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  • il y a 7 semaines
Chaque week-end, Jean-Wilfrid Forquès vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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Transcription
00:00Parce qu'on a parlé des pluies diluviennes, des inondations dans le sud, mais il faut également évoquer le froid.
00:06Lorsque je suis arrivé à Paris hier soir, j'ai été saisi par le froid.
00:09Oui, très très froid. Mais il paraît qu'il fait froid également dans l'Est de la France.
00:12Alors racontez-nous, de quoi on parle ? Il fait combien à Paris ? Il fait combien dans l'Est de la France ce soir ?
00:17Alors, j'ai relevé quelques températures à 20h ce soir, pour vous répondre de la manière la plus précise possible.
00:25Soyons précis.
00:25Et j'ai été d'autant plus précise que je vous ai donné les températures, mais aussi les températures ressenties.
00:31Puisque vous m'aviez dit que vous l'aviez sentie, effectivement.
00:34Ça, je l'ai sentie.
00:34Non, mais c'est tout à fait cohérent avec cette notion, en fait, qui parle d'indice de refroidissement éolien
00:40et qui va nous donner la température sur le thermomètre. D'accord, mais en ajoutant la composante du vent,
00:47et en plus, en ce moment, avec ce petit vent de nord-est qui est bien glaçant, nous avons donc les températures ressenties.
00:54Regardez, à 20h, sur le thermomètre du côté de Strasbourg, par exemple, on parlait du nord-est,
01:00moins 1 degré, mais en température ressentie, moins 5.
01:04Et finalement, pour arriver à obtenir cette température ressentie, il suffit de faire une simple équation.
01:09Je vous propose de la regarder, puis vous allez me résoudre ça.
01:13C'est nul en maths.
01:14Alors, est-ce qu'on peut avoir cette petite équation ?
01:17Elle arrive. En principe, on me dit qu'elle arrive.
01:18Je voudrais tester les compétences mathématiques.
01:20Et si on veut voir les choses un tout petit peu plus simplement, on a ce tableau qui nous permet de convertir les températures en températures ressenties.
01:33Donc voilà, vous pouvez vous fier à ça, vous pouvez aussi me regarder sur BFMTV pour connaître l'état des températures ressenties.
01:39Et je vous promets que vous allez avoir encore froid demain, puisque regardez les températures minimales attendues.
01:46Demain matin, il y aura encore pas mal de gelées, beaucoup de températures négatives, vraiment généralisées sur la moitié nord du pays.
01:53Ça descend aussi vers la région lyonnaise, grenobloise, voilà, moins 3 par exemple.
01:58Alors, la mairie de Paris estime que l'état doit déclencher à présent le plan grand froid, ce qui n'est pas le cas actuellement.
02:04On en parle avec Henriette Stenberg, secrétaire générale du Secours populaire.
02:08Bonsoir madame, il fait très très froid à Paris.
02:11Le plan grand froid n'a toujours pas été déclenché.
02:14Il permet quoi ce plan grand froid concrètement ?
02:19Bah écoutez, s'il n'a pas été déclenché, c'est pas moi qui vais vous expliquer ce qu'il devrait faire.
02:27D'abord, je ne suis pas à la mairie de Paris, ce n'est pas mon rôle ni ma fonction.
02:31Je n'arrive même pas à comprendre intellectuellement comment il est possible de laisser des gens dans la rue, dans le froid,
02:40en se posant des questions métaphysiques pour savoir si, oui ou non, on va ouvrir des portes pour accueillir les personnes dans des conditions convenables.
02:47Je n'ai même pas de terme.
02:49— Non mais j'ai bien compris, madame. Je sens que vous êtes très agacée.
02:55Mais vous vous dites quoi il faut...
02:56— Je ne suis pas agacée, je suis consternée.
02:58Je suis consternée que ne soit pas pris en compte, mais même la météo. Enfin, personne n'est responsable de la météo.
03:09Je ne fais pas porter la responsabilité à quiconque. Mais il y a des gens dehors, des personnes comme vous et moi,
03:17qui n'ont pas d'abri, qui sont laissées à l'abandon dans l'un des pays les plus riches de la planète.
03:25Je ne parviens pas à comprendre.
03:28— J'entends votre colère ce soir, madame. Vous dites qu'il faut faire quoi rapidement ?
