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  • il y a 17 heures

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00:00Pour revenir à ce nouvel an et donc au président de la République et à son bilan sécuritaire,
00:05puisque là on parlait évidemment de ce soir et de cette mobilisation des policiers,
00:1190 000 policiers et gendarmes mobilisés dans toute la France pour essayer de contenir
00:15ceux, la minorité qui affiche le bazar comme chaque année.
00:19Mon cher Arthur Delaborde, qu'est-ce qu'on peut tirer du bilan sécuritaire d'Emmanuel Macron ?
00:24Je voyais par exemple que, en ce qui concerne les homicides, on était sur 1 268 homicides,
00:30plus 8% sur un an, entre 2023 et 2024.
00:35Bon, c'est pas terrible, terrible.
00:39Les vols d'accessoires de véhicules, ça se multiplie.
00:42On a également les trafics de drogue qui augmentent.
00:45Qu'est-ce que vous avez comme informations, vous, comme chiffres ?
00:47La tendance globale, c'est celle quand même d'une baisse de certains vols, mais...
00:53Là, ce que j'ai noté, c'est pas des baisses, excusez-moi de vous le dire, mais...
00:57La dernière donnée du ministère de l'Intérieur, on a quand même une certaine catégorie de vols qui sont en baisse,
01:02mais on constate une augmentation des violences les plus graves, les tentatives d'homicide, les violences sexuelles,
01:08c'est quand même particulièrement préoccupant.
01:11Ce qui est certain, c'est qu'on en revient à ce qu'on disait tout à l'heure,
01:14il y a quand même une forme de théâtralisation du discours politique de la fermeté
01:19depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron.
01:21Il nous avait promis en 2017, notamment, 15 000 places de prison qui ne sont jamais arrivées.
01:27On a eu Gérald Darmanin qui incarnait quand même au ministère de l'Intérieur un discours de fermeté
01:33qui contraste totalement avec le ressenti global des citoyens sur le terrain.
01:39Et ça, ça participe évidemment d'un certainement de défiance envers les institutions politiques
01:45qui est quand même préoccupant.
01:47Et quand on regarde le bilan sécuritaire d'Emmanuel Macron,
01:51eh bien on se rend compte que ça ne correspond pas aux attentes des Français
01:56qui sont très fortes en la matière et au-delà...
02:00D'ailleurs, il faut le dire, Bruno Retailleau, qui a été ministre de l'Intérieur,
02:05n'a pas pu mener à bien en réalité la politique qu'il voulait mener.
02:08Alors, il y a quand même un effet positif, je voyais hier,
02:13par rapport à la politique de Bruno Retailleau, sur les étrangers, je crois.
02:17Oui, sur les...
02:18Moins 24% de naturalisation.
02:19Voilà.
02:20Oui, exactement.
02:21Alors là, mais on se heurte toujours à la même problématique,
02:24c'est que l'expulsion des délinquants étrangers,
02:27notamment vers l'Algérie, la délivrance...
02:29Les OQTF.
02:30Exactement, là, on est toujours...
02:33Ça renvoie à une forme d'impuissance de l'État.
02:37Et parfois, on peut même être au QTF et avoir un passeport français.
02:40Non, mais ça, c'est complètement fou.
02:41Ça, c'est complètement fou.
02:43Ça, c'est absolument délirant.
02:44C'est la dernière affaire en date.
02:45C'est délirant.
02:45Je crois que là, on atteint le summum, c'est l'acmé, pardon,
02:48je me permets d'interrompre,
02:49et Laurent Nunez a parlé de dysfonctionnement.
02:52Mais moi, il me semble qu'il y aurait un mot qui commence par B,
02:56qui se termine par L, qui serait un peu plus adapté.
02:58Donc là, on parle à la base d'un Malien.
03:00Dans le métro, qui poignardent trois femmes,
03:05qui heureusement vont bien, à l'heure où on se parle,
03:07mais qui sont traumatisées.
03:08Moi, j'en ai entendu une, elle ne veut plus jamais prendre le métro,
03:10elle ne veut plus sortir de chez elle.
03:12Oui, mais voilà, c'est dramatique.
03:15Parce que les conséquences, on n'en parle jamais.
03:16Les conséquences psychologiques.
03:17Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron, un de ses objectifs,
03:19c'était la lutte contre les violences faites des femmes.
03:22On nous avait annoncé ça comme premier objectif
03:24au moment de son premier quinquennat.
03:26Quand les femmes n'osent plus prendre les transports en commun,
03:28c'est extrêmement grave à exclure les femmes de l'espace public.
03:32Ça devrait être une cause féministe au premier chef.
03:34On n'entend pas beaucoup sur ce sujet.
03:37Et c'est vrai que vous constatez qu'à l'heure du numérique,
03:41on n'est pas capable de dire si un individu est de nationalité française
03:44ou sous OQTF,
03:46ou de le dire sous OQTF alors qu'il y a de nationalité française.
03:48Ça paraît fou, ça montre quand même que dans ce pays,
03:50il n'y a plus de pilotes dans l'avion, à aucun étage.
