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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est midi, oui il est midi, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver.
00:04C'est votre Midi News du samedi, une heure pour nous poser, déclipter et débattre.
00:09Je vous présente nos invités dans quelques instants, mais aujourd'hui, vous le savez, on va beaucoup, beaucoup vous parler de nos agriculteurs
00:16et c'est même essentiel. Mais tout de suite, on commence par un tour d'horizon de l'information avec vous, Sandra Tchumbo. Bonjour.
00:22Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:24A la une ce samedi, le premier téléphérique urbain d'Ile-de-France est inauguré dans le Val-de-Marne.
00:30En présence de la présidente de la région, Valérie Pécresse, baptisé le C1, l'appareil desservira en 18 minutes
00:36au lieu d'une quarantaine en bus ou en voiture, Créteil, Ville-Neuve-Saint-Georges et reliera les quartiers isolés
00:42de plusieurs communes à la ligne 8 du métro parisien.
00:46Le SMIC va augmenter de 1,18% au 1er janvier prochain, soit 1823,03 euros brut par mois
00:53et 12,02 euros brut de l'heure, une revalorisation sans coup de pouce selon les syndicats.
00:59De son côté, le ministère du Travail évoque une hausse pour garantir le pouvoir d'achat des salariés concernés
01:04et soutenir le développement économique national.
01:07Et puis à l'international, la Russie a encore visé l'Ukraine.
01:10Elle a mené une frappe massive la nuit dernière contre des installations industrielles et énergétiques.
01:15Plus d'une dizaine d'entre elles ont été endommagées par des missiles hypersoniques, notamment.
01:19On se voit évoquer une réponse aux attaques de Kiev quelques heures plus tôt
01:23contre des cibles civiles à Saratov, à l'ouest du pays.
01:28Et vous avez terminé ?
01:29J'ai terminé, on se retrouve dans 30 minutes après.
01:31Allez, 30 minutes, on va synchroniser nos montres.
01:34Merci, à tout à l'heure.
01:35L'équipe de samedi, Karim Habrik, bonjour, ravie de vous retrouver.
01:38C'est un bonheur de vous avoir.
01:40Général Bertrand Cavalier, expert en sécurité, soyez le bienvenu.
01:44Hélène Rouet, journaliste au Journal du Dimanche.
01:47Soyez la bienvenue, vous devenez fidèle de cette émission et c'est tant mieux.
01:50Anthony Bem, vous aussi, avocat, soyez le bienvenu.
01:53Bonjour Thierry.
01:54On va commencer, si vous le voulez bien, par l'actualité du jour.
01:56Oui, nos agriculteurs, il faut en parler.
02:00La colère gronde, vous le savez, on vous en parle beaucoup depuis 48 heures,
02:03avec l'abattage des troupeaux affectés par la fameuse dermatose bovine.
02:08Des agriculteurs ont bloqué cette nuit plusieurs axes du sud-ouest,
02:12dont l'autoroute Toulouse-Bayonne, et on le sait, on vous en parlait hier,
02:15la Confédération Paysanne a appelé hier à des blocages partout.
02:19On fait le point sur la situation et ensuite on ira sur le terrain avec nos équipes.
02:22Et d'abord, Anaïs Bauché.
02:24Là, on va bloquer que la rocade, on peut aussi fermer de l'autre côté.
02:27Une colère à peine contenue.
02:29Hier soir, ils étaient nombreux à s'être réunis pour protester.
02:32L'origine de cette colère ?
02:33L'abattage ordonné par le gouvernement d'un troupeau de 207 vaches
02:37à cause d'une contamination de dermatose nodulaire contagieuse, dit DNC.
02:41Une manifestation qui avait commencé plus tôt dans l'après-midi, avec un mot d'ordre clair.
02:45Respecter les biens et les personnes.
02:47On n'est pas ici pour se battre, ou se battre entre nous, ou se battre avec des CRS.
02:53On est juste ici pour faire entendre notre voix et surtout défendre notre cause.
02:57Cette cause, ils prévoient de la porter tout le week-end,
02:59en occupant les autoroutes de la région, avec de nombreux points de blocage.
03:02Et partout, le mot d'ordre est le même.
03:05Il faut que cette stratégie d'abattage change vraiment,
03:08parce qu'on l'a vu, nos animaux sont tous dans nos bâtiments.
03:11Ça va être une hécatombe d'euthanasie.
03:17Et ça, il faut que l'État arrive à l'entendre.
03:19Face à un protocole gouvernemental qu'ils ne comprennent pas,
03:22et des décisions prises loin du terrain,
03:24les agriculteurs d'Occitanie dressent un triste constat.
03:26Le dialogue est rompu.
03:27Et avant de vous faire réagir, vous qui m'accompagne en ce samedi,
03:31on va prendre la direction de Carbone, en Haute-Garonne,
03:34aux côtés de notre correspondant Clément Lopez.
03:37On va retrouver Cédric Baron, agriculteur à Mont-Toussin.
03:40Bonjour Cédric.
03:40Merci d'avoir accepté notre invitation sur CNews et dans Bidinews.
03:45Quel est un peu votre état d'esprit après cette nuit de mobilisation ?
03:48Motivé plus que jamais.
03:55Motivé, motivé.
03:57Du monde nous a rejoints.
04:00Nous, on a pas mal de revendications.
04:02Au début, bien sûr, c'est la dermatose qui nous a amenés sous ce pont,
04:06parce qu'on était à bord de Surarize, mais là-bas, on n'a rien pu faire.
04:10Donc on veut se faire entendre, on veut essayer de changer ses règles.
04:13Bon, après, je ne suis pas scientifique, je ne veux pas savoir si c'est l'abattage partiel ou total du troupeau
04:20qui va résoudre la solution.
04:21Aujourd'hui, on voit que personne n'a la solution, ça se propage.
04:26Hier, c'était bord de Surarize, aujourd'hui, c'est Touille, dans l'Haute-Garonne.
04:30Donc nous, on est là, sous le pont à carbone, pour essayer de trouver,
04:33de dénoncer tout ça et de trouver des solutions.
04:36Cédric Baron, il y a effectivement cette dermatose, mais les raisons de la colère sont nombreuses.
04:40Il y a le Mercosur, évidemment, il y a les problèmes de surcharge administrative.
04:45On a le sentiment que c'est l'élément qui risque de vous faire vous remobiliser,
04:50sachant que la Confédération Paysanne a appelé un blocage du pays.
04:57Oui, aujourd'hui, il y a de mal à l'aise.
04:59On n'arrive plus à joindre les deux bouts et dans n'importe quelle activité,
05:03le prix des céréales, il n'a jamais été au plus bas, les charges, elles n'ont jamais été au plus haut.
05:07Donc, bien sûr, il y a de gros problèmes.
05:11Certains ne savent pas s'ils vont passer l'hiver et s'ils seront encore agriculteurs demain.
05:15Ce malaise, il y a deux ans, on l'avait déjà ressenti,
05:18mais il n'y a pas eu d'amélioration et au contraire, ça s'est aggravé.
05:23On a un peu le sentiment que vous avez été excessivement patient,
05:26parce qu'on vous a promis monts et merveilles
05:28et qu'au final, vous êtes un peu les danons de la farce dans cette situation.
05:36Patient, je ne sais pas, oui, c'est peut-être vrai.
05:39Bon, patient, on a toujours espoir qu'on soit entendus.
05:43Il semblait qu'on avait fait passer toutes nos revendications
05:48et qu'elles allaient être étudiées.
05:49Bon, finalement, non, ce n'est pas le cas.
05:52C'est pour ça qu'on se romise depuis hier, ici, sous ce pont à carbone,
05:57deux ans après notre premier boulevent.
06:01Et voilà, avec d'autres revendications, je me répète, il n'y a pas que la dermatose.
06:06Il y a deux ans, on avait parlé des retenues d'eau.
06:09Ici, en Occitanie, il ne pleut pas trop l'été, il pleut beaucoup l'hiver
06:12et on n'arrive pas à retenir l'eau.
06:14Il n'y a pas moyen, on ne peut pas faire une retenue.
06:16Il y a ça, il y a bien sûr ce Mercosur.
06:18Après, voilà, il y a cette taxe sur l'engrais qui va arriver au 1er janvier.
06:25Là, on nous parle de 50 à 150 euros la tonne en supplément,
06:28donc avec un engrais à la base autour de 400,
06:31donc on va monter à 550, c'est inadmissible.
06:33Aujourd'hui, notre co-production, on ne le maîtrise pas.
06:36On ne maîtrise pas notre prix de vente.
06:38Je pense que ça va être la fin de l'agriculture en Occitanie.
06:42Je vous propose d'écouter Annie Gennevar,
06:44et vous réagirez juste après la ministre de l'Agriculture
06:46qui s'est à nouveau exprimée ce matin.
06:50Elle a annoncé que près d'un million d'animaux allaient être vaccinés.
06:53Écoutez-la, et je vous propose de réagir juste après.
06:56Et dans le cas de l'Occitanie,
06:58autour des zones réglementées des deux premiers foyers détectés,
07:03nous avons fait une barrière sanitaire supplémentaire.
