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  • il y a 8 mois
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Télématin reçoit Samuel Le Bihan, parrain de la journée du merci.

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Transcription
00:00Je veux simplement, plus simplement te dire merci.
00:06Alors, il y a un rapport entre la chanson de Johnny et notre invité Samuel Le Billon.
00:13Est-ce que vous le trouverez d'abord ? Bonjour Samuel.
00:15Bonjour, bonjour.
00:16Bienvenue.
00:17Pourquoi on a mis cette chanson ?
00:18Eh bien parce que vous êtes le parrain de la journée nationale du Merci.
00:22C'est dimanche, cette journée nationale du Merci.
00:24On va tout vous expliquer en quoi ça consiste.
00:27Vous pourrez faire des petites vidéos pour remercier les gens que vous aimez.
00:29Mais on commence par la séquence qu'on a lancée il y a quelques mois, Samuel.
00:33Ça s'appelle du tac au tac.
00:34Des petites questions dans tous les sens.
00:35D'une minute, vous me répondez sincèrement.
00:37Vous êtes réveillé ou pas ?
00:39Ça va vous réveiller, non ?
00:40Oui, je crois.
00:41Alors, c'est le but en même temps.
00:42On y va.
00:43Samuel, quand vous étiez ado, vous rêviez d'exercer quel métier ?
00:46Je voulais peindre.
00:49Je rêvais de faire les beaux-arts.
00:50Votre smartphone, vous êtes dessus un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout ?
00:54Trop pour moi.
00:55J'essaye de me limiter, mais je suis toujours très attiré par...
00:58Plein d'infos, plein de choses tellement intéressantes qu'on ne retient pas.
01:02Entre beaucoup et à la folie, donc.
01:03Vous êtes plutôt cigales ou fourmis ?
01:06Je fais attention, quand même.
01:07Mais c'est par période.
01:10En novembre dernier, vous avez eu 60 ans ?
01:12Vous avez fait une grosse stuff, une grosse fête ?
01:13Ou alors, dis donc, vous n'avez rien voulu faire ?
01:15Non, j'ai fait un truc très intime avec des amis et j'ai réservé une grosse fête
01:18dans le sud, à Nice, pour le printemps.
01:22Mais ça ne vous déprime pas d'avoir 60 ans ?
01:24Pas trop, encore, là, non, ça va.
01:26Pardon, vous en parlez, vous êtes...
01:28Mais non, parce que j'ai des amis qui me disent...
01:29Il est canon pour 60 ans.
01:30Oui, oui, oui.
01:31C'est gentil, mais on me dit, 50, tu vas avoir 50, ça va.
01:34Mais alors, 60, là, tu vas vraiment prendre, quoi.
01:36Donc, bon, j'attends, je ne sais pas ce qui va se passer.
01:38Bon, dernière chose, j'ai une baguette magique.
01:40Je vous offre la possibilité de tourner un film avec la comédienne de vos rêves,
01:44française ou internationale.
01:45Ah non, je ne peux pas.
01:47Ou alors, deux ou trois, allez, un casting.
01:48Meryl Streep, allez, voilà.
01:50Ah oui ?
01:50On va lancer l'appel, si Meryl Streep te regarde, on ne sait jamais.
01:53Merci beaucoup, Samuel.
01:54Donc, dimanche, c'est la journée nationale du merci.
01:57Vous en êtes le parrain.
01:58Donc, journée dédiée à la gratitude, à la reconnaissance.
02:01Alors, Samuel, à ceux qui se diraient,
02:02ouais, bon, une journée pour le merci, ça sert à quoi ?
02:04Vous diriez quoi pour les motiver ?
02:07Je trouve qu'on est dans une société, aujourd'hui,
02:09qui est de plus en plus fragmentée.
02:11C'est l'occasion de retrouver une cohésion sociale,
02:14de se rassembler, de créer une zone positive.
02:20Aussi, on n'imagine pas à quel point on se construit à travers les autres,
02:24ceux qui nous influencent, ceux qui nous inspirent.
02:26Et leur dire merci, c'est aussi leur rappeler l'humilité
02:30de savoir qu'on ne se construit pas tout seul.
02:33Et aussi mettre en valeur leur générosité,
02:36le moment où ils ont été là, où ils ont eu une attention.
02:38Et ça a compté pour notre vie.
