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Le sénateur président des Républicains Bruno Retailleau est l'invité de France Inter. Il réclame au gouvernement l'utilisation du 49.3 pour faire voter le budget. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-jeudi-08-janvier-2026-8403000
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00:00France Inter, Benjamin Duhamel, Florence Paracuelos, la grande matinale.
00:06Et dans le grand entretien avec Benjamin Duhamel, ce matin nous recevons le Président des Républicains,
00:11ancien ministre de l'Intérieur, vos questions et réactions chers auditeurs au 0145 24 7000
00:18et sur l'application Radio France.
00:21Bonjour Bruno Retailleau.
00:22Bonjour à vous.
00:23Merci d'avoir choisi France Inter pour votre interview de rentrée.
00:26Rentrée évidemment marquée par la situation internationale, les ambitions sans limite de Donald Trump,
00:33cette veillée d'armes en France avant la prochaine campagne présidentielle et votre éventuelle candidature.
00:39Mais on va commencer Bruno Retailleau par la colère des agriculteurs.
00:43Il y a des tracteurs ce matin dans Paris sous la tour Eiffel,
00:47notamment contre cet accord avec le Mercosur qui devrait être signé en début de semaine prochaine.
00:54Vous êtes contre comme l'intégralité de la classe politique.
00:58Qu'est-ce que vous auriez fait différemment si vous étiez aux responsabilités
01:02pour éviter que la France ne soit mise en minorité et ne puisse pas s'y opposer puisque c'est le cas aujourd'hui ?
01:09Eh bien je n'aurais pas affaibli d'abord les agriculteurs et l'agriculture française.
01:13Puisque cette année, l'année qui vient de se passer, de s'écouler 2025,
01:17c'est la première année où la France, qui traditionnellement avait un excédent de sa balance commerciale,
01:23était une puissance agricole, y compris mondiale.
01:26Nous avons été longtemps la deuxième nation agricole après les Etats-Unis.
01:30Eh bien nous sommes désormais au cinquième, sixième rang et nous sommes désormais dépendants.
01:34Nous avons abdiqué, abandonné notre souveraineté alimentaire
01:37et nous l'avons abandonné par deux processus.
01:40Un processus intérieur, un processus extérieur.
01:43C'est-à-dire que l'Europe, en réalité, nous a abandonnés à une concurrence sauvage
01:49et a fait que, en réalité, nous importions des molécules et des pratiques
01:53depuis nos importations, des pratiques et des molécules que nous interdisons en France.
01:59Donc une très forte libéralisation en termes de libre-échange.
02:02Et à l'intérieur, c'est l'inverse, une sur-réglementation.
02:06Eh bien cette double mâchoire interne-externe a broyé l'agriculture.
02:10Il fallait faire l'inverse, se protéger à l'extérieur
02:14et libérer notamment en termes de charges et de surnormes.
02:18Je parle des surtranspositions européennes au niveau intérieur.
02:21Bruno Retailleau, il y a ce tableau de l'agriculture que vous faites,
02:24mais la question très précise, et on va parler bien sûr de la mobilisation des agriculteurs, des tracteurs,
02:29mais la question très précise de savoir comment vous auriez pu faire en sorte
02:33que la France, si vous étiez au pouvoir, puisse réussir à s'opposer à ce Mercosur,
02:38puisque là, on voit bien que la difficulté, c'est que la France n'est pas en capacité
02:41d'obtenir une minorité de blocage.
02:43Vous dites, on est contre.
02:44Vous menacez même d'une motion de censure si d'aventure Emmanuel Macron décidait
02:48de voter favorablement, de voter pour ce Mercosur.
02:53Qu'est-ce que vous auriez fait différemment ?
02:54Là, il y a une forme d'impuissance de la France.
02:58Absolument.
02:58Vous savez d'où vient cette impuissance ?
03:00Je vais vous la résumer en une phrase, en Europe.
03:02Parce que moi, j'ai fait des conseils européens, des ministres de l'Intérieur,
03:05et j'ai vu devant moi le regard de mes collègues, ministres de l'Intérieur,
03:09le regard qu'ils posaient sur mon pays, pays que j'aime, la France.
03:12Cette phrase, c'est un État qui ne tient pas ses comptes,
03:15est un État qui ne tient pas son rang, qui perd sa puissance.
03:20Vous n'êtes pas respecté.
03:21Regardez ce qui se passe avec Madame Mélanie.
03:23Madame Mélanie, en réalité, impose à l'Europe un certain nombre de ses transactions.
03:28Elle l'a fait là.
03:29Elle s'est révélée d'abord contre le Mercosur.
03:30Elle a obtenu en matière de politique agricole des contreparties financières.
03:35Elle a été écoutée de Madame Ursula von der Leyen.
03:38La France, malheureusement, a perdu son influence.
