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  • il y a 6 semaines
Jean-Philippe Tanguy, député RN, était l'invité du "Face à Face" ce mercredi 24 décembre, sur BFMTV et RMC. Il est revenu sur le PIB, la dette, le vote du budget et la loi spéciale. 

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Transcription
00:00Bonjour Jean-Philippe Tanguy, vous êtes député RN de la Somme, vous êtes membre de la commission des finances,
00:05vous étiez même dans la commission mixte paritaire, la fameuse qui a explosé en vol et le budget avec.
00:11Mais tout de même, hier, un moment presque de grâce à l'Assemblée, un vote unanime, pour une fois,
00:16vote unanime de la loi spéciale à l'Assemblée nationale hier soir,
00:20cette loi spéciale qui permet à la France de continuer à tourner au moins le temps d'attendre un budget.
00:26Marine Le Pen a décrété une sorte de trêve de Noël, elle l'a dit en s'adressant au Premier ministre,
00:31et Sébastien Lecornu lui a d'ailleurs répondu en souriant, en espérant, dit-il,
00:35que cette trêve se poursuive jusqu'en janvier pour pouvoir adopter un budget. Chiche ?
00:41Écoutez, M. Lecornu a fait un peu de politique sur la déclaration de Marine Le Pen,
00:45qui était avant tout pour remercier tous les Français et toutes les Françaises, pardon,
00:50qui travaillent aussi en ce jour de Noël, les soignants, nos policiers, nos gendarmes,
00:56tous ceux qui nous transportent pour aller vers nos familles.
01:00C'était un hommage aussi à cette France qui ne va pas profiter de sa famille,
01:04qui ne va pas profiter de ses proches pour s'occuper de nous.
01:07Et c'est vrai que ça concerne un petit peu le monde politique,
01:10qui cette année n'a pas donné une très belle image de nous-mêmes,
01:14parce qu'on se rend bien compte que les promesses qui avaient été faites aux Françaises et aux Français
01:17et aux dernières élections, à savoir ne donnez pas le pouvoir au Rassemblement National
01:20et puis on va s'arranger, on se rend bien compte que tout ce petit monde n'arrive pas à s'arranger.
01:25Oui, mais vous-même, vous étiez dans la bataille politique.
01:28Absolument, parce qu'on porte des idées.
01:29Tout le monde était contre nous.
01:31Il se trouve que, par acquis de conscience, j'ai regardé la soirée électorale des élections législatives de 2024.
01:36Ah, vous avez re-regardé ?
01:37Oui, j'ai regardé un peu par acquis de conscience.
01:37Vous faites ça de temps en temps, vous re-regardez les soirées électorales.
01:40Dans mes soirées un peu de solitude.
01:41D'accord.
01:41Pour revoir si parfois je ne vis pas dans mon monde parallèle,
01:44parce que vous recevez beaucoup de femmes et d'hommes politiques,
01:46ils ont tendance à se reconstruire un monde parallèle.
01:48Donc je suis allé revoir ce qui s'était passé ce soir-là.
01:50Et puis ils étaient tous mains sur le cœur.
01:52On a battu le Rassemblement National.
01:54Jordan Bardella n'est pas Premier ministre.
01:55Mais vous allez voir, on a entendu le message.
01:57On va se mettre d'accord, on va résoudre les problèmes.
01:59Écoutez, on est deux ans après.
02:01Et cet échec du budget, c'est l'échec du système.
02:04Ce sont des gens, on l'a vu notamment au Sénat.
02:06Le Sénat n'a pas réussi à baisser les dépenses publiques.
02:08Le Sénat a encore aggravé le déficit public de 10 milliards d'euros,
02:12comme ils l'ont fait sur la sécurité sociale.
02:14Et c'est facile d'endormir tout le monde avec de la dette.
02:16Vous savez, Madame de Malherme, ça fait 50 ans qu'ils font ça.
02:19La dette, ça ne se voit pas à court terme.
02:20Voilà, ça passe.
02:21Les gens se disent parce qu'ils sont fatigués,
02:23qu'ils ont autre chose à faire dans leur vie.
02:24Bon, c'est pas terrible, mais on va faire avec.
02:26Et puis la dette, depuis trois trimestres,
02:29elle a augmenté de 180 milliards.
02:31Donc 180 milliards à 4%.
02:33Je vous laisse faire le calcul.
02:35Ça fait 6 milliards, plus de 6 milliards d'intérêts.
02:38Et qui est-ce qui va payer les intérêts ?
02:39Qui est-ce qui va payer la dette ?
02:40Eh bien, c'est ceux qui travaillent.
02:41Ce sont les retraités.
02:42Ce n'est pas les hommes politiques.
02:44Donc en fait, ce système, si vous voulez,
02:45qui endort, qui fait le lait de redon.
02:48C'est l'ait de redon, avec la grosse dette bien dodue.
02:51Eh bien, à la fin, malheureusement, c'est les Français qui payent.
02:53Et je vois bien que la question de la dette et de l'endettement public,
02:55il passe un peu au deuxième plan.
