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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est presque midi, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de votre Midi News du samedi.
00:06Je vous présente l'équipe du samedi dans quelques instants, mais tout de suite on commence par un premier tour d'horizon de l'information.
00:11Avec vous, Sandra Tchumbo, que je salue. Bonjour Sandra.
00:13Bonjour Thierry, bonjour à tous. Et on démarre avec l'ouverture de cette enquête après des propos antisémites tenus au sein d'un groupe WhatsApp privé entre étudiants.
00:22L'université de Bordeaux a engagé une procédure contre certains d'entre eux. Deux suspects ont même été exclus de leur résidence universitaire.
00:30L'établissement scolaire dénonce des propos d'une extrême gravité et condamne ce type d'agissement.
00:35Au moins cinq djihadistes de l'État islamique en Syrie ont été tués par l'armée américaine la nuit dernière.
00:41Des représailles selon Washington en réponse à l'attaque une semaine plus tôt qui a coûté la vie à trois Américains sur place.
00:47Les États-Unis ont frappé plus de 70 cibles sur l'ensemble du pays. Donald Trump a évoqué le début d'une opération massive.
00:55Et puis il faudra faire preuve de patience sur les routes. Ce week-end de vacances de Noël s'annonce chargé dans le sens des départs,
01:01notamment en Ile-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes ce samedi.
01:04Avec des déplacements également vers les grands centres commerciaux et les parcs à thème,
01:08Bison Futé prévoit une circulation dense jusqu'en début de soirée.
01:12Je suppose que c'était le mot de la fin.
01:13Et oui, et on se retrouve dans 30 minutes.
01:15Eh bien c'est formidable, comme d'habitude. Merci à tout à l'heure.
01:17Je vous présente notre équipe du samedi. Céline Pina, bonjour. Soyez la bienvenue.
01:21Très heureux de vous retrouver. Hubert Coudurier, soyez le bienvenu vous aussi.
01:24Bonjour Thierry.
01:25C'est toujours un bonheur de vous avoir. Magali Vicente, communicante politique.
01:29Bonjour Thierry.
01:29Toujours avec vous la possibilité de prendre un peu plus de hauteur, le décryptage, le fond, la forme et les discours de nos politiques.
01:35Ophélie Roch, enseignante et journaliste. Soyez la bienvenue.
01:39Même c'est moi qui vous remercie.
01:40Allez, on va commencer par la colère des agriculteurs, si vous le voulez bien.
01:43Avec cette question, oui, cette question qui préoccupe tous ceux qui nous regardent, après l'annonce du report de l'accord du Mercosur.
01:49Y aura-t-il ou pas une trêve des blocages pour Noël ? Parce que c'est ça aussi une question qui est importante.
01:57Les avis divergent selon les organisations syndicales, vous le savez, qui ont été reçus hier par le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
02:05Le gouvernement appelle à la fin des blocages, vous le savez, et on va prendre la direction du terrain.
02:10On va prendre la direction de la Haute-Garonne, retrouver l'une de nos équipes justement aux côtés des agriculteurs.
02:15Félix Pérolas et Charles Pousseau.
02:17Et Félix Pérolas, vous n'êtes pas seul, vous êtes avec Jérôme Baye, l'une des figures de ce mouvement que l'on connaît bien évidemment et qu'on a interrogé souvent sur notre antenne.
02:26Oui effectivement Thierry, nous sommes ici sur l'A64, le blocage qui dure depuis vendredi dernier.
02:36Et je suis donc avec Jérôme Baye. Jérôme, vous êtes le fondateur des ultras de l'A64.
02:41Alors les Français se posent la question, est-ce qu'il y aura une trêve à Noël ?
02:46Une trêve pour nous non, parce que tout simplement on ne bouche pas l'autoroute, on la dévie, c'est un petit ralentissement de 10 minutes.
02:54Donc je pense que les Français aujourd'hui peuvent en tenir rigueur et la cause en vaut vraiment le coup.
03:00A l'issue de la réunion hier à Matignon, le gouvernement a dit qu'il n'y aurait pas de nouveaux blocages en tout cas.
03:06Est-ce que c'est une mesure qui vous choque ?
03:09Je pense que dans la vie qu'on est passionné, il faut dire peut-être, parce que je sais qu'il y a d'autres blocages qui sont en train de se constituer.
03:16Et je ne sais pas s'ils vont tout contrôler parce qu'aujourd'hui ce ne sont plus les syndicats qui mènent les actions,
03:22c'est les agriculteurs tout simplement à titre individuel, les groupes d'agriculteurs, donc ça va être plus difficile à cadrer.
03:28Quelle va être la suite pour vous hier ? Il y a eu plusieurs conclusions qui sont sorties de la réunion à Matignon.
03:34Vous, comment vous voyez l'avenir ?
03:36Comment on le voit ? J'espère joyeux pour le monde agricole.
