- il y a 7 semaines
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00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:04Oui, appelez-nous pour savoir si vous pensez que nous sommes au bord d'une guerre civile.
00:08Rodolphe, je vous prends dans un instant, mais Géraldine, vous étiez en train de poser une question pendant la pause à Gilbert Collard.
00:13Je la laisse vous la poser en direct.
00:14Exactement, je me posais la question, ce point de bascule, où le savoir vivre ensemble n'existe plus.
00:22Cette société individualiste, en ce moment, dans laquelle nous vivons, avec de la violence, où on n'ose pas faire des réflexions, par exemple, dans les transports en commun,
00:34parce que quelqu'un fait du bruit, ou a son téléphone trop fort, ou écoute de la musique avec une enceinte connectée, c'est ce qui m'est arrivé il y a quelques semaines, c'est pour ça que je vous dis ça.
00:42On n'ose pas faire de réflexions, de peur de se prendre un coup de couteau, de se prendre une réflexion, de se prendre un point dans la figure.
00:48Et en fait, il y a 15 ans, quand je sortais de chez moi, je n'avais pas cette sensation d'être en ce sentiment d'insécurité.
00:57Donc ils ont réussi.
00:58C'est très bizarre, et je me demande, alors est-ce qu'il y a eu un point de bascule, ou alors c'est au fur et à mesure des années,
01:04on a commencé à arriver dans ce climat d'insécurité que nous vivons en ce moment ?
01:10Gilbert Collard.
01:10L'histoire démontre qu'il y a, à un moment donné, ce que les historiens appellent le moment climatérique,
01:18où ça bascule.
01:19Mais on ne le voit pas souvent venir.
01:22Louis XVI n'a jamais imaginé qu'il y aurait la prise de la Bastille.
01:27Le tsar n'imaginait pas la prise du palais d'été, et ainsi de suite.
01:32Bon, j'en avais discuté avec Maffé Zoli, qui a écrit L'ère des soulèvements, le sociologue, qui est un ami que j'aime beaucoup.
01:40Et il m'avait dit, ce que je vais t'expliquer, ça pourrait prendre des heures et des heures pédantes de cours,
01:47mais c'est très simple. Le fonctionnement social, c'est une espèce de roue édentée qui tourne.
01:52Il y a le cran de la famille, le cran de la religion, le cran de l'éducation, le cran de l'autorité, le cran de la justice, etc.
02:01Ça tourne, ça tourne. Et puis, l'abandon, la lâcheté, les renoncements, provoquent une usure de ses dents.
02:12Et à un moment donné, quasiment imprévisible, une des dents casse.
02:18Et la machine tourne plus.
02:21C'est peut-être un peu comme ce qui s'est passé avec la Fernaëlle, qui a déclenché les émeutes.
02:25Oui, voilà.
02:26C'est-à-dire qu'il y a un terrain larvé, comme on dit.
02:30Mais tous les services de renseignement, tous les services de renseignement alertent sur la gravité de la situation.
02:38Enfin, c'est quand même pas pour rien que Gérard Collomb nous avait dit ce qu'il nous a dit avant de partir.
02:42De tous les côtés, les informations arrivent pour dire, attention, c'est très grave.
02:48Les populations vont s'affronter.
02:51Joseph Massisca, je vous donne la parole dans un instant.
02:54Juste un instant, on va prendre Rodolphe qui nous attend depuis un petit moment en ligne.
02:57Et puis, appelez-nous, vous aussi, pour savoir si vous êtes, si nous sommes ou pas au bord de la guerre civile.
03:02Rodolphe, bonjour. Vous nous appelez de Lyon.
03:05Selon vous, sommes-nous, comme nous dit Steve Bannon, au bord de la guerre civile en France ?
03:10Oui, bonjour à tous et merci de me prendre en ligne.
03:14Un plaisir.
03:15Je pense que la France est une cocotte minute qui, depuis décennies, est sous pression.
