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  • il y a 8 mois
Cette année lors de nos soirées des Trophées de l'Economie de La Provence début décembre, place aux nouvelles générations : celles qui inspirent, innovent, s'engagent... Celles qui feront l'économie de demain !
En attendant, nous vous présentons chaque jour les jeunes entrepreneurs de notre Palmarès Générations engagées de La Provence sélectionnés par la rédaction.
Steven Jean Groux Leal est aujourd’hui connu sous le nom Juan Leal. Juan pour la version espagnole de Jean, Leal en honneur à ses arrière-grands-parents originaires d’Almeria. Le matador habitant à Séville a bien des origines hispaniques, mais le clame haut et fort : il est Arlésien avant tout. C’est dans cette ville qu’il est né, a grandi, a fait ses preuves, de même que ses oncles et aïeux, une véritable "dynastie de toreros".
Et pourtant, à l’âge de 14 ans, il est parti seul vivre à Madrid dans un appartement partagé avec d’autres novilleros sans picador. Le Français exilé a jonglé entre sa formation à l’école taurine de El Juli, dit "le Mozart de la tauromachie", et des petits boulots alimentaires afin de subvenir à ses besoins.Nul doute que cet exil pleinement consenti n’a pas été facile pour celui qui est, et reste très attaché aux cultures arlésiennes. "Je l’ai fait en tout état de cause, avec l’appui de ma famille", assure le jeune homme aujourd’hui âgé de 31 ans. Un passage "nécessaire pour atteindre un statut privilégié", assure l’Arlésien, avant d’expliquer : "En Espagne, il y a plus d’élevages, plus de moyens, c’est plus facile de se forger un chemin". Pour preuve, petit à petit, son carnet d’adresses s’épaissit, il enchaîne les triomphes et s’installe finalement à Séville, haut lieu de la corrida en Espagne, ville où ses trois enfants voient le jour. Même s’il témoigne sa profonde affection pour la péninsule ibérique qui l’a accueilli à l’aube de son adolescence, Juan Leal reste "le Français d’Arles".Découvrez l’intégralité du portrait dans notre magazine Entreprises, en kiosque dès décembre 2025. 

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Transcription
00:00La tauromachie, en résumé, c'est la plus belle métaphore de la vie.
00:03Dans le spectacle taurien, il y a la mort, il y a la vie, il y a le triomphe, il y a l'échec.
00:08Et 20 000 personnes pour se mettre d'accord et juger ce qu'ils voient dans l'arène.
00:22Bonjour, je suis Juan Leal, j'ai 32 ans, je suis arlésien et amateur de tauron.
00:27Être amateur de tauron, il faut savoir que la tauromachie, c'est un art, ce qui fait de nous le taureau des artistes.
00:34Et chaque artiste a sa façon de s'exprimer.
00:37Et la façon que j'ai de m'exprimer, c'est lorsque je suis dans une arène, face au taureau,
00:41essayer de créer et donner des émotions au public.
00:45En étant arlésien, c'est pour moi un honneur de pouvoir représenter Arles, la ville d'Arles, celle qui m'a vu grandir.
00:51Et de pouvoir la représenter aux quatre coins du monde, autant en Amérique latine qu'en Espagne ou de l'autre côté de la France.
00:58C'est vraiment un honneur de représenter mes traditions, mes racines.
01:02Et surtout que cet art ancestral perdure et fasse en sorte qu'il dure encore beaucoup d'années.
01:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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