes sur le terrain,
00:22:28notamment avec Clémence Dibout
00:22:30que vous voyez sur la gauche
00:22:31de notre écran sur cette côte
00:22:33des Émirats Arabes Unis.
00:22:34Nous serons également à Téhéran
00:22:35avec Siavoj Ghazi
00:22:37sur la droite de votre écran
00:22:38et Igor Saïri de son côté
00:22:39étant en Israël.
00:22:40Je vous le disais,
00:22:41il y a beaucoup de déclarations ce matin.
00:22:42On va en parler également en plateau
00:22:44avec nos invités
00:22:45puisque le général Pélis Randi
00:22:47est toujours avec nous.
00:22:48Rebonjour, général.
00:22:49Ulysse Gosset également sur notre plateau.
00:22:53Lova Rinell, chercheuse associée
00:22:54à la Fondation pour la recherche stratégique.
00:22:57Prenons la direction de Téhéran
00:22:59pour vous retrouver Siavoj
00:23:01puisqu'il y a ces dernières déclarations
00:23:04de l'Ayatollah Ramenei
00:23:06qui font que la tension est toujours très forte ce matin.
00:23:09Que peut-on dire de ces déclarations ?
00:23:13Alors, Naïtollah Kamenei intervenait,
00:23:15il faut le préciser,
00:23:16devant plusieurs milliers de personnes
00:23:17dans sa résidence
00:23:21qui marque le début des célébrations
00:23:26pour le 47e anniversaire
00:23:30de la victoire de la révolution islamique
00:23:31en 1979.
00:23:33Il a annoncé des avertissements
00:23:34très claires aux États-Unis.
00:23:36Il a affirmé que si jamais,
00:23:38cette fois-ci,
00:23:38les Américains lançaient une guerre,
00:23:41ce sera une guerre au niveau régional.
00:23:44Donc, une menace très claire.
00:23:47Il a affirmé également
00:23:48que ce monsieur,
00:23:50en parlant de Donald Trump,
00:23:51ce monsieur parle de l'envoi
00:23:53de porte-avions et de navires,
00:23:55mais le peuple iranien n'a pas peur.
00:23:57On ne peut pas faire peur
00:23:58au peuple iranien
00:23:59avec de telles menaces.
00:24:02Mais il a ajouté également
00:24:03que l'Iran ne sera pas
00:24:05le premier à actionner la gâchette,
00:24:09mais que si jamais
00:24:11les États-Unis attaquaient l'Iran,
00:24:12il y aura une réponse très dure.
00:24:14Donc, reprenons un peu
00:24:15ce qu'a dit le président Pézezkyan hier,
00:24:18qui avait dit que l'Iran
00:24:19ne cherchait pas la guerre
00:24:20et qu'une guerre dans la région
00:24:22n'était ni dans l'intérêt de l'Iran,
00:24:23ni dans l'intérêt des États-Unis,
00:24:25ni dans l'intérêt des pays de la région.
00:24:27Donc, c'est le même discours,
00:24:29à peu près,
00:24:29mais avec des menaces plus dures
00:24:31contre les États-Unis,
00:24:33c'est dans son rôle
00:24:35de guide suprême
00:24:36de taper du poing sur la table
00:24:38pour faire comprendre aux Américains
00:24:40que si jamais
00:24:41ils lancent une attaque,
00:24:45il y aura une réponse.
00:24:46En ce qui concerne les manœuvres,
00:24:48pour l'instant,
00:24:49il n'y a aucune information
00:24:50en Iran
00:24:51sur ces manœuvres-là
00:24:54qui devaient avoir lieu
00:24:55dans le détroit d'Homoz.
00:24:57On ne sait pas
00:24:57si elles ont commencé
00:24:59ou pas du tout.
00:25:03C'est une question
00:25:03qu'on se pose ici à Teheran.
00:25:05D'autant plus
00:25:05que les médias iraniens
00:25:07n'ont jamais
00:25:07officiellement annoncé
00:25:09ces manœuvres
00:25:11qui ont été d'abord
00:25:14annoncées par des médias
00:25:15basés à l'étranger.
00:25:16Et ensuite,
00:25:17il y a eu le communiqué
00:25:18de Senkom
00:25:18qui parlait de ces manœuvres.
00:25:21Pour l'instant,
00:25:21on n'a aucune information
00:25:22sur ces manœuvres
00:25:23ici à Teheran.
00:25:23Merci Siavoj Ghazi
00:25:25en direct d'Iran.
00:25:26On reviendra vous voir
00:25:27un peu plus tard
00:25:27dans cette édition spéciale.
00:25:29L'Ovarinel,
00:25:30on va revenir évidemment
00:25:31pour les personnes
00:25:31qui nous rejoignent
00:25:32sur BFN TV
00:25:33sur ces mots
00:25:33de l'Ayatollah Ramenei.
00:25:36Comment est-ce qu'on peut
00:25:36expliquer cette concomitance,
00:25:38c'est-à-dire début,
00:25:40alors on reste prudent,
00:25:41de ces exercices militaires
00:25:43peut-être ce matin,
00:25:45et en parallèle,
00:25:46déclaration donc
00:25:47du guide suprême iranien
00:25:49qui déclare
00:25:50à l'encontre des États-Unis
00:25:51que toute attaque
00:25:52conduirait à une guerre régionale ?
00:25:54Écoutez,
00:25:55c'est assez simple,
00:25:56c'est de la communication politique.
00:25:58Il y a effectivement,
00:26:00j'allais dire presque
00:26:00le rationnel
00:26:01qu'on peut représenter
00:26:02une présence militaire
00:26:03dans l'interprétation
00:26:03de ce qu'on envoie
00:26:04quand on est chef de guerre iranien,
00:26:07un message qu'on envoie
00:26:07très clair aux Américains.
00:26:09Nous faisons un exercice,
00:26:10nous rappelons que cette zone
00:26:11et la nôtre,
00:26:12c'est notre précaré.
00:26:13Donc d'ailleurs,
00:26:14un exercice,
00:26:14on envoie,
00:26:17il y a un préalable diplomatique,
00:26:20on prévient la partie,
00:26:21notamment,
00:26:21ils ont prévenu les Américains
00:26:22qu'ils allaient être là,
00:26:23ça ne se fait pas
00:26:23de manière isolée.
00:26:26Le fait que les Américains
00:26:27acceptent montre aussi
00:26:28qu'on est dans un cadre
00:26:29d'exercice
00:26:30plutôt apaisé.
00:26:31Il y a la violence
00:26:32de la communication politique
00:26:33qui montre que
00:26:34quand bien même
00:26:34il y a cet apaisement
00:26:35qui peut montrer
00:26:36des discussions diplomatiques
00:26:37derrière,
00:26:38la situation politique
00:26:39est assez difficile
00:26:41pour les Iraniens
00:26:42et notamment
00:26:42pour le régime
00:26:43qui n'oublie.
00:26:44Là,
00:26:45on oublie quand même
00:26:45qu'il y a une manifestation
00:26:47avec quand même
00:26:48une violence
00:26:50mais irrationnelle
00:26:52envers la propre population
00:26:53iranienne.
00:26:53Des tirs à balles réelles
00:26:54en pleine rue.
00:26:55Et que ça,
00:26:56c'est totalement occulté
00:26:57par ce qui se passe maintenant.
00:26:58Donc,
00:26:58il ne faut pas oublier
00:26:59qu'il y a des gens
00:26:59qui sont en train
00:26:59de mourir en Iran
00:27:01et que finalement,
00:27:02la violence
00:27:03de la posture iranienne
00:27:05vient un peu dire
00:27:05la priorité pour nous,
00:27:07c'est ce qui se passe.
00:27:08Regardez,
00:27:08si vous nous attaquez,
00:27:10toute la région
00:27:11sera paralysée,
00:27:12vous aussi,
00:27:13vous serez menacés.
00:27:14Il y a aussi la menace
00:27:15par rapport à l'Europe
00:27:16puisque l'Europe
00:27:17a statué en disant
00:27:18que maintenant
00:27:18les gardiens
00:27:18de la révolution
00:27:20étaient un groupe terroriste.
00:27:21Ils disent que maintenant
00:27:22les armées européennes
00:27:24sont des armées terroristes.
00:27:25Mais enfin,
00:27:25vous voyez bien
00:27:26que tout cela,
00:27:27c'est d'essayer
00:27:27de détourner un peu
00:27:29l'attention
00:27:29de ce qui se passe
00:27:30en interne
00:27:31et de l'autre côté,
00:27:32la partie américaine,
00:27:34je ne vais pas dire
00:27:34qu'elle joue jeu
00:27:35mais quelque part,
00:27:36ça se répond.
00:27:37Tout cela arrive aussi
00:27:39parce que les Américains
00:27:39viennent.
00:27:40Moi,
00:27:41j'ai mon sujet
00:27:41dans nos proliférations
00:27:42qui n'est toujours pas réglées.
00:27:43C'est-à-dire,
00:27:44expliquez-nous,
00:27:44non-prolifération,
00:27:45ça veut dire quoi ?
00:27:46Le sujet,
00:27:47c'est s'il faut désarmer,
00:27:48s'il faut faire en sorte
00:27:48que l'Iran n'est plus la bombe,
00:27:50qui est un combat
00:27:51qui est mené par l'AEA,
00:27:52par toutes les parties
00:27:53européennes et mondiales,
00:27:55c'est un sujet,
00:27:55c'est d'une haute importance.
00:27:57Mais le faire sous pression
00:27:58de cette manière
00:27:59ne génère pas
00:28:00une obtention positive
00:28:03de la non-prolifération.
00:28:04On braque un régime
00:28:05qui va,
00:28:06de fait,
00:28:07à mon avis,
00:28:08dans les négociations,
00:28:09poser,
00:28:11on va dire,
00:28:11tous les jalons
00:28:12pour essayer
00:28:13de maintenir sa posture.
00:28:15Il faut rappeler
00:28:15que l'opération
00:28:16de juin dernier
00:28:17a fait qu'ils ont caché,
00:28:19effectivement,
00:28:20cet uranium enrichi.
00:28:21On parle de 8400 kilos,
00:28:23quand même,
00:28:23ce n'est pas rien,
00:28:24on ne sait pas où ils sont.
00:28:26Moi, à part imaginer
00:28:27Donald Trump arriver
00:28:28avec cet uranium enrichi
00:28:30dans ses portes à vue
00:28:31en disant
00:28:31je les ai récupérés,
00:28:32je ne sais pas
00:28:33ce qu'il va obtenir.
00:28:33Je reviens sur un point
00:28:34que vous évoquez
00:28:35avec vous, Ulysse,
00:28:37cette déclaration,
00:28:38effectivement,
00:28:38du chef du Parlement
00:28:39qui, ce matin,
00:28:40fait savoir
00:28:40que désormais,
00:28:41toutes les armées européennes
00:28:43seront considérées
00:28:44comme terroristes
00:28:45du point de vue
00:28:46de l'Iran.
00:28:47Quelles conséquences
00:28:48concrètes ça va avoir
00:28:49sur peut-être nous
00:28:50puisqu'en tant qu'Européens,
00:28:52nous sommes également
00:28:52concernés en tant que Français ?
00:28:54Est-ce qu'il y a
00:28:54des conséquences immédiates ?
00:28:55Je pense d'abord
00:28:56à nos otages
00:28:57qui,
00:28:59Jacques Paris
00:28:59et Cécile Collère,
00:29:00qui certes
00:29:01ont été libérés
00:29:02de la prison
00:29:03où ils se trouvaient,
00:29:05qui sont maintenant
00:29:06à l'intérieur
00:29:07du compound
00:29:09de la résidence
00:29:09de l'ambassade de France,
00:29:11mais ils ne sont pas libres
00:29:14de revenir en France.
00:29:16Et donc,
00:29:16cette tension supplémentaire
00:29:19avec le fait
00:29:20que l'Union européenne
00:29:21et donc la France
00:29:22aient déclaré
00:29:23que les guerriers de l'évolution
00:29:24étaient un mouvement terroriste
00:29:25et la réponse ce matin
00:29:26du Parlement
00:29:27qui déclare
00:29:27que l'Union européenne
00:29:28est une entreprise terroriste,
00:29:30entre guillemets,
00:29:31ça va compliquer les choses
00:29:33et ça va rendre
00:29:34la négociation difficile.
00:29:36Jusqu'à empêcher potentiellement
00:29:37cette libération terroriste ?
00:29:38On verra,
00:29:39mais en tout cas,
00:29:40tant que la tension
00:29:41ne baisse pas,
00:29:42tant qu'il n'y a pas d'accord
00:29:43et s'il y a accord,
00:29:44il y a,
00:29:45ça va être très compliqué
00:29:46de les faire rentrer en France.
00:29:48Il faut rappeler
00:29:49que l'ambassade de France
00:29:50a réduit ses personnels
00:29:52à une cinquantaine de personnes
00:29:54pour,
00:29:55en cas de tension,
00:29:56éviter évidemment
00:29:56les conséquences,
00:29:58mais à l'intérieur
00:29:59de la résidence
00:30:00de l'ambassade,
00:30:01il y a effectivement
00:30:02ces deux Français
00:30:03qui sont toujours,
00:30:05certes,
00:30:05libres en théorie,
00:30:06mais toujours retenus
00:30:08contre leur gré
00:30:09en Iran.
00:30:10Et donc,
00:30:11cette nouvelle
00:30:12passe d'armes,
00:30:13entre guillemets,
00:30:14certes,
00:30:15pour l'instant,
00:30:15verbale,
00:30:16mais va rendre
00:30:17les choses
00:30:18beaucoup plus compliquées
00:30:19à négocier.
00:30:21Vous savez qu'on avait parlé
00:30:21d'un échange possible
00:30:23entre une citoyenne
00:30:24iranienne
00:30:25qui est actuellement
00:30:25en France
00:30:26et qui fait l'objet
00:30:28de l'accusation
00:30:29assez grave
00:30:30et ses deux Français.
