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  • il y a 8 mois
Ce lundi 22 décembre, la relance de la consultation politique après l'échec de la Commission Mixte Paritaire a été abordée par Raphaël Legendre dans son édito, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Raphaël, le Premier ministre, a relancé les consultations politiques après l'échec de la commission mixte paritaire.
00:05C'était vendredi, tout le monde se renvoie à la responsabilité. À qui la faute ?
00:09Oui, alors bon courage à ceux qui ont essayé d'y voir clair en lisant la presse ce week-end.
00:14C'est chacun sa version, chacun son coupable.
00:17Dans la tribune dimanche, l'entourage du Premier ministre fustige, je cite,
00:20les exigences sans fin des socialistes qui, c'est vrai, dans la dernière ligne droite,
00:25ont réclamé encore 10 milliards de dépenses supplémentaires pour l'éducation nationale.
00:30Dans le journal du dimanche, c'est Sébastien Lecornu qui s'estime victime d'une vendetta, rien que ça,
00:36une vendetta de ses anciens collègues sénateurs qui, je cite,
00:39ont consciencieusement organisé le sabotage des débats budgétaires pour des raisons très politiciennes.
00:46Par voie de communiqué, les chefs de la majorité sénatoriale lui ont répondu,
00:50d'ailleurs Mathieu Darnot pour les LR et Hervé Marseille pour l'UDI,
00:54« La responsabilité de cet échec incombe au gouvernement qui a soigneusement,
01:01méthodiquement, scrupuleusement organisé l'impossibilité d'un accord ».
01:06Voilà ce qu'ils lui répondent.
01:07Et dans le Parisien dimanche, le rapporteur du budget à l'Assemblée nationale,
01:11Philippe Juvin, évoque, lui, un manque de temps.
01:14Le rapporteur du budget qui avait œuvré à un accord entre les deux chambres
01:18et qui pense que cet accord était possible, il aurait fallu juste quelques jours de plus pour y arriver.
01:24Donc à la fin, personne n'est responsable ?
01:25Oui, la réalité, c'est que les sénateurs ont peu goûté le fait de se faire remonter les bretelles
01:30par le ministre de l'Économie et des Finances.
01:32Ça, c'était lundi dernier, après qu'ils aient remonté le déficit à 5,3% du PLF.
01:39Un carambolage de Roland L'Excur, selon un parlementaire de premier plan,
01:42dont certains se demandent s'il ne l'a pas fait sur commande, en réalité,
01:47pour mettre le feu au Sénat et garantir l'échec des discussions.
01:51C'est de la faute de Roland L'Excur, à la fin, c'est ça que vous dites ?
01:54Sur commande, peut-être, parce que le Premier ministre, lui, aurait senti le vent tourner au Sénat.
02:00Après s'être pris une volée de bois vert aux questions au gouvernement,
02:03ça, c'était mercredi dernier au Sénat.
02:05Le Premier ministre a sonné la fin de la récré lors d'un dîner à l'ambiance, dit-on, glaciale,
02:10avec les principaux protagonistes, ministres de l'Économie, des Finances et les rapporteurs.
02:15Pas question de se prendre un vote négatif au Sénat.
02:18Alors, va pour la loi spéciale.
02:19Mais ce n'était pas des vraies discussions budgétaires, Raphaël.
02:21C'était un moyen pour chacun de montrer ce qu'il allait faire pour les présidentielles
02:25et de tester auprès de son électorat.
02:27C'était beaucoup ça, comme souvent en politique, la simulation et la dissimulation du pouvoir.
02:32Alors, c'est effectivement une grande mise en scène.
02:33Oui.
02:34Qu'est-ce qu'on fait ensuite ?
02:35Alors, cette loi spéciale, elle sera présentée ce soir en Conseil des ministres.
02:38Elle va permettre de gérer à minima les services de l'État en début d'année.
02:41Ensuite, le PLF va reprendre sa course en nouvelle lecture en janvier,
02:47depuis la copie du Sénat.
02:48Mais cette copie va être nettoyée.
02:50Et comme l'avis de l'Assemblée nationale s'impose à celui du Sénat en nouvelle lecture,
02:55ainsi vont les institutions,
02:56eh bien, les sénateurs pourront rejeter le texte
03:00sans que ça n'ait aucune conséquence en réalité,
03:03puisque c'est l'Assemblée qui délibérera en dernière instance,
03:07probablement fin janvier,
03:09d'où les dernières négociations qui s'ouvrent aujourd'hui à Matignon
03:12et qui sont censées permettre de se mettre d'accord.
03:15Voilà.
03:15Au final, personne ne sort grandi de cette séquence.
03:18Tout le monde s'est renvoyé la patate chaude.
03:21C'est vraiment le royaume du « c'est pas ma faute »
03:22et de l'irresponsabilité à tous les étages.
03:25Et pendant ce temps-là, la dette, elle, continue d'augmenter.
03:273 500 milliards d'euros au troisième trimestre,
03:29nous a indiqué l'INSEE, vendredi.
03:32La maison brûle et nos élus continuent de regarder ailleurs.
03:34Et pendant ce temps-là, on se finance désormais sur les marches obligataires
03:37au même niveau que la Slovaquie.
03:38On en parlera à 7h10.
03:39Sous-titrage ST' 501.
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