07:07Nous allons, dans les semaines qui viennent,
07:09vacciner près d'un million d'animaux
07:11et donc protéger les éleveurs.
07:14Et puis, je veux redire que l'État sera aux côtés
07:16des éleveurs qui ont été touchés.
07:20Leurs pertes seront indemnisées
07:22et leurs pertes d'exploitation également.
07:25Mais nous serons aussi aux côtés,
07:27nous sommes aussi aux côtés,
07:29des éleveurs qui ne veulent pas l'être.
07:31Il s'agit de protéger le cheptel français.
07:34– Quelle est votre réaction, Sédéric Baron ?
07:37Vous êtes éleveur, vous aussi.
07:38Quelle est votre réaction ?
07:39– Oui.
07:44Ouais, je vous dis, je ne suis pas scientifique.
07:46Je ne sais pas si de tuer l'intégralité des troupeaux,
07:50ça va résoudre le problème.
07:52Ça fait six mois que la maladie est en France
07:54et ça se propage toujours.
07:58Deux, trois cas par jour tombent,
08:00que ce soit ici, en Occitanie.
08:01Je ne sais pas quelle est la solution,
08:04je ne peux pas l'apporter.
08:05Je vous dis, ce n'est pas de mon ressort.
08:07Mais en tout cas, ce qui est sûr,
08:09c'est que ça ne fonctionne pas.
08:10Ce qui est mis en place depuis quelques mois,
08:12ça ne fonctionne pas.
08:14– Dernière question, Sédéric.
08:15Je ne vous ai pas posé la question
08:16de savoir si vous étiez syndiqué ou pas,
08:18mais il semblerait qu'il n'y ait pas unité
08:19et unanimité au sein des différentes organisations syndicales.
08:23C'est le moins que l'on puisse dire
08:24entre Arnaud Rousseau,
08:27que nous recevions hier dans Punchline,
08:29et puis d'autres syndicats.
08:31– Oui, donc ici, sous ce pont à Carabonne,
08:37nous avons monté une association,
08:38ça s'appelle les Ultras de l'A64.
08:41Il y a huit mois de ça,
08:43nous avons gagné les élections de la chambre culture.
08:46Nous ne sommes pas un syndicat.
08:48Donc ça veut dire qu'on est apolitique,
08:49asyndical.
08:50Nous représentons les agriculteurs de la Haute-Garonne
08:53et autour de la Haute-Garonne.
08:55Ici, on ne veut pas entendre parler de couleurs.
08:58Le problème, il est autre.
08:59On n'est pas là pour faire les guerres
09:01de syndicats ou politiques.
09:04Le problème, il est plus profond.
09:06Il faut arrêter là.
09:07Il faut arrêter là.
09:07– Merci, Cédric Baron, pour votre témoignage.
09:11Je vous souhaite évidemment bon courage à vous
09:14et à tous les agriculteurs français du côté de Carabonne.
09:17Petite réaction sur ce plateau.
09:20C'est terrible, le constat.
09:21– J'ai appelé un responsable de la gendarmerie d'Occitanie ce matin
09:26qui m'a dépeint la situation.
09:29On est revenu bien sûr sur cette question de l'abattage.
09:31Il m'a dit qu'en fait, ça rejoint totalement les retours
09:34que vous avez eus de cet agriculteur.
09:36Le problème est beaucoup plus profond.
09:37C'est une crise très grave.
09:38Il y a une véritable détresse du monde agricole,
09:41notamment des éleveurs,
09:43notamment dans la perspective Mercosur.
09:45Quel est leur avenir ?
09:46– Alors que leurs salaires, leurs revenus sont misérables.
09:52Ils ont un rythme de travail qui est bien plus important
09:55que celui de la plupart des Français.
09:56Ils se sentent esselés.
09:59Et derrière ce drame humain,
10:00il y a une autre question également qu'il faut évoquer.
10:02C'est quand même le défi de la souveraineté alimentaire.
10:04C'est-à-dire qu'on parle de souveraineté en matière d'armement.
10:06On pourrait se poser la question également sur le défi alimentaire.
10:09Sur la propagation de la maladie,
10:13la gendarmerie s'interroge quand même
10:14parce que ça a bien fonctionné dans les Savoies
10:17où il y a eu 95 foyers
10:20mais la propagation de la maladie a été stoppée.
10:24Donc il y a une réflexion qui va être conduite,
10:28certainement des investigations,
10:30pour comprendre pourquoi la maladie se propage.
10:34Et ce ne serait pas plutôt du côté des éleveurs
10:37mais plutôt de certains transporteurs
10:39qu'il y a des interrogations qui commencent à émerger.
10:41Et c'est vrai qu'on ne sait pas
10:44quelle est la meilleure solution.
10:46Il y a un vrai débat.
10:46Écoutez ce que disait Arnaud Rousseau
10:48qui était notre invité hier dans Punchine,
10:51le président de la FNSA.
10:52Et je continue le tour de table juste après.
10:54Deux choses.
10:56Soit de voir les troupeaux se faire décimer,
10:58soit de voir le marché s'effondrer.
10:59Parce que le risque dans lequel on est en ce moment
11:01et dont personne ne parle,
11:04c'est que si la maladie n'est pas sous contrôle
11:05et se développe partout en France,
11:07l'Europe va nous mettre sous cloche.
11:09Considérant que nous ne sommes pas sains de la maladie,
11:12nous ne sommes plus une zone indemne de la maladie
11:14et que du coup, on mette la France sous cloche
11:16et que du coup, on ne commerce plus.
11:18Or, quand il s'agit d'exporter,
11:22notamment vers l'Italie ou vers l'Espagne,
11:23des animaux produits dans le département de Bertrand Vanto,
11:26quand il s'agit des veaux laitiers mâles
11:28qu'on ne garde pas sur les exploitations laitières,
11:30quand il s'agit d'un certain nombre de sujets,
11:32on va être coincé.
11:33Et donc, moi, je ne veux pas choisir
11:34entre sauver les troupeaux
11:37ou sauver le revenu des éleveurs.
11:38Je veux les deux.
11:40Et pour ça, dans le moment dans lequel on est,
11:42on n'a besoin ni de la ministre,
11:44ni des syndicats.
11:45On a besoin que les scientifiques nous disent
11:47la meilleure manière pour éradiquer cette maladie
11:51dans un temps le plus contraint possible,
11:53c'est ça, avec un consensus scientifique.
11:55Alors, évidemment, ce n'est pas simple.
11:58Qui a raison ?
11:58Quelle est la bonne méthode ?
12:00Hélène, on voit bien la problématique.
12:01C'est ce que disait notre agriculteur tout à l'heure.
12:04Je pense qu'Arnaud Rousseau, effectivement,
12:05a raison de dire que c'est aux scientifiques de répondre.
12:08Je pense que c'est effectivement eux qui ont la solution.
12:10Maintenant, j'écoutais aussi ce matin,
12:12il y avait eu dans un reportage de Boulevard Voltaire,
12:15effectivement, Pierre-Jean Duchesne,
12:17qui est un agriculteur dont l'intégralité de son cheptel
12:19avait été abattue, alors même qu'on ne lui avait absolument pas posé la question.
12:22Et lui disait quand même,
12:24un agriculteur en sait plus sur la santé de ses bêtes
12:27que les technocrates qui sont enfermés dans les bureaux de Bruxelles.
12:29Et ça, ça paraît juste complètement évident.
12:32Et quand on voit qu'aujourd'hui,
12:34le dialogue est complètement rompu entre l'État,
12:37entre les agriculteurs,
12:38avec la violence de ce qui s'est passé,
12:40c'est vrai qu'on a le sentiment qu'on ne va pas y arriver.
12:42Là, ce qui me faisait vraiment le plus de peine
12:45avec Cédric Baron et ses paroles,
12:48deux ans après,
12:50on en est exactement au même stade.
12:52C'est pour ça que je disais qu'ils ont été patients.
12:53Mais bien sûr, absolument.
12:55Et c'est juste hallucinant de voir qu'on leur a promis énormément de choses.
12:59Mais comment peut-on faire confiance à l'État, effectivement, après ?
13:02C'est très, très compliqué.
13:03Vous vous souvenez de Gabriel Attal,
13:04justement, pas très loin de carbone,
13:06le pied sur la botte de paille.
13:08Qui avait été très habile, d'ailleurs.
13:10Il avait écouté énormément d'agriculteurs en très peu de temps.
13:14Les mesures, elles étaient pleines de bon sens.
13:16Et ensuite, on avait interviewé Arnaud Rousseau,
13:18mais à des dizaines,
13:19Véronique Lefloc, de la coordination rurale à l'époque,
13:21à des dizaines de reprises,
13:22pour dire, et à chaque fois, et tous les 2-3 mois,
13:24il disait, on attend, on attend, on attend.
13:27Et puis, de toute façon, en plus,
13:28les gouvernements changeaient à chaque fois toutes les 30 secondes.
13:30Donc, il n'y avait aucun projet de loi
13:31qui était vraiment en train de passer.
13:32Et là, évidemment, ça recommence.
