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  • il y a 2 mois
Au programme ce soir, un point sur la guerre en Ukraine. Malgré plusieurs jours de nouvelles tractations, la paix reste en suspens et les conflits avec les bellicistes sont de plus en plus évidents. Reste à savoir qui s’imposera. 
Dans cette édition, nous entamerons notre tour d’Europe des bilans de l’année 2025 et des perspectives de l’année 2026. Nous commencerons aujourd’hui avec notre voisin espagnol. 

Et puis nous partirons sur le continent asiatique où un conflit meurtrier sévit. La bataille rangée à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge est de plus en plus inquiétante.

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00:00TVL continue, à vous de décider.
00:03La nomenclatura vacille, les fromages de la République s'étalent partout au grand jour.
00:07Et quand le pouvoir doute, il se rédit.
00:09Quand il ne parvient plus à convaincre, il menace.
00:12Quand il perd sa légitimité, il devient dangereux.
00:15Alors, l'urgence est là.
00:17Faire taire les voies libres avant 2027, telle est la tentation autoritaire du pouvoir.
00:21Et TV Liberté est dans leur ligne de mire parce qu'elle refuse le discours officiel
00:25et l'uniformisation de l'information.
00:28Face au contrôle médiatique et au contrôle social, TV Liberté est un rempart.
00:33Une information non conforme, l'antithèse d'une presse courroie de transmission de la propagande du système.
00:39On ne se vend pas, on ne se tait pas.
00:41Mais, mais pour tenir, nous avons besoin de vous.
00:44Pour TVL, ces prochains jours sont cruciaux.
00:47Aidez-nous.
00:58Madame, Monsieur, bonsoir.
01:13Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
01:16Au programme ce soir, un point sur la guerre en Ukraine.
01:18Malgré plusieurs jours de nouvelles tractations, la paix reste en suspens et les conflits avec les bellicistes sont de plus en plus évidents.
01:26Reste à savoir qui finira par s'imposer.
01:29Dans cette édition, nous entamerons notre tour d'Europe des bilans de l'année 2025 et des perspectives de 2026.
01:35Nous commencerons aujourd'hui avec notre voisin espagnol.
01:38Et puis, nous partirons ensuite sur le continent asiatique où un conflit meurtrier sévit.
01:44La bataille rangée à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge est de plus en plus inquiétante.
01:53La guerre pour la paix toujours au climax.
01:55Plus d'un mois après la proposition de Donald Trump, les discussions sans fin se poursuivent sans grandes avancées.
02:02En cause, l'attitude contre-productive des Européens et les luttes intestines au cœur du pouvoir américain.
02:07Le point tout de suite.
02:09Les jours de discussions pour la paix en Ukraine se suivent et se ressemblent.
02:13En marge des trois jours de rencontres à Miami entre les délégations américaines, russes et ukrainiennes,
02:18Emmanuel Macron a visiblement pris conscience de l'isolement des Européens.
02:22Je pense qu'il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine, oui.
02:26De toute façon, je constate qu'il y a des gens qui parlent à Vladimir Poutine.
02:30Donc, je pense que nous, Européens et Ukrainiens, on a intérêt à trouver le cadre pour réengager cette discussion en bonne et due forme.
02:44Sinon, on discute entre nous avec des négociateurs qui vont seuls discuter avec les Russes.
02:49Ce n'est pas optimal.
02:49Du côté de Moscou, Vladimir Poutine s'est dit ouvert à une discussion avec le président français.
02:55La dernière s'était toutefois retrouvée diffusée sur la télévision publique française.
02:59De quoi ne pas laisser de grands espoirs à Vladimir Poutine qui juge sévèrement la partition de la prétendue coalition des volontaires.
03:05La balle est entièrement dans le camp de nos adversaires occidentaux, les dirigeants du régime de Kiev et leurs sponsors européens en premier lieu.
03:21Nous sommes prêts, à la fois pour des négociations et à mettre fin au conflit par des moyens pacifiques.
03:27Une déclaration de bonne volonté, mais aussi un constat lucide sur les intentions d'une partie des Occidentaux.
03:33A noter que Vladimir Poutine a prononcé ces mots lors de sa traditionnelle conférence de presse.
03:38Cette année, elle aura duré 4h30.
03:40De quoi déchaîner les journalistes français pour dénoncer un numéro de propagande.
