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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-12-17##

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News
Transcription
00:00On est là, il y a 150, 200 tracteurs qui arrivent, là ça va bouger, on ne partira pas tant qu'on n'aura pas une réponse forte de l'État.
00:08J'appelle à tous les artisans à soutenir nos agriculteurs, parce que finalement les difficultés, même si elles ne sont pas les mêmes, on se rejoint dans des problématiques qui sont énormes.
00:16Aujourd'hui c'est ici, mais pour moi la prochaine étape c'est Paris, il faut les faire trembler.
00:21On veut moins de contraintes, on veut moins de la merde, on veut qu'on nous laisse travailler, c'est plus possible.
00:25Et la troisième étape, si Paris ça bouge pas, c'est l'Europe, c'est Bruxelles.
00:30Les vraies voix Sud Radio
00:32Et ça sonne déjà au 0826 300 300 et Pierre Demontèche est avec nous.
00:38Bonsoir Pierre, merci d'être avec nous sur Sud Radio.
00:41Vous vouliez témoigner sur, bien entendu, les agriculteurs.
00:43Bonsoir Pierre.
00:44Oui, bonsoir à tous.
00:47De toute façon, le mouvement ne s'arrêtera pas.
00:50Il ne s'arrêtera pas tant que l'État ne va pas prendre des positions fermes pour vacciner tout le cheptel.
00:59C'est français.
01:00Ce n'est pas que dans le sud, c'est dans le centre et dans le nord.
01:03Partout.
01:04Et en plus, et le Mercosur.
01:07Alors là, c'est un scandale.
01:09Même c'est un scandale.
01:11Pierre, vous, vous êtes contre l'abattage ?
01:15Ah ben oui, bien sûr.
01:17Moi j'ai de la famille dans le Volvestre.
01:19Et croyez-moi, ils ne sont pas prêts de reculer.
01:21Alors je rappelle, pour les victoires, le Volvestre, c'est une très jolie plaine entre Toulouse et le Cominge et Saint-Gonin.
01:28C'est à 40-50 km au sud de Toulouse.
01:31C'est ça.
01:32Philippe Bilger.
01:33Ma chère Cécile, au fil des jours, je m'informe un petit peu sur la crise et la fronde des agriculteurs.
01:43Bien sûr, sur le plan du cœur, je comprends totalement tout ce qu'ils subissent et tout ce qu'ils éprouvent.
01:50Mais j'ai cru comprendre tout de même que sur le plan de la raison, les enjeux sont plus difficiles que ça.
01:58Et que notamment, les vétérinaires considèrent qu'il n'y a pas d'autre moyen que d'abattre les bêtes pour éviter quelque chose qui se dégraderait.
02:10Ensuite, le Mercosur, on n'est pas du tout sûr que la France va adopter une position hostile, même si Emmanuel Macron a dit...
02:18Ah si, c'est certain que la France a s'y opposé.
02:20Emmanuel Macron a dit, on ne permettra pas un rapport de force. Il l'a dit.
02:25Donc, les...
02:27Attendez Pierre.
02:27Ceci étant dit, je suis persuadé que la maladresse du gouvernement, qui a commencé à dialoguer trop tard, va faire que, vous avez raison Philippe, ça va durer.
02:40Pierre, faisons répondre. Pierre, on vous écoute.
02:44Oui, parce qu'en fait, ils n'ont qu'à mettre les troupeaux en quarantaine quand ils supputent une bête malade.
02:52Ils les mettent en quarantaine et puis point barre. Et ensuite, ils vaccinent. Au lieu de d'abattre, non ?
03:00Alors, peut-être que d'abattre une bête parce qu'elle est vraiment contaminée, mais les autres, ce n'est pas la peine.
03:06On va faire réagir Benoît Perrin.
03:10Alors, ce qu'il faut peut-être... Je vais faire un pas de côté parce qu'évidemment, je ne suis pas vétérinaire.
03:12Ce ne sont pas les bonnes stratégies. En revanche, ce qu'il faut peut-être rappeler, c'est la toile de fond.
03:16La toile de fond, c'est que nos agriculteurs ont des coûts d'exploitation qui sont de plus en plus importants.
03:22C'est-à-dire, très concrètement, vous avez l'énergie qui a augmenté, vous avez le matériel qui a augmenté.
03:25Vous avez évidemment des charges importantes. Et en face, vous avez des revenus qui stagnent, voire même qui baissent depuis des années.
