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  • il y a 7 mois

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00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:03Je me pose la question ce matin de savoir si nous sommes au bord de la guerre civile.
00:08Voilà la question à 48h de Noël que je me pose lorsque je vois les prises d'opposition de Steve Bannon dans le journal du dimanche,
00:15lorsque je vois Elon Musk avec le constat qu'il fait sur l'Europe.
00:21Et on entend plusieurs voix qui critiquent l'Amérique au lieu de peut-être jeter un juste constat sur ce qui se passe en Europe.
00:30Écoutons Thierry Betron qui était sur Europe 1 ce matin.
00:33Les bras m'en sont tombés.
00:35Moi qui suis un, j'allais vous le dire, c'est ma boucle, un amoureux des Etats-Unis.
00:40Toute ma vie, j'ai évidemment travaillé beaucoup pour France.
00:43Je suis français et évidemment, mon pays par-dessus tout.
00:47Mais j'ai beaucoup travaillé aux Etats-Unis aussi.
00:49Et quand je vois ce que sont devenus les Etats-Unis d'Amérique, on parle de guerre civile.
00:54Mais la guerre civile, bien sûr on ne peut en parler de ce qui se passe en Europe et en France.
00:59Mais la guerre civile aux Etats-Unis.
01:01Pensez donc que désormais, l'armée va dans les villes.
01:04L'armée va à Los Angeles.
01:06Pour maintenir la sécurité.
01:07Oui mais enfin, c'est quand même invraisemblable.
01:10Encore une fois, ça ne veut pas dire qu'il faut qu'on fasse des efforts et des progrès nous-mêmes.
01:14Mais s'il y a un pays aujourd'hui qui est malade, vraiment malade,
01:19ce sont les Etats-Unis d'Amérique.
01:21Et donc, je dirais que, avant de faire la morale au monde entier,
01:26commençons, chacun va travailler chez nous, et en particulier nos amis américains.
01:31Et ils ont beaucoup à faire, croyez-moi.
01:33C'était Thierry Breton sur Europe 1, qui réagissait à l'interview de Steve Bannon dans le journal du dimanche.
01:41Gilbert Collard, je commence peut-être avec vous, avec ces propos qui ont été tenus.
01:46Bon Noël d'abord.
01:47Oui, merci, c'est adorable.
01:49Il faut le répéter tout le temps.
01:50Oui, comme on dit, belle montée vers Noël.
01:51Voilà, bon Noël.
01:52En rappelant que Noël, ça veut dire nativité, naissance.
01:56Nativité, exactement, le sens de Noël.
01:58N'oublions pas l'essentiel.
01:59Gilbert Collard, lorsqu'on voit ce constat dressé par Steve Bannon,
02:04lorsqu'on voit cette réaction aussi peut-être de Thierry Breton,
02:07qui dit, regardez d'abord chez vous, c'est là-bas qu'il y a la guerre civile,
02:10est-ce que, selon vous, nous sommes au bord de la guerre civile,
02:12est-ce que vous pensez que ces Américains qui nous regardent ont tort en raison ?
02:16Alors d'abord, si je peux me permettre, une petite observation sur Thierry Breton,
02:21qui a été quand même commissaire européen pendant cinq ans.
02:25Alors il dit les bras menton, mais je me demande, il trouve ses bras,
02:28parce que pendant cinq ans, on n'a pas beaucoup vu agir.
02:32Et il était même très proche d'Ursula, jusqu'au jour où Ursula l'a viré.
02:36Alors ce qui est extraordinaire aussi, c'est de voir réapparaître Thierry Breton,
02:39qui n'est plus rien, quoi.
02:41Qui n'est plus rien.
02:42Alors sur ce que dit Bannon...
02:45Parfois, lorsqu'ils sont libres comme ça, lorsqu'ils ne sont plus rien,
02:47pour reprendre notre inspection, Gélien Collard...
02:49Voilà ce qui veut dire que lorsqu'on a des fonctions...
02:50Non mais parfois, ils sont plus libres, ils disent justement...
02:52Donc quand on a des fonctions, on n'est pas libres, voilà.
02:54Non, mais parfois, ils disent la vérité.
02:56Oui, mais quand on est en poste...
02:57Malheureusement...
