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  • il y a 6 mois
Avec Pierre-Guillaume Mercadal, éleveur de cochons laineux

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-12-17##

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News
Transcription
00:00La France dans tous ses états, le fait du jour.
00:03Après 4 jours de mobilisation à travers toute la France, les agriculteurs continuent de manifester aujourd'hui
00:08contre l'abattage des bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse entre autres.
00:13Hier, la ministre de l'Agriculture a annoncé la vaccination accélérée de 750 000 bêtes.
00:18Une annonce qui ne passe pas car pour certains agriculteurs le problème est ailleurs
00:21et la gestion de cette contagion est la goutte de trop.
00:24On en parle avec Pierre-Guillaume Mercada, l'éleveur de cochons laineux dans le Tarn-et-Garonne.
00:28Bonjour Pierre-Guillaume.
00:29Bonjour Pierre-Guillaume Mercada, merci d'être sur Sud Radio aujourd'hui avec nous.
00:37Pierre-Guillaume Mercada, on n'est pas la première crise agricole, on n'est pas au premier coup de désespoir et de colère.
00:44Là j'ai l'impression vraiment, parce qu'il y a un ras-le-bol certainement, que la fureur est immense.
00:50Est-ce que vous pouvez me le confirmer ? Immense fureur.
00:52Je peux vous le confirmer parce qu'on entend souvent parler de colère, mais on est bien au-delà de la colère.
00:59Parce qu'en fait, ça fait plusieurs années que ça dure et qu'on n'est pas entendu et qu'on n'obtient rien.
01:05Là, sur la dermatose, on touche à ce qu'il y a de plus sacré, à un des grands symboles de la France, à savoir ces vaches.
01:11Oui.
01:11Avec des lois qui n'ont aucun sens. On n'est pas écouté l'ensemble du monde agricole. Rendez-vous compte, vous qui suivez l'alimentation et le monde agricole depuis bien longtemps.
01:21L'ensemble du monde agricole est uni. Tous les syndicats sont d'accord, à l'exception des grands pontes de la FNSEA, mais leurs bases sont avec nous et sont dissidentes partout.
01:31Absolument.
01:32On est tous unis. On a proposé un protocole à la ministre. Elle refuse de nous donner l'heure. Elle nous ignore complètement.
01:41Et là, maintenant, elle veut vacciner de force des animaux pour une maladie qui a très peu de mortalité et qui est soignable.
01:48Donc, si on la soigne, on a encore moins de mortalité. Alors que nous, tout ce qu'on demande depuis six mois, c'est que le vaccin soit disponible pour ceux qui veulent et que pour les autres, on fasse tout simplement l'immunité naturelle.
01:58Puisqu'il faut apprendre à vivre avec les virus, que par l'abattage, on n'arrivera à rien. Parce que si on abat les foyers, on n'abat pas le vecteur de la maladie.
02:06Le vecteur de la maladie, c'est les mouches, les tiques et les moustiques. Donc ça, ça m'étonnerait quelle est la solution pour nous en débarrasser.
02:13Et puis, c'est une maladie qui est due au réchauffement climatique. En fait, ça a démarré il y a 50-60 ans en Afrique du Sud.
02:20C'est remonté à travers l'Afrique. Aujourd'hui, c'est chez nous. Et ça va continuer à arriver chez nous, comme un certain nombre de maladies animales.
02:27Parce que, vu que les températures montent, les insectes, les animaux, les gens, tout est en mouvement. Et donc, ça arrive chez nous. C'est inéluctable.
02:36Vous êtes quand même un peuple, une catégorie sociale. Non. Vous êtes un peuple, une partie du peuple français
02:43auquel la classe politique a quand même fait les plus grandes promesses, les engagements.
02:47On se souvient de Gabriel Attal devant sa mode de paille, disant que plus jamais on ne revivrait ce genre de tragédie.
02:52Celle-là, absolument, comme vous dites, elle est épouvantable. Je sens la FNSEA un petit peu flancher.
02:59Armand Rousseau, ce matin, sur leur service public, commencer à tempérer un petit peu ses premières positions.
03:05Est-ce qu'on peut dire d'une façon générale que la première alerte sur cette dermatose est survenue au mois de juin ?
03:12Qu'on aurait pu, en tout cas, commencer tout de suite dans du préventif ?
03:16Ce sont des gens très méfiants, il paraît, avec la précaution.
03:18Est-ce que la première mesure de précaution, au lieu d'abattre la totalité du troupeau,
03:22c'est de ne pas commencer une campagne de vaccination dès qu'on a un symptôme
03:25et de ne pas attendre que la maladie soit installée pour commencer à paniquer ?