03:31Donc, appauvrissement, surendettement...
03:33Exactement. Donc, je veux dire, situation financière extrêmement préoccupante.
03:36Deuxième problème, évidemment, la concurrence déloyale. Et là, on va en parler avec, effectivement, le Mercosur.
03:41Avec des produits qui arrivent de partout dans le monde avec des obligations qui ne sont évidemment pas les mêmes que celles qu'on impose à nos agriculteurs.
03:47Les allées à climatique, il faut en parler parce qu'effectivement, on voit des problèmes de sécheresse dans certains départements.
03:52Et donc, du coup, ça rend l'exploitation de plus en plus difficile.
03:55Et puis, évidemment, la suradministration, symbole de la France, où vous avez de plus en plus d'agriculteurs qui vous expliquent qu'ils passent presque plus de temps,
04:01dès à leur ordinateur, à remplir des fichiers Excel, à être sur leur tracteur.
04:05Avec des agriculteurs qui expliquent, notamment des exploitants, qu'ils passent quasiment trois jours par semaine à remplir les papiers.
04:10C'est quelque chose de dingue.
04:11Pierre, vous confirmez ?
04:14Ah ben oui. Mais oui, c'est sûr.
04:17En fait, eux, ils veulent s'occuper des troupeaux.
04:20Ils ne veulent pas s'occuper de tout ce qui est administratif.
04:22Qu'il y en ait un peu, c'est normal qu'il y ait un peu d'administratif.
04:26Mais tout ce qu'ils ont à faire, ce n'est pas possible.
04:30Et après, ça demande de prendre des employés ou un conjoint pour s'en occuper.
04:34De toute façon, qu'ils ne peuvent pas payer parce qu'ils n'ont pas assez de revenus par les animaux et par la ferme.
04:42Non, mais c'est ce qu'il y a de complètement fou.
04:44C'est qu'en fait, la DNC a fait ressortir tous les problèmes qui étaient soulevés par les agriculteurs il y a pile deux ans, à un mois près.
04:53Parce que le début du mouvement de 2024, c'était le 16 janvier 2024.
04:58Dès le 17 décembre 2025, à un mois près, on peut dire il y a deux ans, d'accord ?
05:03Et aucun des problèmes pour lesquels les agriculteurs étaient descendus dans les rues et avaient fait des barrages,
05:09et pour lesquels on avait même vu Gabriel Attal s'asseoir sur une botte de paille, aucun des problèmes n'a été solutionné.
05:15Donc il faut enfin se poser des bonnes questions.
05:17Est-ce qu'on a des politiques qui sont là pour parler ou pour agir ?
05:20Ça, c'est la vraie question.
05:21Le cirque, c'était le cirque.
05:22Oui.
05:23Bougez pas, Pierre.
05:23Écoutez, c'était ce matin chez Valérie Expert.
05:26Écoutez.
05:26Je vais vous dire quelque chose de très simple.
05:27Et je connais l'histoire de ce pays.
05:29Je pense qu'aujourd'hui, on a coupé la tête de Louis XVI pour des raisons beaucoup plus légères que ce que font nos dirigeants actuels.
05:36Très sincèrement.
05:37Aujourd'hui, ce qui se passe, c'est très grave.
05:39On accepte de détruire l'agriculture.
05:41Il n'y a pas de pays sans paysans, Valérie.
05:44Écoutez, quand même.
05:45La réponse, elle est dans la question.
05:46Il n'y a pas de pays sans paysans.
05:48Le jour où il n'y a plus de paysans, il n'y a plus de France.
05:51D'accord ?
05:51Philippe Biegère, quand vous entendez ça ?
05:53Non, mais c'est vrai.
05:54En même temps, je ne voudrais pas, ma chère Cécile, sanctifier les agriculteurs et les éleveurs.
06:01Ils connaissent des crises très profondes, mais il faut savoir apprécier, au-delà du cœur, la rationalité.
06:10Je pense qu'il y a, évidemment, des politiques qui doivent être mises en œuvre,
06:15qui tiennent compte de la cause des agriculteurs,
06:19mais qui tiennent compte aussi des réalités nationales et internationales.
06:23Oui, sauf que, Benoît Perrin, vous êtes d'accord de dire que depuis le 2023, c'est une catastrophe,
06:27qu'on leur promet des choses.
06:28Ils ont eu un petit peu de modifications et de changements,
06:32mais que, finalement, on en est toujours au même point.