03:44Il n'en reste pas moins qu'un journaliste de LCI, chaîne ouvertement anti-russe, a pu s'exprimer lors de cet événement,
03:52alors même que la chaîne RT France a été déjà interdite depuis longtemps dans notre pays.
03:56De quoi illustrer l'hystérie autour de la guerre en Ukraine et l'incapacité de certains à traiter la question sous l'angle diplomatique.
04:04Dans ce cadre, si Donald Trump a déjà fait la démonstration de sa volonté de faire la paix,
04:09les opposants autour de lui ne manquent pas.
04:11Dans ce cadre, le sénateur républicain, totem des bellicistes américains,
04:15Lindsey Graham, s'est laissé aller à des déclarations provocatrices.
04:19Si Poutine dit non, nous devons changer radicalement la donne,
04:22notamment en fournissant des missiles Tomahawk à l'Ukraine pour frapper les usines de drones et de missiles qui existent en Russie.
04:30Des propos visant à mettre de l'huile sur le feu pour ralentir, voire s'aborder la paix,
04:34à la manière des Européens et leur livraison d'armes.
04:37Dans ce registre, l'assassinat à Moscou du lieutenant général Fanyl Sarvarov,
04:41chef du département de la formation opérationnelle au sein de l'état-major,
04:45dans l'explosion de sa voiture vraisemblablement piégée, ne devrait pas arranger les choses non plus.
04:51En effet, pour le Kremlin, l'opération a été commanditée par Kiev.
04:54Les autorités ukrainiennes ont toutefois peu de chances de revendiquer cette attaque
04:57qui relève ni plus ni moins du terrorisme.
05:00Là encore, rien de nature à rassurer quant à l'avancée vers la paix.
05:04A noter que cette lutte pour saboter ses efforts a été dénoncée également par la patronne du renseignement américain
05:09qui a longtemps servi dans l'armée, Tulsi Gabbard.
05:12Ce que j'ai pu voir au cours de ces mois, c'est qu'à chaque fois qu'ils font des progrès
05:17et que cet espoir de paix se rapproche,
05:21les bellicistes de l'état profond se mobilisent
05:24et essayent de faire tout ce qu'ils peuvent pour les arrêter.
05:28Ainsi, le bras de fer entre la paix et la guerre sévit jusqu'au sommet de l'état américain
05:33et rien n'assure que le vainqueur sera celui qui défend l'arrêt du conflit.
05:37Et oui, la fin de l'année approche et c'est l'heure des traditionnels bilans.
05:45Comme les années précédentes, nous vous proposons un tour d'Europe
05:47qui commence aujourd'hui avec l'Espagne.
05:50Nos voisins ibériques oscillent étonnamment entre instabilité dans la politique intérieure
05:55mais aussi une relative bonne santé économique.
05:58Le point de Nicolas de Lamberterie.
05:59S'il y a bien un pays important en Europe
06:02qui n'est que trop rarement dans le viseur de l'actualité en France,
06:07c'est sans aucun doute l'Espagne.
06:09Et pourtant, la quatrième économie et la quatrième démographie de l'Union Européenne
06:15n'est pas sans actualité,
06:16même si cette dernière semble quelque peu éloignée du reste du continent.
06:21Comme toujours depuis des décennies,
06:22la tentation séparatiste de certaines parties de l'Espagne
06:26reste un acteur politique majeur dans le pays.
06:29En particulier depuis les élections législatives de 2023
06:33où, contre toute attente,
06:35le socialiste Pedro Sanchez avait conservé son poste de chef du gouvernement espagnol
06:41dans un parlement où aucun bloc n'a de majorité absolue
06:45et où les partis autonomistes et séparatistes sont décisifs
06:49dans la constitution d'une majorité parlementaire.
06:51Entre danse d'équilibre avec les nationalistes catalans
06:55et scandale de corruption,
06:58Pedro Sanchez tient bon
06:59et fait office d'éternel survivant depuis plus de deux ans.
07:03En matière politique et institutionnelle,
07:05l'Espagne est sur la corde raide
07:07et dans un équilibre extrêmement précaire
07:09comme quasiment toujours depuis 2023,
07:13voire en réalité 2018 ou 2016.
07:16Mais la situation ne cesse de s'aggraver sur ce plan-là.