00:30:32Donc,
00:30:32dans ce contexte,
00:30:33même si la France
00:30:34tient à séparer,
00:30:35évidemment,
00:30:36les deux affaires.
00:30:37D'un côté,
00:30:38il y a la confrontation
00:30:39potentielle
00:30:40avec les États-Unis,
00:30:40de l'autre,
00:30:41il y a nos deux otages.
00:30:42Alors ça,
00:30:43c'est pour le côté français,
00:30:44bien sûr.
00:30:45Maintenant,
00:30:46sur le fond,
00:30:47effectivement,
00:30:48c'est une déclaration,
00:30:49je ne dirais pas de guerre,
00:30:50mais c'est dans le terme
00:30:52de la propagande stratégique
00:30:53qui est déployée
00:30:54par le régime iranien,
00:30:55c'est une déclaration
00:30:56très grave
00:30:57et préoccupante
00:30:58pour l'Europe.
00:30:58Ça veut dire
00:30:59qu'on est dans
00:30:59une confrontation
00:31:00politique
00:31:02de très haut niveau,
00:31:03très intense,
00:31:04qui aura des conséquences
00:31:06aussi sur le rôle
00:31:06de l'Europe
00:31:07dans les potentielles
00:31:08négociations
00:31:09sur le nucléaire.
00:31:10Alors,
00:31:10en parallèle,
00:31:11que se passe-t-il
00:31:11du côté des États-Unis ?
00:31:13Je vais vous faire réagir
00:31:14dans quelques instants,
00:31:15mon général,
00:31:16à cette déclaration
00:31:17de Donald Trump.
00:31:18C'était dans la nuit.
00:31:19Écoutez ce que déclare
00:31:20le président américain
00:31:21à bord de son avion.
00:31:22J'espère que nous allons
00:31:26négocier quelque chose
00:31:27de convenable.
00:31:28Certains pensent
00:31:29qu'ils ne parviendront pas
00:31:30à un accord
00:31:31sur l'abandon
00:31:31des armes nucléaires
00:31:32et affirment
00:31:33qu'ils devraient le faire.
00:31:35Mais moi,
00:31:35je ne sais pas
00:31:35s'ils le feront.
00:31:37Mais ils parlent avec nous
00:31:38et ce sont des pourparlers sérieux.
00:31:42Donald Trump,
00:31:43en tenue de soirée,
00:31:44en direction
00:31:44de sa résidence
00:31:46de Mar-a-Lago,
00:31:47mais ça tranche fortement
00:31:49avec ce qu'il dit.
00:31:50Lui, il croit,
00:31:51plutôt en tout cas
00:31:52en façade.
00:31:52C'est ce qu'il dit,
00:31:53mon général,
00:31:54à une suite
00:31:56d'accords,
00:31:57de discussions.
00:31:58On est sur ce ton-là
00:32:00de Donald Trump,
00:32:01en tout cas,
00:32:01en façade.
00:32:02En quelque sorte,
00:32:03il laisse des portes
00:32:05entreouvertes.
00:32:05C'est exactement
00:32:06le même mécanisme
00:32:07qu'il a employé
00:32:08à l'égard du Venezuela
00:32:09pendant trois mois,
00:32:11en quelque sorte,
00:32:12à l'automne,
00:32:14en laissant des portes
00:32:15ouvertes
00:32:15pour de la négociation.
00:32:17Et d'un côté,
00:32:19je rappelle,
00:32:19au Venezuela,
00:32:20Maduro n'a pas,
00:32:21en quelque sorte,
00:32:22voulu prendre,
00:32:24en quelque sorte,
00:32:25la porte de sortie.
00:32:26On peut même rappeler,
00:32:27ça c'est aussi
00:32:27un élément important,
00:32:29c'est que la diplomatie
00:32:30vaticane s'était investie
00:32:31justement pour
00:32:32exfiltrer Maduro
00:32:33et qui, lui,
00:32:33n'a pas voulu.
00:32:34Donc,
00:32:35Donald Trump,
00:32:36il est dans cette même
00:32:36situation.
00:32:37il laisse entreouvert la porte
00:32:39avec le fait qu'il sait
00:32:41qu'il a des options militaires
00:32:43extrêmement puissantes
00:32:44et que le régime
00:32:46est aux abois.
00:32:47Certes,
00:32:47il y a des déclarations
00:32:48très belliqueuses
00:32:49et la répression intense
00:32:51de la population,
00:32:52mais on sait bien
00:32:54que le régime
00:32:54est fragile.
00:32:56La question est de savoir,
00:32:57effectivement,
00:32:57si on passe
00:32:58à l'option militaire.
00:33:00Il y a un point
00:33:00que je voudrais quand même
00:33:01souligner dans la déclaration
00:33:02concernant les armées européennes.
00:33:04en fait,
00:33:05c'est une violation
00:33:06très claire
00:33:07du droit
00:33:08des conflits armés.
00:33:10C'est-à-dire que
00:33:10qualifier
00:33:12une armée régulière
00:33:13de terroristes,
00:33:15ça veut dire quoi ?
00:33:15Ça veut dire que si,
00:33:16par exemple,
00:33:18ne serait-ce qu'à l'ambassade
00:33:20de France,
00:33:21nous avons des gendarmes
00:33:22qui assurent la sécurité.
00:33:23Ça veut dire que
00:33:23s'ils sortent,
00:33:24par exemple,
00:33:24pour une mission,
00:33:26ils peuvent être arrêtés
00:33:27pour terrorisme.
00:33:28Donc,
00:33:28c'est une provocation
00:33:29majeure des Iraniens
00:33:31pour faire peur
00:33:32aux Européens.
00:33:33N'oublions pas
00:33:34aussi que
00:33:35le régime des Mollahs,
00:33:37c'est quand même aussi
00:33:37un élément important,
00:33:38a été un des acteurs clés
00:33:40et reste un des acteurs clés
00:33:41du terrorisme islamiste
00:33:42en Europe
00:33:43depuis
00:33:44l'arrivée
00:33:45de Khomeini.
00:33:46Donc,
00:33:46c'est aussi pour faire peur
00:33:48aux Européens,
00:33:49d'autant plus que
00:33:50quand ils parlent
00:33:50des armées européennes,
00:33:52bon,
00:33:52bien sûr,
00:33:53il y a la France,
00:33:53le Royaume-Uni
00:33:54qui sont très présents,
00:33:57mais il y a des...
00:33:58bon,
00:33:58le Portugal,
00:33:59le Danemark,
00:33:59ils sont très loin.
00:34:00Donc,
00:34:00c'est une provocation
00:34:01majeure
00:34:02de la part de Terre.
00:34:03Donc,
00:34:03provocation à l'égard
00:34:04de l'Europe
00:34:04et puis crainte aussi
00:34:06potentiellement
00:34:06d'un embrasement
00:34:07plus large
00:34:07dans la région.
00:34:09Allons voir justement,
00:34:10puisque c'est notre ADN
00:34:11sur BFM,
00:34:12sur le terrain,
00:34:13ce qui se passe
00:34:13en Israël avec vous,
00:34:15Igor Saïri,
00:34:16vous êtes sur place
00:34:17avec Julie Roser
00:34:17derrière la caméra.
00:34:19Comment est-ce qu'on accueille
00:34:20en quelque sorte,
00:34:21Igor,
00:34:22ces déclarations
00:34:23que nous découvrions
00:34:24il y a quelques minutes
00:34:25de l'ayatollah Ramenei
00:34:26avec, on le sent,
00:34:27cette tension
00:34:28qui se poursuit également
00:34:29peut-être
00:34:30de votre côté ?
00:34:31– Vous savez,
00:34:34Léopold,
00:34:35c'est tout sauf
00:34:35une surprise,
00:34:36en réalité,
00:34:37cette déclaration
00:34:38du guide suprême.
00:34:39Il faut se rappeler
00:34:40qu'Israël représente
00:34:44l'ennemi juré
00:34:45du régime des Mollahs
00:34:48dans la région
00:34:48et vice-versa.
00:34:50Il faut savoir
00:34:51qu'Israël a attaqué
00:34:53l'Iran
00:34:54et le régime des Mollahs
00:34:56au mois de juin dernier
00:34:57avec l'aide des États-Unis.
00:35:01C'est un objectif israélien
00:35:03de faire tomber ce régime.
00:35:05Il faut aussi se rappeler
00:35:06que le régime iranien
00:35:08a financé
00:35:08le Hezbollah libanais,
00:35:10a financé
00:35:10le Hamas.
00:35:12L'Iran représente
00:35:13clairement un motif
00:35:14d'instabilité
00:35:15dans la région
00:35:16pour le gouvernement
00:35:17israélien
00:35:18et pour les Israéliens
00:35:19eux-mêmes.
00:35:20Et quelque part,
00:35:21cette menace
00:35:22de riposte iranienne
00:35:23en Israël
00:35:24après une attaque
00:35:25éventuelle américaine,
00:35:26quelque part,
00:35:27tout le monde
00:35:27s'y attend ici,
00:35:29tout le monde
00:35:29est prêt,
00:35:30si j'ose dire,
00:35:31à se réfugier
00:35:32dans les abris,
00:35:34même s'il y a
00:35:35une crainte
00:35:35de revivre
00:35:36ces attaques
00:35:37de missiles balistiques
00:35:38iraniens
00:35:39qui ont touché
00:35:40le seul israélien
00:35:41faisant une trentaine
00:35:42de morts,
00:35:43quand même
00:35:43avec des dégâts matériels
00:35:44considérables.
00:35:46Écoutez quelques-unes
00:35:46de ces réactions israéliens
00:35:47au micro
00:35:48de Julie Roser.
00:35:53Alors,
00:35:54on a ces sons
00:35:55qu'on va écouter
00:35:55un peu plus tard.
00:35:57Igor,
00:35:58promis,
00:35:58on reviendra
00:35:59avec vous tout à l'heure,
00:36:00mais on les a bien entendus.
00:36:01Je reviendrai vers vous
00:36:01tout à l'heure
00:36:02dans notre édition spéciale.
00:36:04On a bien compris
00:36:04que dans ce contexte,
00:36:05évidemment,
00:36:06la tension est forte
00:36:07dans cette zone
00:36:09du Moyen-Orient.
00:36:09On va voir avec vous,
00:36:10justement,
00:36:10Fanny Vetscheider,
00:36:12quelles sont les positions
00:36:13des différents pays
00:36:15de cette zone.
00:36:16Vous nous expliquez
00:36:17les enjeux des uns
00:36:17et des autres.
00:36:18Carte à l'appui.
00:36:19Oui, en effet.
00:36:19Alors,
00:36:19on va regarder tout d'abord
00:36:20cette région.
00:36:21On la voit ici
00:36:22avec l'Iran,
00:36:23qui est le pays
00:36:23le plus peuplé
00:36:24de cette région,
00:36:2490 millions d'habitants
00:36:26et plusieurs autour,
00:36:27notamment en ce qui concerne
00:36:28le Qatar.
00:36:29Le Qatar,
00:36:30qui a une position
00:36:31assez particulière,
00:36:32elle craint l'embrasement
00:36:33dans la région.
00:36:34Elle tente,
00:36:35par de nombreux efforts
00:36:36diplomatiques,
00:36:37évidemment,
00:36:38de remettre à la table
00:36:39des négociations
00:36:39les Américains,
00:36:40les Iraniens.
00:36:41Le Premier ministre Qatari
00:36:42est d'ailleurs allé
00:36:43très récemment à Téhéran
00:36:44pour voir le chef
00:36:45de la plus haute instance
00:36:46de sécurité d'Iran.
00:36:48Ce qu'il veut,
00:36:48c'est réduire
00:36:49ses tensions pacifiquement.
00:36:52Il faut dire
00:36:52qu'il a peur
00:36:53de ce chaos
00:36:53dans la région.
00:36:54En juin dernier,
00:36:55sans être l'allié
00:36:56vraiment de l'Iran,
00:36:57il avait tout de même
00:36:58condamné
00:36:58les frappes américaines
00:36:59en Iran
00:37:00sur les sites nucléaires.
00:37:03Mais en parallèle,
00:37:04tout de même,
00:37:05le Qatar a des intérêts
00:37:06commerciaux
00:37:07avec les Etats-Unis.
00:37:09Il a également
00:37:09des bases,
00:37:10il abrite des bases
00:37:11américaines
00:37:11sur son sol.
00:37:12Voici donc
00:37:12la position du Qatar
00:37:13qui a tout intérêt,
00:37:14vous l'avez compris,
00:37:15à jouer
00:37:16l'effort diplomatique.
00:37:18Ensuite,
00:37:19regardez la position
00:37:20cette fois-ci
00:37:20de l'Arabie saoudite.
00:37:22Tout comme
00:37:23les Émirats arabes unis.
00:37:24D'ailleurs,
00:37:24ils sont à peu près
00:37:25sur la même position.
00:37:26Leur historique commun,
00:37:27c'est qu'ils ont eu
00:37:28des installations pétrolières
00:37:29attaquées par l'Iran
00:37:30en 2019
00:37:31pendant le premier
00:37:32mandat de Donald Trump.
00:37:34Donc eux,
00:37:34leur crainte,
00:37:35c'est des représailles
00:37:36de l'Iran
00:37:37selon leur position.
00:37:38Ils se sont rapprochés
00:37:39de Téhéran
00:37:40depuis 2023 maintenant.
00:37:41Le prince héritier
00:37:42s'est rendu,
00:37:44pardon,
00:37:45a eu au téléphone
00:37:46mardi
00:37:46le président iranien.
00:37:48Il a interdit
00:37:49aux Etats-Unis
00:37:50d'utiliser
00:37:51son sol,
00:37:52son espace aérien
00:37:53pour des opérations
00:37:54militaires.