02:40Ça a peut-être fait la différence.
02:41Et on est tous faits de ces petits liens qu'on oublie.
02:46Et le redire merci, c'est une façon à la fois
02:48de voir à quel point on a une responsabilité
02:51sur la façon dont on inspire les autres.
02:53Et vous savez que ça a un effet bien-être sur la santé mentale.
02:59On a des chiffres qu'on va donner dans un instant.
03:01C'est incroyable, ça.
03:01Ça, c'est étonnant.
03:02On va les donner, ces chiffres.
03:03En attendant, anonymes et personnalités,
03:05vont pouvoir remercier quelqu'un d'important à leurs yeux.
03:07Voici deux exemples.
03:08Grand corps malade et Barbara Pravi.
03:09C'est très touchant.
03:10Regardez.
03:11Eh bien, j'aimerais dire merci à ma petite sœur,
03:14qui s'appelle Clémence,
03:16et qui est une des femmes que j'admire le plus.
03:18Elle travaille en psychiatrie à Saint-Anne.
03:20Elle est kiné en psychiatrie à Saint-Anne.
03:22Je trouve que c'est quelqu'un qui prend soin des gens.
03:24C'est quelqu'un qui est empathique,
03:26qui est vrai, qui est doux, qui est intelligente,
03:30et qui ne le sait peut-être pas assez.
03:33Et voilà.
03:33Donc, je voudrais lui dire merci d'être aussi géniale.
03:35Je voudrais dire merci à mes enfants.
03:37Si je devais dire merci à mes enfants d'hier,
03:39quand ils étaient plus jeunes,
03:40j'aurais plein de choses à leur dire,
03:41et j'ai plein de raisons de les remercier.
03:43Mais aujourd'hui, c'est des raisons spéciales,
03:45parce qu'ils me transmettent beaucoup de choses.
03:47Tu sais, la transmission, quand t'es parent,
03:49c'est beaucoup des parents vers les enfants.
03:51Et puis, arrive un âge magique,
03:53où d'un seul coup, ils t'apprennent plein de choses.
03:56Donc, mes enfants d'aujourd'hui,
03:57je leur dis un grand, grand merci.
03:59Oui, c'est touchant.
04:00Et on évoquait ces chiffres.
04:02Ça fait du bien de dire merci.
04:03Ça fait du bien à notre santé mentale.
04:06Ça augmente le bien-être de 25%.
04:08Écrire des remerciements, réduire le stress de 23%.
04:12Ça vous a surpris, vous, de lire ces chiffres-là ?
04:14Oui, mais dans le fond, évidemment.
04:16Ben oui.
04:16Évidemment, ça se déstresse complètement.
04:18C'est-à-dire, là, on est dans une zone de conflit.
04:19S'ils nous empêchent de dormir, c'est les angoisses, le stress.
04:22Je ne vais pas y arriver.
04:23Et puis, il m'a énervé.
04:24Lui dire merci, c'est aussi une façon de remettre les pendules à zéro,
04:28de se remettre, de régler, effectivement.
04:32Moi, je ne sais pas, on a besoin de cette petite cohésion sociale,
04:38de ce moment de rassemblement national,
04:40où on va se...
04:43Non, tout à coup, il y a un moment où mon compère était là.
04:47Qu'est-ce qu'on veut rire avec vous ?
04:49Non, tout à coup, je dis,
04:50on a besoin de ce moment de rassemblement national.
04:52C'était pas tout à fait à propos, c'était pas l'idée, vraiment.
04:57Il n'y a pas de sens caché, qu'on soit bien clair.
04:59De se rassembler.
05:01De remettre du lien, en tout cas.
05:02Ouais, ouais, ouais.
05:05Vous diriez...
05:06Non, c'est très drôle.
05:07Vous diriez merci à qui, vous, Samuel ?
05:09Moi, j'ai envie de dire merci à Caroline Sénéclos,
05:12qui a monté cette association moteur
05:14qui offre pour la jeunesse et l'égalité des chances
05:17et qui a mis en place cette journée du merci.
05:20Et je la remercie parce qu'elle fait un travail formidable
05:24dans l'ombre.
05:26Mais si aujourd'hui, Grand Corps Malade,
05:29Barbara Pravi viennent témoigner,
05:31c'est grâce à elle, quoi.