07:19Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez,
07:22qui ne disposait déjà que d'une minorité au Congrès des députés,
07:25s'est retrouvé encore plus isolé
07:27depuis que ses alliés de Junts per Catalunya,
07:31ensemble pour la Catalogne,
07:33c'est-à-dire les indépendantistes catalans de droite,
07:35l'ont lâché,
07:36estimant qu'ils ne répondaient pas suffisamment vite
07:38et pas suffisamment correctement
07:40à leurs exigences d'amnistie
07:42pour les anciens dirigeants séparatistes catalans.
07:45Je pense notamment à l'ancien président régional catalan,
07:47Carles Puigdemont, qui pour le moment
07:49ne peut pas encore rentrer en Espagne,
07:51qui est toujours actuellement en Belgique.
07:53Pedro Sanchez donc se retrouve
07:55dans une situation encore plus précaire
07:57et il est cerné de toutes parts
07:58par de nombreuses affaires de corruption présumées
08:01qui touchent des membres de sa famille,
08:03notamment son épouse et son frère,
08:05mais aussi des membres ou anciens membres
08:07éminents de son parti,
08:08certains qui ont été écartés
08:09pour justement pouvoir préserver la formation
08:12et le préserver lui
08:13en tant que président du gouvernement.
08:15Donc sur ce plan-là, la situation est extrêmement difficile aussi.
08:18Il ne faut pas oublier que le procureur général de l'État,
08:21l'ancien procureur général de l'État,
08:23Alvaro García Ortiz,
08:24a dû démissionner parce qu'il a été condamné
08:27par la Cour suprême espagnole
08:28pour une affaire de révélation de secret de l'instruction
08:31dans le cadre d'une enquête judiciaire
08:33qui touchait et qui continue de toucher
08:35le compagnon d'une femme politique de l'opposition,
08:39Isabel Díaz Ayuso.
08:40On est donc face à un Pedro Sanchez affaibli,
08:42toujours en poste, sans majorité alternative crédible face à lui,
08:46mais un Pedro Sanchez affaibli malgré tout.
08:48Et pourtant, malgré la fragilité gouvernementale
08:52et les forces centrifuges qui secouent l'unité du pays,
08:56l'Espagne se porte relativement bien
08:58d'un point de vue économique.
08:59L'inflation, en dehors de l'immobilier,
09:02y est relativement raisonnable
09:03et le pays semble assez loin des difficultés
09:06que l'on peut par exemple observer en France.
09:09Sur le plan économique et énergétique, paradoxalement,
09:12malgré la précarité du gouvernement central de Pedro Sanchez,
09:16malgré les échecs répétés pour faire passer
09:18la loi de finances, le budget de l'État
09:20pour les années écoulées et aussi pour 2026,
09:24l'Espagne se porte plutôt bien,
09:26voire très bien au regard de ses voisins européens.
09:29La croissance devrait encore frôler cette année les 3%,
09:32ce qui peut évidemment faire rêver des pays
09:34comme la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni.
09:36Une croissance qui est soutenue par de très bons chiffres
09:39sur le plan touristique.
09:41Également de bonnes nouvelles globalement
09:43sur le front de l'industrie,
09:45des investissements étrangers importants,
09:47américains, chinois, européens,
09:49dans le domaine de l'intelligence artificielle,
09:51des centres de données,
09:52des batteries et des véhicules électriques,
09:54y compris maintenant non plus seulement les batteries,
09:56mais un peu toute la chaîne de valeur
09:57des véhicules électriques.
09:59Donc c'est positif de ce côté-là.
10:00Le déficit baisse.
10:02Il sera sous les 3% normalement à la fin de l'année 2025.
10:05La dette publique baisse aussi.
10:06Elle devrait prochainement passer sous les 100% du PIB,
10:09après avoir tutoyé des sommets
10:11à la suite de la crise de 2008
10:12et plus encore de la pandémie de Covid-19.
10:15Le taux de chômage, même s'il reste élevé,
10:17est le plus élevé de l'Union européenne pour le moment,
10:19autour de 10%,
10:20a lui aussi beaucoup baissé.
10:22Mais globalement,
10:23le tableau macroéconomique
10:24est très favorable à l'Espagne.
10:26Et ce tableau macroéconomique favorable
10:29devrait se poursuivre,
10:30même si de façon un peu moins dynamique,
10:31au cours de l'année 2026.
10:33Ce qui est plus compliqué sur le plan économique,
10:36que même si elle a plutôt baissé l'inflation
10:38et passé par là,
10:39notamment dans le domaine du logement,
10:41qui est probablement la principale inquiétude économique
10:44des Espagnols aujourd'hui,
10:45avec des prix qui se sont envolés
10:46sous la pression conjointe
10:48du manque de construction
10:49et de l'afflux d'acheteurs étrangers
10:52plus ou moins fortunés
10:52qui ne cessent d'acquérir des biens
10:55en Espagne un peu de tout type.