02:57Vous pouvez quand même reconnaître au moins à François Bayrou
02:59d'avoir considérablement parlé de cette dette.
03:03Exactement.
03:04C'était exactement ça, Madame de Malarbe.
03:05C'est qu'alors qu'on a eu 6 mois quand même sur ce thème-là,
03:08finalement, comment se finit la séquence politique sans M. Bayrou ?
03:10Certes, on lui souhaite bon rétablissement.
03:12Il paraît qu'il a eu une grippe assez sévère.
03:14On lui souhaite bon rétablissement avec ses proches.
03:16Ça se finit par plus de dettes, plus d'endettement.
03:18Et les Républicains de M. Rotaillot,
03:20vous avez quand même reçu beaucoup M. Rotaillot depuis 2 ans,
03:23toujours, ils vous expliquent qu'il va baisser la dépense publique.
03:25Il a eu le pouvoir pendant 2 semaines de baisser la dépense publique.
03:28Il ne l'a pas fait.
03:29Ce n'est pas une attaque du Rassemblement National.
03:31Ce n'est pas une interprétation de ma part.
03:32Il a eu le pouvoir un peu plus longtemps que 2 semaines.
03:33Non, mais sur le budget, sur le Sénat, pardon,
03:35ce n'est pas été clair.
03:36Sur le Sénat, il aurait pu baisser la dépense publique.
03:38Parce qu'on parle de quoi ?
03:39Alors, attendez, attendez,
03:40parce que là, vous avez dit plein de trucs.
03:41Excusez-moi.
03:42Non, non, vous avez dit plein de trucs.
03:43Je sens que vous avez beaucoup, beaucoup de choses à dire.
03:45Mais on va prendre les choses petit à petit.
03:47D'abord, sur la situation au moment où on se parle.
03:49Ce budget, il a donc été rejeté.
03:52Vous nous raconterez dans un instant, d'ailleurs,
03:54comment ça s'est passé derrière les portes de la commission mixte paritaire.
03:57Pas de l'aurier.
03:57Mais il y a quand même cette loi spéciale.
04:01Certains disent, cette loi spéciale va nous coûter une fortune.
04:04D'autres disent, au contraire, si ça ne dure pas longtemps,
04:06et c'était le cas de Philippe Juvin,
04:07il disait, au fond, rapporteur du budget,
04:09ce n'est pas non plus une catastrophe pour le budget de la France
04:12si ça ne dure pas trop longtemps.
04:14Est-ce que, la question, c'est,
04:16est-ce qu'il y aura un budget en janvier ?
04:18Est-ce que vous estimez, vous, qu'il faut un budget en janvier ?
04:21Qu'il faille un budget, oui, bien sûr qu'il faut un budget.
04:24Si c'est le budget qu'on nous propose, c'est une catastrophe.
04:25Parce que concrètement, c'est quoi ?
04:27C'est 19 milliards de hausses d'impôts.
04:29Il y a eu beaucoup de fausses informations qui ont circulé.
04:31C'est vrai que les débats budgétaires, c'est compliqué à suivre
04:33parce qu'on est dans notre petit monde politique,
04:35très technique, où on vit notre petite vie,
04:38et il y a des choses qui sortent de l'extérieur.
04:39On a l'impression qu'il y a plein d'impôts d'un coup qui sont votés,
04:41alors que l'essentiel est théorique et très bidon.
04:43Donc, à la fin, vous avez fait le calcul et vous considérez qu'il y a 19 milliards.
04:47Ce n'est pas mon calcul, c'est le texte qui est déposé par le gouvernement.
04:50Vous regardez le tableau de la hausse des impôts,
04:53il y a 19 milliards de hausses d'impôts qu'on appelle des recettes fiscales,
04:57et puis il y a 5 milliards encore en plus qu'on appelle des recettes non fiscales.
04:59Donc, c'est 24 milliards en plus.
05:00Ce qui est d'ailleurs exactement, et c'est là où on voit que c'est Bercy qui contrôle tout,
05:04la hausse d'impôts qu'on a eue en 2025.
05:07Parce qu'au milieu du budget, il y a eu ce qu'on appelle la loi de fin de gestion,
05:10c'est-à-dire encore un thème technique,
05:11et ils ont voté quoi ?
05:12Ils ont acté qu'en 2025,
05:14l'ensemble de la baisse très limitée du déficit a été des hausses d'impôts,
05:18c'est ce que dit d'ailleurs...
05:19Quel budget vous accepteriez-vous ?
05:21Quel budget vous accepteriez-vous ?
05:22On accepterait une baisse de la fiscalité qui est gagée sur une baisse des dépenses.
05:27C'est quand même pas compliqué, parce que vous savez,
05:28il y a 57% de la richesse des Français qui est en dépenses publiques.
05:32Donc, on se rend compte, ça fait une masse de plus de 1500 milliards d'euros.
05:35Et là, ils n'arrivent pas à trouver 10 milliards d'euros.
05:37Écoutez, tout ça n'est pas sérieux.
