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##FAUT_QUE_CA_CHANGE-2026-02-21##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, faut que ça change, Anthony Martin Smith.
00:04Et très belle soirée à vous si vous nous rejoignez sur Sud Radio, chaque semaine 20h30, 21h pour parler de
00:10handicap, d'inclusion, d'autonomie en France.
00:13Et puis au-delà même d'ailleurs, avec vous Mathéo Lambelot, toujours avec nous chaque semaine. Bonsoir à vous.
00:19Bonsoir Anthony, bonsoir tout le monde.
00:20Comment allez-vous ?
00:21Très bien et vous ?
00:22Écoutez, ça va, mais alors vous je crois que ça ne va pas. Cette semaine c'est un coup de
00:26gueule que vous allez nous faire.
00:27Bien sûr, il faut bien changer. Sur notre futur ex-ministre des personnes en situation de handicap, Charlotte Parmentier-Lecoq.
00:34Ouh, ça croustille d'avance avec nous en plateau. Didier Moglet, vous êtes chef de file handicap à la CFTC.
00:41Également président de l'ANEFA, l'association nationale pour l'emploi, la formation agricole, Auvergne-Rhône-Alpes, je le précise,
00:47et vice-président de l'AGFI.
00:49Prémi que ça, bonsoir à vous.
00:50Bonsoir Anthony, bonsoir tout le monde.
00:52On vous a déjà reçu dans l'émission, ça me fait plaisir de vous revoir à cette occasion de cette
00:55émission spéciale Salon de l'Agriculture,
00:58dont vous savez que Sud Radio est présent et partenaire de cet événement majeur chaque année,
01:03pour parler ce soir de la question du handicap et du métier dans les secteurs agricoles,
01:11parce que je dis les secteurs agricoles tant il y a de métiers concernés.
01:16Et on ne se l'imagine pas, 25 000 personnes sont concernées par l'employabilité dans ce secteur,
01:24ou en tout cas par le secteur d'activité, parce que les personnes dans le monde agricole ne sont pas
01:28nécessairement employées.
01:30On va aussi en parler avec vous, ça Didier Moglet, mais aussi avec nos invités.
01:34Ils sont nombreux, au nombre de quatre.
01:36Je vais commencer par notre agriculteur, en tout cas notre vigneron plutôt en chef, Thibaut Vermillard.
01:43Bonsoir à vous.
01:46Bonsoir à vous et à tous les auditeurs et auditrices.
01:48Merci d'avoir pris ce temps avec nous ce soir pour nous parler de votre métier.
01:53Vous êtes malvoyant.
01:55Vous êtes dans la région de Montpellier, je crois.
01:58Exactement, je suis vigneron depuis, je viens de finir ma 13e vendance cette année,
02:01à l'est de Montpellier, au domaine Ampelus.
02:04Écoutez, ça fait envie.
02:06Avec nous également, alors là on va plutôt du côté de l'Auvergne-Rhône-Alpes.
02:10Je ne sais pas exactement où, mais elle va nous le dire.
02:11Alors, Nathalie, excusez-moi, Chuseville, pardon, vous êtes chargée de mission emploi
02:18justement à l'ANEFA, l'association nationale pour l'emploi et la formation agricole.
02:23Désormais, je dirais ANEFA, comme ça vous savez de quoi je parle.
02:25Maintenant que je l'ai décrit, l'acronyme à la région Auvergne-Rhône-Alpes.
02:29Vous êtes dans quelle ville, Nathalie ?
02:31Alors, je travaille sur Lyon et puis le périmètre de mon action est sur la totalité
02:36de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
02:38Bonsoir à tous.
02:39Bonsoir à vous.
02:40Merci de prendre le temps, vous aussi, de venir parler de notre sujet ce soir
02:45qui s'annonce passionnant.
02:47Également avec nous, Myriam Lugrin.
02:50Alors, vous, vous êtes en charge de l'expertise du secteur agricole
02:54chez France Travail Auvergne-Rhône-Alpes.
02:55Je n'ai pas dit de bêtises.
02:57Non, c'est parfait.
02:58Bonjour à tous.
02:59Merci pour l'invitation.
03:00Et alors vous, vous êtes de quel coin ?
03:02Alors, moi, pareil que Nathalie, mes bureaux sont à Lyon, mais mon champ d'action
03:06est toute la région Auvergne-Rhône-Alpes.
03:08Ça fait rêver, ça.
03:10Également avec nous, Pierre Horteur.