06:34Oui, mais il y a des professions qui bossent et d'autres qui bossent un peu moins.
06:37C'est sûr que les agriculteurs, ils n'ont pas le temps, justement, de communiquer.
06:40Ils ont fait les 35 heures au bout de deux jours ou trois jours.
06:43Exactement. Et il y a quelque chose qui, je crois, est assez symptomatique,
06:45c'est notre balance commerciale.
06:47Si on regarde les choses d'un point de vue très macro,
06:48en fait, il y a quelques années, on était encore excédentaire,
06:524 milliards, 6 milliards, 8 milliards.
06:55Et là, en 2025, pour la première fois depuis 50 ans,
06:58on va avoir une balance commerciale sur nos produits agricoles
07:00qui va être négative.
07:01C'est-à-dire qu'en fait, on va importer davantage de produits qu'on va en vendre.
07:05Donc, autrement dit, on est en train de prendre le chemin
07:07qu'on a pris sur l'industrie, sur l'électronique, sur le textile.
07:11Autrement dit, avant, des filières qui étaient très performantes.
07:14Et là, malheureusement, et le parallèle avec l'industrie peut être fait,
07:19presque pour les mêmes raisons, on se retrouve avec une filière
07:22qui s'effondre, alors même que les Français ne le savent pas.
07:24C'est-à-dire que vous allez dans la rue, vous demandez aux Français
07:26est-ce qu'on a une agriculture solide et est-ce qu'on vend partout dans le monde ?
07:30Tout le monde vous dira oui.
07:31Et là, je pense qu'il y en a beaucoup qui vont tomber d'union
07:33en apprenant que maintenant, notre industrie agricole est effectivement déficitaire.
07:37Vous êtes agriculteur, venez témoigner au 0826 300 300.
07:42Pierre, vous restez avec nous, on revient dans un instant,
07:44Philippe Bilger, il y a des gens qui appellent à l'antenne,
07:46ils ne sont pas du tout d'accord avec toi.
07:48Très bien.
07:48Vous serez en direct avec nous, ne bougez pas, on est dans un instant.
07:51Pierre, ne bougez pas, tout de suite.
07:52Sud Radio.
07:54Sud Radio.
07:54Parlons vrai.
07:55Parlons vrai.
07:56Sud Radio.
07:56Parlons vrai.
07:57Les vrais voix Sud Radio.
07:5918h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
08:03Les agriculteurs, c'est un sujet qui peut diviser.
08:06Et malheureusement, aujourd'hui, on revient justement sur ces informations
08:09à l'appel de la coordination rurale de bloquer dans les deux sens,
08:13la 61 par exemple aussi.
08:15Et puis le siège du Parlement européen à Strasbourg,
08:17où se sont rassemblés une centaine d'agriculteurs
08:19pour dénoncer d'une part l'abattage des troupeaux de bovins.
08:22Et puis aussi ce traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.
08:27Ce numéro de téléphone 0826 300 300.
08:30On est toujours avec Pierre.
08:31Pierre, vous vouliez répondre à ce que disaient nos vrais voix tout à l'heure.
08:36– De toute façon, on a vu du cinéma il y a deux ans ou trois
08:40quand le ministre s'est assis sur le malheur de poil.
08:44Alors il a promis, il a promis, mais rien ne s'est passé.
08:48Et pour le Mercosur, ce sera pareil.
08:50Il faut du blabla.
08:51Et bien vous verrez que l'accord,
08:53Macron se couchera.
08:58Bon, il y a l'Italie qui veut elle aussi bloquer,
09:04participer à ce que dit Macron.
09:06le gouvernement, elle a reçu des pressions, malheureusement.
09:12– Bon, restez avec nous.
09:14On restait avec nous, Géraldine.
09:17Géraldine est avec nous.
09:18Bonsoir Géraldine.
09:18– Oui, bonsoir.
09:20– Bonsoir.
09:20– Vous nous appelez de Montauban.
09:21Bienvenue sur Sud Radio.
09:22Vous voulez réagir ?
09:23– Oui, alors je voulais réagir
09:26parce que nous sommes éleveurs
09:28et nous sommes aussi négociants en bestiaux.
09:31Et donc nous sommes doublement impactés
09:33par cette crise.
09:35Et aujourd'hui, pour certains,
09:38il est facile d'avoir un avis tranché
09:40par rapport à l'abattage
09:41et par rapport à la vaccination.