05:38On voit bien qu'en fait, c'est un système qui est prisonnier de lui-même,
05:42un peu mis en laisse, il faut bien le dire,
05:45par du clientélisme, par une forme de corruption passive.
05:48Vous parlez assez régulièrement sur vos antennes du prix des marchés publics,
05:52du fameux catalogue où on achète des biens très chers.
05:55Le catalogue des commandes publiques,
05:57où effectivement on achète la moindre machine à café
05:59ou le moindre fauteuil de bureau,
06:01plus cher que si on l'achetait sur le marché.
06:0220%, oui, c'est quand même considérable.
06:05Bon, si votre chaîne était gérée comme ça, ou votre famille,
06:07vous seriez sur la paille depuis longtemps.
06:10Donc, tout ça n'est pas sérieux.
06:11Oui, mais ça, tous les individus le disent.
06:14C'est-à-dire, je vais vous prendre un exemple qui m'a frappé ces derniers jours.
06:17Ma prime rénov', puisqu'il n'y a pas de budget,
06:19l'agence qui s'occupe de gérer ma prime rénov'
06:22ne peut pas fonctionner tant qu'il n'y a pas de budget.
06:24Donc, il n'y a pas de ma prime rénov' qui est à nouveau suspendue
06:26à partir du 1er janvier.
06:28Et vous avez tout le monde du bâtiment,
06:30les artisans,
06:31les patrons de ces entreprises
06:33qui crient au scandale, qui disent
06:34c'est une catastrophe, on va s'écrouler.
06:36Ça veut quand même dire que quand vous dites le système,
06:38mais le système, c'est y compris
06:39chaque individu, chaque travailleur,
06:42chaque ouvrier du bâtiment, qui dit
06:44qu'il est désormais dépendant
06:45de cette dépense publique.
06:48Vous, au pouvoir, vous diriez aux artisans,
06:50aux commerçants, écoutez, on arrête vos aides ?
06:52On s'est engagé à arrêter ma prime rénov'.
06:54C'est fini, vous ne la remettriez pas ?
06:57On enlève ce machin
06:58très technocratique qui est un nid à fraude.
06:59Tous les rapports de la Cour des comptes là-dessus sont très clairs.
07:02C'est un nid à fraude qui ne fonctionne pas.
07:04En gros, quand vous mettez 2 euros d'aide publique,
07:06il n'y a qu'un euro qui est vraiment utile pour la rénovation thermique
07:08et pour ces ouvriers du bâtiment.
07:10Donc, on a proposé avec Marine Le Pen et Jordan Bardella
07:12ce qu'on appelle 100% rénov'.
07:14C'est un taux à taux zéro,
07:18un prêt vert,
07:19beaucoup plus simple, sans bureaucratie.
07:20Oui, c'est beaucoup plus simple,
07:21mais ça veut dire que vous aussi,
07:22vous ne leur dites pas débrouillez-vous tout seul.
07:23Vous ne leur dites pas débrouillez-vous tout seul.
07:25Vous continuez à leur dire,
07:26on va vous aider, on va vous accompagner,
07:28on va avoir une dépendance à la dette.
07:30Non, mais il y a des mécanismes qui fonctionnent.
07:32Or, ce mécanisme, il peut rapporter de l'argent.
07:33Alors là, on n'a pas le temps de l'expliquer,
07:35mais c'est un système qui permet de rapporter de l'argent.
07:37Tout système n'est pas voué à coûter de l'argent public.
07:40Mais au-delà de ça,
07:41pourquoi est-ce qu'on a donné ce système aussi de ma prime rénov'?
07:43C'est que l'État met tellement de normes,
07:46de bureaucratie, de contraintes,
07:48qu'ils sont toujours dans la compensation, en fait,
07:50de la bureaucratie,
07:51par un petit billet, par un chèque.
07:53Regardez les agriculteurs,
07:54pourquoi ils n'en peuvent plus ?
07:55C'est qu'on dit, on va arracher vos vignes,
07:57on vous fait un chèque.
07:57On va tuer vos bêtes,
07:59on vous fait un chèque.
08:00On vous empêche de cultiver de la betterave ou des noisettes,
08:02on vous fait un chèque.
08:02Les Françaises et les Français, je crois,
08:04en tout cas la France du Travail,
08:05on ne peut plus de ce système.
08:06On n'a pas déjà,
08:07moralement, c'est très condamnable,
08:09et en plus les gens ne travaillent pas
08:10pour avoir un chèque de l'État,
08:12ils le paient d'une façon ou d'une autre
08:13par leurs impôts de toute façon,
08:14et surtout, on n'a plus cet argent.
08:16Donc en fait, on est sur un système complètement dingue,
08:18où on détruit de la richesse,
08:20on détruit de la richesse.
08:20Mais les agriculteurs, par exemple.
08:22Et on compense la richesse par de la dette.
08:23Ça ne fonctionne plus.
08:24Jean-Philippe Tanguy, les agriculteurs,
08:26alors il y en a quelques-uns qui restent à nouveau,
08:28qui restent encore sur l'autoroute,
08:30notamment à 64.
