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Tous les jours dans Europe 1 Soir, Stéphanie de Muru reçoit un invité au cœur de l'actualité politique.

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00:00Europe 1 Soir Week-end, 19h-21h, Stéphanie Demureux.
00:04Toujours en compagnie de Jules Torres et Victor Hérault, on entendait Hervé Novelli, l'entrepreneur,
00:10ancien ministre des PME, nous parlait du ras-le-bol des patrons français
00:14eu égard à la situation économique du pays.
00:17Eh bien, Emmanuel Macron, lui, est plutôt fier, même très fier, de ce qu'il a fait.
00:21Il le dit, il l'a dit à des lycéens à Vesoul, avec lesquels il a échangé à une table de cantine.
00:28Et puis, mardi midi, le président de la République a partagé un entretien avec le magazine Brut.
00:39Je suis très fière de ce que j'ai fait.
00:42C'est une fonction qui mange beaucoup de temps.
00:44Je n'ai pas une vie équilibrée, pas un temps familial satisfaisant,
00:47mais j'essaie de faire de mon mieux.
00:49Écoutez Emmanuel Macron et je vous fais réagir.
00:51Il ne reste plus d'un an.
00:52Mais ce que je veux dire, c'est que c'est chouette, c'est la vie.
00:56Et donc, ce que veut dire cette expression, c'est qu'on a quand même traversé de drôles de périodes.
01:03Les gilets jaunes, le Covid, la pandémie, la guerre en Ukraine, les troubles géopolitiques,
01:09l'albre et l'enlente, l'inflation.
01:11Et j'en passe, donc oui, on en a traversé.
01:14Mais enfin, à la fin, on a quand même bien tenu.
01:16Vous êtes déjà un petit peu dans le bilan, la rétrospective de tout ce qui s'est passé sur ces 9 ans ?
01:20Non. Alors, on est toujours dans le bilan, on essaie de voir.
01:23Et c'est aussi pour ça qu'il faut toujours reprendre les choses
01:25et que je considère que jusqu'au dernier quart d'heure, il faut travailler.
01:28Parce qu'il y a des choses, parfois, qu'on n'a pas réussies.
01:30Parce qu'on les avait ou pas bien comprises, ou pas bien expliquées aux autres,
01:35ou imparfaitement faites.
01:36Et c'est peut-être maintenant.
01:38Bon, c'est maintenant.
01:39Oui, c'est vrai.
01:39On ne reconnaît pas sa voix, Jules Torres.
01:41Les audiences d'Europe 1 sont formidables.
01:43Il y a vraiment beaucoup de gens qui nous regardent tous les soirs.
01:45Non, je vais vous dire.
01:46Jules Torres.
01:48Vous êtes en forme ce soir.
01:48Emmanuel Macron a commencé son barreau de donneurs.
01:50Il a commencé cette semaine.
01:51Vous savez, quand vous n'êtes plus capable que de parler qu'à des lycéens,
01:56j'ai beaucoup de respect pour les lycéens,
01:57mais les lycéens ne vont pas questionner forcément son bilan.
02:01Et à Brut, qui depuis le début...
02:02C'était une vraie question directe de l'un d'entre.
02:04Êtes-vous heureux aujourd'hui ?
02:05C'est là qu'il a répondu qu'il était très fier de ce qu'il avait fait.
02:07Il est extrêmement fier, il est extrêmement heureux.
02:09Moi, si j'habitais à l'Elysée, je pense que je serais très content aussi.
02:12Mais en revanche, avec un bilan pareil, je ne serais pas content.
02:15C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron, balaie d'un revers de main,
02:18tout ce qui lui est reproché par les Français.
02:19On parle quand même d'un président de la République
02:21qui, à 15 mois de la fin de son quinquennat,
02:23de son double quinquennat, de son décennat,
02:25est à 11% de satisfait.
02:27Je vous rappelle quand même que dans les pires moments
02:30de leur passage à l'Elysée,
02:33le général de Gaulle était tombé à 40% d'opinions favorables
02:35et François Mitterrand n'était jamais passé sous les vins.
02:38C'est-à-dire que là, il est sur les records de M. Hollande.
02:42Donc il faudrait qu'il soit sous les 10%.
02:45Mais il est quoi, Jules Torres ?
02:48Il est dans le déni ? C'est quoi l'idée ?
02:50Non, ce n'est même pas du déni.
02:51C'est que je pense sincèrement
02:53qu'Emmanuel Macron considère qu'il a un bon bilan.
02:55Quand il vous dit que sur l'économie,
02:57il a fait ce qu'il a pu, je pense qu'il le pense sincèrement.
02:59Quand il vous dit que sur le chômage,
03:01il a réussi à le faire baisser, je pense qu'il le pense sincèrement.
03:04Quand il vous dit que,
03:05eh bien, on vit mieux dans notre pays qu'il y a 10 ans,
03:08je pense qu'il le pense sincèrement.
