- il y a 3 mois
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.
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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi pour revenir d'abord sur cette nouvelle fusillade.
00:00:07Hier soir, dans le quartier des Moulins, à Nice, le bilan est terrible.
00:00:13Deux morts et cinq blessés, des témoins décrivent des armes de guerre.
00:00:17Le maire de Nice pointe le narco-banditisme et dénonce un abandon de l'État.
00:00:21Vous entendrez également la réaction du député et candidat à la mairie de Nice.
00:00:24Éric Ciotti, il est sur place ce matin.
00:00:25Regain d'espoir en Israël alors que le Hamas se dit prêt à libérer les otages retenus à Gaza
00:00:30dans le cadre du plan proposé par Donald Trump qui appelle l'État hébreu à arrêter immédiatement les bombardements.
00:00:36Il continue apparemment ce matin. Explication à suivre.
00:00:39L'aéroport de Munich fermé pour la deuxième nuit consécutive après une nouvelle alerte au drone.
00:00:44Le trafic reprend très lentement. La liste des incidents dans le ciel européen s'allonge.
00:00:48Le sujet reste ultra sensible. Les membres de l'Union européenne soupçonnent la Russie.
00:00:52Et puis à 11h30, le coup de gueule de Michael Jérémias.
00:00:56Un an après les Jeux olympiques et paralympiques, l'ancien joueur de tennis fauteuil fait part de son immense déception,
00:01:01d'un sentiment de trahison. L'ami, il ne mâche pas ses mots.
00:01:04Il sera mon invité. BFM Direct épisode 11. C'est parti.
00:01:07Mais d'abord l'essentiel de l'actualité avec vous, Fanny, bonjour.
00:01:22Bonjour.
00:01:22Et au prochain rion, le Hamas qui se dit donc prêt à libérer les otages.
00:01:25Oui, à finaliser toutes les questions comprises dans ce plan déterminé par Donald Trump,
00:01:30comme l'échange donc de tous les otages.
00:01:3247 vivants et décédés encore aux mains du Hamas depuis bientôt deux ans.
00:01:36Le mouvement islamiste accepte également de confier la gestion de la bande de Gaza
00:01:39à une instance palestinienne composée de technocrates indépendants,
00:01:42mais aucune mention à son désarmement.
00:01:46Convaincu que le Hamas est prêt à une paix durable,
00:01:48le président américain appelle Israël à stopper immédiatement les bombardements sur la bande de Gaza.
00:01:52De quoi conforter l'optimiste de Donald Trump.
00:01:55C'est un grand jour. Nous verrons comment tout cela se termine.
00:02:02Nous devons obtenir la confirmation finale et concrète.
00:02:05Très important. J'ai hâte de voir les otages rentrer chez leurs parents
00:02:09et tout le monde sera traité de manière équitable.
00:02:14Et malgré cet appel de Donald Trump, notamment à Israël,
00:02:16on apprend ce matin que des dizaines de bombardements israéliens
00:02:19ont été dénoncés à Gaza ville par la défense civile.
00:02:21La ville de Nice en émoi ce matin après une nouvelle fusillade meurtrière.
00:02:26Oui, deux morts et cinq blessés, dont deux graves après des tirs hier aux alentours de 21h dans le quartier des Moulins.
00:02:32Le procureur évoque la piste d'un règlement de compte sur fonds de trafic de drogue.
00:02:36Une enquête pour homicide volontaire en bande organisée,
00:02:38tentative d'homicide volontaire en bande organisée est ouverte.
00:02:41Les suspects sont toujours en fuite.
00:02:43Une cellule médico-psychologique a été mise en place pour les habitants,
00:02:45très choquée, et des renforts de police et d'une compagnie de CRS sont attendus.
00:02:49Aujourd'hui, le maire de Nice, Christian Estrosi, dénonce l'absence de police nationale dans le quartier.
00:02:55En bref, l'aéroport de Munich en Allemagne fermé pour la deuxième nuit consécutive.
00:02:59L'infrastructure a de nouveau été concernée par un survol de drones d'origine inconnue.
00:03:04Conséquence, 46 vols ont été annulés ou suspendus au départ de l'aéroport bavarois.
00:03:0835 qui devaient y atterrir.
00:03:10La reprise est progressive du trafic ce matin.
00:03:13L'UE soupçonne la Russie d'être à l'origine de ces survols
00:03:15qui concernent de nombreux pays européens depuis plusieurs semaines déjà.
00:03:18La tempête Ami arrive en France sur la France.
00:03:21Des rafales de près de 150 km heure ont été enregistrées hier dans le nord de l'Écosse
00:03:26et sur les côtes irlandaises qui ont fait un mort d'ailleurs en Irlande,
00:03:29provoquant également d'importantes inondations, des coupures de courant.
00:03:33La violente tempête est arrivée cette nuit sur les côtes françaises de la Manche.
00:03:36Ce matin, la dépression touche une large moitié nord du pays,
00:03:39placée en vigilance jaune-vent.
00:03:41Des rafales de plus de 120 km heure sont attendues localement cet après-midi,
00:03:45le long de la Manche et de 100 km heure dans les terres, ainsi que de fortes pluies.
00:03:49Après deux mois de procès, le jugement vient d'être rendu à l'encontre de P. Didi.
00:03:53Le rappeur américain condamné à 4 ans et 2 mois de prison
00:03:57et 500 000 dollars d'amende à l'issue de ce procès hyper médiatisé
00:04:02en concernant des faits de violences sexuelles.
00:04:04Malgré les accusations de dizaines de femmes,
00:04:06le tribunal de New York, qui a jugé la star,
00:04:08avait rejeté dès le mois de juillet les accusations les plus lourdes
00:04:11de trafic sexuel ou encore d'associations de malfaiteurs,
00:04:14lui évitant ainsi la prison à vie.
00:04:17Le parquet avait requis cette semaine au moins 11 ans de prison
00:04:19à l'encontre de Sean Combs, le vrai nom du projecteur.
00:04:22Merci Fanny. Prochain point sur l'actualité à 11h.
00:04:24Merci.
00:04:24A tout à l'heure.
00:04:26Une nouvelle fusillade a donc éclaté hier soir dans le quartier des Moulins.
00:04:30À Nice, le bilan est terrible.
00:04:31Au moins deux morts et cinq blessés,
00:04:33le maire pointe le trafic de stupéfiants.
00:04:35Clément Gauvin.
00:04:37Sur cette vidéo amateur, une personne est au sol,
00:04:41blessée au dos, prise en charge par les habitants
00:04:44au milieu de la cuisine d'un restaurant.
00:04:47Hier soir, vers 21h, une fusillade éclate
00:04:50dans le quartier sensible des Moulins à l'ouest de Nice.
00:04:53J'apprends les tirs, j'ai sorti, je vois que tout le monde a échappé.
00:04:56Il y a quatre mecs dans la voiture, ils ont venu,
00:04:58ils ont tiré à l'arrache tout le monde.
00:04:59Il y a toutes les traces des balles et tout.
00:05:02Au total, parmi les sept victimes,
00:05:04deux personnes sont décédées et cinq sont blessées,
00:05:07dont trois sérieusement.
00:05:08Le règlement de compte s'est déroulé devant de nombreux témoins
00:05:11sous le choc face à un tel déchaînement de violence.
00:05:14Tu viens, tu rentres au boulot, tu bois ta bière.
00:05:16Après une journée de travail, tu peux recevoir une balle normale, tranquille.
00:05:20Une fusillade survenue quelques jours seulement
00:05:22après qu'un adolescent de 17 ans a été blessé par balle
00:05:26dans cette même partie de la ville et alors que la police mène depuis plusieurs mois
00:05:30des opérations contre le trafic de drogue dans le quartier.
00:05:33Ici même, trois points d'île ont été démantelés ces derniers jours
00:05:37et 300 personnes ont été incarcérées depuis maintenant cinq mois.
00:05:41Rapidement informé des faits, le maire de Nice, Christian Estrosi,
00:05:44s'est rendu sur les lieux de la fusillade
00:05:45et pointe le manque d'effectifs policiers.
00:05:47J'ai toujours dénoncé le fait qu'il soit totalement intolérable
00:05:51que la police nationale, voire l'armée, que j'ai réclamée à de nombreuses reprises,
00:05:57n'occupe pas le terrain en permanence dans un lieu
00:06:01où il faut juguler impérativement le narcotrafic.
00:06:05Les auteurs des faits sont toujours actuellement recherchés.
00:06:08Une enquête pour homicide volontaire en bande organisée
00:06:11et tentative d'homicide volontaire en bande organisée
00:06:13a été ouverte par le parquet de Nice.
00:06:15On en parle également avec vous, Jean-Luc Bragateau.
00:06:17Bonjour, merci d'être avec nous dans BFM Direct.
00:06:19Vous êtes délégué départemental du syndicat Alliance Police Nationale à Nice.
00:06:24Quelles sont les dernières informations dont vous disposez ce matin
00:06:26sur cette fusillade intervenue hier soir dans le quartier des Moulins ?
00:06:31Nous en sommes toujours à deux victimes qui sont décédées,
00:06:35deux blessés graves et trois blessés légers.
00:06:39Mais c'est vrai que la population,
00:06:42j'ai pu me dépasser hier soir sur les lieux.
00:06:46Les gens étaient choqués.
00:06:47On avait des effectifs de police qui ont été déployés,
00:06:50tous les effectifs ont été déployés sur place
00:06:52pour bloquer complètement le quartier.
00:06:56Et c'est vrai que là, nous avons franchi un cap sur Nice.
00:06:59Nous avons déjà eu des tirs la semaine dernière.
00:07:01Rappelez-vous, la semaine dernière,
00:07:02un individu a pris une balle dans la jambe sur le même quartier.
00:07:05Donc c'est vrai que là, nous sommes très vigilants.
00:07:08Et j'ai pu m'entretenir aussi avec M. le préfet hier soir sur place.
00:07:13J'ai pu m'entretenir avec le premier adjoint, M. Anthony Bourret,
00:07:16le premier adjoint de la mairie de Nice.
00:07:18Et le discours, nous sommes rassurés, Alliance Police Nationale,
00:07:22le discours est le même.
00:07:23En fait, nous faisons le même constat.
00:07:24On manque de policiers sur le terrain,
00:07:29mais on manque également d'enquêteurs.
00:07:31Nous avons, je ne sais pas si vous le savez,
00:07:34mais nous avons 80 enquêteurs sur Nice
00:07:36qui sont partis ou en retraite
00:07:39ou qui ont quitté le département depuis deux ans.
00:07:42Donc 80 enquêteurs sur une ville comme Nice,
00:07:47c'est dur à gérer derrière.
00:07:49Nous avons des enquêteurs de haut niveau.
00:07:50Nous avons une EPJ qui est excellente sur Nice.
00:07:53Mais nous n'avons plus les moyens.
00:07:57Nous avons un gros manque de moyens sur le département.
00:08:00Et je pense encore à mes collègues
00:08:01qui, depuis hier soir, sont sur les lieux.
00:08:04C'est très, très dur.
00:08:06Et nous demandons, Alliance Police Nationale,
00:08:08nous demandons, ça fait des mois qu'on le demande,
00:08:11il faut absolument un mouvement des policiers
00:08:14qui arrivent sur le département en urgence.
00:08:16Et nous avons besoin, à minima,
00:08:18de 100 à 150 policiers sur le département.
00:08:21Restez avec nous, Jean-Luc Bracateau.
00:08:23Bonjour, Jérémy Trottin.
00:08:24Vous avez des chiffres sur, notamment,
00:08:26les effectifs de police municipale à Nice.
00:08:28Oui, et ça fait, en effet, des mois
00:08:29que le maire de Nice, Christian Estrosi,
00:08:31réclame des efforts, des effectifs complémentaires à Beauvau.
00:08:36Mais parce qu'en fait, cette ville de Nice
00:08:38a longtemps été assez calme.
00:08:39Pourquoi ? Parce que ça fait des années
00:08:41que Christian Estrosi met des moyens
00:08:43sur la police et la police municipale.
00:08:45C'est l'une des plus importantes, d'ailleurs, de France,
00:08:46avec 530 agents.
00:08:48C'est aussi l'une des villes les plus sécurisées
00:08:50en termes de caméras, de vidéosurveillance.
00:08:52Là, on est à 4300 caméras.
00:08:54Donc, en fait, tout ça ne suffit pas, en réalité,
00:08:56face à ces nouveaux défis.
00:08:57On voit que depuis 5 ans, la délinquance
00:08:59a augmenté quasiment, a quasiment doublé à Nice
00:09:02avec cet effet, ce trafic qui était par moments
00:09:05concentré à Marseille.
00:09:07Cette DZ mafia qui est combattue à Marseille
00:09:09est en train de, finalement, se propager
00:09:11sur l'ensemble de la Côte d'Azur
00:09:12et s'implanter actuellement à Nice.
00:09:14Vous confirmez, Jean-Luc Bracateau ?
00:09:17Alors, ce que je peux vous confirmer,
00:09:18c'est qu'effectivement, il y a une police municipale
00:09:20qui est très présente sur Nice.
00:09:22La mairie de Nice met de gros moyens
00:09:23sur la police municipale,
00:09:25mais la police municipale n'est pas la police régalienne.
00:09:28Donc, c'est à nous, c'est à la police nationale
00:09:30à assurer la sécurité des citoyens de Nice.
00:09:33Et je vous le rappelle, quand vous dites que...
00:09:35Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous.
00:09:37Quand vous dites que Nice est une ville plutôt sûre,
00:09:39non, plutôt calme, non.
00:09:40Souvenez-vous, quand Gérald Lamannin était descendu sur Nice
00:09:43il y a trois ans de ça,
00:09:46il était descendu, le ministre de l'Intérieur
00:09:48était descendu trois fois en deux mois,
00:09:51il y a eu des fusillades, il y a eu des baissées,
00:09:53c'était OK Corral sur la cité des Moulins à nouveau,
00:09:58donc il y avait des tirs de tous les côtés,
00:09:59souvenez-vous.
00:10:00Donc, on ne peut pas s'endormir
00:10:03par rapport au narcotrafic.
00:10:05Pour vous, d'ailleurs, ce qui s'est passé hier soir,
00:10:09c'est sûr, c'est un nouveau règlement de compte
00:10:11sur fond de trafic de drogue ?
00:10:14En fait, les enquêteurs nous le confirmeront,
00:10:17mais quand vous voyez des individus
00:10:18qui sont à bord d'un véhicule,
00:10:20qui tirent sur un autre groupe d'individus
00:10:22et qui prennent la fuite...
00:10:23Avec des armes de guerre, disent certains témoins, d'ailleurs.
00:10:26Comment ?
00:10:27Avec des armes de guerre, disent certains témoins.
00:10:30Oui, c'est les informations que nous avons.
00:10:32Priorité au direct, Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes
00:10:34et le candidat à la mairie de Nice exprime.
00:10:35Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
00:10:37après ce qui s'est passé cette nuit
00:10:40et qui est naturellement terrifiant,
00:10:43qui installe à Nice un climat de terreur
00:10:46qui assimile notre ville à Marseille.
00:10:50Et moi, je ne veux pas que Nice devienne Marseille
00:10:53en matière de criminalité,
00:10:55en matière de narcotrafic,
00:10:59comme c'est le cas malheureusement ici
00:11:00et comme ce fut le cas, une énième fois cette nuit
00:11:04de façon dramatique,
00:11:06avec deux morts, cinq blessés au quartier des Moulins.
00:11:09Le ministre de l'Intérieur est conscient
00:11:12de la gravité de cette situation.
00:11:15Il m'a annoncé l'arrivée immédiate
00:11:16de deux compagnies de CRS.
00:11:19Mais naturellement, ce n'est pas ce que je souhaite.
00:11:21Les compagnies de CRS,
00:11:23elles vont rester quelques jours,
00:11:26peut-être quelques heures,
00:11:27et puis elles vont partir.
00:11:29Ces annonces, nous les avons entendues
00:11:31des dizaines de fois.
00:11:33Chaque fois qu'il y a eu un assassinat,
00:11:37chaque fois qu'il y a eu un règlement de compte,
00:11:39on a le petit tour d'une CRS
00:11:41et puis s'en va.
00:11:43Et ça, ce n'est pas possible.
00:11:44Je me suis entretenu également
00:11:46avec le préfet des Alpes-Maritimes,
00:11:49avec le directeur interdépartemental
00:11:51de la police nationale,
00:11:51avec les représentants des syndicats de police.
00:11:55Il y a très clairement aujourd'hui,
00:11:58dans les Alpes-Maritimes,
00:11:59en matière de lutte contre la criminalité,
00:12:02un problème d'effectifs.
00:12:04Nos policiers, sous l'autorité du préfet,
00:12:07je tiens à le dire,
00:12:08font un travail remarquable.
00:12:10Et souvent, ces règlements de compte
00:12:12sont la conséquence d'interpellations
00:12:15qui ont eu lieu.
00:12:17Donc il y a un travail qui est fait
00:12:18par la police,
00:12:20par la police judiciaire,
00:12:22qui est un travail de qualité.
00:12:23Donc les policiers,
00:12:26sous l'autorité du préfet,
00:12:28font leur travail.
00:12:29Mais il manque cruellement de moyens.
00:12:31Il manque aujourd'hui,
00:12:33dans les Alpes-Maritimes,
00:12:35250 policiers.
00:12:37Rappelez-vous,
00:12:39au mois de juillet 2020,
00:12:41M. Castex,
00:12:42tout nouveau Premier ministre,
00:12:44était venu ici,
00:12:46avec M. Estrosi,
00:12:48après un assassinat,
00:12:49annoncer l'arrivée
00:12:51de 60 policiers nationaux.
00:12:54Ces policiers,
00:12:55ils sont arrivés,
00:12:56mais ils sont repartis.
00:12:57Aujourd'hui,
00:12:58il manque 250 policiers nationaux
00:13:01par rapport à l'effectif de référence
00:13:03dans les Alpes-Maritimes.
00:13:04Il manque également des moyens
00:13:06dans la police judiciaire,
00:13:09dans le service local
00:13:11de police judiciaire.
00:13:12Il manque des enquêteurs.
00:13:14Et là,
00:13:15ça amène à des réponses nationales.