03:21On appuie sur le couvercle, la coût de perfusion dans les cités, avec des milliards que l'on donne à des associations gérées par des éducateurs plus ou moins efficaces et scrupuleux.
03:32Il me semble que la famille Traoré avait été mise en cause pour ce genre de détournement dans des associations.
03:40Rodolphe, excusez-moi, vous êtes en train de parler, je suis en train d'apprendre là, que la police a tiré là, tout à l'heure, et a blessé un homme menaçant avec un couteau.
03:48C'était en Isère, à Grenoble.
03:51C'est quand même juste stupéfiant.
03:52Peut-être que nous sommes en train de parler.
03:54L'homme a été, je suis en train de lire les informations en direct, Rodolphe, l'homme a été maîtrisé par les policiers.
04:00Il aurait été chassé d'une auto-école où il avait causé du scandale avant d'exhiber un grand couteau.
04:07On en est là, Rodolphe, on en est là.
04:09Pardon, je vous ai interrompu pour vous dire ce que je viens d'apprendre.
04:12Écoutez, vous avez bien fait.
04:14Je peux vous en parler parce que j'ai un très bon ami qui habite de Grenoble,
04:18qui aujourd'hui est parfois obligé de faire des détours parce qu'il ne peut plus passer dans le centre-ville,
04:22parce que les narcotrafiquants ferment les grands axes pour pouvoir alimenter leurs points d'île.
04:27Vous voyez un peu ?
04:29Voilà.
04:29Et donc ils ferment les axes eux-mêmes.
04:32Et ça, personne ne vous en parle sur les grandes chaînes de télévision que l'on connaît bien.
04:37Joseph Massescaro, une question à vous poser.
04:39Oui, parce que vous êtes de Lyon.
04:41Et bien sûr, vous connaissez le quartier de la Guillotière.
04:46Et il m'est arrivé il y a à peu près un mois, pour un livre que je suis en train d'écrire,
04:49d'aller dans ce quartier, notamment devant cet immeuble qui ressemble à une sorte de cirque éventré.
04:56Et là, tout de suite, on m'a demandé qui j'étais, mes papiers.
05:00On m'a dit « pars d'ici ».
05:02Et vous pouvez confirmer ça.
05:04C'était quand ça, Joseph Massescaro ?
05:05Il y a un mois.
05:06Non !
05:07Si je peux compléter ce que tu dis, j'ai un de mes amis qui est gardien de prison à la retraite.
05:12Et on lui a demandé, pour compléter sa retraite, d'aller poser les bracelets électroniques.
05:19Il m'a raconté que lorsqu'il arrive dans une cité, d'abord son véhicule est fouillé.
05:26Non, mais fouillé par qui ?
05:27Par des jeunes.
05:28Ensuite, il est escorté jusqu'à l'appartement de la personne délinquante à laquelle il doit poser le bracelet.
05:35Et il est raccompagné jusqu'à la frontière de la cité pour pouvoir sortir.
05:42Il est agent de l'administration pénitentiaire.
05:45Non, et ça, ça se passe en France, aujourd'hui.
05:46À Marseille.
05:47J'ai bien colère sur Europe 1.
05:49On continue avec Rodolge, parce qu'on a tellement de choses à se dire.
05:51Vous êtes nombreux à appeler au 01 80 20 39 21 pour nous témoigner ou pas, si on est au bord de la guerre civile ou pas.
05:57Je vous disais, on vient d'apprendre qu'un homme a été maîtrisé par des policiers.
06:01Il a été chassé d'une auto-école et il a causé un scandale.
06:04Voilà, en exhibant son couteau ce matin.
06:07Et Rodolge, je vous laisse continuer, effectivement, sur votre témoignage.
06:10Vous disiez que vous habitez à Lyon et vous dites que là aussi, c'est un peu une cocotte minute en France.
06:17C'est une cocotte minute, en effet.