03:09Mais c'est là l'aspect terrible finalement
03:12du passage d'Emmanuel Macron à l'Elysée.
03:14C'est-à-dire que c'est du déni,
03:17de la déconnexion,
03:18un caractère hors sol du pouvoir
03:20qui ne vous permet pas de voir les réalités.
03:22C'est-à-dire qu'on vit quand même dans un pays
03:23où il y a 3 500 milliards de dettes.
03:25Emmanuel Macron, son seul passage à l'Elysée,
03:29c'est quasiment 1 200 milliards.
03:30On a 473 000 violences physiques
03:33chaque année en France.
03:35On a des chiffres sur l'immigration
03:37qui sont absolument catastrophiques
03:38alors qu'ils promettaient en 2019,
03:40dans Valeurs Actuelles,
03:41eh bien, de détablir 100% des OQTF.
03:44On a une crise de l'éducation
03:46qui est terrible au point
03:47où on a des gamins de 7 ans
03:49qui, à peau, menacent des directeurs d'école
03:51avec des couteaux.
03:52On a une situation dans l'hôpital public
03:53qui est une catastrophe
03:55au point que les gens sont prêts à débourser
03:57comme aux Etats-Unis
03:57des centaines d'euros,
03:59voire même des milliers d'euros
04:00juste pour se soigner.
04:02Voilà quel est le bilan d'Emmanuel Macron.
04:04Donc, j'ai envie de vous dire,
04:05son auto-satisfait.
04:06Moi, je trouve qu'il est absolument honteux.
04:07Vous l'avez entendu,
04:08quand on l'interroge sur ses regrets,
04:11eh bien, il parle rythme scolaire.
04:13Oui.
04:13Je ne dis pas que les rythmes sont idéaux en France,
04:17mais c'est vrai que ce n'est pas le premier sujet.
04:19Est-ce que je vais me risquer à le défendre ?
04:22La seule chose que je dirais,
04:23si je pouvais le défendre,
04:24la seule chose que je dirais,
04:25ce serait qu'il ne peut pas répondre autre chose
04:27que ce qu'il vient de répondre.
04:28Bon, alors, Emmanuel Macron n'a pas l'autocritique facile,
04:31ça, je suis d'accord avec vous.
04:31Moi, si, pourquoi ne pas admettre certaines choses ?
04:34Le seul moment où vous pouvez dire...
04:35Il le fait en privé sur la dissolution,
04:38il ne le fait pas en public, il devrait.
04:39Mais en public, justement, c'est ce que je dis.
04:40En public, il ne peut pas,
04:41déjà parce que ce n'est pas fini.
04:43Il ne peut pas dire, je ferme, je tiens le rideau.
04:46On ne fait pas de bilan de son passage à l'Elysée
04:48quand il vous reste 15 mois.
04:48Je suis d'accord, il n'aurait pas dû le faire.
04:50Maintenant, lorsqu'il dit...
04:52Enfin, si vous voulez,
04:52le seul moment dans un exercice politique
04:55en tant que président de la République
04:56où vous pouvez dire
04:57« je n'ai pas fait tout ce que j'aurais pu faire,
04:59tout ce que j'aurais voulu faire,
05:00mais croyez-moi, je vais le faire »,
05:01c'est lorsque vous êtes aux portes
05:02de votre second quinquennat.
05:04Lorsque vous êtes à la fin du second quinquennat
05:06et qu'il n'y en a pas de troisième,
05:07vous ne pouvez pas dire...
05:08Vous savez que vous avez entendu
05:09notre confrère Louis Oselter,
05:12qu'on reçoit de temps en temps ici,
05:14dans le Figaro,
05:14affirme qu'Emmanuel Macron serait enragé
05:16de ne pas pouvoir se présenter en 2027.
05:19Selon mes propres informations,
05:21je ne peux le confirmer.
05:22Oui, il a envie de revenir.
05:23En tous les cas,
05:24l'idée de revenir en 2032,
05:25aujourd'hui, au stade où il en est,
05:27avec ses conseillers,
05:28le soir à l'Elysée,
05:29il en rit.
05:30Il en rit,
05:30c'est un peu sur le ton de la blague.
05:31Il dit « et puis si je reviens en 2032... »
05:33Il l'avait fait sur scène avec Gabriel Attal.
05:35Sauf qu'en réalité,
05:37si on se met un petit peu
05:37dans la psychologie d'Emmanuel Macron,
05:39sans faire la psychologie de comptoir,
05:40évidemment qu'il a envie de revenir en 2032.
05:42Il est très jeune.
05:43S'il a quitté sa vie d'avant
05:45pour aller dans la politique aussi jeune,
05:46ce n'est pas pour s'arrêter maintenant.