02:58Oui, mais Christophe, moi je pense que ce n'est pas ce que vous en pensez,
03:00parce que les auditeurs en pensent,
03:02mais quand on est en fonction, en poste, on doit aussi dire la vérité.
03:05Mais ce qui est étonnant quand même, c'est qu'on s'émeut de ce que les Américains disent,
03:11mais quand même, Gérard Collomb,
03:15ce n'est pas l'Amérique, c'est Gérard Collomb,
03:17l'ancien ministre de l'Intérieur,
03:18il avait quand même dit, on est côte et côte,
03:21on va être face à face.
03:23Il l'a dit, ce n'est pas moi qui le dis,
03:24ce n'est pas un Américain qui le dit,
03:26et puis on a quand même,
03:28on a cette apparition aussi de la criminalité de guerre.
03:33Quand on voit des délinquants ouvrir le feu à la Kalachnikov
03:38sur des policiers qui n'ont pas ouvert le feu,
03:42il faut le rappeler quand même,
03:43on n'est plus, moi je parle d'expérience là,
03:46on n'est plus dans la criminalité ordinaire,
03:49on est passé dans une criminalité de guerre
03:51qui cache forcément autre chose.
03:54Donc je crois moi personnellement
03:55qu'on est au bord de la guerre civile.
03:57Donc selon vous, Gilbert Collard sur Europe 1,
03:59nous sommes, comme le dit Steve Manon,
04:01au bord de la guerre civile.
04:02Moi lorsque je vois aussi ce qui s'est passé à Ajaccio,
04:04ce week-end,
04:05c'est quand même un homme qui se baladait
04:08avec un couteau menaçant,
04:09qui a été tué par les policiers,
04:12il porte plainte, sa famille porte plainte contre les policiers.
04:14Il n'ose porter plainte, la famille, la famille.
04:16Voilà, sa famille, donc lui il est mort.
04:18Et selon vous, Joseph Massé-Scaron,
04:21est-ce que nous sommes, selon,
04:23comme dit Steve Manon,
04:24dans le journal du dimanche,
04:25au bord de la guerre civile ?
04:26– Alors, vous avez rappelé le drame d'Ajaccio,
04:29et très justement parce que…
04:30– D'avoir envie de vous accueillir aussi,
04:31je rappelle qu'Éric Tegner et Gabriel Cluzel
04:34sont en vacances !
04:36– Mais tant mieux, ça nous permet d'être là !
04:37– J'ai envie de dire l'essentiel quand même, franchement !
04:39– Merci Yannick, merci Yannick, merci Yannick !
04:41– On est des produits de remplacement !
04:45– Mais non, pas du tout !
04:48– Non, je reviens sur le drame d'Ajaccio.
04:51Heureusement que les ports d'armes
04:54sont extrêmement réglementés en France
04:56et à l'inverse des Etats-Unis,
04:59parce que ce ne seraient plus des couteaux, évidemment.
05:02Pourquoi ? Parce que le couteau est fait, justement,
05:04là pour le coup, aussi comme un remplaçant.
05:06Voilà.
05:07Et qu'est-ce que ça signifie ?
05:08Ça signifie que lorsqu'on n'a plus de langage commun,
05:12tout simplement, vous croisez une personne,
05:14un simple regard peut vous mettre en danger.
05:16Juste dans la rue, vous marchez,
05:18un simple regard peut vous mettre en danger.
05:20Donc là, évidemment, quand vous n'avez plus de langage commun,
05:24disait Montaigne, dans les essais,
05:26déjà, vous êtes au bord de la guerre civile.
05:29– Et là, pour vous, la France, là,
05:30on n'a plus de langage commun ?
05:32– Plus de langage commun ?
05:34Alors, plus de langage commun, je dirais,
05:36pas simplement entre citoyens, entre Français,
05:41mais moi, ce qui me frappe,
05:43c'est que nos élites n'arrivent pas à trouver un langage commun.
05:46– Alors, on marque une pause, Joseph Massé-Scaron,
05:48vous parlez de langage commun pour essayer de comprendre,
05:51effectivement, si nous sommes ou pas au bord de la guerre civile.
05:54Et on revient sur Europe 1.
05:55Appelez-nous pour nous dire si vous pensez que la France est au bord de la guerre civile.
05:59– Et pour cela, vous composez un seul numéro,
06:01c'est le 01, 80, 20, 39, 21, numéro non surtaxé.
