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  • il y a 7 mois
Après l'échec d'une commission composée de députés et de sénateurs et chargée de parvenir à un compromis sur le budget, les parlementaires devraient être amenés à se prononcer sur une "loi spéciale" dès le début de semaine prochaine pour financer l'État à titre provisoire.

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Transcription
00:00Vous êtes d'accord avec la ministre des Comptes Publics ? Il faut à tout prix trouver un vrai budget avant la fin du mois de janvier,
00:05puisqu'une loi spéciale, il y a des trous dans cette rustine. Elle a rappelé tout à l'heure Amélie de Montchalin,
00:10pas d'aide d'urgence pour les agriculteurs, plus de ma prime rénov', un budget de l'armée qui finalement ne pourra pas être gonflé l'an prochain.
00:17Je vois Éric Coquerel qui fait nom de la tête, mais je vais vous donner la parole dans un instant. Vous êtes sur quelle ligne ?
00:21Ce n'est pas tant qu'il faut un budget, c'est qu'il fallait un budget.
00:25Et je pense que c'était la responsabilité de tous les acteurs de trouver les conditions d'un budget.
00:31Le gouvernement a fait un choix qui était de négocier, j'allais dire en priorité, mais disons plutôt exclusivement,
00:38avec le Parti Socialiste, en faisant des concessions importantes au Parti Socialiste,
00:43que ce soit dans le budget de la sécurité sociale, avec la suspension de la réforme des retraites.
00:47Et on pourra demander à M. Coquerel pourquoi ils n'ont pas voulu les accompagner sur ce point précis,
00:51vu vos exigences en matière des retraites. En tout cas, ils l'ont accordé au Parti Socialiste.
00:56Et ils ont laissé aussi, en première lecture, le Parti Socialiste charger le budget d'un certain nombre d'impôts
01:03que le Sénat avait supprimés, et ce qui explique qu'ensuite, on n'a pas pu trouver d'accord entre les deux.
01:10On a un peu le sentiment que le gouvernement, depuis le début, s'en remet au Parlement.
01:14Dire, voilà, puisque nous, on n'a pas de majorité à nous, à vous de vous mettre d'accord.
01:19Alors, ça a pu avancer, on a pu dire que le Premier ministre était quelqu'un d'habile.
01:24Lorsque le PLFSS, donc le budget de la sécurité sociale, a été voté, on dit,
01:27vous voyez, c'est la preuve que la méthode peut marcher, même si le coût était élevé.
01:33On voit que ça ne tient pas jusqu'au bout.
01:35Et je pense finalement que ça renvoie à cette autre question,
01:39c'est que le but d'un budget est-il juste de trouver un accord,
01:44au sens de trouver le nombre de voix suffisant pour le voter,
01:47ou est-ce qu'il est quand même de proposer une vraie politique avec des choix,
01:51des choix budgétaires.
01:54Et aujourd'hui, on a un peu le sentiment que Sébastien Lecornu paye
01:57d'avoir voulu un accord avec le PS,
02:00plus que d'avoir voulu imposer une vision des choses,
02:04qui n'aurait sans doute pas été celle de M. Coquerel,
02:05qui n'aurait pas été celle d'autres parties de la gauche,
02:09et que cet échec, aujourd'hui, tout le monde le constate.
02:13Alors ensuite, comment on en sort ?
02:14Ça, c'est une autre question, et on sera heureux d'entendre M. Coquerel
02:16savoir sur les solutions d'avis.
02:18Est-ce que cet échec, Éric Coquerel, que décrit Guillaume Tabard,
02:21c'est aussi le vôtre ?
02:23Non, c'est l'échec du gouvernement et de l'exécutif.
02:25Vous n'y êtes pour rien.
02:26Écoutez, ce n'est pas nous qui gouvernons.
02:28Nous, on a gagné les élections en juillet dernier.
02:30Non.
02:31Ah si, vous le dites, on est arrivé en tête.
02:34Dans n'importe quelle démocratie parlementaire en Europe,
02:36la force qui est arrivée en tête,
02:38l'exécutif, parce que la Ve République, malheureusement,
02:41permet autre chose, se tourne vers la force, arrive en tête,
02:44et au moins, lui donne la charge d'essayer de former un gouvernement.
02:46Ça n'existe pas une situation où c'est la force qui a le plus perdu,
02:51c'est-à-dire le socle gouvernemental de M. Macron,
02:53qui se retrouve à gouverner.
02:55Donc oui, de ce point de vue-là, je constate qu'en tout cas,
02:59et on va être au moins d'accord avec nous,
03:01ceux qui ont gouverné, c'est ceux qui avaient vraiment perdu les élections,
03:03pour le coup, le plus perdu.
03:04Je reviens aujourd'hui.
03:05Est-ce qu'il faut un budget, comme le dit Amélie Montchalin,
03:07d'ici la fin du mois de janvier ?
03:08Je vais essayer de répondre à toutes les questions.
03:09Je sais, il y en avait beaucoup.
03:10C'est pour ça que j'essaie de les remettre dans l'ordre à un moment.
03:12Non, il ne vaut mieux pas un mauvais budget que pas de budget du tout.
03:16Déjà, je vous réponds.
03:17Et je suis d'accord, du coup, avec ce que vous dites.
03:19Il faudrait un budget qui réponde aux enjeux du moment,
03:23qui sont extrêmement cruciaux.
03:24On y viendra peut-être après.
03:27Je pense que pour ça, il aurait fallu que les socialistes votent la censure
03:31de M. Lecornu fin septembre, et qu'on revienne devant les urnes.
03:34Pourquoi ? Parce que quand on a une situation bloquée comme ça,
03:36et vous savez que nous, on pense que c'est une présidentielle qu'il fallait,
03:39parce que c'est par là que tout procède et que la responsabilité va l'Élysée.
03:43Mais quand il y a une situation de bloquage, c'est le peuple qui doit décider.
03:46C'est le peuple qui doit trancher quel cap économique, quel cap budgétaire,
03:50quel cap social on prend.
03:52Et là, on s'est retrouvé dans une situation absolument impossible.
03:55C'est qu'on a un gouvernement qui est arrivé,
03:57qui a essayé de nous remettre un budget macroniste,
03:59comme s'il était majoritaire.
04:00Ils n'avaient pas de majoritaire.
04:00Ça ne pouvait pas marcher.
04:02Alors certes, ils se sont débrouillés sur le PLFSS
04:05parce qu'ils ont trouvé une opposition complaisante
04:08avec le groupe socialiste pour voter un PLFSS
04:11qui quand même coûte 4 milliards d'euros à l'hôpital public,
04:15à la santé publique, par rapport à ce qu'il faudrait.
04:18Donc, ce n'est pas un bon résultat.
04:19Et là, par contre, le budget de l'État, ça coince,
04:21parce que là, la différentielle est plus importante.
04:23Donc, voilà où on en est.
04:24La loi spéciale, juste...
04:26Là, je voudrais répondre à Amine Monchalin.
04:28Bien sûr qu'elle va être adoptée.
04:29Bien sûr qu'elle va être adoptée.
04:31Mais la loi spéciale, c'est de faire que...
04:32Vous-même, vous la voterez.
04:33On va s'abstenir, oui.
04:34Donc, on va faire en sorte qu'elle soit adoptée.
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