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Les Vraies Voix avec Éloi Nespoulous, président de La Coordination Rurale de l'Aveyron.

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-12-18##

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Transcription
00:00La signature de l'accord du Mercosur, c'est la fin de l'élevage français-européen.
00:04La fin. C'est terminé.
00:05C'est à six mois, il disparaît.
00:06La France, aujourd'hui, ne signerait pas en l'état ce traité Mercosur.
00:10Nous ne croyons pas au préaccord tel qu'il a été négocié.
00:13On a vraiment l'intention de faire du bruit.
00:16On va bien sûr se diriger vers les préfectures, en tracteur, un peu partout dans France.
00:20Nous ne pouvons pas demander à nos agriculteurs de changer leur pratique,
00:25de se passer de certains produits phytosanitaires
00:27et, en même temps, d'ouvrir notre marché à des importations massives
00:30de produits qui ne respecteraient pas les mêmes critères.
00:32Et il faut absolument qu'Emmanuel Macron nous entende.
00:35Il ne s'agit pas qu'il prenne simplement la parole sur le tarmac.
00:38Il faut qu'il utilise son droit de veto.
00:45Mercosur, la France est-elle en train de payer son inaction, Philippe ?
00:48Oui, eh bien, pour le moment, c'est un oui massif à 99%.
00:51Et je le dis, je le répète, il aurait fallu être beaucoup, beaucoup,
00:55beaucoup plus strict et dur dans les négociations, taper du poing sur la table.
00:59Mais je ne pense pas que vouloir une crise européenne
01:02pour les amis politiques d'Emmanuel Macron soit une chose possible à envisager.
01:05On va poser la question à Dorian, qui est avec nous, au 0826 300 300.
01:08Bonsoir, Dorian.
01:10Bonsoir.
01:10Bonsoir.
01:10Bienvenue sur Sud Radio.
01:13Qu'en pensez-vous aujourd'hui de cette actualité ?
01:16Est-ce que vous pensez qu'on va pouvoir aller au bout ?
01:19Écoutez, de toute façon, ça fait des années que c'est l'Europe qui nous pousse à la misère.
01:22Il ne faut pas se voiler la face.
01:24C'est l'Europe qui nous pousse à faire ça.
01:26C'est Van der Leyen qui a été élue par je ne sais pas qui,
01:28parce que moi, je n'ai jamais mis un bulletin dans le lien pour Van der Leyen.
01:30Par personne.
01:31C'est celle qui dicte...
01:32Les députés européens ont voté.
01:34Ils ne nous ont pas demandé notre avis, alors que c'est le peuple, normalement, qui doit être souverain.
01:40Mais là, dans ces cas-là, on n'est plus trop souverain avec l'Europe.
01:44Et le problème, c'est que l'Europe nous pousse dans le gouffre.
01:46L'agriculture, que ce soit les céréales, les élevages, ça va être la fin.
01:49Moi, je suis céréalier, je fais des betteraves.
01:52Les betteraves, le sucre, c'est terminé.
01:53Là, ils annoncent déjà les sucreries à partir de deux ans.
01:56Moins de 10 euros sur la tanne.
01:57On était déjà très bas.
01:58Par rapport à il y a 10 ans, on est 15 euros plus bas qu'il y a 10 ans.
02:01Alors, moins encore 10 euros, on ne fera plus de betteraves.
02:03Donc, ça veut dire que, nous, ça va nous mettre encore dans la misère.
02:06Mais toutes les filières sucrières, c'est pareil.
02:09Ça veut faire du chômage en plus.
02:10Il ne faut pas penser qu'aux agriculteurs.
02:11Il y a toute une entreprise qui tourne autour de l'agricole.
02:14Les transporteurs, tout ça.
02:15Mais moi, ça me rend dingue.
02:17Ça me rend dingue ce qui est en train de se passer.
02:21Éric Rebelle, la France est-elle en train de payer son inaction ?
02:24Enfin, on a l'impression qu'on a raté le coche depuis des mois, voire même des années.
02:30Oui, je pense qu'il ne faut pas dire la France paye-t-elle son inaction ?
02:33Il faut dire Emmanuel Macron paye-t-il, nous fait-il payer son inaction ?
02:39Oui, c'est ça la réalité.
02:40Parce que...
02:40Ça fait longtemps qu'on parle du Mercosur.
02:42Mais les positions du chef de l'État sur le Mercosur ont varié autant que l'humeur d'une femme ou d'un homme.