03:13Vous, vous êtes l'ancien patron de Soliver, qui est une coopérative agricole inclusive
03:21réunissant quatre entreprises adaptées.
03:23Bonsoir à vous.
03:25Oui, bonsoir à tout le monde.
03:28Merci de m'accueillir.
03:29C'est effectivement ça.
03:30Vous êtes de quel coin, vous ?
03:32Je suis à 20 kilomètres de Strasbourg.
03:35Ah, bon, ben, vous avez vu, on fait quasiment une carte de France aujourd'hui sur Sud Radio.
03:41Eh bien, écoutez, merci, on attaque tout de suite.
03:45Agissons ensemble pour une société plus juste.
03:47L'association APF France Handicap présente...
03:50Sud Radio, faut que ça change.
03:53La vraie vie.
03:54Mais dans la vraie vie, d'abord avec vous, Mathéo Lambelot,
03:57je m'intéresse à votre coup de gueule.
03:59Vous savez, Anthony, on entend souvent dire que les hommes et les femmes politiques n'en ont rien à faire
04:04des Français.
04:05On l'entend souvent, vous êtes d'accord ?
04:07Oui, oui.
04:07Oui, ben, ça dépend.
04:09Eh bien, j'ai peur que parfois ce sentiment ne tombe pas complètement du ciel.
04:14C'est en tout cas ce que laisse penser la situation autour de la ministre,
04:17ou plutôt futur ex-ministre chargé des personnes en situation de handicap,
04:22Charlotte Parmentier-Lecoq.
04:23Pour bien comprendre, chers auditeurs,
04:26Charlotte Parmentier-Lecoq a été réélue députée du Nord suite à la célèbre dissolution de 2024.
04:31Lorsqu'elle a été nommée au gouvernement en septembre de cette même année,
04:35c'est son suppléant Jean Mouillère qui a pris son siège à l'Assemblée nationale.
04:38Mais voilà que ce dernier a décidé cette année de se lancer dans la bataille des municipales.
04:43Et c'est tout à son honneur.
04:45Oui, c'est bien ça.
04:45Ben oui.
04:46Sauf que conséquence directe, le siège de député aurait été perdu.
04:50Alors pour éviter une...
04:51Parce que là, du coup, il aurait fallu faire une législative partielle.
04:54Ben voilà, justement, j'y viens.
04:55Et justement, pour éviter cette élection législative partielle...
04:58Désolée, je vous foutre en l'air votre sur la chronique.
04:59...et le risque de voir ce siège basculer,
05:01Charlotte Parmentier-Lecoq,
05:03eh bien, elle va quitter le gouvernement pour retourner siéger à l'Assemblée nationale.
05:07Et c'est là que le bas blesse.
05:09Quel message envoie-t-on ?
05:10Que les enjeux liés au handicap,
05:12que le plan Grand H porté par la ministre elle-même peuvent attendre,
05:16qu'il pèse moins lourd qu'un siège de député ?
05:18Vraiment ?
05:19Excusez-moi, Anthony,
05:21mais comment en vouloir à tous ces Français
05:23qui ne croient plus dans la parole politique
05:25quand ils ont le sentiment que les priorités ne sont pas les leurs ?
05:28Vous êtes tout excusé, Mathéo.
05:31Didier Mauglet, vous en pensez quoi ?
05:35Alors, moi, je pense que l'action de la ministre,
05:39depuis son arrivée,
05:40depuis le fait qu'elle a été renommée à trois reprises,
05:45en fait, si je ne me trompe pas.
05:48Elle cumule peut-être pas les mandats,
05:50mais elle cumule les renominations.
05:51Oui, mais je pense que ce n'est pas un hasard,
05:53parce que c'était positif.
05:56Elle a mouillé le maillot,
05:59elle a été sur le terrain,
06:00elle a été à la rencontre des gens,
06:01elle a été une ministre qui a essayé
06:05vraiment à son niveau de faire bouger les choses.
06:08Et effectivement, par rapport à ce que Mathéo vient de dire,
06:13effectivement, on peut avoir ce sentiment,
06:15mais moi, je respecte totalement
06:19le fait que, à un moment donné,
06:23quelque part, c'est important aussi pour les personnes
06:26d'avoir, certes, un continuum dans l'action politique,
06:32mais je pense qu'elle l'a fait,
06:34et elle l'a fait avec beaucoup de sérieux,
06:36beaucoup d'action.
06:38Et on ne peut pas, à un moment donné,
06:40effectivement, se dire,
06:41oui, alors le handicap...
06:42Non, pour moi, le handicap,
06:44c'est quelque chose de transversal.