05:48Maintenant, ce qui est assez intéressant,
05:50ça en dit beaucoup,
05:51encore une fois, sur le personnage,
05:53c'est qu'il ne fait pas tant le bilan
05:54de son action politique,
05:55il fait son bilan un peu personnel.
05:57Il dit « il y a des traumatismes,
05:58on a vécu une période ensemble,
06:00j'ai marqué cette période avec vous,
06:02traumatisme des gilets jaunes pour lui,
06:03traumatisme du Covid pour tout le monde. »
06:05C'est quelque chose,
06:06même quand il dit d'ailleurs cet extrait
06:07qui a beaucoup tourné sur
06:09« c'est la vie, c'est chouette »,
06:10il parle lui-même de ce qui l'a marqué,
06:13il y a un espèce de côté introspection,
06:15les moments comme ça où Emmanuel Macron,
06:17ça lui arrive souvent en interview,
06:18part un petit peu dans le cosmos,
06:20il se met à réfléchir sur sa vie,
06:22puis il se dit « c'était quand même pas mal,
06:24ça a marqué tout le monde ».
06:25Mais il n'y a rien d'effectivement
06:27de très concret sur son bilan.
06:29de sécurité,
06:31puisqu'il y a eu beaucoup d'épisodes compliqués.
06:35D'ailleurs, je voulais vous faire réagir
06:36Jules Torres et Victor Hérault,
06:38illustration de ce qui peut se passer
06:40aujourd'hui dans le pays
06:41et dont les Français vraiment
06:43n'en peuvent plus,
06:44il n'y a pas d'autre mot.
06:45C'était le 31 janvier,
06:46Théo, un jeune étudiant de 20 ans
06:48qui a reçu une pluie de coups
06:51dans les halls de son immeuble.
06:52Il faut voir les images extrêmement violentes.
06:55Immeuble du 7e arrondissement de Lyon,
06:58oui, insoutenable,
06:59suivi d'un raquette
07:00alors qu'il rentrait de son travail.
07:02C'était un étudiant qui travaillait
07:03pour se payer ses études.
07:05Alors heureusement, il est vivant,
07:06blessé, traumatisé.
07:08Il doit déménager
07:09parce que ses agresseurs,
07:10figurez-vous, âgés entre 14 et 17 ans,
07:13ont été interpellés
07:13et relâchés,
07:15placés sous contrôle judiciaire.
07:17Alors on a entendu la maman
07:18chez Eliott Deval ce matin
07:20pousser un cri de colère
07:21et on la comprend,
07:22écoutez Florence au micro
07:24d'Eliott Deval-et-Vous ce matin.
07:26Un jour, on m'a posé
07:27mon enfant sur le ventre
07:29et je me suis promis
07:29de le protéger jusqu'à sa mort
07:31et je ne pensais pas.
07:32Vous voyez,
07:32on a eu un enterrement familial hier
07:34et on a eu cette cérémonie difficile.
07:37En fait, mon fils,
07:38pendant tout l'enterrement
07:38de son cousin,
07:40m'a dit
07:40« Maman, ça devrait être moi là »
07:42et je suis là.
07:43Voilà la réponse de mon fils
07:44de 19 ans
07:45et après, il allait sur la radio
07:46et il a eu le courage
07:48de dire
07:48« Il ne faut pas de haine. »
07:49Il ne faut pas de haine.
07:51Donc, ce n'est pas un fait divers.
07:52Je suis brisée,
07:53on est brisée.
07:54M. Macron, c'est une honte.
07:56C'est une honte,
07:57votre réponse.
07:58J'attends un appel
07:59et des excuses.
08:01Et cette maman,
08:02c'est extrêmement touchant
08:03et éprouvant
08:04ce qu'elle dit là
08:05au micro d'Eliott Deval.
08:07Par peur des représailles,
08:09elle annonce donc
08:10que son fils va déménager,
08:11revenir habiter chez elle,
08:12que tout tombe à l'eau pour lui.
08:14Ses études vont s'arrêter,
08:16qu'il a tout perdu.
08:17Parce qu'il faut comprendre
08:18que ses agresseurs
08:19sont dans la nature,
08:20que chacun a peur
08:22qu'il leur récidive.
08:23Qu'il se venge,
08:24c'est le monde à l'envers,
08:26Jules Torres.
08:26Je trouve saisissant
08:27le parallèle que vous faites
08:28entre la séquence
08:29qu'on vient de commenter
08:29avec Victor
08:30et cette séquence-là.
08:32C'est-à-dire qu'on a
08:32un Emmanuel Macron
08:33qui se félicite de son bilan,
08:36qui fait comme si
08:37tous les problèmes
08:37que connaissaient les Français
08:38n'existaient pas,
08:39qui vous dit même
08:40pire que ça.
08:41Ce n'est pas qu'il vous dit
08:41que les problèmes n'existent pas,
08:42il vous dit que tout va bien.