06:19Il n'y a pas très longtemps, je discutais avec une dame qui est étrangère,
06:22qui est venue dormir dans l'hôtel Dieu, qui a été entièrement rénové avec un hôtel, un palace,
06:31et qui a voulu se promener dans Lyon et qui a finalement fait du mi-tour parce que dans les grandes places d'Ilecourt,
06:36rue de la République, pour ceux qui connaissent, les plus grandes rues commerçantes de Lyon,
06:42elle s'est sentie en insécurité totale et elle a dit que je suis rentré parce que je voulais les manger à l'extérieur.
06:47Du coup, je suis retourné à l'hôtel.
06:48Incroyable, incroyable.
06:50Rodolphe, vous habitez en quelle partie de Lyon ? Personne ne sait qui vous êtes.
06:53Ne vous inquiétez pas, vous pouvez nous dire.
06:54Oui, alors, moi, je suis en périphérie, mais je vais dans Lyon assez régulièrement.
07:03Mais en fait, j'y vais de moins en moins parce que ça devient...
07:06Incroyable, incroyable.
07:08Donc il y a des quartiers où vous n'allez pas à cause de l'insécurité.
07:11Tout à fait.
07:12La guillotière, pour revenir sur la guillotière, le maire, M. Blousset,
07:15voulait légaliser le marché, un espèce de marché noir qui se fait sur la place de la guillotière.
07:21Absolument.
07:21Il y a du trafic, de la vente de cigarettes, de contrebandes.
07:27Vous trouvez de la drogue, vous trouvez tout ce que vous voulez,
07:30des vêtements, des affaires volées.
07:33Et donc, M. Blousset voulait légaliser ça, voulait légaliser ce marché.
07:36Merci beaucoup, Rodolphe, de nous témoigner un peu de ce qui se passe sur le terrain.
07:43Je vous donne la parole.
07:44Merci de nous avoir appelés.
07:45Et vous aussi, appelez-nous pour témoigner de ce qui se passe sur le terrain.
07:48On a Jean-Michel, on a Franck aussi qui nous appelle.
07:51Joseph Massisca, on dit nous parce que j'ai l'impression que vous connaissez très bien
07:53peut-être ce qui se passe aussi à Lyon, non ?
07:55Ah oui, je connais bien.
07:56Je connais bien parce que je suis en train d'écrire un roman policier là-bas
07:58et donc je vais très très souvent.
08:00Et en fait, d'ailleurs, ce que les policiers me racontent est totalement,
08:03est absolument effrayant.
08:04Alors, partagez avec nous, partagez avec nous.
08:06Exactement, devant moi, des personnes dans l'immeuble dont je parle,
08:11il y avait un interphone, ils ont dévissé l'interphone
08:14et ils se sont servis de paquets de cigarettes qui planquaient là
08:17et de barrettes de shit.
08:19Devant tout le monde, ça ne pose bien sûr aucun problème.
08:21Et lorsque je regardais, j'ai été bien sûr, j'ai été prise à partie.
08:25Ah bon ?
08:25Donc c'est comme ça que...
08:26Il ne faut même pas regarder.
08:27Non, vous ne pouvez même pas regarder.
08:28Non, non, non.
08:29Parce que le regard est une menace.
08:30Le regard est le regard dessus comme une menace.
08:32Il faut faire très attention au regard.
08:37Donc, oui, là, il y a...
08:39On ne parle même plus de territoire perdu de la République.
08:42C'est-à-dire que...
08:42C'est un territoire conquis.
08:43C'est conquis.
08:44Voilà, c'est totalement conquis.
08:46On en est là.
08:47Vous êtes en direct sur Europe 1.
08:48On va appeler Jean-Michel.
08:49Bonjour Jean-Michel.
08:50Vous nous appelez de Rhône-Alpes.
08:51Qu'est-ce que vous pensez, vous, de ce regard que porte effectivement Steve Bannon ou bien Elon Musk ou bien Donald Trump sur l'Europe ?