00:13:17Il faut changer de braquet
00:13:19contre le narcotrafic.
00:13:22Il faut que ça soit
00:13:23un combat national.
00:13:25Nous devons faire une guerre
00:13:26aux narcotrafiquants.
00:13:28Les narcotrafiquants,
00:13:29aujourd'hui,
00:13:30sont guidés
00:13:32par l'appât du gain.
00:13:3510 milliards d'euros
00:13:35de chiffre d'affaires
00:13:37sur le trafic de drogue
00:13:38en France.
00:13:39des gamins qui gagnent
00:13:41en une nuit
00:13:41presque l'équivalent
00:13:44de ceux qui travaillent
00:13:45tout un mois.
00:13:47Il y a ce sujet.
00:13:48Aujourd'hui,
00:13:48ça doit être une guerre.
00:13:50Et dans cette guerre,
00:13:51tous les moyens
00:13:52doivent être mobilisés.
00:13:53Il doit y avoir aussi
00:13:55une guerre
00:13:56contre l'immigration.
00:13:58Hier soir,
00:13:58dans les victimes,
00:14:00nous avons un mineur
00:14:01non accompagné,
00:14:03un mineur étranger
00:14:04qui a été parmi
00:14:07les blessés.
00:14:08Ça veut dire
00:14:08que les filières
00:14:09de narcotrafiqu
00:14:12utilisent des jeunes,
00:14:14utilisent des mineurs,
00:14:16utilisent des étrangers.
00:14:17Donc,
00:14:18plus de moyens
00:14:19pour la police,
00:14:21un combat acharné
00:14:22contre l'immigration,
00:14:24un combat
00:14:24contre la consommation.
00:14:26Il faut monter plus haut
00:14:27les amendes forfaitaires,
00:14:29au moins 1 000 euros,
00:14:30ce que j'ai proposé.
00:14:32Il faut rendre public
00:14:33le nom des consommateurs.
00:14:35Il faut, bref,
00:14:36une guerre sans merci.
00:14:37traquer les réseaux
00:14:39des deux côtés,
00:14:40taper les consommateurs
00:14:42à la base
00:14:42et saisir les biens
00:14:44des narcotrafiquants
00:14:45avec une détermination
00:14:47totale.
00:14:48Donc,
00:14:48c'est un plan
00:14:49important.
00:14:50Et au plan local,
00:14:52je veux dire
00:14:52que si demain,
00:14:53les Niçois me font confiance
00:14:54pour devenir leur maire,
00:14:56j'installerai au cœur
00:14:57des moulins,
00:14:58je réinstallerai la police
00:15:00municipale,
00:15:01qui n'y est plus,
00:15:02il y aura un poste
00:15:03de police municipale
00:15:04au cœur de la cité
00:15:05des moulins
00:15:06et nous reprendrons
00:15:07aussi,
00:15:08un par un,
00:15:10tous les immeubles
00:15:10qui sont aujourd'hui
00:15:11abandonnés par Côte d'Azur-Habitat,
00:15:13dans souvent un état
00:15:14de vétusté
00:15:15très fort,
00:15:16pour faire en sorte
00:15:17que tout soit tenu
00:15:19avec des gardiens
00:15:20d'immeubles,
00:15:20avec des personnes
00:15:21qui tiennent
00:15:22ce quartier
00:15:23comme ceux qui sont
00:15:24aujourd'hui
00:15:24l'objet
00:15:26des trafiquants,
00:15:27des trafics de drogue.
00:15:28Vos propos ressemblent
00:15:29un peu à ceux
00:15:30de Christian Estrosi,
00:15:31hier,
00:15:31il demandait aussi
00:15:33un renfort défectif,
00:15:35pour lui,
00:15:36ce qui s'est passé hier,
00:15:37la responsabilité,
00:15:38c'est clair,
00:15:38c'est l'État.
00:15:39Est-ce que vous êtes d'accord ?
00:15:39L'État, c'est lui,
00:15:40puisqu'il soutient
00:15:41le gouvernement
00:15:42depuis 8 ans.
00:15:44Il fait partie
00:15:44de cette majorité
00:15:45macroniste
00:15:46qu'il a soutenue
00:15:47sans réserve.
00:15:49Il fait partie
00:15:50de ce pouvoir
00:15:51qui ne s'est jamais
00:15:53attaqué,
00:15:53comme il conviendrait
00:15:54à la sécurité.
00:15:55La sécurité
00:15:56n'a jamais été
00:15:57une priorité
00:15:58pour M. Macron.
00:15:59Le combat
00:16:00contre la drogue
00:16:01n'a jamais été
00:16:01une priorité
00:16:02des macronistes.
00:16:03M. Estrosi
00:16:04est le premier
00:16:05des macronistes,
00:16:05donc il ne manque
00:16:06pas d'air
00:16:08aujourd'hui
00:16:08d'attaquer
00:16:09un pouvoir
00:16:10qu'il soutient
00:16:10de toutes ses forces
00:16:12depuis 2017
00:16:13et même
00:16:14quelques mois
00:16:15avant l'élection
00:16:15de M. Macron
00:16:16qui l'a accompagné.
00:16:18Donc M. Estrosi
00:16:19n'a qu'à s'en prendre
00:16:20qu'à ses amis,
00:16:21à M. Philippe
00:16:22qui n'a pas à respecter
00:16:23ses engagements
00:16:23ici à Nice,
00:16:25à M. Castex,
00:16:26à tous ceux
00:16:26qui gouvernent le pays
00:16:27et qui ont conduit
00:16:29cette situation,
00:16:30à tous ceux
00:16:30qui ont laissé
00:16:31les frontières ouvertes.
00:16:33Ce sont ses amis,
00:16:34ce sont les macronistes.
00:16:35Moi, je ne suis pas
00:16:36macroniste
00:16:37et moi, je veux
00:16:38qu'on change
00:16:38de politique
00:16:39et ce qui se passe
00:16:40ici,
00:16:41mais comme ce qui se passe
00:16:42malheureusement
00:16:43dans beaucoup de territoires
00:16:44de notre ville
00:16:45ou dans beaucoup
00:16:45de villes de France,
00:16:47appelle à une mobilisation
00:16:48générale.
00:16:49un combat sans merci
00:16:50contre l'immigration
00:16:51de masse
00:16:52et un combat sans merci
00:16:53contre le narcotrafique.
00:16:55Le narcotrafiquant,
00:16:57aujourd'hui,
00:16:58est au cœur
00:16:59de tout ce qui gangrène
00:17:01nos quartiers.
00:17:02Eh bien, il faut le combattre.
00:17:03Est-ce que vous en savez plus
00:17:04sur ce qui s'est passé
00:17:05hier soir,
00:17:06notamment sur les victimes ?
00:17:08Il y a manifestement
00:17:10dans les victimes
00:17:12des personnes
00:17:13qui sont concernées
00:17:15par le trafic de drogue,
00:17:17mais il semblerait aussi
00:17:19qu'il y ait des personnes
00:17:21qui soient des victimes
00:17:23collatérales.
00:17:24Le scénario
00:17:25qui s'est déroulé
00:17:27est terrifiant.
00:17:29Les personnes ont tiré
00:17:30à l'arme lourde
00:17:31à hauteur d'homme.
00:17:33Ils n'ont pas tiré en l'air.
00:17:35Ils ont tiré un peu
00:17:37au hasard.
00:17:38Et il y a manifestement
00:17:39des victimes
00:17:41qui ont subi,
00:17:43alors qu'elles n'avaient
00:17:44rien à faire
00:17:44dans un réseau
00:17:46de trafic de drogue,
00:17:46qui seraient les victimes.
00:17:48Et je le dis
00:17:49au conditionnel,
00:17:50ce n'est pas à moi
00:17:51de le dire.
00:17:53Je veux être vigilant aussi
00:17:54sur le fait,
00:17:55je le redis,
00:17:56que Nice
00:17:56ne devienne pas Marseille.
00:17:58il y a manifestement
00:18:00des incursions
00:18:01marseillaises
00:18:03à Nice.
00:18:04On a parlé
00:18:05de l'arrivée
00:18:06de la DZ mafia.
00:18:08Il y a des inquiétudes,
00:18:09il y a des craintes.
00:18:10L'enquête démontrera
00:18:12si c'est le cas.
00:18:14Mais il y a des possibilités
00:18:15que ce soit
00:18:15des incursions
00:18:16des groupes
00:18:18de narcotrafiquants
00:18:19marseillais.
00:18:20Eh bien,
00:18:21je le redis,
00:18:22Nice ne doit pas
00:18:23devenir Marseille
00:18:23et le combat
00:18:24doit être sans merci
00:18:25pour cela.
00:18:26Est-ce que vous êtes allé
00:18:27au contact
00:18:27des habitants
00:18:28du quartier des Moulins ?
00:18:29Je suis allé au contact
00:18:31et je rencontrerai
00:18:33cet après-midi
00:18:34des habitants
00:18:35du quartier des Moulins
00:18:36qui veulent me voir.
00:18:37J'en ai eu beaucoup
00:18:37au téléphone
00:18:39et je les verrai
00:18:40dès cet après-midi
00:18:42ici,
00:18:42discrètement,
00:18:44sans la presse
00:18:45parce qu'ils veulent échanger,
00:18:47ils sont en colère,
00:18:48ils en ont marre
00:18:49de ces discours répétitifs,
00:18:52ils veulent des actes
00:18:53et moi,
00:18:53je veux leur donner
00:18:54des actes.
00:18:55Vous comprenez
00:18:56leur albol ?
00:18:57Leur albol,
00:18:58il est naturellement
00:19:00plus que compréhensible,
00:19:01il est légitime,
00:19:02ils sont en colère,
00:19:03ils ont raison,
00:19:04ils n'en peuvent plus,
00:19:05ils vivent dans la terreur.
00:19:07J'étais pas plus tard
00:19:09que cette semaine
00:19:10ici au Moulins,
00:19:12j'ai rencontré
00:19:13une dame
00:19:13qui a été victime
00:19:14d'un tir collatéral,
00:19:16qui a été gravement blessée.
00:19:18J'ai passé
00:19:18avec la députée
00:19:20Christelle Dintourny
00:19:21une heure avec elle,
00:19:23chez elle.
00:19:23elle vit
00:19:24les volets fermés
00:19:2624 heures sur 24.
00:19:28Elle n'ose plus
00:19:29ouvrir ses volets.
00:19:30Elle a assisté
00:19:31à l'assassinat
00:19:32d'un jeune
00:19:33à quelques mètres d'elle.
00:19:35Et elle a pris
00:19:36une balle,
00:19:37une balle perdue
00:19:38qui lui a traversé
00:19:39le ventre.
00:19:40Elle vit dans la terreur.
00:19:42Depuis des années,
00:19:42elle veut changer
00:19:43de logement.
00:19:44Elle a supplié
00:19:45les autorités,
00:19:46le président
00:19:46de Côte d'Azur Habitat,
00:19:48qu'ils ne lui ont répondu
00:19:49que par le mépris.
00:19:50et j'ai vu
00:19:52encore il y a deux semaines,
00:19:53j'étais ici.
00:19:54Donc j'y viens régulièrement.
00:19:56Je connais
00:19:57ce que vivent les gens,
00:19:58ce qu'ils subissent.
00:19:59Ils n'en peuvent plus.
00:20:00Et ils n'en peuvent plus
00:20:01et il faut aussi
00:20:02que la municipalité
00:20:03se réapproprie
00:20:04ses quartiers.
00:20:05C'est bien facile
00:20:06de mettre
00:20:06la responsabilité
00:20:07sur l'État.
00:20:09Quand tout va bien,
00:20:10c'est le maire.
00:20:11Quand tout va mal,
00:20:12c'est l'État.
00:20:12Ce n'est pas ma conception
00:20:13de la République.
00:20:14Ce n'est pas un peu
00:20:15trop tard ?
00:20:16Il se fait tard.
00:20:18Il est déjà très tard.
00:20:20J'espère qu'il n'est pas
00:20:21trop tard.
00:20:22En tout cas,
00:20:22je ferai tout,
00:20:23que ce soit à Paris
00:20:24ou à Nice,
00:20:26pour faire en sorte
00:20:26que ça ne soit pas
00:20:27trop tard.
00:20:28Mais vous avez raison,
00:20:30cette question est légitime.
00:20:31On voit la montée
00:20:32de l'immigration
00:20:33qui nourrit
00:20:34ces réseaux
00:20:35de narcotrafiquants.
00:20:37Un MNA
00:20:38dans les victimes
00:20:39et peut-être
00:20:40dans les auteurs
00:20:40hier soir.
00:20:42Donc il y a
00:20:43cette interrogation.
00:20:44et on ne fait rien
00:20:45sur ces sujets.
00:20:47Malgré le travail,
00:20:48je le dis,
00:20:48exceptionnel
00:20:49des policiers
00:20:50et des enquêteurs.
00:20:51Les enquêteurs
00:20:52enquêtent avec peu
00:20:53de moyens.
00:20:54Ils traquent les réseaux,
00:20:55ils démantèlent
00:20:56des points de deal,
00:20:57ils se reconstituent
00:20:58immédiatement.
00:20:59Donc on vide la mer
00:21:00à la petite cuillère.
00:21:01Et c'est le travail
00:21:02des policiers
00:21:02auquel je veux
00:21:04rendre hommage.
00:21:05Il ne faut pas attaquer
00:21:05les policiers.
00:21:06Il faut les soutenir
00:21:07et leur donner des moyens.
00:21:08Ce n'est pas eux
00:21:08qui sont en cause.
00:21:10C'est ceux qui ne leur donnent
00:21:11pas des moyens
00:21:11pour travailler.
00:21:13Merci beaucoup.
00:21:14Merci.
00:21:17Réaction d'Éric Ciotti,
00:21:19député des Alpes-Maritimes
00:21:21UDR,
00:21:22soutenu par le
00:21:23Rassemblement national.
00:21:24Candidat à la mairie
00:21:25de Nice.
00:21:26Nous sommes à six mois
00:21:27des élections municipales.
00:21:28On comprend que la sécurité
00:21:29c'est un enjeu national,
00:21:30c'est aussi un enjeu local.
00:21:32À Nice,
00:21:32en particulier,
00:21:33Nice qui vit sous
00:21:34un climat de terreur,
00:21:35affirme à l'instant
00:21:36Éric Ciotti,
00:21:38selon qui il manque
00:21:39actuellement 250
00:21:40policiers nationaux.
00:21:42À Nice,
00:21:42nous sommes toujours
00:21:43avec Jean-Luc Bragateau.
00:21:44Vous êtes délégué départemental
00:21:45du syndicat Alliance Police
00:21:46Nationale à Nice,
00:21:47justement.
00:21:47Vous avez entendu
00:21:48Éric Ciotti
00:21:49qui vient de s'exprimer,
00:21:51qui redit
00:21:52que le ministre
00:21:53de l'Intérieur
00:21:54envoie deux compagnies
00:21:55de CRS en renfort.
00:21:56Mais comme d'habitude,
00:21:57dit-il en substance,
00:21:58ça ne va pas suffire.
00:21:59Votre réaction
00:22:00à toutes ces déclarations ?
00:22:02Avec notre secrétaire
00:22:04départemental,
00:22:04nous avons des échanges
00:22:07réguliers
00:22:07avec M. Ciotti.
00:22:10Nous sommes d'accord
00:22:10avec lui
00:22:11sur le constat.
00:22:12250 policiers,
00:22:14c'est ce qu'il faudrait
00:22:15sur le département
00:22:15pour retrouver
00:22:17l'équilibre.
00:22:18Ce n'est pas un confort,
00:22:20c'est l'équilibre
00:22:21pour pouvoir
00:22:23assurer la sécurité
00:22:23sur le terrain
00:22:24et pour pouvoir
00:22:24enquêter derrière.
00:22:26Je vous rappelle aussi
00:22:27que les tirs,
00:22:28les tirs,
00:22:29les personnes
00:22:30qui sont décédées,
00:22:31sont décédées
00:22:31à 10 mètres du parc.
00:22:33La place de Amaryllis
00:22:34des Moulins,
00:22:35c'est une place centrale.
00:22:36Vous avez un parc
00:22:37pour enfants
00:22:37en plein milieu
00:22:38avec des petits trucs
00:22:39pour escalader.
00:22:41Les tirs ont lieu
00:22:42à 5, 10 mètres du parc.
00:22:44Imaginez.
00:22:45Donc,
00:22:46vous savez que,
00:22:47comme je vous disais tout à l'heure,
00:22:48c'est urgent.
00:22:49M. Ciotti a raison.
00:22:50Il faut que la police
00:22:51s'installe au cœur du quartier.
00:22:53Lui, candidat,
00:22:53il promet
00:22:54s'il remporte
00:22:55l'élection municipale.
00:22:57Il promet un poste
00:22:57de police au cœur
00:22:58du quartier des Moulins.
00:23:01Oui.
00:23:02Après,
00:23:03je ne rentrerai pas
00:23:04dans la campagne
00:23:04entre les candidats
00:23:06à la mairie de Nice.
00:23:07Ce cas,
00:23:08c'est que la présence policière
00:23:08est importante.
00:23:09Si on n'est pas sur le terrain,
00:23:10on y est.
00:23:11On y est.
00:23:12Avant,
00:23:13hier soir,
00:23:13nous étions
00:23:14avec notre délégué,
00:23:16avec Christophe Langrenet,
00:23:17notre délégué
00:23:17départemental adjoint.
00:23:19Nous étions
00:23:20au Moulin,
00:23:21au commissaire
00:23:21de Saint-Augustin
00:23:22avec la BST.
00:23:23Ce sont des collègues
00:23:24qui sont tous les jours.
00:23:25Ils sont tous les jours au Moulin.
00:23:27Mais on ne peut pas
00:23:28y être 24 heures sur 24.
00:23:29Ça fait qu'ils font
00:23:29un passage.
00:23:30Ils sont appelés
00:23:31ailleurs sur Nice.
00:23:32Vous avez un équipage
00:23:33de trois.
00:23:34Les collègues font
00:23:36ce qu'ils peuvent.
00:23:36Vous avez aussi
00:23:37des nuits,
00:23:38vous ne pouvez pas me croire,
00:23:40mais vous avez des nuits
00:23:41sur Nice.