08:43Que la vie dans la France
08:45d'Emmanuel Macron,
08:45c'est absolument chouette,
08:47que même si on vit
08:47une période un petit peu bizarre...
08:48On ne l'a jamais entendu
08:49parler de ce genre d'affaires-ci ?
08:51Jamais, quasiment jamais.
08:52Peut-être au début,
08:53il avait fait un tweet
08:54pour penser à la victime
08:58de Sanarie-sur-Ner
08:59poignardée par un élève
09:01de 14 ans.
09:02Mais c'est vrai
09:02qu'Emmanuel Macron,
09:03sur tous ces sujets-là,
09:04considère que ce ne sont pas
09:05des sujets nobles.
09:06Les sujets d'insécurité,
09:08les sujets où il y a
09:10des Français,
09:11quand ils sont tués,
09:13évidemment que le président
09:13de la République réagit.
09:15Et encore, je ne suis pas sûr
09:16que ce soit systématique,
09:17mais quand il y a
09:18ce genre de drame,
09:18il ne réagit pas.
09:19Pourquoi ?
09:19Parce que des drames comme ça,
09:20malheureusement,
09:21il y en a de plus en plus.
09:22Combien d'actualités
09:23nous commentons, Stéphanie,
09:25chaque week-end,
09:25où il y a un adolescent
09:28agressé à plusieurs reprises...
09:31Ils ne sont pas tous publiés.
09:32Moi, je connais une affaire
09:32dans le Sud-Ouest,
09:33du même acabit,
09:34les parents ne dorment plus.
09:36Ils ont même décidé
09:37de s'armer
09:38parce qu'ils ont peur
09:40des représailles.
09:41Les agresseurs de leur enfance
09:43sont dehors.
09:43Ça aurait pu tourner
09:44à une affaire crépole.
09:45Non, mais bien sûr.
09:46Moi, j'ai eu une fois accès
09:47au fichier que le reçoit
09:49le ministre de l'Intérieur
09:50tous les matins
09:50sur son téléphone.
09:52Il reçoit ce qu'on appelle
09:53une sorte de résumé
09:54de ce qui s'est passé
09:55la veille
09:55et notamment dans la nuit
09:56sur les refus d'obtempérer,
09:58les violences physiques,
09:59les violences physiques
10:00intrafamiliales,
10:01extrafamiliales,
10:02les guets-tapants
10:04qu'il peut y avoir
10:04contre des policiers
10:05ou des pompiers.
10:05Mais je vous jure,
10:06tout ce que nous commentons
10:08sur nos plateaux,
10:09c'est un dixième
10:10de la réalité du pays.
10:11Mais quand vous regardez
10:12les chiffres,
10:12je vous disais tout à l'heure,
10:13473 000 violences physiques
10:15chaque jour,
10:15c'est quasiment,
10:16chaque année pardon,
10:17donc c'est 1300 par jour.
10:19Heureusement que nous n'avons
10:20pas à les commenter
10:20et là, en l'occurrence,
10:21cette affaire, je trouve
10:22qu'elle montre absolument
10:23l'impérissie de l'État
10:24dans le sens où
10:25parmi les agresseurs de Théo,
10:27il y a quand même
10:27un jeune homme de 16 ans
10:30qui est quand même
10:31connu pour 25 faits
10:34par les policiers
10:35dans son cachet judiciaire,
10:36notamment pour des faits de torture.
10:37Et ce monsieur-là
10:38se balade tranquillement
10:39dans la rue,
10:40dans la France d'Emmanuel Macron,
10:41continue d'agresser Théo,
10:42continue et l'oblige
10:44à retourner chez sa mère,
10:46lâcher son job
10:47et son logement étudiant.
10:48C'est absolument lunaire.
10:50Restez avec nous,
10:50on poursuivra nos débats
10:51dans quelques instants
10:52et d'ailleurs,
10:52j'en profite pour donner
10:54ça lié un petit peu
10:54à ce thème
10:55puisqu'on parlait quand même
10:56de mineurs de 14 et 17 ans.
10:58La question du jour
10:58sur le site
10:59et l'appli repart,
11:00c'était faut-il sanctionner
11:01les parents de mineurs violents ?
11:03Oui, à 98% ce soir.
11:05On parlera dans quelques instants
11:07alors que les caisses de l'État
11:09passant vite que les chiffres
11:10de l'immigration pulvérisent
11:12des records,
11:12une décision du Conseil d'État
11:13qui ne passe pas inaperçue.
11:16Le Conseil d'État
11:17étant aux réfugiés
11:18déjà reconnus
11:18ailleurs en Europe,
11:19la possibilité d'accéder
11:21à des soins gratuits,
11:22c'est dans quelques instants
11:22sur Europe 1.
11:23Toujours en compagnie
11:29du duo d'humoristes
11:31Jules Torres et Victor Hérault.