00:37:55Ils ne veulent pas
00:37:56être le fer de lance
00:37:57des Etats-Unis
00:37:58et donc pourtant
00:37:59le pays,
00:38:01l'Arabie saoudite
00:38:01a des liens étroits
00:38:03avec Washington
00:38:03puisqu'on le sait,
00:38:04Donald Trump
00:38:05et le prince héritier
00:38:06se sont vus
00:38:07à la Maison Blanche
00:38:07en novembre dernier
00:38:08avec des accords
00:38:09de coopération
00:38:09notamment qui lient
00:38:10les deux pays
00:38:11et les Etats-Unis
00:38:12qui sont le principal
00:38:13partenaire stratégique
00:38:15de l'Arabie saoudite.
00:38:16C'est ce que dit
00:38:17le prince héritier.
00:38:18Regardons la situation
00:38:19de la Turquie
00:38:19qui elle,
00:38:20préfère jouer
00:38:20l'intermédiation
00:38:22qui joue la carte
00:38:23pour réunir
00:38:24une réunion trilatérale.
00:38:27Elle est opposée
00:38:28à toute intervention
00:38:29militaire contre l'Iran.
00:38:31D'ailleurs,
00:38:31le chef de la diplomatie turque
00:38:33a eu un entretien
00:38:34téléphonique mercredi
00:38:35avec son homologue iranien.
00:38:36Ce qu'il craint surtout,
00:38:37c'est le risque migratoire
00:38:38que justement,
00:38:39avec cette frontière
00:38:40entre les deux pays,
00:38:41les Iraniens fuient le pays
00:38:43pour se rendre
00:38:44en Turquie.
00:38:45Ça a été le cas
00:38:46avec la Syrie,
00:38:47donc ils en ont
00:38:47beaucoup peur.
00:38:48Ils ont d'ailleurs
00:38:48construit un mur
00:38:50de 380 kilomètres
00:38:51sur les 550 kilomètres
00:38:52de la frontière
00:38:53qui les sépare
00:38:54avec l'Iran.
00:38:55Voilà pour cette position
00:38:56de renforcement
00:38:57donc surtout
00:38:58du flux migratoire
00:38:58sur ces frontières.
00:38:59Et puis Israël
00:39:00qui est l'allié
00:39:01historique des Etats-Unis,
00:39:03on se rappelle du rôle
00:39:04qu'ils ont eu conjointement
00:39:05dans cette guerre
00:39:05des 12 jours
00:39:05en juin dernier
00:39:06et donc qui menace
00:39:07cette fois-ci,
00:39:08c'était le mot
00:39:09de Benyamin Netanyahou
00:39:10en début de semaine,
00:39:11d'une riposte jamais vue,
00:39:12menace donc envers l'Iran.
00:39:14Israël qui a également
00:39:15bénéficié
00:39:16d'une nouvelle dotation
00:39:18de plus de 6 milliards,
00:39:207 de dollars
00:39:22d'aide militaire américaine
00:39:23encore très récemment.
00:39:24On comprend donc
00:39:25sa position plutôt
00:39:26en faveur
00:39:27de l'intervention américaine.
00:39:29Merci beaucoup Fanny.
00:39:31C'est intéressant ça
00:39:32Lovarinelle
00:39:32parce qu'effectivement
00:39:33là on a un panorama
00:39:34large de cette région
00:39:36et on voit bien
00:39:37qu'il y a une sorte
00:39:38de jeu de rôle.
00:39:40Chacun est un soutien
00:39:41ou non
00:39:42de l'Iran
00:39:44des Etats-Unis.
00:39:46Là on comprend
00:39:46la notion
00:39:47d'embrasement régional
00:39:48quand on voit
00:39:48ces cartes potentiellement.
00:39:49Oui et puis en plus
00:39:50il faut rappeler
00:39:50que l'Iran a un accord
00:39:51d'alliance
00:39:52de défense réciproque
00:39:53avec la Russie
00:39:54dont on ne l'a pas évoqué
00:39:55mais c'est une réalité
00:39:56mais il faut rappeler aussi
00:39:57que la Russie
00:39:57a été en défection totale
00:39:59lors de l'opération
00:40:02de juin dernier.
00:40:02Donc je crois
00:40:03ce qu'il faut comprendre
00:40:04c'est pourquoi
00:40:05on en est là
00:40:06et quel serait finalement
00:40:07le contenu
00:40:09de ce deal.
00:40:10Parce qu'en fait
00:40:11on parle du deal
00:40:11des affaires sur le deal
00:40:12mais sans dire
00:40:13de quoi on parle.
00:40:14Je rappelle
00:40:14que le JCPOA
00:40:16était donc en fait
00:40:17cet accord iranien
00:40:18qui incluait
00:40:18les Etats-Unis
00:40:19avec différents pays
00:40:20de l'Union Européenne
00:40:22pour limiter
00:40:23ou éviter
00:40:24enfin pour faire en sorte
00:40:25que l'Iran
00:40:27n'est pas la bombe atomique.
00:40:28Comme vous savez
00:40:28cet accord
00:40:29a été
00:40:30en fait
00:40:31cette négociation
00:40:32s'est arrêtée
00:40:33par une décision américaine
00:40:34tenue d'ailleurs
00:40:35par Donald Trump
00:40:36à l'époque
00:40:36lors de son premier mandat.
00:40:38Là on est
00:40:38au second mandat.
00:40:40L'Iran a proliféré.
00:40:41Je rappelle encore une fois
00:40:42qu'elle avait
00:40:43qu'elle a enrichi
00:40:44son uranium.
00:40:46La question
00:40:47c'est que
00:40:47les demandes américaines
00:40:49sont pour
00:40:49les Iraniens
00:40:51insoutenables.
00:40:53Donc en fait
00:40:53on a deux parties
00:40:54quand même
00:40:54qui sont connues
00:40:55pour ne pas plier.
00:40:57Donc en fait
00:40:57on se dit
00:40:57que dans des accords
00:40:58difficiles
00:40:59il faut que chacun
00:41:00lâche.
00:41:02Donald Trump
00:41:02n'est pas connu
00:41:03pour lâcher.
00:41:04Il fait des accords
00:41:04où il gagne
00:41:05et que l'autre perd.
00:41:06Les Iraniens
00:41:07ne sont pas connus
00:41:08pour lâcher.
00:41:09La question
00:41:10est de se dire
00:41:10comment on fait
00:41:11quand on a deux parties
00:41:12qui maintiennent
00:41:13des positions
00:41:13assez tranchées.
00:41:15Donc en fait
00:41:15pour les Iraniens
00:41:16l'enrichissement
00:41:17est un droit souverain.
00:41:19Ils doivent maintenir
00:41:19leur programme balistique
00:41:20qui n'est pas
00:41:21inclus dans un programme nucléaire
00:41:23alors que les Américains
00:41:24interdisent tout enrichissement
00:41:26et tout programme balistique.
00:41:27Merci beaucoup.
00:41:28On va continuer d'en parler
00:41:29évidemment dans notre édition spéciale
00:41:31et restez bien avec nous
00:41:31puisque dans quelques instants
00:41:32nous serons en direct
00:41:34justement
00:41:34du détroit d'Ormous.
00:41:36C'est là où tout se passe
00:41:37en ce moment
00:41:38où la tension est la plus forte
00:41:39et nos équipes sur BFM
00:41:40avec Clémence Dibou
00:41:42étaient au toucher
00:41:43derrière la caméra
00:41:43sont au plus près.
00:41:45On va tout vous montrer
00:41:46dans un instant.
00:41:47On revient.
00:41:48A tout de suite.
00:41:53Toute attaque américaine
00:41:54entraînerait une guerre régionale.
00:41:56Ce sont les dernières déclarations
00:41:58que nous allons analyser
00:41:59sur BFM TV.
00:42:00Vous êtes au bon endroit
00:42:01pour tout comprendre
00:42:02de cette tension
00:42:03qui se poursuit
00:42:04notamment
00:42:04vous allez voir
00:42:05dans un instant
00:42:06au sein de ce détroit d'Ormous
00:42:08là où tout se cristallise
00:42:09aujourd'hui
00:42:10avec des exercices militaires
00:42:11conduits par l'Iran.
00:42:13Avant d'aller sur le terrain
00:42:14puisque c'est notre ADN
00:42:15à BFM TV
00:42:16évidemment
00:42:17les meilleurs experts
00:42:18sont avec moi
00:42:19en plateau
00:42:19pour comprendre
00:42:20ce qui se joue aujourd'hui.
00:42:22Évidemment
00:42:22Ulysse Gosset
00:42:23et le général
00:42:24Pélisrandi
00:42:24qui nous accompagne
00:42:25nous ont rejoint
00:42:26pour cette deuxième heure
00:42:28dans notre édition spéciale.
00:42:29Emmanuel Galichet
00:42:30bonjour.
00:42:31Bonjour.
00:42:31Vous êtes enseignante
00:42:32chercheuse en physique nucléaire
00:42:34parce qu'évidemment
00:42:34c'est un enjeu primordial
00:42:36pour comprendre
00:42:36tout ce qui se passe
00:42:37en ce moment
00:42:38on va y revenir
00:42:38avec vous tout à l'heure.
00:42:40Et puis Laurent Aubaine
00:42:41bonjour.
00:42:42Bonjour.
00:42:42Vous êtes grand reporter
00:42:43et ancien correspondant
00:42:44à Jérusalem
00:42:45et au Moyen-Orient
00:42:46votre regard
00:42:47votre expérience
00:42:47évidemment
00:42:48va nous aider
00:42:48à comprendre
00:42:49ce qui se joue.
00:42:50Direction notre mur
00:42:51tout de suite
00:42:52avec vous général
00:42:53justement pour rejoindre
00:42:54notre dispositif spécial
00:42:57nos équipes
00:42:58qui sont absolument partout
00:43:00on peut le résumer
00:43:01ainsi pour comprendre
00:43:02ce qui se passe
00:43:04dans un instant
00:43:04Clémence Dibout
00:43:05en direct du détroit
00:43:06d'Hormuz
00:43:06donc également
00:43:08Syavosh Ghazi
00:43:09qui est très présent
00:43:10sur notre antenne
00:43:10correspondant France 24
00:43:12et également RFI
00:43:13à Téhéran
00:43:14en Iran
00:43:15et puis nous irons voir
00:43:16tout à l'heure
00:43:17également Igor Saïri
00:43:18qui se trouve en Israël
00:43:20avec la crainte
00:43:20bien évidemment
00:43:21d'un embrasement régional.
00:43:23Dans un instant
00:43:23votre analyse
00:43:24sur des images
00:43:25de ces exercices militaires
00:43:26dans le passé général
00:43:27d'abord
00:43:27direction donc le terrain
00:43:29Clémence
00:43:30vous êtes donc
00:43:30à quelques kilomètres
00:43:32de ce détroit
00:43:33d'Hormuz
00:43:34sur cette côte
00:43:35des Émirats Arabes Unis
00:43:37précisément
00:43:37avec Théo Touchet
00:43:38derrière la caméra
00:43:39que se passe-t-il
00:43:40précisément
00:43:41que voyez-vous ?
00:43:44On voit des pétroliers
00:43:45qui sont en train
00:43:46d'attendre
00:43:47parce que la zone
00:43:48évidemment
00:43:48il y a des exercices militaires
00:43:4920% du commerce pétrolier
00:43:51passe par le détroit
00:43:52d'Hormuz
00:43:53ce que vous apercevez
00:43:54au loin
00:43:54sur les images
00:43:55de Théo Touchet
00:43:55ce sont les montagnes
00:43:56du détroit d'Hormuz
00:43:58c'est une partie
00:43:59qui appartient à Oman
00:44:00c'est un peu compliqué
00:44:00la géographie
00:44:01c'est une partie
00:44:02du territoire
00:44:02qui appartient à Oman
00:44:03alors que nous
00:44:04on est aux Émirats Arabes Unis
00:44:05mais en face
00:44:06de l'autre côté
00:44:06à une quarantaine
00:44:07de kilomètres
00:44:08c'est l'Iran
00:44:09et notamment
00:44:10encore un peu plus loin
00:44:11la base militaire
00:44:13la base navale
00:44:14des forces
00:44:14des gardiens
00:44:15de la révolution
00:44:16eux qui font un exercice
00:44:18qui ont annoncé
00:44:18faire un exercice
00:44:19aujourd'hui et demain
00:44:20avec des tirs
00:44:21à balles réelles
00:44:22alors que
00:44:23de l'autre côté
00:44:24il y a juste
00:44:25le plus grand
00:44:25porte-avions américain
00:44:27l'USS Abraham Lincoln
00:44:28qui est quelque part
00:44:29dans la zone
00:44:30alors forcément
00:44:31on craint
00:44:32qu'il puisse y avoir
00:44:33une escalade
00:44:34l'armée américaine
00:44:36elle est au courant
00:44:36de cet exercice
00:44:37elle a fait savoir
00:44:38qu'elle avait
00:44:38deux lignes rouges
00:44:40et bien aucun survol
00:44:41de ces bâtiments militaires
00:44:43par d'éventuels drones
00:44:44iraniens
00:44:44à basses altitudes
00:44:45et absolument
00:44:46aucune envie
00:44:47d'être dans le viseur
00:44:48ou d'être dans la visée
00:44:49des tirs iraniens
00:44:50pour l'instant
00:44:51ces exercices
00:44:53ils ont été annoncés
00:44:54par l'armée iranienne
00:44:55normalement
00:44:56le commerce pétrolier
00:44:58peut continuer
00:44:59une tension
00:45:00donc
00:45:01dans la continuité
00:45:02ici sur le détroit
00:45:03d'Hormuz
00:45:03aujourd'hui
00:45:04Merci Clémence
00:45:05on viendra vous voir
00:45:06avec Théo Touché
00:45:06donc c'est vrai
00:45:08que c'est fou
00:45:08mon général
00:45:09de se dire
00:45:10que ce petit passage
00:45:11d'une cinquantaine
00:45:12de kilomètres
00:45:13aujourd'hui
00:45:13c'est le cœur névralgique
00:45:15d'une tension
00:45:16qui pourrait avoir
00:45:17des conséquences
00:45:18en cascade
00:45:18au niveau planétaire
00:45:20on voit ici
00:45:21pour les personnes
00:45:21qui nous rejoignent
00:45:22sur BFM TV
00:45:23d'anciennes images
00:45:25des images d'archives
00:45:26d'exercices militaires
00:45:27iraniens
00:45:28pour essayer de comprendre
00:45:29ce qui se passe en ce moment
00:45:30ou ce qui va se passer
00:45:31dans les prochaines minutes
00:45:31que voit-on précisément ?
