00:00C'est important que les femmes arrivent à un poste de responsabilité.
00:04On est très nombreuses dans les hôpitaux, très peu sont chefs de service.
00:15Les mots qui me sont tout de suite venus en tête, c'est le mot peut-être équité, justice et reconnaissance.
00:24C'est important que les femmes arrivent à un poste de responsabilité.
00:28On est très nombreuses dans les hôpitaux, très peu sont chefs de service, très peu occupent des postes de responsabilité.
00:36Et à titre personnel, il a fallu que je réaménage un petit peu mon activité, puisque je suis chirurgien.
00:42J'ai embauché une jeune femme chirurgienne qui me remplace quand je suis à l'académie.
00:49D'abord, il faut faire vivre l'académie, qui est un espace de rencontre pour l'ensemble des 13 spécialités chirurgicales.
00:56Tous les mercredis après-midi, à partir de 14h30, on se voit, on est ici, dans cette salle,
01:02et on discute des problèmes des uns et des autres, des avancées des uns et des autres.
01:07Donc un jour, on a les orthopédistes, le lendemain, on va voir les chirurgiens digestifs, ensuite les gynécologues, etc.
01:13Autre rôle, c'est d'établir des réponses à des grandes questions de société.
01:18Par exemple, la fin de vie.
01:19Quelle est la position de notre académie de chirurgie vis-à-vis de la fin de vie ?
01:23Cet avis est publié sur le site de l'académie.
01:26Et au niveau de l'académie, on a aussi des sessions grand public,
01:30où on va se présenter auprès des patients, auprès de la société civile.
01:34Et on l'a fait il n'y a pas très longtemps, la Cour européenne des droits de l'homme.
01:37Un axe, c'est la formation des chirurgiens scénologues.
01:43Le cancer du sein, c'est un cancer qui est extrêmement important,
01:47qui touche à peu près 10% de la population féminine.
01:50On veut augmenter leur formation parce qu'il y a une enquête en France
01:54qui a montré que quand on est opéré par un chirurgien qui n'a pas eu de formation dans le domaine,
01:59il y a un doublement du taux de mortalité dès la première année.
02:02Et on a construit cette formation qui pourrait se faire en un an.
02:07C'est une formation spécialisée transversale qu'on proposerait aux chirurgiens
02:11qui pratiquent actuellement la chirurgie du sein pour avoir ce diplôme de scénologue.
02:17Deuxième mission, renforcer la place des femmes, qu'elles puissent être chef de service,
02:22qu'elles puissent être doyennes de leur faculté.
02:25Troisième axe qui nous tient beaucoup à cœur, c'est l'environnement.
02:28Et on souhaite qu'il n'y ait pas de gâchis dans nos blocs opératoires.
02:32Il faut travailler sur des blocs green.
02:34Il faut aussi permettre aux chirurgiens de doser l'impact de l'environnement
02:39sur les pathologies des femmes qu'ils opèrent ou des hommes qu'ils opèrent.
02:43Et puis mon quatrième axe, c'est les collaborations internationales.
02:48Pour nous, c'est important de renforcer les liens avec l'Europe
02:51et un renforcement des collaborations internationales.
02:54On travaille beaucoup avec la Chine parce que la Chine est très impliquée
02:59dans la robotique, dans l'intelligence artificielle.
03:01On travaille beaucoup avec le Brésil qui est la préoccupation de l'environnement.
03:08Si on est bon à la faculté de médecine, si on passe ses examens avec succès,
03:13personne ne nous empêche d'être chiangien.
03:15Là où c'est plus compliqué, c'est lorsqu'elles veulent un poste de professeur.
03:19Parce qu'en France, on nous demande de faire une deuxième thèse.
03:22En plus de la thèse de médecine, on a une thèse de science.
03:24On nous demande de faire une habilitation, de diriger les recherches.
03:27Et souvent, partir à l'étranger pendant un an.
03:30Et quand vous êtes une jeune femme, que vous avez, j'en sais rien, 30, 35 ans,
03:33que vous avez des enfants avant bas âge, que votre mari travaille,
03:36c'est compliqué d'aller et de partir loin.
03:40Et certaines renoncent au poste de professeur à cause de ça.
03:43Donc je crois qu'il faudrait absolument les aider
03:46à faire leur carrière hospitalo-universitaire.
03:48Ce qui est bien dans notre métier, c'est qu'il y a plusieurs axes.
03:55Il y a le soin, ça, il faut toujours en faire.
03:57Je pense qu'on est là pour nos patients et c'est le numéro un.
04:00Mais on est là pour nos étudiants.
04:02Il faut les prendre avec nous, il faut faire du compagnonnage,
04:05les emmener au bloc opératoire, faire des consultations.
04:07Et le côté recherche, je dis souvent, c'est notre ciel bleu.
04:11Donc voir ses progrès, voir ses taux de survie,
04:13voir les malades guéris, c'est une vraie victoire.
04:18J'ai envie de dire courage.
04:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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