03:29Alors, tout à fait. Mais je vais vous dire aussi qu'au-delà de la vaccination, en fait,
03:33donc c'est une maladie qui est très peu mortelle pour les vaches
03:35et qui n'est absolument pas transmissible à l'homme.
03:37Le lait et la viande sont parfaitement contrôlables.
03:39Soyons précis. On dirait entre 5, peut-être 10% du troupeau si...
03:43Non, non, c'est pas ça les chiffres.
03:46Si vous regardez les chiffres de l'OMS, vraiment officiels,
03:48que les gens trouvent en un clic sur Google,
03:50la mortalité est de 1 à 5%
03:53et la morbidité, c'est-à-dire la contagion, est de 10 à 20%.
03:56Donc vous allez perdre au maximum 5% de 20% de vos animaux qui seraient malades,
04:01ce qui représente 1% de mortalité.
04:04Donc est-ce qu'il vaut mieux que chaque paysan français perd une ou deux vaches
04:07que qu'on détruise des génétiques, des familles, des cheptels entiers
04:11et que ça brise des fermes et des villes ?
04:13Je pense que la question ne se pose même pas.
04:15Après, pour ce que vous dites, tout à fait,
04:18nous on a demandé à ce que les vaccins soient disponibles pour ceux qui veulent
04:20et que les autres fassent l'immunité naturelle
04:22parce que, comme je vous dis, ce n'est pas une maladie qui va tout décimer
04:25et l'éleveur est un professionnel, il doit pouvoir choisir ce qu'il veut pour ses animaux,
04:29ce qu'il veut mettre dans ses animaux
04:30pour que les consommateurs mangent exactement ce qu'ils veulent et soient informés.
04:36Voilà, donc tout ça, ça me paraît assez sain et important
04:38et ça doit être au choix de chacun.
04:40C'est ce qu'on demande depuis le début.
04:41Pierre Guillaume, j'entends votre argument
04:42et non seulement on l'entend, mais on peut éventuellement le partager.
04:47La seule chose, j'allais dire les pouvoirs publics vous disent oui,
04:50alors ils réfutent totalement cette option.
04:53On laisse la maladie se développer
04:54et puis il y aura un certain nombre de vaches, d'animaux qui vont périr
04:59mais ça sera une sélection naturelle
05:01et on passera cette étape comme on peut le passer avec toute forme d'épidémie.
05:05Avec tous les virus ?
05:06Oui, alors ils vous disent par contre, en termes d'images sur le marché,
05:09ça c'est une catastrophe parce que personne n'achètera plus de viande,
05:12on ne pourra plus l'importer, ça sera un fiasco.
05:15Voilà, c'est une théorie qui l'a été.
05:16Alors je veux dire, c'est de la mauvaise foi totale
05:19parce que des maladies, il y en a plein.
05:21A l'heure actuelle, vous savez, il y a une maladie qui s'appelle la besse noixiose bovine
05:24qui a les mêmes symptômes et la même mortalité.
05:27Sauf que ce n'est pas une maladie d'aujourd'hui.
05:32Donc du coup, il ne se passe rien par rapport à cette maladie
05:34et les vaches, les cochons, les poules, tout ce que vous voulez,
05:37ont toujours eu des maladies.
05:38Tant qu'elles ne sont pas transmissibles à l'homme, je ne vois pas où est le problème.
05:40Par contre, vous qui connaissez bien l'alimentation,
05:44il faut que vous compreniez une chose,
05:45c'est qu'avec la politique vaccinale de Mme Gennevard,
05:48à la minute où vous vaccinez les vaches,
05:50vous ne pouvez pas exporter pendant 14 mois.
05:52Voilà, ça c'est ce qui traumatise la FNSEA.
05:55Mais non, mais tous les broutards,
05:56c'est-à-dire tous les jeunes bovins qu'on ne consomme pas en France
05:58parce que la viande n'a pas vraiment de goût
06:00et qui partent être engraissés en Espagne ou en Italie,
06:02en Italie, en Italie, oui.
06:03Eh bien, toute cette filière-là,
06:06qu'est-ce qui va se passer ?
06:07S'ils ne peuvent plus exporter la viande,
06:09ils vont la brader sur le marché français
06:12et faire effondrer le prix et tuer la filière.
06:15Ce qui servira qui derrière ?
06:16Nos amis sud-américains et les traités de libre-échange.
06:19Et voilà.
06:20Donc, si vous voulez, nous, la pièce de théâtre, on la voit.
06:23Et je vais vous dire, il y a un protocole
06:25qui a été signé par l'ensemble des syndicats
06:26où on propose quelque chose,
06:28où on fait quand même un pas, entre guillemets, vers la ministre,
06:30puisqu'on propose qu'on abatte les vaches malades,
06:33même si, bon, de notre côté,
06:35ça empêche de créer de l'immunité naturelle,
06:36mais peu importe, on accepte l'abattage des vaches malades
06:39et on met les troupeaux infectés en quarantaine
06:43avec des prises de sang hebdomadaires
06:45et à chaque prise de sang,
06:46s'il y a des animaux malades, on les abat.