03:33— Je dis qu'il faut ouvrir tous les locaux possibles pour qu'il n'y ait personne dans la rue.
03:38Évidemment, il faut ouvrir les locaux. Et autant que faire se peut, les chauffer.
03:42Mais ce n'est pas exact que dans Paris, il n'y a pas suffisamment de locaux qui puissent être ouverts
03:48pour accueillir les personnes pendant ce moment très froid, au-delà de ce qui était attendu,
03:56pour faire en sorte que demain, on n'ait pas à enterrer des personnes parce que les choses n'ont pas été faites.
04:04Et il faut évidemment ouvrir. Il faut évidemment installer des couchages fustiles sommaires.
04:10Et il faut aussi apporter une alimentation chaude. Je ne sais pas comment vous dire à quel point je ne comprends pas.
04:21— Et Léonore ?
04:21— Il n'y a pas de radoucissement en vue. Pour l'instant, selon les modèles, au moins jusqu'au début 2026, ce froid va perdurer.
04:33Donc on ne parle pas de quelque chose qui dure un ou deux jours. Là, ça va durer un petit peu.
04:37— Alors madame, j'entends bien votre colère. Je le disais, mais là, vous dites rien n'est fait. Ça, c'est le constat.
04:42— Non, non, non. Je ne dis pas que rien n'est fait. Je ne dis pas... Alors vraiment pas. Je ne dis pas que rien n'est fait.
04:49Je dis que les mesures qui sont prises ne sont pas en correspondance avec la réalité.
04:57Ce n'est pas de la faute.
04:58— Donc elles ne sont pas adaptées.
04:59— Ils ne sont pas assez nombreux. Cela veut dire que des lieux qui habituellement ne sont pas du tout destinés à ce type de fonctions
05:09doivent pouvoir être ouverts de façon provisoire pour accueillir les personnes et ne pas avoir ensuite à les enterrer.
05:19La ville de Paris, l'espace parisien est juste, on va dire, dans la banlieue parisienne.
05:29Il y a des lieux qui ont des usages divers.
05:33Mais quand il y a un refroidissement de cette dimension, pour tous ceux qui sont déshérités et qui n'ont rien ni nulle part où se mettre,
05:49il y a des dispositions d'urgence en ouvrant des locaux qui habituellement servent à d'autres fonctions,
05:56de telle sorte qu'on n'est pas ensuite à regretter de ne pas les avoir ouverts.
06:03Moi, je ne dis pas autre chose et je ne dis surtout pas comment il faut procéder, mais il faut ouvrir.
06:09Et ce sont ceux qui sont en charge des bâtiments qui savent quels sont les bâtiments qui peuvent être ouverts
06:17dans un cadre convenable permettant à des personnes d'attendre quelques jours que la situation climatique s'améliore.
06:29Mais pour bien comprendre, Madame, vous vous adressez à qui concrètement ?
06:35À la mairie de Paris ? À l'État français ?
06:38Alors, à la mairie de Paris pour Paris, mais à l'ensemble de la puissance publique, je n'en désigne pas un ou un autre.
06:49Il y a des personnes qui sont en charge, il y a les autorités d'État, il y a les autorités du département.
06:58Donc ça veut dire qu'il y a tout ce qui concerne la préfecture de près ou de loin, là je parle de l'État,
07:05et il y a ce qui concerne la ville de Paris.
07:10La situation est exceptionnelle, elle nécessite que soient prises des mesures exceptionnelles.
07:15Le Secours populaire ouvre l'ensemble de ses locaux sur l'ensemble du territoire national.
07:23Et les locaux ne sont pas du tout faits pour ça, mais on prend des dispositions qui sont liées à l'urgence.
07:27Et il ne me paraît pas imaginable qu'à Paris comme autour de Paris, s'il y a un appel, non seulement aux services publics, bien sûr,
07:42mais aussi à la population, il n'y ait pas des lieux qui puissent être ouverts de façon temporaire.
07:47Ça ne résout rien, mais cela permet déjà de limiter le nombre de morts.
07:56Merci.
07:57Le froid qu'il y a, vous le savez comme moi, le froid ne fait pas souffrir, mais il tue.
08:05Et pour des organismes qui sont fragilisés du fait de la précarité, de la pauvreté, des conditions de vie,
08:15c'est impensable que si des mesures ne sont pas prises, il n'y ait pas vraiment un nombre de décès.