03:39Mais je doute parce que quand j'entends qu'on a une enveloppe de 11 millions d'euros pour tout le territoire français,
03:44pour une région d'Occitanie qui est déjà totalement dans le rouge, ça ne nous fait même pas 4 millions.
03:50Et quand on voit les conditions qu'il y a pour accéder à ça, il y aura presque quasiment encore agriculteurs qui vont pouvoir entrer dans les clous.
03:56Donc au final, c'est des fausses annonces.
03:58Merci beaucoup Jérôme.
04:00Eh bien, vous l'aurez compris, Thierry, les agriculteurs sont bien déterminés à rester ici sur ce blocage s'ils ne se font pas entendre.
04:06Merci beaucoup Félix Pérolas avec Charles Pousseau.
04:10On a bien compris que la mobilisation se poursuivait.
04:12Et nous sommes avec Johan Barbe, président de la Fédération nationale des producteurs de lait.
04:17Mais également, et c'est important, porte-parole de la FNSEA.
04:20Bonjour Johan Barbe, merci d'avoir accepté notre invitation.
04:24Je le disais, la question qui préoccupe les Français, évidemment, en plus de vos problèmes qui concernent fortement les Français,
04:31est-ce qu'il y aura trêve ou pas trêve ?
04:34On sait que votre syndicat est plutôt pour, et Arnaud Rousseau l'a dit, une levée des barrages.
04:39On voit bien qu'il n'y a pas unanimité du côté des syndicats.
04:44Bonjour.
04:45Tout d'abord, rappelez qu'effectivement, on avait appelé plutôt à une trêve ces prochains jours.
04:50Mais le compte n'y est pas de la part du Premier ministre suite à ce rendez-vous.
04:55Malheureusement, beaucoup de questions qui sont restées en suspens et des questions qui étaient essentielles pour nous.
05:01Le premier point, c'était forcément sur la DNC.
05:03On a une annonce d'une enveloppe de 11 millions d'euros, très bien.
05:06Maintenant, ce qu'on veut savoir, c'est comment elle va être distribuée rapidement aux éleveurs qui en ont besoin.
05:11Et le deuxième point sur cette crise de la DNC, on veut aussi une prise en compte et rapide du gouvernement,
05:17de tous les éleveurs qui font l'effort de stocker leurs animaux sur leurs exploitations,
05:21parce qu'ils ne peuvent plus exporter ou parce qu'ils ne souhaitent plus faire de mouvements.
05:25Et c'est ce qu'on demande majoritairement.
05:27Donc, il faut vraiment que le gouvernement prenne conscience qu'on a besoin d'aider les éleveurs sur la DNC et répondre massivement et rapidement.
05:35Yohann Barbe, question importante, parce qu'on comprenne bien vraiment votre position.
05:40Vous aviez appelé à la lever, Arnaud Rousseau l'avait dit, mais c'était en fonction de l'issue de la réunion avec le Premier ministre.
05:46Est-ce que vous êtes sur la même position au moment où on se parle ce samedi ou est-ce que les agriculteurs feront comme ils le souhaitent ?
05:55Mais malheureusement, comme le compte n'y est pas, les fédérations départementales feront comme elles le souhaitent.
06:00Nous, ce qu'on veut, c'est un apaisement au moment de Noël.
06:03On prend en compte les concitoyens français qui nous défendent tous les jours et qui font, dans leur acte d'achat, confiance aux agriculteurs français.
06:10Donc, on a besoin d'une prise de conscience des deux côtés, du gouvernement comme de nos agriculteurs.
06:14Donc, ce qu'on veut, c'est des barrages qui soient différents et notamment envers les préfectures qui, aujourd'hui, ont, par exemple, encore des dossiers de la PAC qui sont bloqués.
06:23Donc, des éleveurs qui vont passer à Noël sans trésorerie.
06:26Donc, pour eux, c'est impensable.
06:27Donc, il faut absolument débloquer ça au plus vite.
06:29Et le Premier ministre a dit tout faire pour mettre ça en place.
06:32Mais pour l'instant, l'argent n'est pas sur le compte des exploitations.
06:35Donc, je comprends les FDSEA qui seront sur le territoire.
06:37Et comme l'a dit Arnaud, c'est bien la décision de chaque FDSEA, cette trêve de Noël.
06:43Et en fonction des territoires, elle sera différente.
06:45Alors, il y a une rumeur qui courait.
06:47Je vous propose d'écouter la réponse de Bertrand Vanto, qui était notre invité hier dans Punchline, le président de la coordination rurale,
06:55qui évoque également la position de la FDSEA.
06:58Et je vous parlerai de la rumeur, vous me direz, si vous me confirmez ou pas.
07:01Mais d'abord, écoutez Bertrand Vanto.
07:03Déjà, il faut comprendre qu'au niveau de la coordination rurale, nos syndicats départementaux sont autonomes.
07:10Donc, c'est eux qui gèrent.