00:23:42Vous avez trois équipages
00:23:43de police.
00:23:43ça fait un ratio,
00:23:46si on fait le calcul,
00:23:47ça fait un ratio
00:23:48un policier
00:23:49pour 50 à 60 000
00:23:51à 8 ans.
00:23:51Merci Jean-Luc Bragateau.
00:23:53Merci d'avoir été avec nous.
00:23:54Et bien sûr,
00:23:55on y reviendra
00:23:56à 11h
00:23:57avec de nouveaux éléments
00:23:58sur cette fusillade
00:24:00intervenue hier soir
00:24:00dans le quartier des Moulins
00:24:01à Nice.
00:24:026 bilans provisoires,
00:24:032 morts
00:24:03et 5 blessés
00:24:05dont plusieurs atteints
00:24:06grièvement.
00:24:07Dans quelques instants,
00:24:08on fait le point
00:24:09sur ce qui se passe actuellement
00:24:10au Proche-Orient
00:24:12parce que le Hamas
00:24:13se dit prêt à libérer
00:24:14les otages retenus à Gaza
00:24:15dans le cadre du plan Trump,
00:24:16sauf qu'Israël
00:24:18mène de nouvelles frappes
00:24:19et appelle la population
00:24:20à ne pas revenir
00:24:21alors même que Donald Trump
00:24:24appelle l'État hébreu
00:24:25à arrêter immédiatement
00:24:26les bombardements.
00:24:27Pour l'instant,
00:24:27ce n'est pas le cas.
00:24:28A tout de suite.
00:24:32Il est 10h30,
00:24:33soyez les bienvenus
00:24:33si vous nous rejoignez
00:24:34dans BFM Direct.
00:24:35Question au cœur de l'actualité,
00:24:36les 47 otages
00:24:38morts ou vivants
00:24:38encore aux mains du Hamas
00:24:40vont-ils être libérés
00:24:41dans les prochaines heures
00:24:42ou les prochains jours ?
00:24:44C'est très incertain.
00:24:45Évidemment,
00:24:45il faut être très prudent
00:24:47mais les choses bougent.
00:24:48Le Hamas se dit prêt
00:24:49et Trump lance un appel
00:24:51à Israël.
00:24:53Matisse menu.
00:24:56Leur temps est toujours compté
00:24:58à tel à vivre
00:24:59mais le calvaire des otages
00:25:00pourrait bientôt s'achever.
00:25:02De manière à mettre fin
00:25:03à la guerre
00:25:04et à obtenir un retrait
00:25:05complet de la bande de Gaza,
00:25:06le mouvement annonce
00:25:07qu'il approuve
00:25:08la libération
00:25:08de tous les prisonniers
00:25:09de l'occupation,
00:25:11vivants ou décédés,
00:25:13selon la formule d'échange
00:25:14contenue
00:25:14dans la proposition
00:25:15du président Trump.
00:25:16Il n'aura fallu
00:25:17que quelques heures au Hamas
00:25:18pour céder
00:25:19à l'ultimatum américain.
00:25:21Donald Trump
00:25:21l'ordonnait jusqu'à dimanche soir
00:25:23pour accepter son plan de paix
00:25:24présenté cette semaine
00:25:25à Benjamin Netanyahou.
00:25:27Depuis le bureau ovale,
00:25:28le président américain
00:25:29se félicite
00:25:30d'une avancée
00:25:31sans précédent.
00:25:32C'est un grand jour.
00:25:35Nous verrons
00:25:35comment tout cela
00:25:36se termine.
00:25:38Nous devons obtenir
00:25:38la confirmation finale
00:25:40et concrète,
00:25:41très important.
00:25:42J'ai hâte de voir
00:25:43les otages rentrer
00:25:44chez leurs parents
00:25:45et tout le monde
00:25:46sera traité
00:25:46de manière équitable.
00:25:47sur les 251 personnes
00:25:51enlevées le 7 octobre,
00:25:5247 restent détenues
00:25:54par le Hamas
00:25:54dont 25 considérées
00:25:56comme mortes.
00:25:57Alors qu'Israël
00:25:58dit se préparer
00:25:59à leur transfert,
00:26:00Washington demande
00:26:01à Tel Aviv
00:26:01l'arrêt immédiat
00:26:02des bombardements,
00:26:03des garanties de sécurité
00:26:05réclamées aussi
00:26:06par le Hamas.
00:26:07Il y a des accords
00:26:08qui doivent être conclus
00:26:09tout d'abord.
00:26:09Les procédures d'échange
00:26:10de prisonniers
00:26:11en termes de nombre
00:26:12et la préparation
00:26:12d'un environnement
00:26:13approprié
00:26:14pour la libération
00:26:14des corps,
00:26:15l'arrêt de l'agression
00:26:16afin que nous puissions
00:26:17retirer les Israéliens
00:26:18de la zone,
00:26:18le retour du peuple
00:26:19palestinien
00:26:20et permettre l'entrée
00:26:21de l'aide humanitaire.
00:26:22Pour administrer
00:26:23la bande de Gaza
00:26:23à l'avenir,
00:26:24le mouvement s'oppose
00:26:25à toute gestion étrangère
00:26:27mais propose la création
00:26:28d'un comité palestinien
00:26:29indépendant.
00:26:30Le Hamas évoque
00:26:31une potentielle
00:26:32démilitarisation
00:26:33seulement
00:26:33si l'occupation israélienne
00:26:35s'arrête.
00:26:37Bonjour Patrick Sos,
00:26:38chef du service
00:26:38international BFM TV.
00:26:40Bonjour Maya Kadra.
00:26:41Bonjour.
00:26:41D'aide d'enseignante
00:26:42et journaliste spécialiste
00:26:43du Moyen-Orient.
00:26:44Patrick,
00:26:45est-ce que l'espoir
00:26:46et notamment celui
00:26:46des familles d'otages
00:26:47n'est pas déjà
00:26:48en train d'être douché
00:26:50ce matin ?
00:26:51Les prochaines heures,
00:26:52les prochains jours
00:26:53vont être très compliqués
00:26:54mais ça va sans doute
00:26:55se faire.
00:26:56On parle bien
00:26:56de cette grande priorité
00:26:58du retour des otages.
00:26:59On parlera un peu plus tard
00:27:00de la fin des hostilités
00:27:01et dans très longtemps
00:27:02très certainement
00:27:03de la paix
00:27:04pour cette région.
00:27:06Mais c'est la priorité
00:27:07de tout le monde
00:27:08et effectivement
00:27:09on en est pour l'instant
00:27:11et on sent
00:27:11peut-être pas
00:27:12au niveau des politiques
00:27:13mais au niveau
00:27:14de ceux qui sont vraiment
00:27:15je dirais
00:27:16en train de travailler
00:27:17sur les négociations
00:27:18on sent que
00:27:19il y a un petit peu
00:27:20de compréhension
00:27:21sur la difficulté
00:27:22en fait technique
00:27:23de ramener
00:27:24les otages
00:27:25vivants ou morts.
00:27:26Pourquoi ?
00:27:26Parce que Gaza
00:27:27est un immense chaos.
00:27:29Vous n'avez plus
00:27:29de chef,
00:27:30de grand chef
00:27:31du Hamas
00:27:32très techniquement
00:27:33vous avez des petits lieutenants
00:27:35qui ont des difficultés
00:27:36à communiquer
00:27:37les uns
00:27:38avec les autres
00:27:38et puis les otages
00:27:39eux-mêmes.
00:27:40Il y a le problème
00:27:41des vivants
00:27:42il y a aussi
00:27:43le problème
00:27:43des morts
00:27:44c'est un autre représentant
00:27:45du Hamas
00:27:46qui s'exprimait
00:27:46hier soir
00:27:47disant
00:27:48on en a enterré certains
00:27:49pardon d'être sortis
00:27:50mais c'est vraiment
00:27:51la difficulté technique
00:27:53on en a enterré certains
00:27:54d'autres sont
00:27:55sous les décombres
00:27:56de la bande de Gaza
00:27:58et d'autres encore
00:27:59sont dans la zone
00:27:59occupée par l'armée israélienne
00:28:01qui est la majeure partie
00:28:02de la bande de Gaza.
00:28:03Il faudra donc
00:28:04plusieurs heures
00:28:05pour aller retrouver
00:28:06ces otages
00:28:08vivants ou morts
00:28:09et puis
00:28:09le Hamas
00:28:10continue
00:28:10de négocier
00:28:12et d'essayer
00:28:13de gratter
00:28:13un petit peu
00:28:14sur cet accord
00:28:15notamment sur
00:28:16les prisonniers
00:28:17qui pourront sortir
00:28:18des jolies israéliennes
00:28:19ils sont d'accord
00:28:20sur le nombre
00:28:21ils veulent maintenant
00:28:22essayer d'avoir
00:28:23un peu la main
00:28:23sur les noms
00:28:24des prisonniers.
00:28:25Sachant que
00:28:26ce matin
00:28:26Israël dit
00:28:28poursuivre
00:28:28son offensive
00:28:29à Gazaville
00:28:30appelle la population
00:28:31à ne pas revenir
00:28:33quelques heures
00:28:34après un message
00:28:35très clair
00:28:36et assez rare
00:28:38finalement
00:28:38du président
00:28:39des Etats-Unis
00:28:40d'Amérique
00:28:41Donald Trump
00:28:42à l'état hébreu
00:28:43appelle à arrêter
00:28:45je cite
00:28:45immédiatement
00:28:46les bombardements
00:28:47à Gaza
00:28:48une pression
00:28:49quasi inédite
00:28:50et publique
00:28:50de Trump
00:28:52sur Israël
00:28:52mais qui n'est
00:28:53pour l'instant
00:28:54pas suivie des faits
00:28:55au contraire.
00:28:56Alors elle n'est pas suivie
00:28:57des faits
00:28:58parce que
00:28:58toujours à la suite
00:28:59de la signature
00:29:00soit d'un accord
00:29:01soit d'un cessez-le-feu
00:29:02il y a quelques combats
00:29:03quelques escarmouches
00:29:05qui continuent
00:29:06qui se poursuivent
00:29:07il y a des opérations
00:29:08qui ont été commencées
00:29:09il y a deux jours
00:29:09par exemple
00:29:10qui se poursuivent encore
00:29:11et donc ces bombardements
00:29:12s'inscrivent dans cette même
00:29:14continuité
00:29:14surtout à Gaza City
00:29:16parce qu'il y a
00:29:16des éléments du Hamas
00:29:17qui sont clairement
00:29:18identifiés là-bas
00:29:19et l'ordre militaire
00:29:21a déjà été donné
00:29:22au niveau de l'armée israélienne
00:29:23de les cibler.
00:29:24Donc c'est ce qui explique
00:29:25un peu la poursuite
00:29:26de certains bombardements.
00:29:27C'est vrai qu'on ne comprend pas bien
00:29:28parce que même le forum
00:29:29des familles d'otages
00:29:29juge essentiel
00:29:30d'arrêter immédiatement
00:29:32la guerre à Gaza.
00:29:33Oui, oui,
00:29:34exactement.
00:29:35Mais je rapproche aussi
00:29:36cet appel
00:29:37à arrêter
00:29:38tout bombardement
00:29:39à celui
00:29:40en fait
00:29:41à deux situations
00:29:42antérieures
00:29:43l'année dernière
00:29:44après le cessez-le-feu
00:29:45au Liban
00:29:46la signature du cessez-le-feu
00:29:48des combats
00:29:48se sont poursuivis
00:29:49pendant à peu près
00:29:5048 heures
00:29:51et après l'appel
00:29:52de Donald Trump
00:29:53à Benyamin Netanyahou
00:29:54d'arrêter
00:29:55tout bombardement
00:29:56en Iran
00:29:57je rappelle
00:29:57après avoir ciblé
00:29:59la centrale
00:30:01de Fordou
00:30:02de Fordou
00:30:03Israël a continué
00:30:04quelques frappes
00:30:05il y a eu quelques survols
00:30:06du territoire iranien
00:30:08et donc c'est
00:30:08complètement normal
00:30:10d'un point de vue militaire
00:30:11pas humanitaire
00:30:11là on s'est parlé d'eux
00:30:13qu'il y ait des poursuites
00:30:14d'hostilité
00:30:15de certains bombardements
00:30:16épars
00:30:17mais tout dépend aussi
00:30:18donc de ce premier point
00:30:20d'achoppement
00:30:20qui est la libération
00:30:21des otages
00:30:22est-ce que cette libération
00:30:23elle sera actée
00:30:24vraiment dans les 72 heures
00:30:26je pense que la Hamas
00:30:27en a les moyens
00:30:28parce que du moment
00:30:29où il a accepté
00:30:30cet accord
00:30:31sous condition
00:30:33évidemment
00:30:34c'est-à-dire
00:30:35qu'il est en relation
00:30:37peut-être avec les personnes
00:30:38qui détiennent
00:30:39ses otages
00:30:40il faut guetter
00:30:41les prochaines étapes
00:30:41et on suivra cela
00:30:43évidemment avec attention
00:30:44merci
00:30:44merci à tous les deux
00:30:46depuis bientôt un mois
00:30:48les alertes aux drones
00:30:49présumés russes
00:30:50se multiplient
00:30:51dans le ciel européen
00:30:52dernier incident en date
00:30:53cette nuit
00:30:54en Allemagne
00:30:55où l'on vous retrouve
00:30:56Caroline Dublet
00:30:56bonjour Caroline
00:30:57nouvel incident
00:30:57pris très au sérieux
00:30:59par les autorités allemandes
00:31:00d'autant que ça a des conséquences
00:31:01concrètes lourdes
00:31:02oui tout à fait
00:31:04c'est la deuxième fois
00:31:05en 24 heures
00:31:06que le deuxième aéroport
00:31:08d'Allemagne
00:31:08à Munich
00:31:09a été survolé
00:31:09par des drones
00:31:10le premier drone
00:31:12aperçu
00:31:12c'était hier
00:31:13à 21h
00:31:13ce qui a mené
00:31:14immédiatement
00:31:15à la suspension
00:31:17du trafic aérien
00:31:18plus tard dans la soirée
00:31:19à 23h
00:31:20deux escadrons de police
00:31:21ont de nouveau
00:31:22repéré
00:31:23à deux endroits différents
00:31:24des survols
00:31:25de drones
00:31:26qui ont fait demi-tour
00:31:27dès qu'ils ont été
00:31:28observés
00:31:29donc rendant toute
00:31:30identification impossible
00:31:32il y a peu de doutes
00:31:34que ce soit une nouvelle
00:31:35provocation russe
00:31:37même si aucun suspect
00:31:38n'a pu être trouvé
00:31:39sur place
00:31:39ce matin le trafic
00:31:40reprend très péniblement
00:31:42à l'aéroport de Munich
00:31:43avec encore des vols annulés
00:31:44et beaucoup de retard
00:31:45après que 6500 personnes
00:31:46aient dû passer
00:31:47la nuit sur place
00:31:48sur des vies de camp
00:31:49la veille
00:31:50exactement la même scène
00:31:51avait eu lieu
00:31:52aussi à l'aéroport de Munich
00:31:54entraînant
00:31:55la suspension
00:31:55de tous les vols
00:31:57et la semaine précédente
00:31:58c'est à Kiel
00:31:58dans le nord du pays
00:31:59que le parlement régional
00:32:02avait été survolé
00:32:05par des drones
00:32:05ainsi qu'un hôpital
00:32:06et des infrastructures militaires
00:32:08le ministre de l'Intérieur
00:32:10souhaite un renforcement
00:32:11de la loi
00:32:12et puis pouvoir aussi
00:32:13pouvoir recourir
00:32:14à l'armée
00:32:15pour cibler les drones
00:32:17en cas de nouvelle menace
00:32:19menace qui se fait
00:32:19de plus en plus grande
00:32:20par la fréquence
00:32:21des survols de drones
00:32:23et aussi par la taille
00:32:24des engins
00:32:24on estime à 8 mètres
00:32:26l'envergure du dernier
00:32:26qui a été vu à Kiel
00:32:28donc c'est une menace
00:32:29qu'on prend ici
00:32:29très très au sérieux
00:32:30Merci Caroline
00:32:32Bonjour Alexandra Saviana
00:32:33Merci d'être avec nous
00:32:34ce matin dans BFM Direct
00:32:35vous êtes journaliste
00:32:36à l'Express
00:32:36autrice du livre
00:32:38intitulé
00:32:38Les scénarios noirs
00:32:39de l'armée française
00:32:40aux éditions
00:32:41Robert Laffont
00:32:41et la Russie
00:32:43occupent une place
00:32:44particulière
00:32:45dans votre ouvrage
00:32:47je montre également
00:32:48la une de l'Express
00:32:49de cette semaine
00:32:49consacrée au Mossad
00:32:50service secret israélien
00:32:52révélation sur les meilleurs
00:32:53espions
00:32:53du monde
00:32:54un an après
00:32:55l'opération
00:32:56Bipper
00:32:57également
00:32:58avec nous
00:32:59le général Pellistrandi
00:33:01bonjour
00:33:01le consultant défense
00:33:02de BFM TV
00:33:03bienvenue
00:33:03et Thibaut Brutin
00:33:04bonjour
00:33:05et bienvenue
00:33:05vous êtes le directeur général
00:33:06de Reporters sans frontières
00:33:07vous allez réagir dans quelques instants
00:33:09à la mort
00:33:10hier
00:33:10en Ukraine
00:33:11dans le Donbass
00:33:13dans l'est
00:33:13de l'Ukraine
00:33:14de l'un de nos confrères
00:33:15le photojournaliste français
00:33:16Anthony Laliquan
00:33:18âgé de 37 ans
00:33:19il a été tué
00:33:20dans une attaque de drones
00:33:21dans le Donbass
00:33:22d'abord
00:33:22ce qui se passe en Allemagne
00:33:26ces survols
00:33:28alors là
00:33:28cette alerte
00:33:30au drone
00:33:31c'est complexe
00:33:31général Pellistrandi
00:33:32cette alerte
00:33:33au drone
00:33:34mais nouvelle alerte
00:33:35au drone
00:33:35au dessus
00:33:36d'un aéroport
00:33:38encore une fois
00:33:39ça s'est passé en Allemagne
00:33:40ça s'est passé au Danemark
00:33:41notamment
00:33:41mais la présomption
00:33:43concernant la Russie
00:33:45et son implication
00:33:46dans tout cela
00:33:47comment expliquer
00:33:49qu'on ne sache pas
00:33:51avec précision
00:33:53qui envoie ces drones
00:33:55au dessus
00:33:56de sites sensibles
00:33:57européens
00:33:58c'est en fait
00:33:59toute la difficulté
00:34:00de l'acquisition
00:34:01du renseignement
00:34:01c'est à dire que
00:34:02ces drones
00:34:03jusqu'à présent
00:34:03n'a pas réussi
00:34:04en quelque sorte
00:34:04à les prendre
00:34:05sur le fait
00:34:06alors d'abord
00:34:07il faut comprendre
00:34:07que ces drones
00:34:08on peut les faire décoller
00:34:09de pratiquement n'importe où
00:34:11et en particulier
00:34:12ça ne prend pas
00:34:12beaucoup de place
00:34:13c'est à dire que
00:34:14je le mets dans une camionnette
00:34:15je me rapproche
00:34:16d'un aéroport
00:34:17je sors
00:34:18le drone
00:34:18de la camionnette
00:34:19ça prend quelques minutes
00:34:21pour le mettre en route
00:34:22je le fais décoller
00:34:23et en fait
00:34:25je perturbe suffisamment
