00:007h30, c'est encore nuit noire. Le campement se réveille petit à petit.
00:04Ce jour-là, parmi les agriculteurs, Joël, 44 ans, il est l'une des figures de proue de la contestation avec les ultras de la 64.
00:12C'est compliqué, on serait mieux chez nous quand même. On serait mieux à dormir avec notre famille et dans notre lit.
00:18Mais bon, on s'habitue maintenant même au brouillet tout ça, voiture qui passe.
00:23Le matin, quand il quitte le barrage, c'est pour rejoindre la ferme familiale.
00:27Ah oui, ça c'est le vrai volet, tous les matins. Les animaux, ça mange, on est obligé de soigner tous les matins.
00:32Il doit s'occuper de ses 140 bêtes. Jongler entre le blocage autoroutier et son travail quotidien, rien n'est simple.
00:40C'est vraiment difficile. Les journaux blocage, la nuit dormir là-bas, revenir rentrer, la vie de famille.
00:47J'ai trois enfants en bas âge aussi, c'est un peu complexe.
00:51En ce moment, les journées sont forcément plus longues. S'occuper de ses bêtes, c'est aussi prouvé qu'il veut vivre de son exploitation.
00:58Montrer aux décideurs que leur cause mérite d'être écoutée.
01:02Il faut que les gens se rendent compte, on n'est pas là pour le plaisir.
01:05Plutôt qu'être sous un pont, on préfère être chez nous, je vous le dis franchement.
01:08Mais bon, c'est le seul moyen qu'on a pour essayer de se faire entendre un peu.
01:11Cela fait 16 jours que Joël et les ultras de la 64 se battent pour que la doctrine d'abattage soit modifiée.
01:18A ce jour, rien n'a changé. Leur action continue.
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