08:58Cette Europe vieillissante, cette Europe en souffrance, cette Europe peut-être au bord de la guerre civile ?
09:02Alors, la première chose qu'on peut dire, c'est que c'est une analyse, en tout cas sur le plan civilisationnel, parfaitement exacte de Steve Bannon.
09:16Je veux dire, les gens ont peur en France.
09:20Contre les témoignages que nous avons entendus, moi je suis moi-même dans la région d'Alpes, j'en passe et les meilleurs.
09:26Je crois que le problème est un problème civilisationnel, c'est-à-dire qu'on est arrivé à ce que la démocratie ne s'exerce plus.
09:36On va dire que 15% des élus qui ne représentent pas la France sont élus et sont au pouvoir.
09:47Ce qui est tout de même consternant par rapport à la démocratie.
09:52Alors Jean-Michel, on va marquer une pause et on va revenir effectivement sur ce que vous soulignez.
09:56Restez en ligne sur le problème civilisationnel que vous êtes en train de souligner et qui pour vous est une valeur qui est en train d'exploser à nos yeux.
10:07Un ingrédient qui fera que la guerre civile pourrait arriver en France.
10:12Et comme Jean-Michel, réagissez au 01-80-20-39-21.
10:17Christine Kelly et vous, c'est de 11h à 13h sur Europe 1.
10:20A tout de suite.
10:21Europe 1, Christine Kelly et vous.
10:2411h47 sur Europe 1, Christine Kelly et vous.
10:26La suite, vous réagissez au 01-80-20-39-21.
10:30Nous sommes avec vos deux chroniqueurs, chère Christine, l'avocat et ancien député Gilbert Collard, Joseph Massescaron et Jean-Michel,
10:37que nous avions en ligne pour réagir aux propos de Steve Bannon dans les colonnes du journal du dimanche,
10:43qui dit que l'Europe prendrait de mauvaises directions et pourrait devenir méconnaissable.
10:46Il évoque même un risque de guerre civile.
10:49Un risque de guerre civile, un risque de fracture sociale et politique.
10:52Il met en avant l'idée que la société européenne est de plus en plus divisée, proche d'un point de rupture.
10:57Si rien ne change, insistance sur l'urgence d'agir politiquement.
11:02Le message de Steve Bannon est celui d'un appel à la mobilisation,
11:05dans lequel il encourage les Européens et notamment les Français à reprendre le contrôle de leur destinée politique.
11:11Et vous, Jean-Michel, qui nous appelait de Ronald, vous étiez en train de nous dire,
11:15un peu effectivement comme ce que disent aux Etats-Unis,
11:18que le problème est civilisationnel et que c'est là que tout se joue.
11:24Alors, premier point.
11:26L'exemple est donné par le plus haut niveau de l'État, avec M. Macron.
11:32Je suis désolé d'en parler.
11:33Quand il dit qu'il ne sait pas ce que c'est que la civilisation française,
11:37douze siècles d'existence de la France témoignent contre lui.
11:41Au niveau intérieur, nous n'avons quasiment plus d'industrie.
11:45Au niveau des agriculteurs, ça fait une quarantaine d'années qu'on se moque d'eux,
11:50qu'on leur impose des règles, mais qui ne sont même pas respectées par les gens qui portent chez nous.
11:57Ce qu'on fait avec le Mercosur.
12:00Enfin, à l'étranger, on est complètement ridiculisés.
12:04M. Poutine a traité M. Macron quasiment de petite télégraphie.
12:08M. Donald Trump s'est moqué ouvertement de notre président de la République.
12:14Bref, il n'y a plus aucun domaine où on est respecté en France,
12:19que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur.
12:22C'est d'Algérie.
12:22C'est vrai qu'il est plus facile de s'attaquer à des agriculteurs
12:25qui survivent et qui sont là pour nous nourrir
12:30et qui respectent, eux, la France et les Français,
12:36confèrent la génuflexion émouvante.