13:34Et souvenez-vous, quand M. Barnier est devenu Premier ministre,
13:39une des premières réponses qu'il a pu apporter aux agriculteurs,
13:41on vous a promis des choses,
13:42mais moi, je sais que je ne pourrais pas tenir ces promesses.
13:44Donc, voilà, c'est QFD.
13:46Anthony ?
13:47Je pense qu'il est important de rappeler à nos téléspectateurs
13:49que tous les 30 minutes, c'est une exploitation agricole
13:52qui disparaît en Europe.
13:53Rien que ce chiffre-là devrait nous interpeller.
13:57Le revenu moyen d'un agriculteur en France,
13:59c'est 1 400 euros.
14:011 400 euros, c'est évidemment trop peu
14:04lorsqu'on impose des règles agricoles au niveau européen,
14:10lorsqu'on impose en France des règles sociales et sanitaires.
14:15L'interdiction de pesticides qui sont autorisés
14:19dans des produits importés,
14:21car 40% de nos produits consommés en France
14:24proviennent de produits importés.
14:27Mercosur, Maghreb, Ukraine, par exemple.
14:30Ou par exemple aussi, les pesticides
14:32et l'interdiction de produits qui est faite
14:35à nos agriculteurs français n'y est pas respectée.
14:38Donc, on a des contraintes en France,
14:40une superposition de contraintes.
14:41On a plus de contraintes que les autres.
14:43Qui est telle qu'aujourd'hui,
14:45produire en France coûte plus cher
14:47que ce que cela nous rapporte.
14:50Et on comprend alors pourquoi nos agriculteurs
14:52en viennent à bloquer nos autoroutes
14:54pour nous interpeller,
14:56pour interpeller le pouvoir public,
14:58car ça ne peut plus durer.
15:00Karima, dernier mot, parce que juste après,
15:02vous allez voir, on a un invité,
15:03je crois qu'il est déjà connecté,
15:04je vais le saluer dans quelques instants,
15:05mais vous allez voir avec une vidéo
15:07qu'il est diffusée,
15:08c'est un éleveur de 75 ans
15:11qui nous a profondément touchés ici sur CNews.
15:13On va vous en montrer un extrait.
15:14Mais d'abord, Karima.
15:15Oui, je pense qu'on est tous quand même bouleversés
15:18par ce qui se passe pour les agriculteurs,
15:20parce qu'il y a quelque chose de très émotif.
15:23C'est évidemment, ils passent leur journée,
15:26c'est leur vie, c'est la tradition aussi.
15:29Souvent, ça se passe d'une génération à une autre.
15:31Donc, ils se sentent souvent un peu seuls.
15:33Et probablement qu'il n'y aurait pas autant
15:34de blocages, de manifestations
15:36s'ils sentaient qu'il y avait une véritable écoute,
15:39s'ils sentaient que, justement,
15:40leurs revendications,
15:42leur réalité sur le terrain,
15:43non seulement étaient entendues,
15:45mais qu'il y avait de véritables réponses.
15:46On a l'impression, effectivement,
15:47qu'on les envoie souvent balader.
15:49On leur donne comme ça des petits bonbons,
15:52souvent en termes d'exercice de communication.
15:54Mais dans la réalité,
15:55ils sont seuls,
15:57ils sont dans une détresse,
15:59il y a un ras-le-bol,
16:00et c'est ce qu'on observe maintenant.
16:01Cela dit, sur la maladie comme telle,
16:03je pense qu'il faut aussi entendre les agriculteurs
16:05parce qu'ils vont vous dire,
16:06vous savez, il y a d'autres maladies
16:08qui peuvent affecter, par exemple, les bêtes,
16:09et on ne procède pas systématiquement
16:11à de l'abattage.
16:13Et comment se fait-il
16:13qu'on n'a pas réussi
16:14à tirer des leçons?
16:17Parce que ça fait quelques années
16:18que ça existe, cette maladie.
16:19C'est une maladie qui existait
16:20il y a quelques années.
16:21On l'a vue notamment dans les Balkans.
16:23Il y a quelques mois,
16:23c'était aussi du côté de l'Italie.
16:26Quels ont été les protocoles?
16:27Est-ce que c'est vraiment
16:28de tuer, finalement,
16:30de faire l'abattage systématique
16:32de cheptel
16:33où il y a une façon, effectivement,
16:34de cibler cette maladie?
16:36Est-ce que c'est les quarantaines?
16:38Est-ce que c'est l'abattage partiel?
16:41Bref, il n'y a pas encore de consensus.
16:42Et même au sein même des syndiqués,
16:44il n'y a pas de consensus.
16:45Donc ça, c'est un vrai problème.
16:47Et encore une fois,
16:47ils sont un peu laissés à eux-mêmes.
16:49Allez, tout de suite,
16:50toujours un nouvel invité
16:52avec un témoignage très fort
16:54qui nous démontre, encore une fois,
16:56la détresse de ces agriculteurs
16:58dont il est important de parler.
17:00J'accueille Jean-Louis Marginier.
17:01Bonjour, Jean-Louis Marginier.
17:03Je rappelle votre âge, 75 ans.
17:05Vous êtes agriculteur à Saint-Thierry-et-la-Perche.
17:07C'est en Haute-Vienne.
17:09Merci, Jean-Louis.
17:10Je voulais absolument vous avoir
17:11car vous êtes une star,
17:13une véritable star des réseaux sociaux
17:14avec les mémoires de Jean-Louis.
17:17Vous êtes omniprésent.
17:19Vous partagez avec simplicité,
17:21d'ailleurs, je peux le dire,
17:22votre attachement à la ruralité.
17:24Et nous, ce qui nous a profondément marqués
17:26au sein de la rédaction de CNews,
17:27c'est cette vidéo que vous avez diffusée.
17:29On va vous écouter et je vais vous faire agir
17:31juste après, évidemment,
17:33avec nos invités du jour.
17:35Écoutez-vous.
17:36Et je conseille fortement
17:37à nos téléspectateurs
17:39de vous écouter
17:40et vraiment d'ouvrir très, très grande
17:43vos oreilles.
17:44Écoutez.
17:45Aujourd'hui, je vais vous parler
17:47de quelque chose que j'ai vécu hier
17:48dans le monde agricole.
17:50C'est une catastrophe.
17:51C'est vraiment une catastrophe.
17:53C'est impossible aujourd'hui
17:54de vivre des catastrophes comme ça.
17:56Et c'est pas parce qu'il y a une bête
17:58qui est malade
17:58qu'il faut abattre tout en tout pot.
18:00Si, par exemple, moi, j'attrape le Covid,
18:02il faut tuer toute la famille.
18:04Non.
18:05C'est pas comme ça qu'on mange.
18:06Le monde agricole est en danger
18:07et la France est en danger.
18:09Moi, je me battrai
18:10pour mes enfants,
18:11pour mes petits-enfants.
18:13On a le bon produit.
18:14On va le conserver.
18:16Et je vous certifie
18:16qu'on va y arriver,
18:17de gré ou de force.
18:18J'espère que ça va être
18:19un grand mouvement.
18:22Très grand mouvement.
18:23Et il faut qu'on y arrive.
18:25Il faut que tout le monde
18:26soit solidaire.
18:28Il va falloir se battre.
18:32On n'a pas d'autre solution.
18:34Et il faut qu'on fasse
18:35une résistance.
18:37C'est tout.
18:38Il faut faire comme nous
18:39en s'y ont fait.
18:40Il faut prendre le maquis.
18:42Voilà.
18:43Il faut prendre le maquis,
18:45Jean-Louis Marginier.
18:46Je rappelle que vous êtes suivi
18:47quand même par plus de 670 000 personnes.
18:50C'est pas rien.
18:51Ça m'a profondément touché.
18:53Ça a touché la rédaction de CNews,
18:55ce témoignage.
18:56C'est un cri du cœur.
18:57C'est un coup de gueule.
18:57C'est quoi, Jean-Louis ?
19:00D'abord, je vous remercie
19:02de m'avoir donné la parole.
19:05C'est un cri du cœur, oui.
19:07Tout simplement.
19:08Et un peu de colère.
19:09Parce que c'est quand même
19:11très grave
19:12d'en arriver là.
19:13Quand j'ai vu comment ça se passait,
19:15c'est facile à voir
19:16derrière un écran,
19:16tout ça,
19:17mais il faut être sur le site quand même.
19:19Et moi, la première chose
19:20que je voudrais faire,
19:21c'est rendre hommage
19:21à cet éleveur.
19:23Parce que c'est un pauvre gars
19:25qui, il y a 4 générations,
19:26qui élève des bêtes,
19:28des bêtes de concours
19:28de blonde d'aquitaine.
19:30Il fallait voir les animaux
19:31dans l'état qu'ils étaient,
19:33en bon état.
19:34Il y avait une bête
19:35qui était destinée,
19:37bon, elle était malade,
19:38bon, ok, c'est un peu normal
19:39qu'on la batte, bon.
19:40Mais abattre tout le troupeau
19:43et dans les circonstances
19:44qu'ils ont fait,
19:45ça me rend...
19:47On ne peut pas regarder,
19:49c'est un massacre.
19:50On ne peut pas regarder ça.