05:32C'est elle qui lance tout ça
05:33et qui aide des centaines, des milliers de jeunes
05:37chaque année à travers ce concours moteur
05:40où des jeunes doivent faire un petit film
05:42d'une minute et demie
05:43pour remercier la personne qui les a inspirés,
05:46qui a compté dans leur vie.
05:48Et ça rappelle à ces jeunes
05:50à quel point ils se construisent aussi
05:51à travers les autres.
05:52Regardez, si vous nous faites des transitions,
05:54donc cette association moteur,
05:56son trésorier avait un message
05:58de remerciement à vous adresser, Samuel.
06:01Bonjour, Samuel.
06:02Je me souviens de ce déjeuner de 2015
06:05au cours duquel Caroline Sénéclos et moi
06:07t'avons présenté le projet moteur
06:09qui commençait tout juste.
06:11Et d'emblée, tu as été séduit
06:12par le potentiel de créativité
06:14et d'imagination des jeunes
06:16qui allaient réaliser leurs vidéos
06:18de 90 secondes pour dire merci.
06:20Alors, tu as eu l'idée
06:21de les emmener au festival de Cannes
06:23pour leur faire monter les marches.
06:25Depuis, ce rêve s'est réalisé.
06:27Alors, merci, Samuel.
06:28À bientôt.
06:28C'est très gentil.
06:30En fait, j'ai demandé à Thierry Frémaux
06:33s'il serait d'accord pour que ces jeunes,
06:35les gagnants du concours.
06:36Le directeur du festival de Cannes.
06:37Oui, le président du festival de Cannes
06:41et qui a accepté.
06:45Et même plus que ça,
06:46il leur remet leur prix.
06:48Donc, ils peuvent monter les marches.
06:49Et c'est Thierry Frémaux
06:50qui leur remet leur prix.
06:51C'est extrêmement honorifique.
06:53Et c'est un cadeau formidable
06:54quand on s'exprime à travers des images.
06:57C'est des petits films.
06:59Plein d'imagination, de sensibilité.
07:01Et c'est extrêmement émouvant
07:03que ces jeunes vivent un moment
07:06un peu particulier
07:07qui est une célébration du cinéma mondial.
07:10C'est incroyable.
07:10Et vous pouvez y voir ces petits films.
07:12Ils sont sur le site du Projet Moteur
07:14pour tous ceux qui nous regardent
07:15et qui veulent voir à quoi ça ressemble.
07:17Ils sont disponibles.
07:18Alors, France Télévisions s'associe
07:20à cette journée du Merci.
07:21Donc, c'est dimanche, on vous l'a dit.
07:22Vous pourrez partager vos merci
07:24sur la plateforme France Télévisions et vous
07:25en photo ou avec un petit message vidéo.
07:28Voici l'avant-annonce.
07:29Regardez.
07:29Le 11 janvier, pour la journée du Merci avec Moteur,
07:33nous disons merci à ceux qui nous rappellent d'où l'on vient.
07:35Merci à ceux qui font, à ceux qui vivent, à ceux qui aiment.
07:38Participez au grand concours sur france.tv et vous.fr
07:40et partagez vos merci à celles et ceux qui comptent pour vous.
07:43Et il faut savoir que les contributions les plus marquantes seront récompensées
07:48en permettant à leurs auteurs et aux autrices de vivre des moments d'exception,
07:53que ce soit lors des victoires de la musique, Roland-Garros ou encore le Tour de France.
07:56Donc, n'hésitez pas.
07:57Dites merci, faites votre petite vidéo.
08:00Puisqu'on vous tient, Samuel, on va vous dire merci pour le succès d'Alex Hugo.
08:06Vous êtes, à chaque fois, vous êtes le roi des audiences quand c'est diffusé sur France 3.
08:10On en est où de l'épisode que M. Lubillan voulait réaliser ?
08:14Je l'ai réalisé.
08:15Oui, oui, je suis vraiment très content parce que j'ai fait revenir Lionel Astier pour cet épisode en photo.
08:23Et c'est très émouvant.
08:26Donc, il m'appelle parce qu'il a besoin de moi.
08:30Une personne a disparu, il va falloir la retrouver très vite.
08:34Donc, il y a un moment où c'est un suspens, de tension, un thriller.
08:38Mais faire les deux, c'est-à-dire rôle principal et réalisateur, là, vous n'avez pas chômé.