06:05Il est 11h12, à tout de suite avec Christine Kelly sur Europe 1.
06:09– Europe 1, Christine Kelly et vous.
06:11– La suite à 11h16 sur Europe 1, Christine Kelly et vous.
06:14C'est de 11h à 13h avec vous, chers auditeurs d'Europe 1.
06:18Vous réagissez au 01, 80, 20, 39, 21.
06:21Nous sommes avec vos deux chroniqueurs, chère Christine,
06:23l'avocat et ancien député Gilbert Collard et Joseph Massé-Scaron.
06:27Nous revenons sur les propos de Steve Bannon dans les colonnes du journal du dimanche.
06:30Europe prendrait de mauvaise direction et pourrait devenir méconnaissable.
06:34Il évoque même un risque de guerre civile.
06:36– Oui, alors sommes-nous au bord de la guerre civile.
06:38On a Jérôme qui nous appelle des Pyrénées, qu'on prendra dans quelques instants.
06:41Je continue avec vous, Joseph Massé-Scaron,
06:43parce que selon vous, vous étiez en train de nous expliquer
06:45qu'il fallait une sorte de lien commun, de langage commun, de fil conducteur.
06:49Qu'est-ce qu'il y a ?
06:50– Oui, parce qu'on en parlait énormément hors antenne,
06:53on se donnait des exemples de voisinages qui pouvaient dégénérer,
07:00mais avec une violence de plus en plus forte.
07:04Lorsque Thierry Breton dit que la guerre civile est aux Etats-Unis,
07:08très franchement, je pense que depuis longtemps, il n'est pas allé aux Etats-Unis.
07:11Car c'est vrai qu'il y a des affrontements idéologiques extrêmement forts,
07:16mais d'un autre côté, quand le peuple américain doit se rassembler autour du drapeau,
07:21là, pardonnez-moi, mais il n'y a pas de contestation possible.
07:23– Non, aucune.
07:23– Or, voilà, pas du tout.
07:25– Vous êtes Massé-Scaron sur…
07:26– Évidemment, autour du drapeau, il y a des gens qui manqueraient l'appel, c'est évident.
07:30– Et même des gens qui piétineraient le drapeau.
07:31– Et même des gens qui piétineraient le drapeau.
07:32– Gilbert Collat sur…
07:33– Et même des gens qui brûleraient le drapeau, on l'a vu.
07:35Donc ça veut dire qu'il y a vraiment une fracture patriotique.
07:38– Alors, est-ce que selon vous, on est proche d'une guerre civile,
07:41je donne la parole à Jérôme dans un instant,
07:43parce qu'une guerre civile dit quand même,
07:45ça veut dire qu'il faut quand même qu'il y ait deux camps qui s'affrontent.
07:48Est-ce que c'est un effondrement,
07:49ou bien est-ce que c'est vraiment, on est au bord d'une guerre civile ?
07:52Parce qu'il faudrait deux camps qui s'affrontent.
07:54Quels sont les camps qui pourraient éventuellement s'affronter ?
07:56– Pour que dans un pays, on n'arrive pas à la guerre civile,
08:00il faut qu'il y ait une gestion judiciaire, politique, sociologique, économique,
08:08spirituelle des conflits.
08:09Or, aujourd'hui, les conflits ne sont absolument pas régulés.
08:14Ils s'expriment dans la rue,
08:16ils s'expriment dans une commission d'enquête parlementaire,
08:18avec des moments hallucinants.
08:21Ils s'expriment partout dans la violence, quoi.
08:24On a vraiment l'impression que le couteau
08:26est devenu aussi un mode de communication,
08:29un langage, un langage violent.
08:32Et ça, ça montre qu'on arrive petit à petit
08:35au moment où l'affrontement sera inévitable.
08:38– Alors, je vous donne la parole dans un instant.
08:40Qu'est-ce que la guerre civile ?
08:40Ça aussi, c'est une question que j'ai envie de vous poser.
08:42On en parle dans un instant.
08:43D'abord, Jérôme.
08:44Jérôme, vous nous appelez des Pyrénées.
08:46Vous aussi, un auditeur d'Europe 1,
08:47même si on est à 48 heures de Noël,
08:49on se pose les bonnes questions.
08:50On va parler chocolat dans un instant, je sais.