11:33Surtout Victor, oui.
11:34Bon, la France généreuse,
11:36si généreuse.
11:37À quel titre ?
11:38Sans les moyens.
11:39Une décision du Conseil d'État
11:40qui ne passe pas inaperçue
11:42dans un contexte
11:43où les chiffres de l'immigration
11:44pulvérisent tous les records.
11:46Le Conseil d'État
11:47qui étant aux réfugiés
11:49déjà reconnus ailleurs en Europe,
11:51la possibilité d'accéder
11:52à des soins gratuits.
11:55Alors, c'est une affaire
11:56qui date du 2 février.
11:58Un réfugié originaire
12:00de la République démocratique
12:01du Congo
12:01qui a été reconnu comme tel
12:03par la Grèce
12:04a pu demander un titre de séjour
12:05pour des raisons médicales
12:06dans notre pays.
12:07Alors, il souffrait
12:08d'un stress apparemment
12:09post-traumatique
12:10associé à un État dépressif sévère
12:13avec des risques suicidaires.
12:14Alors, il se rend dans notre pays.
12:15Il demande tout simplement
12:16un titre de séjour
12:17pour se faire prescrire des soins
12:19comme le prévoit d'ailleurs
12:20le droit français.
12:23Il obtient donc
12:24ce traitement médicamenteux
12:25avant d'être arrêté
12:27par la préfecture de Gironde
12:29qui refuse de lui délivrer un visa.
12:31Il lui appose une OQTF.
12:33Mais voilà,
12:34le Conseil d'État
12:34a jugé qu'il était
12:35parfaitement dans son droit.
12:38Alors, on est quoi ?
12:39On est dans une forme
12:40d'idéologie,
12:42Victor Hérault ?
12:43C'est vrai que c'est le droit,
12:45mais tout de même.
12:45Non, mais justement,
12:46vous dites, c'est le droit.
12:47Alors, on dit, c'est le droit
12:49comme si le droit était aujourd'hui
12:51en France un droit naturel
12:52et non pas un droit positif,
12:54c'est-à-dire un droit
12:54qui s'adapte,
12:55qui évolue,
12:56qui n'émane pas
12:57d'une puissance supérieure
12:59ou autre,
12:59qui serait figée.
13:00Non, non,
13:00le droit français est un droit
13:01qui évolue en fonction
13:02des jurisprudences,
13:03en fonction des situations.
13:04Or, là, on considère,
13:05parce qu'on s'est nous-mêmes
13:06empêtrés dans le droit,
13:07que le droit était au-dessus
13:08de tout,
13:09et que la réalité
13:10de nos moyens propres
13:11n'existait pas.
13:12C'est-à-dire que
13:12c'est du wishful thinking,
13:14on aimerait soigner tout le monde,
13:15donc,
13:16eh ben,
13:16on va soigner tout le monde.
13:17Oui, mais en a-t-on les moyens ?
13:18Non, mais c'est pas grave,
13:19on va le faire quand même.
13:20La France n'a, d'une part,
13:21pas la vocation
13:22à devenir l'hôpital du monde,
13:24ça c'est une chose,
13:25même si, encore une fois,
13:25ce sont des drames individuels.
13:26Vu surtout l'état
13:27des hôpitaux publics
13:28et particulièrement
13:28des hôpitaux psychiatriques.
13:30Mais j'allais y venir.
13:31Alors, d'une part,
13:32ce sont à chaque fois,
13:32il faut le dire quand même,
13:33des drames individuels.
13:35Maintenant,
13:35c'est une question
13:36de gestion comptable,
13:37donc il faut aussi voir la masse,
13:38il faut voir les capacités.
13:38Non, mais ça serait formidable
13:39de pouvoir soigner tout le monde.
13:41Evidemment, évidemment.
13:42Eh ben, faisons-le,
13:42mais il se trouve
13:43que ce n'est pas le cas.
13:44Et en plus,
13:45on se retrouve dans une situation
13:46où l'hôpital français
13:47est à terre,
13:48où les Français ont du mal
13:50eux-mêmes à bénéficier
13:51des secours,
13:52des soins à l'hôpital.
13:53Le temps d'attente
13:54dans les salles d'hôpitaux
13:56sont absolument démentiels.
13:58Pour la psychiatrie,
13:59c'est exactement la même chose.
14:00On a déjà du mal
14:00à évaluer et à gérer
14:02et à soigner la psychiatrie
14:03de nos propres concitoyens.
14:05Si on commence à étendre ça
14:06au monde entier,
14:07on peut oublier tout simplement
14:08la notion de soins en France.
14:09Et je pèse mes mots.
14:11Jules Torres, rapidement.
14:12Bienvenue en France,
14:13dans ce pays le plus généreux
14:14du monde en termes migratoires.
14:16On parle souvent, par exemple,
14:17de l'aide médicale d'État,
14:19plus d'un milliard d'euros
14:20de budget.
