00:00 Il y avait le buste de Marie Curie qu'on a installé lors de ma séance inaugurale.
00:04 J'étais avec une autre femme à la tribune, ce qui est extraordinaire.
00:09 J'étais très honorée, très heureuse.
00:20 C'est au terme, on va dire, de plusieurs années de travail à l'intérieur de l'Académie.
00:24 On doit faire la preuve qu'on est quelqu'un digne d'intérêt
00:28 et digne d'apporter quelque chose à la compagnie.
00:30 Ce n'était pas tout à fait le vertige, j'avais le trac.
00:37 J'ai rêvé, j'ai rêvé que je montais à la tribune et que je présidais toute cette assemblée.
00:43 On va passer de 10 à 20%, puis on va dépasser les 20% parmi les titulaires déjà.
00:52 Ce sont des femmes exceptionnelles, elles sont très importantes dans notre Académie.
00:56 Moi, je suis très attachée à ce que les académiciennes qui rentrent dans la maison
01:01 le soient, non pas parce qu'elles sont des femmes,
01:04 mais parce qu'elles sont des femmes qui ont pratiqué, qui ont développé des pratiques,
01:10 mais aussi des connaissances dans notre domaine.
01:13 L'Académie de médecine est une compagnie, donc une assemblée de médecins
01:20 qui sont de diverses spécialités, des chirurgiens, des biologistes, des pharmaciens,
01:26 des professionnels de la santé publique, des vétérinaires.
01:30 Tous ont été demandés à l'origine auprès du roi Louis XVIII,
01:35 qui a créé notre compagnie pour donner des informations sur la santé,
01:39 sur les maladies et sur l'art de guérir.
01:42 Elle est directement liée au président de la République
01:49 et donc on peut être saisi par les assemblées, le gouvernement,
01:54 mais aussi toutes les instances, les agences,
01:57 je dirais aussi des sollicitations par le grand public
02:01 sur des questions qui concernent la santé de nos concitoyens.
02:04 Tous les mardis après-midi, il y a une séance qui est ouverte au grand public
02:12 et au cours de laquelle on prononce des avis, des recommandations
02:17 sur comment soigner les maladies ou la découverte des mécanismes de certaines maladies.
02:23 Ensuite, il y a des groupes de travail, toute l'année,
02:26 qui sont en charge de rédiger des rapports sur des questions d'actualité.
02:31 Ce rapport, il est voté, il est approuvé par tous les académiciens
02:37 et puis ensuite, il est publié et il est envoyé à tous ceux
02:42 qui en auront besoin pour prendre des décisions au niveau de notre pays.
02:47 J'avais un petit peu le chronomètre en main,
02:49 parce qu'on sait qu'au-delà d'une certaine durée, la tension fléchit.
02:55 Et j'ai dit que ce qui était nouveau, y compris pour moi,
03:00 c'est qu'il y avait le buste de Marie Curie qu'on a installé lors de ma séance inaugurale.
03:05 J'étais avec une autre femme à la tribune, ce qui est extraordinaire.
03:10 J'étais émue, impressionnée, attentive, émerveillée.
03:18 J'ai été spécialiste de pédiatrie, puis de psychiatrie.
03:26 Ensuite, j'ai fait de la recherche qui m'intéressait.
03:29 C'était le cerveau, les neurosciences,
03:32 appliquées au développement du cerveau de l'enfant.
03:36 Mon professeur à la faculté m'a emmenée dans son service.
03:41 J'ai découvert un pavillon d'enfants qui étaient tellement étranges
03:45 et dont on ne savait pas pourquoi ils étaient comme ça.
03:47 Je me suis lancée dans la recherche,
03:50 et puis tout le développement de pratiques, non seulement à l'hôpital,
03:56 mais surtout auprès des familles et auprès de notre centre de recherche.
04:02 L'une des priorités, c'est la vaccination.
04:06 Comment promouvoir la vaccination dans tous les pays du monde ?
04:11 Le deuxième axe est plus lié à ce que j'ai fait.
04:15 L'enfant, la prévention, le développement de l'enfant.
04:18 Puis, il y a un sujet aussi, celui de la formation des médecins.
04:22 On n'est pas le seul pays dans lequel c'est un problème.
04:25 On a beaucoup de problèmes, mais on a beaucoup de solutions.
04:29 On n'est pas le seul pays dans lequel c'est un problème.
04:32 Et là, la France n'est pas épargnée.
04:34 L'intelligence n'a pas d'âge.
04:40 [Musique]
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