08:21Et ce sera trop tard pour regretter après.
08:23– Merci madame, merci infiniment pour votre témoignage très très fort qui permet de bien comprendre.
08:29Bonsoir professeur Megarban, merci d'être avec nous.
08:32– Merci à vous.
08:32– Vous êtes chef du service réanimation à l'hôpital Lariboisière à Paris.
08:36Le témoignage très fort de cette dame, de cette responsable associative qui dit, qui le rappelle, le froid tue.
08:42C'est une évidence, mais chaque année le froid tue.
08:44– Oui, tout à fait, effectivement.
08:46Les personnes les plus fragiles sont celles qui n'ont pas de domicile fixe,
08:50qui passent la journée et la nuit dans le froid à l'extérieur, par manque de logement.
08:57Or, évidemment, la complication qui les guette, c'est ce qu'on appelle l'hypothermie,
09:01les engelures qui peuvent, si elle devient profonde, entraîner le décès.
09:06Et c'est quelque chose d'évitable si, tout simplement, on offre la possibilité
09:11de se mettre à l'abri dans un bâtiment chauffé, quel qu'il soit d'ailleurs.
09:16Alors, c'est l'un des objectifs du plan grand froid gouvernemental, justement,
09:25c'est de permettre l'ouverture de tels locaux.
09:28Et manifestement, et probablement dans la réalité,
09:32le nombre de places disponibles n'est pas suffisant pour répondre à l'offre.
09:37Après, il faut savoir aussi quand même qu'il existe,
09:39et c'est ça un peu la difficulté sur le terrain,
09:41une proportion de personnes réfractaires à aller dans ce type de logement.
09:48Peut-être pour des raisons sanitaires, de propreté, de ce qui est offert,
09:53mais malgré tout, il y a des personnes qui restent,
09:55alors qu'on leur offre le logement réfractaire.
09:58Et vous, vous accueillez à l'hôpital ces personnes en difficulté ?
10:02Oui, tout à fait. Au niveau des urgences, en tout cas, les portes sont ouvertes
10:06et les personnes qui viennent se réchauffer dans les locaux d'urgence
10:10ne sont pas mises à la porte en cette période de froid, évidemment.
10:14Donc, il est possible tout à fait de rentrer à l'hôpital,
10:17dans un local, dans les couloirs ou dans la salle d'attente des urgences,
10:22et d'y passer la nuit.
10:23Alors, ce n'est pas confortable, c'est ça le problème.
10:25Mais on peut tout à fait y être, à l'abri, en tout cas, de l'intempérie et du froid.
10:29L'hôpital français, les hôpitaux parisiens sont prêts à accueillir ce type de population ?
10:34Alors, prêts, non, pas de façon permanente, évidemment.
10:36Ici, surtout, le froid va s'installer de façon prolongée.
10:39Donc, on ne peut pas, évidemment, avoir des personnes qui habitent
10:42pendant 15 jours dans les couloirs ou dans la salle d'attente des urgences.
10:47Par contre, transitoirement, pour ceux qui se retrouvent en difficulté pendant une nuit,
10:52il est tout à fait possible de rentrer dans le service des urgences
10:54et de rester en salle d'attente.
10:56Ils ne seront pas mis à la porte.
10:58Alors, nous sommes également en ligne ce soir avec la secrétaire générale de la préfecture du Barin.
11:02Bonsoir, madame Harvey Lair à Douceau.
11:05Chez vous, le plan Grandfois a été, contrairement à Paris, a été déclenché.
11:11Bonsoir.
11:12Oui, tout à fait.
11:12Le niveau 1 a été déclenché depuis le 24 décembre.
11:16Alors, ça veut dire quoi, concrètement, un plan déclenché sur le terrain ?
11:20Ça permet quoi ?
11:21Alors, ça permet à l'État de demander aux associations qui s'occupent habituellement de ces personnes en difficulté
11:29de renforcer leur action avec les financements qui vont avec.
11:32Par exemple, les accueils de jour.
11:34On a un accueil de jour qui, exceptionnellement, est ouvert 24 heures sur 24,
11:38pour que les personnes puissent venir s'abriter, prendre un repas chaud ou un café.