08:43Oui, c'était beaucoup, beaucoup de travail.
08:44Oui, j'ai très, très peu dormi.
08:46Et puis, en plus, j'avais énormément de stress.
08:49Je ne savais pas si je serais à l'auteur.
08:51Donc, j'ai beaucoup préparé.
08:53Et puis, ça s'est extrêmement bien passé.
08:55Toute l'équipe était avec moi.
08:56On est très motivé.
08:58On a eu vraiment beaucoup de fou rire aussi.
09:00C'est-à-dire que c'était émotionnellement très fort.
09:04Et le résultat, vous êtes content ?
09:05Tout le monde est content.
09:06Moi aussi, je suis content.
09:07Ça passe bientôt ?
09:08Tout le monde…
09:09Vous savez ?
09:09Pas trop tôt, j'espère.
09:11Là, j'ai encore le mixage à finir.
09:13Ah d'accord.
09:13Mais dans les mois à venir.
09:14J'aimerais bien que ce soit plutôt à la rentrée scolaire de l'année prochaine.
09:20Voilà, septembre, octobre, novembre.
09:21Il faudrait nous en reparler.
09:232026, pas 2027.
09:242026, oui.
09:26Mais pas trop tôt qu'on ait un peu le temps de préparer à ce moment-là.
09:30Ah, il a encore peur.
09:32On en reparlera évidemment dans le moment de la diffusion, bien sûr.
09:35Samuel, on va revenir sur votre parcours avec Mathilde,
09:38qui est notre spécialiste des archives.
09:40Oui, alors j'ai retrouvé la première fois où l'on vous aperçoit, Samuel.
09:44Alors, je dis bien aperçoit parce que la scène est très courte.
09:47C'est dans une série sur Antenne 2 en 88.
09:49Ah, incroyable.
09:51La télévision revue et corrigée par Michel Drucker.
09:53Dans quelques minutes, sur notre Antenne, sur Antenne 2,
09:55vous pourrez suivre le premier épisode du feuilleton La chaîne
09:58qui est tiré du livre de Michel Drucker.
10:00Comédie dramatique, quelquefois grinçante d'ailleurs.
10:03Alors, malheureusement, on n'a pas les droits sur votre scène.
10:06Ah, demain.
10:07Mais non, j'ai un peu survendu le truc.
10:08Mais déjà, on a retrouvé cette archive de l'époque.
10:11Et surtout, vous donnez…
10:12Mais c'est une estroque.
10:12Non, parce que j'ai retrouvé le partenaire à qui vous donnez la réplique
10:15qui va devenir lui aussi très connu.
10:18Regardez, on va le voir.
10:19Est-ce que vous le reconnaissez ?
10:21Florent Pagny.
10:22Florent Pagny.
10:23Comment ça s'est passé avec Florent Pagny pour cette première scène ?
10:27Alors d'abord, Florent Pagny était extrêmement doué.
10:29C'est-à-dire, c'est vraiment…
10:31Il avait le choix entre deux carrières, entre chanteur ou acteur.
10:34Vraiment, il était très naturel, tout de suite très fort.
10:38Et évidemment, il y avait un texte qui était écrit.
10:40Et on a démarré.
10:41Lui, il a fait complètement autre chose.
10:43C'est parti en improvisation.
10:45Je ne comprenais rien.
10:46Il ne fait pas le texte.
10:48Et il avait une espèce de liberté comme ça, de naturel.
10:51Il fait « Waouh ! »
10:52Et j'ai essayé de suivre.
10:54Et au final, ça l'a fait ?
10:56Oui, ça l'a fait parce qu'ils n'ont pas coupé la scène.
10:59Ils l'ont gardé.
10:59C'est que ça fonctionnait.
11:02Oui, moi j'ai vu le rendu.
11:03Je peux vous dire que ça fonctionne.
11:04C'est drôle, j'en ai en avant la première année.
11:06Ça coûtait trop cher.
11:07Il n'y a plus de sous.
11:09Vous auriez pu le mimer ?
11:10Vous voulez la rejouer ?
11:12Vous vous souvenez de votre première scène ?
11:14Non.
11:15Et puis j'étais plein de peur, de stress, de trâne.
11:20Donc, si je devais la rejouer, il serait un peu comme ça.
11:24Je n'ai pas super à l'aise.
11:26Un premier petit rôle, juste après, dans le commissaire Maigret.