10:57En matière énergétique,
10:59les prix de l'énergie de gros
11:01en Espagne sont plutôt bas.
11:03Malgré la réintégration du pays
11:04dans le marché unifié européen de l'énergie,
11:08les prix restent assez bas,
11:09surtout en comparaison d'autres pays,
11:11parce que l'Espagne dépend moins,
11:13dépendait moins des fournitures russes,
11:15même si elle leur dépend un peu pour le gaz,
11:16mais elle dépendait moins des fournitures russes
11:18que beaucoup des pays européens,
11:20comme l'Allemagne par exemple.
11:21Aussi parce que l'énergie renouvelable
11:23pousse les prix vers le bas.
11:24La grande panne électrique
11:25qui a touché l'Espagne
11:26à la fin du mois d'avril 2025
11:28a été due à un problème manifeste
11:30d'adaptation et de modernisation du réseau
11:33qui est dépassé par la production
11:35et par les caractéristiques techniques
11:36de la production.
11:37Ça, c'est un des grands chantiers,
11:39un des grands défis du gouvernement Sanchez
11:40en matière économique et infrastructurelle.
11:43Et c'est quelque chose
11:43qui inquiète un certain nombre d'acteurs
11:45qui estiment qu'il faut lancer
11:46très rapidement des investissements
11:48pour moderniser le réseau
11:49et aussi pour le rendre plus performant
11:52face à la production électrique espagnole
11:54qui est plus importante que la consommation,
11:56un peu à l'image de ce qui arrive en France
11:57cette année d'ailleurs.
11:58Sur la question migratoire,
12:00le gouvernement de gauche de Pedro Sanchez
12:03a une rhétorique assez ouverte
12:05en comparaison notamment
12:06avec les prises de positions verbales
12:08hostiles à l'immigration
12:10qui gagnent beaucoup de terrain en Europe.
12:12Ce positionnement est facilité
12:13par une politique d'immigration choisie
12:15qui ne dit pas son nom
12:16et qui favorise la venue d'étrangers
12:19de façon relativement sélective,
12:21composée soit d'hispanophones
12:22du continent sud-américain,
12:24soit d'une main-d'œuvre
12:25peu qualifiée dans le secteur agricole.
12:27En revanche,
12:28les autorités espagnoles
12:30s'efforcent malgré tout
12:31de contenir à peu près
12:32les vagues d'immigration illégales
12:33qui déferlent régulièrement
12:35sur les enclaves africaines
12:37de Ceuta et Mélilla.
12:38Chaque situation étant relative,
12:41il apparaît donc globalement
12:42que le déclin frappe moins l'Espagne
12:44que le reste du continent.
12:46Vivre un peu à l'écart
12:47et dévisser moins vite
12:49que le reste de l'Europe,
12:50voilà presque une définition du bonheur
12:53par les temps qui courent.
12:57L'Ekmer contre les Thaïs.
13:00Le torchon brûle entre Pnomemen et Bangkok.
13:02Un conflit territorial historique
13:03de plus de 100 ans
13:04agite la frontière entre les deux pays.
13:07Explication Olivier Frère Jacques.
13:09Une crise qui commence à durer.
13:11En Asie du Sud-Est,
13:12le conflit frontalier entre la Thaïlande
13:14et le Cambodge s'est intensifié
13:15ces derniers jours
13:16avec des bombardements thaïlandais
13:18sur la ville cambodgienne
13:19de Poypet le 18 décembre.
13:22Un avion F-16 thaïlandais
13:23a largué des bombes
13:24sur cette zone frontalière
13:25abritant de nombreux casinos
13:27endommageant au moins
13:29quatre établissements
13:30depuis la reprise des hostilités
13:31le 7 décembre.
13:32Bangkok justifie s'effrappe
13:34en ciblant des sites militaires
13:36comme des entrepôts de roquettes.
13:38Mep Thompen dénonce une agression
13:40contre des civils
13:41comme sous d'autres latitudes.
13:43Savoir qui ment,
13:44qui dit la vérité
13:45si tenté qu'un des camps
13:46dise la vérité
13:47apparaît bien difficile.