02:50C'est-à-dire que ça dépend des jours.
02:52C'est une autre façon de parler du en même temps.
02:54Vous voyez ?
02:54Alors, je ne vais pas faire mon tour de table tout de suite, mais je vais quand même vous en dire un mot.
02:57Est-ce que vous vous souvenez à la COP 21 au Brésil, quand il enlace son ami Lula, qui essaie de lui vendre le Mercosur,
03:06le président de la République dit oui, non, on peut signer.
03:10La COP 21, c'était un bon gère.
03:13Alors, c'est la COP 22 ?
03:1423.
03:1523, oui, peut-être.
03:16Il est avec Lula, tout va bien, le Mercosur, oui.
03:20Il est recadré, à l'époque, par la ministre de l'Agriculture, Genevar, qui dit non, en l'État, on ne peut pas signer.
03:27C'est rare qu'un ministre de l'Agriculture recadre un président de la République.
03:30Donc, en fait, Emmanuel Macron, il a essayé de faire de la politique.
03:34Il a godillé, il a godillé entre l'avenir et le futur des agriculteurs français.
03:41Il ne l'a fait que ça.
03:42Et là, évidemment, vu la levée de boucliers, les manifestations à Bruxelles, notamment, il fait marche arrière toute.
03:49Et heureusement que Mme Mélanie, celle qu'on traitait de poste mussolinienne, qu'on voulait à peine rencontrer lorsqu'elle a été élue,
03:55heureusement qu'elle dit on va attendre.
03:57Parce que sinon, le président de la République, il était dans une situation où il utilisait son droit de veto,
04:03ou alors il provoquait une crise de grande ampleur à l'intérieur de ce qui reste de l'Union européenne.
04:07Allez, vous restez avec nous, Dorian, on vous garde.
04:090826-300-300, c'est Aude qui vous attend.
04:12Au standard, avec cette question du soir, est-ce que la France est en train de payer son inaction ?
04:17Vous êtes en majorité ?
04:18Oui, très large majorité, 99%.
04:20Si ça, ce n'est pas une majorité, alors là.
04:22Allez, à tout de suite.
04:24Sud Radio.
04:25Sud Radio.
04:26Parlons vrai.
04:26Parlons vrai.
04:27Sud Radio.
04:28Parlons vrai.
04:29Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Doménibus, Philippe David.
04:34Et on revient sur notre question du jour.
04:36La France est-elle en train de payer son inaction ?
04:38Puisqu'après des années d'hésitation et de lignes rouges,
04:40je n'ai jamais clarifié, la France aujourd'hui se retrouve un peu au pied du mur.
04:44Il crie au loup.
04:45Alors que depuis des années et des années, on se dit que...
04:48Ça fait 25 ans, je crois, que le traité du Mercosur est en négociation.
04:51Oui, c'est dingue.
04:53Dorian, vous vouliez commenter aussi, avant de passer la parole à Samuel Botton,
04:59sur ce qui se passe.
05:00Parce que c'est ce qu'on dit, ça fait 25 ans, ça dure.
05:02Ça fait des mois qu'on n'en entend plus vraiment parler.
05:04Et tout à coup, 5 minutes avant, on se dit, ouf, ouf, la boulette.
05:08Oui, et je voulais revenir aussi sur les manifestations qu'il y a en France.
05:13Franchement, les gars, il faudrait qu'ils arrêtent de bloquer les autoroutes,
05:15parce qu'on va se faire des ennemis encore.
05:17Les gars sont en train de retourner toute la population contre nous,
05:20comme d'habitude, comme quand on bloque tout le monde,
05:22que pour Noël, ça va être le bazar.
05:23Donc moi, j'appelle quelque chose, c'est pour monter à Paris, les gars.
05:26C'est là où se passe le pouvoir.
05:27Et si on veut aller s'entendre, entendre notre voix,
05:31il faut monter à Paris, et il faut aller bloquer Paris.
05:33Macron, là, il est à Bruxelles, c'est ça, là, en ce moment ?
05:35A priori, oui.
05:36Oui ?
05:37Et on bloque Paris, et puis il ne rentre pas à Paris.
05:39On ne le fait pas rentrer à Paris tant qu'il n'a pas arrêté le mercredi.
05:41Il y a un conseil européen, il n'est pas à Berlin.
05:43Ou c'est Bervalais, il y a un conseil européen.