03:41Et nous l'avons perdue parce que nous avons fait le coup trop de fois au niveau européen.
03:46On a indiqué que, bien entendu, on serait bons élèves,
03:49qu'on reviendrait au-dessous des 3% de déficit budgétaire.
03:53Et aujourd'hui, on a le pire déficit budgétaire de l'euro.
03:56Et on menace, d'ailleurs.
03:58C'est une menace systémique vis-à-vis de l'euro.
03:59Donc c'est la faiblesse de la France, la pagaille intérieure qui plombe, selon vous, l'agriculture française.
04:06Donc vous soutenez les agriculteurs, y compris du point de vue du maintien de l'ordre.
04:11Ce matin, il y a des tracteurs dans Paris.
04:13Il y a une autoroute, l'autoroute A13, qui est bloquée malgré l'interdiction des manifestations.
04:17Vous qui étiez ministre de l'Intérieur, vous auriez laissé faire ?
04:20Vous savez, j'en parlais avec Benjamin Duhamel juste avant d'entrer dans le studio.
04:25Je me suis retrouvé dans cette circonstance-là, au mois de juin, lorsqu'il y a eu le premier foyer en Savoie.
04:30De dermatose ?
04:31De dermatose.
04:32Et on m'avait demandé d'intervenir.
04:34J'avais refusé.
04:35J'avais évidemment mobilisé un escadron de gendarmes mobiles.
04:38Mais j'avais demandé à la préfète de discuter.
04:41Et après cinq jours de discussion, cinq ou six jours de discussion, nous n'avions pas à mobiliser la force.
04:47Parce que la concertation avait eu ses fruits.
04:50Voilà.
04:51Les images, évidemment, ont choqué les Français.
04:53Ces images du Centaure, d'un engin blindé qui avançait en rejetant les voitures, un hélicoptère, des forces très mobilisées.
05:02Non, je pense que...
05:04D'ailleurs...
05:04Et donc juste, ce matin, il faut laisser les tracteurs continuer de rentrer dans Paris, éventuellement bloquer un certain nombre d'axes routiers ?
05:11En termes de maintien de l'ordre, je fais confiance, il y a à Paris un excellent préfet de police.
05:16Il s'appelle Patrice Fort.
05:17J'imagine qu'il y a une négociation avec la coordination rurale pour dire, écoutez, quelques tracteurs peuvent entrer, mais à une stricte condition, pas de menace sur les lieux de pouvoir, un comportement, etc.
05:29Donc quand on est Bruno Retailleau et qu'on martèle l'ordre, l'ordre, l'ordre, il y a une sorte de dérogation quand il s'agit d'agriculteurs qui vont à l'encontre d'arrêter le préfet de l'euro ?
05:39Non, mais vous me comprenez mal.
05:40J'avais d'ailleurs opposé une force, y compris la coordination rurale.
05:43Quand il voulait faire entrer des centaines de tracteurs sur Paris et qu'il avait menacé d'ailleurs en utilisant le terme de bleu.
05:53Le bleu, c'est la gendarmerie et en disant voilà, il pourrait avoir des bleus sur leur corps.
05:57Ça, je n'avais pas toléré, j'avais bloqué.
06:00Mais encore une fois, on n'est pas obligé d'employer la force pour faire respecter l'ordre.
06:04Je pense d'ailleurs que l'autorité, précisément, consiste à ne pas la crier sur les toits, mais à la faire appliquer, pas nécessairement par la force.
06:13C'est ça d'ailleurs, la vraie autorité.
06:15La vraie autorité, elle est calme, elle est tranquille, elle s'assume.
06:19Bruno Retailleau, vous avez prévenu que si Emmanuel Macron votait le Mercosur, ça va se faire là en fin de semaine, il s'exposerait à une censure de votre part.
06:28Qu'est-ce que vous lui demandez de voter contre ?
06:31J'ai indiqué, mes termes sont les suivants, que le gouvernement prendrait le risque d'une censure.
06:37Ce que je demande à Emmanuel Macron, c'est s'il n'obtient pas suffisamment, et je pense qu'il obtiendra un certain nombre, facialement en tout cas, de garanties,
06:46qui seront de fausses garanties, de fausses garanties pour le secteur agricole, mais il prendrait le risque d'une censure.
06:53Et je souhaite qu'il vote contre.
06:54Donc vous seriez prêt à faire tomber le gouvernement sur le Mercosur ?
06:56J'ai croisé au Sénat hier le Premier ministre, je lui ai dit, en disant, j'espère que le Président de la République, demain, vendredi, ne votera pas pour.
07:04Mais vous souhaitez un vote contre, et vous menacez d'une éventuelle censure s'il vote pour, s'il s'abstient.
07:08Est-ce qu'une abstention de la France justifierait de contribuer à faire tomber le gouvernement ?