19:52C'est pour ça que je donne déjà
19:53la première chose,
19:54hommage à cet éleveur,
19:55parce que je ne sais pas
19:56si j'aurais tenu le coup.
19:57Voilà.
19:58Vous avez été choqué,
20:00Jean-Louis,
20:00et pourtant,
20:01vous défendez les gendarmes
20:02et les policiers
20:03par, évidemment,
20:05ce qui s'est passé
20:05autour de cette exploitation.
20:08mais la ministre Annie Gennevard,
20:10qui était notre invitée hier,
20:12notamment dans l'émission
20:13de Julien Pasquet,
20:14disait qu'en fait,
20:15les gendarmes étaient intervenus
20:16parce qu'il y avait
20:17des éléments extérieurs
20:19et que ce n'étaient pas
20:19les agriculteurs
20:20qui étaient visés.
20:21Mais vous avez été choqué
20:22et pourtant,
20:23vous défendez les forces de l'ordre.
20:26Défendre les forces de l'ordre,
20:27je les ai toujours respectées.
20:29Mais à partir d'aujourd'hui,
20:30je ne les respecterai plus.
20:33Pour voir comme ils ont agi,
20:34je suis désolé.
20:36Gazer les personnes
20:37qui étaient à genoux devant eux,
20:39je suis vraiment désolé.
20:41Moi,
20:42je les ai toujours respectées
20:43quand on m'a dit
20:43de m'arrêter.
20:44Je me suis arrêté.
20:46Si j'ai fait une connerie,
20:47on me verbalise,
20:49c'est tout à fait normal.
20:50Mais voir ce qu'ils ont fait,
20:52taper sur la gueule
20:53à des mecs
20:54qui se mettaient à genoux devant eux
20:56pour les prier d'arrêter,
20:58il n'y a rien moyen
20:59d'en faire ces mecs-là.
21:00Mais vous avez entendu aussi
21:01qu'il y avait des éléments extérieurs,
21:03Jean-Louis Marginier
21:04et vous savez
21:05à qui je fais référence,
21:06évidemment,
21:07et des gens
21:08qui n'avaient strictement
21:09rien à voir
21:10avec le monde agricole
21:11et qui se sont associés
21:13à ces manifestations.
21:15Et ce n'est pas facile
21:16de gérer la situation.
21:18Bien sûr,
21:19bien sûr qu'il y avait du monde.
21:20Heureusement qu'il y avait du monde
21:21parce qu'on est à peu près 2000.
21:22Mais le problème
21:23de ce problème-là,
21:24c'est que tout le monde
21:25est concerné,
21:26tout le monde mange.
21:27Il ne faut pas l'oublier.
21:27Ça, c'est la base de tout.
21:29Ce que vous dites,
21:32c'est que vous préférez
21:32tomber debout
21:33qu'à genoux
21:34pour défendre
21:35les agriculteurs,
21:37l'agriculture française.
21:38Je le dis,
21:39je le dis et je le ferai.
21:41Je ne viens pas
21:42d'une famille
21:42de gars qui se dégonflent.
21:45Tant pis, tant pis.
21:46Moi, je fais quelque chose
21:47pour mes enfants,
21:49les miens,
21:50ceux des autres
21:50et tous les petits de France
21:53parce que je ne veux pas
21:54qu'ils mangent de la merde,
21:55excusez-moi l'expression.
21:56Je ne veux pas.
21:56On a de bonnes besoins
21:58en France.
21:59Il faut garder
22:00ces traditions
22:01et toutes les valeurs
22:04qu'on a.
22:05Jean-Louis,
22:05dernier mot.
22:06Est-ce que vous avez
22:06un message à adresser
22:07à ceux qui nous gouvernent,
22:10à M. Macron,
22:11à votre ministre de tutelle ?
22:13Quel est le message
22:14que vous avez envie
22:14de faire passer ?
22:15Vous êtes en direct
22:15sur CNews.
22:18Alors, le président,
22:19moi, je l'invite
22:20et madame la présidente
22:21de l'agriculture,
22:22je l'invite
22:23à venir passer une journée
22:24dans l'agriculture.
22:26Par contre,
22:26il va falloir qu'ils posent
22:27leurs petits souliers,
22:28il va falloir qu'ils enfilent
22:28les bottes.
22:29Ce n'est pas compliqué
22:31parce que moi,
22:32tous ces gars
22:32qui sont derrière un bureau,
22:33là-bas,
22:34pour moi,
22:34c'est bon à rien.
22:35C'est bon à rien.
22:36Il faut mettre quand même
22:36un ministre de l'Intérieur
22:37pour peut-être mettre
22:38un mec qui sait
22:39ce que c'est la terre
22:40et d'élever des bêtes
22:42parce qu'une bête,
22:43je peux vous dire,
22:44moi,
22:44c'est beaucoup plus intelligent
22:45que certains types.
22:47Voilà.
22:47Alors,
22:48madame l'agriculture,
22:49président de l'agriculture,
22:50nul,
22:50président nul.
22:51C'est tout ce que j'ai à dire
22:52et je tiens mes propos.
22:55Merci Jean-Louis Marginier,
22:57agriculteur à Saint-Hieryx,
22:59à La Perche,
23:00en Haute-Vienne
23:00et je rappelle
23:01que vous êtes suivi
23:01par plus de 670 000 abonnés.
23:03Très rapidement
23:04parce que nous sommes
23:05très en retard,
23:05Hélène,
23:06on voit la détresse
23:06des agriculteurs
23:07et je trouve qu'il est touchant
23:09Jean-Louis Marginier.
23:10Bien sûr
23:10et ses mots
23:11envers les forces de l'ordre
23:12sont très très forts.
23:13J'ai écouté aussi
23:14Christian Converse
23:15ce matin
23:15de la coordination rurale.
23:17Lui,
23:17il a raconté une scène
23:18qui honnêtement me choque.
23:19Lui,
23:19quand il dit
23:20dans le doux,
23:21je suis allé voir un policier
23:22pour essayer de trouver
23:23un compromis
23:24et lui dire
23:24mais alors à ce moment-là
23:25on fait une analyse
23:26de tout le troupeau.
23:26Demain,
23:27on a les résultats.
23:27Si la moitié du troupeau
23:28est malade,
23:29oui,
23:29bien sûr qu'il va falloir abattre,
23:31on est conscients
23:31qu'il va falloir
23:32effectivement prendre
23:33ces mesures-là
23:33mais au moins
23:35donnez-nous 24 heures
23:36qu'on fasse une analyse,
23:36quelque chose d'un peu cohérent.
23:38Là,
23:38le policier le regarde
23:39et lui dit
23:39ça me paraît bien,
23:41ok,
23:41on fait ça.
23:41Il retourne,
23:42il recule,
23:43il va appeler ses autorités,
23:44il va appeler ses grands chefs.
23:45Les chefs disent
23:46non,
23:46non,
23:47non,
23:47pas du tout,
23:47on s'en fiche,
23:48il n'y a pas de discussion.
23:49Et donc il est revenu
23:50et il a dit
23:50bah désolé,
23:51on ne peut rien faire,
23:52on se bat.
23:54Mais bien sûr,
23:59c'est exactement ça
23:59qu'il a raconté ce matin
24:00et en attendant,
24:01cette scène,
24:01pardon,
24:02mais même si ce n'est pas
24:02ce commandement de police
24:03parce qu'à la base,
24:04lui,
24:04il voulait bien négocier,
24:05même si ce n'est pas lui
24:06qui a pris la décision,
24:07je suis désolé
24:07mais cette scène,
24:07elle est lunaire.
24:08Allez,
24:08on en reparlera
24:09dans quelques instants
24:10mes priorités également
24:11sur le terrain.
24:13Nous avons notre ami
24:14Mickaël Dosantos
24:17avec Alexandra Bischoff.
24:19Pourquoi on va prendre
24:20la direction de Neuilly ?
24:21Parce que évidemment,
24:23Nicolas Sarkozy
24:24continue sa série
24:26de dédicaces.
24:27Il y a eu Paris,
24:28il y a eu Marseille,
24:29succès incroyable,
24:30il y a eu Cannes,
24:31il y a eu Menton,
24:32succès incroyable,
24:34foule énorme
24:35et là,
24:36il est chez lui,
24:38dans son fief
24:39puisqu'il était maire
24:39de Neuilly
24:40et là encore,
24:42je suppose,
24:43racontez-nous,
24:44il y a une queue incroyable
24:45pour dédicacer
24:46les fameux livres.
24:49Mickaël ?
24:50Oui Thierry,
24:51effectivement,
24:52à quelques pas d'ailleurs
24:52de l'hôtel de ville
24:54de Neuilly,
24:55l'ancien fief,
24:55vous le disiez,
24:56de Nicolas Sarkozy
24:57qui se trouve juste
24:58derrière moi
24:58dans cette librairie
25:00et effectivement,
25:00des centaines de personnes
25:01attendent patiemment
25:03leur tour
25:03depuis ce matin
25:04aux alentours
25:05de 10 heures
25:07et l'une d'entre elles
25:08d'ailleurs est avec nous,
25:09Céguila,
25:10bonjour,
25:11merci d'être avec nous
25:12en direct sur CNews.