07:11Et je n'ai pas la main sur eux.
07:13Et personne du comité directeur n'a la main sur eux.
07:16C'est eux qui décident localement ce qu'ils font.
07:18Donc, je n'ai pas d'appel d'ordre à passer.
07:20Je ne sais pas.
07:21Arnaud Rousseau qui appelle au calme.
07:22Mais en fait, quelle manifestation a eu lieu de la part de la FDSEA ?
07:25Quelles FDSEA ont bougé durablement depuis le début des actions qu'on a ?
07:31Aucune.
07:31Donc, qu'il appelle au calme, c'est très bien.
07:32Mais il appelle au calme la coordination rurale et la confédération paysanne.
07:36Alors, effectivement, on arrive sur les fêtes de fin d'année qui sont des fêtes de famille,
07:40qui ont une symbolique.
07:42Je ne suis pas dans le souhait de vouloir les perturber pour que les familles se retrouvent
07:45et puissent passer Noël ensemble.
07:47C'est quand même quelque chose d'important.
07:48Mais je le répète, je n'ai pas la main sur les CR départementales.
07:52Et en aucune façon...
07:54La tendance, ça serait quoi pour vous ?
07:56Pour moi, c'est que quand on est...
07:59Je réfléchis localement.
08:00Mais quand on est localement et qu'on sent qu'on peut avoir des avancées pour l'intérêt agricole,
08:05je ne vois pas l'intérêt de lâcher.
08:07Bon, Johan Barbe, votre réaction suite au propos de votre collègue.
08:12Il semblerait que vous soyez à peu près maintenant du coup sur la même position.
08:17Mais la rumeur qui courait, j'ai posé cette question à Bertrand Venteau hier.
08:21Il y a un prochain rendez-vous prévu début janvier avec le Premier ministre.
08:25Et on parlait, et une rumeur persistante, d'un blocage de Paris autour du 5 janvier.
08:31Alors, il n'y a pas de rumeur à ce stade sur un blocage de Paris ou pas de Paris au 5 janvier.
08:39Ce qui est sûr, c'est qu'on va tenir et on va maintenir la pression pour que le Premier ministre puisse nous faire des réponses dès début janvier.
08:45Et d'ailleurs, nous sommes à l'écriture d'un courrier et d'une lettre qui sera rendue officielle après son envoi au Premier ministre
08:52pour qu'on soit sûr qu'il ait bien compris nos demandes et surtout qu'il puisse formuler des réponses très claires.
08:56Et à ce stade, j'entends la coordination rurale dire que les FDSEA ne sont pas engagés.
09:02Quand je vois le nombre de FDSEA qui étaient présentes à Bruxelles, alors c'est sûr, c'est moins durable.
09:07Mais en attendant, nous avons marqué vraiment le pas au niveau de la Commission européenne.
09:11Et sous la vente d'Ariane, la présidence a quand même reculé la signature du traité du Mercosur,
09:16même si on a déjà une nouvelle date qui est programmée au 12 janvier.
09:19Je rappelle que la FDSEA, par exemple, de l'Oise, est de sortie depuis le début de ce conflit,
09:25aussi bien sur la dermatose, mais surtout sur EMACF, sur la PAC, sur tous les sujets qui les préoccupent
09:30et notamment des agriculteurs qui n'ont toujours pas touché leurs aides.
09:34Donc, à croire que nos FDSEA ne sont pas sorties, ce n'est pas la réalité.
09:37Elles sont sorties différemment.
09:39Et on n'est pas là pour faire de l'image choc, mais bien monter en puissance
09:45et surtout faire des propositions concrètes pour que nos agriculteurs puissent vivre dignement de leur métier.
09:50C'est ça qui nous intéresse aujourd'hui.
09:52Merci Johan Barbe.
09:54Donc, vous ne me confirmez pas cette information qui courait,
09:57où il y avait plusieurs signes concordants.
09:59Mais je peux comprendre évidemment votre position,
10:03sachant qu'il y a ce rendez-vous avec le Premier ministre début janvier.
10:07et quelque chose me dit que nous sommes amenés à nous reparler très prochainement.
10:12Merci beaucoup Johan Barbe.
10:13On va ouvrir la discussion sur ce plateau.
10:16Céline Pina, est-ce que ce n'est pas reculer pour mieux sauter ?
10:20C'est la question qu'on peut se poser légitimement avec ce fameux Mercosur.
10:23Mais, on l'a bien compris, il n'y a pas que le Mercosur dans la colère des agriculteurs.
10:27Non, et elle n'est pas unique non plus cette colère.
10:30C'est que ça dépend aussi de quelle est la spécialité qui est touchée.
10:35Là, on a vu l'élevage est menacé énormément par le Mercosur
10:39parce que c'est une concurrence directe.
10:42C'est une concurrence directe sur les prix.
10:44Et c'est à peu près les mêmes produits qui vont être vendus.