07:14Non. Un vote positif de la France, évidemment, ce serait une sorte d'acte d'agression.
07:21Parce qu'encore une fois, ce qui se joue, c'est la puissance agricole française.
07:25Il faut que vos hiteurs comprennent bien qu'il se joue aussi la souveraineté, l'indépendance alimentaire.
07:30Les Américains, les Russes ont compris d'ailleurs, que dans ce monde chaotique et brutal qui est en train d'advenir,
07:36l'arme alimentaire était une arme, et que nous devons nous en saisir.
07:40En tout cas, ne pas abandonner nos agriculteurs qui sont essentiels pour la vie de la nation.
07:44Sur cette question de la souveraineté, c'est intéressant, puisque je suis allé retrouver ce que vous disiez,
07:47comme sénateur, sur la question du CETA, le traité de libre-échange entre le Canada et l'Union Européenne.
07:52Je vois que ça vous fait sourire.
07:53Vous disiez, on n'est plus à l'époque de la mondialisation heureuse, et vous vous y étiez opposé,
07:57comme président des sénateurs LR.
07:59Bilan des courses, et notamment l'Institut Montaigne, j'invite nos auditeurs à regarder,
08:02a fait un bilan de ce traité de libre-échange.
08:05Balance commerciale favorable à la France, y compris dans le domaine agricole.
08:07Quasiment pas d'importation de viande canadienne, contrairement à ce qui était craint.
08:12Vous vous êtes trompé sur le CETA.
08:14Qu'est-ce qui nous dit que vous ne vous trompez pas sur le Mercosur,
08:16et qu'à la fin, ce ne serait pas favorable à l'agriculture française ?
08:18CETA et Mercosur.
08:20Le Mercosur a été négocié il y a plus de 20 ans.
08:2320-25 ans.
08:24Et ça fait partie des queues de communes de ces accords,
08:28qui sont des vieux accords de libre-échange,
08:30qui sont datés parce que ce sont des accords qui adviennent dans un monde qui n'était pas du tout le même,
08:35et c'était des accords en réalité fourre-tout.
08:37Eh bien, aujourd'hui, il faut des accords sectoriels.
08:39Il est hors de question d'échanger les poulets contre les voitures allemandes.
08:43Donc quand la filière viticole, quand la filière laitière dit
08:45« Nous, on pourrait bénéficier du Mercosur », ça vous balayez ça d'envers demain ?
08:47Non, parce qu'il faut voir l'ensemble du sujet.
08:49Et on n'est pas au bout de nos peines,
08:51tout simplement parce que le Canada, pour l'instant,
08:53n'a pas pu se mettre à jour d'un certain nombre de normes, etc.
08:56Mais attendons quelques années.
08:58Bruno Retailleau, il faut évidemment qu'on parle des États-Unis,
09:01de l'intervention américaine au Venezuela.
09:04Vous ne l'avez pas clairement condamné, même si pour vous, je vous cite,
09:07« La souveraineté du peuple vénézuélien est sacrée,
09:10et qu'une ingérence unilatérale ouvrirait la porte à un nouveau chaos ».
09:15Voilà ce que vous avez dit, après le coup de force de Donald Trump.
09:18Est-ce que vous pouvez préciser votre position ?
09:20Est-ce que c'est une condamnation claire ?
09:22Moi, je me suis réjoui du départ d'un dictateur qui a opprimé son peuple,
09:28qui a fait qu'un tiers de la population, quasiment 8 millions,
09:32vous vous rendez compte, ont quitté le Venezuela.
09:33Venezuela, un des pays les plus riches d'Amérique latine,
09:36très bien doté en termes de pétrole, de gaz naturel,
09:39a été appauvri.
09:40C'est un président de la République qui ne l'était pas vraiment.
09:43D'ailleurs, la communauté internationale ne l'a pas reconnue comme telle.
09:47Il y a dans le droit international seulement deux cas
09:51d'intervention légale par la force.
09:54Soit une décision du Conseil de sécurité des Nations Unies,
09:57soit l'article 51 de légitime défense.
09:59Je considère que les Américains étaient fondés à exciper de cet article 51
10:04en termes de narcotrafic.
10:05Donc c'était de la légitime défense d'enlever le président du Venezuela ?
10:10Je pense qu'il n'était pas président, il n'a pas été reconnu président.
10:14Vous avez raison, les élections, les résultats de 2024 n'étaient pas reconnus.
10:18A deux reprises, 2018, il a fraudé, 2018, 2024.
10:23Et donc il était sous un mandat, notamment un mandat américain.
10:27Et c'est un individu et non pas un président d'arrivée.
10:29En revanche, ce que j'ai dit en parlant de la souveraineté sacrée du peuple,
10:35c'est que les Etats-Unis ne doivent pas franchir une barrière
10:39qui est celle de la souveraineté du peuple vénézuélien.