13:49La dizaine de jours de combat
13:51depuis le début du mois de décembre
13:52marque l'échec
13:53d'un cessez-le-feu signé en octobre
13:55sous médiation internationale.
13:57Le bilan humain est déjà lourd.
13:59Au moins 39 morts,
14:0021 côtés thaïlandais
14:01dont quatre soldats supplémentaires
14:02confirmés le 18 décembre
14:04et 18 Cambodgiens,
14:05des centaines de blessés
14:06et environ 800 000 personnes
14:08évacuées des deux côtés
14:09de la frontière.
14:11Des villages entiers ont fui
14:12avec des abris temporaires
14:13surchargés.
14:14Matériellement,
14:15les dommages incluent
14:16des infrastructures civiles
14:17détruites,
14:18hôpitaux,
14:18écoles,
14:19stations-services,
14:20ponces et casinos
14:20ainsi que des sites patrimoniaux
14:22comme les temples Khmer
14:23de Prévière
14:24et Takrabeil
14:25endommagés
14:26par des tirs d'artillerie
14:28et des frappes aériennes.
14:29L'usage d'armes lourdes,
14:31roquettes BM-21
14:32et munitions à fragmentation
14:33aggravent les risques
14:34pour les civils.
14:36Géographiquement,
14:37le litige porte
14:38sur des zones contestées
14:39le long des 800 kilomètres
14:41de frontières,
14:42héritage colonial
14:43des traités franco-siamois
14:44de 1904-1907.
14:47Les monts d'Angrec,
14:48le triangle d'Emeraude
14:49à la jonction avec le Laos
14:50et les abords
14:50du temple Khmer
14:51de Prévière
14:52attribués au Cambodge
14:53par la Cour internationale
14:54de justice en 1962
14:55sont des points chauds.
14:57Ces territoires symboliques,
14:58riches en ressources
14:59et sites historiques
15:00alimentent des revendications
15:02territoriales
15:02avec des incursions
15:03récurrentes
15:04et des champs de mines
15:05posés récemment.
15:07Régionalement,
15:08ce conflit déstabilise
15:09l'Asie du Sud-Est.
15:10L'ASEAN,
15:11l'Association des Nations
15:12de l'Asie du Sud-Est
15:13présidée par la Malaisie,
15:14peine à imposer
15:15une médiation
15:16reportant les réunions.
15:18L'économie souffre
15:19avec la fermeture
15:20des frontières
15:20bloquant le commerce,
15:21notamment les fruits
15:22et le carburant
15:23et forçant 910 000
15:24migrants cambodgiens
15:25à rentrer chez eux,
15:27tombant souvent
15:27dans la cybercriminalité
15:29liée aux casinos frontaliers.
15:30Le tourisme autour d'Ankor
15:32et les échanges
15:33avec le Laos
15:34sont perturbés,
15:35risquant une contagion
15:36et mettant à mal
15:37également l'économie
15:38du pays.
15:38La Chine joue un rôle
15:41clé en médiateur discret,
15:43proche des deux pays.
15:44Pékin suit l'évolution,
15:45envoie un émissaire
15:46pour promouvoir
15:47la désescalade
15:48et protège
15:48ses propres intérêts
15:49économiques,
15:50notamment en matière
15:51d'investissement
15:52dans les casinos cambodgiens.
15:54Opposée à l'idée
15:55d'intervention,
15:56la Chine privilégie
15:57une navette diplomatique
15:58pour éviter
15:59une guerre ouverte
16:00et pourrait renforcer
16:01un peu plus
16:01son influence régionale
16:02en se plaçant ici
16:04en faiseur de paix.
16:05Et nous partons à présent
16:10en compagnie de Renaud
16:11de Bourleuf
16:11pour l'actualité
16:12en bref en France.
16:15Un Noël difficile
16:17pour les agriculteurs.
16:18Les manifestations
16:19se poursuivent
16:20après la rencontre
16:21entre les représentants
16:22syndicaux
16:22et Sébastien Lecornu
16:23vendredi.
16:24Le soir même,
16:25le Premier ministre
16:25a adressé un courrier
16:26justifiant l'abattage
16:28massif des bovins
16:29dans les cas
16:29de dermatoses
16:30nodulaires contagieuses.
16:31La Coordination Rurale,
16:32la Confédération Paysanne
16:33et même la FNSEA
16:34ont affirmé
16:35que Sébastien Lecornu
16:36ne répondait pas
16:36à leurs attentes.