10:48Ce n'est pas forcément le cas, par exemple, pour les céréaliers,
10:50pour qui cet accord peut être, au contraire, très intéressant.
10:54Donc, on a déjà un monde agricole qui est divisé.
10:57Mais sur le fond, pourquoi est-ce qu'il y a une telle colère
10:59et, dans le fond, un tel désespoir ?
11:02Parce que, réellement, les agriculteurs ont l'habitude des promesses trahies.
11:05Si on prend l'accord qui a été fait avec le Canada, par exemple,
11:09il s'est révélé extrêmement négatif.
11:11Nous n'avons pas vendu, au niveau des éleveurs,
11:13ils n'ont pas vendu plus de viande au Canada.
11:17Et, au contraire, ils y ont perdu énormément.
11:20Et bien, même lorsqu'un accord se révèle mauvais,
11:22il n'y a jamais renégociation,
11:25il n'y a jamais remise sur la table des objectifs.
11:30Et, quand c'est un accord de libre-échange,
11:32l'Europe peut être perdante,
11:34mais elle maintient toujours l'accord.
11:36Donc, ces gens ont été trahis, retrahis, à nouveau trahis.
11:39Et, aujourd'hui, la parole politique ne signifie plus rien.
11:43Pourquoi ça reste, quand même, encore impostable ?
11:46Parce qu'ils sont, j'allais dire, sous biberonnés, en fait, aux subventions.
11:53Et, dans le fond, ils n'ont pas le choix.
11:54Ils sont tenus, à peu près, de tous les côtés.
11:56Sauf qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'issue.
11:59Et, à continuer comme ça,
12:00effectivement, le désespoir peut amener les gens
12:03à des actions encore plus violentes que celles que l'on a connues.
12:07Hubert, vous vous occupez du Télégramme.
12:09Donc, vous connaissez bien ce monde agricole.
12:12Ils occupent une part importante de l'économie bretonne.
12:16Et, sincèrement, vous êtes un fin observateur.
12:18Je le disais hier.
12:19Je trouve que ces agriculteurs, nos agriculteurs,
12:22ont été relativement patients
12:23tant qu'ils ont été promenés par les politiques.
12:26On a connu des périodes, notamment en Bretagne,
12:28où les actions étaient beaucoup, beaucoup plus violentes que cela.
12:31Oui, d'ailleurs, leur communication évolue.
12:33Vous avez vu, quand ils ont mis le genou à terre,
12:36ils jouent maintenant aussi la carte de la non-violence.
12:40Là, le président, enfin, le responsable de la FNSEA
12:44a essayé de se justifier d'une forme de congestion
12:48qui a toujours prévalu entre le ministère de l'Agriculture
12:50et cette centrale syndicale,
12:53qui n'est plus d'actualité,
12:53puisque maintenant, vous avez la coordination rurale
12:56et la confédération paysanne,
12:58les deux extrêmes, qui font le front commun.
13:00Et finalement, la FNSEA est obligée un peu de rétro-pédaler.
13:04Bien sûr.
13:04Le problème, en fait, c'est qu'on mélange tout
13:06et c'est très compliqué de prendre du recul sur une crise comme ça
13:09qui est émotionnelle.
13:10On sait très bien que les Français sont tâchés à leurs paysans,
13:13qui sont de moins en moins nombreux.
13:15On est passé de 4 millions de paysans à 400 000 aujourd'hui.
13:19Ensuite, il y a des choses, des évolutions structurelles.
13:2222% de moins pour la PAC dans les subventions européennes.
13:28Et puis, on ne sait pas ce qui se passera avec l'ouverture éventuelle,
13:32peut-être plus tard, mais à des pays comme l'Ukraine.
13:34L'agriculture serait totalement noyée.
13:37Comme le disait très bien ce matin Arnaud Montebourg sur Europe 1,
13:41il y a eu un phénomène de désindustrialisation
13:43et de désagricolisation.
13:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on commence à importer des produits agricoles.
13:49Et donc, derrière tout ça, finalement, on en est à mettre des rustines.
13:5311 millions a annoncé le Premier ministre.
13:56Mais il n'y a pas de vision, il n'y a pas d'anticipation.
13:59Nicolas Sarkozy le dit assez bien dans son dernier livre,
14:03Journal d'un prisonnier.
14:04Il dit finalement, ce que je reproche à Macron,
14:05c'est d'avoir accompagné le mouvement,
14:08mais de ne pas avoir anticipé.
14:10Quand de Gaulle pratique la politique de la chaise vide,
14:13et qu'il dit, alors à l'époque,
14:14il n'y a que six pays dans la communauté européenne,
14:17c'est beaucoup plus facile qu'aujourd'hui.
14:18On en est obligé de faire une...
14:20On a heureusement, après avoir beaucoup méprisé les Italiens,
14:23on est quand même très content d'avoir trouvé de Jean-Jean Milani.
14:26Exactement.