05:45Après, il y a le Bourget qui fait qu'il pourra toujours rentrer, quoi.
05:48Lui, il y a coup de l'eau, on va partir en vacances pour lui bloquer à Paris.
05:52Qu'est-ce qu'il y a de rien, pardon ?
05:53Le Bourget, c'est un peu loin de l'Elysée.
05:55Si on arrive tous à rentrer acteurs et toute la population nous suit,
05:58je peux vous dire qu'il n'y a plus personne qui rentre à Paris.
06:00Donc, on va vous embêter des gens qui travaillent, là,
06:01il faudrait peut-être...
06:02Il y aura la lanterne, même à Versailles.
06:04Alors, c'est mieux.
06:05Comme on veut faire une petite révolution, vous voyez, c'est très bien la lanterne.
06:07Ça va nous rappeler des bons souvenirs de 1789, vous voyez.
06:11Non, non, mais il faut arrêter ces bêtises-là.
06:14C'est incroyable, là.
06:15Il faut vraiment faire une révolte.
06:17Mais en plus, là, on ne se bat pas que pour les agriculteurs,
06:19c'est pour les Français, pour ne pas qu'on mange de la merde.
06:21Après, il y a beaucoup de Français qui sont derrière vous, quand même.
06:24Tout le monde comprend pour l'instant la grande...
06:26Oui, mais derrière nous, c'est très bien.
06:27Derrière nous, c'est très bien.
06:28Mais maintenant, il faut sortir dans la rue, monter à Paris
06:30et dire qu'on n'en veut pas de ça.
06:31On ne veut pas manger des cochonneries.
06:32Vous savez que là, on va apporter de l'OGM à plein,
06:35des vaches bourrées d'hormones à plein.
06:37Mais tout va bien.
06:38Après, on s'étonne qu'il y a des concerts partout.
06:39Bah oui, mais si on bouge de la merde comme ça, c'est sûr.
06:41Alors que nous, on a une agriculture quand même très propre par rapport aux autres.
06:44Les éleveurs font un boulot magnifique.
06:47C'est nickel.
06:49Et on apporte de la merde.
06:50On va faire bouffer de la merde à nos gosses.
06:51Mais non, non.
06:52À un moment, il faut arrêter.
06:53Il faut vraiment arrêter.
06:54Et puis, il faut que toute la population soit derrière nous.
06:55Mais pas dire à faire les mains.
06:57Il faut monter à Paris, se faire entendre.
06:59Macron, il est à Bruxelles.
07:00Bah, il ne rentre pas à Paris.
07:00Et puis, c'est tout.
07:01Et s'il veut rentrer, il va avoir affaire à nous.
07:03Moi, j'ai une question pour vous, Dorian.
07:05J'entends tout ce que vous dites.
07:06Et je souscris à une certaine partie de vos propos.
07:10Pas tous.
07:10Mais c'est plutôt la question de la souveraineté alimentaire que j'aimerais vous poser.
07:14C'est-à-dire, aujourd'hui, on se positionne de quel point de vue ?
07:16Est-ce qu'on parle d'une souveraineté alimentaire française ?
07:18Est-ce qu'on parle d'une souveraineté alimentaire européenne ?
07:21Et au milieu de tout ça, est-ce qu'on a conscience aujourd'hui que la France,
07:26du moins sur la question de l'agriculture et à grande échelle,
07:29n'a plus les moyens de suivre et des pays européens et des pays comme les États-Unis et la Chine ?
07:34Et comment est-ce qu'on se positionne par rapport à tout ça ?
07:36Et comment est-ce qu'on accepte ce que nous sommes devenus,
07:40d'un point de vue agricole et alimentaire et sur bien d'autres thèmes ?
07:45Et comment on sort de cette situation ?
07:46Parce qu'aujourd'hui, effectivement, il y a des accords qui sont en passe d'être signés, bon ou mauvais.
07:50Elle est longue, votre question.
07:51Il y a une crise.
07:52Aujourd'hui, vous vous positionnez sur quel curseur ?
07:54C'est-à-dire, pour sortir de cette crise, souveraineté alimentaire française ou européenne ?
07:59Et comment ?
07:59Souveraineté alimentaire française, et moi, je peux vous dire quelque chose.
08:02Ce qui nous a mis dedans, c'est la PAC depuis 1992 qui nous a mis dedans.
08:05C'est la politique agricole commune.
08:07L'Europe, on n'en veut plus, on veut se débrouiller par nous-mêmes.