06:45Mais je ne crois pas que ce soit vraiment le sujet de
06:47est-ce qu'elle a été investie dans son action, etc.
06:50C'est plutôt la question, en tout cas,
06:52que pose ouvertement Mathéo,
06:54c'est est-ce qu'elle ne fait pas passer davantage
06:55ses intérêts politiques et carriéristes,
06:59entre guillemets,
07:01vis-à-vis de son engagement sur le terrain
07:04qui, je crois, on peut saluer ce qu'elle a fait globalement ?
07:08Oui, je confirme, mais...
07:10C'est ça, le sentiment que ça peut donner.
07:14D'ailleurs, ce n'est pas une vérité,
07:15c'est une question qu'on pose.
07:16Oui, moi, je pense que, surtout,
07:20en fait, il faut voir un raisonnement transverse.
07:24C'est-à-dire que le sujet du handicap,
07:26c'est porté, effectivement,
07:27par un ministre du handicap, ça c'est sûr,
07:30mais il doit être porté par l'ensemble des ministres.
07:32C'est quelque chose de transversal,
07:34et à partir du moment où on aura cessé
07:36de focaliser l'action sur une personne,
07:38mais que tous les ministères
07:40s'emparent vraiment de la question du handicap,
07:43effectivement, on aura dépassé aussi ce genre de départ.
07:45Je vais poser la question à Thibaut Vermillard,
07:48parce que vous, vous êtes déficient visuel,
07:50donc vous êtes concerné par la question du handicap.
07:54Quand vous entendez ce que vient de nous dire Mathéo Lamblot,
07:57est-ce que vous avez ce sentiment
07:59que c'est d'abord sa carrière et après son action ?
08:05– J'ai du mal à voir ces analyses-là.
08:07Moi, je regarde surtout ce qui est fait concrètement sur le terrain,
08:10à l'échelle des territoires,
08:12parce qu'en tant qu'agriculteur, je suis dans le concret.
08:15Et c'est vrai qu'après, qu'est-ce qu'on peut attendre d'un politique ?
08:18Il est là pour incarner, pour être le porte-parole d'une politique publique.
08:23Et finalement, que les personnes elles-mêmes changent,
08:26que les visages changent, pourquoi pas ?
08:28C'est un petit peu le jeu, à mon avis, aussi des sièges politiques.
08:31Ce qui est important, c'est qu'il y ait une continuité, à mon sens,
08:34sur l'action qui est menée,
08:35que les projets soient repris,
08:38qui continuent et surtout qu'il y ait des réparations concrètes
08:42sur les territoires, des relais au travers…
08:45On a parlé de l'Agefib dans le monde professionnel,
08:48qui est un bon relais de ces politiques publiques
08:51pour l'emploi des personnes en situation de handicap,
08:54parce que c'est vraiment ça le sujet aujourd'hui.
08:56Après, alors, telle ou telle personne,
08:58très honnêtement, bon, je vais vous dire,
09:01je n'ai pas forcément d'avis particulier,
09:04sans le salaire de ne pas manquer le colc,
09:06sans sa succès-trice, sa prédécesse-trice,
09:09voilà, prédécesse-là, mon bruit.
09:11Je crois que c'est le prédécesseur-reux et le successeur-reux, oui.
09:15Le successeur-reux, voilà.
09:16Dites-moi, Thibaut…
09:17Ce qui compte vraiment, c'est de l'accent concrète
09:19qui est mis en œuvre au quotidien.
09:21Dites-moi, Thibaut Vermillard, vous, vous êtes…
09:23On va parler de concret.
09:25Vous êtes vigneron, vous êtes concerné par la question
09:27qui nous habite ce soir, la question du handicap
09:30et le monde agricole.
09:32Peut-on conjuguer les deux ?
09:34C'est un peu la question que j'ai envie de vous poser
09:35à tous, à tous les cinq ce soir.
09:38Quand on sait que 25 000 personnes en situation de handicap
09:43sont dans le monde agricole,
09:44cela représente 2,2% des effectifs totaux.
09:48On est quand même loin des 6%
09:50qui sont quand même la norme
09:52et puis imposées par les textes de loin.
09:55Comment vous en êtes venu là ?
09:57Est-ce que c'est difficile d'être en situation de handicap,
10:01sous-entendu dans l'esprit des gens,
10:03situation de fragilité,
10:05et à la fois être à la tête d'une exploitation ?
10:10Alors, dans un premier état,
10:12je vais mettre en perspective les chiffres et les compléter.