16:37Les blocages
16:38sur les autoroutes
16:38continuent
16:39même si les agriculteurs
16:40ont tenu compte
16:41samedi du début
16:41des vacances scolaires.
16:42Tout se passe bien
16:43sur le barrage,
16:44on ne lève pas le camp.
16:44Après discussion
16:45au préfet,
16:46ils sont revenus.
16:47On a discuté
16:48entre présidents
16:49et on rouvre
16:50la bretelle
16:51Bordeaux-Bayonne
16:52pour les vacanciers
16:54et on rouvre aussi
16:55au camion
16:56parce qu'il va être
16:56trop compliqué
16:56de bloquer les camions
16:57parce qu'on va bloquer
16:58les voitures
16:58et pour que les gens
16:59puissent aller voir
17:00leur famille
17:00ou aller à leurs vacances
17:01qu'ils ont réservées.
17:02Pour l'instant,
17:03rien n'est prévu
17:03pour lever le camp.
17:04On a dit au préfet
17:05qu'on avait à manger
17:06jusqu'à dimanche soir
17:07largement,
17:08même plus.
17:09Donc pour l'instant,
17:09on reste.
17:11On ne veut pas non plus
17:11débloquer rapidement
17:14parce qu'on n'a pas
17:15de réponse
17:16et si on débloque,
17:17on va encore passer
17:17pour des gens
17:18qui ont nous a promis
17:20quelque chose,
17:20ils sont partis
17:21et puis au final,
17:21on n'aura rien.
17:22Donc on va essayer
17:23de maintenir au maximum
17:24même s'il faut passer
17:25les fêtes là.
17:25Ce lundi,
17:26de nombreux accès
17:27s'étaient bloqués,
17:27notamment dans le sud-ouest.
17:31Les manifestations ont eu lieu
17:32devant la villa des Macron
17:33au Touquet.
17:35Emmanuel Macron a préféré
17:37remettre son costume
17:38de petit soldat de carton.
17:39Lors de son déplacement
17:40à Abu Dhabi
17:40sur une base militaire française,
17:42le président de la République
17:43a donné son feu vert
17:44pour la construction
17:44du porte-avions
17:45qui remplacera le Charles de Gaulle.
17:47Une nouvelle occasion
17:48de bomber le tort,
17:48c'est de sous-entendre
17:49que la France était menacée,
17:51notamment par la Russie.
17:52À l'heure des prédateurs,
17:54nous devons être forts
17:55pour être craints
17:56et en particulier
17:58forts sur les mers.
18:01Voilà pourquoi,
18:03conformément aux deux dernières
18:05lois de programmation militaire
18:06et après un examen complet
18:09et minutieux,
18:11j'ai décidé de doter la France
18:13d'un nouveau porte-avions.
18:16La décision de lancer
18:17en réalisation
18:18ce très grand programme
18:19a été prise cette semaine.
18:21Ce nouveau porte-avions
18:22en propulsion nucléaire
18:23doit être prêt
18:24pour une entrée en service
18:25en 2038.
18:26Prévu pour être plus massif
18:27que son ancêtre,
18:29il fera près de 80 000 tonnes
18:30pour 310 mètres de long
18:31et pourra embarquer
18:3330 avions de combat
18:34et 2 000 marins.
18:35Le coût initial
18:35est évalué
18:36aux alentours
18:37de 10 milliards
18:38mais la note
18:38pourrait rapidement
18:39flamber au-delà.
18:41Le blocage budgétaire
18:42toujours au rendez-vous.
18:43Malgré les dons
18:44du ventre gouvernemental,
18:45les députés et sénateurs
18:46n'ont pas trouvé
18:47de terrain d'entendre
18:48vendredi
18:48en commission mixte paritaire,
18:50obligant ainsi l'exécutif
18:51à rédiger un texte minimaliste
18:53présenté ce lundi
18:54en Conseil des ministres.
18:55Cette loi spéciale,
18:56validée par l'article 45
18:58de la loi organique
18:58relative aux finances,
18:59vise à sortir du blocage
19:00par un passage en force
19:01afin de pouvoir
19:02continuer à percevoir
19:03les recettes des impôts
19:03pour payer la dépense publique.
19:05Le texte permet donc
19:06d'éviter le showdown
19:07connu par les Etats-Unis
19:08récemment.
19:09Cette pratique avait déjà
19:10été connue en 2024
19:11avec Michel Barnier.