08:52Mais avant le chocolat, parlons de...
08:54– C'est réconfortant.
08:55– Voilà, les deux pieds sur terre
08:57et pour bien comprendre ce qui nous attend
08:58dans les années qui viennent.
08:59Jérôme, vous nous appelez des Pyrénées.
09:01Et selon vous, après les propos répétés
09:04de Steve Manon, ancien conseiller de Donald Trump
09:08ou encore Elon Musk,
09:09est-ce que vous pensez que nous sommes au bord de la guerre civile ?
09:12– Pas du tout.
09:13– Alors, vous l'avez très bien rappelé,
09:16la guerre civile, c'est l'affrontement d'armées.
09:19C'est la définition, c'est l'armée qui se révoile
09:22contre une autre armée.
09:24Aujourd'hui, en France, je ne vois pas comment ça pourrait arriver.
09:27– Pas forcément des armées, peut-être deux camps,
09:29pas forcément des armées.
09:30C'est plutôt des Français qui se réveillent
09:35contre les Français, pas forcément des armées.
09:36Mais deux camps, l'un contre l'autre.
09:38– Oui, mais aujourd'hui, moi, voilà,
09:42et j'appelle plus ça une révolution,
09:44parce qu'en fait, on regarde souvent la France
09:48par le prisme des grandes villes.
09:50Et il ne faut quand même pas oublier
09:52que la France est constituée aussi beaucoup de campagnes.
09:55Et les paysans, les agriculteurs l'ont très bien fait voir,
09:59ils ne veulent pas la violence.
10:00Eux, ce qu'ils veulent, c'est que ça change.
10:02Et aujourd'hui, pour avoir une guerre civile,
10:05il faut de la violence.
10:06Je ne pense pas que le français a envie d'être violent.
10:08Il a juste envie d'être écouté, d'être reconnu.
10:13Et qu'il y ait une justice, là, je suis d'accord
10:15avec M. Collard, je pense que ça,
10:18ça pourrait créer une vraie révolution,
10:19parce que la justice, aujourd'hui, elle est laxiste.
10:24Et ça, ça énerve énormément les Français,
10:27énormément les Français de la campagne.
10:29Moi, je vis en campagne,
10:30et je parle beaucoup avec les Français de la campagne,
10:33et ça, ça les énerve.
10:35Et c'est toutes ces petites accumulations de frustration
10:38qui pourraient apporter des gens à faire.
10:41Alors, pas les gilets jaunes,
10:42parce qu'il y a une sorte de révolution
10:44pour pouvoir faire changer tout ça.
10:47M. Jérôme, vous qui nous appelez des Pyrénées,
10:50quelle est, selon vous, la limite
10:52entre peut-être cette révolution dont vous parlez,
10:56les émeutes et la guerre civile ?
10:58Quel est le contour ?
10:58Qu'est-ce qui serait le contour, selon vous,
11:00qui ferait que ces accumulations de frustration,
11:03ce laxisme de la justice,
11:05et vous voyez ça autour de vous,
11:07qu'est-ce qui fait, selon vous,
11:08que ça ne serait une révolution,
11:10accumulation de frustration,
11:11mais pas une guerre civile ?
11:12Quelles sont les limites ?
11:14Parce que je pense aujourd'hui
11:16qu'à France, on n'a pas basculé
11:19dans de la violence généralisée.
11:21Alors, évidemment, ça s'approcherait
11:24de la guerre civile dans les banlieues
11:25et dans toutes les grandes villes
11:27où il y a du narcotrafic, oui.
11:29Mais si vous prenez en campagne,
11:31vous disiez, les couteaux, heureusement,
11:32qu'il n'y a pas la libre circulation des armes.
11:34Oui, c'est ce que disait Joseph-François.
11:36En campagne, la libre circulation des armes,
11:39elle existe.
11:40Oui, c'est ça.
11:41Tout agriculteur a un fusil.
11:43Pas autorisé, oui.
11:44Pas autorisé, c'est la limite quand même.
11:46Mais vous avez raison, quelque part.
11:47Et je suis désolé,
11:50je n'ai pas vu des gens se faire tuer en campagne
11:52à coups de fusil de chasse
11:53à tous les coins de rue.
11:55Donc, on est quand même dans un pays qui a...
11:58À Toulouse, ce week-end,
11:59deux jeunes ont été assassinés.