14:21Évidemment que tout cela participe
14:22au fait qu'un certain nombre
14:25d'étrangers ont envie
14:26de venir dans notre pays.
14:27C'est la raison aussi
14:28pour laquelle vous n'avez plus
14:29que vous avez,
14:31quand on a regardé par exemple
14:32les chiffres la semaine dernière
14:33de l'immigration,
14:34on n'est plus du tout
14:34sur de l'immigration familiale,
14:36on n'est plus du tout
14:36sur de l'immigration économique,
14:39on est sur quelque chose
14:40qui ressort bien souvent
14:42de l'asile,
14:43bien souvent de l'immigration étudiante
14:45et de tout un tas d'autres sujets.
14:47Vous aviez la une de Marianne
14:48il y a quelques semaines
14:49sur les titres de séjour
14:50pour des faits
14:51de troubles psychiatriques.
14:53Là aussi, ça avait heurté
14:54parce que c'est vrai
14:55qu'on avait un petit peu
14:56l'impression d'être
14:57le grand hôpital du monde.
14:58Alors que la France,
14:59aujourd'hui,
15:00il y a déjà des capacités psychiatriques,
15:01en tout cas dans les hôpitaux psychiatriques
15:02qui sont complètement saturés
15:05où il n'y a absolument pas assez de place,
15:07il n'y a absolument pas assez de lits,
15:08il n'y a absolument pas assez de soignants
15:10ni de surveillants.
15:11Donc c'est évidemment
15:12extrêmement choquant
15:14mais ça participe quand même
15:15de quelque chose,
15:16de l'ordre,
15:17de l'accueil
15:18sans aucune concession
15:19qui a été décidé
15:21par nos dirigeants européens.
15:22Il y a un chiffre
15:23que moi je trouve absolument dingue.
15:24C'est ce qui est louable là,
15:25effectivement.
15:26Non mais qui est louable,
15:27mais bon,
15:28voilà,
15:28je crois que c'est Michel Rocard
15:29qui dès 1989
15:30disait qu'on ne peut pas accueillir
15:31toute la misère du monde.
15:33Emmanuel Macron l'a redit,
15:34je crois,
15:34il y a deux semaines.
15:35Vous voyez très bien
15:35qu'en 40 ans,
15:36on n'a absolument pas avancé
15:37sur ces questions-là
15:38et quand vous avez
15:39en plus
15:40580 millions de personnes
15:42qui sont éligibles
15:43à l'asile en France,
15:44vous voyez bien
15:44qu'en fait,
15:44c'est absolument pas possible
15:45aujourd'hui
15:46d'avoir une doctrine
15:47de fermeté migratoire
15:48et je le rappelle,
15:49c'est pas juste
15:49un petit délire
15:50de Victor Hérault
15:51et Jules Torres,
15:52c'est les Français
15:53qui à 70%
15:54veulent une politique ferme
15:55sur la question
15:56de l'immigration.
15:57C'est pas juste
15:57une demande comme ça
15:58formulée autour de...
16:00Je rappelle d'ailleurs
16:00tout simplement
16:01pour qu'on ait
16:02les ordres de grandeur
16:02en tête
16:03que le budget de la sécu
16:04c'est un quart
16:05des dépenses publiques
16:06en France,
16:07un quart des dépenses publiques
16:08et c'est 50 à 70 fois
16:10le budget de la justice
16:11pour mettre les choses
16:12en perspective.
16:13Messieurs,
16:14on avance
16:14avec cette question
16:15de Jack Lang
16:16va-t-il démissionner
16:17de l'Institut du Monde
16:19Arabe ?
16:20Il est convoqué
16:20en tout cas dimanche
16:21au Quai d'Orsay
16:21par l'Elysée
16:22dans le cadre
16:22de l'affaire Epstein.
16:24Il y est mentionné
16:25à 673 reprises
16:27alors il faut quand même
16:28préciser
16:28qu'il n'y a pas
16:30d'acte répréhensible
16:31formel
16:31qui lui soit imputé
16:33bon même s'il y a
16:34des choses
16:34dont on peut
16:35effectivement discuter.
16:37Je vous propose
16:38d'écouter
16:38Jean-Noël Barraud
16:40sur les options
16:41de la poursuite
16:42du mandat
16:43de Jack Lang.
16:44S'agissant
16:45de l'Institut du Monde Arabe
16:46je veux d'abord
16:47évoquer les Epstein files
16:51plus généralement
16:52en indiquant
16:53que les premiers éléments
16:54qui ressortent
16:55de ces dossiers
16:56sont inédits
16:58et d'une extrême gravité.
17:00Ma priorité
17:01c'est évidemment
17:02de garantir
17:03le bon fonctionnement
17:04la continuité
17:05et l'intégrité
17:06de l'Institut du Monde Arabe.