19:13Cette fois,
19:13le dernier volet relatif
19:14à la sécurité sociale
19:15ne sera pas nécessaire
19:16puisqu'il a été voté
19:17par les députés.
19:18Selon l'exécutif,
19:19le texte devrait pouvoir
19:20être validé dès mardi
19:22après une procédure accélérée.
19:24Tout ça pour ça.
19:25Air France s'envole
19:27vers les Etats-Unis.
19:28Vendredi,
19:29la compagnie aérienne
19:29a annoncé l'installation
19:30du Wi-Fi dans ses avions
19:32par la société américaine
19:33Starlink,
19:34propriété d'Elon Musk.
19:35Le choix s'est fait
19:35au détriment de l'entreprise
19:36Hotelstadt,
19:37dont l'Etat français
19:38est actionnaire.
19:39Reste à savoir
19:39si Air France va utiliser
19:40ses avions pour la remigration
19:42qu'Elon Musk a appelé
19:43de ses voeux
19:43sur son canal X.
19:45Dimanche,
19:45l'homme d'affaires américain
19:46a de nouveau affirmé
19:47que sans augmentation
19:48de la natalité
19:49et sans remigration,
19:51l'Europe
19:51ne serait bientôt plus l'Europe.
19:52La France a un incroyable talent.
19:55Au début du mois,
19:56à Coulomis,
19:57en Seine-et-Marne,
19:57un automobiliste de 55 ans
19:59a provoqué un accident
20:00en état d'ébriété
20:02particulièrement avancé.
20:03En effet,
20:04le chauffard a été contrôlé
20:05avec un taux
20:05de 7,92 g d'alcool
20:08dans le sang,
20:09un chiffre record
20:09pour le département.
20:10A peine pris en charge
20:11par les forces de l'ordre,
20:12l'homme est tombé
20:13en coma éthylique.
20:14A noter qu'en 2013,
20:15un homme avait été admis
20:16aux urgences d'Avignon
20:17avec 11 g d'alcool
20:18dans le sang.
20:22Et l'on poursuit
20:23avec l'actualité internationale.
20:28Décoration sanglante
20:29pour le général ukrainien
20:31Oleksandr Sierski.
20:32Après avoir exhorté
20:33les Français
20:34à envoyer leurs enfants
20:35au sacrifice
20:35sur l'autel de la guerre,
20:37le chef d'état-major
20:37des armées français,
20:38le général Thierry Mandon,
20:40a remis la plus haute
20:40distinction militaire française
20:42lors de la Légion d'honneur
20:43à celui que de nombreux
20:44Ukrainiens appellent
20:46le boucher.
20:46Ce chaleureux rendez-vous
20:48a également permis
20:49aux deux délégations
20:49d'échanger au programme
20:51l'inexorable laïus
20:52sur l'attitude de la Russie
20:53qui, je cite,
20:54« malgré des pertes colossales,
20:56refuse de cesser la guerre ».
20:57Nouvel accélérateur
20:59de colonisation
21:00en Cisjordanie.
21:01Le cabinet de sécurité
21:02israélien
21:03a approuvé la création
21:04de 19 nouvelles colonies
21:05en territoire occupé,
21:06portant à 69
21:07le nombre d'implantations
21:08validées ces trois dernières années.
21:10Un record.
21:11Présenté par le ministre
21:12des Finances
21:12Bezalels Motrik
21:13et appuyé par le ministre
21:15de la Défense
21:15Israël Katz,
21:17cette décision intervient
21:18malgré les pressions internationales
21:19et alors que les discussions
21:20sur une éventuelle solution
21:21à deux États
21:22sont à l'arrêt.
21:23Alors que la Cisjordanie
21:24n'est pas aux mains du Hamas,
21:26les autorités israéliennes
21:27prétextent vouloir empêcher
21:28l'établissement
21:29d'un État palestinien terroriste.
21:31Dans les faits,
21:32la poursuite
21:33de la colonisation illégale
21:34de ces territoires
21:34constitue elle-même
21:36un point de blocage
21:37à de réelles perspectives
21:38de paix dans la région.
21:40Donald Trump
21:41va-t-il mettre le feu
21:42au Venezuela ?
21:43Samedi,
21:43les États-Unis
21:44ont de nouveau saisi
21:45un pétrolier
21:45au large du pays
21:46d'Amérique centrale.