11:42Ou encore, on a des places supplémentaires qui ont été ouvertes sur la ville de Strasbourg.
11:47Et enfin, on a les maraudes également qui sont intensifiées, là aussi, pour aller à la rencontre de ces personnes
11:52et leur proposer un café, des couvertures supplémentaires, si jamais ils ne veulent pas être hébergés
11:56ou de les orienter s'ils en ont besoin.
11:59Alors, concrètement, sur le terrain, ça veut dire un dispositif important,
12:03avec ce plan qui est déclenché, plan Grandfois, dans la région, dans le département Barin ?
12:09– Alors, dans le Barin, en général, on a déjà beaucoup de dispositifs qui sont habituels,
12:14puisqu'évidemment, la région est habituée à des hivers froids.
12:18Donc, on a déjà plusieurs milliers de personnes qui sont mises à l'abri tous les soirs,
12:22dans les dispositifs prévus.
12:25Et donc là, en plan, on renforce, en effet, donc ce sont les associations,
12:28par exemple, l'Armée du Salut ou l'Ordre de Malte,
12:32qui font ces maraudes et qui renforcent avec leurs bénévoles
12:35pour être plus présents sur le territoire.
12:36– Le plan Grandfois, vous le déclenchez souvent, chaque année ?
12:40– Alors, en tout cas, là, c'est déjà la deuxième fois cette année pour Strasbourg.
12:45On l'avait déjà déclenché pour quelques jours fin novembre,
12:48avec déjà des températures, en effet, basses.
12:50Le niveau 1, en effet, c'est assez habituel.
12:52Par contre, les autres niveaux n'ont pas été déclenchés depuis très longtemps,
12:55en tout cas dans le Barin.
12:57– Ça veut dire concrètement combien d'équipes sur le terrain ?
13:00Quel type de personnel sur le terrain ?
13:02Des pompiers, du secours ? Quel profil de personnel ?
13:09– Alors, les pompiers, les secours, de toute façon, sont là comme habituellement.
13:12Il n'y a pas de renfort particulier, mais ils sont évidemment plus attentifs
13:16à ces situations.
13:18Je rappelle, le numéro d'urgence pour les personnes en difficulté à la rue,
13:21c'est le 115.
13:22Mais c'est surtout, les profils, ce sont surtout des bénévoles,
13:25en fait, des associations ou encore les personnels de la mairie,
13:27également, qui fait certaines maraudes certains soirs,
13:30la mairie de Strasbourg.
13:30– Alors, Patrick Marlière est resté avec nous, spécialiste météo.
13:34Hélène et Léonore Boccarat est également avec nous.
13:37Je vous ai posé la question tout à l'heure, Patrick, à propos des pluies,
13:40si on les avait vus arriver.
13:41Ce froid massif qui saisit à Paris, dans le Barin,
13:46vous l'aviez prévu également ?
13:47– Il était prévu par les services météorologiques.
13:50On avait déjà eu un coup de froid au mois de novembre
13:52qui avait duré 3-4 jours.
13:54C'était la première petite offensive.
13:56Effectivement, celle-ci était un peu plus importante.
13:58L'anticyclone est bien installé sur le nord de l'Europe,
14:02bien centré même au nord de l'Écosse,
14:04et il dirige des masses d'air polaires qui viennent du nord-est et de l'est
14:09et qui nous apportent donc ces températures très négatives au petit matin.
14:12Alors, la seule différence par rapport aux jours précédents,
14:15c'est qu'il y a beaucoup moins de vent aujourd'hui.
14:18Et évidemment, pour vous donner un exemple,
14:22la température, je regardais la plus basse,
14:24à 23h, c'était à Charleville-Mézières,
14:26avec environ moins 6 degrés,
14:28la température ressentie, moins 6 degrés.
14:30Le vent est calme.
14:31C'est quand le vent se renforce qu'on a un ressenti beaucoup plus bas.
14:35Et puis, quand on regarde la tendance,
14:36il y a encore quelques jours,
14:38les moyennes saisonnières, les tendances saisonnières
14:40annonçaient une remontée des températures la semaine prochaine.
14:43Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
14:45Il semblerait que ce coup de froid va se maintenir jusqu'à début janvier.
14:49Alors, après, comment tout ça va évoluer début janvier ?