25:13Il me semble,
25:15je ne vais pas trahir
25:16un secret,
25:16que vous patientez
25:17depuis presque deux heures.
25:20Même cinq heures,
25:21j'aurais patienté
25:22pour M. Sarkozy.
25:25C'est vrai ?
25:26Oui.
25:26Pourquoi vous êtes ici
25:28aujourd'hui ?
25:28C'est important pour vous,
25:29j'imagine,
25:30de lui montrer
25:30votre solidarité
25:31après cette épreuve judiciaire ?
25:32Complètement.
25:33Pourtant,
25:34je devrais normalement
25:34être à la synagogue
25:35et j'ai dit non
25:36à ma fille,
25:37je lui dis non,
25:38excusez-moi,
25:39je vais à la signature
25:40parce que je n'habite
25:40pas nuit.
25:41Vous avez bravé le froid donc ?
25:43Tout.
25:43Il fait froid,
25:44je ne suis pas assez couverte,
25:45tant pis.
25:46Qu'est-ce que vous allez lui dire
25:47au président de la République ?
25:48Vous êtes à quelques mètres
25:48maintenant de cette signature,
25:50de cette dédicace.
25:51Je l'ai toujours admirée
25:52et ça continue.
25:53Vous avez deux livres,
25:55les deux sont pour vous ?
25:56Non, un pour moi
25:56et un pour offrir.
25:59Pour Noël ?
26:00Non, pas pour Noël,
26:00pour offrir.
26:02Mais merci beaucoup
26:03en tout cas
26:03de nous avoir accordé
26:04ces quelques minutes.
26:05Vive CNews
26:07et toute l'équipe.
26:08Merci beaucoup Madame,
26:10qui va donc avoir
26:11son livre dédicacé
26:12dans quelques minutes maintenant.
26:15Des heureux forcément
26:16dans cette file d'attente
26:17qui vont obtenir
26:18ce fameux livre dédicacé.
26:20Un heureux aussi,
26:21le libraire.
26:22On a pu échanger
26:22avec lui en off.
26:23Il nous expliquait
26:24effectivement que ce livre,
26:25le journal du prisonnier
26:26est un véritable succès
26:28depuis sa parution
26:29mercredi dernier.
26:31Il vaut environ
26:31200 livres par jour
26:33et depuis ce matin seulement,
26:34c'est déjà 600 livres
26:35qu'il a pu écouler.
26:37Nicolas Sarkozy
26:38lui va continuer bien sûr
26:39ce tour,
26:40ces séances de dédicaces
26:41un peu partout,
26:42notamment en région parisienne
26:43puisqu'après Neuilly-sur-Seine,
26:45il va se rendre
26:45la semaine prochaine
26:47à Versailles,
26:48Saint-Mandé
26:48et dans d'autres villes
26:50d'Ile-de-France.
26:51Merci beaucoup
26:52Mickaël Dosantos
26:53avec Alexandre Abichoff
26:54et n'hésitez pas
26:55à embrasser
26:55cette fidèle téléspectatrice
26:57de notre chaîne.
26:59Je ne vous remercie pas Thierry.
27:00Pardon ?
27:01Il ne moquera pas.
27:02On ne vous démontre pas.
27:03D'accord, merci.
27:04Allez, on marque une pause
27:05dans ce Midi News du samedi.
27:07On se retrouve dans quelques instants.
27:09On reparlera à nouveau
27:10de nos agriculteurs
27:11avec un nouveau témoignage
27:12et puis on a d'autres sujets
27:13évoqués ensemble.
27:14L'actualité est très riche
27:15ce samedi.
27:16A tout de suite.
27:16Il est quasiment 12h30.
27:21C'est déjà la deuxième partie
27:22de votre Midi News du samedi.
27:24Je vous présente notre équipe
27:25dans quelques instants.
27:26Mais tout de suite,
27:27nouveau tour d'horizon
27:27de la formation,
27:28ma chère Sandra.
27:29Sandra Thiambo.
27:30Les prix de certains paquets
27:32de cigarettes vont augmenter
27:33au 1er janvier 2026.
27:35Entre autres,
27:36les marques premium
27:37des hausses allant jusqu'à 50 centimes
27:40selon un document publié
27:41par les douanes.
27:42Certains fabricants
27:43les justifient
27:43par l'augmentation
27:45de leur éco-contribution
27:46l'inflation des coûts
27:47de production
27:48et la hausse
27:49de la part versée
27:50aux buralistes.
27:52Steve Witkoff est attendu
27:53à Berlin ce week-end
27:54où il va rencontrer
27:55Volodymyr Zelensky
27:56et des dirigeants européens.
27:58Au centre,
27:59l'intense ballet diplomatique
28:00engagé autour du plan américain
28:02dévoilé il y a près d'un mois.
28:03Donald Trump a clairement
28:04affiché son impatience
28:06concernant l'avancée
28:07des discussions.
28:08Les Etats-Unis poussent
28:09l'Ukraine à des concessions
28:10majeures pour mettre fin
28:11au conflit avec la Russie.
28:14Et puis les inondations
28:15ont fait plus de 1000 morts
28:16en Indonésie.
28:175 400 blessés
28:18et 218 disparus
28:20selon le dernier bilan
28:21des autorités.
28:22Les provinces de Sumatra
28:23et d'Acea
28:24ont été touchées
28:24il y a deux semaines.
28:25C'est l'une des pires
28:26catastrophes du pays.
28:27Également balayée
28:28par le tsunami 2004,
28:301 200 000 habitants
28:32sont toujours hébergés
28:33dans des abris temporaires
28:34et le coût de la reconstruction
28:36pourrait s'élever
28:37à plus de 3 milliards de dollars.
28:38Merci beaucoup Sandra.
28:40Allez, je vous représente
28:41l'équipe du samedi.
28:42Karim Abouy,
28:42Cantoni Bem,
28:43Général Bertrand Cavalier,
28:44Hélène Ré et Sabrina Birlin-Bouillet,
28:46notre spécialiste
28:46pour les justices
28:47qui a rejoint l'équipe.
28:49Bonjour Thierry.
28:49Bonjour ma chère Sabrina.
28:51Évidemment,
28:52on parle beaucoup
28:52et c'est normal
28:54de nos agriculteurs
28:55de cette colère
28:56qui monte
28:57et la priorité
28:58est au témoignage.
28:59Il est important
28:59de les entendre
29:01et on va retrouver
29:02du côté de Carbone
29:03en Haute-Garonne
29:04Camille Duloup.
29:07Vous êtes éleveuse
29:08à l'Avlanay de Coman,
29:10Jean-Haute-Garonne.
29:11Vous êtes en compagnie
29:12de Cédric Baron,
29:14notre correspondant
29:16Clément Lopez.
29:18Quel est votre état d'esprit
29:20Camille Duloup ?
29:21On a décidé
29:22de donner la parole,
29:23de vous donner la parole
29:24et c'est important
29:25de vous entendre
29:26parce qu'on sent
29:27qu'il se passe quelque chose
29:28et que cette mobilisation
29:29pourrait bien se développer
29:31de manière exponentielle.
29:32Trop c'est trop.
29:33Oui, bonjour.
29:37Oui, effectivement
29:38on est bien
29:38en direct de Carbone
29:39comme vous pouvez voir
29:40derrière moi
29:41avec toutes les organisations
29:44réunies
29:44sans casquettes
29:46à proprement parler.
29:49Comment je vis les choses ?
29:52Moi, je suis éleveuse
29:52des laitières
29:53et mon conjoint
29:53est sur la commune
29:54de la Haute-Garonne
29:55à l'Avlanay de Comange
29:56avec mon conjoint
29:57et mes beaux-parents.
29:59Je suis aux mamans
29:59de deux petits
30:00de 7 ans
30:00et 3 ans
30:01et comment je vis
30:03les choses actuellement
30:03mais difficilement.
30:05Ce serait mentir
30:06que de dire
30:06qu'on est assez serein
30:07sur nos professions
30:08et nos métiers
30:09et étant donné
30:11que l'état des lieux
30:12c'est que la DNC
30:13évolue à vitesse grand V
30:15et que c'est très compliqué
30:16aujourd'hui
30:17de se projeter
30:18dans nos métiers
30:19et notamment
30:20dans nos métiers d'éleveur.
30:21Je le disais tout à l'heure
30:22avec l'un de vos collègues
30:23Cédric Baron
30:24que j'ai interrogé
30:25il y a évidemment
30:26ce problème d'abattage
30:29qui est l'élément déclencheur
30:30mais les dossiers
30:31sont nombreux
30:32et on ne vous a pas
30:34toujours donné
30:34les réponses
30:35en tous les cas
30:36les bonnes réponses
30:36et les réponses
30:37que vous attendez vous.