14:26Et de voir qu'on a des intérêts communs qui peuvent s'unir.
14:30Mais de Gaulle disait,
14:31de Gaulle déjà piaffé contre les chimères fédéralistes,
14:35qu'on nous a présentés pendant tellement d'années comme des évidences.
14:38Et donc voilà, le problème il est là.
14:40C'est qu'au-delà de la gestion à court terme,
14:42de savoir s'il y aura trêve ou pas trêve à Noël,
14:45si ensuite le délai sur le Mercosur va être poussé ou pas,
14:49il y a un problème d'anticipation de la France.
14:51Il n'y a pas de vision aujourd'hui.
14:54Je ne vais pas le parallèle parce que ça n'a rien à voir évidemment,
14:57mais vous parlez du rôle de l'Italie sur le Mercosur,
15:02mais quand on rappelle l'affaire de Boilem Sansal,
15:06la libération de Boilem Sansal a été faite par l'Allemagne.
15:08Donc à chaque fois, on dépend.
15:10Et c'est ça qui est terrible, le constant 2025.
15:12Vous voyez ce que je veux dire ?
15:12On est prisonnier en France de cette image que François Mitterrand avait instaurée,
15:18qui était la France et le fer de l'Anse de l'Europe.
15:20Sauf qu'à l'époque, il n'y avait pas eu la réunification,
15:23on se croyait encore tu puissants,
15:25et puis on a perdu du terrain dans tous les domaines en fait.
15:28Et aujourd'hui, on est obligé d'aller chercher des alliés.
15:33Rapidement, Magali Vicente,
15:36votre regard sur la communication des agriculteurs.
15:39Le souci aujourd'hui de la parole politique,
15:42c'est qu'il y a un décrochage émotionnel par rapport à ce que vivent les agriculteurs.
15:45Et c'est là tout le souci.
15:46C'est-à-dire qu'on voit bien qu'à la fois dans le verbal,
15:49dans le non-verbal,
15:50donc dans les postures,
15:51mais surtout dans le para-verbal,
15:53c'est-à-dire émotionnellement parlant,
15:54on voit bien que dans chaque prise de parole,
15:55que ce soit celle de la porte-parole du gouvernement,
15:57que ce soit celle de la ministre de l'Agriculture,
15:59ou que ce soit celle d'Emmanuel Macron,
16:01on est totalement en dissonance
16:03par rapport aux attentes des agriculteurs.
16:05Et c'est là tout le sujet.
16:05C'est-à-dire qu'on a des agriculteurs qui attendent qu'on les protège.
16:10La terre, elle n'attend pas la trêve.
16:12Elle réclame juste qu'elle soit protégée.
16:14Et le souci, il est là.
16:15C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la parole politique,
16:17elle est à la fois brutale dans les mots,
16:19mais aussi dans tout le non-verbal.
16:20On l'a vu la semaine dernière
16:21dans ce qui a été amené justement pour les abattages.
16:24Donc tout ça, en fait,
16:25ça crée encore une fois de plus
16:27une rupture de confiance par rapport à cette parole politique,
16:30parce qu'ils n'ont pas ce champ
16:31et cette fréquence émotionnelle
16:33pour aller s'accorder avec ce que vivent vraiment les agriculteurs.
16:37Rapidement, deux mots au fil.
16:38Rapidement, parce qu'on va changer de thème.
16:40On va prendre l'élection de Besançon.
16:41Je pense que Magali a dit l'essentiel,
16:43mais je pense qu'ils ont raison de moi
16:46de faire des blocages et de continuer.
16:47Vous voyez bien que là,
16:48on est en effet dans une situation
16:50qui est tellement désespérée
16:51que les personnes ne pourraient en fait
16:53les sortir de ce bourbier
16:56dans lequel on s'efforce de les maintenir.
17:00Donc à mon sens,
17:01à part en effet essayer de taper le plus fort possible
17:04pour se faire entendre en disant
17:05non, regardez l'agriculture,
17:07certains types d'agriculture ne peuvent pas être mondialisés
17:09et que c'est plus possible.
17:10Et qu'il y a un moment,
17:11il faut que les consommateurs aussi rentrent dans la danse.
17:13C'est-à-dire qu'est-ce qu'on a envie en fait ?
17:14Qu'est-ce qu'on a envie d'acheter ?
17:15Qu'est-ce qu'on a envie de manger ?
17:17À quel point on est prêt à soutenir ?
17:19Parce que souvent les gens disent
17:19oui, oui, il faut soutenir les agriculteurs.
17:21Mais s'ils bloquent la route en bas de chez moi,
17:23ça m'embête.
17:23Ben non en fait.
17:24Si vous voulez soutenir,
17:25il ne faut pas que ça vous embête.
17:26Il faut même participer en fait sur les blocages.
17:28Moi je suis désolée,
17:29mais je pense qu'il n'y aura aucune réponse étatique satisfaisante
17:32venant du gouvernement.