09:43Mais pour d'autres, c'est plus compliqué
09:45parce qu'on apprend tous les jours
09:48des choses nouvelles avec les scientifiques,
09:51avec les vétérinaires.
09:53Et donc aujourd'hui, on a appris par exemple
09:55que la maladie, elle ne se contamine pas
09:58que par des mouches, des stomboxes.
10:00mais aussi par la bave et par le sperme.
10:04Donc l'abattage, bien sûr, il est compliqué.
10:08Mais peut-être qu'il est nécessaire
10:10quand il y a un foyer.
10:12Mais il est difficile d'avoir cet avis arrêté.
10:16– Non mais ce qui est fou
10:18et ce que vient de dire Géraldine,
10:20c'est qu'on apprend au fur et à mesure
10:22des choses sur cette maladie.
10:24C'est-à-dire qu'à un moment donné,
10:25il faudrait un cahier des charges
10:26en disant, pardon, je ne suis pas médecin
10:28ni vétérinaire ni quoi que ce soit.
10:30Mais ce serait dingue de se rendre compte
10:33que les agriculteurs n'ont pas
10:34en tout cas un état des lieux,
10:37un protocole pour les maladies.
10:39C'est fou.
10:39– On a l'impression qu'on n'a pas
10:41tous les tenants et les aboutissants.
10:44Et encore aujourd'hui,
10:45on nous demande à nous,
10:47qui sommes en zone indemne pour le moment,
10:48en Tarn-et-Garonne,
10:50on nous demande de réfléchir
10:52si on veut passer à une zone vaccinale.
10:55Alors la zone vaccinale,
10:56il faut savoir que, bien sûr,
10:57ça protège,
10:58mais économiquement,
11:00pour plusieurs mois,
11:02ça prive d'une activité économique.
11:04Donc aujourd'hui,
11:05est-ce que les éleveurs,
11:06est-ce que les négociants
11:07peuvent se priver d'une activité économique ?
11:09Il y a des accords bilatéraux
11:10qui ne sont pas discutés avec les pays.
11:12– D'accord.
11:12– Vous nous confirmez, Géraldine,
11:15que j'ai deux sorçons de cloche,
11:16qu'une fois qu'un bestiau est vacciné,
11:19il ne peut plus être exporté,
11:20c'est bien ça ?
11:21– C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
11:22les seuls accords bilatéraux
11:23qui sont négociés,
11:24c'est avec l'Italie
11:25et avec la Suisse.
11:27Pour les autres pays,
11:28il n'y a rien de négocié.
11:30Donc quand on va avoir
11:31nos animaux vaccinés
11:32qui vont devoir sortir,
11:33qu'est-ce qu'on va pouvoir en faire ?
11:35– Oui.
11:36– Vaste programme.
11:37– La maladie, on sait,
11:39s'est répondu aussi à l'étranger.
11:41Comment ils ont traité ça à l'étranger ?
11:42C'est-à-dire,
11:42qu'est-ce qu'il y a d'autres manières
11:43de traiter le problème
11:44que la manière utilisée
11:46par le gouvernement français ?
11:48– En Espagne,
11:49je sais qu'il y a des abattages
11:51puisque c'est le plus proche de nous.
11:52Mais après,
11:53franchement,
11:54je ne sais pas trop
11:55comment ça a été traité.
11:56Mais aujourd'hui,
11:57franchement,
11:58c'est qu'on nous demande
11:58d'être acteurs
12:00et de prendre partie,
12:02par exemple,
12:02pour la vaccination.
12:03Mais on ne sait pas quoi faire.
12:06On ne sait pas.
12:06– Restez avec nous, Géraldine.
12:07Il y a des messages
12:08sur notre compte X
12:10avec François Libourneau.
12:12Qu'est-ce que disent
12:12nos auditeurs ?
12:14– Nos internautes
12:15sont dans le sens
12:16de nos auditeurs.
12:17C'est Paysans 47
12:18qui nous donne un message intéressant
12:19qui nous dit
12:20« Gennevar a toujours
12:21un train de retard.
12:22Envoyer les blindés
12:23de la gendarmerie
12:24pour abattre des bovins,
12:25c'est la goutte d'eau
12:25qui a mobilisé les campagnes.
12:27Honte à Macron
12:28qui transforme l'or en excréments. »
12:29Voilà ce qui est dit
12:30sur nos réseaux.