11:30Nous sommes en 89.
11:32C'est un vol plus un meurtre.
11:33Non, non, bon Dieu, c'est Miller qui a tué Jeanne.
11:36Ah non, là tu renverses ses rôles.
11:38Miller, il est allé planquer les bijoux et les négocier.
11:40Toi, tu es resté pour éliminer un témoin gênant.
11:42En quoi gênant ?
11:44Elle n'avait rien vu.
11:46C'est chouette de revoir ces images.
11:48Oui, je me le dis, c'est en devenir, c'est en construction.
11:50Oui, c'est le début.
11:53Il y a ensuite la rencontre avec Bertrand Tavernier
11:55et son fils capitaine Conan en 96.
11:59Est-ce que vous avez un souvenir de ce tournage ?
12:01Parce qu'apparemment, il était assez épique.
12:03C'était fou.
12:04On tournait en Roumanie.
12:08Je me rappelle du cuisinier.
12:10qui se faisait suivre par la mafia locale
12:12et qui devait ruser pour acheter de la viande et de la rameau.
12:15C'était épique.
12:19Nous, on n'a pas ce détail-là.
12:20Vous avez d'autres anecdotes ?
12:22Oui, regardez ce que vous disiez.
12:23Est-ce que Bertrand Tavernier dit ?
12:24Je me revois devant mes 900 figurants
12:29avec un genou démis,
12:32des camions qui ne tournaient qu'à gauche,
12:35qui ne pouvaient pas tourner à droite.
12:36Eh, Samuel !
12:38Tu étais pris au jeu pendant le tournage ?
12:40Non, ce qui s'est passé, c'est qu'à un moment,
12:44on devait attaquer des Russes qui étaient dans des barques.
12:48Puis moi, j'étais en fond d'action,
12:49je n'entendais pas couper.
12:51Alors, je continuais à me battre.
12:52Et puis mon pistolet, je n'avais plus de balle,
12:54je l'ai jeté, j'ai pris un fusil.
12:56Et puis je me disais, bon, il faut attaquer,
12:58tant qu'il n'y a pas coupé, il faut y aller.
12:59Et j'ai foncé.
13:01Ça fait l'air un sacré tournage.
13:03Oui, c'était fou, parce que c'était l'armée,
13:06vraiment l'armée roumaine,
13:07qui servait à faire toutes les scènes de bataille.
13:10Et à un moment, ils avaient mis des explosifs
13:12un peu partout.
13:13Alors évidemment, de cinéma,
13:14donc c'est de la tourbe,
13:16donc vous êtes plein de terre.
13:17Mais il y en avait partout,
13:18on ne savait pas où.
13:19On courait là-dedans, on était lâchés.
13:21Et on n'entendait plus rien,
13:23on n'entendait pas les tavernés
13:25qui étaient en train de dire,
13:26les barbauches à gauche,
13:28on n'entendait rien.
13:29Avec les quatre noms qui partaient à droite.
13:31Enfin, mon bref.
13:32Oui, c'est ça.
13:32Et j'ai découvert que vous aviez
13:33un point commun avec Alain Delon.
13:35Vous êtes une star au Japon.
13:37Regardez les faits que vous faites en 2001.
13:40Il y a toute une fille d'attente
13:41pour les autographes et tout.
13:46Toyo.
13:47Toyo.
13:48Les stars ne sont pas considérées
13:50de la même façon ici
13:50qu'en Europe.
13:52En France, peut-être,
13:53c'est le plus banalisé.
13:53C'est quelque chose de plus commun.
13:55Et ici, c'est un peu plus sacré.
13:57C'est tellement cérémonieux.
14:00C'est étonnant.
14:01On remarquera quand même
14:02tous les changements de look.
14:03Oui, bien sûr.
14:04C'est déjà ça.
14:05C'est le plaisir des archives.
14:07Merci beaucoup, Mathilde.
14:09C'est le moment de la surprise.
14:10Samuel, la petite vidéo surprise.
14:11Alors, c'est une comédienne chouchoute
14:13de nos téléspectateurs comme vous.
14:15Et elle a des souvenirs de tournage
14:17avec vous.
14:18Regardez.
14:18Il faut savoir qu'avec Sam,
14:21j'ai fait mon premier film cinéma
14:22et mon troisième film cinéma.
14:25Il était à chaque fois mon amoureux.
