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  • il y a 5 mois
 Alors que des négociations sont en cours sur une possible cession au Vanuatu de ces deux îlots français inhabités du Pacifique, situés au large de la Nouvelle-Calédonie, des voix s’élèvent pour alerter sur les risques géopolitiques majeurs que pourrait créer un tel précédent.

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Transcription
00:00Je vais vous présenter Hunter et Mathieu. Ils sont minuscules, ils font moins d'un kilomètre carré, sont totalement inhabités
00:05et ils sont situés à quelques centaines de kilomètres de la Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu.
00:10Et c'est bien là le problème, Hunter et Mathieu sont au cœur d'une polémique aujourd'hui.
00:14À qui appartiennent-ils ? Ils ont été découverts par les Anglais au 18e siècle.
00:18La France en revendique la possession depuis 1929, mais dans les années 80, le Vanuatu revendique les lieux à son tour
00:23et tente d'y planter son drapeau. La France n'a pas dit son dernier mot.
00:27Elle envoie la marine nationale dans une logique diplomatique, en particulier dans l'espace maritime, c'est le droit de la mer.
00:33Si un État exerce quelque part des droits souverains et économiques, c'est ce qu'on appelle sa zone économique exclusive, sa ZEE.
00:40Et cette zone, ça change quoi ?
00:41Grâce à ces îlots, notre ZEE fait 10 186 624 km², soit vous le voyez la deuxième plus importante du monde,
00:49derrière les États-Unis et devant celle de l'Australie, avec la possibilité d'exploiter les sous-sols potentiellement riches
00:55en énergie fossile ou renouvelable. Mais les eaux qui entourent Hunter et Mathieu permettent déjà au Vanuatu
01:00de vendre des licences de pêche à des armateurs étrangers, notamment chinois.
01:05Les canaques indépendantistes de Nouvelle-Calédonie apportent même leur soutien au Vanuatu.
01:10Personne ne lâche rien.
01:11Il y a deux ans, Emmanuel Macron ne se prononçait pas encore sur l'éventuelle cession de ces petits bouts de la France.
01:16Oui, et en échange, il promettait un investissement à hauteur de 200 millions d'euros de l'Agence française de développement
01:21qui n'ont jamais été perçus par qui que ce soit. Aujourd'hui, des négociations seraient donc en cours.
01:26Et le Rassemblement national s'insurge. Marine Le Pen écrit que la souveraineté nationale ne se négocie pas ni ne s'abandonne.
01:33Et Jordan Bardella, le président du parti, parle d'une menace inadmissible contre l'intégrité territoriale de la France
01:38et sa zone économique exclusive d'une valeur inestimable.
01:40inestimable.
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