30:41Non tout à fait
30:42effectivement
30:42la DNC
30:44c'est la goutte d'eau
30:45qui fait déborder le vase
30:46et aujourd'hui
30:47le monde agricole
30:48est en colère
30:48en colère
30:49pour plusieurs raisons
30:50donc la DNC
30:51aujourd'hui
30:51c'est ce qui a fini
30:52en gros de clôturer
30:54les sujets
30:55un peu feu
30:56un peu chaud
30:57donc on va parler aussi
30:58de Mercosur
30:59la pseudo-signature
31:01on va parler aussi
31:02des cours des céréales
31:03on va parler aussi
31:04de l'eau
31:04il y a divers
31:06sujets variés
31:08qui aujourd'hui
31:09c'est la DNC
31:11qui fait le point d'accroche
31:12de toute cette colère
31:13au niveau
31:14au niveau France
31:15du coup
31:16Karine
31:17est-ce que vous êtes prêts
31:18à vous installer
31:19dans un mouvement
31:20sur la durée
31:21aujourd'hui
31:23quand vous parlez
31:27de mouvement
31:28je suppose que vous parlez
31:29de la manifestation actuelle
31:30est-ce qu'on compte
31:31oui cette manifestation-là
31:33même si vous êtes
31:35apolitique
31:36chez vous
31:36il y a eu
31:37des appels
31:38qui ont été lancés
31:39notamment par un syndicat
31:41la Confédération Paysanne
31:42mais est-ce que
31:43vous avez l'intention
31:45vous
31:45de continuer
31:46les actions
31:47sans faire référence
31:49aux différents appels
31:50oui oui bien sûr
31:54bien sûr
31:54déjà à titre personnel
31:55on est tous engagés
31:57dans le même combat
31:57donc bien sûr
31:58qu'aujourd'hui
31:59on va continuer
32:00on ne va pas s'arrêter là
32:02et sans parler
32:03de casquettes
32:04ou de quoi que ce soit
32:05de syndicats
32:06d'associations
32:07peu importe
32:07le combat
32:08il est le même
32:09pour tout le monde
32:09on est tous concernés
32:11et aujourd'hui
32:12on ne se passe pas
32:12tous concernés
32:13Merci beaucoup
32:15Camille Duloup
32:16éleveuse du côté
32:18de l'Avlanet
32:19en Comange
32:19en Haute-Garonne
32:20merci encore
32:21une fois pour
32:21ce témoignage
32:23et on le voit
32:23toujours
32:24les mêmes
32:25réactions
32:26une certaine dignité
32:27je trouve
32:28moi
32:28chez ces agriculteurs
32:29entre le premier agriculteur
32:30que j'interrogeais
32:31et Karine
32:32on va changer de sujet
32:34si vous le voulez bien
32:34on va prendre
32:35la direction
32:36de Toulouse
32:37avec ce rassemblement
32:39anti-police
32:40organisé aujourd'hui
32:41dans la ville rose
32:42un événement
32:43dont l'intitulé
32:44est juste
32:45insupportable
32:46c'est AKAP
32:47parti
32:47un acronyme
32:48connu
32:49notamment utilisé
32:50par l'ultra-gauche
32:51je parle sous votre
32:51gouverne
32:52ma chère Sabrina
32:54c'est à dire
32:54en gros en substance
32:55tous les flics sont des salauds
32:56c'est ça que cela veut dire
32:57on voit tout ça
32:58avec Mathilde Ibanez
32:59et puis on en parle
33:00c'est une soirée
33:03qui s'annonce hostile
33:04à l'égard des forces de l'or
33:06déjà par le nom
33:07choisi
33:07AKAB
33:08dont la définition
33:09est loin d'être polie
33:11mais également
33:11cette date
33:12du 13 décembre
33:1313 12
33:14qui signifie
33:15AKAB
33:15en chiffres
33:16mais aussi
33:17cette affiche
33:18carton
33:18d'invitations
33:19où l'on voit
33:20deux personnages
33:21en Lego
33:21représentant
33:22des manifestants
33:24d'ultra-gauche
33:24au visage
33:25masqué
33:26et on peut voir
33:27également au niveau
33:27de leurs pieds
33:28des pierres
33:29des cailloux
33:30une image déjà
33:31très parlante
33:32mais les titres
33:32des différentes animations
33:34le sont
33:35tout autant
33:35comme
33:36racisme
33:37et violence d'état
33:38comment y faire face
33:39ou encore
33:40l'abolition
33:41de la police
33:42un autre titre
33:43est également parlant
33:45projection
33:45Sainte-Soline
33:46autopsie
33:47d'un carnage
33:48mais si on regarde
33:49de près
33:50la discussion
33:51après la projection
33:52et bien
33:53va porter sur
33:54comment comprendre
33:55les faits
33:56préparer
33:57les prochaines
33:57mobilisations
33:58et réfléchir
33:59aux formes
34:00d'autodéfense
34:02collective
34:02alors c'est un
34:03événement
34:04qui est
34:04co-organisé
34:05par le
34:06Secours Rouge
34:07International
34:08il s'agit
34:09d'une organisation
34:10qui vient en aide
34:11aux prisonniers
34:12politiques
34:13alors ce qui pose problème
34:14et bien
34:14mis à part
34:15le nom
34:16de cette soirée
34:18les thèmes
34:18abordés
34:19et bien
34:19c'est également
34:20le lieu
34:21de cette soirée
34:23puisqu'il s'agit
34:23d'un espace
34:24collectif
34:25auto-géré
34:26et bénévole
34:27il faut savoir
34:28que ces murs
34:28appartiennent
34:29toujours
34:30à la mairie
34:31une soirée
34:32en tout cas
34:32dénoncée
34:32par le maire
34:33de Toulouse
34:34qui a écrit
34:34sur X
34:35la chapelle
34:36ne doit pas
34:37devenir un lieu
34:38de désordre
34:39et de haine
34:39la tenue
34:40d'une
34:40à cap
34:41partie
34:41dans ces murs
34:43illustres
34:43une inacceptable
34:45dérive
34:45il a également
34:46rajouté
34:47la liberté
34:48d'expression
34:48dont pourraient
34:49se prévaloir
34:50les organisateurs
34:51de cet événement
34:52ne sauraient être
34:53un prétexte
34:54pour intenter
34:55injustement
34:56à l'honneur
34:56des forces de police
34:57auxquelles j'apporte
34:58à nouveau
34:59mon soutien
35:00des forces de l'ordre
35:01qui seront forcément
35:02déployées
35:03autour de cet événement
35:05pour encadrer
35:06cette fête
35:06car il faut savoir
35:08que pour l'heure
35:08cette fête
35:09n'a toujours pas
35:10été interdite
35:11Votre réaction
35:12je conseille
35:12vous Génieur
35:13Bertrand Cavallier
35:14qu'est-ce que ça
35:14vous inspire ?
35:15Ce qui m'inspire
35:16c'est qu'aujourd'hui
35:17il y a
35:19toute une entreprise
35:20de déstabilisation
35:21de notre pays
35:22en s'attaquant
35:23aux forces de l'ordre
35:24qui font un travail
35:25considérable
35:26on parlait tout à l'heure
35:27des paysans
35:28mais qui défendait
35:29les bassines
35:30quand on parle
35:31des bassines
35:3145 blessés
35:327 tonnes de projectiles
35:34de pierres
35:34qui ont été retrouvées
35:36qui avaient été balancées
35:37sur les gendarmes
35:38et un gendarme
35:39qui a failli d'ailleurs
35:40brûler vif
35:40dans son véhicule
35:41la police également
35:44qui aujourd'hui
35:46se voit refuser
35:47l'entrée
35:47de certains quartiers
35:48qui essaient
35:49de reprendre le contrôle
35:50là j'avais encore
35:51ce matin
35:52des responsables
35:52qui disaient
35:53qu'il y a
35:53un réengagement
35:54très puissant
35:55très fort
35:55dans la lutte
35:56contre le narcotrafic
35:56sans les gendarmes
35:57et les policiers
35:58que donnerait notre société
35:59mais là vous avez
36:00de façon objective
36:01une frange
36:02je dirais
36:03une mouvance
36:04qui est sur la déstabilisation
36:06derrière ça
36:06il y a l'ultra gauche
36:07mais tout a déjà été
36:09bien défini
36:10et bien expliqué
36:11sur le fait que
36:12lorsque vous en prenez
36:14aux forces de l'ordre
36:14c'est le meilleur moyen
36:16de provoquer le chaos
36:16dans un pays
36:17alors on va continuer
36:19les échanges
36:19mais on a une autre affaire
36:20également qui va vous faire réagir
36:21on est dans la même
36:22petite musique
36:22vous allez voir
36:23après Toulouse
36:24on va prendre la direction
36:25de Lyon
36:25avec un événement
36:27qui pose question
36:28c'est l'organisation
36:29de Lyon Antifa
36:30fest
36:30interdit
36:31pourtant interdit
36:33par la préfecture
36:34du Rhône
36:34mercredi
36:35et l'événement
36:36peut donc se dérouler
36:37regardez l'élément
36:38qui a tout déclenché
36:39c'est cette vidéo
36:40je propose de la regarder
36:41et je continue
36:42les échanges
36:43mais vous voyez
36:43on est à peu près
36:43dans la même thématique
36:44Toulouse
36:45Lyon
36:45c'est la même musique
36:46regardez
36:47oh wow
36:4924h sans police
36:54je pense que tu pètes
36:55quelques trucs quand même
36:56non ?