00:45:33Alors en fait
00:45:33on voit des images
00:45:34très scénarisées
00:45:35pour en quelque sorte
00:45:37démontrer
00:45:38que les forces armées
00:45:39iraniennes
00:45:40seraient très à la hauteur
00:45:41vous voyez là par exemple
00:45:42c'est un drone
00:45:43qui va décoller
00:45:44alors ce sont les mêmes drones
00:45:45d'ailleurs
00:45:45qu'ils exportent
00:45:46à la Russie
00:45:47qui bombardent l'Ukraine
00:45:48et donc ces images
00:45:49elles sont là
00:45:49pour démontrer
00:45:50cette capacité
00:45:51vous voyez
00:45:51encore avec ces drones
00:45:52et ces missiles
00:45:53de frappe
00:45:55et de capacité militaire
00:45:57et notamment
00:45:59ces fenêtres rapides
00:46:00vous voyez
00:46:01qui vont en quelque sorte
00:46:02qui pourraient attaquer
00:46:04éventuellement
00:46:04soit des bâtiments de commerce
00:46:05comme le disait Clémence
00:46:07soit des bâtiments
00:46:08de guerre américains
00:46:09On voit qu'il y a une mise en scène
00:46:10c'est une volonté
00:46:11de rendre spectaculaires
00:46:12forcément les choses
00:46:13bon voilà
00:46:14c'était du cordage
00:46:16donc de commando
00:46:18sur un pétrolier
00:46:20bon ça c'est des choses
00:46:21qui sont finalement
00:46:22très classiques
00:46:23mais qui permettent
00:46:24en quelque sorte
00:46:25d'entretenir le mythe
00:46:26d'une armée extrêmement puissante
00:46:29la réalité
00:46:30elle est très différente
00:46:31parce que
00:46:32on voit bien
00:46:32ils n'ont pas
00:46:33les capacités suffisantes
00:46:35pour affronter
00:46:36l'US Navy
00:46:37néanmoins
00:46:38c'est comme
00:46:39les moustiques
00:46:40et bien ça peut piquer
00:46:42et ça peut faire mal
00:46:43néanmoins
00:46:43On va y revenir évidemment
00:46:44sur ces images
00:46:46dans un instant
00:46:47tout ça se passe
00:46:48dans un contexte
00:46:49très particulier
00:46:50puisqu'il y a également
00:46:52ces déclarations
00:46:53qu'on voulait vous faire entendre
00:46:54et surtout
00:46:55cette atmosphère
00:46:57en direct du parlement
00:46:58iranien
00:46:59c'était ce matin
00:47:00écoutez notamment
00:47:01le ton
00:47:01que l'on ressent
00:47:03à travers
00:47:03notamment ces mots
00:47:04que vous allez entendre
00:47:06voilà mort aux Etats-Unis
00:47:30Ulysse Gosset
00:47:31mort à Israël également
00:47:33on l'entend ce matin
00:47:33il y a une tension
00:47:34en tout cas une volonté
00:47:35encore une fois
00:47:35de mise en scène
00:47:36assez spectaculaire
00:47:37là des propos
00:47:38qui nous viennent d'Iran
00:47:39C'est un régime
00:47:40très affaibli
00:47:41mais c'est un régime
00:47:42qui n'a pas décidé
00:47:44de se rendre
00:47:45et qui veut résister
00:47:46jusqu'au bout
00:47:47quoi qu'il en coûte
00:47:48et en particulier
00:47:49quel que soit
00:47:50le prix de la répression
00:47:52qui est considérable
00:47:53compte tenu des chiffres
00:47:54qui sont maintenant cités
00:47:55on parle de
00:47:5635 000 morts
00:47:57dans les émeutes
00:47:57de début janvier
00:47:58donc ce régime
00:47:59et là
00:48:00on voit ici
00:48:00les durs du régime
00:48:01ce sont les parlementaires
00:48:03les mollas
00:48:03et les députés
00:48:06qui sont vêtus
00:48:07d'uniformes
00:48:08de guerre
00:48:08donc qui se préparent
00:48:10à une confrontation
00:48:11l'Iran a déclenché
00:48:12hier
00:48:13une alerte maximum
00:48:14face à un risque
00:48:15de confrontation
00:48:16qui n'a pas eu lieu
00:48:17jusqu'à présent
00:48:17mais on voit que
00:48:19dans les diatribes
00:48:20dans les discours
00:48:21provocateurs
00:48:22et guerriers
00:48:22belliqueux
00:48:23il y a cette volonté
00:48:25d'affirmer
00:48:25que le régime
00:48:26tient
00:48:26et qu'il ne cède pas
00:48:27malgré les menaces
00:48:29de Donald Trump
00:48:30la question
00:48:31que l'on peut se poser
00:48:32c'est
00:48:32à force de
00:48:33répéter ce type
00:48:35de slogan
00:48:35à force
00:48:36de dire que
00:48:37l'Iran ne cèdera pas
00:48:39que la réponse
00:48:40sera une guerre régionale
00:48:41etc
00:48:41est-ce que ça ne va pas
00:48:43à un moment donné
00:48:44provoquer une réaction
00:48:45de la part de Donald Trump
00:48:46qui dira finalement
00:48:47les Iraniens ne sont pas sérieux
00:48:49et ils ne cherchent pas
00:48:50à négocier
00:48:51alors hier soir
00:48:51dans l'avion
00:48:52on l'a vu tout à l'heure
00:48:52Donald Trump a eu
00:48:54quelques mots
00:48:55en disant qu'il espérait
00:48:56qu'il y aurait un deal
00:48:57acceptable entre guillemets
00:48:58sur le nucléaire iranien
00:49:00est-ce que les Iraniens
00:49:01sont prêts à lâcher
00:49:02quelque chose
00:49:02sur le nucléaire
00:49:03ce n'est absolument
00:49:03pas évident
00:49:04et s'il continue
00:49:06à mener en bateau
00:49:07d'une certaine manière
00:49:08le président des Etats-Unis
00:49:09est-ce qu'à un moment donné
00:49:10il ne va pas se fâcher
00:49:11un peu comme au Venezuela
00:49:12où après plusieurs mois
00:49:14de tensions
00:49:14Maduro
00:49:16l'ex-président
00:49:18continuait à danser
00:49:19sur l'estrade
00:49:20en provoquant
00:49:21Donald Trump
00:49:22là on voit les mollas
00:49:23qui s'agitent
00:49:24est-ce que ça va susciter
00:49:25la colère de Trump
00:49:27ou l'impatience de Trump
00:49:28qui est un insectif
00:49:29Trump c'est un joueur
00:49:30de poker
00:49:31il veut aller vite
00:49:32il veut des résultats
00:49:33concrets
00:49:34palpables
00:49:35il veut revenir
00:49:36face aux Américains
00:49:37en disant
00:49:37vous voyez
00:49:37j'ai obtenu
00:49:38telle et telle chose
00:49:39les Iraniens
00:49:40ce sont des joueurs d'échecs
00:49:42ce sont eux
00:49:43qui inventaient
00:49:43le joueur d'échecs
00:49:44et ils jouent le temps long
00:49:45ce n'est pas du tout
00:49:46la même stratégie
00:49:47donc on est dans une
00:49:48confrontation
00:49:49tout à fait inhabituelle
00:49:50et qui n'est pas
00:49:51je dirais
00:49:52l'habitude de Donald Trump
00:49:54donc cela explique
00:49:55que la tension persiste
00:49:56malgré les ouvertures
00:49:58et les appels
00:49:58à la négociation
00:49:59malgré l'implication
00:50:00de la Russie
00:50:01on est toujours
00:50:02dans une situation
00:50:02à haut risque
00:50:03pour rebondir sur ce que disait
00:50:04Ulysse Emmanuel Gallichet
00:50:06il y a un mot évidemment
00:50:06qui fait tilt
00:50:07c'est le mot nucléaire
00:50:08pour comprendre
00:50:10tout ça
00:50:10il y a
00:50:12ces déclarations
00:50:13d'un président américain
00:50:14qui dit
00:50:14moi je veux surtout
00:50:15résoudre les guerres
00:50:17ramener la paix
00:50:18et puis évidemment
00:50:19en rideau
00:50:20en arrière rideau
00:50:20il y a la question du nucléaire
00:50:22qui est primordiale
00:50:23pour lui
00:50:23oui oui bien sûr
00:50:25parce que ça peut aussi
00:50:26s'il n'arrive pas
00:50:27à négocier avec l'Iran
00:50:28ça peut être aussi
00:50:29le début d'une prolifération
00:50:31dans la région
00:50:31avec l'Arabie saoudite
00:50:33et la Turquie par exemple
00:50:34qui pourrait évidemment
00:50:36vouloir également
00:50:37faire de l'enrichissement
00:50:38donc c'est vraiment
00:50:39quelque chose de central
00:50:41alors évidemment
00:50:42il ne faut quand même pas
00:50:43oublier le peuple iranien
00:50:44il ne faut surtout pas
00:50:45l'oublier
00:50:45mais dans les négociations
00:50:47ça va être central
00:50:48lui a l'air de
00:50:50j'ai l'impression quand même
00:50:51que Donald Trump
00:50:52petit à petit
00:50:53revient à quelque chose
00:50:54un peu plus légitime
00:50:56pour l'Iran
00:50:56qui pourrait être accepté
00:50:58par l'Iran
00:50:58en disant
00:50:59c'est le non-enrichissement
00:51:01militaire
00:51:02ou à un niveau militaire
00:51:03qui ne veut plus
00:51:04par contre
00:51:05en juin
00:51:06c'était
00:51:07on arrête l'enrichissement
00:51:08donc il y a peut-être
00:51:09quelque chose
00:51:10une petite fenêtre
00:51:11pour des négociations
00:51:12je vous rappelle
00:51:13ces déclarations
00:51:14qui nous parviennent
00:51:15d'Iran
00:51:16de l'ayatollah
00:51:16ramenez
00:51:18qui s'exprime donc
00:51:19ce matin
00:51:19et qui prévient
00:51:20Siavosh Ghazi
00:51:21on va vous retrouver
00:51:22à Téhéran
00:51:23qu'une attaque américaine
00:51:24je cite
00:51:25déclencherait
00:51:26une guerre régionale
00:51:28c'est une communication
00:51:30qui donc
00:51:31on en parlait
00:51:32il y a un instant
00:51:33intervient
00:51:33en parallèle
00:51:34de potentiels exercices
00:51:35militaires
00:51:36dans le détroit d'Hormuz
00:51:36oui absolument
00:51:39le guide
00:51:42suprime iranien
00:51:42a intervenu
00:51:43devant plusieurs
00:51:44milliers de personnes
00:51:44pour le début
00:51:45des cérémonies
00:51:46de célébration
00:51:48de la victoire
00:51:52de la révolution islamique
00:51:53en 1979
00:51:53et donc
00:51:55il a fait
00:51:55cette déclaration
00:51:56il a dit
00:51:56si jamais
00:51:57les Etats-Unis
00:51:58lançaient une guerre
00:52:00contre l'Iran
00:52:00cette fois-ci
00:52:01ça sera une guerre régionale
00:52:02il a ajouté
00:52:03qu'en s'intéressant
00:52:05au président Trump
00:52:05il a affirmé
00:52:06ce monsieur
00:52:07dit qu'il a envoyé
00:52:09des navires
00:52:10des porte-avions
00:52:10mais ce genre de choses
00:52:12ne font pas peur
00:52:14au peuple iranien
00:52:15qui ne se soumettra pas
00:52:16aux menaces
00:52:17mais il a ajouté
00:52:18l'Iran ne sera pas
00:52:20le premier
00:52:21à déclencher une guerre
00:52:22mais répondra
00:52:23de manière très ferme
00:52:24à toute attaque
00:52:25contre son territoire
00:52:26donc un peu
00:52:27en reprenant un peu
00:52:28ce qu'a dit
00:52:28le président Pézezchkin
00:52:29hier
00:52:30lorsqu'il a parlé
00:52:31au président égyptien
00:52:32alors il faut savoir
00:52:33que l'Egypte
00:52:33le Qatar
00:52:34la Turquie
00:52:35essaye de jouer
00:52:36les médiateurs
00:52:37pour faire baisser
00:52:39la tension
00:52:40entre l'Iran
00:52:40et les Etats-Unis
00:52:42alors en ce qui concerne
00:52:43les manœuvres navales
00:52:46il faut savoir
00:52:47que pour l'instant
00:52:48il n'y a pas
00:52:49de confirmation
00:52:49ou d'information
00:52:51sur la tenue
00:52:52de ces manœuvres
00:52:53dans le détroit
00:52:55d'Hormuz
00:52:56donc pour l'instant
00:52:57on est sans nouvelles
00:52:58on ne sait pas
00:52:59si elles vont commencer
00:53:01plus tard
00:53:02ou si elles ont commencé
00:53:03il n'y a pas encore
00:53:03de communication
00:53:05officielle
00:53:06ou bien