03:53Arthur Delaborde, vous vouliez rajouter quelque chose ?
03:55Non, c'est juste qu'on a l'impression finalement
03:57que malgré les discours politiques,
03:59cette spirale de la violence ne fait que progresser.
04:03Or, il y a quand même certaines mesures qui peuvent être prises
04:06et ce n'est pas non plus une fatalité.
04:10On a des modèles qui ont quand même réussi à réguler la délinquance,
04:15voire à l'éradiquer totalement.
04:16C'est des références, vous allez peut-être être heurté,
04:20le modèle chinois.
04:21Oui, mais attendez, Arthur Delaborde,
04:25depuis qu'il est allé en Chine à deux reprises,
04:27je crois, notamment avec le chef de l'État d'ailleurs,
04:30me semble-t-il, il est revenu,
04:32il était épaté par la sécurité.
04:35Attendez, mais il y a des caméras tous les 5 mètres,
04:39le parti communiste est partout tous les 3 mètres
04:42et on ne peut pas bouger une oreille.
04:44C'est sûr qu'il n'y a pas de problème.
04:45Je ne dis pas qu'il faut dupliquer ce qu'on fait en Chine, en France,
04:49mais à un moment, quand on veut s'attaquer à un problème,
04:51il y a des solutions qui existent ailleurs,
04:53on peut peut-être s'en inspirer avec nos traditions aussi démocratiques
04:58et républicaines et les appliquer.
05:00On peut en tout cas essayer d'avancer en ce sens-là.
05:02Par exemple, la vidéosurveillance,
05:04les Chinois ont peut-être 40 ans d'avance technologique sur nous
05:08et forcer de constater que ça fonctionne.
05:12Justement, c'est intéressant ce que vous dites,
05:13parce que Jean-Baptiste Marti,
05:14moi j'ai entendu quelque chose ce matin que je trouvais intéressant,
05:17c'est qu'il allait y avoir aussi quand même
05:20une surveillance avec des drones.
05:23Est-ce que ça s'est confirmé ?
05:24Une surveillance avec des drones ?
05:25Pour cette soirée du Nouvel An ?
05:27Ça, c'est déjà fait à toutes les manifestations, en fait.
05:30Dès que les autorités considèrent qu'il y a un risque,
05:33que ce soit en manifestation, pendant un événement sportif,
05:36il y a un arrêté préfectoral qui est pris
05:37et l'usage de drones est autorisé.
05:39Donc il y a des policiers qui sont dédiés à ça,
05:41ils font voler des drones.
05:42Mais moi, je voulais rebondir sur cette perte
05:44tout simplement de légitimité envers l'État, etc.
05:51Parce qu'on évoquait hier les refus d'obtempérer.
05:54Les refus d'obtempérer, c'est 25 000 en 2024.
05:58Vous imaginez ?
05:59Ça a augmenté de 50% en l'espèce de 10 ans.
06:02C'est énorme comme chiffre.
06:04Ça prouve une chose, et c'est ce que disait tout à l'heure
06:06notre auditeur de Bordeaux, qui était avec nous,
06:09c'est que de toute façon, il n'y a pas de respect.
06:11Il n'y a pas de respect du prof,
06:13il n'y a pas de respect du médecin,
06:15il n'y a pas de respect du policier,
06:16il n'y a pas de respect du magistrat.
06:18C'est le jement-foutisme permanent et total.
06:20Donc à partir du moment où on est dans cet état d'esprit,
06:22parce qu'on peut toujours dire, d'ailleurs,
06:24qu'il faut toujours des lois qui soient plus fortes,
06:27qu'on les fasse respecter,
06:29que les magistrats fassent le boulot, etc.
06:31Moi, je vous dis que la situation, elle est plus grave que ça.
06:34C'est qu'en réalité,
06:35il faut reprendre tout à zéro,
06:37et ça commence à la naissance.
06:38Et pour ça, encore faut-il que les parents eux-mêmes
06:40soient en capacité d'apprendre le respect à leurs enfants,
06:44et le savoir vivre et le savoir-être,
06:45ce qui n'est pas le cas.
06:46Vous avez raison, mais je pense qu'il y a un autre point
06:48qui mérite d'être abordé.
06:49Moi, j'ai été très frappée par les propos de Frédéric,
06:52donc à Bordeaux, je rappelle que Bordeaux...
06:53Et il y a Florence d'Aix-en-Provence qui nous attend,
06:55on va lui donner la parole juste après les infos.
06:57Je fais très court, mais simplement,
06:59il dit qu'il faut appeler l'armée.
07:00Je rappelle déjà que les gendarmes, c'est l'armée,
07:02et en réalité, il y a une partie de l'armée
07:04qui est déjà sur le terrain,
07:05et puis surtout, les policiers, quand vous leur parlez,
07:07disent, mais on aurait les moyens d'agir,
07:08on n'a pas besoin de faire sauter les parachutistes
07:11sur les cités,
07:12comme on les a fait sauter sur Colvésie.