14:53Il y aurait peut-être de nouveau une petite dégradation
14:55sous forme du retour de la neige.
14:57Mais là, on est encore trop loin de cet événement pour le certifier.
15:01Pour autant, côté température,
15:03aujourd'hui, il n'y a moins de doute,
15:05ce froid va persister jusqu'à début janvier,
15:07donc tout au long de la semaine prochaine.
15:09Et évidemment, les plans grand froid s'avèrent de plus en plus nécessaires
15:13sur toutes les villes, y compris Paris.
15:16Une question maintenant pour l'architecte,
15:18expert en risque majeur.
15:19Boris Feliachef, le froid, c'est une réalité également qui concerne tout ?
15:24Oui, et je voulais revenir sur quelque chose de très intéressant
15:25qui a été évoqué deux fois.
15:27Une fois à propos des crues, d'ailleurs, dans le Sud,
15:29et une fois à propos de ce grand froid.
15:31On l'a vu au niveau des crues.
15:32On avait un maire qui parlait de sa commune
15:35qui avait eu pas mal d'expérience de ce phénomène sévenol,
15:39puisqu'il y a une période de retour qui est assez courante.
15:42Donc, ils ont l'habitude, donc ils sont prêts.
15:44Donc, ils ont beaucoup de moyens mis en place.
15:45Ils sont assez réactifs.
15:46On le voit aussi dans l'Est de la France
15:49où il y a des mesures qui ont été immédiatement prises
15:53par la préfecture de façon à venir aux besoins de la population,
15:57ce qui n'est pas le cas à Paris.
15:58Et ça, on rentre directement dans ce qu'on appelle
16:00la perte de mémoire ou la préservation de la mémoire des phénomènes.
16:03À partir du moment où on a une régularité des phénomènes,
16:06on a une période courte entre les différentes catastrophes,
16:09en fait, il y a automatiquement une sorte de vigilance qui se crée
16:14au sein des populations, à toutes les strates de la société,
16:17ce qui fait que la région est plus apte à répondre à ce genre de catastrophes,
16:21à ce genre de phénomènes.
16:22Alors que dans les régions comme à Paris,
16:24où on a des périodes de retour plus longues, plus éloignées,
16:27on a ce qu'on appelle la perte de mémoire,
16:29qui expose d'autant plus les populations et nous rendent d'autant plus vulnérables.
16:33Et ça fait partie des facteurs pris en compte, par exemple,
16:36par Météo France, pour établir certaines vigilances.
16:39C'est très important dans les risques majeurs,
16:42cette notion de perte de mémoire ou de...
16:43Oui, j'allais dire, en fait, il n'y a pas que les températures,
16:46bien sûr, c'est le primum novens, le froid.
16:49Mais il y a aussi la démographie de la région concernée.
16:53En l'occurrence, pour Paris, il ne faut pas attendre
16:55une baisse marquée des températures,
16:58parce que même entre 0 et moins 5 degrés,
17:00il y a tellement de personnes en situation difficile,
17:03démunies, des migrants, des SDF,
17:06des alcooliques malheureusement dans la rue,
17:08qu'effectivement, la population à risque est beaucoup plus importante.
17:13Et nous avons déjà dans le service,
17:15j'ai au moins deux personnes qui ont été hospitalisées
17:17dans les deux dernières nuits pour une hypothermie.
17:19Heureusement, leur pronostic vital n'est pas en jeu,
17:22mais quand même, s'ils étaient restés plus longtemps à l'extérieur,
17:25ils seraient décédés.
17:27Merci à vous, professeur Megarban.
17:29Je vous garde quelques minutes encore,
17:31parce qu'on va parler de la grippe dans quelques instants.
17:34D'un mot, Eléonore, le froid, ça va durer longtemps encore ?
17:38Comme l'a évoqué Patrick tout à l'heure,
17:40on a vraiment un puissant blocage anticyclonique
17:43qui fait que la situation est presque cristallisée pour l'instant.
17:48Et on n'attend pas de radoucissement,
17:50d'après les modèles.
17:53Jusqu'à début janvier, au moins,
17:54on sait qu'on va conserver un froid de ce type.
17:55Merci à tous pour vos témoignages,
17:58vos analyses très importantes ce soir
18:01pour cette situation, pour les inondations,
18:03mais également pour la situation à propos du froid.
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