12:02Par les couteaux.
12:03Et Toulouse n'est pas la campagne,
12:07c'est une grande ville.
12:08C'est peut-être la seule chose
12:10où il pourrait y avoir un affrontement,
12:12c'est entre les narcotraffics
12:15et la population française
12:17qui nuit en amarre.
12:19Mais les narcotraffics
12:20ne sont pas encore assez importants
12:22pour faire une guerre civile généralisée.
12:25Ok, merci beaucoup.
12:26Allez-y, dernier mot,
12:27ensuite on prendra un Rodolphe.
12:28Si tous les agriculteurs,
12:30tous les gens qui sont frustrés
12:32se mettent à bloquer le pays,
12:34là, oui, on peut arriver
12:35à une révolution pacifique
12:36qui ferait que l'État
12:37serait obligé de changer
12:38d'entreprendre juste
12:39plein de choses.
12:41Révolution pacifique,
12:42vous dites.
12:43Donald Trump,
12:43il a envoyé l'armée, par exemple.
12:45Alors, Jérôme,
12:46merci beaucoup pour votre appel.
12:47C'est intéressant
12:48de voir un peu, effectivement,
12:49comment vous dites que,
12:51selon vous,
12:51ça serait une révolution,
12:52révolution pacifique.
12:54On voyait bien
12:55qu'il y a peut-être,
12:56effectivement,
12:56les ingrédients,
12:57une accumulation de frustration
12:59et laxisme judiciaire.
13:00vous le sentez autour de vous,
13:01mais vous dites
13:02qu'on n'en est pas encore
13:03à de la violence généralisée.
13:05Merci infiniment
13:06pour votre appel,
13:06mon cher Jérôme.
13:08On prend Rodolphe
13:09dans un instant.
13:10Peut-être une réaction,
13:11Gilbert Collard
13:11et ensuite Joseph Massé-Scaron,
13:13je vous ai vu réagir
13:13par rapport au propos de Jérôme,
13:15parce qu'il dit,
13:16effectivement,
13:16bon,
13:16on ne tient pas
13:17les uns sur les autres,
13:18pour l'instant,
13:19dans les villes de France,
13:21Dieu merci.
13:21Mais il est bien gentil,
13:22Jérôme,
13:23mais la révolution,
13:24c'est une guerre civile.
13:25On n'a pas vu de...
13:26Oui, c'est ça.
13:27Quels sont les contours ?
13:28Il n'y a pas de différence.
13:29Bon, toute révolution
13:30aboutit à une guerre civile
13:31et en général,
13:32c'est l'armée
13:33qui raflait dans l'histoire de France
13:35la mise
13:36ou un personnage providentiel
13:39qui était très souvent
13:40un militaire.
13:42Bon,
13:43mais à partir du moment
13:44où il y a révolution,
13:45il y a forcément guerre civile
13:46et dire qu'il n'y a pas
13:48de violence en France,
13:50c'est avoir la chance
13:51de baigner dans un rêve éterré.
13:54On oublie l'épisode sanglant
13:57des Gilets jaunes
13:57parce que quand même,
13:59la répression contre eux
14:00a tellement été violente
14:02que toutes les instances
14:03internationales
14:04ont condamné la France.
14:07Non mais vraiment,
14:07les Gilets jaunes,
14:08c'est un épisode
14:09de répression inouï
14:11dans l'histoire
14:12de la répression.
14:13Et vous allez voir
14:14qu'en janvier,
14:15quand le Mercosur
14:16va être adapté,
14:17va être adopté
14:18et adapté,
14:20mal en plus,
14:21bon,
14:21je pense qu'à ce moment-là,
14:23les paysans
14:24qui auront vraiment
14:25le sentiment
14:25d'avoir été pris pour des...
14:27Vous me comprenez,
14:28restant polis,
14:29vont de nouveau
14:30mettre le beau des jaunes.
14:31Et il y aura à ce moment-là
14:32un conglomérat
14:33de la révolte française.
14:34Gilbert Collard
14:35sur Europe 1.
14:36Et c'est intéressant,
14:36vous parlez des agriculteurs
14:38et cette image frappante
14:40qu'on a vue ce week-end,
14:41des agriculteurs
14:42qui parlent aux gendarmes
14:43et qui leur en disent
14:43nous,
14:44on va se mettre à genoux,
14:45on va mettre à genoux à terre.