00:34:26et après
00:34:27je le ramène
00:34:28je le mets
00:34:29parce que
00:34:29si encore
00:34:30il s'était écrasé
00:34:31dans un champ
00:34:32on aurait
00:34:33beaucoup d'informations
00:34:35sur la nature
00:34:36du drone
00:34:37je le récupère
00:34:38et puis je pars
00:34:39ou dans le cas
00:34:40de ce qui s'est passé
00:34:41au Danemark
00:34:42il est très vraisemblable
00:34:43que le drone
00:34:44soit parti
00:34:45d'un bateau
00:34:46les bateaux
00:34:46russes peuvent
00:34:48ou
00:34:48ayant des intérêts
00:34:50propres à la Russie
00:34:51peuvent
00:34:51transiter
00:34:52sans aucune difficulté
00:34:54je sème
00:34:56la pagaille
00:34:56et puis après
00:34:57je vais précipiter
00:34:58le drone au fond
00:34:59de la mer du nord
00:35:00on ne va pas le retrouver
00:35:00écoutons
00:35:01Emmanuel Macron
00:35:02si vous le voulez bien
00:35:04c'était hier
00:35:05la guerre
00:35:07la guerre entre nous
00:35:07n'existe plus
00:35:08formidable
00:35:09acquis de cette Europe
00:35:10et que tous ceux
00:35:11qui nous expliquent
00:35:12que la solution
00:35:12de demain
00:35:13serait de bousculer
00:35:14cette Europe
00:35:14rappelez-leur
00:35:15la fragilité
00:35:16de cette paix
00:35:17rappelez-leur
00:35:18le caractère
00:35:19exceptionnel
00:35:20des huit décennies
00:35:20que nous venons
00:35:21d'avoir ensemble
00:35:22mais la guerre
00:35:23revient sur notre sol
00:35:24par l'agression russe
00:35:27en Ukraine
00:35:27la guerre revient aussi
00:35:29sous des formes
00:35:30plus hybrides
00:35:31chaque jour
00:35:31par des violations
00:35:33de nos espaces aériens
00:35:35par les voies
00:35:36de l'immigration
00:35:36par la manipulation
00:35:37de l'information
00:35:38par les cyberattaques
00:35:40par les provocations
00:35:41dans l'espace
00:35:42nous sommes
00:35:44à nouveau
00:35:45malheureusement
00:35:46dans une ère
00:35:47de confrontation
00:35:48face à cela
00:35:50nous avons su
00:35:51rester unis
00:35:52Alexandra Saviana
00:35:53les formes hybrides
00:35:54de la guerre
00:35:55et notamment
00:35:55de la guerre
00:35:56que mène la Russie
00:35:57à des pays
00:35:58européens
00:35:59occidentaux
00:36:00déstabilisation
00:36:01provocation
00:36:02les drones
00:36:03en ce moment
00:36:04qui survolent
00:36:05l'espace
00:36:05le territoire
00:36:08européen
00:36:09tout cela
00:36:10c'est connu
00:36:11c'est documenté
00:36:12mais depuis un moment
00:36:13déjà
00:36:13c'est documenté
00:36:14depuis un moment
00:36:15et en fait
00:36:17j'ai regardé
00:36:18un petit peu
00:36:18l'historique
00:36:19dès 2012
00:36:20on commence
00:36:21vraiment à attribuer
00:36:22des cyberattaques
00:36:23sans dire
00:36:24quel est le pays
00:36:25depuis 2019
00:36:26il y a une vraie
00:36:27accélération
00:36:28où vraiment
00:36:29la France
00:36:29a commencé à dire
00:36:30cette cyberattaque
00:36:31est venue de Corée du Nord
00:36:32notamment
00:36:32mais aussi de Russie
00:36:34tout ça
00:36:34c'est parce qu'on sait
00:36:35que Moscou
00:36:36utilise la guerre hybride
00:36:38c'est-à-dire
00:36:39le fait d'être
00:36:39sous le seuil
00:36:41c'est-à-dire
00:36:41sous le seuil
00:36:42où un pays
00:36:43peut répliquer
00:36:43de manière conventionnelle
00:36:45envoyer un missile
00:36:46ou dans le dernier degré
00:36:48la bombe nucléaire
00:36:49vraiment dans le dernier degré
00:36:50et ils font ça
00:36:52parce que de cette manière
00:36:52ils peuvent troubler
00:36:53les sociétés
00:36:54ils peuvent les paralyser
00:36:56dans leur réponse
00:36:56et les capitales européennes
00:36:59se retrouvent un peu
00:36:59prises au dépourvu
00:37:00par ces attaques
00:37:02qui en sont peut-être
00:37:04n'en sont pas
00:37:05on parlait de l'attribution
00:37:05justement des drones
00:37:07tout à l'heure
00:37:07on ne peut pas dire
00:37:08avec certitude
00:37:09même si on le présume
00:37:10fortement
00:37:10que c'est la Russie
00:37:12et donc à partir du moment
00:37:13L'Europe prise au dépourvu
00:37:14dites-vous
00:37:14l'Europe qui dégaine
00:37:15l'idée d'un mur de drone
00:37:16un peu tard
00:37:17Alors
00:37:18le problème du mur de drone
00:37:20c'est que
00:37:21ça se heurte
00:37:22un mur anti-drone
00:37:23un mur anti-drone
00:37:24c'est le problème
00:37:25européen par excellence
00:37:26parce qu'on a
00:37:28les pays qui sont
00:37:28proches de la Russie
00:37:29et de la Biélorussie
00:37:30c'est-à-dire
00:37:31la Pologne
00:37:31et les pays baltes
00:37:32qui poussent énormément
00:37:33pour avoir ce mur anti-drone
00:37:35à leurs frontières
00:37:35c'est 3000 km de frontières
00:37:37et on a les pays
00:37:38beaucoup plus éloignés
00:37:39comme la France
00:37:40et l'Allemagne
00:37:40qui ont eux
00:37:41d'autres priorités
00:37:42et qui soulèvent le point
00:37:44que justement
00:37:44un mur anti-drone
00:37:45ça fonctionne
00:37:46quand on a
00:37:47des drones
00:37:48qui partent
00:37:48depuis la frontière
00:37:49à proximité des pays
00:37:50mais si ce sont des drones
00:37:51qui sont lancés
00:37:52depuis un bateau
00:37:54ou depuis le continent européen
00:37:56et bien effectivement
00:37:57le mur anti-drone
00:37:58c'est un peu
00:37:59une ligne imaginaire
00:38:00qui ne les arrêtera jamais
00:38:02donc ce mur anti-drone
00:38:04en fait
00:38:04c'est une des solutions
00:38:05qui est imaginée
00:38:06mais elle ne répond pas
00:38:07à tous les problèmes
00:38:08et c'est pour ça
00:38:09que je dis
00:38:09que l'Europe
00:38:09est un peu prise au dépourvu
00:38:10parce qu'on n'est pas d'accord
00:38:12sur les solutions à apporter
00:38:13et que ce mur justement
00:38:16il faut le construire
00:38:17et que son efficacité
00:38:18n'est pas 100% prouvée
00:38:19les drones russes
00:38:21qui tuent
00:38:22en Russie
00:38:23avec la mort
00:38:24je le disais
00:38:25de notre confrère
00:38:26le photojournaliste français
00:38:28Anthony Laliquan
00:38:29âgé de 37 ans
00:38:30hier
00:38:32dans le Donbass
00:38:33tué par un drone russe
00:38:34BFM TV évidemment
00:38:35adresse ce matin
00:38:36toutes ses condoléances
00:38:38à la famille
00:38:38d'Anthony
00:38:40quelle est votre réaction
00:38:42Thibaut Brutin
00:38:43vous qui êtes le directeur général
00:38:44de Reporters sans frontières
00:38:45chaque journaliste
00:38:46qui périt
00:38:47c'est une tragédie
00:38:48c'est le quatrième journaliste français
00:38:50qui meurt
00:38:50depuis le début de ce conflit
00:38:51sur 14 journalistes
00:38:53dans l'ensemble
00:38:54qui ont péri
00:38:54suite à des frappes russes
00:38:56dans l'exercice
00:38:57de leur fonction
00:38:57ce qui est important
00:38:59aujourd'hui
00:38:59c'est de rendre hommage
00:39:00au travail du journaliste
00:39:01il paye le prix
00:39:03le plus lourd
00:39:03le travail d'Anthony Laliquan
00:39:05je pense qu'il faut
00:39:06le regarder
00:39:06il faut le connaître
00:39:07je voudrais dissiper une idée
00:39:10qui voudrait que les reporters
00:39:11de guerre
00:39:11ce soient des gens
00:39:13qui soient des casse-coups
00:39:13des trompes-la-mort
00:39:14au plus près
00:39:15des combats et des conflits
00:39:16en l'espèce
00:39:18moi je connais son travail
00:39:19et c'est quelqu'un
00:39:19qui a montré aussi
00:39:20ce que c'était
00:39:21pour les populations
00:39:22pour les militaires
00:39:23dans leur chair aussi
00:39:24ce conflit
00:39:24et c'est pour ça que
00:39:25je crois qu'il est important
00:39:27qu'on puisse faire la lumière
00:39:28sur ce qui s'est produit
00:39:28hier matin
00:39:29mais aussi
00:39:31qu'on puisse rendre hommage
00:39:32vous demandez une enquête ?
00:39:33on demande une enquête
00:39:34qui si possible
00:39:35associe le parquet français
00:39:37il faut se dire que
00:39:38face à l'ampleur
00:39:39des crimes commis
00:39:40contre les populations civiles
00:39:41les crimes de guerre
00:39:42commis par l'armée russe
00:39:43le parquet ukrainien
00:39:44peut parfois être débordé
00:39:46et donc le parquet français
00:39:47puisqu'il s'agit
00:39:49d'un citoyen français
00:39:50peut être un excellent renfort
00:39:51et permettre d'établir
00:39:52les responsabilités
00:39:54et les faits
00:39:55au plus vite
00:39:55évidemment ce matin
00:39:56on pense aussi
00:39:57à notre collègue
00:39:58de BFMTV
00:39:59Frédéric Leclerimov
00:40:00qui a été tué
00:40:01par une frappe russe
00:40:03en Ukraine
00:40:03il y a de cela
00:40:04trois ans et demi
00:40:05Général Pellistrandi
00:40:07oui parce que
00:40:08c'était effectivement
00:40:09un moment
00:40:10très fort d'émotion
00:40:12parce que Frédéric
00:40:12en fait
00:40:13c'est un soldat
00:40:14de l'image
00:40:15de l'information
00:40:15et il est mort
00:40:16donc comme on l'a évoqué
00:40:18avec effectivement
00:40:1814 autres journalistes
00:40:22qui ont été tués
00:40:22on a absolument besoin
00:40:25du travail
00:40:25des journalistes
00:40:26qui documentent
00:40:28et justement
00:40:28ce qui fait la force
00:40:29du travail
00:40:31des journalistes
00:40:31c'est qu'ils essayent
00:40:33d'apporter
00:40:33l'image la plus objective
00:40:34alors l'image
00:40:35le sont
00:40:36les témoignages
00:40:37et là
00:40:37il faut être très clair
00:40:39c'est une frappe
00:40:40délibérée
00:40:41voulue
00:40:42quand on connait
00:40:42ce qui se passe
00:40:43sur la ligne de front
00:40:44les russes
00:40:45sont entièrement responsables
00:40:46parce qu'en fait
00:40:46ils ne veulent pas
00:40:47en quelque sorte
00:40:48que l'on puisse témoigner
00:40:49de ce qu'ils font
00:40:49Merci à tous les trois
00:40:50Merci à d'avoir accepté
00:40:51notre invitation
00:40:52L'info écho tout de suite
00:40:53Votre rendez-vous
00:40:55avec Manutan
00:40:56Tous vos équipements
00:40:57professionnels de qualité
00:40:58pour vos entrepôts
00:40:59et vos bureaux
00:40:59Manutan
00:41:00Tout y est
00:41:01le cœur aussi
00:41:02Votre rendez-vous
00:41:05avec la nouvelle
00:41:06Mazda 6i
00:41:07100% électrique
00:41:08Votre rendez-vous
00:41:11avec Banque Populaire
00:41:13à vos côtés
00:41:13pour prévoir
00:41:14votre avenir
00:41:14et protéger
00:41:15vos proches
00:41:15Banque Populaire
00:41:17La réussite est en vous
00:41:18On parlait de drones
00:41:25à l'instant
00:41:26évoquons à présent
00:41:26cette cyberattaque
00:41:28que subit depuis hier
00:41:29une petite commune
00:41:30du Lot
00:41:30plus aucune démarche
00:41:32administrative
00:41:32n'est possible
00:41:33car l'appelons
00:41:34Tiffany Santini
00:41:35A l'ouverture de la mairie
00:41:38de Fumel vendredi
00:41:39tous les agents
00:41:40prennent leur poste
00:41:41allument leurs ordinateurs
00:41:42mais là
00:41:42On a le gentil message
00:41:44de nos pirates
00:41:45qui nous souhaitent
00:41:46d'ailleurs une bonne journée
00:41:47ce qui est très sympathique
00:41:49parce que les voles
00:41:49n'est pas forcément
00:41:50si bonnes que ça
00:41:50et en nous expliquant
00:41:52qu'ils ont crypté
00:41:55nos données
00:41:55qu'ils ont aspiré
00:41:57nos données
00:41:57Tous les services
00:41:58sont paralysés
00:41:59les données cryptées
00:42:00rendues inaccessibles
00:42:01piratées
00:42:02par un groupe
00:42:03de hackers malaisiens
00:42:05Les pirates réclament
00:42:06une rançon annuelle
00:42:07sous peine de publier
00:42:08les fichiers
00:42:08hors de question
00:42:10pour le maire
00:42:10qui n'a pas prévu
00:42:11de leur répondre
00:42:12La société
00:42:13sur laquelle
00:42:14nous allons nous appuyer
00:42:15pour essayer
00:42:17de régler le problème
00:42:18aujourd'hui
00:42:20je viens de signer
00:42:21le devis
00:42:21pour un montant
00:42:22de 24 000 euros
00:42:23si nous n'étions pas assurés
00:42:24on en serait déjà
00:42:25pratiquement 30 000 euros
00:42:27à ce jour
00:42:27Par précaution
00:42:28les données les plus sensibles
00:42:29étaient sauvegardées ailleurs
00:42:30mais une partie
00:42:32d'entre elles
00:42:32sera définitivement perdue
00:42:34Dans ce petit village
00:42:35du Lot
00:42:36on s'attendait à tout
00:42:37sauf à ça
00:42:38Oui moi ça me pose question
00:42:39sur la sécurité
00:42:41en fait
00:42:42Je vous avoue
00:42:42que j'étais
00:42:42vraiment choquée
00:42:45de savoir
00:42:46qu'on peut
00:42:46demander des rançons
00:42:48pour des informations
00:42:49personnelles
00:42:50Prendre des informations
00:42:51des données
00:42:51des habitants ici
00:42:52il n'y a pas d'intérêt
00:42:54en fait
00:42:54Pourtant ce village
00:42:55est loin d'être une exception
00:42:56L'an dernier
00:42:57144 communes
00:42:58ont été visées
00:42:59dont 25 par
00:43:00rançongiciel
00:43:01Le maire de Fumel
00:43:02quant à lui
00:43:03a porté plainte
00:43:04Il est 11h
00:43:06soyez bienvenus
00:43:06si vous nous rejoignez
00:43:07dans BFM Direct
00:43:08dans un instant
00:43:09on revient sur cette nouvelle fusillade
00:43:11hier soir dans le quartier
00:43:12des Moulins à Nice
00:43:13qui a fait 2 morts
00:43:14et 5 blessés
00:43:15des témoins décrivent
00:43:16des armes de guerre
00:43:17le maire de Nice
00:43:17le maire de Nice
00:43:17Christian Estrosi
00:43:18déplore le narco-banditisme
00:43:21et dénonce un abandon
00:43:22de l'état
00:43:22Eric Ciotti
00:43:23parle d'un climat de terreur
00:43:24Eric Ciotti avec nous
00:43:25dans un instant en direct
00:43:26Nous reviendrons également
00:43:28sur les hausses
00:43:29et les baisses
00:43:30d'impôts envisagés
00:43:31par le Premier ministre
00:43:32on en sait plus
00:43:33sur ce que propose
00:43:34concrètement
00:43:35Sébastien Lecornu
00:43:36aux oppositions
00:43:36et aux Français
00:43:37in fine
00:43:38A 6 mois des municipales
00:43:40les dépenses des maires
00:43:41se retrouvent sous le feu
00:43:41des critiques
00:43:42après les nouvelles révélations
00:43:43stupéfiantes
00:43:44concernant les élus parisiens
00:43:45le maire d'un village
00:43:46de Côte d'Or
00:43:47nous dira ce qu'il en pense
00:43:49tout à l'heure
00:43:49et puis à 11h30
00:43:50le coup de gueule
00:43:50de Mickaël Jérémias
00:43:52un an après les Jeux Olympiques
00:43:53et Paralympiques
00:43:54l'ancien joueur de tennis fauteuil
00:43:55fait part de son immense déception
00:43:57d'un sentiment de trahison même
00:43:59il ne mâche pas ses mots
00:44:00il sera mon invité
00:44:01Nelson Monfort
00:44:01sera là aussi
00:44:08D'abord un nouveau point
00:44:11sur l'actualité
00:44:12avec vous Fanny
00:44:13et Eric Lombard
00:44:15qui tend la main
00:44:15au PS
00:44:16sur la question du budget
00:44:17ce matin
00:44:17Oui en renfort
00:44:18au Premier ministre
00:44:19qui a donné hier
00:44:19quelques pistes budgétaires
00:44:21notamment pour tenter
00:44:22de convaincre
00:44:23le parti socialiste
00:44:24et les républicains
00:44:25pour qu'il le compte
00:44:26n'y ait pas
00:44:26et bien le ministre
00:44:27des missionnaires
00:44:27de l'économie
00:44:28et des finances
00:44:29Eric Lombard
00:44:29monte au créneau ce matin
00:44:30dans un très long message
00:44:32sur Twitter
00:44:32X plutôt
00:44:33il appelle à un dialogue
00:44:35sincère au Parlement
00:44:36et non à la fragmentation politique
00:44:37il évoque également
00:44:38des compromis possibles
00:44:40avec plusieurs forces de gauche
00:44:41notamment le parti socialiste
00:44:43et par exemple
00:44:43il cite la juste mise
00:44:45à contribution
00:44:46du patrimoine
00:44:47des plus fortunés
00:44:48l'amélioration
00:44:48de la réforme
00:44:49des retraites
00:44:50sur la base
00:44:50avancée
00:44:51portée par les partenaires sociaux
00:44:53ou encore
00:44:53le soutien
00:44:54au pouvoir d'achat
00:44:55Le Hamas
00:44:56se dit prêt
00:44:56à libérer les otages
00:44:57et à finaliser
00:44:58toutes les questions
00:44:59relatives à ce plan
00:45:00présenté par Donald Trump
00:45:02comme l'échange
00:45:03de tous les otages
00:45:0447 vivants
00:45:05et décédés
00:45:06toujours retenus par le Hamas
00:45:07depuis presque deux ans
00:45:08le mouvement islamiste
00:45:09qui accepte également
00:45:10de confier la gestion