08:31Ils ont été reçus par Emmanuel Macron hier.
08:34La plupart, et notamment la Confédération paysanne,
08:36ne sont pas convaincus
08:37et appellent à maintenir les blocages.
08:39Vous, d'un côté, vous dites,
08:41on va réduire considérablement,
08:42voire supprimer la contribution de la France
08:46au budget de l'Union européenne.
08:47Mais dans ces cas-là,
08:48qui va payer les agriculteurs ?
08:49C'est simple, on peut le payer nous-mêmes,
08:50puisqu'on va donner 30 cette année,
08:52ça augmente de 6 milliards,
08:53et on reçoit entre 12 et 15.
08:55Donc il y a 15 milliards net.
08:56Si vous voulez, vraiment, c'est comme si...
08:58Les agriculteurs, ils remercient la PAC.
09:00Les agriculteurs, ils remercient la PAC.
09:01La politique agricole commune.
09:02Les agriculteurs, ils font avec le système qu'ils ont.
09:05Mais les agriculteurs savent très bien
09:06qu'on donne 2 euros à l'Europe,
09:09elle nous en rend 1.
09:10Mais c'est mathématique.
09:11Je vous donne ma montre,
09:13vous me donnez l'heure, quoi.
09:14Voilà, c'est ça, l'Union européenne, aujourd'hui.
09:16C'est complètement déconnant.
09:17Ça ne fonctionne pas.
09:18Et en plus, pareil, on compense des contraintes.
09:20Parce que cette PAC,
09:21vous savez très bien que les agriculteurs le disent aussi,
09:23c'est plus que c'était.
09:24Avant, c'était une incitation à produire.
09:25On incitait les agriculteurs à produire en France, en Europe.
09:29Maintenant, dans la PAC,
09:30il y a plein de primes pour compenser
09:32ces politiques écologistes punitives, absurdes.
09:35On les empêche de cultiver des terres,
09:37on les paye.
09:37On leur dit de réduire leurs cheptels,
09:39on les paye.
09:39C'est exactement la logique que je dénonçais tout à l'heure,
09:41Madame de Merle.
09:42Et c'est pour ça que l'Europe décroche.
09:43C'est pour ça que l'Europe décroche.
09:44Il n'y a pas besoin de chercher des trucs très compliqués.
09:46On est en décroissance.
09:47C'est-à-dire que nous avons des politiques bureaucratiques
09:49ou d'écologie punitive
09:50qui incitent à produire moins par rapport aux autres.
09:52Non, on n'est pas en décroissance, Jean-Philippe Tanguy.
09:54En termes économiques,
09:55la France a encore enregistré
09:59une forme de croissance économique.
10:00Ça, c'est du pipo.
10:01Vous voyez bien que ce sont des chiffres
10:04qui cachent une autre réalité.
10:05En fait, il faut prendre le PIB par habitant.
10:07C'est la richesse qu'on crée par habitant.
10:09Parce que naturellement,
10:10on a des immigrés qui arrivent,
10:11on fait encore des enfants,
10:13même si la crise de la natalité est là.
10:15Donc mécaniquement, le PIB,
10:16il augmente un peu.
10:18Mais si vous prenez la richesse par habitant,
10:19on est complètement dégringolé.
10:21Mais la France, en termes de PIB par habitant,
10:23est envenue la 26e puissance du monde
10:25alors qu'on était dans les 10 premiers
10:27il y a encore 20 ans.
10:28Donc pour vous, la France va mal ?
10:28Bien sûr qu'elle va mal.
10:29Mais pourquoi on n'arrive pas, par exemple,
10:31à financer les systèmes de retraite ?
10:32Tous les systèmes sociaux,
10:33c'est qu'on ne produit plus par habitant
10:34assez de richesse
10:35pour suivre le coût de la hausse de la santé, par exemple.
10:39Est-ce qu'il vaut mieux rester sur cette loi spéciale
10:41ou adopter un budget ?
10:42Il vaut mieux rester sur cette loi spéciale
10:44si c'est pour avoir le budget qu'on nous propose.
10:46Ils ont pris toute l'année ?
10:47Je préfère ça que ce qu'ils ont fait
10:49avec la sécurité sociale ?
10:50Parce que concrètement, qu'est-ce qui s'est passé ?
10:52On dit qu'ils se sont mis d'accord, c'est formidable.
10:54Bah oui, le déficit de la sécurité sociale,
10:56il est passé de 16 à 24 milliards.
10:58Ils ont augmenté le déficit d'un coût de 50%.
11:00C'est facile de se mettre d'accord là-dessus.
11:02Tout le monde peut se mettre d'accord
11:03en faisant payer les autres.
11:04C'est exactement ce qui s'est passé.
11:05C'est une question aussi de chiffres.
11:07Quand vous preniez 16 et que là vous prenez 24,
11:08vous prenez les deux chiffres effectivement extrêmes.
11:10Dans le 24, vous rajoutez y compris
11:12la contribution de l'État
11:13qui ne participe pas officiellement
11:15aux chiffres du déficit.
11:16Mais ça c'est comptable Madame de Mallard.