10:42Le pétrole, les minerais appartiennent et la démocratie,
10:45c'est l'avenir des Vénézuéliens et certainement pas de M. Trump.
10:48C'est très important ce que vous dites, Bruno Retail, ce matin.
10:50Il n'y a pas d'entrave au droit international ?
10:53En tout cas, c'est discutable.
10:55Et croyez-moi, moi je l'ai bien vu qu'au ministre intérieur,
10:58on a deux guerres sur le territoire français qui nous sont menées.
11:01Le narcotrafic et l'islamisme.
11:04M. Maduro est l'allié des narcotrafiquants et des islamistes.
11:08Du Hezbollah et du Hamas.
11:10Pour moi, ça suffit à montrer et à fonder les bases d'une intervention
11:15sur l'article 51 de la légitime défense.
11:18Bruno Retailleau, vous êtes patron des Républicains,
11:20de ce qu'on appelle encore la famille gaulliste.
11:22Ça veut dire que la ligne de Dominique de Villepin en 2003
11:24qui dit non à l'intervention en Irak,
11:26la ligne aussi qui était celle de Jacques Chirac,
11:28tout ça c'est terminé puisque Dominique de Villepin,
11:31et d'ailleurs à votre place, c'était il y a deux jours dans ce même studio,
11:34condamnait très clairement l'entorse au droit international commise par Donald Trump.
11:38Ça c'était avant, cette ligne diplomatique ?
11:40Non, je suis en train de vous dire que le droit international,
11:42on lui fait dire beaucoup de choses
11:43et que les invocations conduisent bien souvent à l'impuissance.
11:47Voilà, et pour ce qui concerne l'Irak,
11:49j'étais sur la ligne de Jacques Chirac à l'époque,
11:52bien qu'il s'agisse à l'époque,
11:54vous vous souvenez, c'était un mandat du conseil de sécurité,
11:57mais il s'est avéré que les preuves étaient fausses,
12:00et on a bien vu l'enlisement.
12:02D'ailleurs, il y avait une différence,
12:03ça a été une vraie guerre,
12:04c'était une guerre d'occupation
12:06qui a fait vraiment des dizaines de milliers de morts,
12:09c'était le cas d'état très différent.
12:10Donc c'est la loi du plus fort qui s'impose,
12:12ça veut dire que demain, si Donald Trump décide d'annexer le Groenland,
12:14au fond, vous aurez dit ce matin sur France Inter,
12:17bon, le droit international, on lui fait dire à peu près ce qu'on veut.
12:20Donc on ne fixe plus de limites à Donald Trump.
12:22Ce n'est pas du tout ce que je vous dis là,
12:24à ce que je sache,
12:26le Danemark est une démocratie.
12:28Les institutions danoises
12:29sont des institutions légitimes.
12:32Par conséquent, le droit international
12:33ne permet pas de toucher précisément
12:36au Groenland.
12:37Et prenons acte que
12:39dans le monde qui est en train d'advenir,
12:42qui est un monde brutal,
12:43où malheureusement, la force prime souvent le droit,
12:46eh bien, il faut que nous puissions nous réarmer
12:48et que le rapport de force est désormais,
12:51et je m'en suis plaint d'ailleurs,
12:53j'ai eu à m'en plainte comme ministre
12:54dans les rapports entre la France et l'Algérie.
12:58J'ai bien vu qu'on ménageait,
13:00que la France voulait ménager un État,
13:02un régime, non pas un État d'ailleurs,
13:03un régime algérien
13:04qui l'humiliait,
13:06qui nous humiliait en permanence.
13:08Et à quoi tout cela a abouti ?
13:09Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui,
13:11il y a plus de reprises d'OQTF ?
13:13L'Algérie vient de criminaliser,
13:15veut criminaliser...
13:15On peut vouloir que les OQTF soient exécutés
13:17sans pour autant considérer
13:18qu'une intervention dans un pays autre
13:19quand on est les États-Unis est conforme aux droits.
13:21Non, mais on peut vouloir quand même
13:22que les droits internationaux,
13:24fondés sur la réciprocité,
13:25soient appliqués.
13:25Or là, il y a un accord de 94
13:28entre l'Algérie et la France
13:30qui dit qu'on doit reprendre les OQTF.
13:32Donc quand il n'y a pas de réciprocité...
13:33Sur le Groenland ?
13:34Non, non, mais attendez.
13:35Attendez, c'est important ce que vous dites.
13:36Il y a un accord de 94
13:37qui stipule entre l'Algérie et la France
13:39que les ressortissants doivent être repris.
13:42Quand il n'y a pas cette réciprocité,
13:44pourquoi est-ce que nous,
13:44on applique l'accord de 68 ?