00:45:11de la bande de Gaza
00:45:12à une instance
00:45:13palestinienne
00:45:15composée de technocrates
00:45:16indépendants
00:45:17mais aucune mention
00:45:17à son désarmement
00:45:19ni à son exil
00:45:20pas de quoi atténuer
00:45:21l'optimisme
00:45:21de Donald Trump
00:45:23convaincu
00:45:24que le Hamas
00:45:24est prêt
00:45:25à une paix durable
00:45:26écoutez
00:45:26C'est un grand jour
00:45:30nous verrons
00:45:31comment tout cela
00:45:32se termine
00:45:33nous devons obtenir
00:45:34la confirmation finale
00:45:35et concrète
00:45:36très important
00:45:37j'ai hâte de voir
00:45:38les otages rentrer
00:45:39chez leurs parents
00:45:40et tout le monde
00:45:41sera traité
00:45:42de manière équitable
00:45:43Et malgré l'appel
00:45:46du président américain
00:45:47à Israël
00:45:48de stopper immédiatement
00:45:49les bombardements
00:45:50sur la bande de Gaza
00:45:51on signale ce matin
00:45:52plusieurs dizaines
00:45:53de frappes israéliennes
00:45:54à Gazaville
00:45:55Dans l'actualité
00:45:57à l'international
00:45:57également
00:45:58cet aéroport de Munich
00:45:59en Allemagne
00:46:00fermé
00:46:00pour une deuxième nuit
00:46:01consécutive
00:46:02l'infrastructure
00:46:02qui a de nouveau
00:46:03été soumise
00:46:04à une alerte
00:46:05de drones
00:46:05d'origine inconnue
00:46:06conséquence
00:46:0746 vols annulés
00:46:07ou suspendus au départ
00:46:08et 35 qui devaient atterrir
00:46:10lieu qui soupçonne
00:46:12la Russie
00:46:12d'être à l'origine
00:46:13de ces survols
00:46:13qui concernent
00:46:14de nombreux pays européens
00:46:15depuis plusieurs semaines
00:46:16La tempête émise
00:46:17arrive sur la France
00:46:19avec des rafales
00:46:19de près de 150 km heure
00:46:21qui ont balayé
00:46:22le nord de l'Ecosse
00:46:23ou encore
00:46:24les côtes irlandaises
00:46:25hier
00:46:25faisant un mort
00:46:26en Irlande
00:46:28et provoquant
00:46:29notamment
00:46:29d'importantes inondations
00:46:31et coupures de courants
00:46:32la violente tempête
00:46:33est arrivée cette nuit
00:46:34sur les côtes françaises
00:46:34de la Manche
00:46:35une large moitié nord
00:46:36de l'Hexagone
00:46:36est actuellement
00:46:37en vigilance
00:46:37vent jaune
00:46:38et même 6 départements
00:46:40qui sont passés
00:46:41en vigilance orange
00:46:42des rafales
00:46:43de plus de 120 km heure
00:46:44sont attendues localement
00:46:45cet après-midi
00:46:46le long de la Manche
00:46:47et même de 100 km heure
00:46:48dans les terres
00:46:49ainsi que de très fortes pluies
00:46:50soyez vigilants
00:46:51Merci Fanny
00:46:51prochain point sur l'actualité
00:46:53avec vous toujours
00:46:54à midi
00:46:54une nouvelle fusillade
00:46:56a donc éclaté hier soir
00:46:57dans le quartier des Moulins
00:46:58à Nice
00:46:59le bilan est terrible
00:47:00au moins 2 morts
00:47:01et 5 blessés
00:47:02le maire de Nice
00:47:04Christian Estrosi
00:47:05pointe le trafic
00:47:06de stupéfiants
00:47:07nous sommes en direct
00:47:08avec un candidat
00:47:10à la mairie de Nice
00:47:11en la personne
00:47:12d'Éric Ciotti
00:47:12Bonjour
00:47:13Eric Ciotti
00:47:14merci d'être avec nous
00:47:15vous êtes député
00:47:15UDR des Alpes-Maritimes
00:47:17soutenu par le Rassemblement National
00:47:19on vous a entendu ce matin
00:47:21mais pour que ce soit très clair
00:47:22ce matin vous lancez
00:47:24un message
00:47:25vous adressez un message
00:47:26à Emmanuel Macron
00:47:27j'adresse un message
00:47:31à tous ceux
00:47:32qui depuis des années
00:47:34ont laissé
00:47:34prospérer
00:47:35cette situation
00:47:36il faut enfin
00:47:37conduire une véritable guerre
00:47:40contre le narcotrafic
00:47:41ce qui s'est passé
00:47:42cette nuit
00:47:43pour la énième fois
00:47:44au quartier des Moulins
00:47:45est terrifiant
00:47:46deux morts
00:47:47sept blessés
00:47:48je rappelle
00:47:49que l'année dernière
00:47:51ici a eu lieu
00:47:52un terrible incendie
00:47:53où sept personnes
00:47:55sont décédées
00:47:56avec
00:47:57la plupart
00:47:58étaient des enfants
00:47:59victimes
00:48:01elles aussi
00:48:01du narcotrafic
00:48:02hier soir
00:48:03il y a eu
00:48:04des victimes
00:48:05collatérales
00:48:06qui ont succombé
00:48:08à ces tirs
00:48:09qui se sont fait
00:48:10à hauteur d'homme
00:48:12plusieurs dizaines
00:48:14de douilles
00:48:15ont été trouvées
00:48:16c'est une situation
00:48:17terrifiante
00:48:18et je le dis
00:48:19on n'a jamais pris
00:48:21l'ampleur
00:48:22de ce phénomène
00:48:24on n'a jamais mis
00:48:25les moyens
00:48:26pour le combattre
00:48:28des moyens policiers
00:48:29des moyens judiciaires
00:48:30un combat
00:48:31contre l'immigration
00:48:32dans les personnes
00:48:34qui sont à la fois
00:48:35victimes
00:48:36et sans doute
00:48:36auteurs
00:48:37de cette fusillade
00:48:38il y a
00:48:39notamment
00:48:40un mineur
00:48:41étranger
00:48:42clandestin
00:48:43qui
00:48:43ces mineurs
00:48:44clandestins
00:48:45venus d'Italie
00:48:46et venus
00:48:47très souvent
00:48:48de Tunisie
00:48:49ou des pays
00:48:50du Maghreb
00:48:50sont utilisés
00:48:52par les réseaux
00:48:53de trafiquants
00:48:54parce que c'est
00:48:54de la main d'oeuvre
00:48:55bon marché
00:48:56et c'est tout cela
00:48:57qu'il faut combattre
00:48:58réponse judiciaire
00:48:59réponse policière
00:49:00réponse migratoire
00:49:02et aussi
00:49:03taper sur la consommation
00:49:05des amendes
00:49:06plus lourdes
00:49:06et donner le nom
00:49:07des consommateurs
00:49:08quand ils sont
00:49:09interpellés
00:49:09nous sommes en pré-campagne
00:49:11électorale
00:49:13on peut le dire comme ça
00:49:14c'est le temps des promesses
00:49:15Eric Ciotti
00:49:15vous êtes candidat
00:49:16au municipal à Nice
00:49:17vous sortez la baguette magique
00:49:19ce matin
00:49:20il y a une solution miracle
00:49:21contre l'insécurité
00:49:22contre les règlements
00:49:24de comptes
00:49:24sur fonds de trafic
00:49:25de stupéfiants
00:49:25à Nice en particulier
00:49:26il n'y a naturellement
00:49:30pas de solution miracle
00:49:31mais vous conviendrez
00:49:32que ceux qui sont
00:49:33aux affaires
00:49:34depuis des années
00:49:36ne l'ont jamais sorti
00:49:38n'ont jamais essayé
00:49:40et c'est notamment
00:49:41le cas du maire de Nice
00:49:42il a aujourd'hui
00:49:44attaqué l'Etat
00:49:45mais quelque part
00:49:46l'Etat c'est lui
00:49:47puisqu'il soutient
00:49:48M. Macron
00:49:49depuis 8 ans
00:49:50sans réserve
00:49:51qu'il est venu
00:49:52plusieurs fois
00:49:52avec des ministres
00:49:53de l'intérieur
00:49:54macronistes
00:49:55avec M. Kassi
00:49:56Castex
00:49:57annoncer
00:49:58des effectifs
00:49:59de police
00:49:59que chaque fois
00:50:01on a
00:50:01l'annonce
00:50:02de compagnies
00:50:03de CRS
00:50:04qui vont arriver
00:50:05et puis il ne se passe rien
00:50:06vous savez
00:50:06je viens de sortir
00:50:07du commissariat
00:50:09des moulins
00:50:10où j'ai voulu
00:50:10dire ma reconnaissance
00:50:12aux policiers
00:50:13aux policiers
00:50:14de terrain
00:50:14ceux de la BST
00:50:15ceux de la BAC
00:50:16qui font un travail
00:50:17formidable
00:50:18ils ont arrêté
00:50:19des dizaines
00:50:20de trafiquants
00:50:21donc le combat
00:50:22est mené
00:50:23mais il manque
00:50:25de moyens
00:50:25il manque
00:50:26250 policiers
00:50:28dans le département
00:50:29des Alpes-Maritimes
00:50:30les filières
00:50:31d'investigation
00:50:32sont en jachère
00:50:33il manque
00:50:34d'enquêteurs
00:50:36donc tout cela
00:50:36il faut le faire
00:50:38vous savez ce que m'a dit
00:50:39un policier
00:50:40il m'a dit
00:50:41les CRS
00:50:41vont rester
00:50:42le temps
00:50:43que BFM
00:50:44restera
00:50:44alors je vous demande
00:50:46de rester d'ailleurs
00:50:47parce que
00:50:47ça veut dire
00:50:48qu'on est dans une politique
00:50:50médiatique
00:50:51et on est dans les paroles
00:50:52on n'est pas dans les actes
00:50:54bien ceux qui nous gouvernent
00:50:55et M. Estrosi nous gouverne
00:50:57ils doivent rendre des comptes
00:50:58et je dirais surtout
00:50:59qu'ils doivent partir
00:51:00merci à vous
00:51:02merci d'avoir été avec nous
00:51:03en direct ce matin
00:51:05dans BFM Direct
00:51:06Frédéric Lowe
00:51:06vous êtes aussi avec nous
00:51:07bonjour
00:51:08vous êtes secrétaire générale
00:51:09du syndicat des commissaires
00:51:10de la police nationale
00:51:12et vous sortez
00:51:13en ce moment
00:51:14un livre intitulé
00:51:15Insécurité
00:51:16stop à la descente aux enfers
00:51:17aux éditions
00:51:18Fayard
00:51:18pour vous
00:51:19ce n'est qu'une question d'effectifs ?
00:51:21écoutez
00:51:22la question des effectifs
00:51:24est une question importante
00:51:25et en particulier
00:51:26pour la circonscription
00:51:29de police de Nice
00:51:30il manque des effectifs
00:51:31il manque des effectifs
00:51:33de police judiciaire
00:51:34c'est certain
00:51:35maintenant
00:51:36la question de la lutte
00:51:37contre le narcotrafic
00:51:39n'est pas qu'une question
00:51:40de sécurité
00:51:41c'est clairement
00:51:42un enjeu de souveraineté
00:51:44il faut véritablement
00:51:45prendre la mesure
00:51:47de ce qui se passe
00:51:48c'est un marché
00:51:49de 5, 6, 7 milliards
00:51:51d'euros par an
00:51:53qui emploie
00:51:54sur l'ensemble
00:51:54de la France
00:51:55240 000 personnes
00:51:57et vous avez
00:51:57des quartiers
00:51:58comme le quartier
00:51:58des Moulins
00:51:59c'est 8 000 personnes
00:52:00déjà victimes
00:52:01de fusillades
00:52:02d'une prise en main
00:52:03par le narcotrafic
00:52:04qui sont gangrénées
00:52:05alors le syndicat
00:52:07des commissaires
00:52:08de police
00:52:08que je représente
00:52:09réclame évidemment
00:52:11plus de moyens
00:52:13mais également
00:52:14il faut
00:52:14travailler
00:52:16sur autre chose
00:52:17il faut travailler
00:52:17sur la coopération
00:52:18internationale
00:52:19avec les pays
00:52:20producteurs
00:52:21de drogue
00:52:22je pense
00:52:23les pays du Maghreb
00:52:24comme le Maroc
00:52:25ou la Colombie
00:52:26ou les Émirats
00:52:27Arabes Unis
00:52:28qui accueillent
00:52:29notamment
00:52:29des narcotrafiquants
00:52:30il faut des sanctions
00:52:32qui soient à la hauteur
00:52:33mais Rissiotti dit
00:52:34il est très tard
00:52:35il n'est pas trop tard
00:52:36mais il est très tard
00:52:37alors écoutez
00:52:39et puis il y a autre chose
00:52:41vous remarquerez
00:52:41que tous ces points
00:52:42de deal
00:52:43se trouvent
00:52:44sans arrêt
00:52:45dans des cités
00:52:46ça veut dire
00:52:46que nos cités
00:52:47ont été
00:52:48prises en otage
00:52:50par des trafiquants
00:52:51de drogue
00:52:51les murs de nos cités
00:52:52nos HLM
00:52:53habitations
00:52:54à loyer modéré
00:52:55ont été détournées
00:52:57de leur finalité sociale
00:52:58par des familles
00:53:00de voyous
00:53:00qui s'enrichissent
00:53:02qui vivent
00:53:03au milieu de gens
00:53:04qui sont parfois
00:53:05défavorisés
00:53:06qui ont besoin
00:53:06d'un HLM
00:53:07et puis
00:53:08qui en profitent
00:53:10pour mettre en coupe
00:53:11réglée le quartier
00:53:12c'est pas la première fois
00:53:13qu'on a des fusils
00:53:14à Danis
00:53:14qui est en train
00:53:15de se rapprocher
00:53:16de la situation
00:53:16de Marseille
00:53:17et il faut impérativement
00:53:19j'ai été commissaire central
00:53:21de la ville de Nice
00:53:22je connais bien
00:53:22cette ville
00:53:23et cette dégradation
00:53:24malgré les moyens
00:53:26qui ont été mis
00:53:26au niveau municipal
00:53:27au niveau national
00:53:28et malgré
00:53:29les interpellations
00:53:30très nombreuses
00:53:32qui ont été réalisées
00:53:33par la police judiciaire
00:53:34par la sécurité publique
00:53:35à Nice
00:53:35parce que
00:53:36tous les jours
00:53:36les policiers
00:53:37luttent contre
00:53:37le narcotrafic
00:53:39il y a 300 personnes
00:53:40qui ont été interpellées
00:53:41sur pratiquement un an
00:53:43dans le cadre
00:53:44du narcotrafic à Nice
00:53:45mais il faut expulser
00:53:47les familles
00:53:48les sortir
00:53:49les déraciner
00:53:50pour que les gens
00:53:51puissent vivre librement
00:53:52pour retrouver la sécurité
00:53:53donc c'est une
00:53:54il faut avoir une vision
00:53:55c'est ce que j'explique
00:53:56dans mon livre
00:53:56une vision à 360 degrés
00:53:59et pas simplement
00:54:00une vision dans l'urgence
00:54:02ou une logique de rustine
00:54:04c'est un enjeu
00:54:05de souveraineté nationale
00:54:07c'est pas un enjeu de sécurité
00:54:08le narcotrafic
00:54:10des sanctions
00:54:11plus de moyens
00:54:12pour la police judiciaire
00:54:13et expulser
00:54:15pour les familles
00:54:16qui sont installées
00:54:17et qui sont dans des logiques
00:54:19de trafic de stupéfiants
00:54:20qui en profitent
00:54:20les expulser de ces HLM
00:54:22protéger les gardiens
00:54:23d'immeubles
00:54:24c'est une politique nationale
00:54:25pas à Nice
00:54:26de reprise en main
00:54:27qu'il faut
00:54:27Merci Frédéric Lose
00:54:29d'avoir été en direct
00:54:29avec nous ce matin
00:54:31lors de sa première interview
00:54:33en tant que Premier ministre
00:54:35il y a deux semaines
00:54:35il avait promis
00:54:36de s'attaquer
00:54:36au sujet de la fiscalité
00:54:38à travers des baisses
00:54:39et des hausses d'impôts
00:54:40avait-il dit aujourd'hui
00:54:40on en sait plus
00:54:41sur ce que propose
00:54:42Sébastien Lecornu
00:54:43Clément Gauvin
00:54:45C'est peut-être
00:54:47l'une des propositions
00:54:48clés du Premier ministre
00:54:49pour boucler
00:54:50le budget 2026
00:54:51mettre davantage
00:54:52à contribution
00:54:53les plus riches
00:54:54sans passer
00:54:55par la taxe Zuckman
00:54:56avec notamment
00:54:57la création d'une taxe
00:54:58sur le patrimoine financier
00:55:00Je pense qu'il y a
00:55:01un effort à faire
00:55:02de la part
00:55:02de tous les Français
00:55:03et plus on est riche
00:55:06plus on doit donner
00:55:07Il faut savoir
00:55:07à partir de quand
00:55:08vous estimez
00:55:09qu'on appartient
00:55:10à la catégorie
00:55:10des plus riches
00:55:11ou ceux qui sont
00:55:12en dehors des plus riches
00:55:13Une hausse de fiscalité
00:55:14pour les hauts patrimoines
00:55:15car à l'inverse
00:55:17Sébastien Lecornu
00:55:18envisage plusieurs mesures
00:55:19pour améliorer
00:55:20le pouvoir d'achat
00:55:21des salariés
00:55:22avec notamment
00:55:23un allègement
00:55:24des charges sociales
00:55:25sur les heures supplémentaires
00:55:26et la réduction
00:55:27de l'impôt sur le revenu
00:55:28pour les couples
00:55:29payés chacun légèrement
00:55:30au-dessus du SMIC
00:55:31Il faut bien trouver
00:55:32une solution
00:55:32de toute façon
00:55:33pour que ce budget
00:55:34soit voté
00:55:35et qu'on s'en sorte
00:55:37d'une façon ou d'une autre
00:55:37En parallèle
00:55:38le Premier ministre
00:55:39étudie aussi
00:55:40le rétablissement
00:55:41de la prime Macron
00:55:42c'est-à-dire la possibilité
00:55:43pour l'employeur
00:55:44de verser jusqu'à 1000 euros
00:55:46sans payer ni taxes
00:55:47ni cotisations
00:55:48Une somme défiscalisée
00:55:50pour les employés
00:55:51jusqu'à 3 fois le SMIC
00:55:53Bonjour Aurore Laluc
00:55:55Merci d'être avec nous
00:55:56ce matin dans BFM Divérect
00:55:57Vous êtes eurodéputé
00:55:58Place Publique
00:55:59Vous êtes la présidente
00:56:00de la commission
00:56:00des affaires économiques
00:56:01et monétaires
00:56:02au Parlement européen
00:56:04Je vous soumets ce message
00:56:05sur X
00:56:06du ministre démissionnaire
00:56:07de l'économie
00:56:08Eric Lombard
00:56:09qui assure ce matin
00:56:09qu'il existe des pistes
00:56:10de compromis possibles
00:56:11avec plusieurs forces
00:56:12de gauche
00:56:12sur le budget
00:56:13à commencer par
00:56:14le parti socialiste
00:56:16à l'heure où
00:56:16Sébastien Lecornu
00:56:17cherche un accord
00:56:17au-delà de la coalition
00:56:18gouvernementale
00:56:20que lui répondez-vous ?