10:15Donc effectivement, il y a environ 2,2-3% de personnes
10:18en situation de handicap dans le monde agricole.
10:20Alors, le chiffre des 6%, il est relativisé
10:22parce que c'est 6% des salariés, l'obligation.
10:25Ce n'est pas 6% des chefs d'entreprise.
10:27Et vous faites bien de préciser ce point-là, effectivement,
10:30parce que je le disais aussi en introduction,
10:32tout le monde n'est pas concerné
10:33par la question du salariat dans votre milieu.
10:36C'est ça.
10:36Et la particularité dans le monde du agricole
10:39au niveau du handicap,
10:40c'est que 60%, j'ai bien dit 60%,
10:426 personnes sur 10,
10:43des personnes en situation de handicap dans le monde agricole
10:46sont des exploitants agricoles,
10:47donc des entrepreneurs,
10:49donc des travailleurs indépendants,
10:50donc non soumis au quota des 6%, en fait.
10:53Donc ce quota des 6%, dans le monde agricole,
10:55il n'a pas forcément de sens,
10:57dans la mesure où 60%,
10:58plus d'une personne sur deux
10:59est un chef d'exploitation,
11:01un travailleur indépendant,
11:02ce qui compte vraiment.
11:04Et puis voilà, je suis là aujourd'hui
11:05pour être un petit peu avec mes autres collègues,
11:08ce porte-parole,
11:09qui voit pour ces 25 000 ou 28 000 personnes
11:12en situation de handicap,
11:13c'est de montrer, bon, oui, que c'est possible,
11:15ça on le montre par l'exemple.
11:17La deuxième question, ça serait,
11:19est-ce que c'est facile,
11:20la réponse est non, voilà, clairement.
11:23Mais est-ce que c'est possible ?
11:24Oui, c'est possible,
11:26déjà, à la base de tout, à mon avis,
11:28il y a la volonté,
11:29c'est-à-dire l'envie,
11:31l'envie de pouvoir continuer à exercer ce métier,
11:33l'envie de pouvoir l'adapter,
11:34et ensuite, il y a les moyens.
11:36Les moyens, c'est déjà faire appel aux droits qu'on a par rapport à une aide humaine.
11:43Par exemple, moi, sur l'exploitation, j'ai une aide humaine.
11:46Un salarié dont une partie de son salaire, du coup, est prise en charge via l'aide humaine de la
11:51GFIP.
11:52Et après, c'est tout un tas de petites astuces, de petites débrouilles aussi.
11:55Il y a la débrouille du quotidien sur des petits éléments techniques,
11:59des petites loupes, des petites lumières,
12:00enfin, voilà, tout un tas de petits repères tactiles,
12:02tout un tas de petites choses très pragmatiques,
12:05mais qui, au quotidien, permettent de pouvoir continuer à réaliser l'activité agricole.
12:11Et j'ai envie de dire, par exemple, plus spécifiquement sur mon activité,
12:14donc vigneron, mais c'est aussi le cas dans beaucoup de métiers agricoles.
12:18Malheureusement, on doit faire une pause, Thibaut.
12:20Je vous interromps, je suis désolé.
12:21On fait une courte pause, et on revient juste après avec vous,
12:24avec Nathalie Fuseville,
12:28et puis Myriam Lugrin,
12:30Pierre Horteur et Didier Mauglet en plateau,
12:32ici sur Sud Radio, vous ne bougez surtout pas.
12:38Et de retour sur l'antenne de Sud Radio,
12:41vous ne bougez pas à 21h,
12:42Jacques Pessis, les clés d'une vie,
12:44parce que ce soir, pas de rugby, visiblement.
12:46Eh non, c'est pas la destination.
12:48Avec moi, cette petite voix que vous entendez toujours,
12:51douce et mélodieuse,
12:52Mathéo Lamblot, qui avait son coup de gueule,
12:53un peu chafouin aujourd'hui.
12:56Avec nous en plateau également,
12:57Didier Mauglet, chef de file handicap,
13:00j'ai du mal à articuler aussi ce soir,
13:02à la CFTC,
13:04également vice-président de l'AGFIP,
13:06et président de l'ANEFA,
13:07l'Association Nationale pour l'Emploi,
13:09la formation agricole,
13:12en région Auvergne-Rhône-Alpes.
13:13Et puis, j'ai dit que vous étiez vice-président de l'AGFIP.
13:16Tout à fait.
13:17Oui, voilà.
13:18Avec nous aussi, à distance,
13:21Thibaut Vermillard,
13:22il est vigneron,
13:23il est déficient visuel,
13:24il est à Montpellier.