36:57je me dis
36:58pas mal
36:59tu vois
37:00tu vas péter
37:002-3 petits lieux stratégiques
37:02tu fous le bordel
37:03tu casses le matos
37:04des flics
37:04après on reprend le jour d'après
37:06eux ils sont dans la merde
37:07toi t'es tranquille
37:08c'est que 24h
37:10tu vois
37:10donc tu peux pas non plus
37:11par contre
37:12si tu casses leur matos
37:13ce sera plus de 24h
37:14c'est là où on merde
37:17je trouve des fois
37:17la gauche
37:18c'est que
37:18on s'attaque pas
37:19au matériel des gens
37:20voilà
37:25c'est une rappeuse
37:26qui est interrogée
37:28et le message
37:29il est limpide
37:30il vise encore une fois
37:31entre autres
37:32les policiers Hélène
37:33oui
37:34c'est absolument fou
37:36j'ai du mal
37:37à saisir
37:37si vraiment
37:38donc ça va être interdit
37:39non
37:39en fait
37:40la préfecture
37:40avait demandé
37:41l'interdiction
37:41mais en fait
37:42ça va quand même
37:44ça a déjà commencé hier
37:45et pour faire
37:46effectivement
37:47le même parallèle
37:48avec ce qui se passe
37:48à Toulouse
37:49je ne comprends pas
37:50si le maire
37:50et le préfet
37:51sont d'accord
37:51pour interdire
37:52un événement
37:52c'est absolument logique
37:54qu'un événement
37:54soit interdit
37:55ou alors effectivement
37:55il y a quelque chose
37:56qui m'échappe complètement
37:57la violence scientifique
37:58aujourd'hui
37:58prend des telles proportions
37:59c'est tellement grave
38:00on l'a vu
38:01il y avait eu
38:01un très bon documentaire
38:02que vous aviez passé
38:03sur CNews
38:03qui montrait
38:04les dérives
38:06de toutes ces violences scientifiques
38:07ces personnes
38:08qui sont aujourd'hui
38:09obligées de se cacher
38:09dont on se prend
38:11à ces familles-là
38:11et c'est absolument hallucinant
38:13qu'il n'y ait aucune mesure
38:14qui soit prise
38:15que de tels événements
38:16puissent se tenir
38:17je voudrais rappeler
38:17dans l'événement également
38:18de Toulouse
38:19il y a une femme
38:20qui va participer
38:21elle s'appelle
38:21Gwenola Ricordo
38:22elle c'est une femme
38:24qui avait écrit
38:24sur les réseaux sociaux
38:25quand elle avait écrit
38:27« chez »
38:27ça veut dire
38:28en substance
38:29ça veut dire bien fait
38:29à la suite de la mort
38:31de deux pilotes français
38:31dans une collision de rafales
38:32en Meurthe et Moselle
38:33mais comment ces personnes-là
38:35vont avoir
38:35le droit d'une tribune
38:37mais c'est juste hallucinant
38:39de cette rapeuse
38:39elle est scandaleuse
38:41elle est révoltante
38:41regardez la réaction
38:42de la préfète
38:44justement du Rhône
38:45parce qu'il y avait
38:46une volonté d'interdire
38:47mais c'est ça
38:47regardez la préfète
38:48condamne avec force
38:49les propos dangereux
38:50de Lola Mengui
38:51j'ai même pas donné son nom
38:52je pense que ça vaut pas le coup
38:53propagé aujourd'hui
38:54sur les réseaux sociaux
38:55par le festival Antifa
38:56ce discours dépasse largement
38:57le cadre de la liberté d'expression
38:59et contient des appels explicites
39:00à s'attaquer violemment
39:01aux institutions de la République
39:03et aux forces de l'ordre
39:03ils doivent être dénoncés
39:05par tous ceux
39:05qui portent haut et fort
39:06les valeurs de la République
39:07et souhaitent préserver
39:08le cadre d'un débat démocratique
39:09et bien malgré
39:10cette condamnation de la préfète
39:12le festival se déroule
39:13oui mais pourquoi aussi
39:14il y a une raison
39:15c'est que
39:15on pourrait croire
39:16que ce sont des mouvements
39:17un petit peu marginaux
39:19ce n'est plus le cas aujourd'hui
39:20ils sont très organisés
39:21ils sont soutenus
39:22par certains avocats
39:23qui sont de brillants avocats
39:24et qui
39:25vous avez un avocat
39:26sur ce plateau
39:27et qui rapidement
39:27leur offre leur service
39:28leur conseil
39:29et donc il y a vraiment
39:30une instruction
39:31en matière de justice
39:32et ils arrivent
39:33à contourner les lois
39:34ils arrivent
39:35à avoir la loi
39:36de leur côté
39:37c'est quand même
39:38assez fou
39:39de se dire ça aujourd'hui
39:40parce qu'il y a
39:40une réelle organisation
39:41et des avocats
39:43qui se complaisent
39:45aussi dans ce mouvement
39:46et qui de manière
39:46parfois anonyme
39:47ou secrète
39:48en tout cas
39:48donnent de réelles informations
39:50à ces mouvements
39:51d'ultra gauche
39:52Anthony
39:52vous êtes avocat
39:53je vais me faire
39:53l'avocat du diable
39:54du coup
39:55j'allais vous interroger
39:56de la sorte
39:57en fait tout simplement
39:58un câble c'est
39:59all flics
40:00all cops
40:01all cops
40:02are bastards
40:02c'est à dire
40:02tous les flics
40:03sont des salauds
40:05en tant que tel
40:05cette expression à câble
40:06est une injure
40:07une injure
40:08sur la fonction
40:09sur l'institution
40:10de la police
40:11il est dingue aujourd'hui
40:12il est fou de constater
40:13que c'est devenu
40:14un divertissement
40:16idéologique
40:19d'attaquer
40:20ceux qui sont censés
40:21nous protéger
40:22ceux qui sont censés
40:24représenter
40:24l'autorité légitime
40:26la force publique
40:27donc on a un dérapage
40:29que l'on comprend
40:30un câble
40:30est une injure
40:31qui est protégée
40:32par
40:33qui est protégée
40:34qui est sanctionnée
40:35par la loi
40:35sur les libertés
40:36de la presse
40:37de 1880
40:38et c'est à cause
40:39de cette loi
40:39aujourd'hui
40:40qu'on a dans le poids
40:41de la balance
40:42certes
40:42de l'injure
40:43mais surtout
40:44le droit
40:44le droit qui protège
40:46le droit qui protège
40:47les prévenus
40:47car il faut savoir
40:48qu'en matière de presse
40:49si on ne met pas
40:50la virgule
40:51au bon endroit
40:52si on a le malheur
40:53de surligner
40:54ou de mettre en gras
40:55une partie
40:56de la demande
40:56en justice
40:57alors la demande
40:59peut être annulée
41:00et c'est cela
41:01la liberté d'expression
41:02au nom de la liberté
41:03d'expression
41:03nous avons un droit
41:05en France
41:06qui protège
41:07en effet finalement
41:07les prévenus
41:08et qui fait qu'aujourd'hui
41:09quand on attaque
41:10encore la police
41:12accabe
41:12à une numérologie
41:141-3-1-2
41:17c'est-à-dire qu'ils ont même
41:18un code dans les graffitis
41:19on les voit
41:20sans passer
41:21en passant devant
41:21pour savoir ce que c'est
41:22ça signifie accabe
41:23ils ont même un graffiti
41:241-3-2
41:26pour ne pas être pris
41:26qui signifie accabe
41:28donc on voit
41:29qu'aujourd'hui
41:29on a affaire
41:30à un groupe
41:31qui est violent
41:33qui a pour but
41:35de déstabiliser
41:36et de faire régner
41:38la peur
41:39et on voit
41:40qu'aujourd'hui
41:41on a des partis
41:41qui sont organisés
41:42mais où va-t-on
41:43Karima
41:44dernier mot
41:46moi ce que j'observe
41:46ce cocktail
41:47un peu explosif
41:49ça touche
41:50je vous dirais
41:50il y a une certaine partie
41:52de la jeunesse
41:52qui est très grisée
41:53par ça
41:54c'est cette espèce
41:55d'appétit
41:56pour une forme
41:57de radicalité
41:58on va aller la chercher
41:59notamment
42:00dans cette gauche radicale
42:01dans l'extrême gauche
42:02dans ses mouvements
42:04il y a presque
42:05quelque chose
42:05de cool
42:06à se dire
42:07ah finalement
42:08oui on veut défier
42:09un peu la police
42:10donc quand je parle
42:11de ce cocktail explosif
42:12c'est cette espèce
42:12d'appétit
42:13pour cette radicalité
42:14et le discours
42:16ambiant
42:17je vous dirais
42:18même au sein
42:19de certains partis
42:19politiques
42:20à l'extrême gauche
42:21on ne peut pas dire
42:21par exemple
42:22si on pense à LFI
42:23où on va
42:24on sait jouer
42:25justement avec les lois
42:27on va aller toujours
42:28vraiment sur le bord
42:29comme on dit
42:29on est toujours
42:30sur la limite
42:31et on va presque