11:18À la fin c'est qui qui paye ?
11:20C'est les contribuables.
11:21Ça peut être l'État, la sécurité sociale.
11:23C'est un jeu d'écriture.
11:24C'est bien 24 milliards d'impayés.
11:26Voilà, c'est tout.
11:27Et ça il faut bien les compenser.
11:28Donc pour vous, s'il y a un 49.3,
11:30il y aura censure.
11:31S'il y a vote, vous voterez contre.
11:33Quoi qu'il arrive, vous ne participerez pas
11:34à l'adoption du futur budget.
11:36Mais ils peuvent tout à fait faire des économies.
11:38Tout ça est encore possible.
11:39Des économies sur la submersion migratoire,
11:41sur le millefeuille territorial.
11:42Pourquoi par exemple on n'arrive pas
11:43à faire des économies sur le millefeuille territorial ?
11:45Il faut quand même dire la vérité.
11:46Il y a des élections municipales là qui arrivent
11:48et des élections sénatoriales.
11:49La réalité, vous me parliez de ce qui s'est passé en CMP.
11:51En CMP, en commission mixte paritaire,
11:53où il y a les sénateurs, les députés.
11:55Eh bien les sénateurs, je vais vous dire,
11:56étaient pires que les députés.
11:57Parfois il m'arrive d'avoir honte
11:58de l'Assemblée nationale.
11:59Alors le Sénat, c'était n'importe quoi.
12:01Là, Jean-Philippe Tanguy,
12:02vous êtes en train de raconter,
12:03et il faut que tout le monde comprenne
12:04de quoi il s'agit,
12:05ce moment qui effectivement a fini
12:07par faire exploser le budget.
12:09La commission mixte paritaire,
12:11c'est ce moment où quelques députés,
12:14quelques sénateurs,
12:15se mettent ensemble dans un huis clos,
12:16en quelque sorte,
12:17pour tenter de trouver un texte commun.
12:20Faute de quoi ?
12:21Faute de quoi ?
12:22Il n'y a pas de budget.
12:23Ou alors ça repart à l'Assemblée,
12:24mais là nous n'avions pas le temps,
12:26étant donné que le calendrier était trop restreint.
12:28Jean-Philippe Tanguy,
12:29il a suffi de quelques minutes.
12:31Ça n'a pas duré.
12:32Qu'est-ce qui s'est passé ?
12:33Ils ont acté qu'ils n'étaient pas d'accord,
12:34parce qu'ils arrivaient...
12:35Les socialistes voulaient plus d'impôts,
12:36les sénateurs voulaient baisser les dépenses,
12:38mais on ne sait pas où,
12:39et surtout les sénateurs voulaient préserver
12:40les crédits des collectivités territoriales,
12:43et les élections sénatoriales,
12:45c'est en septembre,
12:45c'est un mot,
12:46ça s'appelle de l'achat de voix.
12:48Pour vous, les sénateurs ont acheté des voix,
12:50ils sont en achat de voix.
12:51Ils sont dans un clientélisme ?
12:52C'est quelques centaines,
12:54voire quelques milliers d'électeurs
12:55par département, les sénatoriales.
12:57Donc, quand vous votez des milliards d'euros
12:58de subventions qui vont directement
13:00à des élus qui sont en cours de réélection,
13:02en espérant que si vous aidez
13:04les élus municipaux,
13:05des agglomérations,
13:06à se faire réélire,
13:08et bien après,
13:08ils vont voter pour vous,
13:09ça s'appelle comment ?
13:10Moi, si vous voulez,
13:10j'en ai aussi assez,
13:11qu'on soit toujours dans le politiquement correct.
13:13Ah ben non,
13:14il ne faut pas dire ça,
13:14ce n'est pas correct,
13:15les pauvres sénateurs.
13:15Ce ne sont pas des pauvres sénateurs.
13:17Quand vous versez des milliards d'euros
13:18payés par le contribuable,
13:19par la dette,
13:20à des gens,
13:21des grands électeurs
13:22qui après vont vous réélire,
13:23ça s'appelle de l'achat de voix.
13:24Ça n'est pas public,
13:25la commission mixte paritaire,
13:26ça se passe effectivement
13:27dans une forme de huis clos.
13:28Jean-Philippe Tanguy,
13:29Philippe Juvin,
13:30ici même,
13:30et Sébastien Lecornu,
13:31à nouveau hier,
13:33ont considéré
13:33que si ça avait échoué,
13:35c'était simplement
13:35parce qu'il manquait du temps.
13:36Mais ce que vous êtes en train
13:37de nous raconter là,
13:38c'est que ce n'était pas
13:38une question de temps.
13:39Ah ben si,
13:40parce qu'ils auraient pu
13:40se mettre d'accord sur le déficit.
13:41Ils auraient quand même fini
13:42par se mettre d'accord ?
13:42Ah oui,
13:42Je pense que Philippe Juvin
13:43avait raison.
13:44D'ailleurs,
13:44il avait aussi raison
13:45sur le coût de la loi spéciale.