17:08C'est pourquoi
17:09j'ai convoqué
17:10son président
17:11afin qu'il rende des comptes
17:12sur les éléments
17:13qui le concernent.
17:14Il sera reçu dimanche
17:16dès son retour
17:17à Paris
17:18et je me réserve
17:19s'agissant
17:20de la poursuite
17:21de son mandat
17:21toutes les options.
17:23Alors on précise
17:23que Jack Lang
17:2486 ans
17:24a exclu
17:25de démissionner.
17:26Non mais
17:27Victor Hérault
17:28je vous laisse réagir
17:29mais cette affaire
17:30me met en colère.
17:31Vous l'avez dit Stéphanie
17:32il n'y a rien
17:33texto dans les Epstein files
17:34qui nous permettent
17:35de condamner
17:35Jack Lang
17:37mais Jack Lang
17:38s'est adonné
17:39à une défense médiatique
17:41donc on a tout à fait
17:41le droit de commenter
17:42au moins
17:42à minima
17:43sa défense.
17:44Moi elle ne me convainc
17:44pas du tout
17:45Jack Lang dit
17:46qu'il n'était pas
17:46que le mot d'ami
17:47est un peu galvaudé
17:48qu'il n'était pas
17:48si proche que ça
17:49de Jeffrey Epstein
17:50alors que lui-même
17:51signait ses mails
17:52avec With My Friendship
17:53avec Toute Mon Amitié
17:54il dit
17:56n'avoir pas pu être
17:57au courant des agissements
17:58de Jeffrey Epstein
17:59alors que Jeffrey Epstein
17:59a été publiquement
18:01condamné
18:01pour avoir sollicité
18:03le service
18:03de prostituées mineures
18:06en 2008
18:06condamné en 2008
18:07Jack Lang
18:08a poursuivi
18:09ses échanges
18:10et sa relation
18:11avec Jeffrey Epstein
18:11jusqu'en 2019
18:13année de la mort
18:14de Jeffrey Epstein
18:14on rajoute à cela
18:15tout le monde le sait
18:16l'héritage
18:17dont a bénéficié sa fille
18:19de 5 millions d'euros
18:20la modique somme
18:21de 5 millions d'euros
18:22plus la holding
18:23l'entreprise offshore
18:26à 1,4 million de dollars
18:28plus les 60 000 euros
18:30accordés par Jeffrey Epstein
18:31à une
18:32comment dire
18:33donc offshore
18:34pas d'impôts
18:35offshore pas d'impôts
18:36vous avez raison
18:36plus 50 000 euros
18:38d'Epstein
18:39à une association
18:40affiliée à Jack Lang
18:41pour financer un film
18:42à la gloire
18:42de ce même Jack Lang
18:43je veux dire
18:44ça fait quand même
18:44beaucoup de choses
18:45pour quelqu'un
18:45qui dit qu'il ne connaissait pas
18:46de loin
18:47Jeffrey Epstein
18:48maintenant
18:48ce qui me chagrine
18:49et je vais vous dire
18:50ce qui m'énerve
18:50vous l'avez dit
18:52Jack Lang
18:53a 83 ou 86 ans
18:5586 ans
18:56c'est à dire que
18:5686 ans
18:57Jack Lang
18:58a fait sa vie
18:59et je vais le dire
19:00Jack Lang
19:00on saura la vérité
19:01sur cette affaire
19:02peut-être
19:03après le décès
19:04de Jack Lang
19:04et c'est ça
19:05qui me révolte le plus
19:06c'est qu'on sache
19:07tout ça si tard
19:08et que Jack Lang
19:09ne paiera probablement
19:10s'il y a
19:11je précise
19:12s'il y a infraction
19:13s'il y a quelque chose
19:14de répréhensible là-dedans
19:15peut-être que Jack Lang
19:16s'en sortira
19:17Jules Torres
19:18on a quand même
19:18vu des choses
19:19circuler
19:20alors je n'ai pas lancé
19:21des rumeurs
19:22je me fie à ce que j'ai lu
19:24le DESC par exemple
19:25qu'on ne peut pas soupçonner
19:26d'être pas proche
19:28du pouvoir marocain
19:29puisque c'est un people of
19:30de la monarchie marocaine
19:32dont est proche
19:33d'ailleurs Jack Lang
19:34qui rappelle quand même
19:35que les documents
19:36révèlent son implication
19:37directe à Jack Lang
19:38dans un projet
19:39baptisé Petit Prince
19:40élaboré avec
19:41Jeffrey Epstein
19:42dans lequel il est
19:43explicitement question
19:44de tester des enfants
19:45je cite
19:46sur la religion
19:46et les nouvelles sexualités
19:47moi je les ai vus
19:48les mails
19:49il y a des échanges
19:50de mails
19:51bon c'est quand même
19:52extrêmement
19:53pardonnez-moi
19:54on n'a pas attendu
19:55on s'interroge
19:56on n'a pas attendu
19:57le 6 février 2026
19:59pour savoir
20:00que Jack Lang
20:02fricotait
20:03avec des personnes
20:04avec qui normalement
20:05on ne fricote pas
20:05c'est à dire
20:06qu'on parle quand même
20:07de quelqu'un
20:08qui assumait
20:09jusqu'il y a peu
20:10d'avoir signé
20:11une tribune
20:12pro-pédophilie
20:13dans Libération
20:14il y a quelques années
20:16il n'en a que
20:17il l'a balayé
20:19d'un revers de main
20:19il y a seulement
20:20quelques années
20:21quand Sonia Mabrouk
20:22courageusement
20:22lui avait posé la question
20:24on a quelqu'un
20:25qui pendant des années
20:26a donné des leçons de morale
20:28à tout le monde
20:28et là où je rejoins Victor
20:29c'est qu'évidemment
20:30il a défendu Maznev
20:32il a défendu
20:33Soskan
20:33absolument
20:35vous avez raison
20:35mais bien entendu
20:36qu'il doit quitter
20:37l'institut du monde arabe
20:38d'ailleurs
20:39à 86 ans
20:40que fait-il encore ?