13:26Toujours avec nous,
13:27également,
13:28Nathalie Chusville.
13:29Alors, vous,
13:30vous êtes chargé de mission
13:31emploi à l'ANEFA,
13:33justement,
13:33cette association
13:34qui accompagne
13:35et qui sensibilise
13:37dans le secteur agricole
13:38en région Auvergne-Rhône-Alpes.
13:40On a Myriam Lugrin,
13:42vous,
13:42vous êtes en charge
13:43de l'expertise
13:44du secteur agricole
13:45chez France Travail
13:46Auvergne-Rhône-Alpes.
13:47Et puis,
13:48Pierre Horteur,
13:49vous êtes l'ancien patron
13:50de cette coopérative
13:52inclusive,
13:54connue sous le nom
13:55de Soliver.
13:56Allez, c'est parti.
13:57Sud Radio,
13:59il faut que ça change,
14:00Anthony Martin Smith.
14:02Toujours,
14:03je le disais
14:03avec mes invités.
14:05Juste avant la pub,
14:07Thibaut,
14:07je vous ai interrompu,
14:08donc excusez-moi,
14:08je vous relève,
14:09je vous redonne la parole.
14:13Avec plaisir.
14:15Effectivement,
14:15je disais,
14:16est-ce que c'est possible ?
14:18Oui,
14:18est-ce que c'est facile ?
14:19Non.
14:20Il y a une question de volonté
14:21et après,
14:21il y a une question d'adaptation.
14:23C'est vrai que je trouve
14:23que les métiers de l'agriculture
14:25qui sont des métiers du vivant,
14:26qui sont des métiers du sensible aussi,
14:29parce que la raison d'être
14:30un agriculteur,
14:31c'est quoi ?
14:32C'est de produire de la nourriture,
14:34de produire des biens alimentaires.
14:37C'est également
14:37d'en soutenir les paysages,
14:38ça, c'est un autre aspect.
14:40Mais sur la partie production,
14:42par exemple,
14:42moi,
14:43très concrètement,
14:43en production de vin,
14:44en ayant une déficience visuelle,
14:46alors oui,
14:46il y a des choses
14:47que je ne peux pas faire,
14:48que je ne peux plus faire.
14:49Conduire un tracteur,
14:50tailler la vigne,
14:52conduire la voiture
14:52pour aller faire des livraisons.
14:54Donc, c'est pour ça
14:55qu'il y a une aide humaine
14:55qui m'aide pour faire ça.
14:57Après,
14:57il y a des choses
14:57qu'on peut continuer à faire,
14:59bien,
14:59voire des fois même mieux.
15:00Par exemple,
15:01moi,
15:02pendant les assemblées...
15:03Douter le vin,
15:04par exemple.
15:05Voilà,
15:05la dégustation de vin.
15:07Pendant les vinifications,
15:08pour faire des salles techniques,
15:10tout ça,
15:10c'est encore très compatible.
15:11C'est vrai que l'alcool
15:13est à consommer
15:14avec modération.
15:16Pardon,
15:16allez-y.
15:17Avec modération.
15:18Je suis obligé
15:18avec la loi Evin de le rappeler.
15:21Exactement,
15:22avec modération,
15:22mais convivialité.
15:24Et la question à se poser,
15:26ce n'est pas
15:27qu'est-ce qu'on ne peut plus faire,
15:28mais qu'est-ce qu'on peut...
15:30Pardon.
15:30Qu'est-ce qu'on peut encore faire,
15:31qu'est-ce qu'on peut encore faire
15:33et surtout,
15:34qu'est-ce qu'on peut faire
15:34de nouveau avec.
15:36Donc voilà,
15:36moi,
15:36c'est comme ça
15:37qu'on s'est adapté
15:38sur l'exploitation,
15:39l'exploitation qui marche bien
15:40malgré le fait du handicap.
15:42Voilà,
15:42on était très concrètement,
15:44le chiffre d'affaires,
15:45en 10 ans,
15:46il était multiplié par 3.
15:48On était l'équivalent
15:50des 0,5 équivalents en plein.
15:51Maintenant,
15:52on est 3 équivalents en plein,
15:53plus les saisonniers.
15:54Donc voilà,
15:55ce n'est pas seulement
15:57maintenir de l'emploi,
15:58c'est aussi créer de la valeur,
15:59créer de la valeur
16:01sur les territoires,
16:02de l'économie
16:03et faire rayonner aussi
16:04cette agriculture
16:06qui est un des fleurons français.