00:56:22Écoutez, nous on a toujours dit
00:56:26qu'on était prêt à faire un compromis
00:56:28ce qu'on veut pour le pays
00:56:29c'est de la stabilité politique
00:56:31et cette stabilité politique
00:56:32elle passera
00:56:33on l'a compris
00:56:34et d'ailleurs c'était très clair
00:56:35dans votre reportage
00:56:36par de la justice fiscale
00:56:40par du pouvoir d'achat
00:56:41par de la justice en fait
00:56:43et donc oui
00:56:44pour ça
00:56:45il va falloir à un moment
00:56:46faire du compromis
00:56:47avec les partenaires de gauche
00:56:49on a toujours dit
00:56:50notamment à Éric Lombard
00:56:52avec lequel on a toujours
00:56:52très très bien travaillé
00:56:54qu'on était là
00:56:54pour faire du compromis
00:56:55qu'on avait plein de propositions
00:56:56maintenant je vais vous dire
00:56:58on attend les propositions
00:56:59du gouvernement en fait
00:57:00parce que jusqu'à présent
00:57:02on a quelques
00:57:03micro propositions
00:57:05lancées un peu par-ci par-là
00:57:06dans la presse
00:57:07mais rien de très précis
00:57:08à gauche il y a une proposition
00:57:09précise
00:57:10qui est la taxe Zuckmann
00:57:11on est d'accord
00:57:11on n'est pas d'accord
00:57:12on peut en débattre
00:57:13nous on aimerait pouvoir
00:57:14débattre sérieusement
00:57:15des propositions
00:57:16du gouvernement
00:57:17mais la taxe sur le patrimoine
00:57:17financier des holdings
00:57:18la réduction d'impôt sur le revenu
00:57:20pour les couples payés
00:57:21chacun légèrement
00:57:21au-dessus du SMIC
00:57:22et la défiscalisation
00:57:23des heures supplémentaires
00:57:24ce sont des micro propositions
00:57:25pour vous
00:57:26mais en fait
00:57:28ce sont des choses
00:57:29qui existent déjà
00:57:30que ce soit sur la défiscalisation
00:57:31des heures sup
00:57:32du côté des couples
00:57:34qui sont en SMIC
00:57:35très rares sont ceux
00:57:36qui payent des impôts
00:57:37la plupart du temps
00:57:38ils n'en payent pas
00:57:38sauf s'ils sont un tout petit peu
00:57:39au-dessus du barème
00:57:42ensuite sur le reste
00:57:43mais on a eu une proposition
00:57:44sur les holdings
00:57:45moi je veux bien
00:57:46mais on parle de quoi exactement
00:57:47est-ce qu'il y a une définition
00:57:48à l'intérieur des biens professionnels
00:57:50on parle de biens tangibles
00:57:51intangibles
00:57:51tout ça c'est précis en fait
00:57:53et donc on nous parle
00:57:54depuis des mois
00:57:55d'une taxation
00:57:56sur les ultra riches
00:57:57sur les grandes entreprises
00:57:58on n'a pas vu
00:57:59le début de cette proposition
00:58:01donc à un moment
00:58:02nous on veut bien faire du compromis
00:58:03mais il faut nous donner
00:58:04de quoi faire du compromis
00:58:06de quoi discuter
00:58:07au parlement européen
00:58:08quand on fait du compromis
00:58:08on part sur un texte
00:58:10on accepte la main tendue
00:58:11mais on accepte surtout
00:58:13un texte
00:58:13c'est ça qui nous intéresse
00:58:15parce que je pense que Bercy
00:58:16c'est à peu près ce qu'il veut faire
00:58:17c'est flou
00:58:18c'est flou
00:58:18dites-vous
00:58:19c'est insuffisant
00:58:20dites-vous également
00:58:21bonjour Christian de Boissieu
00:58:22vous êtes professeur
00:58:24émérite d'économie
00:58:24à l'université Paris 1
00:58:26Panthéon-Sorbonne
00:58:26vice-président du cercle
00:58:27des économistes
00:58:28bienvenue
00:58:29Aurore Malval
00:58:30est également avec nous
00:58:31bonjour Aurore
00:58:32rédactrice
00:58:32en chef du site internet
00:58:33du magazine Marianne
00:58:34et Jérémy Trotin
00:58:35éditorialiste politique
00:58:36BFM TV
00:58:37Aurore Laluc
00:58:38restez avec nous
00:58:38évidemment
00:58:40Christian de Boissieu
00:58:41les quelques mesures
00:58:43envisagées par le
00:58:44Premier ministre
00:58:46ça toucherait qui ?
00:58:47ça se chiffre à combien ?
00:58:49ça pour l'instant
00:58:49on ne sait pas
00:58:50d'accessoires
00:58:51ce sont des propositions
00:58:52la taxe sur
00:58:53les patrimoines financiers
00:58:55à mon avis
00:58:57ça peut rapporter
00:58:57quelques milliards d'euros
00:58:59mais ce n'est pas ça
00:58:59qui va
00:59:00constituer l'essentiel
00:59:02de l'ajustement nécessaire
00:59:03je suis d'accord
00:59:04avec
00:59:05Aurore Leruc
00:59:06c'est-à-dire qu'on a besoin
00:59:08d'un budget
00:59:09pour 2026
00:59:10l'instabilité
00:59:11politique
00:59:12il n'y a rien de pire
00:59:13aujourd'hui
00:59:13on ne va pas s'installer
00:59:14là-dedans
00:59:15bon moi je pense
00:59:16que les mesures annoncées
00:59:17les mesures de pouvoir d'achat
00:59:18oui oui
00:59:19je dirais
00:59:20les RSUP
00:59:20elles sont nécessaires
00:59:22la question est de savoir
00:59:23si elles sont suffisantes
00:59:24du point de vue politique
00:59:25et j'ajoute que
00:59:27depuis trois jours
00:59:28on parle beaucoup
00:59:29de fiscalité
00:59:29j'entends plus tellement parler
00:59:31de la question
00:59:32de la maîtrise
00:59:33des dépenses publiques
00:59:34bon
00:59:35or il faut jouer
00:59:35sur les deux tableaux
00:59:36pour arriver à
00:59:37alors on parle
00:59:38on ne sait pas encore grand chose
00:59:39du projet
00:59:41quand je ne sais pas
00:59:42je vous dis que je ne sais pas
00:59:43et donc vous me demandez
00:59:44combien ça rapporte
00:59:45l'ISF
00:59:45sur lequel le Premier ministre
00:59:47ne veut pas revenir
00:59:48rapporté en année pleine
00:59:496 ou 7 milliards d'euros
00:59:50l'IFI
00:59:51qui aujourd'hui s'applique
00:59:52l'impôt sur la fortune immobilière
00:59:55rapporte 3 milliards par an
00:59:58donc c'est un signal
01:00:00c'est un signal politique
01:00:01pour essayer de trouver ce compromis
01:00:04dont on vient de parler
01:00:05s'il n'y a pas ce compromis
01:00:07je ne sais pas où on va
01:00:07nous sommes sous le regard
01:00:09non seulement de l'intérieur
01:00:11mais de l'extérieur
01:00:11du reste du monde
01:00:12on va éviter de se faire dégrader
01:00:14à nouveau
01:00:14la signature de la France
01:00:15pour l'instant
01:00:16on est dans le symbole
01:00:19et dans le politique
01:00:20en malval
01:00:21d'un Sébastien Lecornu
01:00:22qui tend la main à la gauche
01:00:23certains disent
01:00:24qu'il tend un piège à la gauche
01:00:25d'ailleurs
01:00:25quelle est votre analyse
01:00:26à vous ce matin ?
01:00:27Oui alors effectivement
01:00:28de toute façon
01:00:28la situation elle ne bouge pas
01:00:30c'est-à-dire qu'on est là
01:00:31depuis un an
01:00:32à finalement avoir
01:00:33différentes modalités
01:00:34d'un blocage
01:00:35c'est un petit peu
01:00:36Sébastien Lecornu
01:00:37en fait il doit réussir
01:00:38à faire un Rubik's Cube
01:00:39et à faire que
01:00:40dès qu'il a fini chaque face
01:00:42et bien l'autre soit aussi aligné
01:00:43qu'il arrive à embarquer
01:00:44alors on le répète tout le temps
01:00:45un petit peu les socialistes
01:00:47que les LR ne quittent pas le bateau
01:00:48on sera ce soir
01:00:49effectivement
01:00:50quid de leur participation
01:00:51au gouvernement
01:00:52mais par rapport
01:00:53justement à la gauche
01:00:54alors est-ce qu'il a tendu
01:00:55un piège à la gauche
01:00:57en disant qu'il renonçait
01:00:58au 49-3
01:00:58ce renoncement au 49-3
01:01:00qui d'ailleurs était
01:01:01une proposition
01:01:02du parti socialiste
01:01:03qui disait
01:01:03si nous nous sommes
01:01:05au gouvernement
01:01:05si vous nous confiez
01:01:06les clés du camion
01:01:07nous ne ferons pas
01:01:07de 49-3
01:01:09en fait effectivement
01:01:10il les piège
01:01:11je dirais dans un premier temps
01:01:12à court terme
01:01:13ça peut sembler
01:01:14être une bonne tactique
01:01:16parce que le PS se dit
01:01:17on est un peu plus embêté
01:01:19pour censurer directement
01:01:20mais à la fin
01:01:22la vérité du 3 octobre
01:01:24sera-t-elle celle
01:01:25du 31 décembre
01:01:26il n'y a pas que le 49-3
01:01:27qui peut permettre
01:01:28au gouvernement
01:01:29d'imposer un budget
01:01:29il y a aussi
01:01:30le 47
01:01:31l'article 47
01:01:321 de la constitution
01:01:33qui permet de l'adopter
01:01:34par ordonnance
01:01:35on verra
01:01:35ce qui se passera
01:01:36au bout du compte
01:01:37mais aujourd'hui
01:01:38effectivement
01:01:38on est dans une négociation
01:01:39politique
01:01:40Sébastien Lecornu
01:01:41est assez flou
01:01:42il propose des mesures
01:01:42avec lesquelles finalement
01:01:43tout le monde peut être
01:01:44d'accord
01:01:45mais qu'est-ce qu'il en est
01:01:47de la copie
01:01:47qu'est-ce qu'il en est
01:01:48de l'équation finale
01:01:48pour l'instant
01:01:49on n'a pas plus avancé
01:01:50sachant que vous le disiez
01:01:51du côté de la droite
01:01:52pour l'instant
01:01:53y compris de la droite
01:01:53qui est au gouvernement
01:01:55parmi les ministres
01:01:55démissionnaires
01:01:56il y a du scepticisme
01:01:57voire une certaine forme
01:01:58de mécontentement
01:01:59Jérémy
01:02:00Sébastien Lecornu
01:02:01à ce stade
01:02:01finalement on peut dire quoi
01:02:02qu'il sauve les apparences
01:02:03en fait
01:02:03en fait il s'est déjà donné
01:02:05une semaine de plus
01:02:06parce qu'hier en fait
01:02:07en dégainant le 49-3
01:02:08c'était une façon aussi
01:02:09d'éviter une éventuelle
01:02:11motion de censure
01:02:12votée par le Rassemblement
01:02:13National et le Parti Socialiste
01:02:14la semaine prochaine
01:02:14donc voilà il s'est donné
01:02:16déjà une semaine
01:02:16donc il a pris un petit peu
01:02:18d'air
01:02:18donc après il va falloir
01:02:19lancer le débat budgétaire
01:02:20et là c'est pas gagné
01:02:21et puis il va aussi falloir
01:02:22former ce fameux gouvernement
01:02:24normalement dans le week-end
01:02:25au plus tard
01:02:26avant le discours
01:02:27de politique générale
01:02:28mardi à 15h
01:02:30et là ça coince aussi
01:02:31c'est-à-dire que ça coince
01:02:33pas uniquement
01:02:33pour voir qu'est-ce
01:02:34qu'on va mettre dans le budget
01:02:35mais ça coince aussi
01:02:35pour voir qui sera
01:02:36autour de la table
01:02:36du Conseil des ministres
01:02:37parce qu'il y a comme
01:02:38une forme de raidissement
01:02:39actuellement de la droite
01:02:40des Républicains
01:02:41qui demande des gages
01:02:43qui demande à ce que
01:02:44Sébastien Locornu
01:02:44leur écrive une lettre
01:02:45d'engagement aujourd'hui
01:02:46avec un certain nombre
01:02:47de revendications
01:02:47et pas qu'uniquement
01:02:49sur des questions fiscales
01:02:50mais aussi sur des questions
01:02:51régaliennes ou sur l'immigration
01:02:52et en fait plus ça va
01:02:53plus la liste de course
01:02:55des Républicains est longue
01:02:56donc on voit qu'il est soumis
01:02:58à la pression des Républicains
01:03:00et il est soumis aussi
01:03:01une forme d'incompréhension
01:03:02totale des socialistes
01:03:04hier ils sont sortis
01:03:04de ce rendez-vous
01:03:05complètement douché
01:03:06les socialistes
01:03:07avec Sébastien Locornu
01:03:08ils pensaient qu'il allait
01:03:09avoir davantage de choses
01:03:10mises sur la table
01:03:11en réalité à part cette taxe
01:03:14sur les hauts patrimoines
01:03:15et encore qui concerne
01:03:16que les holdings
01:03:16et c'est vraiment très très
01:03:17compliqué à comprendre
01:03:18ça fait pas grand chose
01:03:19donc en fait
01:03:20Sébastien Locornu
01:03:21s'est donné un petit peu de temps
01:03:22mais pour autant
01:03:23il n'est pas sorti d'affaires
01:03:24parce que d'une part
01:03:25les LR on ne sait pas
01:03:26précisément s'ils vont jouer
01:03:27le jeu et jusqu'à quand
01:03:28et les socialistes
01:03:29c'est un petit peu
01:03:30la même chose
01:03:31Justement
01:03:31d'après nos informations
01:03:32le gouvernement Locornu
01:03:34ne devrait pas être nommé
01:03:36et donc annoncé
01:03:37aujourd'hui
01:03:38vous en seriez
01:03:39Aurore Laluc
01:03:40vous qui
01:03:41dites être adepte
01:03:43dans la volonté
01:03:44de compromis
01:03:45Non mais nous
01:03:49ce qui nous intéresse
01:03:50vraiment
01:03:50c'est la stabilité
01:03:52du pays
01:03:52encore une fois
01:03:53c'est la ligne politique
01:03:54c'est réussir
01:03:55à apaiser les choses
01:03:56pour qu'on puisse parler
01:03:56d'autre chose
01:03:57que de la dette
01:03:58du matin au soir
01:03:59J'ai entendu
01:04:00Christian de Boissieu
01:04:01il a entièrement raison
01:04:01si vous voulez
01:04:02il nous faut des mesures
01:04:03de justice fiscale
01:04:04il nous faut aussi
01:04:05des mesures fiscales
01:04:06qui fassent rentrer
01:04:07aujourd'hui
01:04:07beaucoup d'argent
01:04:08dans ce cadre là
01:04:09nous on a toujours dit
01:04:10on peut être ouvert
01:04:10à une augmentation
01:04:12de la CSG
01:04:12si on protège
01:04:14les plus fragiles
01:04:14mais tout ça
01:04:15on sait faire
01:04:16on a besoin de stabilité
01:04:17pour pouvoir aujourd'hui
01:04:19passer à autre chose
01:04:20enfin je veux dire
01:04:21on a Trump
01:04:22aux Etats-Unis
01:04:23on a besoin
01:04:24de réindustrialiser le pays
01:04:25on a besoin
01:04:26de créer de l'emploi
01:04:27on a la Chine
01:04:28qui est aussi extrêmement agressive
01:04:29on a des drones russes
01:04:30un peu partout
01:04:31il faut qu'on soit en capacité
01:04:32de parler d'autre chose
01:04:33que de la dette
01:04:34donc que chacun
01:04:35fasse un effort en fait
01:04:36et que le président
01:04:38de la République
01:04:38aussi lâche
01:04:39qu'il lâche
01:04:40qu'il lâche
01:04:41une mesure symbolique
01:04:43qu'une mesure
01:04:44de justice sociale
01:04:45qui apaise le pays
01:04:46qu'il mette son orgueil
01:04:48dans la poche
01:04:48que l'avenir du pays
01:04:50que l'avenir des français
01:04:51soit plus important que ça
01:04:52c'est vraiment ça
01:04:53qui compte aujourd'hui
01:04:54je ne sais pas si on se rend compte
01:04:55à quel point
01:04:55on s'est décrédibilisé
01:04:57au niveau européen
01:04:58encore une fois
01:04:59et je le vois moi
01:05:00en tant que présidente
01:05:01de commission
01:05:02ça me fend le coeur
01:05:03donc aujourd'hui
01:05:04que chacun cherche
01:05:06une voie de compromis
01:05:07sérieusement
01:05:07que chacun met son orgueil
01:05:09dans sa poche