20:41je vous rappelle quand même
20:41ça va vous heurter
20:43comme l'étaient
20:43les auditeurs
20:44Jack Lang
20:45est né
20:46le lendemain
20:47de la déclaration
20:47de la seconde guerre mondiale
20:49voilà
20:50mais c'est même pas
20:51le problème de l'âge
20:52c'est bon
20:53vous voyez
20:53à un moment donné
20:55Stéphanie
20:55on ne peut pas
20:56sans cesse
20:56demander
20:57à ce qu'on rompe
20:58avec par exemple
20:58le socialisme d'état
21:00qui se donne
21:01en permanence
21:02les petits postes
21:03et donner 12 millions
21:04de subventions annuelles
21:05à quelqu'un qui non seulement
21:09est quelqu'un d'extrêmement problématique
21:11qui a fricoté
21:12avec des pédophiles
21:13qui a fricoté
21:14on le sait
21:15depuis des années
21:16on n'a pas attendu
21:17les divulgations
21:19des Epstein Files
21:21on le savait
21:22qu'il avait fricoté
21:22avec le plus grand
21:23pédocriminel du siècle
21:24donc à un moment donné
21:25bien sûr qu'il faut arrêter
21:27avec ce monsieur
21:27je ne sais pas qui
21:28je ne sais pas quoi
21:29aujourd'hui le protège
21:30alors il est convoqué
21:31je crois lundi
21:31au ministère des affaires étrangères
21:33pour s'expliquer
21:34évidemment qu'il doit quitter
21:35cet institut du monde arabe
21:36mais ça ça fait des années
21:37qu'un certain nombre de personnes
21:38le demandent
21:39sauf que jadis
21:40si vous parlez de ça
21:40on vous disait
21:41vous étiez complotiste
21:42vous étiez d'extrême droite
21:43vous n'avez pas le droit
21:44de vous en prendre à Jack Lang
21:45attention
21:45vous êtes en train de fricoter
21:46avec des idées nauséabondes
21:47non
21:47il doit le quitter
21:48mais il y a des personnages
21:49comme ça de gauche
21:50on n'a pas le droit
21:51d'y toucher
21:51Pierre Berger
21:52c'était pareil
21:53on ne touche pas
21:54c'est pas les mêmes
21:55oui bien sûr
21:57que vous n'avez pas le droit
21:58de toucher à ces gens-là
21:58mais voilà
21:59il y en a quelqu'un
22:00qui objectivement
22:01aurait dû être à la retraite
22:02et vous savez que je ne suis pas
22:02pour la retraite
22:03à 60 ans
22:04ni à 62 ans
22:05mais il aurait dû être
22:06à la retraite
22:06depuis un moment
22:07pas parce qu'il a l'âge qu'il a
22:09mais parce que c'est quelqu'un
22:10d'extrêmement problématique
22:11merci
22:11c'était le mot de la fin
22:13merci Jules Torres
22:14merci Victor Hérault
22:15et restez avec nous
22:16dans quelques instants
22:17mon invité
22:17Muriel Wagnin Melki
22:19présidente de l'organisation
22:20juive européenne
22:21avocate pénaliste
22:22on parlera de ce procès
22:24surtout les résultats
22:26de ce procès
22:27l'homme qui a poussé
22:28son voisin juif
22:30de 89 ans
22:30du 17ème étage
22:31c'était en 2022
22:32a été condamné
22:33à 18 ans de prison
22:34mais fait notable
22:35dans cette affaire particulière
22:36le mobile antisémite
22:37n'a pas été retenu
22:38on en parlera avec
22:39Muriel Wagnin
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