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  • il y a 6 semaines

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00:00Europe 1 Soir, 19h, 21h, Pierre de Villeneuve.
00:04Avec autour de la table jusqu'à 20h, Jean-Claude Dacier, bonsoir.
00:07Bonsoir.
00:08Journaliste et chroniqueur, bonsoir à Jules Torres.
00:10Bonsoir Pierre.
00:11Journaliste politique au journal du dimanche et notre invité politique Henri Guenot, bonsoir.
00:14Bonsoir.
00:15Merci d'être avec nous et merci d'être fidèle à Europe 1 Soir.
00:17Ancien conseiller de l'Elysée, ancien haut-commissaire au plan et ancien député au-delà.
00:23A l'époque c'était commissaire général.
00:25Oui alors.
00:25C'était pas le même.
00:26Mais c'était pas du tout les mêmes fonctions.
00:28Non, non, c'est pas la même chose.
00:29S'il y avait un vrai commissariat général au plan, pas le succès d'année.
00:34Vous voulez dire qu'aujourd'hui ça sert à rien ?
00:36C'est autre chose.
00:37Ah pas grand chose.
00:38Non, on n'a pas voulu, c'est toujours pas, on fait semblant dans tous les domaines.
00:41Donc on a fait semblant de refaire un commissariat du plan, mais ça n'est pas le commissariat du plan.
00:45Vous faites bien de le dire, en tout cas, mais dans la transition,
00:48parce que là vous me tendez une perche qui est énorme, cette loi spéciale.
00:53Non pas qu'elle va servir à quelque chose, elle sert à gagner du temps.
00:56Non, mais d'une manière générale, pour les Français, c'est terrible.
00:59Parce qu'il y a trois mois, vous veniez ici, on en parlait, avec Jules Torres, avec Jean-Claude Dacier,
01:04avec d'autres chroniqueurs ici même, on disait, de toute façon, c'est très bien que ça va se terminer comme ça.
01:08Et ça se termine comme ça.
01:09Alors c'est Noël, c'est notre cadeau de Noël ?
01:11Ce n'est pas un cadeau de Noël, c'était inéluctable.
01:13C'est inéluctable quand l'Assemblée a la configuration qu'elle a.
01:16On a vu, ça s'est passé de cette façon l'année dernière,
01:19puisque après le 49-3 de Michel Barnier, le gouvernement est tombé,
01:24et le budget n'a pas été adopté, il a donc fallu faire une loi spéciale.
01:29Ce qui prouve d'ailleurs qu'il y a beaucoup de ressources dans la Ve République, malgré tout,
01:33parce que cette loi est absolument indispensable pour assurer la continuité de l'État.
01:37Il y a de la ressource dans la République, et puis il y a de la ressource aussi chez les députés,
01:42en tout cas certains députés, parce que, c'est-à-dire en attendant, le feuilleton, il a continué.
01:46C'est un peu comme Dallas ou Dynastie ou les feuilletons que vous voulez,
01:49c'est-à-dire que c'est une série inexplique, c'est-à-dire qu'il y a des personnages,
01:52ils jouent un rôle, ils s'indignent, ils s'invectivent.
01:56Il y a eu combien ? 1800 amendements sur le projet de loi de finances ?
01:59Au moins.
01:59Au moins.
02:00Bon, voilà, donc en fait, on a travaillé pour rien.
02:03C'est terrible.
02:04C'est terrible pour la démocratie.
02:06Moi, j'ai répondu à beaucoup d'invitations sur des plateaux de télévision, de radio,
02:12et à chaque fois, il fallait discuter du dernier amendement,
02:18de la dernière idée survenue.
02:21On est assez honnête ici.
02:22Non, mais sur d'autres plateaux, y compris du même groupe,
02:26j'y suis allé, mais c'est pas malhonnête, c'est juste que c'était l'actualité du jour,
02:31sauf que ces débats et ces commentaires ne servaient pas à grand-chose,
02:36puisqu'on savait qu'à la fin, tout ça, il ne resterait tout ça, pratiquement rien.
02:41Mais, si vous voulez, ce qui me frappe, c'est que, en fait, le débat budgétaire,
02:46tous les débats budgétaires se ressemblent un peu.
02:48Simplement, quand il y a une majorité, ça canalise le débat,
02:51et ça organise la production d'amendements et la production législative.
02:58Bon, là, il n'y a pas de majorité, donc c'est le foutoir,
03:03et on n'a jamais, je crois, sauf peut-être l'année dernière,
03:08autant diriger les caméras, les regards, les pensées,
03:16vers ce qui se passait au Parlement dans cette période-là.
03:18C'est-à-dire, dans la pire période, on le regarde comme on ne l'a jamais regardé.
03:22Donc, on se rend compte que c'est effectivement un grand théâtre d'ombre,
03:25de plus en plus, où les politiciens s'agitent,
03:29essaient de se faire remarquer.
03:31Voilà, c'est la politique des marqueurs et la politique des faux-semblants.
03:35Simplement, avant, on le voyait moins.
03:36Oui, mais vous avez raison, vous avez raison de dire que le carriérisme continue,
03:40c'est-à-dire que les députés continuent à entretenir leur carrière politique.
03:44Jean-Claude Dacier ?
03:45Je ne vais pas les défendre, mais ils ont quand même réussi à voter le budget
03:49qui est non négligeable de la Sécurité sociale, avec tout ce qu'il y a autour.
03:53Bon, mais refermons cette courte parenthèse.
03:57Est-ce qu'on aura vraiment besoin d'un budget,
03:59ou au fond, ça nous contraindra à faire des économies,
04:02ou est-ce qu'il nous faut un budget en janvier ?
04:05Non, il nous faut un budget.
04:06En janvier ou en février, l'année dernière c'était en février.
04:08Non, non, il en faut, on ne peut pas rester avec la loi spéciale
04:11qui ne fait que reproduire ce qu'on appelait jadis ces services votés,
04:14c'est-à-dire ce qui a été voté l'année dernière,
04:17avec quelques amendements qui sont absolument indispensables.
04:21Mais ça, c'est vraiment le service minimum.
04:24On ne peut pas rester une année comme ça.
04:26Ça, ce n'est pas possible.
04:27Il va bien falloir voter un budget.
04:30Alors, est-ce qu'il sera en janvier, en février ?
04:32Je pense qu'on en aura un.
04:34Il sera sans doute le budget que personne n'approuvera,
04:39que personne ne souhaite,
04:41ni d'un côté de l'hémicycle, ni de l'autre, ni au milieu.
04:43Mais il en faut un, même s'il n'est pas très bon.
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