01:05:09c'est vraiment l'avenir du pays
01:05:10et l'avenir de l'Europe
01:05:11qui en dépend
01:05:12Merci Aurore Laluc
01:05:13merci à tous les trois
01:05:14d'avoir été avec nous
01:05:15dans BFM Direct
01:05:16dans quelques instants
01:05:17on aborde la question
01:05:19des dépenses
01:05:20des maires
01:05:20qui à six mois
01:05:21des municipales
01:05:21se retrouvent sous le feu
01:05:22des critiques
01:05:23après les nouvelles révélations
01:05:24stupéfiantes
01:05:25il faut bien le dire
01:05:25concernant les élus parisiens
01:05:27nous serons en direct
01:05:28avec le maire
01:05:28d'un village de Côte d'Or
01:05:29il va nous dire
01:05:30ce qu'il en pense
01:05:31à tout de suite
01:05:31Il est 11h30
01:05:35soyez les bienvenus
01:05:36si vous nous rejoignez
01:05:37dans BFM Direct
01:05:37la polémique
01:05:38sur les notes de frais
01:05:39des élus parisiens
01:05:40n'en finit pas
01:05:40cette semaine
01:05:41ayant été marquée
01:05:42par de nouvelles révélations
01:05:43qui suscitent au minimum
01:05:45l'incompréhension
01:05:46tout cela à six mois
01:05:47des élections municipales
01:05:49ainsi apprend-on
01:05:49qu'au-delà
01:05:50du cas d'Anne Hidalgo
01:05:51nombre de maires
01:05:52d'arrondissements
01:05:52utilisent leur enveloppe
01:05:54d'argent public
01:05:54pour manger dans des restaurants
01:05:56étoilés
01:05:57s'acheter des vêtements
01:05:58haut de gamme
01:05:58aller chez le coiffeur
01:05:59bien plus souvent
01:05:59que la moyenne des français
01:06:00parfois les dépenses
01:06:01sont faites très loin
01:06:03de la capitale
01:06:04exemple la maire du 12ème
01:06:05qui demande le remboursement
01:06:06de 4 bols
01:06:07à prénom
01:06:08acheté à Cherbourg
01:06:09le maire du 6ème
01:06:10celui de maillot de bain
01:06:11ou d'achat
01:06:11dans de grands magasins
01:06:12londoniens et new-yorkais
01:06:14autant de dépenses
01:06:14qui flirtent
01:06:16avec la légalité
01:06:18le cadre fixé
01:06:20en 2020
01:06:21étant extrêmement large
01:06:23bonjour Benjamin Leroux
01:06:25merci d'être avec nous
01:06:26ce matin dans BFM Direct
01:06:27vous êtes maire
01:06:29vous aussi
01:06:29mais alors
01:06:29pas d'arrondissement
01:06:31parisien
01:06:31vous êtes le maire
01:06:32d'un village
01:06:32Arnais-le-Duc
01:06:33en Côte d'Or
01:06:34quel regard vous portez
01:06:35sur ces révélations
01:06:37qui virent au scandale
01:06:38tout à fait merci
01:06:39tout d'abord merci
01:06:41de me donner la parole
01:06:42car on entend
01:06:43depuis un certain
01:06:45nombre de jours
01:06:46beaucoup de choses
01:06:47autour de ces
01:06:48frais de représentation
01:06:49et il y a un questionnement
01:06:50de la part
01:06:51de nos concitoyens
01:06:52qui est légitime
01:06:53et merci de me permettre
01:06:55de rééquilibrer
01:06:56un petit peu les choses
01:06:57simplement peut-être
01:06:59pour rappeler
01:07:00le contexte
01:07:01en France
01:07:02il y a plus de 600 000 élus
01:07:0436 000 maires
01:07:05beaucoup de petites
01:07:07ou très petites communes
01:07:08500 000
01:07:10plus de 500 000 conseillers
01:07:11municipaux
01:07:12et l'immense majorité
01:07:13agit bénévolement
01:07:15je tiens à le rappeler
01:07:16on peut faire le parallèle
01:07:18avec le monde associatif
01:07:19avec la sphère associative
01:07:21car beaucoup sont
01:07:23au service des autres
01:07:25donnent de leur temps
01:07:26bénévolement
01:07:27ceux qui perçoivent
01:07:29une indemnité
01:07:29ce sont les exécutifs
01:07:31ceux qui ont des délégations
01:07:33dans les conseils municipaux
01:07:35et bien celle-ci
01:07:36est souvent très basse
01:07:37au regard de l'engagement
01:07:38qu'ils portent
01:07:40il varie selon le mandat
01:07:42la taille de la collectivité
01:07:44pour exemple
01:07:45dans notre commune
01:07:48qui est un chef-coup de canton
01:07:49qui représente environ
01:07:5120 000 habitants
01:07:51tout de même
01:07:52alors c'est peut-être
01:07:52un confetti au regard de Paris
01:07:54mais il y a une activité
01:07:55une certaine activité
01:07:56et beaucoup d'engagement
01:07:58nécessaire
01:07:59le code général
01:08:01des collectivités territoriales
01:08:03a prévu par la loi
01:08:04d'imposer le seuil maximum
01:08:06d'indemnités aux maires
01:08:07seulement le conseil municipal
01:08:10à la demande du maire
01:08:11peut décider de le réduire
01:08:13et ce fut le cas
01:08:13par exemple
01:08:14pour notre commune
01:08:15en 2020
01:08:16j'ai demandé
01:08:17à réduire
01:08:18les indemnités
01:08:19des fonctions
01:08:20des élus
01:08:20de 25%
01:08:21ça n'est pas une obligation
01:08:22mais on peut le faire
01:08:23et ensuite
01:08:25sur les frais
01:08:26de représentation
01:08:26Est-ce que vous avez peur
01:08:27que ces révélations
01:08:28concernant les élus
01:08:30d'arrondissement
01:08:31rejaillissent
01:08:32sur tous les maires
01:08:33de France
01:08:34où vous avez quand même
01:08:35confiance
01:08:36dans vos administrés
01:08:39et dans leur capacité
01:08:41de jugement
01:08:42et de faire la différence
01:08:42finalement
01:08:43quand vous voyez
01:08:45que certains
01:08:45maires d'arrondissement
01:08:46parisiens
01:08:47dépensent leurs enveloppes
01:08:49de frais
01:08:49de représentation
01:08:51pour des dépenses
01:08:52d'habillement
01:08:53des caisses
01:08:54de champagne
01:08:55et autres restaurants
01:08:57étoilés
01:08:58vous vous ressentez quoi
01:09:00comme maire de village ?
01:09:02Écoutez
01:09:02on est dans une autre dimension
01:09:03tout simplement
01:09:04nous pour notre commune
01:09:06on a décidé
01:09:08tout simplement
01:09:08de ne pas mettre
01:09:09en place
01:09:09de frais de représentation
01:09:10il n'y a pas d'obligation
01:09:11à vrai dire
01:09:12pour notre commune
01:09:13d'Arnais
01:09:13c'est 0 euro
01:09:14lorsqu'on se déplace
01:09:16on dépend
01:09:17de la métropole
01:09:18de Dijon
01:09:18on peut y aller
01:09:19moi
01:09:19mes adjoints
01:09:20plusieurs fois par semaine
01:09:21c'est à nos frais
01:09:22avec notre véhicule
01:09:23avec notre carburant
01:09:24lorsqu'on déjeune
01:09:25au restaurant
01:09:25et bien c'est
01:09:26avec nos propres moyens
01:09:28pour les vêtements
01:09:29c'est pareil
01:09:30donc oui effectivement
01:09:31même si c'est tout à fait légal
01:09:33il y a quelque chose
01:09:34il y a une limite
01:09:35à mettre
01:09:35celle de
01:09:37peut-être la morale
01:09:38de l'éthique
01:09:39d'autant que
01:09:41Christian de Boissieu
01:09:42ça paraît
01:09:44aujourd'hui
01:09:45d'autant plus incompréhensible
01:09:46que nous sommes
01:09:47dans une situation
01:09:48dans un contexte
01:09:50d'interrogation
01:09:51autour du budget
01:09:52tout le monde est amené
01:09:54à se serrer la ceinture
01:09:55ça ne peut plus fonctionner
01:09:57comme avant
01:09:58il faut
01:09:59sur la maîtrise
01:10:00des dépenses publiques
01:10:01la question se pose
01:10:02aux trois étages
01:10:03de la fusée
01:10:04l'État bien sûr
01:10:05les collectivités territoriales
01:10:07et puis tout ce qui est
01:10:08protection sociale
01:10:09et c'est à ces trois étages
01:10:10qu'il y a probablement
01:10:11un effort à faire
01:10:12alors moi depuis trois jours
01:10:14j'entends parler
01:10:15des mesures fiscales possibles
01:10:17en hausse
01:10:18en baisse
01:10:19etc
01:10:19il faut quand même rappeler
01:10:21que le gouvernement
01:10:22monsieur Lecornu a dit
01:10:23que l'objectif
01:10:24de déficit public
01:10:25pour l'année prochaine
01:10:26c'était à 4,7%
01:10:28du PIB
01:10:30dans un contexte
01:10:31où la croissance
01:10:32ne va pas être terrible
01:10:33au plan global
01:10:34on va avoir 1% de croissance
01:10:35donc on ne peut pas compter
01:10:36sur des rentrées fiscales
01:10:38énormes
01:10:38grâce à une croissance
01:10:39qui ne va pas être énorme
01:10:40TVA
01:10:41impôts sur les sociétés
01:10:42etc
01:10:42donc alors je sais
01:10:43tout le monde doit contribuer
01:10:44à l'effort
01:10:45les trois étages
01:10:46de la fusée
01:10:46mais je pense qu'il y a
01:10:48je ne sais pas si
01:10:49Stabala a entendu
01:10:50une difficulté
01:10:51relationnelle
01:10:52entre l'État
01:10:53et les collectivités territoriales
01:10:55plus on parle
01:10:57de décentralisation
01:10:58moins on l'a fait
01:10:59effectivement
01:11:00parce que l'État
01:11:01a transféré
01:11:02vers les collectivités territoriales
01:11:04de nouvelles missions
01:11:05il n'a pas toujours transféré
01:11:06les recettes
01:11:08qui vont avec
01:11:08et donc il y a
01:11:09un vrai débat
01:11:10sur les finances locales
01:11:11en France
01:11:11et puis il ne faut pas écarter
01:11:13le contexte
01:11:14pré-électoral
01:11:15là on parle
01:11:16des municipales
01:11:16à Paris
01:11:17et certaines révélations
01:11:19tombent
01:11:20sans doute
01:11:21au moins un peu
01:11:22opportunément
01:11:23Jérémy
01:11:23oui on voit qu'il y a
01:11:24le travail de la presse
01:11:24on voit aussi le travail
01:11:25de certaines associations
01:11:26anticorruption
01:11:27où ça cache Paris
01:11:29qui sont quand même
01:11:29des associations orientées
01:11:30mais en tout cas
01:11:31ce qu'on voit
01:11:31c'est que ça intervient
01:11:32très tôt
01:11:32dans le débat de la campagne
01:11:34des municipales
01:11:35et que les futurs candidats
01:11:36vont devoir se positionner
01:11:37qu'est-ce qu'on fait
01:11:38de ces frais
01:11:39est-ce qu'on les maintient
01:11:40Yann Brossat
01:11:42candidat communiste
01:11:43a déjà dit
01:11:44qu'il souhaitait annuler
01:11:45tout simplement
01:11:45ces enveloppes
01:11:47Éric Bournazel
01:11:49disait qu'il allait
01:11:49les réduire
01:11:50en tout cas
01:11:50aujourd'hui
01:11:51on se rend bien compte
01:11:52qu'il faut assainir
01:11:53absolument
01:11:54les dépenses des élus
01:11:55si on ne veut pas
01:11:56briser la confiance
01:11:56entre les électeurs
01:11:57et les élus
01:11:58il va falloir travailler
01:11:59et travailler très fort
01:12:00sur ce sujet
01:12:00j'ajoute
01:12:01il se pose une question
01:12:03aussi de comptabilité
01:12:05je ne sais pas
01:12:05si vous avez vu
01:12:06les justificatifs
01:12:07justement
01:12:08les photos des justificatifs
01:12:09qui avaient été produites
01:12:10par ces élus
01:12:11pour ces notes de frais
01:12:12ce sont pour certains
01:12:13des tickets de carte bancaire
01:12:14dans la plupart des boîtes français
01:12:15ça ne passerait jamais
01:12:16ça ne passerait jamais
01:12:16exactement
01:12:17les français
01:12:17qui regardent
01:12:18et nous même
01:12:19autour de la table
01:12:20on n'a jamais une note de frais
01:12:21qui a été reçue
01:12:21de cette façon là
01:12:22donc ça veut dire quoi
01:12:23ça veut dire
01:12:23quand il y a une enveloppe
01:12:24qui est définie
01:12:25et bien finalement
01:12:26on laisse dépenser
01:12:28jusqu'au maximum
01:12:28si ça ne dépasse pas
01:12:29le maximum
01:12:30en fait il n'y a aucun regard
01:12:31et qu'on est moins exigeant
01:12:32quand il s'agit d'argent public
01:12:33en tout cas
01:12:34c'est l'impression que ça peut donner
01:12:35c'est l'impression que ça peut donner
01:12:36et puis c'est l'idée de se dire
01:12:37voilà
01:12:37s'il y a une enveloppe
01:12:38de je ne sais pas
01:12:3950 000 euros
01:12:40de frais de représentation
01:12:41sur 4 ou 5 ans
01:12:42et bien voilà
01:12:43si on ne dépasse pas
01:12:44ces 50 000 euros
01:12:45chacun fait ce qu'il veut
01:12:46c'est comme un complément de salaire
01:12:47et bien non c'est pas ça
01:12:48et quand vous utilisez
01:12:49votre carte bleue professionnelle
01:12:50à l'étranger
01:12:51quand vous êtes un élu
01:12:52notamment des pays du Nord
01:12:53vous êtes appelé
01:12:53à démissionner directement
01:12:54donc il y a aussi
01:12:55la sanction qui doit tomber
01:12:56il ne faudrait pas que
01:12:57les débats autour de Paris
01:12:59camouflent la nécessité
01:13:00d'avoir un vrai sujet
01:13:01sur la maîtrise
01:13:02des dépenses publiques
01:13:03aux trois niveaux
01:13:04que j'évoquais tout à l'heure
01:13:06merci à tous les trois
01:13:08merci d'avoir été
01:13:10en direct avec nous
01:13:11merci à vous
01:13:12Christian Deboissieux
01:13:13d'avoir accepté
01:13:14notre invitation ce matin
01:13:15dans BFM direct
01:13:16cette question à présent
01:13:17un an après
01:13:18que reste-t-il
01:13:19des Jeux olympiques
01:13:20et paralympiques
01:13:20que reste-t-il
01:13:21de l'esprit des JO
01:13:23avant d'en parler
01:13:23avec l'un des acteurs
01:13:24de l'événement
01:13:24et avec Nelson Montfort
01:13:26ici présent
01:13:26réécoutons Emmanuel Macron
01:13:27c'était le 12 août 2024
01:13:29l'héritage des JO
01:13:32ce sera l'amélioration durable
01:13:35de notre environnement
01:13:36quotidien
01:13:36et c'est permis par ce travail
01:13:39sans trêve depuis 7 ans
01:13:41on a fait des Jeux durables
01:13:43on a fait des Jeux paritaires
01:13:45ça pourra plus ou jamais
01:13:47être autrement
01:13:49et avoir des Jeux
01:13:50pleinement inclusifs
01:13:51où Jeux olympiques
01:13:54et paralympiques
01:13:55sont les deux manches
01:13:56au fond d'un même temps
01:13:58vous l'avez fait
01:13:59et ce drapeau
01:14:00qui a été passé hier
01:14:01en était le symbole
01:14:02vous l'avez fait
01:14:03c'est pour moi un héritage
01:14:04Bonjour Mickaël Jérémias
01:14:05merci d'être avec nous ce matin
01:14:07vous êtes quadruple médaillé
01:14:08paralympique de tennis fauteuil
01:14:09ancien chef de mission
01:14:11de l'équipe de France
01:14:11pour les Jeux paralympiques
01:14:12de Paris 2024
01:14:13cette semaine
01:14:14ce week-end
01:14:15vous organisez
01:14:15le French Riviera Open
01:14:17qui réunit jusqu'à demain
01:14:18à Biote
01:14:19dans les Alpes-Maritimes
01:14:20les plus grands joueurs
01:14:20de tennis fauteuil
01:14:2114 mois plus tard
01:14:23que vous inspire
01:14:24rétrospectivement
01:14:25les propos là
01:14:26qu'on entendait
01:14:26d'Emmanuel Macron
01:14:27en août 2024
01:14:28Pas grand chose
01:14:31la réalité
01:14:31c'est que
01:14:32on nous a promis
01:14:34un héritage durable
01:14:35qu'on avait
01:14:36à enfin comprendre