13:46Moi, ça fait un an,
13:47y compris sur votre antenne,
13:48que je dis que le fait
13:49que la loi spéciale
13:49avait coûté 12 milliards d'euros,
13:50ce n'était pas vrai.
13:51Il a avoué,
13:52il a reconnu que c'était faux.
13:54D'ailleurs,
13:54il n'avait jamais dit le nuit
13:55que ça avait coûté.
13:56Ce n'est pas une question
13:56de reconnaître.
13:57Non, parce qu'il a accès
13:58à tous les documents budgétaires
13:59que moi,
13:59il estime,
14:00il estime effectivement
14:01calcul à l'appui
14:02que lorsque un certain nombre
14:04de ministres avaient dit
14:05que ça avait coûté 12 milliards,
14:07la loi spéciale,
14:08et que donc,
14:09il fallait absolument
14:09un budget
14:10pour ne pas avoir
14:11à payer cet argent,
14:13Philippe Juvin dit
14:14non, en réalité,
14:15il n'y a pas ce chiffre-là.
14:16Voilà,
14:16donc c'est quand même
14:17beaucoup de mensonges
14:17de la part du gouvernement.
14:19Et là,
14:19je pense effectivement
14:19qu'ils n'ont pas voulu
14:20avoir le temps
14:21pour continuer cette comédie.
14:23Parce que moi,
14:24je pense depuis le début
14:25qu'en fait,
14:25M. Macron et M. Lecornu
14:26font une comédie
14:27pour gagner du temps
14:28sur ce budget,
14:29pour épuiser
14:30les Françaises et les Français.
14:31D'ailleurs,
14:31je suis obligé de reconnaître
14:32que ça marche un peu.
14:33C'est vrai que les gens
14:33en ont marre.
14:34Ils disent,
14:34écoutez,
14:35nous,
14:35on a nos problèmes,
14:35on a nos vies,
14:36on a nos familles,
14:37on a nos métiers,
14:38on n'en peut plus
14:39de ces histoires budgétaires,
14:40ça fait des mois et des mois,
14:42passant à autre chose.
14:42Donc en fait,
14:43ils jouent,
14:43il faut bien le dire,
14:44sur l'épuisement.
14:45Et je pense que là,
14:46effectivement,
14:46le fait qu'ils n'aient pas
14:47donné deux jours de plus
14:48à Philippe Juvin,
14:49rapporteur général du budget
14:50et au Sénat,
14:51pour se mettre d'accord
14:51sur un chèque
14:52encore à faire,
14:54ce n'était pas compliqué,
14:55et c'était volontaire.
14:56Moi, je pense qu'ils veulent
14:56toujours perdre du temps
14:58pour montrer que le Parlement
14:59n'est pas responsable,
15:01il n'y a que le gouvernement
15:01qui est capable
15:02de faire des choses.
15:03D'ailleurs,
15:03on verra comment.
15:04Est-ce que ce sera
15:04le retour du 49-3 ?
15:05Je ne sais pas.
15:06Est-ce que ce sera
15:07les ordonnances ?
15:07Il n'y a pas eu de vote,
15:08donc il peut encore y avoir
15:09ces ordonnances,
15:10c'est-à-dire que le gouvernement
15:11applique le budget
15:12par ordonnance.
15:12Si on en croit
15:14Sébastien Lecornu hier,
15:15il a l'air de préférer,
15:17évidemment,
15:17que tout le monde
15:18se mette d'accord
15:19et que ce budget
15:19soit voté de manière,
15:20j'allais dire,
15:21normale,
15:22selon la procédure normale,
15:24qu'il n'y ait pas
15:24de 49-3.
15:26Tant mieux.
15:26Vous entendez quand même
15:27cette volonté au minimum.
15:28On verra, c'est sûr,
15:30mais si ça se fait
15:30au détriment du déficit
15:31et de l'endettement,
15:32une fois plus,
15:32nous, on ne sera pas d'accord.
15:33Si il y a 49-3,
15:34vous censurerez ?
15:34Oui, évidemment,
15:35mais on ne s'en sort pas
15:36pour censurer,
15:37c'est que la situation
15:38est catastrophique.
15:38Il y a vraiment un phénomène
15:39d'emballement de la dette
15:41et comme il y a un phénomène
15:41d'emballement de la dette,
15:42il y a un phénomène
15:43d'emballement
15:44de les intérêts de la dette
15:45et c'est les Françaises
15:46et les Français qui paient.
15:47On ne peut pas,
15:47c'est trop facile,
15:48vous savez,
15:48c'est facile de venir ici,
15:49dire on s'est mis d'accord
15:50et c'est les Français
15:51qui paieront dans 5,
15:5210, 20 ans.
15:53Ce n'est pas possible
15:54de faire comme ça
15:55et de laisser passer
15:55quand même aussi
15:56des gros mensonges.
15:57Quand on voit
15:58M. Pierre Lescure
15:59qui hier...
16:00Le ministre de l'économie
16:01qui était à mon micro.