12:39Alors qu'effectivement, c'est sûr que se battre contre des narcotraffiquants,
12:45c'est beaucoup plus difficile et il faudrait que ça remue davantage.
12:49Et là, ça serait beaucoup plus difficile.
12:51– Merci beaucoup, mon cher Jean-Michel.
12:54C'est très pointu, ce que vous avez effectivement expliqué,
12:58des exemples clairs, précis, nets, pour expliquer effectivement votre vision.
13:02Merci beaucoup pour votre appel sur Europe 1.
13:04Appelez-nous aussi pour nous dire si, comme Jean-Michel,
13:06vous pensez effectivement que c'est un problème civilisationnel,
13:09que nous sommes au bord de la guerre civile.
13:11Appelez-nous au 01-80-20-39-21.
13:13– On a Emmanuel qui nous appelle.
13:15Je vous embrasse très fort, mon cher Jean-Michel.
13:17Joyeux Noël !
13:19– Et on a Emmanuel qui nous appelle de Toulouse,
13:21on a Mickaël qui nous appelle de Paris,
13:22avant de les avoir en ligne, Gilbert Collat.
13:25Vous étiez en train d'opinier du chef sur le fait qu'il nous disait,
13:29à l'instant, Jean-Michel,
13:30qu'effectivement c'est un problème civilisationnel.
13:33Comme Dieu le dise, effectivement, Donald Trump.
13:35C'est-à-dire, pour notre guerre.
13:37– On est en train de vivre une dépossession de notre histoire.
13:45Et c'est très douloureux, parce qu'on appartient encore,
13:50on est des survivants, mais même je parle des jeunes de 25, 26, 27 ans
13:55qui ont baigné dans cette culture.
13:57On est en train de vivre une véritable dépossession de notre identité.
14:03– Ça fait mal ce que vous dites.
14:04Quand on entend le mot « dépossession », ça fait mal.
14:07– Écoutez, sur une chaîne de télé, je ne citerai pas,
14:11parce qu'elle se porte mal,
14:12au moment de conclure, le présentateur n'arrive pas à dire
14:17« Bonne fête de Noël » et il faut que ce soit Sarah Knafow
14:20qui disent à l'antenne « Joyeux Noël ».
14:24Lui, il n'y arrive pas.
14:25Mais ça, c'est insupportable pour nous, vous comprenez,
14:28parce que je ne peux parler ici que de moi,
14:31mais j'ai l'impression qu'on me vole toutes mes années d'histoire.
14:35– Et qui vous vole toutes vos années d'histoire ?
14:36– Mais tout un conglomérat d'intellectuels, pseudo-intellectuels,
14:41de reconstructeurs d'une France qui n'est pas la réalité,
14:45des ententes frauduleuses pour créer un univers qui n'est pas le nôtre.
14:51Ce sont des voleurs d'histoire.
14:53Je ne pensais pas qu'un jour, je rencontrerais dans mon pays
14:57des voleurs d'histoire.
14:59Ça, c'est effrayant, comment ça me rend malade.
15:01– Gilles Bercollard sur Europe, un voleur d'histoire,
15:04dépossession de notre culture.
15:05Joseph Massis-Caron, votre réaction ?
15:06Ensuite, on aura Emmanuel et Mickaël qui nous appellent.
15:09– Il y a deux parties dans l'intervention qu'on vient d'entendre
15:12de nos auditeurs.
15:15C'est la partie, en effet, qui est le fait que, économiquement,
15:19la France se porte mal.
15:21Et là aussi, Steve Bannon a une analyse très précise
15:26en disant que ce qui nous attend, c'est le sort, un jour ou l'autre,
15:29le sort qu'a eu l'histoire, l'ancienne première ministre britannique
15:32qui, du jour au lendemain, a dû prendre ses sacs
15:35et partir de Downing Street, tout simplement parce que
15:37les marchés obligataires lui disaient de partir.
