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  • il y a 6 semaines
Cette année lors de nos soirées des Trophées de l'Economie de La Provence début décembre, place aux nouvelles générations : celles qui inspirent, innovent, s'engagent... Celles qui feront l'économie de demain !
En attendant, nous vous présentons chaque jour les jeunes entrepreneurs de notre Palmarès Générations engagées de La Provence sélectionnés par la rédaction.
Entraînements physiques avec un coach, séances quotidiennes de yoga, croix sur les soirées festives… La vie de Victor Clauzel, 18 ans, ressemble à celle d’un sportif de haut niveau. Mais ce novillero (jeune torero n’ayant pas encore passé le cap de l’alternative) se définit pourtant comme un artiste avant tout.
Une grande partie de ses entraînements consiste en l’apprentissage des gestes de la tauromachie en l’absence de toro, où l’objectif est de "se chercher et trouver de l’inspiration". C’est ce qu’on appelle le toreo de salon. Mais le novillero ne répète pas entre quatre murs, contrairement à ce que laisse imaginer le nom de cette pratique. Ses séances se déroulent dans les arènes vides, ou dans des grands espaces très ouverts. Le lien avec la nature est très inspirant : "Même s’il n’est pas là, on ressent le contact avec le toro. Je cherche à le sentir proche de moi".
Cet animal est la pierre angulaire de son art. "Me sentir en contact avec le toro, c’est ma façon de m’exprimer." Il décrit une "relation saine" avec son adversaire, avec qui il décrit une forme d’union lors des corridas : "Au lieu d’être un animal et un humain, nous ne faisons qu’un". Cette proximité dans l’arène crée un lien unique, où la mise à mort est un moment crucial. Tous les efforts du novillero sont alors concentrés sur un but : assurer la mort rapide de l’animal : "Ça me ferait mal de le voir mourir lentement. Il mérite une mort glorieuse".
Pour cela, une seule solution, se placer entre les cornes de la bête : "Je donne mon corps pour bien le tuer". Précision du geste, timing à la milliseconde près et courage hors-norme sont alors indispensables.
Découvrez l’intégralité du portrait dans notre magazine Entreprises, en kiosque dès décembre 2025. 

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Transcription
00:00À 9 ans, j'ai donc voulu essayer de faire quelques passes face à une vache
00:04et donc je suis sorti tout seul
00:07et c'est là où j'ai vécu tellement de sensations fortes,
00:12un mélange de peur, d'angoisse, de vérité
00:14et à partir de ce moment-là, j'ai voulu vivre ces sensations qui sont uniques.
00:30Bonjour, je suis Victor Closel, j'ai 18 ans, je suis des Sainte-Marie-de-la-Mer
00:34et je suis Noviéros avec Picador.
00:37Pour être matador de taureau, ce qui est une vocation, il faut passer par trois étapes.
00:41Je suis actuellement dans la deuxième étape, ce qui est Noviéros avec Picador.
00:46C'est familial, mon papa était dans les taureaux,
00:49je suis né dans le milieu tourain, bien sûr, dans le milieu Camargue, de la course camargaise,
00:54mais j'ai toujours été passionné par la tourmachie espagnole.
00:58Tout simplement, naturellement, parce que j'ai ressenti que j'avais besoin
01:03de ce rapprochement avec l'animal, cet animal sauvage
01:07qui exprime autant de force et de liberté.
01:11Donc c'est grâce à la tourmachie espagnole que j'ai pu trouver ce que je voulais faire
01:15parce que c'est la manière de m'exprimer, la manière de sentir les choses,
01:19c'était la seule façon de pouvoir me sentir libre face aux taureaux.
01:24Donc je l'ai retrouvé justement grâce à la tourmachie,
01:27c'est pour ça qu'aujourd'hui je veux devenir ma taureaux de taureaux
01:30pour vivre de ma passion.
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