14:46Je vous en parle,
14:47magnifique image.
14:48Ils se mettent à pleurer,
14:50à pleurer,
14:52à pleurer.
14:53Mais les gendarmes
14:53doivent s'en sentir mal quand même.
14:55Je vous dis ça,
14:56j'ai des frissons.
14:56Ils mettent tous un genou à terre
14:58et chantent la Marseillaise.
14:59Voilà où on en est.
15:00Est-ce que c'est pas
15:01le dernier saut
15:02de la bête qui meurt
15:03avant peut-être
15:04la guerre civile,
15:05avant de prendre les armes ?
15:06En tout cas,
15:06on voit que la France
15:07ne veut pas tomber.
15:08En tout cas,
15:09les paysans
15:09ne veulent pas tomber
15:10dans la guerre civile.
15:12Joseph Massé-Scaron,
15:14vous aussi,
15:15appelé au standard Europe-up,
15:16pour nous dire si vous pensez
15:17que vous êtes prêt,
15:18si on est au bord
15:19de la guerre civile,
15:20comme le disent les Américains.
15:21Parce que parfois,
15:22Joseph Massé-Scaron,
15:23ce sont les autres à l'étranger
15:24qui disent ce qui se passe
15:25chez nous,
15:26qui osent dire.
15:27Parce que nous,
15:27on est en train de jouer
15:28à l'aveugle.
15:29On dit mais non,
15:30il ne se passe pas
15:30ce que vous voyez,
15:31on cache le réel.
15:32Absolument.
15:33Ce qui me frappe
15:34dans l'intervention de Jérôme,
15:36qui est certainement juste,
15:38c'est qu'il le regarde
15:40de son point de vue.
15:41Et c'est sûr
15:42que de son point de vue,
15:43je le crédite tout à fait,
15:44et je suis sûr
15:45qu'il fait la bonne analyse.
15:47Le problème de la guerre civile,
15:48c'est que vous vous trouvez
15:49face à une personne
15:50qui a la haine,
15:51pour reprendre le titre d'un film,
15:52qui a la haine.
15:53Et ça,
15:54face à une personne
15:55qui a la haine,
15:56eh bien,
15:56il n'y a pas beaucoup
15:58de manières de réagir.
15:59Voilà.
16:00Donc, c'est ça en fait
16:01la guerre civile.
16:02Joseph Massé-Scaron,
16:02là aujourd'hui,
16:03par exemple,
16:04j'essaie de réfléchir
16:05à un barrette,
16:05on voit beaucoup de personnes
16:06qui ont la haine.
16:07Oui.
16:07Comme par exemple,
16:08cet homme avec le couteau
16:10à Ajaccio.
16:11Absolument.
16:11Totalement.
16:12Et voilà,
16:13mais il n'y a pas beaucoup
16:14de façons de réagir.
16:15Comment réagir face à ces hommes
16:17qui sont armés de couteaux,
16:19qui viennent ?
16:19Comme le fait le policier.
16:20Comme le fait le policier.
16:21Comme le fait le policier.
16:22Et j'ajoute que Jérôme dit
16:25qu'il n'y a pas deux armes aimées.
16:26Il faut bien savoir
16:27que les armes,
16:28elles circulent,
16:29elles circulent énormément.
16:30Il y a beaucoup d'armes
16:31aujourd'hui qui sont des armes,
16:33rappelez-vous,
16:33du conflit du Kosovo.
16:34D'ailleurs,
16:35ce qui induit une question,
16:36c'est que toutes les armes
16:37aujourd'hui
16:37que nous donnons en Ukraine,
16:39que vont-elles devenir ?
16:40Il n'y aura pas de contrôle.
16:42Et nos policiers,
16:43nous-mêmes,
16:44concitoyens,
16:44vont peut-être se trouver
16:45face à des armes.
16:46Et déjà,
16:47il y a un policier
16:48qui me faisait la réflexion
16:50sur ces news,
16:51parce que j'ai posé la question,
16:52il me dit
16:52mais déjà,
16:53on voit des narcotrafiques
16:55qui ont des armes,
16:56qui sont des armes
16:57d'origine américaine.
16:58Voilà,
16:59donc,
16:59ukrainienne.
16:59qui est là,
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