15:39Ça, c'est ce qui nous pend en est.
15:40– La crise honnête.
15:41– La crise honnête, ça c'est le premier point.
15:42– La menace économique.
15:43– Et la question de la sécurité sociale, demain, est-ce qu'on pourra rembourser ?
15:47Il y a plein des retraites.
15:49Ça, c'est la première chose.
15:50La deuxième chose, sur le terme même de civilisation,
15:52et là aussi, Steve Bannon n'en parle, c'est, pour moi,
15:54la vraie question, c'est aussi la question,
15:56nous sommes des pays, enfin, l'Europe est un pays judéo-chrétien.
16:00Je pense que la France, même, plus que tous les autres pays, est un pays judéo-chrétien.
16:05Vous savez, un grand philosophe de l'État qui a conçu l'État en France au XVIe siècle,
16:10qui s'appelait Jean Baudin, il ne parlait pas grec ou très peu, il parlait l'hébreu.
16:15Eh oui, il parlait l'hébreu, c'est bien ce qu'il faut se prendre.
16:17C'est-à-dire, la monarchie française a été faite sur le mode de la monarchie hébraïque.
16:21Mais le sacre, c'est le protocole de Salomon.
16:24Donc, aujourd'hui, avec ce qui se passe en Europe, et notamment en France,
16:28c'est-à-dire, ce ne sont pas des fusillades, comme ça a été dit,
16:31ce sont des pogroms qui se passent un peu partout.
16:33C'est-à-dire ?
16:33C'est-à-dire, c'est une sorte, pour moi, je vis ça comme une nuit de cristal rampante,
16:37puisque si on aime les rapports historiques,
16:40eh bien ça, c'est quelque chose, je reprends le terme de Giberkola,
16:43c'est une dépossession.
16:45Parce qu'une dépossession, c'est-à-dire que sans l'élément juif, évidemment, bien sûr,
16:50nous sommes, mais nous perdons une partie de nous-mêmes.
16:53C'est absolument évident.
16:54Et ça, c'est ce qu'on veut faire.
16:55C'est ce qu'on veut faire.
16:56C'est ce qu'on veut faire.
16:57On, c'est qui ?
16:58On, ce sont les islamistes.
17:00Ce sont les islamistes et tous leurs alliés.
17:02Tous leurs alliés, tous leurs alliés de la gauche.
17:05Je ne dis pas l'extrême-gauche, maintenant,
17:07parce que c'était la porosité des thèses de l'extrême-gauche
17:10à gagner une grande partie de la gauche.
17:11Il faut arrêter de dire l'ultra-gauche ou l'extrême-gauche.
17:13Une partie de la gauche, bien.
17:14Et tous ces éléments-là, en fait, vont dans ce sens d'un antisémitisme réel.
17:22Et ça, bien sûr, ça va contre notre civilisation.
17:26C'est absolument évident.
17:27On continue d'en parler.
17:28Joseph Massé-Scaron, Gilbert Collard, qui sont dans le studio avec moi,
17:31Géraldine Amon aussi, avec Mickaël qui nous appelle de Paris.
17:34Ensuite, on aura Emmanuel qui nous appelle de Toulouse.
17:36Bonjour Mickaël.
17:37Nous sommes en train de parler, effectivement,
17:39de est-ce que nous sommes au bord de la guerre civile ou pas ?
17:41Est-ce que l'Europe est en grande crise, et notamment la France ?
17:44Quel est votre regard ? Quel regard portez-vous ?
17:46Bonjour Christine.
17:48Bonjour Mickaël.
17:50Oui, vous savez, je pense que le constat est aujourd'hui largement partagé
17:53par de nombreux Français qui attendent la prochaine élection.
17:58Plus de parcentes et naïfs, Gilbert Collard parle de dépossession.
18:01Il y a de ça quelques semaines, je parlais de la carte d'identité chrétienne de la France
18:05qu'on souhaitait enlever.