17:33Il n'y en aura aucune.
17:34C'est une satisfaction.
17:34On va suivre ça avec attention évidemment.
17:36On change de sujet maintenant.
17:38L'autre affaire importante,
17:39vous en parliez dès hier,
17:40c'est ce braquage ultra-violent,
17:43mais ultra-violent à Besançon
17:45où des poigneurs d'otages carrément
17:47sont pris à des policiers.
17:51C'est une histoire un peu dingue.
17:53Je pense qu'on a franchi une étape
17:55dans cette ultra-violence.
17:56On va retrouver François Tiskevitch et Godric Bay.
17:59Bonjour François,
18:00vous êtes sur place depuis hier.
18:02Quel est le climat ce matin ?
18:03C'est évidemment encore une fois
18:05une véritable sidération sur place,
18:08je suppose.
18:08Oui Thierry,
18:13nous nous trouvons d'ailleurs
18:14avec Godric Bay
18:15juste devant la porte d'entrée
18:17d'où sont partis les braqueurs
18:19avec des sacs remplis de métaux précieux
18:21d'une valeur de plusieurs millions d'euros.
18:23Pour rappel,
18:23il était aux alentours de 7h30 ce vendredi matin
18:26lorsque cinq individus,
18:28cagoulés et armés,
18:29se sont présentés devant cette entreprise
18:31spécialisée dans la création de bijoux.
18:34Trois d'entre eux sont parvenus
18:35à entrer dans l'établissement
18:36en brisant une vitre
18:38à l'aide d'explosifs.
18:39Une fois à l'intérieur,
18:40ils ont pris en otage
18:41les salariés présents sur le site
18:43qui les ont conduits
18:44à la salle des coffres.
18:45Puis les braqueurs
18:46prennent la fuite en voiture
18:48sur cette route.
18:49Quelques centaines de mètres plus loin,
18:51ils vont faire face
18:52à un équipage de police
18:53qui se rendait sur les lieux.
18:55Là, un des braqueurs
18:56sort par la vitre
18:57une arme de type kalachnikov
18:59et tire en rafale
19:00en direction des policiers.
19:01Des fonctionnaires
19:02qui étaient heureusement sortis
19:04du véhicule
19:05et qui ont eu le temps
19:05de se protéger des balles.
19:07Trois impacts ont été retrouvés
19:09sur la carrosserie
19:10de la voiture de police
19:11dont l'un sur la portière
19:13passager avant.
19:15Un impact de balles
19:15a même été retrouvé
19:17logé dans un frigo
19:18d'un appartement
19:19situé à plusieurs centaines
19:21de mètres d'ici.
19:22Là encore,
19:23aucun blessé n'est à déplorer.
19:25Une enquête a été ouverte
19:26pour vol avec armes
19:27en bande organisée.
19:28Tentative de meurtre
19:30sur personnes dépositaires
19:31de l'autorité publique
19:32mais également destruction
19:33de biens par moyens
19:35dangereux et participation
19:36à une association
19:37de malfaiteurs
19:38en vue de la préparation
19:40d'un crime
19:40en bande organisée.
19:41Les auteurs
19:42sont toujours en fuite.
19:43Un important dispositif
19:44a été mis en place
19:45pour tenter de les retrouver.
19:46Merci beaucoup François Tiskevitch
19:49avec Godric Bay
19:50depuis Besançon
19:50et nous sommes avec
19:51Emmanuel Cordier
19:52secrétaire départemental
19:54unité du Doubs.
19:55Merci Emmanuel Cordier
19:56d'avoir accepté
19:57notre invitation
19:57sur CNews.
19:59Je le disais,
19:59vous avez dû entendre
20:00le début de cette émission
20:01indiscutablement.
20:03On a franchi un cap
20:04dans cette violence.
20:06Merci à vous
20:07de me donner la parole.
20:09Effectivement,
20:10là on est passé
20:11au niveau criminel
20:13quand même organisé.
20:15Là, ça devient
20:16de plus en plus dangereux
20:18pour nos collègues
20:20qui malheureusement
20:21n'ont pas les moyens
20:23de faire face
20:24à ce genre d'attaque.
20:27Ça a été très violent
20:28pour eux.
20:28Ça a été très choquant.
20:31Heureusement,
20:31en fait,
20:31qu'on n'a pas eu
20:32de blessés
20:33et que nos collègues
20:35ont eu la présence
20:36d'esprit
20:36de se mettre à l'abri.
20:38Là, on a quand même
20:38à faire
20:39un réseau criminel
20:40quand même organisé
20:42et c'était
20:44très choquant.
20:45Emmanuel Cordier,
20:46c'est un miracle
20:47qui n'est pas eu
20:47de blessés
20:48parmi vos collègues.
20:49Dans quel état d'esprit
20:50sont-ils ?