14:28Et j'ai fait un peu un strike avec lui.
14:31Il a été mon premier baiser,
14:32ma première scène de nu,
14:33ma première scène d'amour.
14:35Celle du baiser,
14:37je lui ai mordu la langue.
14:40La scène de nu qui était dans une baignoire,
14:42je lui ai interdit de bouger un centimètre.
14:44Et la scène d'amour,
14:45j'ai eu un fou rire,
14:46on n'a jamais pu la terminer.
14:47Donc, rétroactivement, Sam,
14:48pardon.
14:49Vous partagez ses souvenirs avec ses souvenirs ?
14:53Oui, je suis content qu'elle s'en excuse.
14:58Une scène de nu dans une baignoire sans bouger.
15:00C'est-à-dire qu'elle est...
15:02Non, mais c'était horrible.
15:03Elle perturbait tout en permanence
15:05parce qu'elle m'explique après
15:07qu'elle avait tellement le trac de se baiser
15:09de ce moment.
15:10mais moi, je ne savais plus comment faire.
15:12Au bout d'un moment, je perdais mes moyens.
15:14On avait quand même une scène à jouer.
15:15Je suis devenu très mauvais dans la scène.
15:18Vous avez complètement corseté, c'est ça ?
15:19Je ne savais plus comment jouer.
15:21Et tout d'un coup, je la vois très à l'aise.
15:23Je lui dis, ah oui, d'accord.
15:24Non, elle était...
15:26Ah oui, d'accord.
15:28Elle m'a mis dans la panade
15:29et elle se débrouille facilement.
15:31Je pense qu'elle évacuait son stress
15:32de cette façon-là.
15:33Mais c'est marrant.
15:34C'est une anecdote assez rigolote
15:36parce que c'est une actrice extraordinaire
15:38qui est extrêmement douée.
15:40talentueuse.
15:42Et c'était ses premiers moments.
15:45Et quand on y repense, on en rigole
15:46parce que, dans le fond,
15:48on se plaisait un petit peu.
15:50Je crois qu'il y avait de ça.
15:51Un doux la gueule.
15:53Mais sans se l'avouer.
15:55D'ailleurs, on ne se l'est jamais avoué.
15:56Ah ben voilà.
15:57Maintenant, c'est fait.
16:00Merci, Cécile, pour cet aveu
16:02et cette surprise.
16:04Adrien, c'est à vous.
16:05Vous avez la nostalgie de Noël
16:07et du calendrier de l'avance ce matin.
16:08Oui, j'ai eu envie de prolonger un petit peu
16:10la magie de Noël.
16:10En plus, le temps est tout à fait de circonstance.
16:13Mais ça n'est pas un calendrier de l'avant
16:14pour vous, Samuel,
16:16mais un calendrier de l'après.
16:18Il y a donc...
16:19C'est chouette.
16:21C'est bon, c'est bon, mais c'est bon.
16:23Donc, il y a plusieurs cases avec des numéros.
16:26Et je veux bien que vous en choisissiez une.
16:28Et puis, on verra combien de temps d'en faire.
16:30C'est l'11.
16:30Alors, derrière le 11, derrière le 11...
16:33Ah ben, c'est une photo de New York.
16:36Derrière le 11, New York sous la neige.
16:38Parce que vous avez une histoire particulière
16:40avec cette ville.
16:41Oui.
16:42J'ai lu que vous y aviez exercé
16:43à peu près tous les métiers possibles
16:44et inimaginables.
16:45Oui.
16:46Courcier, déménageur, peintre en bâtiment.
16:49Oui, oui.
16:50J'ai fait plein de petits boulots.
16:52Je n'avais pas d'argent.
16:52Je voulais partir en oeuvre.
16:53J'avais une espèce de...
16:54Je voyais des gens comme ça
16:57qui allaient faire leurs études aux Etats-Unis.
17:00C'était en quelle année, New York ?
17:02C'était avant 2000...
17:04Je ne sais plus...
17:05Fin 80...
17:08Donc 88, 89 peut-être, 90.
17:10Vous parliez anglais, Samuel ?
17:13Non, justement.
17:16Justement.
17:17Vous êtes vraiment parti à l'aventur.
17:19Oui, non, mais c'était...
17:20J'étais bike messenger.
17:23Donc c'est à vélo, là-bas, le coursier.