16:08Parce que,
16:09par exemple,
16:10dans le monde du vin,
16:11le vin,
16:12c'est le deuxième produit
16:14exporté en valeur
16:15par la France.
16:16Donc,
16:17ce n'est pas non plus négligeable
16:18en termes d'impact économique
16:19et c'est la deuxième raison
16:21qu'invoquent les touristes étrangers
16:22pour venir en vacances
16:23en France.
16:23Évidemment.
16:24Donc voilà,
16:24c'est aussi,
16:25au-delà de le maintien de l'emploi,
16:27c'est aussi de participer
16:28à des métiers d'excellence
16:29et d'avènement de la France.
16:30Je vais remonter la filière
16:31maintenant avec vous,
16:32Pierre Orteur,
16:33puisque vous étiez patron
16:34de cette coopérative inclusive
16:38Soliver.
16:39Alors,
16:40une coopérative agricole,
16:41on comprend bien
16:42de quoi il s'agit.
16:43Maintenant,
16:44qu'est-ce que la nécessité
16:47d'être inclusive ?
16:48Il y a un besoin
16:49de représentation
16:50sur le secteur agricole,
16:52d'unir les forces
16:53pour pouvoir favoriser
16:55l'insertion professionnelle
16:57des personnes
16:57en situation de handicap
16:58dans le milieu agricole ?
17:02Effectivement,
17:03je pense que vous avez
17:04bien résumé.
17:05Nous,
17:06on a créé
17:07une coopérative.
17:09Au départ,
17:10c'était une association
17:11qui s'appelle
17:12La Main Verte,
17:14qui fait de la prestation
17:15de services
17:16en viticulture,
17:18en agriculture.
17:20En fait,
17:21énormément de tâches manuelles
17:23parce que
17:23nous avons eu
17:25ici en Alsace
17:27depuis 35 ans
17:28des métiers.
17:29On était un des premiers
17:31métiers en pension.
17:32On l'est toujours resté.
17:33Et donc,
17:33à un moment donné,
17:34on a travaillé
17:35avec le territoire,
17:37vraiment,
17:38une coopération territoriale.
17:40Quatre entreprises adaptées
17:44qui, du coup,
17:45emploient,
17:45je crois,
17:46avoir lu 90 personnes
17:48en situation de handicap.
17:50C'est ça,
17:51sur le territoire.
17:52Voilà,
17:52une vraie coopération
17:53territoriale
17:55sur les métiers
17:57de l'agriculture
17:57et de l'agroalimentaire.
17:59Bon.
18:00Si je remonte
18:01encore la filière
18:02et que là,
18:03je m'intéresse davantage
18:04à la question de l'emploi,
18:06je vais me tourner vers vous,
18:07Myriam Lugrin.
18:08Je le disais,
18:09vous êtes en charge
18:11de l'expertise
18:11du secteur agricole
18:13chez France Travail
18:13au Verne-Rhône-Alpes.
18:14C'est facile
18:16de trouver du boulot
18:16quand on est en situation
18:17de handicap
18:18et qu'on veut
18:20soit aller
18:21dans le milieu agricole
18:22ou y rester
18:23parce que l'agriculture,
18:25c'est aussi
18:26une des causalités
18:28de l'accidentologie
18:30et donc
18:31des situations
18:32de handicap.
18:33Alors,
18:34la question
18:35est encore autre.
18:37Moi,
18:38mon objectif
18:39à France Travail,
18:40c'est de faire
18:42le lien
18:42entre les entreprises
18:43qui ont des besoins
18:44de recrutement
18:44et en face,
18:45proposer des candidats
18:47pour pouvoir
18:48satisfaire les entreprises.
18:50Et donc,
18:51quand on parle,
18:52tout à l'heure,
18:52Pierre parlait
18:53de métier en tension,
18:54quand on parle
18:54de métier en tension,
18:55c'est-à-dire que
18:56le besoin
18:57de demandeurs d'emploi
18:58ou de candidats
18:59n'est pas suffisant
19:00pour pouvoir
19:01les besoins
19:02des entreprises.
19:03Et en Auvergne-Rhône-Alpes,
19:04en tout cas,
19:05dans le secteur agricole
19:06de manière générale,
19:06mais je parlerai
19:07d'Auvergne-Rhône-Alpes,
19:08on a une difficulté
19:09particulière,
19:10c'est que
19:1180% des recrutements
19:13en agriculture
19:14se font encore
19:15par le bouche d'oreille.