08:09Et là, vous dites qu'on n'a plus de souveraineté alimentaire, on ne pourra jamais la retrouver.
08:12Mais bien sûr que si.
08:13On a les terres agricoles, on a tout comme avant.
08:15Il suffit d'y remettre un peu du sien, de mettre un petit peu d'argent sur la table.
08:18Et je peux vous dire que très vite, l'agriculture va remonter la pente, mais plus vite qu'elle l'a descendue même.
08:23Est-ce qu'on peut avoir une table ?
08:24Allez, restez avec nous, Eloua.
08:27Restez avec nous, Dorian.
08:29Eloua, 0826-300-300.
08:31Bonsoir, Eloua.
08:32Bonsoir.
08:32Bonsoir.
08:33On vous écoute.
08:34Bienvenue, Eloua, sur Suisse Radio.
08:36Merci.
08:37Eh bien, j'entends parler de Mercosur.
08:39J'entends parler de vaches abattues pour rien.
08:42En ce moment, nous, c'est le moral qu'on a dans les chaussettes.
08:44C'est pour ça qu'en Aveyron et partout en Occitanie, il y a une fronde et une révolte qui ne cessent pas.
08:50Aujourd'hui, on avait peur de se faire virer.
08:52On a appuyé sur le bouton.
08:54On a demandé à avoir un maximum de tracteurs sur les deux points de blocage.
08:57Ça arrive en courant.
08:58Ça remplit l'autoroute et l'ARN 88.
09:00Incroyable la mobilisation.
09:01Et en fait, je pensais que ça s'est temporé avec les fêtes qui arrivent, mais pas du tout.
09:06Les gars sont vraiment terminés.
09:08Et ce coup-ci, ils ne veulent pas qu'on dise, comme a fait à l'époque Rousseau, rentrer la niche.
09:12Et maintenant, c'est fini.
09:13Là, on voit qu'on a le peuple derrière nous et on nous demande de continuer.
09:17Alors, on ne va pas s'arrêter comme ça.
09:19Et vous êtes sur un blocage, là ?
09:22Là, je suis rentré, me doucher et j'y repars.
09:25Et demain, je rencontre avec la délégation Cournay-Ancien Rural, le Premier ministre Le Cornu.
09:31Parce que Dorian disait, un auditeur qu'on avait en ligne, qui lui est céréalier en Ile-de-France,
09:36disait que bloquer, ça va mettre les gens contre vous, les agriculteurs.
09:40Alors, vous, sur les barrages, qu'est-ce qu'ils vous disent ?
09:43Ils nous disent le contraire.
09:45Ils nous disent qu'il faut continuer.
09:47On bloque l'axe Clermont-Ferrand-Montpellier.
09:50En 75, donc ?
09:51Voilà, en 75.
09:53La Lauser est avec nous en-dessus.
09:55Donc, ça fait des gros cafouillages, il faut le dire.
09:58Mais on voit que le peuple est derrière nous.
10:01Et on voit surtout que les agriculteurs ne veulent pas lâcher comme ça.
10:04Donc, on va maintenir la pression pour obtenir cet arrêt d'avantage, pour le mettre en pression sur Mercosur.
10:11Et qu'on voit que finalement, plus ou moins, les signatures essaient d'être reportées.
10:15On voit que la colère paye et que le rapport de force paye.
10:19Restez avec nous, Éloi.
10:20C'est Jean-Marc qui nous appelle de Tarbes au 0826 300 300.
10:23Bonsoir, Jean-Marc.
10:25Bonsoir à tout le monde.
10:26Bienvenue, Jean-Marc.
10:30Forcément, vous avez une réflexion sur ce Mercosur.
10:33J'imagine que vous êtes aussi, vous, du côté des agriculteurs.
10:37Tout à fait.
10:38100-200%.
10:39Parce qu'en fait, même quand j'entends les revendications ou les citoyens qui sont une majorité, bien sûr, qui sont pour, c'est très bien.
10:49Mais après, une autre partie qui sont contre.
10:51Parce que malheureusement, ils sont bloqués sur les routes, que ceci, que cela.
10:54Mais seulement, c'est tout le monde qui devrait être mobilisé.
10:57Parce qu'ils se mobilisent, eux.
10:59Bien sûr, par rapport à leurs conditions de travail et ceux qui vont être maltraités, comment ça va être le malheur pour eux.