06:48Et voilà.
06:48Et si l'éleveur devait même perdre 10 ou 20% de son cheptel
06:51abattu par l'État,
06:52ça coûtera beaucoup moins cher à l'État,
06:54ça ne brise pas des familles,
06:55ça ne détruit pas une génétique,
06:57ça ne fout pas par terre une ferme,
06:59on gagne à tous les niveaux.
07:00– Nous sommes bien d'accord, Pierre-Guillaume Mercadal,
07:03que cette viande, à part l'animal contaminé
07:05qu'on va abattre,
07:06et encore, si on va jusqu'au bout,
07:08on pourrait dire que malgré tout,
07:10on pourrait le consommer
07:11puisque la maladie n'est pas infectieuse,
07:13elle n'est pas zoonotique.
07:15En tout cas,
07:16les éléments du troupeau qui ne sont pas contaminés,
07:19même si on décide de les abattre,
07:21et vous avez raison de dire
07:22qu'on pourrait envisager de ne pas les abattre,
07:25si on les abat,
07:26cette viande est totalement consommable.
07:27Et quand j'ai sujet...
07:30– Oui, voilà, c'est ça.
07:31On m'a dit que le produit létal
07:32rend la viande inconsommable.
07:34Est-ce qu'il n'y a pas moyen
07:36de procéder autrement pour l'abattage
07:37que de mettre un produit létal ?
07:38– Tout à fait.
07:39Tout à fait.
07:39Il suffirait pour ça
07:40de prendre des camions étanches
07:42et de faire envoyer ses vaches
07:45dans un abattoir avec des camions étanches
07:46et de faire une vague d'abattage
07:50juste pour ces animaux infectés.
07:52Et puis c'est tout.
07:53– Oui, qu'on ne corrige pas.
07:54– Qu'à cette tragédie animale, humaine, agricole,
07:57culturelle, sociale et sentimentale,
08:00on a en rajoutant plus un gâchier économique
08:02avec cette viande perdue.
08:03Les millions de canards
08:05qui ont été abattus les dernières années
08:07avec la grippe aviaire
08:08qui étaient parfaitement consommables
08:09et qui ont été euthanasiés
08:11et qui ont été mis à l'écarissage,
08:14c'est un gâchier énorme.
08:15C'est scandaleux.
08:16C'est scandaleux.
08:17– C'est scandaleux,
08:17mais rendez-vous compte
08:18que pour la filière canard,
08:19c'est bien d'en parler une microseconde,
08:21on a tué 22 millions de volailles.
08:23– 22 millions de volailles.
08:24– Derrière, on a imposé une vaccination
08:27à tous les éleveurs
08:28avec un vaccin ARN,
08:29ce qui fait qu'énormément de gens
08:30n'ont plus voulu consommer de canards.
08:32Depuis quelques mois,
08:33le vaccin est un vaccin atténué,
08:34donc ce problème-là est réglé.
08:36Mais le vaccin est toujours obligatoire
08:38et à partir de janvier,
08:40l'État se désengage
08:41de 60 centimes par dose.
08:43C'est-à-dire que pour un élevage standard
08:45de canards,
08:46ça représente une perte
08:46de presque 10 000 euros par an.
08:48C'est même pas ce que gagnent les mecs.
08:50– C'est hallucinant.
08:51Pour autant, dans l'Union européenne,
08:53vous avez des gens qui aujourd'hui vous disent
08:54« Je préfère manger de la viande
08:56qui vient d'Argentine
08:57ou de Brésil,
08:59produite dans des conditions de merde,
09:01d'une viande infâme,
09:03où on applique des procédés
09:04qui sont interdits chez nous,
09:05que nos agriculteurs n'ont pas le droit d'utiliser.
09:07On va trouver ça meilleur
09:08qu'une viande dont le troupeau
09:11a été touché par la dermatose
09:12et dont le reste du bétail n'est pas touché.
09:14Et là, on va dire
09:15« Non, on ne peut pas manger ».
09:16– Tout à fait.
09:17– On marche plus par-dessus tête.
09:18– Je vais vous dire, Pesco,
09:19je vous ai déjà entendu,
09:21enfin je me suis permis de vous appeler
09:22par votre prénom,
09:23je vous ai déjà entendu
09:24plus d'une fois dans ma vie.
09:26Il y a un sujet qui fait
09:27que la colère ne va pas retomber
09:29et que j'espère qu'on va vraiment
09:30arrêter ce pays en janvier
09:33et que la population nous rejoindra.