42:31légitimer
42:32mais ces vidéos
42:34sont terribles
42:35oui cette méfiance
42:36envers la police
42:37quand on dit
42:37bon la police tue
42:39quand on parle de racisme
42:40systémique au sein
42:41de la police
42:41donc c'est un discours
42:42une idéologie
42:43et vous couplez ça
42:44avec cet appétit
42:46de radicalité
42:47et vous voyez
42:47ce genre de situation
42:49et vous voyez
42:49ce qui s'est passé
42:50à la fête
42:51de la lumière
42:51à Lyon
42:52également
42:52je rebondis
42:54sur les propos
42:55que tu es tenus
42:55dans le quotidien
42:56aujourd'hui
42:56gendarmes et policiers
42:57sont agressés
42:58sont contestés
42:59moi j'ai une fille
43:00qui est sur le terrain
43:01qui me dit
43:01papa mais maintenant
43:02notre travail
43:03de sécurité du quotidien
43:05est de plus en plus
43:05difficile
43:06et donc il y a
43:07une déstabilisation
43:08qui se fait
43:08mais quand on a parlé
43:10de ces réseaux sociaux
43:10notons quand même
43:11les instituts d'études politiques
43:13certaines universités
43:14qui sont les arsenaux
43:15biologiques
43:16d'où partent également
43:17c'est toute cette contestation
43:21cette déstabilisation
43:22allez
43:22Sabouina Birlin-Bouillet
43:23est avec nous
43:24vous êtes notre spécialiste
43:26police-justice
43:26tout le monde vous connaît
43:27évidemment
43:28et je voudrais
43:28que l'on revienne
43:29avec vous
43:29sur les nouveaux chiffres
43:30qui nous montrent
43:32une évolution
43:33de la violence
43:33en France
43:34violence d'ailleurs
43:35hors du cadre familial
43:37décrivez-nous
43:37un peu tout cela
43:38oui cette violence
43:39dite du quotidien
43:40qui est dans l'espace public
43:42et cette étude
43:43relate les chiffres
43:44depuis 2016
43:45donc quasiment
43:46deux quinquennats
43:47c'est une étude
43:48qui est rattachée
43:49au ministère de l'Intérieur
43:50alors voyons les chiffres
43:51de la violence ensemble
43:52déjà les statistiques
43:54ici montrent
43:54une évolution annuelle
43:56moyenne
43:56de plus 3%
43:57de 2016 à 2024
43:58cela veut dire
43:59qu'il y aurait
44:003% de violence
44:01en plus par an
44:02depuis 2016
44:03oui mais ça
44:04c'est une moyenne
44:05affichée dans ce document
44:06et si on fait un petit calcul
44:07et bien on arrive
44:08à ce chiffre
44:09plus 25%
44:11de victimes
44:12de violences physiques
44:13en l'espace
44:13de 8 ans
44:14donc rien
44:15qu'en 2004
44:16les services de police
44:17et de gendarmerie
44:18ont enregistré
44:19205 500 victimes
44:21de violences physiques
44:22de nature criminelle
44:23ou délictuelles
44:24si l'on compare
44:25à l'ensemble
44:25des victimes
44:26c'est près de la moitié
44:27qui ont été victimes
44:29dans l'espace public
44:30parmi ces victimes
44:31de violences physiques
44:3277 sont majeures
44:34mais ce sont des jeunes
44:36malgré tout
44:36car ça correspond
44:38à la moitié
44:38la moitié correspond
44:39pardon
44:40ça correspond à la moitié
44:41qui ont à peu près
44:43moins de 30 ans
44:43et parmi les victimes
44:45mineures
44:46cette fois on remarque
44:46que ce sont les 15
44:4719 ans
44:48les plus touchés
44:49par ces violences
44:50on voit aussi que
44:5169% des victimes
44:53recensées
44:53sont des hommes
44:54des hommes
44:55qui sont aussi
44:56majoritairement
44:57les mises en cause
44:58dans ces violences physiques
44:59enfin la jeunesse
45:00se retrouve
45:01je vous l'ai dit
45:02du côté des victimes
45:03mais aussi des mises en cause
45:04en 2024
45:05c'est un tiers
45:06des mises en cause
45:07qui ont moins de 20 ans
45:08avec même un pic
45:09concernant les 15-19 ans
45:11un mot
45:11un petit mot Thierry
45:13en effet
45:13ces chiffres sont
45:15en effet
45:15très intéressants
45:17et impressionnants
45:18mais ce qui est
45:19le plus impressionnant
45:20c'est de prendre en considération
45:21qu'il y a des chiffres
45:22qui ne sont pas dedans
45:23ce sont toutes les plaintes
45:25déposées tous les jours
45:26par des victimes
45:27dans les postes
45:28de gendarmerie
45:29de commissariat
45:30et qui ne sont pas prises
45:31malheureusement
45:32et qui donc font
45:33que ces chiffres
45:33ne sont que la partie
45:35émergée de l'iceberg
45:36mais maître
45:36vous avez raison
45:37deux choses
45:38la première
45:39c'est que le contentieux
45:40devient massif
45:40c'est-à-dire que la réponse
45:41judiciaire est de plus en plus
45:42aléatoire
45:43parce que les magistrats
45:45ne peuvent plus traiter
45:46donc il y a un effet
45:47d'impunité
45:48deuxièmement
45:49quand on prend
45:49les violences contre les citoyens
45:51mais quand on observe
45:52qu'en dix ans
45:52les agressions
45:53contre les gendarmes
45:54ont augmenté de 100%
45:55si vous voulez
45:56c'est vraiment
45:56un problème général
45:57et un problème très profond
45:58qui touche notre société
45:59aujourd'hui
46:00Karima
46:01qu'est-ce que vous inspire
46:02cette violence au quotidien
46:03c'est important ces chiffres
46:04ça révèle beaucoup de choses
46:06ça révèle énormément de choses
46:07notamment sur cette fameuse
46:09prise en charge aussi
46:10sur la délinquance
46:11vous savez je suis en train
46:11de lire un livre en ce moment
46:13sur les guerres civiles
46:14c'est un livre de Jean Sevilla
46:15et j'avais même noté ça
46:18et ça va faire un certain écho
46:20on nous parle d'un rapport
46:22de l'Institut mondial
46:24pour l'économie et la paix
46:25qui analyse le niveau
46:27de sécurité intérieure
46:29et extérieure
46:29de 163 états
46:31et la France se situe
46:32au 74e rang mondial
46:34donc ça donne une idée
46:35quel constat
46:36qu'est-ce qu'on est en train
46:37de faire
46:37où la France va-t-elle
46:39moi j'ai l'impression
46:41que les chiffres se creusent
46:42de plus en plus
46:43sont de plus en plus graves
46:44donc on peut faire
46:46des beaux discours
46:47mais à un moment donné
46:47il y a aussi des réponses
46:49à avoir
46:50des actes
46:50des actes
46:51et aussi je rajouterais
46:53du courage aussi
46:53pour prendre cette décision
46:54l'audace
46:55et du courage
46:57Hélène
46:57pour terminer
46:58oui il n'y a même pas
46:59un consensus
47:00pour aujourd'hui dire
47:01que ces chiffres existent
47:02il y en a certains
47:03qui continuent de parler
47:04du sentiment d'insécurité
47:05mais ces chiffres n'existent pas
47:06pour certains
47:06les chiffres de Sabrina
47:07les chiffres effectivement
47:08sont juste édifiants
47:10par ailleurs très inquiétants
47:11et oui
47:12dans la situation politique
47:13dans laquelle on est en ce moment
47:14effectivement
47:15ça fait très peur
47:16parce qu'on a l'impression
47:16que personne ne prend des mesures
47:17ça sera le mot de la fin
47:19merci de m'avoir accompagné
47:20durant cette heure
47:21les amis
47:21merci à l'équipe
47:23qui m'a entouré
47:23Sébastien Bandotti
47:24Aurélie Lucano
47:25Patrick Curban
47:26Camille Guédon
47:26Sandra Chumbo
47:27pour la formation
47:27l'excellent Stéphane Fatoreto
47:29également pour la formation
47:30merci aux équipes en régie
47:32tout de suite
47:32c'est Michel Enfray-Laurence Ferry
47:34et moi j'aurais le plaisir
47:34de vous retrouver
47:35à 17h pour Punchline
47:36à tout à l'heure
47:37à tout à l'heure
47:37à tout à l'heure
47:37à tout à l'heure
47:39à tout à l'heure
47:40à tout à l'heure
47:40à tout à l'heure
47:40à tout à l'heure
47:40à tout à l'heure
47:40à tout à l'heure
47:41à tout à l'heure
47:41à tout à l'heure
47:41à tout à l'heure
47:41à tout à l'heure
47:42à tout à l'heure
47:42à tout à l'heure
47:43à tout à l'heure
47:43à tout à l'heure
47:43à tout à l'heure
47:44à tout à l'heure
47:44à tout à l'heure
47:45à tout à l'heure
47:46à tout à l'heure
47:47à tout à l'heure
47:47à tout à l'heure
47:48à tout à l'heure
47:48à tout à l'heure
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