20:51Parce que là,
20:52on les a visés
20:53avec des armes lourdes
20:54carrément
20:55et on a un peu
20:56le sentiment
20:56que cette ultra-violence
20:57est totalement décomplexée.
21:00Il y a des salariés
21:00dans l'entreprise
21:01mais on se moque de tout,
21:02des règles
21:02ni quoi que ce soit
21:03et on y va
21:04et on tire
21:04et on arrose.
21:05C'est un peu ça
21:05l'histoire aujourd'hui.
21:09Oui, complètement.
21:10Donc maintenant,
21:11ils sont complètement décomplexés.
21:12On a vu qu'il y a quand même
21:13un cap qui a été franchi.
21:15Ça a déjà été franchi
21:16depuis quelques années.
21:17Mais c'est vrai
21:17que nous,
21:18sur Besançon,
21:19on avait été encore
21:20préservés
21:21de ce genre
21:21d'attaques.
21:23Mais là,
21:23oui, effectivement,
21:24on a dépassé
21:26les limites
21:27de l'entendement.
21:28C'est quelque chose
21:29d'inadmissible.
21:30Nos collègues là
21:31sont heureux
21:32d'être rentrés en vie.
21:34Je salue
21:35la présence d'esprit
21:36du collègue
21:37qui a fait évacuer
21:38le véhicule
21:38et qui a mis
21:39tout le monde
21:40en sécurité
21:41derrière le capomoteur
21:44pour se protéger
21:44et ça a sans doute
21:47sauvé la vie
21:47des fonctionnaires.
21:50Ça,
21:50c'est indéniable.
21:51Donc maintenant,
21:52effectivement,
21:53il y aura l'après.
21:54L'après,
21:55parce que les collègues,
21:56ils sont choqués,
21:58ils sont en colère
21:59et ça se comprend
22:01tout à fait.
22:02Et j'ai vu également,
22:04j'ai pu voir aussi
22:05également hier
22:06les employés
22:08de la société
22:08qui ont défilé
22:09pour être auditionnés
22:11au commissariat.
22:13C'est vrai que
22:13beaucoup d'entre eux
22:14étaient également
22:14très choqués.
22:16Une des prises d'otages,
22:17on est vraiment
22:19là dans le grand banditisme.
22:21Merci pour ce témoignage
22:22et souhaitez bon courage
22:23à vos collègues,
22:24évidemment,
22:25et on pense très fort
22:25à eux,
22:27à ce qu'ils ont vécu hier.
22:28Merci beaucoup,
22:29Emmanuel Cordier.
22:29Je rappelle que vous êtes
22:30secrétaire départementale
22:31d'Unité du Doubs.
22:32Hubert,
22:33vous voyez ?
22:34Je pensais à ce film
22:36un grand Al Pacino,
22:37un hit.
22:40J'ai vu ça à Rennes
22:41il n'y a pas très longtemps.
22:42Une patrouille de la BAC
22:43qui s'est confrontée
22:44à des narcotrafiquants,
22:45Rafale de Kalachnikov,
22:47il n'y a pas eu de mort
22:48mais c'était limite.
22:50Les armes circulent
22:51énormément,
22:53notamment depuis
22:53la fin de la guerre
22:54dans l'ex-Yougoslavie
22:55et le grand banditisme
22:58aujourd'hui
22:58n'a plus de limites
22:59et n'a plus de frontières.
23:00Donc le problème
23:01c'est l'équipement,
23:03je ne suis pas un spécialiste
23:03mais des forces intermédiaires.
23:04C'est-à-dire que
23:05quand il y a des opérations
23:06qui sont planifiées
23:07avec des forces spéciales,
23:08là ils sont équipés
23:09mais quand ils arrivent
23:10comme ça
23:11sur un flag
23:12en quelque sorte
23:13ils ne sont pas très équipés
23:14ils ont un pistolet
23:15et donc
23:16ils ne peuvent pas résister
23:18ils ne peuvent pas faire face.
23:20Mais ce qui est terrible aussi
23:21l'autre affaire
23:21dont on a beaucoup parlé
23:22c'est le Louvre.
23:23Il y a du monde
23:24etc.
23:25On investit le Louvre
23:26il n'y a pas de soucis
23:27on convient en plein jour
23:28là on investit
23:29voilà
23:30mais là on investit
23:31il y a l'entreprise
23:32il n'y a aucun souci
23:33il n'y a plus de limite
23:35c'est ça un peu
23:35je ne fais pas le parallèle
23:37mais un peu
23:37l'audace
23:38c'est sans limite
23:40c'est clair
23:41la France devient
23:43un lieu de prédation
23:44mais non mais c'est ça
23:45ça veut dire
23:45qu'il y a un effondrement
23:46symbolique profond
23:47et ce qui est très important
23:50c'est que cet effondrement
23:51symbolique
23:51c'est la faute du politique
23:53pourquoi ?