18:07Donc vous êtes en phase avec l'aspect civilisationnel qui est en train d'exploser.
18:14Absolument.
18:15Sachant que concernant ce qui se passe en France,
18:19si on prend l'exemple italien,
18:22il y a une loi qui s'appelle dévastation et pillage.
18:26En Europe, en Italie, il n'y a pas besoin de prendre la personne sur le fait
18:32comme quoi la personne a cassé.
18:37Il suffit simplement d'être pris comme quoi la personne est dans le groupe,
18:41qu'elle se déplace avec le groupe, qu'elle contribue à l'intimidation collective.
18:45Eh bien, rien que ces faits-là font que la personne peut être condamnée.
18:53Et peut être condamnée à payer les dégâts, même si la personne est non solvable.
18:57Donc je ne vois pas pourquoi on ne le fait pas.
18:59Enfin si, je ne sais pas pourquoi, parce qu'on ne veut pas le faire.
19:03Mais on pourrait très bien le faire.
19:04Donc je pense que les Français ne sont plus naïfs maintenant.
19:07On a tous compris ce qu'il en était.
19:10C'est bien dommage d'en avoir à être arrivé là.
19:13Mais je pense qu'à un moment donné, il faut se confronter à la réalité.
19:16Et nous sommes dans la réalité.
19:18Nous sommes dans la réalité.
19:19Merci beaucoup, Mickaël, pour votre appel depuis Paris.
19:22Et vous dites qu'effectivement, nous sommes dans une réalité triste, dramatique, inquiétante.
19:29On a Emmanuel qui nous appelle de Toulouse.
19:31Bonjour, Emmanuel.
19:33Oui, bonjour, Christine.
19:34Bonjour, Emmanuel.
19:35Quel regard portez-vous ?
19:36Effectivement, c'est les propos que nous tenons ce matin sur ce triste constat d'une France.
19:41On vient d'avoir, par exemple, Mickaël, qui nous disait que le fait, ce laxisme judiciaire,
19:46c'est ce que nous disait aussi notre premier interlocuteur, Jérôme,
19:49qui ne croyait même pas en une guerre civile,
19:51mais qui disait que le terreau même d'une éventuelle révolution,
19:55c'est aussi ce laxisme judiciaire.
19:58Écoutez, moi, je crois depuis de très nombreuses années
20:01à l'arrivée imminente d'une guerre civile en France.
20:04Pour moi, on est les Indiens d'Amérique qui voient arriver les cow-boys, les Espagnols, ce que vous voulez,
20:13enfin bon, toutes les populations qu'ils ont accueillies et qui vont se faire littéralement manger.
20:19Moi, je suis très, très inquiète pour la situation de mon pays aujourd'hui.
20:24Moi, j'ai 60 ans, je suis originaire de Paris.
20:27Quand je retourne à Paris, je ne reconnais plus ma ville, vraiment, plus du tout.
20:33Aujourd'hui, à Toulouse, j'y suis depuis à peu près 30 ans,
20:36je vis dans un quartier sensible que les Toulousains connaîtront bien,
20:39puisque c'est le quartier du Mirail.
20:41J'habite à côté d'une école coranique, je vois tous les jours des femmes voilées,
20:44avec des petites filles voilées dans les poussettes.
20:46Le halal, la charia, etc.
20:49Enfin bon, bref, ça fait partie du quotidien.
20:52Moi, quand j'avais 10 ans, j'entendais jamais parler de ça.
20:55Aujourd'hui, il ne se passe plus une seule journée sans qu'on entende parler de l'islam.
20:59Jamais.
21:01Et je pense qu'aujourd'hui, c'est vraiment...
21:03Pardon, je termine.
21:04C'est très difficile de faire cohabiter des cultures aussi différentes,
21:08aussi radicalement différentes que la civilisation musulmane et la civilisation judéo-chrétienne.
21:13Vous rejoignez Joseph Massé-Scaron, c'est intéressant ce que vous dites.
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