19:16Donc,
19:16si on n'a pas de visibilité
19:18sur les besoins
19:18en recrutement,
19:20derrière,
19:21on n'a pas de visibilité
19:22pour les candidats
19:23qui peuvent,
19:25qui ne voient pas
19:26les offres d'emploi
19:27potentielles
19:28sur le territoire.
19:30Et on a un manque
19:31aussi de visibilité
19:32et du coup,
19:33une augmentation
19:34de la mauvaise
19:36représentation
19:36de ces métiers-là
19:37pour les prescripteurs
19:39qui accompagnent
19:40du coup,
19:40les candidats
19:41vers les métiers
19:42et vers les offres
19:43d'emploi.
19:44Mais parce que
19:44ce n'est pas vers ça
19:45qu'on va naturellement.
19:48En fait,
19:49on va vers
19:50ce qui est visible.
19:51Aujourd'hui,
19:51on a des secteurs
19:52d'activité
19:53dont on parle
19:54beaucoup,
19:55sur lesquels
19:55il y a des besoins
19:58récurrents.
19:58Et du coup,
19:59sur un bassin d'emploi,
20:00c'est une habitude
20:01de voir ces offres
20:02d'emploi.
20:02Aujourd'hui,
20:03avec mon bâton
20:04de pèlerin
20:04et avec les agences
20:06des territoires
20:07qui portent,
20:08vers lesquels
20:09je sensibilise
20:09sur le secteur agricole,
20:11on accompagne aussi
20:14en disant
20:14qu'il y a aussi
20:15ces besoins
20:16en recrutement.
20:17On accompagne
20:17les entreprises
20:18pour rendre visibles
20:19les besoins
20:19pour que les candidats
20:20puissent le voir.
20:22Et derrière,
20:22on travaille avec
20:23les partenaires
20:24qui sont là aujourd'hui
20:25pour essayer
20:26de rendre
20:28ces secteurs
20:29avec la bonne représentation,
20:32avec les bons éléments
20:33de langage
20:33pour permettre
20:35la rencontre
20:36employeurs et candidats.
20:37Nathalie Chusville,
20:39vous,
20:39vous êtes un
20:40de ces partenaires
20:41avec l'ANEFA,
20:42l'Association nationale
20:43pour l'emploi
20:44et la formation agricole.
20:45Vous êtes chargée
20:46de mission emploi.
20:47Comment,
20:47justement,
20:48vous accompagnez,
20:49par exemple,
20:50Myriam,
20:51avec son bâton
20:52de pèlerin,
20:53pour aller,
20:54justement,
20:55prêcher la bonne parole
20:56et faire découvrir
20:57ces métiers
20:58et ces offres ?
21:00Alors,
21:01en effet,
21:01la mission
21:02de l'ANEFA,
21:03c'est d'assurer
21:04de la synergie
21:05entre les besoins
21:07de la profession agricole
21:09dans son ensemble.
21:09Vous l'avez bien dit
21:10dans votre propos
21:11introductif,
21:12il y a plus de 100 métiers
21:13qui existent en agriculture
21:14dans plein de filières
21:16différentes.
21:17Et cette synergie,
21:18c'est comment on fait connaître
21:20les besoins de la profession
21:21auprès des acteurs
21:22de l'emploi
21:23et de la formation,
21:24comme par exemple
21:25France Travail,
21:26mais aussi,
21:27aussi bien sur le côté
21:28orientation,
21:30formation,
21:30plus à l'attention
21:32des scolaires,
21:33demandeurs d'emploi
21:34et prescripteurs.
21:36Sur le sujet
21:37qui nous concerne
21:38davantage aujourd'hui,
21:40on s'est rendu compte
21:42qu'il y a
21:43la profession
21:44qui recherche,
21:45qui veut recruter,
21:46comme l'a dit Pierre,
21:47comme l'a dit Myriam,
21:48on a aussi
21:50des personnes
21:51qui sont en situation
21:52d'handicap
21:52et qui se disent
21:54l'agriculture,
21:55peut-être,
21:55peut-être,
21:56peut-être pas.
21:57Et c'est comment
21:58on fait des connexions
21:58entre ces deux secteurs.
22:02Et donc,
22:03c'est tout l'enjeu
22:03du travail qu'on conduit
22:05depuis l'an dernier
22:08avec Guilier
22:09au sein de l'ANFA
22:10et aussi de la GQ,
22:11mais aussi Myriam
22:12et Pierre,
22:13c'est comment
22:13on crée des connexions.