00:53:07si elles n'auront
00:53:08pas lié
00:53:09du tout
00:53:09ce qu'il faut savoir
00:53:10c'est que les médias
00:53:11iraniens
00:53:12et les officiels iraniens
00:53:13n'ont jamais annoncé
00:53:14officiellement
00:53:14donc l'organisation
00:53:16de ces manœuvres
00:53:16l'information est venue
00:53:17d'abord depuis l'étranger
00:53:18par des médias étrangers
00:53:20et les médias iraniens
00:53:22ne l'ont jamais
00:53:23confirmé officiellement
00:53:24mais bien sûr
00:53:25il y a eu le communiqué
00:53:26du Seine-Corne
00:53:27qui en parlait
00:53:28donc qui confirmaient
00:53:30alors on est
00:53:31dans un état
00:53:32d'attente
00:53:33pour voir
00:53:34ce qui se passe
00:53:34réellement
00:53:35sur le terrain
00:53:36enfin sur la mer
00:53:36si je peux dire
00:53:38Merci
00:53:39Syavosh Ghazi
00:53:40on reviendra vers vous
00:53:41un peu plus tard
00:53:42dans notre édition spéciale
00:53:44également cette déclaration
00:53:45suite de la déclaration
00:53:46de l'ayatollah
00:53:47Rameney
00:53:48Laurent Aubaine
00:53:49puisqu'il reparle
00:53:50de ces répressions
00:53:52en Iran
00:53:53on a vu ces images
00:53:53évidemment
00:53:54qui sont d'une violence
00:53:55inouïe
00:53:55au moins
00:53:5630 000 morts
00:53:57estimés
00:53:58avec des tirs
00:53:59aléatoires
00:54:00en pleine rue
00:54:01l'ayatollah Rameney
00:54:02on vient de le voir
00:54:02il parle lui
00:54:03d'un coup d'état
00:54:04en évoquant ces répressions
00:54:06Oui
00:54:06il parle d'un coup d'état
00:54:07il voit les choses
00:54:08à sa manière
00:54:09évidemment
00:54:09mais il y a une chose
00:54:10la seule chose
00:54:11dont on peut être sûr
00:54:12sur ce qui va se passer
00:54:14dans les jours
00:54:14ou les semaines
00:54:15ou les mois
00:54:16à venir
00:54:17c'est que la répression
00:54:18elle va continuer
00:54:19parce que le régime
00:54:19ne va pas tomber
00:54:20je mets ça sur
00:54:22Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
00:54:24Je ne vois pas
00:54:25les Américains
00:54:26le régime va tomber
00:54:28si les Iraniens
00:54:29se prennent en main
00:54:30et vont attaquer
00:54:31les casernes
00:54:33vont attaquer
00:54:33les sites
00:54:34du gouvernement
00:54:35etc
00:54:36mais vu la répression
00:54:38qu'il y a eu
00:54:38il est peu probable
00:54:40que cela se passe
00:54:41sauf s'il y a des groupes
00:54:42organisés
00:54:43montés par
00:54:44des agences extérieures
00:54:46les Kurdes
00:54:47etc
00:54:47qui viennent
00:54:48prendre d'assaut
00:54:50des bases militaires
00:54:51prendre d'assaut
00:54:52des sites administratifs
00:54:54des bureaux
00:54:55du gouvernement
00:54:55etc
00:54:56la négociation
00:54:58qui s'engage
00:54:59aujourd'hui
00:55:00avec Trump
00:55:01si cette négociation
00:55:03a bien lieu
00:55:04elle va parler
00:55:06du nucléaire
00:55:07elle ne va pas parler
00:55:07de la chute du régime
00:55:09donc si le régime
00:55:10reste en place
00:55:10la répression
00:55:11restera en place
00:55:12et tous les spécialistes
00:55:14de l'Iran
00:55:14vous le diront
00:55:15tant que le régime
00:55:16est là
00:55:16la répression
00:55:17elle sera là
00:55:17et le régime
00:55:18ne tombera pas
00:55:19avec également
00:55:20des menaces
00:55:21qui sont proférées
00:55:22à notre égard
00:55:23nous européens
00:55:24puisqu'écoutez
00:55:24ce que déclarait
00:55:25dans la matinée
00:55:27de ce dimanche
00:55:28le chef
00:55:29du parlement
00:55:30iranien
00:55:31il évoque
00:55:32la qualification
00:55:33qu'il faut désormais
00:55:34avoir selon lui
00:55:34pour évoquer
00:55:35les armées européennes
00:55:36les armées
00:55:40des pays européens
00:55:41sont considérées
00:55:41comme des groupes
00:55:42terroristes
00:55:43et l'union européenne
00:55:44sera tenue responsable
00:55:45des conséquences
00:55:46de cette action
00:55:46de telles attaques
00:55:48renforcent encore
00:55:49la solidarité sociale
00:55:50en soutien
00:55:51aux gardiens
00:55:51de la révolution
00:55:52contribuant
00:55:53à préserver
00:55:54la dignité
00:55:54et la sécurité
00:55:55nationale
00:55:56de notre pays
00:55:56voilà
00:56:00Ulysse
00:56:01des armées
00:56:02des pays européens
00:56:04qui sont donc
00:56:05qualifiés
00:56:05de terroristes
00:56:07par les autorités
00:56:08iraniennes
00:56:08quelles conséquences
00:56:09ça peut avoir
00:56:09très concrètement
00:56:10alors cette crise
00:56:11elle est d'abord
00:56:12le signe
00:56:13d'un changement
00:56:15de paradigme
00:56:16dans la relation
00:56:16entre l'Europe
00:56:17et l'Iran
00:56:17l'Europe a toujours
00:56:18joué le rôle
00:56:19de négociateur
00:56:20de médiateur
00:56:21notamment
00:56:21voulant aboutir
00:56:22sur le nucléaire iranien
00:56:23pour l'empêcher
00:56:24de fabriquer
00:56:25la bombe
00:56:26la bombe atomique
00:56:27donc empêcher
00:56:28le nucléaire militaire
00:56:29les européens
00:56:30ont toujours poussé
00:56:31et c'est Donald Trump
00:56:32qui a rompu
00:56:32cette négociation
00:56:34lors de son premier mandat
00:56:35mais l'Europe
00:56:36restait toujours
00:56:37un intermédiaire possible
00:56:38notamment dans la crise
00:56:39actuelle entre l'Iran
00:56:40et les Etats-Unis
00:56:41là on est dans une fracture
00:56:43puisque effectivement
00:56:45les européens
00:56:45ont décidé
00:56:46après des mois
00:56:47pour ne pas dire
00:56:48des années
00:56:48d'hésitation
00:56:49à qualifier
00:56:50les gardiens
00:56:51de révolutions
00:56:51de groupes terroristes
00:56:53c'est très important
00:56:54parce que ça veut dire
00:56:55que ce groupe
00:56:56qui est donc
00:56:56vraiment
00:56:57l'épine dorsale
00:56:58du régime
00:56:59la colonne vertébrale
00:57:00du régime
00:57:01est un groupement terroriste
00:57:03c'est-à-dire que
00:57:03l'Etat iranien lui-même
00:57:04est considéré
00:57:05comme terroriste
00:57:06inacceptable
00:57:08pour le Parlement iranien
00:57:09pour le chef du Parlement
00:57:10et pour le régime en général
00:57:11donc ça veut dire
00:57:12qu'on est dans une
00:57:13double confrontation
00:57:14avec les Etats-Unis
00:57:15et avec l'Europe
00:57:17et pour nous
00:57:17il y a un problème majeur
00:57:19c'est que nous avons
00:57:19deux Français
00:57:20qui sont toujours
00:57:21retenus à Téhéran
00:57:22certes à l'intérieur
00:57:24du campagne
00:57:25vous savez
00:57:26cette structure
00:57:28qui permet d'accueillir
00:57:28à la fois
00:57:29les bureaux
00:57:30et la résidence
00:57:31de France
00:57:32et ils sont logés
00:57:33donc à l'intérieur
00:57:34de cette résidence
00:57:35mais ils ne peuvent pas
00:57:37sortir d'Iran
00:57:38ils ne peuvent pas
00:57:38rentrer chez eux
00:57:39Donc qu'est-ce que vous dites ?
00:57:39Ça pourrait avoir des conséquences
00:57:40très concrètes
00:57:40sur leur libération ?
00:57:41Cécile Collère et Jacques Paris
00:57:43ont eu déjà
00:57:44une chance
00:57:45c'est de pouvoir sortir
00:57:46de la prison
00:57:46où ils étaient
00:57:47soumis à un traitement
00:57:49à une forme de torture
00:57:50psychologique
00:57:50très grave
00:57:53inacceptable
00:57:54là ils sont
00:57:55dans des conditions
00:57:55beaucoup plus favorables
00:57:57mais néanmoins
00:57:58ils ne peuvent pas
00:57:59rentrer chez eux
00:57:59ils ne peuvent pas
00:58:00revenir en France
00:58:02ils sont toujours
00:58:02d'une certaine manière
00:58:03prisonniers
00:58:04alors à Paris
00:58:05au Quai d'Orsay
00:58:06on insiste pour dire
00:58:08ce sont deux dossiers
00:58:08complètement séparés
00:58:09il y a d'un côté
00:58:10les deux Français
00:58:12qui ne peuvent pas
00:58:12rentrer chez eux
00:58:13et de l'autre
00:58:13la confrontation
00:58:14avec les Etats-Unis
00:58:16néanmoins
00:58:16tout est lié
00:58:17et le fait
00:58:18qu'aujourd'hui
00:58:19l'Iran
00:58:19qualifie l'Union Européenne
00:58:21de groupe terroriste
00:58:22ou de structure terroriste
00:58:23c'est évidemment
00:58:24une complication supplémentaire
00:58:26qui ne va pas favoriser
00:58:27le retour en France
00:58:29de nos deux ressortissants
00:58:31de nos deux compatriotes
00:58:32donc ça
00:58:32c'est un élément important
00:58:33mais il y en a d'autres
00:58:34il y a évidemment
00:58:35la négociation
00:58:36sur le nucléaire
00:58:36où les Européens
00:58:37sont très attachés
00:58:38au rôle de l'AIEA
00:58:39l'agence internationale
00:58:40de l'énergie atomique
00:58:41on est dans un
00:58:42sauf évidemment
00:58:43s'il y avait un accord
00:58:44qui permettrait
00:58:45de faire baisser la tension
00:58:46s'il a lieu un jour
00:58:48on est dans cette période actuelle
00:58:50dans une tension
00:58:51qui ne faiblit pas
00:58:53et qui si effectivement
00:58:55il n'y a pas de possibilité
00:58:57de s'entendre
00:58:58sur le nucléaire
00:58:59toujours à risque
00:59:00d'attaques américaines
00:59:02contre l'Iran
00:59:03Vous qui êtes spécialiste
00:59:04justement de ces questions
00:59:05liées au nucléaire
00:59:06Emmanuel Gallichet
00:59:07quelle est la chance
00:59:08d'aboutir à un accord
00:59:10une sortie de crise
00:59:11sur ce dossier
00:59:12c'est vrai qu'il s'enlise
00:59:13ça fait des années
00:59:14des années qu'on en parle
00:59:15Absolument
00:59:16ça fait effectivement
00:59:17énormément d'années
00:59:18voire des dizaines d'années
00:59:20il faut rester positif
00:59:22parce qu'il faut absolument
00:59:25qu'on le soit
00:59:25ils doivent aller
00:59:27à la négociation
00:59:28mais c'est vrai
00:59:30que la fenêtre est petite
00:59:32parce que chacun
00:59:34à chaque fois
00:59:35est resté sur sa position
00:59:36une position très ferme
00:59:37de la part de Trump
00:59:39des Européens
00:59:40et de l'Iran
00:59:42et vous avez raison
00:59:43les Français
00:59:44et les Européens
00:59:45en particulier
00:59:45ont fait beaucoup
00:59:46d'erreurs
00:59:47dans ce domaine
00:59:50du nucléaire
00:59:51qui fait qu'aujourd'hui
00:59:51ils sont vraiment
00:59:52finalement
00:59:53ils sont sortis
00:59:55de ces pourparlers
00:59:57et c'est bien dommage
00:59:58parce qu'il y avait
00:59:59une grande compétence
01:00:00des Européens
01:00:00Est-ce qu'on peut imaginer
01:00:01que les Iraniens
01:00:03indiquent où se trouve
01:00:04le fameux stock
01:00:05d'uranium enrichi
01:00:06qui a disparu
01:00:07au moment de la guerre
01:00:08des 12 jours
01:00:08est-ce qu'on peut imaginer
01:00:09qu'ils arrêtent
01:00:09l'enrichissement de l'uranium
01:00:11dont ils considèrent
01:00:12que c'est une partie
01:00:13de leur souveraineté ?