16:02...et pris en flagrant délit
16:03de mensonge
16:03sur la fameuse taxe
16:04des petits colis
16:04et qu'il se passe
16:06le phénomène
16:07que le Rassemble national
16:08avait annoncé
16:08depuis le début,
16:09à savoir que cette taxe
16:10sera contournée
16:11par des moyens logistiques
16:13et qu'il y a un entrepôt
16:14en Pologne
16:15qui s'ouvre
16:15qui est 5 fois plus grand.
16:16Alors, vous utilisez
16:16le mot mensonge.
16:17On va être très précis,
16:18Jean-Philippe Tanguy,
16:19puisque, en l'occurrence,
16:20c'est moi qui l'ai interrogé
16:21et qu'en effet,
16:21je l'ai interrogé
16:22sur l'obsolescence déjà
16:23de cette taxe
16:24sur les petits colis
16:25puisque la taxe...
16:26Alors, il y a la taxe européenne
16:27qui, elle, devrait s'appliquer.
16:29En revanche,
16:29la taxe française
16:30à proprement parler
16:31ne s'appliquera pas
16:33et c'est ce que je lui faisais remarquer
16:35puisque Chine a déjà inauguré
16:37cette semaine
16:37un très vaste entrepôt
16:39à Varsovie
16:40dans lequel les colis
16:42feront escale
16:43et comme ils feront escale
16:45à ce moment-là,
16:46ils ne viendront plus officiellement
16:47de Chine
16:47mais ils viendront de Pologne
16:48et donc il n'y aura pas de taxe.
16:50Et deuxième étage de la fusée,
16:52il est quand même possible
16:54également qu'ils n'aient pas
16:55à payer la taxe européenne
16:56puisqu'ils vont,
16:58semble-t-il,
16:58les faire venir
16:59dans un conteneur
17:00au lieu de les faire venir
17:01un par un,
17:02ça deviendra un grand colis
17:03officiellement
17:03et si ça devient un grand colis,
17:05il n'y aura pas non plus
17:05la fameuse taxe
17:07des 3 euros européennes
17:08qui devrait s'appliquer
17:09au 1er juillet.
17:10Donc en effet,
17:11c'est contourné,
17:12ce n'est pas pour autant
17:12un mensonge.
17:13C'est-à-dire que la taxe,
17:14elle existe,
17:14c'est juste qu'elle ne sera pas appliquée.
17:16Mais si,
17:16Madame de Malheur,
17:16parce qu'on a eu ces discussions
17:17au Parlement,
17:18au Parlement,
17:18il se passe des choses.
17:19Marine Le Pen
17:20et votre serviteur
17:21ont exactement dit cela
17:22aux ministres
17:23et on nous a répondu
17:24qu'on était des populistes,
17:31c'est tellement facile
17:31à contourner ces taxes
17:32petits colis.
17:32C'est exactement
17:33ce qu'on leur a dit.
17:34Mais du coup,
17:34on fait quoi face à Chine ?
17:35On met des vraies taxes douanières.
17:38Regardez ce qui s'est passé là.
17:39On a des rétorsions
17:40sur le port,
17:42sur les produits laitiers
17:42de la Chine.
17:43Tout le monde sait que c'est bidon.
17:44Et l'Union Européenne
17:45n'est capable de se défendre
17:46qu'en 18 mois
17:47en suivant les règles
17:48de l'OMC.
17:49C'est fini tout ça.
17:50Tout ce baratin
17:51qu'on a entendu...
17:52Mais ça veut dire quoi ?
17:52Ça veut dire qu'il faut supprimer
17:53les règles ?
17:53Les règles du jeu ?
17:54Mais il faut prendre les règles
17:55telles qu'elles sont
17:56dans le monde réel.
17:56On voit bien qu'aujourd'hui,
17:57c'est, il faut le dire,
17:58des règles assez violentes,
17:59assez brutales,
18:00où des États-empires
18:02imposent leurs règles.
18:03Donc il faut que l'Union Européenne
18:04arrête d'être,
18:05comment dire,
18:06le pigeon de tout ce petit monde
18:08et qu'on réponde
18:08la force par la force
18:10et qu'on mette
18:10des vraies bannières douanières,
18:11des quotas textiles
18:12et qu'on reprotège
18:13notre industrie.
18:14Que ce soit l'industrie lourde,
18:15l'agriculture
18:16ou la petite industrie
18:17type textile,
18:18on est en train d'être
18:18submergé par la Chine
18:19qui a passé
18:20les mille milliards
18:21d'excédents,
18:21je ne sais pas si on se rend compte,
18:22la Chine a mille milliards
18:23d'excédents commerciales,
18:25en particulier sur notre dos
18:26et aussi on a eu
18:27les chiffres de la pollution.
18:28Jamais la Chine
18:29n'a brûlé autant de charbon.
18:30Voilà, c'est-à-dire que nous,
18:31pendant qu'on est en train
18:32de se désarmer,
18:33d'affaiblir notre industrie,
18:34notre agriculture,
18:35d'être des pigeons,
18:36la Chine, elle avance
18:37et elle défend ses intérêts
18:38mais à des niveaux stratosphériques.
