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  • il y a 44 minutes
Une taxe sur les bénéfices exceptionnels des géants de l'énergie pourrait rapporter à l'État "2 milliards" d'euros par an, ont estimé ce jeudi les socialistes qui ont déposé une proposition de loi en ce sens après l'annonce des résultats trimestriels en forte hausse de TotalEnergies.

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Transcription
00:00Est-ce que Total, pour vous, est un profiteur de guerre ?
00:02La question qui se pose derrière ce que vous énoncez,
00:06c'est comment on fait pour que la crise énergétique n'impacte pas plus
00:09le pouvoir d'achat des Français ?
00:11Je pense qu'on n'est pas là pour essayer de trouver des coupables
00:13et des sanctions absolument immédiates et rapides,
00:18mais plutôt comment on réduit la facture énergétique des Français
00:21avec une crise qui dure maintenant depuis 60 jours, je crois, un peu plus même.
00:25La question des super-profits, elle n'est pas nouvelle.
00:27Elle a été déjà posée il y a près d'un an et demi,
00:30elle a été finalement redébattue à l'Assemblée nationale
00:32sur chacun des budgets depuis, et elle pose deux questions.
00:36Elle pose la question de la durée de la mise en place de ces super-profits,
00:39des secteurs ciblés sur ces super-profits.
00:41Est-ce qu'il s'agit vraiment d'un effet de rente
00:43ou d'une situation qui amène à une crise exceptionnelle ?
00:47Sur ça, le problème que nous avons pu voir au cours des dernières années,
00:50c'est que quand on met en place une taxe,
00:52super-profit, ça voudrait dire une taxe qui arrive
00:55et qui devra avoir une date de fin,
00:57et en tout cas une date à laquelle on arrête de la mettre en place,
01:01ça ne s'arrête jamais.
01:03Et donc se pose la question...
01:04Attendez, je vais... Bon, alors je vais finir ma phrase.
01:05Et donc se pose la question ensuite
01:08de comment on continue à garder une attractivité
01:10et comment on ne fait pas peur à des acteurs économiques
01:12dans leur globalité pour venir continuer à investir en France,
01:15pas simplement pour le plaisir de la France,
01:17mais parce que derrière, ça crée de la croissance
01:19et ça crée de la croissance qui permet de financer notre modèle social.
01:22Entendu, Priscateveno, effectivement, une taxe qui pourrait être sans limite.
01:25Bon, alors ?
01:26Bon, alors, j'ai laissé, madame,
01:29peut-être que vous terminez sa phrase.
01:30Je suis désolé, je n'aime pas interrompre,
01:31mais Paola me demande de vous interrompre.
01:34Alors je m'exécute gentiment.
01:36Entendu.
01:375 milliards de plus en un mois,
01:40plus 51% sur 2025.
01:42Quand vous regardez les actionnaires,
01:44très intéressant,
01:45en capitalisation,
01:46les 117 grandes compagnies pétrolières,
01:48ce n'est pas seulement total,
01:49c'est tout le monde,
01:50c'est plus 29% en capitalisation,
01:52on est à 1 000 milliards.
01:53Donc attention, là,
01:55qu'est-ce que a dit Patrick Pouyanné ?
01:57Qu'il faut respecter.
01:58C'est un grand chef d'entreprise,
01:59très doué.
02:00Il a dit,
02:02nous avons la plus forte croissance de dividendes
02:04parmi les majors pétrolières.
02:06Bon, donc en fait,
02:07cette affaire-là,
02:08c'est pour les actionnaires.
02:09Vous dites,
02:10il faut que ça aille aux Français.
02:11D'ailleurs,
02:12il y a un plan de...
02:13Parce que toute la loi de finances
02:15qui d'ailleurs n'a pas été votée,
02:16elle a été votée péniblement,
02:18vous savez,
02:18Madame la députée,
02:19dans des conditions très difficiles,
02:21elle est par terre.
02:22Pourquoi ?
02:22Parce que la guerre,
02:23c'est plus 6 milliards.
02:24Donc il faut trouver 6 milliards.
02:25Est-ce que vous pensez
02:26qu'on va les demander aux Français ?
02:27Ça va être difficile.
02:28Est-ce qu'on va les demander à Total ?
02:30On pourrait leur demander.
02:31D'ailleurs,
02:31ce n'est pas qu'à Total,
02:32c'est Chevron,
02:33c'est Shell,
02:33c'est BP,
02:34c'est Exxon,
02:34c'est tous.
02:35Alors,
02:36comment se fait-il qu'on ne fait rien ?
02:39Vous ne voulez pas déposer
02:40une proposition de loi ?
02:41Parce que,
02:42pour une fois,
02:42le RN et le Parti Socialiste
02:44sont d'accord.
02:45Il ne manque plus que les Macronistes.
02:46Non, non,
02:47ce n'est pas pour une fois
02:47que le RN et la gauche sont d'accord.
02:49Ah, ce n'est pas pour une fois,
02:50ils sont souvent d'accord.
02:51Oh oui,
02:52économiquement,
02:52c'est la même chose.
02:53C'est Blambonné.
02:53Ah, c'est la même chose, d'accord.
02:54Ils disent la même chose
02:55pendant les budgets.
02:55Vous avez suivi,
02:56vous êtes un ancien ministre
02:57de l'économie,
02:58vous suivez encore
02:59attentivement la question
03:00politique en France.
03:01Notamment, regardez,
03:02il y a deux ans, trois ans,
03:03là, il y a quelques semaines
03:04pendant le budget
03:05qu'on a débattu,
03:06ils votaient la même chose
03:08systématiquement.
03:08Le RN est de gauche
03:10économiquement,
03:10je ne sais pas comment
03:11le dire autrement,
03:12à part aussi simplement
03:13que cette phrase.
03:13Maintenant, ce que vous dites,
03:14moi, je ne suis pas au gouvernement,
03:15je suis députée.
03:16Je pourrais,
03:17je vais vous dire deux choses
03:17et vous allez peut-être
03:18être un peu surpris,
03:19mais je pourrais déposer une loi,
03:20etc.
03:21J'allais vous dire,
03:21quand on pose des lois,
03:22le gouvernement ne suit pas
03:23et nous empêche
03:24d'aller au bout de notre loi.
03:24On l'a vu sur le 1er mai,
03:25nous sommes aujourd'hui
03:26le 1er mai.
03:27Donc, je ne vais pas commencer
03:28à faire des promesses en l'air
03:29alors que je sais que derrière,
03:30si le gouvernement a envie
03:31d'arrêter un processus législatif,
03:32il l'arrête.
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