13:46On doit dénoncer.
13:47On doit installer un rapport de force
13:49seul contre la protection
13:51des intérêts de la France.
13:53Un État, pardon,
13:54ce n'est pas une ONG.
13:55Un État protège ses ressortissants
13:58contre des menaces extérieures.
13:59Pour conclure, sur le Groenland,
14:01Bruno Retailleau,
14:01que peut l'Europe
14:03et que doit faire l'Europe
14:04face aux velléités de Donald Trump ?
14:07L'Europe doit se réarmer.
14:09Il y a un réarmement.
14:11L'Europe a tout fait.
14:12L'Europe est née de la paix,
14:14pour la paix,
14:15par la paix, si j'ose dire.
14:17Et l'Europe a tout fait
14:18pour évacuer ce qu'est la puissance.
14:21En fait, la puissance ne réside pas
14:23dans une construction technocratique.
14:24La puissance réside dans les nations.
14:27Le seul moyen d'avancer en Europe demain,
14:30on le voit d'ailleurs sur l'Ukraine
14:31et ailleurs,
14:33la coalition des volontaires,
14:34ce n'est pas l'Union Européenne.
14:35L'Union Européenne en fait partie.
14:37Mais il y a l'Australie,
14:38il y a le Canada.
14:39C'est-à-dire qu'il faut qu'on soit capable,
14:41entre les nations européennes
14:42qui veulent vraiment se défendre
14:44et qui ont ce souci de la souveraineté,
14:46s'allier pour développer des projets de programme.
14:48Mais là, il y a urgence, en l'occurrence.
14:50Il y a une urgence, évidemment.
14:51Et le réarmement, il est militaire,
14:53il est industriel,
14:54mais il est aussi mental.
14:56Est-ce que demain,
14:56nous voulons protéger ce que nous sommes ?
14:58La culture, la civilisation européenne.
15:00C'est pour ça qu'un peuple se bat.
15:02C'est pour ça que les Ukrainiens se battent, par exemple.
15:04Bruno Rutaillot,
15:04parlons, si vous le voulez bien,
15:06de la situation intérieure
15:07et des débats qui se poursuivent autour du budget,
15:09alors que le gouvernement tente de trouver un compromis.
15:11Il y a quelques instants,
15:12la ministre du Budget, Amélie de Montchalin,
15:13n'exclut rien, je cite,
15:14qu'il puisse donner un budget à la fin aux Français.
15:16Ce qui veut donc clairement dire
15:18qu'elle ouvre la porte
15:18à l'adoption du budget par le biais du 49-3.
15:22C'est inévitable.
15:23Et vous soutenez cette démarche ?
15:26Il n'y a pas d'autre solution.
15:27Je le dis depuis des mois.
15:28Je le dis depuis des mois.
15:29Le gouvernement doit prendre ses responsabilités.
15:32L'article 20 de la Constitution,
15:34c'est le gouvernement
15:34qui détermine,
15:36qui conduit la politique de la nation.
15:37Et il n'y aura pas de vote,
15:39notamment des socialistes,
15:40quelles que soient les constitutions
15:41qu'il pourrait lui faire.
15:42Pourquoi ?
15:43Parce qu'un budget,
15:44ce n'est pas seulement des chiffres,
15:45c'est une ligne de démarcation
15:46entre l'opposition et la majorité.
15:49Les socialistes ne voteront jamais un budget,
15:51quelles que soient les concessions
15:52ou les renoncements.
15:53Et pourtant, il y en a eu de nombreux
15:54dans le cadre du PDFSS.
15:56Mais sur le budget,
15:57jamais ils ne voteront.
15:58Par conséquent,
15:59il faut que le gouvernement
16:00arrête de faire des transactions
16:02avec le Parti Socialiste,
16:03engage le 49-3
16:04pour que la France ait un budget,
16:06rapidement,
16:07mais pas n'importe quel budget.
16:08Ça ne sert à rien d'avoir
16:09un mauvais budget
16:10si ce budget-là
16:11accroît les dépenses publiques
16:12et accroît la fiscalisation,
16:14notamment de l'économie française.
16:15Mais vous le laisserez passer,
16:16ce budget ?
16:17Ou vous vous censurez ?
16:17Parce que là,
16:18moi, j'entends une sorte de paradoxe.
16:20Vous protestez,
16:21et pour le coup,
16:21pour une fois,
16:22vous êtes d'accord avec Laurent Wauquiez,
16:23le patron des députés,
16:24les Républicains,
16:24pour refuser toute hausse d'impôts.
16:27Et en même temps,
16:27vous dites,
16:28il faut un 49-3.
16:29Et donc, même s'il y a des hausses d'impôts,
16:30on laissera passer le budget.
16:32Il y a une grande différence.
16:33Non, non,
16:33il y a une très grande différence,
16:34Benjamin Duhamel.