01:14:37à quoi sert le sport
01:14:39cet outil politique
01:14:40et social puissant
01:14:41et en fait
01:14:42pas du tout
01:14:43il n'y a pas d'héritage
01:14:44on ne peut pas
01:14:44parler d'héritage
01:14:45on a amputé
01:14:47de plus de 300 millions d'euros
01:14:48le budget des sports
01:14:49au lendemain des Jeux
01:14:50le gouvernement
01:14:52Bérou a essayé
01:14:52de l'amputer
01:14:53de 35 millions
01:14:54supplémentaires
01:14:55et puis récemment
01:14:57on nous a annoncé
01:14:57une coupure budgétaire
01:14:58de 17,6%
01:15:00d'un budget
01:15:01qui représente
01:15:02à peine 0,20%
01:15:03du budget de l'État
01:15:04donc en fait
01:15:05ça montre
01:15:06qu'on n'a pas compris
01:15:06à quoi servait le sport
01:15:07et qu'on a abandonné
01:15:09tous les acteurs de terrain
01:15:10qui eux
01:15:10œuvrent au quotidien
01:15:11pour créer
01:15:12l'union sociale
01:15:13donner confiance aux gens
01:15:14leur donner envie
01:15:16de vivre ensemble
01:15:16on n'y est pas
01:15:18on n'y est vraiment pas
01:15:18aujourd'hui
01:15:19vos mots sont forts
01:15:20vous parlez de trahison
01:15:21oui c'est une trahison
01:15:23parce que
01:15:24quand vous entendez
01:15:24le président
01:15:25il s'engage
01:15:26à qu'il y ait un héritage
01:15:27lui parle de 7 ans
01:15:29nous c'est 10 ans
01:15:29de travail
01:15:30avec les équipes
01:15:31du comité d'organisation
01:15:32des Jeux olympiques
01:15:33et paralympiques
01:15:33avec les équipes
01:15:34de Tony Estanguet
01:15:35avec un travail
01:15:36sur tout le territoire
01:15:37avec l'ancienne directrice
01:15:39de l'héritage
01:15:39Marie Barsac
01:15:40actuelle ministre des sports
01:15:42ou ministre des sports
01:15:43démissionnaire
01:15:43et aujourd'hui
01:15:46ne pas s'engager
01:15:49à la suite
01:15:50excusez-moi
01:15:51j'ai un écho
01:15:52je m'entends
01:15:52sur toute phrase
01:15:54que je raconte
01:15:54on va essayer de régler ça
01:15:55on va essayer de régler le son
01:15:57Mickaël Jérémias
01:15:58notre équipe sur place
01:15:59va vous y aider
01:16:00Nelson Montfort
01:16:01est avec nous
01:16:01bonjour
01:16:02bonjour François
01:16:02merci à être le
01:16:03président sportif
01:16:04grand reporter
01:16:04à France Télévisions
01:16:05on ne vous présente plus
01:16:06comment vous réagissez
01:16:07je suis
01:16:08de colère
01:16:09de Mickaël Jérémias
01:16:10un peu plus d'un an
01:16:11après la fin
01:16:11des Jeux olympiques
01:16:13et paralympiques
01:16:13alors déjà je salue
01:16:14Mickaël Jérémias
01:16:15pour lequel j'ai une profonde
01:16:16estime et amitié
01:16:17il le sait
01:16:17et je n'ai absolument
01:16:18rien à ajouter
01:16:19à ce qui vient d'être dit
01:16:20il a 100% raison
01:16:21je partage 100%
01:16:24cette colère
01:16:25parce qu'aujourd'hui
01:16:26qui sont les plus beaux
01:16:27ambassadeurs de la France
01:16:28est-ce que ce sont
01:16:29les hommes politiques
01:16:30qui se déchirent
01:16:31depuis maintenant
01:16:32un mois et demi
01:16:32pour former un gouvernement
01:16:33ou est-ce que ce sont
01:16:34des sportifs
01:16:35des sportifs internationaux
01:16:36des sportifs
01:16:37qui montrent l'exemple
01:16:38des sportifs souriants
01:16:39des sportifs
01:16:40qui représentent la France
01:16:41que ce soit
01:16:42les plus connus
01:16:43les plus connus
01:16:43évidemment
01:16:44n'entrent pas
01:16:45dans ce cas de figure
01:16:46mais les moins connus
01:16:47sans parler des paralympiques
01:16:49il y a des athlètes paralympiques
01:16:51que je peux vous citer
01:16:52qui ont été totalement
01:16:54totalement abandonnés
01:16:55je trouve que c'est une honte
01:16:56je trouve que c'est absolument
01:16:58scandaleux
01:16:58ce qui est en train de se passer
01:16:59et les chiffres
01:17:00je ne vais pas revenir
01:17:00sur les chiffres
01:17:01que Mickaël connaît
01:17:02probablement par cœur
01:17:03et sans doute mieux que moi
01:17:04mais on sentait
01:17:05l'émotion
01:17:06moi-même
01:17:06j'ai une certaine émotion
01:17:08à vous en parler
01:17:08pourquoi ça vous touche autant
01:17:09quand Mickaël Jérémias
01:17:10parle d'un problème de société
01:17:12il dit la révolution paralympique
01:17:13n'a pas eu lieu
01:17:14non
01:17:14la société française
01:17:16dans son ensemble
01:17:16n'a pas été à la hauteur
01:17:18de ce que les Jeux peuvent
01:17:19et doivent apporter
01:17:20je veux dire quelque chose
01:17:22François
01:17:22ça c'est vraiment
01:17:23c'est vraiment mon métier
01:17:24je crois que ce qu'il y a
01:17:25de plus important
01:17:26la carrière d'un sportif
01:17:27c'est même pas
01:17:28un quart de la vie
01:17:29c'est tout le reste
01:17:30qui suit derrière
01:17:32et les fédérations
01:17:33pas toutes
01:17:33mais beaucoup
01:17:34les abandonnent complètement
01:17:36alors si on abandonne
01:17:37en plus les médaillés
01:17:38etc
01:17:38qui représentent
01:17:40etc
01:17:40avec les podiums
01:17:41les médailles d'argent
01:17:42les médailles d'or
01:17:42etc
01:17:43que dire de ceux
01:17:43qui ne sont pas médaillés
01:17:45un sport comme l'athlétisme
01:17:46par exemple
01:17:47est un sport
01:17:47où vraiment
01:17:48il y a une forme
01:17:49d'abandon
01:17:50mais qui est
01:17:50qui est terrible
01:17:52qui est terrible
01:17:53quelque part
01:17:54l'athlétisme
01:17:55le roi
01:17:55des sports olympiques
01:17:57etc
01:17:57il y a tellement
01:17:58tellement d'autres exemples
01:18:00vous avez des personnes
01:18:01vous ne vous y attendiez pas
01:18:03si je m'y attendais
01:18:03malheureusement
01:18:04je sais comment ça se passe
01:18:05c'est mon métier
01:18:06c'est mon métier
01:18:07depuis 30 ans
01:18:08que le soufflet retombe
01:18:10et que les promesses
01:18:10ne soient pas tenues
01:18:11je dirais même
01:18:13que plus fort est l'événement
01:18:15plus fort
01:18:16plus profondément
01:18:17si je puis dire
01:18:18le soufflet retombe
01:18:20vous voyez
01:18:20j'ai même moi-même
01:18:21parce que j'ai entendu
01:18:22Michael
01:18:22j'ai même moi-même
01:18:23une certaine émotion
01:18:24dans la voix
01:18:24en vous disant ça
01:18:25parce que je trouve
01:18:26que là c'est un vrai
01:18:26problème de société
01:18:27on ne peut pas
01:18:28laisser au bord de la route
01:18:29et on ne peut laisser
01:18:30personne au bord de la route
01:18:31mais a fortiori
01:18:32des personnes
01:18:33qui représentent la France
01:18:34qui s'entraînent
01:18:35pendant 4 ans
01:18:36pendant 8 ans
01:18:36pour une échéance
01:18:37qu'ils réussissent
01:18:38ou qu'ils ne réussissent pas
01:18:40on a le sentiment
01:18:40alors évidemment
01:18:41ça ne concerne pas
01:18:42les grandes stars
01:18:43du judo
01:18:44de la natation
01:18:45vous savez évidemment
01:18:46de qui je parle
01:18:47mais ça concerne
01:18:48énormément
01:18:49énormément de personnes
01:18:50et c'est vrai
01:18:51que quand je vois
01:18:52ce qu'on vient d'entendre
01:18:55avec tous ces responsables
01:18:55politiques derrière
01:18:56c'est vrai que ça me
01:18:57ça me choque un petit peu
01:18:58parce que
01:18:59les vrais
01:19:00les plus beaux représentants
01:19:01de la France
01:19:02ce sont les artistes
01:19:03et les sportifs
01:19:04ce sont les plus beaux
01:19:05représentants de la France
01:19:06beaucoup plus je pense
01:19:07beaucoup plus
01:19:08que les politiques
01:19:09beaucoup plus
01:19:10Michael Jérémias
01:19:11que vous inspirez
01:19:12ce que dit Nelson
01:19:12fort ici
01:19:13non mais moi je le partage
01:19:15je te salue
01:19:17Nelson
01:19:17on a partagé
01:19:18beaucoup d'aventures
01:19:19ensemble
01:19:19en fait la problématique
01:19:21c'est la trahison politique
01:19:22on pouvait s'y attendre
01:19:24quel homme politique
01:19:25qui n'a pas fait de promesses
01:19:26et finalement
01:19:27ne les a pas tenus
01:19:28je crois que c'est quand même
01:19:29le propre de beaucoup trop
01:19:30de personnalités politiques
01:19:32mais pour moi
01:19:33c'est un mépris de classe
01:19:34c'est à dire qu'en gros
01:19:36pendant 10 ans
01:19:36merci vous sportifs
01:19:38merci vous
01:19:39leaders du monde sportif
01:19:40des Tony Estanguet
01:19:42des anciens ministres des sports
01:19:43qui étaient eux-mêmes
01:19:44sportifs de haut niveau
01:19:46et en fait
01:19:47une fois que les jeux
01:19:48sont terminés
01:19:48c'est en gros
01:19:50les gros comptes sportifs
01:19:51c'était bien
01:19:52vous nous avez divertis
01:19:53vous nous avez permis
01:19:54de donner
01:19:55de belles images
01:19:55au monde de la France
01:19:56de Paris
01:19:57mais maintenant
01:19:58laisser les grands
01:19:58ceux qui ont fait des études
01:19:59ceux qui dirigent le monde
01:20:01on a des sujets plus importants
01:20:02vous en voulez à certaines entreprises
01:20:04aussi
01:20:04parce que vous visez les politiques
01:20:05mais que dire des entreprises
01:20:07qui dites-vous
01:20:07on fait du
01:20:08handiwashing
01:20:09oui
01:20:10du handiwashing
01:20:11c'est un terme
01:20:12dont
01:20:12personne
01:20:13personne n'a utilisé
01:20:14on a parlé de greenwashing
01:20:16moi je parle de handiwashing
01:20:18ce sont des entreprises
01:20:19opportunistes
01:20:19qui se sont dit
01:20:21on va être partenaire des jeux
01:20:21on va créer des teams d'athlètes
01:20:23on va mettre de la parité
01:20:24athlète olympique
01:20:24paralympique
01:20:25et en fait du jour au lendemain
01:20:27ils sont désengagés
01:20:27il n'y avait pas loin de 100 entreprises
01:20:29qui étaient partenaires directes
01:20:30des jeux olympiques et paralympiques
01:20:32et s'il n'y a pas de suite
01:20:33c'est ce qu'on appelle
01:20:34de l'opportunisme
01:20:34et aussi du handiwashing
01:20:36mais le sujet
01:20:37ce n'est pas à la place
01:20:38des sportifs de haut niveau
01:20:39et d'ailleurs
01:20:41les sportifs nouveaux
01:20:41qui sont sur la liste élite
01:20:42ils ont tous une garantie
01:20:44de plus de 40 000 euros annuels
01:20:46donc ce n'est pas pour eux
01:20:47que je suis inquiet
01:20:47même s'il ne faut évidemment
01:20:49pas les laisser tomber
01:20:49c'est monsieur et madame tout le monde
01:20:51c'est les enfants
01:20:52qui moi m'appellent
01:20:53toutes les semaines
01:20:53ou leurs parents
01:20:54parce qu'ils n'ont pas accès
01:20:55à l'école république
01:20:55et qu'ils ont des dispenses de sport
01:20:57encore aujourd'hui
01:20:58il y a un gamin là
01:20:59son père m'appelle
01:20:59il me dit
01:21:00il n'aura pas de notes au bac
01:21:01donc est-ce que
01:21:02si la salle de français
01:21:03n'était pas accessible
01:21:04il n'aurait pas de notes en français
01:21:05en fait c'est une folie
01:21:07c'est-à-dire que
01:21:08tout ce qu'ils ont fait croire
01:21:09tout ce qu'on attendait
01:21:10c'est qu'on donne enfin au sport
01:21:11c'est vrai lettre de noblesse
01:21:12et en fait pas du tout
01:21:14donc soit c'est de l'incompétence
01:21:15soit c'est du mépris de classe
01:21:17mais l'un ou l'autre
01:21:17n'est pas très
01:21:18n'est pas terrible en tout cas
01:21:20merci Michael et Jérémias
01:21:22merci d'avoir accepté
01:21:24notre invitation ce matin
01:21:25merci Nelson Montfort
01:21:26merci à tous les deux
01:21:28c'est l'info éco tout de suite
01:21:29votre rendez-vous
01:21:31avec Manutan
01:21:32tous vos équipements professionnels
01:21:33de qualité
01:21:34pour vos entrepôts
01:21:35et vos bureaux
01:21:35Manutan
01:21:36tout y est
01:21:37le coeur aussi
01:21:38votre rendez-vous
01:21:41avec la nouvelle Mazda 6i
01:21:43100% électrique
01:21:44votre rendez-vous
01:21:47avec Banque Populaire
01:21:49à vos côtés
01:21:50pour prévoir votre avenir
01:21:51et protéger vos proches
01:21:52Banque Populaire
01:21:53la réussite est en vous
01:21:59dans cette émission
01:22:01on a parlé de drones
01:22:02de nouveaux survols
01:22:03au-dessus du territoire européen
01:22:05on évoque également ce matin
01:22:06une cyberattaque
01:22:08que subit depuis hier
01:22:09une petite commune du Lot
01:22:10plus aucune démarche administrative
01:22:12n'est actuellement possible
01:22:13Carl Aplon et Tiffany Santini
01:22:14à l'ouverture de la mairie de Fumel
01:22:19vendredi
01:22:20tous les agents prennent leur poste
01:22:21allument leurs ordinateurs
01:22:23mais là
01:22:23on a le gentil message
01:22:25de nos pirates
01:22:26qui nous souhaitent d'ailleurs
01:22:27une bonne journée
01:22:28ce qui est très sympathique
01:22:29parce que les volets
01:22:30pas forcément si bonnes que ça
01:22:31et en nous expliquant
01:22:33qu'ils ont crypté nos données
01:22:36qu'ils ont aspiré nos données
01:22:38tous les services sont paralysés
01:22:40les données cryptées
01:22:41rendues inaccessibles
01:22:42piratées
01:22:43par un groupe de hackers malaisiens
01:22:45les pirates réclament
01:22:47une rançon annuelle
01:22:48sous peine de publier les fichiers
01:22:49hors de question pour le maire
01:22:51qui n'a pas prévu de leur répondre
01:22:52la société sur laquelle
01:22:55nous allons nous appuyer
01:22:56pour essayer de régler le problème
01:22:59aujourd'hui je viens de signer
01:23:01le devis pour un montant
01:23:02de 24 000 euros
01:23:03si nous n'étions pas assurés
01:23:05on en serait déjà
01:23:06pratiquement 30 000 euros
01:23:07à ce jour
01:23:08par précaution
01:23:09les données les plus sensibles
01:23:10étaient sauvegardées ailleurs
01:23:11mais une partie d'entre elles
01:23:13sera définitivement perdue
01:23:15dans ce petit village du Lot
01:23:16on s'attendait à tout
01:23:17sauf à ça
01:23:18oui moi ça me pose question
01:23:20sur la sécurité en fait
01:23:22je vous avoue que j'étais
01:23:23vraiment choquée
01:23:25de savoir
01:23:26qu'on peut prendre
01:23:27demander des rançons
01:23:29pour des informations
01:23:30personnelles
01:23:31prendre des informations
01:23:32des données des habitants ici
01:23:33il n'y a pas d'intérêt en fait
01:23:35pourtant ce village est loin
01:23:36d'être une exception
01:23:37l'an dernier
01:23:38144 communes
01:23:39ont été visées
01:23:40dont 25 par rançons
01:23:41le maire de Fumelles
01:23:43quant à lui
01:23:44a porté plainte
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