01:00:14Je crois que ça va être difficile
01:00:16parce qu'il y a eu
01:00:17en mois de septembre
01:00:18un nouvel accord
01:00:20avec l'AEA
01:00:21entre l'Iran
01:00:22et l'AEA
01:00:23pour qu'ils puissent repartir
01:00:25les inspecteurs
01:00:25puissent repartir
01:00:26sur le terrain
01:00:26donc ça a été commencé
01:00:29ils ont commencé à le faire
01:00:30et puis après
01:00:31le Parlement iranien
01:00:33a dénoncé
01:00:34également
01:00:34cet accord
01:00:36du CAIR
01:00:37qu'on appelle
01:00:37l'accord du CAIR
01:00:38du septembre 2025
01:00:39donc
01:00:40j'ai peur
01:00:41que ça soit
01:00:42un petit peu compliqué
01:00:42encore une fois
01:00:43un programme nucléaire civil
01:00:45de l'ampleur
01:00:47de celui
01:00:47que l'Iran
01:00:48voulait mettre en place
01:00:48je vous rappelle
01:00:49c'est 20 réacteurs
01:00:50en 2040
01:00:51a besoin
01:00:52de cette industrie
01:00:54de l'enrichissement
01:00:55et donc ça va être difficile
01:00:57qu'il passe dessus
01:00:58alors qu'on voit ici
01:00:59Laurent Aubel
01:01:00cette carte
01:01:00qui nous rappelle
01:01:01où sont situées précisément
01:01:02les différentes installations
01:01:03liées au nucléaire
01:01:05en Iran
01:01:06sites d'enrichissement
01:01:07centrales nucléaires
01:01:08centrales également
01:01:08en construction
01:01:09il y a d'autres sites
01:01:10qui sont plus secrets
01:01:11également des mines d'uranium
01:01:13vous qui connaissez bien
01:01:14cette région
01:01:16ce dossier
01:01:17on vient de l'évoquer
01:01:18il est central
01:01:19et est-ce qu'il a une chance
01:01:20un jour
01:01:21de trouver une issue
01:01:22alors je crois
01:01:24que tout a été dit
01:01:25par madame
01:01:25la seule chose
01:01:28qu'on sait
01:01:28par rapport
01:01:29à ce qui s'est passé
01:01:30au mois de juin dernier
01:01:31avec la guerre
01:01:31des 12 jours
01:01:32Trump est intervenu
01:01:34et dans le dernier jour
01:01:35a donc bombardé
01:01:36les sites nucléaires
01:01:37les israéliens
01:01:38sont en train de révéler
01:01:39ce qu'on savait
01:01:40plus ou moins déjà
01:01:41c'est que
01:01:42notamment le site
01:01:44de Fordo
01:01:44qui est un des
01:01:45des plus importants
01:01:47au nord du pays
01:01:47on voit sur la carte
01:01:48qui est un des sites
01:01:49les plus importants
01:01:50n'a pas été
01:01:51endommagé
01:01:51plus que ça
01:01:52entre guillemets
01:01:53c'est-à-dire que
01:01:54l'activité là-bas
01:01:55a pu reprendre
01:01:56et c'est une source
01:01:57officielle
01:01:58c'est un ex-patron
01:01:59du Mossad
01:01:59qui le dit
01:02:00et qui dit clairement
01:02:01on n'a pas réussi
01:02:02à faire ce que
01:02:03les américains
01:02:05n'ont pas réussi
01:02:05à faire ce qu'ils avaient
01:02:06prévu de faire
01:02:07et la manière
01:02:09dont Trump
01:02:10est ressorti
01:02:10de ces 12 jours
01:02:11en disant
01:02:12on a réglé
01:02:12le problème
01:02:13du nucléaire
01:02:14voyez où on est
01:02:15aujourd'hui
01:02:15on n'a pas avancé
01:02:16et je pense
01:02:18que les iraniens
01:02:20c'est Ulysse
01:02:21qui disait ça
01:02:22tout à l'heure
01:02:23sont têtus
01:02:24de la même manière
01:02:25que Trump est têtu
01:02:27mais les iraniens
01:02:28sont têtus
01:02:28c'est leur existence
01:02:30même
01:02:31et c'est leur façon
01:02:31d'être
01:02:32et ils ne lâcheront pas
01:02:33ils ne lâcheront rien
01:02:34sur le nucléaire
01:02:35on continue d'en parler
01:02:37dans cette édition spéciale
01:02:38qui se poursuit
01:02:39après une toute petite pause
01:02:41et juste après
01:02:42restez avec nous
01:02:43puisque nous irons
01:02:44sur le terrain
01:02:45avec toutes nos équipes
01:02:46qui évidemment
01:02:47suivent minute par minute
01:02:48cette tension grandissante
01:02:50dans ce détroit d'Hormuz
01:02:52notamment
01:02:52Clémence Dibout
01:02:53qui est sur place
01:02:54Igor Saïri
01:02:55qu'on retrouvera en Israël
01:02:56et puis Syavosh Ghazi
01:02:58toujours à Téhéran
01:02:59pour tout nous raconter
01:03:00pour ne rien manquer
01:03:01c'est sur BFM
01:03:03on revient dans un instant
01:03:03à tout de suite
01:03:04dans quelques secondes
01:03:05il sera 11h30
01:03:06bienvenue
01:03:07si vous nous rejoignez
01:03:08sur BFM
01:03:09pour notre édition spéciale
01:03:10qui se poursuit
01:03:11parce que la tension
01:03:12est toujours très forte
01:03:13ou ça
01:03:14dans ce fameux détroit d'Hormuz
01:03:16où ce matin
01:03:17devraient se poursuivre
01:03:19des opérations militaires
01:03:21à grande échelle
01:03:22et à tir réel
01:03:23de la part des Iraniens
01:03:24quelles conséquences
01:03:25on va en parler
01:03:26en plateau
01:03:27avec nos invités
01:03:28Ulysse Gosset
01:03:29qui est toujours avec nous
01:03:29le général Jérôme Pellisrandi
01:03:31Emmanuel Galichet
01:03:32spécialiste des questions nucléaires
01:03:34est également encore
01:03:35dans notre studio
01:03:36et nous rejoint
01:03:37Ardavant
01:03:38Amir Aslami
01:03:39bonjour
01:03:39bonjour monsieur
01:03:40avocat
01:03:41essayiste spécialiste
01:03:42de l'Iran
01:03:43également
01:03:43votre regard sera évidemment
01:03:44important pour nous
01:03:45pour comprendre les enjeux
01:03:46ce matin
01:03:47d'abord vous le savez
01:03:48notre ADN sur BFM
01:03:49c'est le terrain
01:03:49nos envoyés spéciaux
01:03:50sont absolument partout
01:03:52au plus près
01:03:53pour comprendre
01:03:54ce qui se passe
01:03:55nous serons tout à l'heure
01:03:56du côté du détroit d'Hormuz
01:03:57avec Clémence Dibout
01:03:58que vous voyez à droite
01:03:59sur notre mur
01:04:01également
01:04:01Syavosh Ghazi
01:04:02en Iran
01:04:02et puis
01:04:03du côté de Tel Aviv
01:04:05en Israël
01:04:05Igor Saïri
01:04:07mais d'abord allons voir
01:04:07celui qui est au centre
01:04:08c'est vous
01:04:09Syavosh Ghazi
01:04:10on va revenir
01:04:11sur ses dernières déclarations
01:04:12les derniers mots
01:04:13de l'ayatollah
01:04:14Ramenei
01:04:15ce matin
01:04:16puisqu'il a pris la parole
01:04:17et il menace
01:04:18une nouvelle fois
01:04:19les Etats-Unis
01:04:20Absolument
01:04:21il a lancé
01:04:23une mise en garde
01:04:24aux Etats-Unis
01:04:24en affirmant
01:04:25que si jamais
01:04:26les Etats-Unis
01:04:27lançaient
01:04:28une attaque
01:04:29contre l'Iran
01:04:30cette fois-ci
01:04:31la guerre
01:04:32sera une guerre régionale
01:04:33a-t-il prévenu
01:04:34il a aussi parlé
01:04:36de Donald Trump
01:04:36en affirmant
01:04:37que ce monsieur
01:04:38je le cite
01:04:38dit qu'il a envoyé
01:04:41des bateaux
01:04:42des navires
01:04:43et des porte-avions
01:04:44dans la région
01:04:45ce n'est pas nouveau
01:04:46ce n'est pas ça
01:04:46qui va faire
01:04:47crâne des Iraniens
01:04:49les terpillées
01:04:51sous la monace
01:04:52mais il a ajouté
01:04:53que dans le même temps
01:04:53l'Iran
01:04:54ne sera pas
01:04:55le premier
01:04:56à se lancer
01:04:57dans une guerre
01:04:57mais répondra
01:04:58très fortement
01:04:59à toute action
01:05:00militaire
01:05:01de la part des Etats-Unis
01:05:02en ce qui concerne
01:05:04les navales
01:05:04les manœuvres navales
01:05:06il faut savoir
01:05:06que pour l'instant
01:05:07il n'y a aucune information
01:05:09qui confirmerait
01:05:10la tenue
01:05:11de ces manœuvres
01:05:12dans le détroit
01:05:13d'Hormuz
01:05:14on a juste
01:05:15un message
01:05:17de général
01:05:18Tang Syri
01:05:19qui dirige
01:05:20les forces navales
01:05:21des gardiens
01:05:22de la révolution
01:05:22mais c'est un message
01:05:24qui est un message
01:05:26traditionnel
01:05:26il salue
01:05:27l'arrivée
01:05:28de ce qu'on appelle
01:05:29la décade
01:05:31de l'horreur
01:05:32c'est-à-dire
01:05:33ces dix jours
01:05:36qui vont marquer
01:05:36qui sont
01:05:39généralement
01:05:40l'occasion
01:05:41de célébrer
01:05:42la victoire
01:05:42de la révolution
01:05:43en Iran
01:05:44mais en Dordos
01:05:45c'est un message
01:05:45écrit
01:05:46et en Dordos
01:05:47ça
01:05:47on n'a pas
01:05:48d'informations
01:05:48sur les manœuvres
01:05:49pour savoir
01:05:50si elles ont
01:05:51commencé
01:05:51si elles vont
01:05:52commencer plus tard
01:05:53si simplement
01:05:54on n'a pas
01:05:54d'informations
01:05:55encore
01:05:55officielles
01:05:56sur des manœuvres
01:05:57commencées ou pas
01:05:58ou tout simplement
01:05:59qu'elles n'auront pas
01:06:00lieu
01:06:01on n'a aucune
01:06:01information
01:06:02ici en Iran
01:06:03sur ces manœuvres
01:06:04qui devaient
01:06:04avoir lieu
01:06:05dans le détroit
01:06:06d'Hormuz
01:06:07Merci
01:06:08Syavaj Ghazi
01:06:09notre correspondant
01:06:11France 24
01:06:12et RFI
01:06:12en direct
01:06:13de Téhéran
01:06:15Ardavan
01:06:16Amir Aslani
01:06:17vous qui connaissez
01:06:17parfaitement
01:06:18évidemment
01:06:18ces questions
01:06:20on a vu
01:06:20ces images
01:06:21d'archives
01:06:22à l'instant
01:06:22à l'écran
01:06:23de ces anciens
01:06:24exercices militaires
01:06:25qui ont été conduits
01:06:25par l'armée iranienne
01:06:27ce qu'on constate
01:06:29mais ce n'est pas
01:06:29une surprise
01:06:30c'est qu'il y a
01:06:30une volonté
01:06:31à travers ces images
01:06:32de propagande
01:06:33que l'on voit ici
01:06:34de rendre tout cela
01:06:35spectaculaire
01:06:36dans quel but
01:06:37pour montrer
01:06:38que ce régime
01:06:39n'est pas affaibli
01:06:40qu'il est bien
01:06:40encore là ?