16:35C'est que c'est le texte du Sénat
16:37qui est arrivé.
16:38C'est le texte du Sénat
16:39où on a réussi
16:40à faire des milliards d'économies
16:42et où on a baissé significativement
16:45pour un peu plus de 8 milliards
16:46les impôts.
16:48Donc, ça n'a plus rien à voir
16:49avec la copie initiale
16:50qui avait été celle du gouvernement.
16:51Mais est-ce qu'il y a des hausses d'impôts
16:52sur les entreprises ?
16:53Est-ce que vous poserez la question
16:55de censurer le gouvernement
16:56s'il y avait un 49-3 ?
16:57Je crois qu'on ne doit rien abandonner
17:00et je crois qu'on doit laisser
17:02les choses ouvertes.
17:03Tout va dépendre de la copie.
17:04Donc, vous n'excluz pas
17:05de censurer le gouvernement
17:06si la copie ne vous convenait pas.
17:07Mais a priori, on ne doit jamais,
17:08a priori, on ne doit jamais
17:10ne rien exclure.
17:11Je demande au gouvernement
17:12d'avoir le courage
17:15de faire un 49-3
17:16pour un budget
17:17qui serve l'économie française.
17:18Écoutez, la situation
17:20est catastrophique aujourd'hui.
17:21On est la lanterne rouge
17:23de l'Europe.
17:23On a commencé cette discussion
17:25par ce constat-là.
17:26Un pays qui ne tient pas
17:27ses comptes est un pays
17:28qui ne tient pas son rang.
17:29On en est là.
17:30Les faillites sont en train
17:31d'exploser.
17:32Le chômage est en train
17:33d'augmenter.
17:34Et donc, n'accroissons pas
17:35les maux de l'économie française.
17:37Il faut moins d'impôts
17:38et il faut moins de dépenses publiques.
17:40Vous avez justement,
17:41Bruno Retailleau,
17:42présenté hier
17:42vos propositions économiques
17:44sur le thème
17:45« La fête est finie ».
17:46Fin des 35 heures,
17:47plafonnement des aides sociales,
17:49réforme de l'assurance chômage.
17:51C'est quoi, Bruno Retailleau ?
17:53C'est François Fillon 2017 ?
17:55Non, vous voyez,
17:55ce n'est pas du sang et des larmes.
17:57Le grand problème
17:58de l'économie française
17:59aujourd'hui,
18:00c'est que les mauvaises décisions,
18:02notamment de la gauche,
18:03la retraite à 60 ans,
18:04les 35 heures,
18:05ont appauvri les Français.
18:06Il y a un sondage,
18:08malheureusement,
18:09peu qu'était un sondage
18:10sur un gros échantillon
18:11qui montre qu'il y a
18:12un Français sur 10
18:13qui ne mange pas à sa faim.
18:14Il y a un Français sur 6
18:16qui ne se soigne pas
18:16comme il devrait se soigner.
18:18À la fin de l'année,
18:19on a vu que pour la première fois
18:21depuis un siècle,
18:22le niveau de vie des Italiens
18:23avait doublé
18:24le niveau de vie des Français.
18:26Il y a un appauvrissement.
18:27Ce que je propose,
18:28c'est de mettre plus de travail.
18:29Mais un travail qui paie,
18:30et j'ai fait une proposition
18:31pour qu'il y ait plus
18:33d'un 13e mois
18:34pour les salariés français,
18:35que le travail paye plus.
18:36Comment ?
18:37Avec un seuil cotisation zéro,
18:39c'est-à-dire qu'à partir
18:40d'un certain nombre d'heures effectuées,
18:42il y ait zéro impôt sur le revenu
18:44sur ces heures-là,
18:44c'est le cas déjà
18:45sur les heures supplémentaires,
18:47mais qui ait zéro cotisation
18:48pour l'employé,
18:49le salarié et l'employeur.
18:51Ça fait de la compétitivité,
18:52moins 35%,
18:53plus 35% de compétitivité
18:55pour l'employeur,
18:56l'entreprise,
18:56et ça fait aussi
18:57plus d'un 13e mois
18:59pour le salarié.
19:00Ça, c'est du concret.
19:01Ce n'est pas du sang et des larmes.
19:02Ça, c'est du concret.
19:02Et juste avant d'aller au standard,
19:03puisqu'il y a visiblement
19:04quelqu'un qui partage
19:06ou partageait vos idées
19:06qui veut vous interpeller,
19:07un point très précis
19:08sur ce que vous avez dit.
19:09Vous dites vouloir lutter
19:10contre l'assistanat
19:10et vous prenez l'exemple
19:11d'individus qui,
19:12sans travailler,
19:12toucheraient 1,5 SMIC,
19:14c'est-à-dire 1700 euros,
19:16et même davantage.