09:35C'est que là, ce qui se joue,
09:37c'est la fin de la souveraineté alimentaire.
09:39Et je ne vais pas vous l'apprendre à vous,
09:40c'est le premier maillon de la chaîne,
09:43c'est sur ça qu'on a bâti notre société,
09:45c'est sur ça que se bâtissent
09:46toutes les sociétés.
09:48Si on perd la souveraineté alimentaire
09:49de manière définitive,
09:51c'est le destin des Français
09:53qui nous est enlevé
09:53parce qu'en fait,
09:54on subira ce que nous,
09:56la France, les Américains et autres,
09:57avons pu faire subir
09:58à un certain nombre de pays
09:59en voie de développement dans l'histoire.
10:02Parce qu'à partir du moment
10:02où on ne sera plus maître
10:04pour se fournir en nourriture,
10:05on peut toujours faire une révolution.
10:07C'est ceux qui nous fourniront
10:08qui décident.
10:08Et il faut bien préciser aux gens
10:10que la viande sud-américaine,
10:11comme les produits d'Ukraine,
10:12ce n'est pas des produits
10:13de petits paysans,
10:14c'est des fermes
10:15qui font des centaines
10:16de milliers d'hectares,
10:17ce qui paraît inconcevable chez nous,
10:18et qui appartiennent
10:19à des consortiums
10:20qui pèsent des milliards d'euros.
10:21Il faut savoir
10:22que la viande sud-américaine
10:23a mangé le marché nord-américain.
10:25Les produits américains
10:26se sont faits avoir
10:27par les Brésiliens.
10:27On écoute un auditeur de Sud Radio
10:29qui ce matin s'est manifesté.
10:31Écoutez-le.
10:31Moi, je vais être très clair
10:33avec vous, Valérie,
10:34et j'espère ne froisser personne,
10:35mais en fait,
10:36le constat, il est très clair.
10:37Ça fait des années
10:38qu'on est gérés
10:39par des gens
10:39qui n'aiment pas la France,
10:44et je crois qu'enfin,
10:47malgré tout le mal
10:48que se donnent les médias
10:49pour effacer cette évidence,
10:51je crois qu'enfin,
10:52les Français ont compris.
10:53Je crois que la France
10:54est vouée à disparaître
10:55si les Français ne réagissent pas,
10:57si la population française
10:58ne réagit pas,
10:59et je pense qu'aujourd'hui,
11:00le point de bascule,
11:01il est peut-être en train
11:02justement d'être...
11:04Il est là.
11:04Il est peut-être là,
11:05le point de bascule
11:05qui peut faire
11:06que les Français vont se révolter.
11:08Je vais vous dire
11:08quelque chose de très simple.
11:10Et je connais l'histoire
11:11de ce pays.
11:11Je pense qu'aujourd'hui,
11:13on a coupé la tête
11:13de Louis XVI
11:14pour des raisons
11:15beaucoup plus légères
11:16que ce que font
11:17nos dirigeants actuels.
11:18Très sincèrement.
11:20Pierre-Guillaume,
11:20il y va un peu fort,
11:21et je ne partage pas
11:22toute sa...
11:22En tout cas,
11:23la fin de sa phrase,
11:23mais sa colère
11:25est quand même intéressante.
11:27Alors moi,
11:27je vais vous dire,
11:28je partage ce qu'il a dit,
11:30et je ne trouve pas
11:32qu'il y aille un peu fort,
11:33parce que vous savez,
11:33depuis Sarkozy,
11:34il n'y a plus le crime
11:34de haute trahison dans ce pays.
11:36Et moi,
11:37ce qui me terrifie,
11:38c'est que,
11:38quelles que soient
11:39les opinions politiques
11:40de celui qu'on met
11:40à la tête de ce pays,
11:41il faut qu'il aime son pays
11:42et qu'il aime son peuple,
11:43et ce n'est absolument
11:44pas le cas d'Emmanuel Macron.
11:46Et puis,
11:47l'autre cancer de ce pays
11:48en dehors des mondialistes,
11:50c'est d'être dirigé
11:51par ces technocrates
11:52qui n'y pompent rien.
11:53Madame Genevard est peut-être
11:54une excellente prof de français
11:56et de latin,
11:56mais elle ne comprend
11:57strictement rien
11:58à l'agriculture,
11:59elle est arrogante avec nous,
12:01elle nous méprise,
12:02mais comment...
12:03Mais en fait,
12:03je n'arrive pas à concevoir
12:04comment on pourrait croiser
12:06sur l'ensemble
12:07des syndicats d'une professionnelle.
12:08Pierre-Guillaume,
12:10ce gouvernement est dépassé.
12:11Ils sont dépassés
12:13et ils le proclament.
12:14Voilà.
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