12:31– Voilà, en tout cas.
12:32Philippe Higien,
12:33vous pouvez réagir.
12:33– Sur Emmanuel Macron
12:35et la répression,
12:36je suis tout à fait d'accord
12:37avec ce qu'a dit
12:38Paysans 47.
12:40Et ce que j'aime beaucoup
12:41dans les interventions
12:42de Géraldine,
12:44c'est le fait
12:45qu'elle dit
12:46en effet
12:47qu'ils n'ont pas
12:49la science infuse,
12:50qu'il est difficile
12:51d'être péremptoire
12:52sur ces sujets,
12:54qu'elle aurait voulu
12:55avoir un avis scientifique.
12:57Et j'ose dire
12:57que par exemple,
12:59les vétérinaires
13:00le donnent,
13:00cet avis,
13:01mais on ne les accepte pas
13:04et ils sont insultés.
13:05Alors,
13:05c'est aussi un problème.
13:07– Bah oui,
13:07mais enfin,
13:07on n'est sûr de rien
13:08puisque les choses évoluent.
13:09Vous voyez bien
13:09que ça évolue.
13:10– Ma chère Cécile,
13:12j'ai tout de même
13:14une plus grande confiance
13:16dans la vie
13:18des vétérinaires
13:19qui sont unanimes
13:20que sur des gens,
13:22des citoyens
13:23tout à fait estimables
13:24mais qui ne connaissent pas
13:26la matière.
13:27– Après,
13:28il y a le fond,
13:28c'est difficile de trancher,
13:29mais en revanche,
13:30la forme,
13:30c'est vrai que c'est une catastrophe
13:31de communication.
13:32Enfin,
13:32je veux dire,
13:32on a tous vu ces images
13:33de ces pauvres agriculteurs
13:34en face de blindés,
13:36en face de militaires
13:36qui est effectivement
13:37exemplifiés,
13:38voire même effectivement
13:39d'hélicoptères
13:40en termes de communication.
13:41C'est une catastrophe
13:41cette histoire.
13:42– Non mais,
13:43je voulais poser une question
13:45à Géraldine,
13:46vous parce qu'on parle
13:47de la DNC,
13:48mais le Mercosur,
13:49vous qui êtes négociante
13:50en bovin
13:50et c'est le premier produit
13:52qui arriverait du Mercosur,
13:54vos éleveurs
13:54avec qui vous travaillez,
13:55ils sont vraiment remontés
13:56comme des coucous suisses
13:58comme on dit ?
13:59– C'est-à-dire
14:00qu'on a l'impression
14:01de ne pas lutter
14:02à armégal.
14:03On a des charges,
14:04on a des obligations,
14:07du sanitaire
14:08qui n'est pas le même
14:09que dans ces pays-là.
14:10– C'est certain.
14:10– Et donc,
14:11je ne vois pas comment
14:11on peut rivaliser,
14:12c'est impossible.
14:13Aujourd'hui,
14:14c'est impossible.
14:15– Et il y a une inquiétude réelle ?
14:18– Ah bien sûr,
14:19il y a une inquiétude réelle.
14:20Déjà,
14:21en France,
14:21il y a une très grande
14:22décapitalisation du cheptel.
14:24Beaucoup d'éleveurs
14:24ont arrêté
14:25pour X raisons,
14:26parce que bien sûr,
14:27il y a trop de normes,
14:28parce que c'est contraignant,
14:30parce qu'on travaille
14:30avec du vivant,
14:31donc on voit bien
14:32les épisodiers
14:33chaque fois,
14:33ça écrève,
14:36donc certains arrêtent.
14:38Et après,
14:38on a aussi ce problème,
14:40même à nos vôtres,
14:41on n'a pas
14:43les mêmes charges
14:44par rapport au travail,
14:45par rapport aux taxes,
14:47par rapport à plein de choses,
14:48donc on ne peut pas
14:48lutter à armes égales.
14:50C'est impossible.
14:50– C'est vrai.
14:51En tout cas,
14:51merci de votre témoignage,
14:52Géraldine.
14:53et merci en tout cas
14:55aux appels,
14:56il y avait d'autres appels,
14:57mais on ne peut pas tous
14:58les prendre au 0826 300 300,
15:00de toute façon,
15:01j'imagine qu'on reparlera
15:02bien entendu de ce sujet
15:04pendant un certain temps.
15:05Allez tout de suite,
15:06et si vous étiez ministre...
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