22:15C'est-à-dire
22:15qu'un agriculteur
22:16aujourd'hui
22:17qui veut embaucher
22:18un salarié
22:19en situation
22:20d'handicap,
22:21c'est qu'est-ce que je dois faire,
22:23comment je dois m'adapter,
22:26quelle organisation
22:26je dois mettre en place.
22:29Et de la même façon,
22:30si je suis
22:31moins demandeur d'emploi
22:32en situation
22:33d'handicap,
22:34vers qui,
22:35je peux me retourner
22:36pour justement
22:38entrer
22:38dans le milieu agricole
22:40parce que c'est un milieu
22:41qui est plutôt
22:41accueillant.
22:43La difficulté,
22:43c'est plutôt
22:44de passer le pas.
22:45Le salon de l'agriculture
22:46va aussi être
22:46une formidable vitrine
22:48pour vous,
22:49pour parler justement
22:50de toutes ces choses-là,
22:50notamment avec les tables rondes
22:52que vous organisez.
22:53Didier Mogley,
22:54parlez-nous-en
22:55très rapidement,
22:55parce qu'on arrive
22:56malheureusement
22:56à la fin de l'émission.
22:58Alors oui,
22:58deux moments forts
22:59sur le salon international
23:01de l'agriculture
23:02qui débute samedi.
23:04Effectivement,
23:05le premier moment
23:06sera le mardi 24
23:09avec une table ronde
23:11sur le stand
23:12de la CFTC Agri,
23:14sur le thème
23:15de l'agriculture
23:16et des handicaps.
23:17Vous avez le hall peut-être ?
23:17Pardon ?
23:18Vous avez le hall ?
23:19Vous savez où c'est ?
23:19Je n'ai pas le hall en tête.
23:22Par contre...
23:23Donc CFTC Agri.
23:24Agri, tout à fait.
23:26Et le second...
23:27Mardi à 10h.
23:30Le second événement,
23:32ce sera avec l'ANFA
23:33sur le stand de l'ANFA
23:35avec une conférence
23:36là aussi à 10h du matin
23:38le jeudi 26
23:40de 10h à midi.
23:41Là, on attend effectivement
23:43des témoignages.
23:44Ces deux tables rondes
23:46font suite au colloque
23:47agriculture,
23:48handicap et autisme
23:49qui s'est déroulé
23:50à Grenoble
23:50en novembre dernier
23:52où l'idée maintenant
23:54c'est de passer
23:55des bonnes intentions
23:56à des solutions concrètes.
23:58Un groupe de travail
23:59a été mis en place
24:00et il se réunit régulièrement
24:01à peu près à raison
24:02de deux fois par mois
24:03avec des personnes
24:05comme Myriam,
24:06comme Nathalie,
24:07Pierre et d'autres.
24:09Et on travaille activement
24:10pour que ces solutions
24:11soient pérennes,
24:13connues, généralisées
24:14le plus visiblement possible
24:16et le plus simplement possible
24:18pour que les personnes
24:19en situation de handicap
24:20trouvent leur place
24:21encore mieux
24:22dans le monde agricole.
24:24Le rendez-vous est pris
24:25Salon de l'agriculture
24:26le 24 et le 26 février
24:29sur le stand CFTC Agri.
24:32Merci beaucoup
24:33Didier Mauglet.
24:34Merci à vous.
24:35Deux filles handicap CFTC
24:36vice-président de l'AGFI
24:37président de l'ANEFA
24:39à Auvergne-Rhône-Alpes
24:40avec nous également.
24:41Merci beaucoup
24:42Nathalie Chuseville
24:44chargée de mission
24:44emploi à l'ANEFA
24:46Auvergne-Rhône-Alpes.
24:47Merci beaucoup
24:47Myriam Lugrin
24:48vous êtes en charge
24:50de l'expertise agricole
24:51chez France Travail
24:53Auvergne-Rhône-Alpes.
24:54Pierre Horteur
24:55vous étiez patron
24:56de Solivers
24:57une coopérative agricole
24:59inclusive.
25:00et puis Thibaut Vermillard
25:02vous êtes vigneron
25:03à Montpellier
25:04je vous souhaite
25:04un très bon salon
25:06de l'agriculture
25:07à l'écoute de Sud Radio
25:08et avec vous
25:08sur vos tables rondes
25:10merci Mathéo Lambleau
25:11et à la semaine prochaine.
25:12Merci à la semaine prochaine Anthony.
25:13Allez bonne soirée
25:14sur Sud Radio
25:14vous retrouvez Jacques P6
25:15les clés d'une vie.
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