01:06:41Que le régime
01:06:42soit affaibli
01:06:42c'est incontestable
01:06:43affaibli
01:06:44sur le plan intérieur
01:06:45on a vu
01:06:46à travers
01:06:46cette répression
01:06:49qu'ils ont déployée
01:06:50affaibli
01:06:51à l'agent international
01:06:52avec la fin
01:06:53quasiment des proxys iraniens
01:06:54affaibli
01:06:55sur le plan économique
01:06:57avec la crise
01:06:58de l'inflation
01:06:59les sanctions
01:07:00internationales
01:07:00de nouveau transposées
01:07:01après le snapback
01:07:02la crise
01:07:04de l'eau
01:07:04de l'électricité
01:07:05de l'énergie
01:07:05le snapback
01:07:06vous pouvez nous expliquer
01:07:06le snapback
01:07:07c'est la retransposition
01:07:09des sanctions
01:07:09onusiennes
01:07:10sur l'Iran
01:07:11à la demande
01:07:11de la France
01:07:12notamment
01:07:12qui est intervenue
01:07:13il y a quelques mois
01:07:14la réalité c'est
01:07:15le simple fait
01:07:16que ces exercices
01:07:17tiennent lieu
01:07:18est déjà en soi
01:07:19incroyable
01:07:20parce que voici
01:07:21la flotte américaine
01:07:23USS Abraham Lincoln
01:07:24qui est sur place
01:07:25et les Iraniens
01:07:26se croient autorisés
01:07:27à déployer leurs marines
01:07:28pour faire des manœuvres
01:07:29et les Américains
01:07:30laissent faire
01:07:30c'est ça ce qui est étonnant
01:07:32ils laissent faire
01:07:32ils menacent l'Iran
01:07:33de frappe
01:07:34et en même temps
01:07:35la marine iranienne
01:07:36déploie ses forces
01:07:38pour marquer
01:07:38ce sont des pétroliers
01:07:39ce sont des images
01:07:40qui nous parviennent
01:07:41de nos équipes
01:07:41de Clémence Dibout
01:07:42qui est sur place
01:07:43ce matin
01:07:44au niveau du détroit
01:07:44d'Hormuz
01:07:45pour BFM TV
01:07:45on voit alors
01:07:46soit ce sont des pétroliers
01:07:48qui continuent de naviguer
01:07:49dans des zones
01:07:49encore autorisées
01:07:51soit peut-être
01:07:52des transports maritimes
01:07:55d'autres pays
01:07:56ou iraniens
01:07:56vous savez
01:07:57la fermeté du Golfe Persique
01:07:58au niveau du détroit
01:08:00d'Hormuz
01:08:00c'est très facile
01:08:01il ne faut pas
01:08:01que les Iraniens
01:08:02déploient même des armes
01:08:03il suffit qu'ils disent
01:08:04que tout navire
01:08:05qui passerait
01:08:05par le détroit
01:08:06sera frappé
01:08:06à ce moment-là
01:08:07aucune société assurante
01:08:08au monde
01:08:08va assurer
01:08:09cet encœur pétrolier
01:08:10il n'y aura pas de trafic
01:08:11pareil pour le trafic aérien
01:08:13le simple fait
01:08:14qu'il y ait des menaces
01:08:14suffit pour bloquer
01:08:16le transit aérien
01:08:17les Américains
01:08:18qui sont sur place
01:08:19que cherchera-t-il à faire
01:08:20d'abord
01:08:20rappelons de certaines réalités
01:08:22à l'issue
01:08:22de l'égard de 12 jours
01:08:23avec Israël
01:08:24les Américains ont envoyé
01:08:25l'air B2 bombardier
01:08:26bombarder les sites
01:08:27de Natanz et de Fordo
01:08:29le lendemain
01:08:29le président Trump
01:08:30a déclaré
01:08:31que les installations nucléaires
01:08:32sont anéanties
01:08:33les Iraniens eux-mêmes
01:08:34l'ont déclaré
01:08:34en même temps
01:08:35trois jours plus tard
01:08:36le chef du renseignement
01:08:38militaire américain
01:08:39a déclaré
01:08:39que cette affaire-là
01:08:40n'a fait qu'un reporté
01:08:41de six mois
01:08:42la poursuite du nucléaire
01:08:43militaire par l'Iran
01:08:44la présence
01:08:45de la flotte américaine
01:08:46demande que ma foi
01:08:47ces frappes américaines
01:08:48n'ont pas été
01:08:48l'efficacité
01:08:49escompté, espéré
01:08:50en tout cas
01:08:51on ne sait pas
01:08:51où sont passés
01:08:52les 400 kilos
01:08:53d'uranèmes enrichis
01:08:53et semble-t-il
01:08:54les installations
01:08:55continuent d'opérer
01:08:56je pense que
01:08:58cette affaire-là
01:08:58est surtout une histoire
01:08:59de retiens-moi
01:09:00sinon je suis un malheur
01:09:01je ne pense pas
01:09:02qu'il va y avoir
01:09:02un réel conflit militaire
01:09:04que va pouvoir faire
01:09:05le porte-avions américain
01:09:06qui a 50 avions
01:09:07bombarder des stations de police
01:09:09quelques casernes
01:09:10qui auraient été vidées
01:09:10au préalable
01:09:11je crois que c'est surtout
01:09:12une guerre psychologique
01:09:13que les Américains mènent
01:09:14les Iraniens
01:09:15ils peuvent très facilement
01:09:16mettre un terme à ce conflit
01:09:17on a besoin de deux choses
01:09:18enrichissement zéro
01:09:19et la limitation
01:09:20de la portée de leur missile
01:09:21à 100 kilomètres
01:09:22à ce moment-là c'est fini
01:09:23ils verraient les meilleurs amis du monde
01:09:24les Iraniens aujourd'hui
01:09:25ne sont pas disposés
01:09:26à accepter de la chose
01:09:27et dans ce contexte
01:09:28que pensent justement
01:09:29les Etats-Unis
01:09:30Ulysse Gosset
01:09:31on va écouter
01:09:32le principal protagoniste
01:09:33évidemment du côté
01:09:34de la Maison Blanche
01:09:35c'est Donald Trump
01:09:36alors vous allez voir
01:09:37qu'il est en tenue de soirée
01:09:38avec son smoking
01:09:38puisqu'il se rendait
01:09:40lors de cette prise de parole
01:09:41nocturne
01:09:42du côté de Mar-a-Lago
01:09:44en Floride
01:09:44écoutez on en parle
01:09:45avec Ulysse juste après
01:09:46j'espère que nous allons
01:09:48négocier quelque chose
01:09:50de convenable
01:09:50certains pensent
01:09:52qu'ils ne parviendront pas
01:09:53à un accord
01:09:53sur l'abandon
01:09:54des armes nucléaires
01:09:55et affirment
01:09:56qu'ils devraient le faire
01:09:57mais moi je ne sais pas
01:09:58s'ils le feront
01:09:59mais ils parlent avec nous
01:10:01et ce sont des pourparlers sérieux
01:10:03on pense souvent
01:10:05à l'image des joueurs
01:10:07de poker
01:10:07dans les casinos
01:10:08avec ce smoking
01:10:09ce nœud papillon
01:10:10vous disiez tout à l'heure
01:10:11d'ailleurs
01:10:12que c'était un joueur de poker
01:10:13Donald Trump
01:10:14on est en plein dedans là
01:10:15oui Trump
01:10:16d'une certaine manière
01:10:17s'est mis dans son propre piège
01:10:20puisque aujourd'hui
01:10:21il cherche une porte de sortie
01:10:22comment éviter
01:10:23la confrontation militaire
01:10:25avec l'Iran
01:10:25dont les conséquences
01:10:26sont évidemment incalculables
01:10:28mais dangereuses
01:10:29sans perdre la face
01:10:31et c'est cela
01:10:32l'enjeu aujourd'hui
01:10:33il a besoin
01:10:34que les Iraniens
01:10:35lui donnent quelque chose
01:10:36lui donnent
01:10:37pas simplement
01:10:38l'ouverture d'une négociation
01:10:39mais que cette négociation
01:10:40aboutisse à un accord
01:10:41sur le nucléaire
01:10:42est-ce que c'est possible
01:10:43ou pas
01:10:44on posera la question
01:10:45à Maître Aslani
01:10:46mais dans la tête de Trump
01:10:48effectivement
01:10:48c'est un calcul difficile
01:10:50c'est un joueur de poker
01:10:52et les Iraniens
01:10:53sont des joueurs d'échecs
01:10:54la temporalité
01:10:55n'est pas du tout la même
01:10:56lui il veut aller vite
01:10:57les Iraniens veulent
01:10:58gagner du temps
01:10:59et ils gagnent du temps
01:11:00d'ailleurs
01:11:01tout en provoquant
01:11:02les Etats-Unis
01:11:03et en les défiant
01:11:03est-ce qu'il pourrait
01:11:05provoquer Trump
01:11:06au point de l'obliger
01:11:07à réagir militairement
01:11:09même si les résultats
01:11:10de l'opération
01:11:11ne seraient pas concluants
01:11:12c'est possible aussi
01:11:13on l'a vu au Venezuela
01:11:14donc on est dans une
01:11:15sorte de bras de fer
01:11:17psychologique
01:11:18il y a cette guerre
01:11:18de communication stratégique
01:11:20qui est
01:11:21pour l'instant
01:11:22Trump a joué
01:11:22l'ambiguïté stratégique
01:11:24en disant
01:11:24voilà
01:11:25j'ai mon armada
01:11:26magnifique armada
01:11:27comme il dit
01:11:27les Iraniens disent
01:11:28nous nous résisterons
01:11:29jusqu'au bout
01:11:30on est vraiment
01:11:31dans une période
01:11:32d'attente
01:11:32de confrontation
01:11:33dont on ne sait pas encore
01:11:34quelle est l'issue
01:11:35je voulais acquiescer
01:11:36Emmanuel Gallichet
01:11:37après les propos d'Ulysse
01:11:39ah oui tout à fait
01:11:40j'acquiesse évidemment
01:11:41on est aujourd'hui
01:11:43je ne suis pas certaine
01:11:45que les sites
01:11:46ne soient
01:11:46aussi
01:11:48enfin ils ont été touchés
01:11:50et je pense quand même
01:11:51que ça a ralenti
01:11:52la reconstruction
01:11:54en tout cas
01:11:55et
01:11:55mais
01:11:56vous avez raison
01:11:58ils n'ont pas été
01:11:59anéantis
01:12:00par contre
01:12:02quand même
01:12:02avoir
01:12:03abîmé
01:12:04les sites en surface
01:12:05ça a quand même
01:12:07une incidence
01:12:07sur ce qu'il y a
01:12:08en souterrain
01:12:09vous avez absolument raison
01:12:10le directeur
01:12:11du renseignement
01:12:12militaire américain
01:12:13lui-même a dit
01:12:13ça n'a fait que reporter
01:12:14la chose de 6 mois
01:12:15mais de toute façon
01:12:16la question nucléaire
01:12:17ne sera pas réglée
01:12:18même si ces installations
01:12:19étaient détruites
01:12:20puisque le savoir est là
01:12:21la volonté
01:12:22d'un pouvoir est là
01:12:24la volonté d'une nation est là
01:12:25donc la question est toujours
01:12:26d'actualité
01:12:27absolument
01:12:27je suis totalement d'accord
01:12:29avec ce que vient de dire
01:12:29on est dans ce schéma là
01:12:31vous savez Trump
01:12:32à propos de ce menace
01:12:33militaire contre l'Iran
01:12:34ça fait 3 semaines
01:12:34qu'on entend parler
01:12:35tous les jours
01:12:36à propos de la répression sévère
01:12:37que le régime iranien
01:12:38a déployé
01:12:39sauf que 3 semaines après
01:12:40il n'a pas encore
01:12:42pris de la moindre initiative
01:12:43il a perdu un peu
01:12:44sa crédibilité
01:12:45encore une ligne rouge
01:12:46qui a été dépassée
01:12:47sans réaction de sa part
01:12:48il a besoin de quelque chose
01:12:49ce que je vais être quoi
01:12:50va être un accord
01:12:51un accord sur le nucléaire
01:12:52qui va lui permettre
01:12:53de dire
01:12:54je vais envoyer l'armada
01:12:55de former l'armada
01:12:56les iraniens ont capitulé
01:12:57nous avons obtenu
01:12:58qu'il y a une cause
01:12:59quel type d'accord alors ?
01:13:00je crois que ce sera
01:13:01un accord qui va être
01:13:02très proche de l'accord
01:13:03nucléaire de 2015
01:13:05puisque les iraniens
01:13:06et le pauvre iran
01:13:06ne peuvent accepter
01:13:07un zéro enregistrement
01:13:08ce serait le seul pays
01:13:09au monde à ce moment là
01:13:10qui signale le traité TNP
01:13:12c'est tenable ce type d'accord
01:13:13dans le temps
01:13:14est-ce que c'est tenable ?
01:13:15vous savez
01:13:15quand l'accord de 2015
01:13:16a été régularisé
01:13:17l'AEA
01:13:19qui est l'agence internationale
01:13:20d'énergie atomique
01:13:20qui surveillait
01:13:21les installations nucléaires iraniennes
01:13:22sur 13 rapports successifs
01:13:24a confirmé
01:13:25que l'Iran
01:13:25est en parfaite conformité
01:13:26avec ses engagements
01:13:27sur le nucléaire
01:13:28mais Trump
01:13:29malgré tout
01:13:29en mai 2018
01:13:30il a retiré les Etats-Unis
01:13:31de cet accord
01:13:32le problème nucléaire
01:13:33est toujours d'actualité
01:13:34alors on parle beaucoup
01:13:34du risque d'embrasement régional
01:13:37venez avec moi
01:13:38puisqu'on va se rendre
01:13:38du côté de notre mur
01:13:41vous savez que
01:13:41nos envoyés spéciaux
01:13:42sur BFM TV
01:13:43sont absolument partout
01:13:45notamment du côté d'Israël
01:13:49où Igor Saïry
01:13:50se trouve avec Julie Roser
01:13:52derrière la caméra
01:13:53et c'est vrai Igor
01:13:55qu'il y a une sorte
01:13:57de tension
01:13:57qui n'est pas nouvelle
01:13:59mais qui prend
01:13:59une ampleur particulière
01:14:01après les dernières déclarations
01:14:03de l'Eatollah Ramenei
01:14:04ce matin
01:14:04oui et d'un conflit régional
01:14:09et en réalité
01:14:10ici en tout cas
01:14:11à Tel Aviv
01:14:12cela ne surprend personne
01:14:14vous savez
01:14:15l'Iran a défini Israël
01:14:18comme son ennemi
01:14:18juré dans la région
01:14:19d'ailleurs
01:14:20l'Iran surnomme Israël
01:14:22le petit Satan
01:14:22référence au grand Satan
01:14:24que représentent
01:14:25les Etats-Unis
01:14:26et la guerre
01:14:27de 12 jours
01:14:27au mois de juin
01:14:28a laissé évidemment
01:14:29beaucoup de traces
01:14:30personne ici
01:14:31n'est surpris
01:14:32par les mots
01:14:33employés par le guide suprême
01:14:35et ici en Israël
01:14:36il y a un sentiment ambivalent
01:14:37le premier sentiment
01:14:38c'est la crainte
01:14:39qui est de nouveau
01:14:40de tir balistique iranien
01:14:42parce que regardez
01:14:42je vais vous montrer
01:14:43Léopold
01:14:43la conséquence
01:14:45d'un tir balistique
01:14:47au mois de juin dernier
01:14:48voyez ces immeubles
01:14:49ils ont été complètement soufflés
01:14:51il n'y a pas eu de mort
01:14:52ici à Tel Aviv
01:14:54mais les dégâts matériels
01:14:55sont considérables
01:14:56d'ailleurs
01:14:56vous voyez depuis 7-8 mois
01:14:58maintenant