07:14Vous voyez, ils ont les moyens,
07:16mais il faut une volonté politique et un soutien.
07:19C'est-à-dire qu'ils ne soient pas lâchés
07:20au premier ongle incarné de délinquants.
07:22Vous voyez ce que je veux dire ?
07:23Il faut qu'ils soient soutenus par le gouvernement,
07:25et il faut une vraie volonté politique,
07:27parce que les policiers pourraient encore
07:29assurer l'ordre dans ce pays.
07:31Bon, Raphaël Eustinville,
07:33je vois que vous bouillez de l'intérieur,
07:35si je puis dire, depuis tout à l'heure.
07:37Oui, parce qu'en fait, moi, je pense
07:38qu'on se trompe partiellement de réponse
07:40en pensant que l'approche sécuritaire,
07:44exclusivement sécuritaire,
07:45en rajoutant des caméras partout,
07:47en mettant encore plus de bleu dans les rues,
07:50en finalement se lamentant du manque de moyens
07:52dont souffriraient les forces de l'ordre,
07:54suffirait à rendre la France plus apaisée,
07:58plus conforme à ce qu'elle était
07:59voilà quelques années.
08:01Moi, je pense que si on ne règle pas
08:03plusieurs questions,
08:05d'abord celle de la question migratoire,
08:07qui ne fait qu'aggraver les problèmes
08:09que l'on constate aujourd'hui,
08:10on se condamne à finalement
08:13d'emmener toujours plus à la police et aux gendarmes
08:16sans régler véritablement le problème.
08:18Après, il y a un deuxième sujet
08:20qui me semble primordial,
08:21c'est la question de l'éducation.
08:23Si effectivement...
08:24Oui, mais ça commence par les parents.
08:26Oui, mais c'est deux sujets.
08:28Aujourd'hui, on a quand même une approche
08:29qui est presque exclusivement sécuritaire.
08:32On attend tous des policiers et des gendarmes.
08:33Mais en termes, elle ne peut être que sécuritaire.
08:35Parce que l'éducation, c'est du long terme.
08:37Même si je partage tout à fait votre avis.
08:38Mais c'est pour ça que sinon,
08:40c'est des pansements sur une jambe de bois.
08:42Alors évidemment, il ne faut pas non plus
08:43qu'on ait des instituts de gauche
08:44qui finalement incitent les mauvaises pratiques,
08:49on va dire, à leurs enfants, à leurs élèves.
08:51Parce que...
08:52Non, mais attendez, il faut que l'éducation nationale
08:54soit aussi au niveau.
08:54Vous avez dit, il faut tout reprendre à zéro.
08:56Mais il faut tout reprendre à zéro.
08:57C'est un vaste chantier.
08:58Donc c'est les parents, sont les profs, etc.
09:01Mais il faut voir aussi
09:02comment s'est construite notre civilisation.
09:04Norbert Elias, qui a écrit
09:06La dynamique de l'Occident,
09:07montrait qu'il y a une forme de corset
09:09de ce qu'on appelle le surmoi qui s'est formé
09:11qui fait que chacun ayant une conscience
09:13ne commet pas les délits
09:16ou ne se laisse pas dépasser par ses pulsions.
09:19Il faut voir, et la question migratoire
09:21fait partie de ces questions-là,
09:23c'est-à-dire que nous avons une justice
09:24qui s'est construite sur nos mœurs.
09:25Et nos mœurs, elles se sont construites
09:27au fil des siècles.
09:28Or, nous accueillons des populations
09:29qui n'ont pas été construites de la même façon,
09:32qui n'ont pas eu tous les mêmes mœurs.
09:34Et certains, évidemment, nous disent aujourd'hui
09:36« Ah mais c'est bizarre, dans notre pays,
09:38la police et la justice sont plus dures. »
09:40Ben oui, parce qu'elles sont adaptées à leurs mœurs.
09:43Vous voyez ce que je veux dire ?
09:44C'est-à-dire que...
09:45Et nous, nous avons une justice
09:46qui est adaptée aux mœurs
09:47qui se sont construites en Occident,
09:49mais pas aux mœurs de certains qui arrivent.
09:51D'où ces démordements massifs.
09:54C'est le contrat social qui n'est plus respecté.
09:56Vous prenez Norbert Elias comme exemple,
09:57on peut prendre OPS, le contrat social.
09:59Quand on fait corps en société,
10:00on accepte les règles de l'autre.
10:02Il faut à nouveau faire France.
10:04Et c'est ça qui, évidemment,
10:05est le plus compliqué à l'heure qu'il est.
10:07Parce que c'est ça, la réalité.
10:09Il faut faire société, il faut faire France.
10:11Et malheureusement, aujourd'hui,
10:13il y a une sorte d'élitement général
10:15que l'on constate, que l'on déplore,
10:17mais on ne trouve pas les solutions
10:18pour y remédier réellement.
10:20Et ça, c'est quand même très inquiétant.
10:22Il faut quand même le reconnaître.
10:24Merci.
10:26Merci.
10:27Merci.
10:28Merci.
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