17:25Je vivais dans Harlem.
17:27Au début, je déchargeais les camions dans le Bronx.
17:30Après, j'ai fait un peu déménageur.
17:32Ensuite, j'ai fait coursier
17:34parce que je parlais un petit peu mieux.
17:36Et un jour, j'ai livré une lettre à Robert De Niro.
17:39Ah bon ?
17:39Et ce qui est marrant,
17:40mais je ne l'ai pas vu lui dire,
17:42évidemment, il y a Cindy qui est arrivée
17:43et qui a dit « Thank you ! »
17:45Il était à deux doigts de son bureau
17:48de le croiser.
17:49Et je me suis retrouvé sur un tournage avec lui,
17:52« The Bridge of San Luis Rey »,
17:54qui est un film qui se faisait en Espagne.
17:57Et je lui ai raconté cette anecdote,
17:58ça a fait marrer.
17:59C'est drôle.
18:01Alain De Niro, je ne sais pas s'il va s'énerver ou s'il rigole.
18:07C'est une bonne imitation.
18:09Une autre petite case ?
18:10Le 5, là, qui est venu comme ça.
18:13Le 5, le 5, le 5.
18:15Ah, c'est Morgan Freeman qui se cache sous la case numéro 5.
18:19Il paraît que vous avez fait une séance photo avec lui.
18:21Oui.
18:21Et que c'est un moment qui vous a marqué.
18:23C'était extrêmement impressionnant.
18:25Il me regardait dans les yeux, il ne rigolait pas.
18:27C'est-à-dire que...
18:28Ah ouais.
18:30C'est précieux.
18:32C'était pour première au Festival de Deauville.
18:36On avait une séance photo ensemble.
18:38Et je devais faire une espèce de flic
18:39qu'il a mise en scène.
18:42Je faisais un flic qui l'interrogeait.
18:44Et il s'est mis...
18:44Morgan, il est grand.
18:46Il a quand même regardé dans les yeux.
18:49Et il ne m'a pas lâché.
18:51Vous avez eu peur.
18:53Pardon ?
18:53Je me suis dit, on a un contentieux.
18:56J'ai dragué sa fille.
18:58Oui, c'est ça.
18:59Quand j'étais à New York...
19:01Vite, vite, vite.
19:03Il faut que je me rappelle.
19:04Il faut que je m'excuse de quelque chose.
19:06Eh bien non, au final.
19:07Non, ils n'en voulaient de rien.
19:09Ils simplement...
19:09Ils s'amusaient avec moi.
19:10C'était le chat avec la souris.
19:13On a le temps pour une dernière.
19:13Est-ce qu'on a le temps pour une dernière ?
19:15Allez, on va dire oui.
19:16Choisissez une dernière.
19:178.
19:19La 8, la 8.
19:20Ah, la 8, c'est marrant.
19:20C'est une orange sanguine qui se cache.
19:23La case numéro 8, parce que j'ai appris qu'il n'y a pas si longtemps, vous faisiez pousser
19:27des agaves, des cumquats, des oranges sanguines et que vous étiez très fiers de vos agrumes.
19:33Parce que j'habite Nice et que c'est une ville formidable et qu'on peut y faire pousser
19:38des agrumes.
19:39Et vous avez une production d'agrumes ?
19:41Non, non, non.
19:41J'ai des oliviers, des orangés, des citronniers, des pampeaux moussiers, des cumquattes.
19:49C'est une petite production, je suppose.
19:55Mais c'est un truc fou quand vous avez des oranges et que vous faites votre jus d'orange,
20:00c'est dingue.
20:00Il paraît qu'elle a le meilleur goût du monde.
20:03Bien sûr.
20:04Bien sûr.
20:05Mais ça, c'est pour tout ce que vous pouvez faire pousser.
20:07Même des tomates, n'importe quoi.
20:08Dès que c'est votre production, c'est extrêmement émouvant.
20:11Merci beaucoup, Adrien.
20:12On remercie Samuel Le Billan d'être venu sur notre plateau.
20:15Merci à lui.
20:16N'oubliez pas la journée nationale du Merci.
20:18C'est dimanche, donc publié sur les réseaux sociaux.
20:21Une petite vidéo à la personne qui mérite vos remerciements.
20:24Merci, Samuel.
20:25Merci à vous.
20:26À bientôt.
20:26À bientôt.
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