01:14:58les travaux n'ont pas du tout
01:14:59avancé
01:15:00mais au total
01:15:01il y a eu
01:15:0232 morts en Israël
01:15:03à cause de cette cire
01:15:05de centaines
01:15:06de missiles balistiques
01:15:08depuis l'Iran
01:15:08ils mettent 12 minutes
01:15:09pour arriver
01:15:10sur le territoire israélien
01:15:11il y en a une cinquantaine
01:15:13qui sont arrivées
01:15:13sur le territoire d'Israël
01:15:15et 5 en particulier
01:15:16ont fait énormément de dégâts
01:15:1832 morts au total
01:15:19et d'un autre côté
01:15:20beaucoup d'Israéliens
01:15:21souhaiteraient s'impliquer
01:15:22dans cette offensive
01:15:24potentielle des Etats-Unis
01:15:25pour mettre fin
01:15:26au régime des Mola
01:15:27écoutez quelques-unes
01:15:28de ces réactions
01:15:29au micro de Julie Roser
01:15:30je pense que
01:15:32si nous devons subir
01:15:33des dommages
01:15:34pendant quelques semaines
01:15:35afin d'instaurer
01:15:35une paix durable
01:15:36au Moyen-Orient
01:15:37ce sera un bon compromis
01:15:38et je pense que
01:15:39la grande majorité
01:15:40des Israéliens
01:15:41appelle des demandes
01:15:42à Trump d'agir
01:15:43même si nous allons
01:15:43subir le choc
01:15:44d'une attaque
01:15:45contre l'Iran
01:15:45je n'arrête pas
01:15:48je n'arrête pas
01:15:49d'y penser
01:15:49et mon amie m'a dit
01:15:50hier qu'elle avait
01:15:51pleuré
01:15:51parce qu'elle avait peur
01:15:52car la dernière fois
01:15:53qu'ils nous ont attaqué
01:15:54c'était vraiment effrayant
01:15:56je pense que les Etats-Unis
01:15:57et Israël
01:15:58doivent faire preuve
01:15:59de solidarité
01:15:59envers le peuple iranien
01:16:00mais je trouve ça
01:16:02très effrayant
01:16:02d'être ici
01:16:03car je sais que
01:16:03si les Etats-Unis
01:16:04attaquent
01:16:04ils nous attaqueront aussi
01:16:06cependant je pense
01:16:07également que c'est nécessaire
01:16:08il faut rappeler
01:16:11qu'il y a bien des abris
01:16:11en Israël
01:16:12mais seulement
01:16:1344% de la population
01:16:14a un abri privé
01:16:16qu'on appelle
01:16:16le mamad
01:16:17le chiffre compte
01:16:17à 80%
01:16:18pour les abris collectifs
01:16:20il n'empêche
01:16:21qu'effectivement
01:16:22ici on craint
01:16:23qu'il y ait encore
01:16:23une guerre
01:16:24entre Israël
01:16:25et l'Iran
01:16:26merci Igor
01:16:27avec Julie Roser
01:16:28derrière la caméra
01:16:28et justement
01:16:29après Israël
01:16:29on va dézoomer
01:16:31avec vous
01:16:32Fanny Vetscheider
01:16:33pour comprendre
01:16:34justement
01:16:35pourquoi
01:16:35en fait
01:16:36au-delà d'Israël
01:16:37c'est l'entièreté
01:16:38d'une zone
01:16:39d'une région
01:16:40qui est sous tension
01:16:41aujourd'hui
01:16:41oui avec chacun
01:16:42des intérêts
01:16:43à faire valoir
01:16:44auprès des principaux
01:16:45pays concernés
01:16:46regardez tout d'abord
01:16:47dans cette région
01:16:48on retrouve donc
01:16:49l'Iran
01:16:49ce très grand pays
01:16:50le plus peuplé
01:16:51de la région
01:16:5290 millions d'habitants
01:16:53et autour donc
01:16:54ces pays
01:16:55notamment le Qatar
01:16:56pour commencer
01:16:57le Qatar lui
01:16:58ce qu'il craint
01:16:59c'est évidemment
01:16:59un embrasement
01:17:00dans la région
01:17:01le premier ministre
01:17:02qataris d'ailleurs
01:17:03a rencontré très récemment
01:17:04le plus haut chef
01:17:05de l'instance
01:17:07de sécurité
01:17:07d'Iran
01:17:08pour réduire pacifiquement
01:17:09les tensions
01:17:10sur le terrain
01:17:11ce qu'il craint
01:17:12c'est donc un chaos
01:17:12en mois de juin dernier
01:17:14donc après l'attaque
01:17:16américaine
01:17:16américano
01:17:17israélienne
01:17:19en Iran
01:17:19et bien
01:17:20sans être allié
01:17:21de l'Iran
01:17:22tout de même
01:17:22le Qatar avait condamné
01:17:23ces frappes américaines
01:17:25mais en parallèle
01:17:26c'est là où il y a
01:17:27une ambiguïté
01:17:27c'est que
01:17:28le Qatar a aussi
01:17:29des intérêts commerciaux
01:17:30noués avec les Etats-Unis
01:17:32et qu'il a aussi
01:17:33des bases américaines
01:17:34qui sont posées
01:17:36sur son sol
01:17:36donc on comprend
01:17:37son intérêt
01:17:38à essayer
01:17:39de ménager
01:17:40les intérêts
01:17:40des uns et des autres
01:17:41regardez également
01:17:42la position
01:17:42de l'Arabie saoudite
01:17:44qui est la même
01:17:45en substance
01:17:45que celle
01:17:45des Émirats arabes unis
01:17:46à savoir
01:17:47la crainte
01:17:48de représailles
01:17:49de l'Iran
01:17:49parce que l'historique
01:17:50de ces pays
01:17:51vous voyez l'Arabie saoudite
01:17:53ici en rouge
01:17:54c'est qu'en 2019
01:17:55pendant le premier mandat
01:17:56de Donald Trump
01:17:57des installations pétrolières
01:17:59avaient été attaquées
01:18:00par l'Iran
01:18:00donc ils craignent
01:18:01de nouvelles représailles
01:18:02un rapprochement
01:18:04d'ailleurs
01:18:04avait été mené
01:18:05avec l'Iran
01:18:06depuis maintenant
01:18:07trois ans
01:18:08le prince héritier
01:18:10d'ailleurs
01:18:11d'Arabie saoudite
01:18:12s'est entretenu
01:18:13au téléphone
01:18:14mardi dernier
01:18:14avec le président iranien
01:18:16pour interdire
01:18:17son espace aérien
01:18:18aux forces américaines
01:18:21ils ne veulent pas
01:18:21être le fer de lance
01:18:22des Etats-Unis
01:18:23et pourtant
01:18:23le Qatar a aussi
01:18:25eu des liens
01:18:25très étroits
01:18:26avec Washington
01:18:27on sait que Donald Trump
01:18:28et le prince héritier
01:18:29Qataris
01:18:30se sont vus récemment
01:18:30au mois de novembre
01:18:31qu'ils ont également
01:18:32des accords
01:18:33de coopération
01:18:33noués entre eux
01:18:35regardez également
01:18:36la position
01:18:37d'un autre pays
01:18:37qui est essentiel
01:18:38dans cette région
01:18:39c'est Israël
01:18:40évidemment
01:18:40l'allié historique
01:18:42des Etats-Unis
01:18:43qui a donc participé
01:18:44à cette fameuse
01:18:44guerre des 12 jours
01:18:45en juin dernier
01:18:46la menace
01:18:47du premier ministre israélien
01:18:49c'était mardi dernier
01:18:49en conférence de presse
01:18:50elle est très claire
01:18:51il a dit que si Téhéran
01:18:52commettait l'erreur
01:18:53d'attaquer
01:18:54Israël procéderait
01:18:56à une riposte
01:18:57jamais vue
01:18:58Washington
01:18:58qui vient par ailleurs
01:18:59de valider
01:19:00la plus importante
01:19:01vente d'armes à Israël
01:19:03plus 6,7 milliards
01:19:05de dollars
01:19:05d'aide américaine
01:19:06militaire
01:19:07des transactions
01:19:08qui sont pourtant
01:19:08différentes
01:19:09déjà de l'aide militaire
01:19:10qui est livrée
01:19:11chaque année
01:19:12gracieusement à Israël
01:19:13Merci beaucoup
01:19:14Fanny
01:19:14je vous voyais être attentif
01:19:15évidemment
01:19:16mettre Aslany
01:19:17à toutes ces cartes
01:19:18que l'on vient de voir
01:19:19à l'écran
01:19:20selon vous
01:19:21il y a déjà eu
01:19:22un tel moment
01:19:23de tension
01:19:24dans cette région
01:19:25où vraiment
01:19:26cet épisode
01:19:26est assez inédit
01:19:27Vous savez
01:19:28on a eu la guerre
01:19:29de 12 jours
01:19:29au mois de juin dernier
01:19:30avec des bombardements
01:19:31au quotidien
01:19:32dans question de tension
01:19:33on a vu pire
01:19:33mais la carte
01:19:35que vous venez d'utiliser
01:19:36démontre quand même
01:19:36une réalité
01:19:37que tous les pays
01:19:38qui entourent l'Iran
01:19:39tous les voisins de l'Iran
01:19:40sont contre
01:19:41de frappe américaine
01:19:42sur l'Iran
01:19:42vous savez
01:19:43il suffit que l'Iran
01:19:44lance deux missiles
01:19:45sur Dubaï
01:19:46pour que le projet
01:19:47de Dubaï
01:19:47comme le centre commercial
01:19:48le centre de service
01:19:50de la région
01:19:50disparaisse
01:19:51il suffit pour l'Iran
01:19:53d'envoyer deux missiles
01:19:55sur Yad
01:19:55pour que le projet
01:19:56BGN 2030
01:19:57du prince héritier
01:19:59disparaisse
01:19:59auquel il tient
01:20:00énormément
01:20:01c'est la raison même
01:20:02de ce qu'on arrive au pouvoir
01:20:03tout cela fait que globalement
01:20:05aucun des pays
01:20:06de la région
01:20:06n'a intérêt
01:20:07sans parler des crises
01:20:08migratoires possibles
01:20:08sans parler de
01:20:09tous les débordants militaires
01:20:11sans parler des accidents
01:20:12qui pourraient arriver
01:20:12pour les États-Unis
01:20:13vous savez
01:20:13les missiles iraniens
01:20:14dont on parle
01:20:15ont réussi
01:20:15pour frapper Israël
01:20:17à
01:20:17court-circuiter
01:20:20les défenses américaines
01:20:21en Jordanie
01:20:22passer à travers
01:20:24les frégates françaises
01:20:25anglaises
01:20:25et américaines
01:20:26dans la région
01:20:26les trois niveaux
01:20:27de protection israélien
01:20:28pour arriver sur place
01:20:29et faire des dégâts
01:20:30que l'on connaît
01:20:30qui sont plus importants
01:20:31qu'on le dit
01:20:32la centrale
01:20:33de
01:20:34Hans de Baysman
01:20:35a été frappée
01:20:36le centre
01:20:37le centre
01:20:38d'armement
01:20:39de Raphaël
01:20:40a été frappé
01:20:41les raffineries
01:20:42de Haïf
01:20:42ont été frappées
01:20:43des centaines de ministères
01:20:44qui ont quitté
01:20:45le pays
01:20:45vers Chypre
01:20:46ou vers l'Europe
01:20:47c'est un vrai enjeu
01:20:49donc personne n'a intérêt
01:20:50et Trump le sait
01:20:51et le prince héritier saoudien
01:20:53a appelé Trump
01:20:54pour dire
01:20:55il ne faut pas y aller
01:20:55ça va dépasser
01:20:57ce que vous cherchez
01:20:57à obtenir
01:20:58donc je crois
01:20:58qu'aujourd'hui
01:20:59on est surtout
01:20:59dans un jeu
01:21:00tout est possible
01:21:01mais on est surtout
01:21:02dans un jeu
01:21:02on le voit bien
01:21:03Trump
01:21:04avec sa position
01:21:05favori
01:21:05Air Force One
01:21:06à côté de la toilette
01:21:07là où il communique
01:21:08sa pensée
01:21:09le dit clairement
01:21:10il y a un espoir
01:21:11de paix
01:21:11un espoir
01:21:12de négociation
01:21:12d'ailleurs les deux parties
01:21:14disent clairement
01:21:15qu'il y a des négociations
01:21:16en cours
01:21:16pour parler de ce voyaginage
01:21:18effectivement
01:21:18mon général
01:21:20on voit bien
01:21:20qu'il y a des mouvements
01:21:21également qui ont lieu
01:21:22puisque hier
01:21:22c'est le chef
01:21:23de la diplomatie du Qatar
01:21:24qui s'est rendu à Téhéran
01:21:26on avait vu également
01:21:27un haut gradé
01:21:28de la diplomatie iranienne
01:21:30se rendre à Moscou
01:21:31on voit que cette carte
01:21:33de la région
01:21:34au sens large
01:21:34elle prend un sens
01:21:36aussi tout particulier
01:21:36oui absolument
01:21:38toute la complexité
01:21:40de la situation
01:21:40c'est qu'il faut
01:21:41d'une part réduire
01:21:42avec la puissance
01:21:43de nuisance
01:21:44de l'Iran
01:21:44avec la question
01:21:47non résolue
01:21:48changement de régime
01:21:49ou pas de changement
01:21:50de régime
01:21:50indépendamment
01:21:51de l'horrible répression
01:21:52qui s'est passée
01:21:53donc on voit que
01:21:54c'est vraiment
01:21:55oui un échiquier
01:21:57par rapport au jeu d'échecs
01:21:58mais qui est
01:21:59dans de multiples dimensions
01:22:02par contre
01:22:03ce que l'on voit
01:22:05c'est aussi un élément
01:22:06qui est à prendre en compte
01:22:08c'est que
01:22:08il y a d'une part
01:22:09certes
01:22:10des signaux
01:22:10d'ouverture
01:22:11et de discussion
01:22:12diplomatique
01:22:12mais n'oublions pas aussi
01:22:13qu'il y a des enjeux
01:22:15de pouvoir
01:22:15au sein même
01:22:16du régime
01:22:17de Téhéran
01:22:18ne serait-ce que
01:22:19parce que
01:22:20le guide suprême
01:22:21il a 86 ans
01:22:22et que donc
01:22:23sa succession
01:22:24elle est déjà
01:22:25engagée
01:22:26et donc
01:22:27est-ce qu'on ira
01:22:28vers par exemple
01:22:29une sécularisation
01:22:30du régime
01:22:31est-ce qu'on ira
01:22:32vers une espèce
01:22:33d'ouverture
01:22:33donc toutes ces inconnues
01:22:34elles contribuent
01:22:36à cette équation
01:22:37extrêmement complexe
01:22:38donc or la problématique
01:22:39c'est que résoudre une équation
01:22:41avec beaucoup d'inconnus
01:22:42c'est pas très facile
01:22:43et c'est le problème
01:22:44de Donald Trump
01:22:44une équation avec
01:22:45multiples inconnus
01:22:46qu'on continue de suivre
01:22:47avec vous
01:22:48en direct
01:22:49sur BFM TV
01:22:50merci beaucoup
01:22:50Maître Hassani
01:22:51d'avoir été
01:22:51avec nous
01:22:52pour votre expertise
01:22:53également à vous
01:22:54Emmanuel Gallichet
01:22:55vous retrouvez évidemment
01:22:56Ulysse Gosset
01:22:57et le général
01:22:58Jérôme Pellisrandi
01:22:59toute la journée
01:23:00sur BFM TV
01:23:01avec nos envoyés spéciaux
01:23:03vous l'avez vu
01:23:04qui sont évidemment
01:23:04du côté du détroit
01:23:06d'Hormuz
01:23:06mais aussi du côté
01:23:07de l'Iran
01:23:08ou encore
01:23:09du côté d'Israël
01:23:11dans quelques instants
01:23:11c'est BFM politique
01:23:13avec Guillaume Daré
01:23:14qui reçoit Marion Maréchal
01:23:16l'info continue
01:23:17sur BFM TV
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