19:17Il faut que vous nous expliquiez
19:18le calcul qui permettrait
19:19à quelqu'un qui ne travaille pas
19:20de toucher plus de 1700 euros.
19:22Parce que là,
19:22quand on fait les comptes
19:23entre le RSA
19:25et d'autres,
19:26par exemple,
19:26les aides de logement,
19:26on n'arrive jamais à 1700 euros.
19:27Je vous renvoie,
19:29justement,
19:29on a un QR code
19:30dans le petit fascicule
19:32que j'ai remis,
19:33d'ailleurs aux journalistes,
19:33lorsque j'ai présenté
19:34à la conférence de presse,
19:35et tout est documenté.
19:37Et nous sommes partis
19:37de constats précis.
19:39Simplement,
19:39il faut faire l'addition,
19:41aujourd'hui,
19:41dans le système français.
19:43Vous avez des aides
19:44en espèces monétaires
19:46et vous avez des aides
19:47qui sont aussi en nature.
19:49Eh bien,
19:49vous voyez que...
19:50Quelqu'un qui ne travaille pas
19:51et qui ne bénéficie pas
19:52d'allocations de chômage
19:53ne peut pas toucher
19:541,5 SMIC.
19:55Eh bien,
19:55on est parti,
19:56pour un couple
19:57avec deux enfants,
19:58on est parti
19:58de cas très concrets.
20:01On va prendre la question
20:02d'Alain au Standard
20:04qui est un de vos électeurs.
20:05Bonjour et bienvenue,
20:06Alain.
20:08Oui,
20:08bonjour M. Rotaillot.
20:09Bonjour, Alain.
20:10Je vous interpelle,
20:12en fait,
20:13parce que j'ai toujours voté
20:15à droite,
20:16à droite républicaine.
20:17Et bon,
20:18ces derniers temps,
20:18j'ai plutôt voté
20:19pour le Bloc central,
20:22bien évidemment,
20:23dont vous avez,
20:25à un moment,
20:25fait partie.
20:26Et moi,
20:26j'avais un peu d'espoir
20:28que cette droite républicaine,
20:30elle revienne.
20:31Et elle a besoin de revenir,
20:32d'ailleurs,
20:32comme la gauche républicaine,
20:34elle a besoin de revenir
20:35pour qu'il y ait
20:35deux blocs,
20:37en fait,
20:37et qu'on n'ait plus
20:38le choix entre
20:39LFI,
20:40enfin,
20:40les extrêmes d'un côté
20:42et un parti de l'autre.
20:45Moi,
20:45je suis assez perturbé,
20:47en fait,
20:47comme beaucoup d'électeurs
20:48de la droite républicaine
20:50par vos positions
20:51par rapport au RN.
20:52En fait,
20:53j'aimerais avoir
20:53une position claire
20:54de votre part.
20:55Quand on a,
20:56au second tour,
20:59un candidat du PS
21:00contre un candidat du RN,
21:01on ne peut pas entendre
21:03quelqu'un dire
21:03« moi,
21:04je suis pour
21:05le candidat de la droite ».
21:06Ça ne veut rien dire,
21:07en fait.
21:09Il faut être très clair.
21:10Je suis d'accord avec vous
21:11pour dire
21:12qu'on n'est pas
21:13ni un candidat LFI
21:15ni un candidat RN,
21:17enfin,
21:17en tout cas,
21:17pas un candidat LFI,
21:18c'est sûr,
21:19mais aussi,
21:20j'aimerais entendre de votre part
21:21pas un candidat RN
21:22ou reconquête.
21:23C'est inacceptable.
21:24Moi,
21:24je ne peux pas voter
21:24pour des gens
21:25qui pourraient,
21:28quelques mois plus tard
21:29après une élection,
21:30s'allier avec
21:31l'extrême droite.
21:33Merci,
21:33merci Alain
21:34pour votre question.
21:34De même que je ne pourrais pas voter,
21:36Alain,
21:36pour un candidat
21:37qui pourrait s'allier
21:38avec LFI.
21:40Et le week-end
21:41où j'ai fait la déclaration,
21:43je vous rappelle
21:43que le Parti Socialiste
21:45soutenait un candidat
21:46LFI
21:46aux législatives
21:47dans la circonscription
21:49ibérique,
21:50notamment de l'Espagne,
21:52pour les Français
21:52établis
21:53à l'étranger.
21:54Est-ce que vous renvoyez
21:56dos à dos à l'EFIRN ?
21:57Est-ce que vous êtes capable
21:58de dire comme le font
21:59Xavier Bertrand,
21:59Valérie Pécresse,
22:00ce ne sera jamais
22:01la France insuline
22:01mais ce ne sera jamais
22:02non plus le Rassemblement National ?