18:40Jean-Philippe Tanguy,
18:41attaque de la poste,
18:42revendiquée par un groupe
18:43de hackers
18:44qui seraient des hackers
18:45pro-russes.
18:46Est-ce que c'est une forme
18:47de déclaration de guerre ?
18:48Guerre, non,
18:49parce qu'il faut quand même
18:50faire attention aux mots
18:51puisque la vraie guerre physique
18:52avec des centaines de morts.
18:54À une époque, on parlait de guerre froide
18:54sur une menace.
18:56Là, il y a des choses qui se passent.
18:57Mais même pendant la guerre froide,
18:58excusez-moi Madame de Maler,
18:59pendant la guerre froide,
18:59il y a des pays de l'Est,
19:01la Hongrie,
19:01qui ont connu des répressions
19:02extrêmement lourdes.
19:04Les pays étaient occupés
19:04par les soviétiques.
19:05Il y avait quand même des morts,
19:06il y avait de la répression,
19:06il y avait des gens
19:07qui souffraient sous la guerre froide
19:09et il y a eu plusieurs conflits armés.
19:10Là, il y a un conflit armé en Ukraine
19:12dont l'Ukraine est victime
19:14avec plusieurs centaines de morts
19:16innocents par jour.
19:17Donc la guerre, elle est là.
19:18Par contre, est-ce qu'il y a
19:19des actions très hostiles,
19:20très offensives, agressives
19:21de la Russie
19:23sur les intérêts français ?
19:24Attaque de la poste,
19:25attaque de banque,
19:26attaque d'hôpitaux,
19:27rançonnage, cyber-rançonnage ?
19:29Oui, malheureusement,
19:30ça existe
19:31et on en est de plus en plus victime.
19:32Et la France se défend.
19:33Il faut le dire,
19:34c'est bien, vous voyez,
19:35je suis très critique
19:35sur beaucoup de choses du gouvernement,
19:36mais sur la riposte,
19:38entre guillemets, numérique,
19:39la cybersécurité,
19:41l'État français
19:41essaie quand même de se défendre
19:43et progresse sur ce sujet-là.
19:44Est-ce que vous craignez,
19:45est-ce que vous craignez
19:46pour les élections municipales
19:47qu'il puisse y avoir
19:48une ingérence étrangère ?
19:50Non, car en fait,
19:50on a un système démocratique
19:52qui se défend bien.
19:53Le système médiatique français
19:54se défend.
19:55Les Français sont éduqués,
19:57c'est un peuple éduqué,
19:58averti politique
19:58qui sait très bien faire la différence
20:00entre les fausses nouvelles,
20:01les arnaques
20:02et les vraies informations.
20:03Vous ne croyez pas du tout
20:04qu'il y ait une naïveté
20:06aux fake news ?
20:08Non, on avait fait
20:09une commission d'enquête
20:10dont j'étais président
20:10sur les ingérences étrangères.
20:11Il y avait des vrais problèmes
20:13de rançonnage,
20:14de cyberrançonnage,
20:15d'attaque, ça c'était vrai.
20:16Par contre, sur les informations,
20:17la démocratie française répond bien
20:19parce que notre peuple
20:19en fait est autonome.
20:21Ce n'est pas besoin
20:22d'un État nounou
20:22qui vienne lui dire
20:23ce qui est vrai,
20:24ce qui est faux.
20:24Les Françaises et les Français,
20:25avec les journalistes,
20:26il faut le dire,
20:27font un travail d'information,
20:29de défense de la démocratie
20:30qui fonctionne.
20:32Mais pourquoi toujours dire
20:33que tout fonctionne mal ?
20:33Moi, je crois que ça,
20:34ça fonctionne bien.
20:35Et d'ailleurs,
20:35c'est toujours assez grossier.
20:36On voit des choses.
20:37Moi, je suis victime
20:38de fake news.
20:39Vous allez voir mes comptes
20:39des réseaux sociaux.
20:41Il y a des fausses vidéos
20:42sur moi qui tournent,
20:43des insultes.
20:44Je m'en fiche,
20:44ça ne m'empêche pas de dormir.
20:45Mais bon,
20:46on est tous victimes de ça.
20:47Je vois bien que les gens
20:48sur le terrain,
20:49dans ma circonscription,
20:49et je les salue pour Noël,
20:51ils n'y croient pas.
20:52Les gens font bien la différence
20:53entre ce qu'est Pipo
20:54et ce qu'il n'est pas.
20:55Il y a des accidents.
20:55Donc, il y a des choses
20:56qui fonctionnent.
20:57Vous le dites,
20:57et c'est peut-être
20:57parce que c'est Noël,
20:58c'est peut-être finalement
20:58une façon pour vous
20:59de respecter
21:00cette fameuse trêve de Noël.
21:02Merci Jean-Philippe Tanguy
21:03d'avoir répondu à mes questions.
21:04Député RN de la Somme.
21:06Joyeux Noël à vous
21:07et à tous ceux qui nous écoutent.
21:09Il est 8h53 sur RMC et BFM TV.
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