11:06Mais en même temps, l'importation de toute la marchandise, de toute la viande qui va venir, qui est déjà le cas, qui est commencé, va empoisonner tout le monde.
11:15La malbouffe, empoisonner avec des hormones, tout ce qu'on veut.
11:19Mais les gens, ils ne réalisent pas comment ça va être le mal-être qu'il y aura et les maladies qu'il y a en conséquence derrière.
11:26Et l'expertermination de l'agriculture, elle est par... mais ça va à grand V, vitesse grand V.
11:32Moi, j'ai 61 ans, j'ai connu la... comment dire... les petites agriculteurs, les petites exploitations qu'il y avait dans tous les villages.
11:41J'ai connu ce phénomène. Ils ont fait la même façon pour exterminer.
11:45En faisant des prises de sang, les petites truies, les vaches, ceci, cela...
11:49Il y a toujours eu une excuse pour de façon à faire mourir le petit agriculteur.
11:53Et maintenant, on veut chercher à faire des usines de mille vaches, de deux mille vaches.
11:57Mais ce n'est pas ça qu'on nous souhaite avoir à l'encontre de tout ce qu'il faut, quoi.
12:03Écoutez, Jean-Marc, je vais vous faire écouter un son d'Emmanuel Macron.
12:07Je veux ici dire à nos agriculteurs qui manifestent la clarté de la position de la France depuis le début.
12:15Sur le Mercosur, nous considérons que le compte n'y est pas et que cet accord ne peut pas être signé.
12:19Et c'est la même chose. C'est la cohérence de l'Europe.
12:23Et c'est une Europe qui protège son agriculture et ses producteurs.
12:27Éric Revelle, quand vous entendez ça, c'est... En fait, les bras nous en tombent, non ?
12:31Les bras nous en tombent. En fait, c'est la COP30 qui s'est déroulée au mois de novembre au Brésil.
12:36C'est l'époque où le président de la République est tellement clair qu'il dit
12:39« Peut-être qu'on va signer le Mercosur, vous voyez ? »
12:42Et puis là, comme vous l'avez dit tout à fait justement tout à l'heure,
12:455 minutes avant, 3 jours avant la signature, on se réveille,
12:48alors que Mme von der Leyen a déjà pris son billet d'avion
12:50pour aller signer à la fin du mois de décembre au Brésil le Mercosur.
12:55Bon. Donc, le moins qu'on puisse dire, c'est que la position du chef de l'État,
12:58elle n'est pas claire depuis le début.
12:59Alors, peut-être qu'il a pensé que ça passerait sous les radars.
13:03Il faut dire aussi que, bon, cette signature était très attendue par nos agriculteurs
13:07et c'est normal vu les dégâts que ça peut et que ça va occasionner.
13:10Mais il y a eu aussi une séquence, à mon avis, politique
13:13que le gouvernement et peut-être le président de la République n'ont pas vu venir.
13:16C'est celle de l'abattage à cause de la dermatose nodulaire contagieuse,
13:22puis le Mercosur, puis l'augmentation, je crois, de certains...
13:25– Des intrants.
13:27– Oui, certains intrants.
13:28Donc, tout ça fait que la colère, en fait, elle ne cesse de grandir dans ce pays.
13:31Et là, on sent bien qu'Emmanuel Macron joue aux pompiers.
13:35Il essaie d'éteindre l'incendie.
13:37Il essaie de prendre une position nette.
13:40Mais où les agriculteurs ont raison, c'est que,
13:42est-ce que sa position ne changera pas dans une semaine, dans un mois, dans deux mois,
13:45si l'Italie dit, finalement, on signe ?
13:47Parce que, n'oubliez pas une chose, c'est passé sous les radars.
13:50Mais l'Allemagne...
13:51Vous savez pourquoi l'Allemagne veut signer cet accord, coûte que coûte ?
13:54Parce que la fin de la...
13:56Quand Bruxelles décide de repousser la fin des moteurs thermiques,
14:00vous savez pourquoi on le fait ?
14:01– Parce que l'Allemagne le demande.
14:03– Parce que l'Allemagne le demande pour son industrie automobile.
14:06Et qu'est-ce qu'on va exporter avec le Mercosur ?
14:08– Des berlines et des bachines outils.
14:09– Allemande, absolument.
14:10– Et voilà, en tout cas, on en reparlera.
14:12Jean-Marc, merci, Dorian, merci, Eloy, merci.
14:14Vous restez avec nous.
14:16Tout de suite ici, j'étais ministre.
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