22:03Je répète ce que j'ai dit,
22:06ce ne sera jamais LFI.
22:08Je fais une distinction
22:09entre LFI et l'ERN.
22:10Je pense que LFI
22:11n'est plus dans l'arc républicain
22:16et en revanche,
22:17je n'ai pas donné de consigne
22:18pour le vote ERN,
22:18j'ai dit simplement
22:19liberté de vote.
22:20Un mot Bruno Retailleau
22:21sur vos ambitions.
22:24Il faut dire que depuis
22:25quelques semaines,
22:25vous vivez une situation
22:26difficile,
22:27vous avez baissé
22:28dans les sondages
22:29depuis votre départ
22:30du ministère de l'Intérieur
22:31qui a parfois été
22:32mal compris,
22:34notamment par vos sympathisants.
22:36Croyez-moi,
22:37chaque jour,
22:38je justifie mon départ.
22:39Chaque jour,
22:39je justifie mon départ.
22:40Un gouvernement
22:41qui renonce
22:41pour faire une politique
22:42de gauche,
22:43heureusement que je ne suis
22:44plus dans ce gouvernement.
22:45J'aurais trompé
22:45mes électeurs.
22:46Termine juste ma question.
22:47Votre ancien ami
22:47Philippe Devilliers
22:48disait de vous
22:48il y a quelques semaines,
22:49Bruno restera dans l'histoire
22:50comme une comète qui passe.
22:52Est-ce que vous êtes encore
22:53en capacité de jouer
22:54les premiers rôles à droite ?
22:56Et puisque 2026
22:57va marquer le lancement
22:58de la campagne présidentielle,
22:59est-ce que le chemin
23:00de votre réflexion
23:01pour être candidat
23:03est en train d'avancer ?
23:04Ça vous fait sourire
23:04là encore une fois ?
23:05Oui, parce que
23:06vous avez cette obsession.
23:07En tout cas,
23:08j'ai une conviction.
23:09C'est qu'il faut qu'il y ait
23:10un candidat LR
23:11à l'élection présidentielle.
23:13Et je pense, moi,
23:14que nous sommes bien placés
23:15à la fois pour répondre
23:16aux aspirations des Français,
23:18ce que veulent concrètement
23:18les Français.
23:19Vous savez, la France,
23:20elle n'est pas à gauche aujourd'hui.
23:22Elle est à droite.
23:23Et on a les solutions
23:23pour relever la France.
23:25Trois choses, deux choses.
23:26C'est nous qui avons
23:27sur le plan économique,
23:28Marine Le Pen,
23:29elle est social-étatiste.
23:31Moi, je pense que
23:31le mal de l'économie française,
23:33c'est justement
23:34le social-étatisme.
23:35Il faut en sortir.
23:36Et nous avons,
23:37nous faisons les propositions
23:38justement pour créer
23:40des revenus du pouvoir d'achat
23:41par le travail.
23:42Et deuxième élément,
23:44ce qui est l'angle mort,
23:45notamment de la gauche,
23:46mais aussi du macronisme,
23:47c'est le régalien.
23:48L'autorité, la fermeté,
23:50l'immigration,
23:51qui, je le répète,
23:51n'est pas une chance
23:52pour la France
23:53parce qu'elle est totalement
23:54immaîtrisée.
23:55Et je pense que
23:55sur l'économie,
23:57c'est-à-dire le sérieux budgétaire aussi,
23:59mais aussi sur le régalien,
24:00c'est nous qui,
24:01avant,
24:02nous pouvons répondre aux Français.
24:02Qu'est-ce qui pourrait vous empêcher
24:03d'être candidat, Bruno ?
24:04Il n'y a pas d'obsession,
24:04il y a juste une forme de clarté
24:06vis-à-vis de nos auditeurs.
24:06Qu'est-ce qui pourrait vous empêcher
24:07d'être candidat ?
24:07Mais cette clarté,
24:08elle arrivera.
24:09Le moment de la clarté arrivera.
24:11Et donc, ça avance,
24:12ça progresse, la réflexion.
24:13En tout cas,
24:14ce qui progresse,
24:15c'est les idées,
24:15c'est le projet.
24:17La première brique
24:18a été posée hier
24:19pour que le travail paye plus
24:21et pour décourager
24:22l'assistanat.
24:22Je porte-moi
24:23les aspirations
24:24de ce que j'appelle
24:25la France des honnêtes gens
24:26qu'on a marre
24:27de toujours payer,
24:28de toujours cotiser,
24:28de payer ses impôts.
24:30Eh bien, je pense que demain,
24:31il y aura d'autres propositions.
24:32Les briques après briques,
24:33voyez, ça fera une maison.
24:35Merci Bruno Retailleau
24:36d'avoir été au micro d'Inter
24:38ce matin,
24:38la revue de presse à suivre.
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