21:47Selon Washington,
21:48ce bateau transportait
21:49du pétrole
21:49sous sanction américaine
21:50dans le but de,
21:51je cite,
21:52« financer le narcoterrorisme
21:53dans la région ».
21:54Rappelons que depuis
21:55quelques jours,
21:55un blocus est mis en place
21:56par les États-Unis
21:57autour du Venezuela
21:58accusé d'être
21:59un narco-État.
22:01Le président des États-Unis
22:02a affirmé
22:02qu'une guerre
22:03n'était pas exclue.
22:05Le Japon va-t-il
22:06obtenir l'arme nucléaire ?
22:07Alors que le pays
22:08va relancer ses réacteurs,
22:09la Corée du Nord,
22:10elle-même puissance nucléaire,
22:12a affirmé dimanche
22:12que l'Asie était en danger.
22:14Plus tôt dans la semaine,
22:15une agence de presse japonaise
22:16a publié un communiqué
22:17selon lequel
22:18le pays devrait posséder
22:19l'arme nucléaire.
22:20Rappelons que,
22:21selon sa constitution,
22:22le Japon a l'interdiction
22:23de créer des forces militaires
22:24offensives
22:24et de posséder
22:25une arme nucléaire
22:26de destruction massive.
22:28Selon les dirigeants
22:28nord-coréens,
22:29l'Asie serait alors
22:30menacée
22:31par une grave
22:32catastrophe nucléaire.
22:33Et voilà,
22:37c'est déjà la fin
22:38de cette édition
22:38des à présent
22:39retrouvés
22:39Politique et Éco.
22:40Pierre Bergerot
22:41reçoit l'économiste
22:42Charles-Henri Gallois
22:43pour évoquer
22:44le Mercosur,
22:45la désindustrialisation
22:46en Europe
22:46et l'état
22:47des finances françaises.
22:49C'est une euthanasie
22:50de nos agriculteurs.
22:51En fait,
22:51si Ursula von der Leyen
22:53voulait tuer
22:53l'agriculture
22:55et les agriculteurs français,
22:56elle ne s'y prendrait pas autrement.
22:59Mais quel est le projet ?
23:00Est-ce que c'est d'alimenter
23:03les Européens
23:04seulement avec des denrées
23:05hors Union Européenne ?
23:07Il y a des pays
23:07qui ont moins d'agriculture
23:10ou qui en ont peu
23:11qui ne sont pas du tout
23:13opposés à ça
23:14en disant que ces produits-là
23:15seront moins chers
23:16finalement que les produits
23:17européens
23:18et donc eux,
23:19ils vont importer
23:20des produits moins chers.
23:21Et puis il y a ceux
23:22qui, dans le cadre
23:23des accords commerciaux,
23:23vous savez comment marche
23:24la négociation
23:26des accords commerciaux
23:26avec l'Union Européenne.
23:28L'Union Européenne,
23:29on a tant ça dit,
23:29on est devenu
23:30un syndicat de défense
23:31des intérêts allemands.
23:33Quand la Commission Européenne
23:34négocie un accord
23:35de libre-échange
23:35pour les pays,
23:38en fait elle fait quoi ?
23:39Systématiquement,
23:40elle sacrifie
23:41les agriculteurs français
23:43au profit
23:44des industriels allemands.
23:46On le voit
23:46sur le Mercosur,
23:47on le voit aussi
23:48d'ailleurs sur l'accord
23:49qui a été négocié
23:50avec Donald Trump
23:51qui a un accord
23:52de vassalisation,
23:53on pourra peut-être
23:53revenir dessus,
23:54une négociation
23:55qui est catastrophique
23:56à tous les niveaux.
23:58Et c'est pourquoi
23:58nous on demande
23:59depuis des années
23:59de sortir l'agriculture
24:01des accords de libre-échange.
24:02Demain,
24:03mardi,
24:04à partir de 7h,
24:04découvrez un nouveau Zoom
24:05avec la juriste
24:06Claude Meunier-Bertelot
24:08pour dénoncer
24:09le programme
24:09Évars
24:10d'éducation à la sexualité
24:11pour les plus petits
24:12dans les écoles.
24:13C'est à présent
24:14la fin de cette édition.
24:15Merci à tous
24:16pour votre fidélité.
24:17Rendez-vous demain,
24:18même lieu, même heure.
24:19En attendant,
24:20portez-vous bien.
24:21Bonsoir.
24:21Sous-titrage Société Radio-Canada
24:31Sous-titrage Société Radio-Canada
24:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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