23:54On a eu des affaires
23:55qui ont montré ça
23:56quand vous avez
23:57deux policiers
23:58qui manquent de se faire
23:59brûler vif
23:59à l'intérieur de leur voiture
24:00et que le président
24:02de la République
24:02préfère aller voir
24:03un voyou
24:04plutôt que parler
24:05de ces policiers
24:06ou se porter à leur chevet
24:07ça dit quelque chose
24:09de qui a peur l'État
24:10et qui est-ce que l'État
24:12ne respecte pas
24:13le respect
24:14dans le sens
24:15égalité
24:16le respect
24:17dans le sens
24:17je baisse les yeux
24:18devant quelqu'un
24:19donc aujourd'hui
24:21vous regardez l'affaire
24:22Naël par exemple
24:23vous avez des policiers
24:25qui font leur travail
24:26et qui sont criminalisés
24:28et de plus en plus
24:29dès qu'il y a une affaire
24:30on titre sur
24:31y compris quand les gens
24:32sont en situation
24:33de légitime défense
24:34il y a une enquête
24:36sur les policiers
24:36ils ont été inculpés
24:37ils ont été mis
24:38en garde à vue
24:39avant même
24:40de parler des coupables
24:41quand vous inversez
24:43à ce moment-là
24:43la logique
24:44vous dites très clairement
24:45j'ai peur
24:46de la partie
24:47la plus radicalisée
24:48de ma population
24:49c'est à elle
24:50que je donne des gages
24:51et si je dois sacrifier
24:53ceux qui sont là
24:53pour protéger
24:54les citoyens
24:55je le fais
24:56regardez l'État d'Israël
24:58lui ce qu'il a fait
24:59par rapport au 7 octobre
25:00il a identifié
25:01tous les gens
25:02qui étaient allés tuer
25:03des familles
25:04dans leur maison
25:05et un par un
25:05il les élimine
25:06pourquoi ?
25:07il fait passer le message
25:09vous tuez un de nos civils
25:10vous vous prenez directement
25:12à Israël
25:13dans son ensemble
25:14nous on fait passer
25:15le message au voyou
25:16vous tirez sur un policier
25:18c'est pas grave
25:19en revanche
25:20un policier
25:21sort son arme
25:22devant un voyou
25:22lui ne vous inquiétez pas
25:24on lui fera la peau
25:25ça c'est en train
25:26de tuer
25:27et bien
25:28tout la possibilité
25:29qu'a l'État
25:30d'agir
25:31tout le côté régalien
25:32et je voudrais
25:33faire écho
25:34à ce sondage
25:35ces news
25:3672% des Français
25:38sont d'accord
25:39avec l'affirmation
25:39sur laquelle
25:40il n'y a plus d'endroit
25:41en France
25:41où l'on puisse être
25:42en sécurité
25:43c'est plus de deux points
25:45par rapport
25:46au mois dernier
25:47ça veut dire quelque chose
25:48Ophélia Rock
25:48quand même
25:49c'est pas anodin
25:49quand on voit
25:50tout ce climat
25:51et cette violence
25:52c'est ultra violent
25:52je dirais
25:53parce que c'est plus
25:54que de la violence
25:54oui c'est une ultra violence
25:56en plus qui touche
25:57j'ai presque envie de dire
25:58tous les sexes
25:58et tous les âges
25:59c'est à dire
25:59que les comportements
26:00violents ne sont plus
26:01l'apanage
26:02de trentenaire masculin
26:04vous avez de la violence
26:06partout en fait
26:06les enfants sont
26:07de plus en plus violents
26:08on le voit bien
26:09et il y a un cadre
26:10en fait moral
26:10qui n'est plus là
26:11les parents ne sont plus
26:12capables
26:12pour les plus petits
26:13de mettre des limites
26:14les petits grandissent
26:16sans limite
26:16ils deviennent des adultes
26:17que l'État non plus
26:18n'arrive pas à mettre
26:19de limite
26:19donc en fait
26:20on a le sentiment
26:21c'est nos limites
26:21c'est nos limites
26:22et en même temps
26:23il serait bête
26:24de ne pas en profiter
26:25puisque toute la société
26:26leur donne
26:26cette autorisation
26:29pardon
26:29cette autorisation
26:30en effet
26:30à dire
26:31mais faites ce que vous voulez
26:32parce que en fait
26:32vos droits sont finalement
26:33plus importants
26:35que le droit des citoyens lambda
26:36bah allez-y
26:37puisqu'on vous donne
26:38l'autorisation
26:39faites-le
26:39on marque une pause
26:41dans ce petit news week-end
26:42on a beaucoup de sujets
26:43à évoquer ensemble
26:43on prend la direction
26:44de Bordeaux
26:44que se passe-t-il
26:45à l'université de Bordeaux
26:47un groupe WhatsApp
26:48avec des propos antisémiques
26:49terribles, catastrophiques
26:50enfin révoltants, dégueulasses
26:51pardonnez-moi pour l'expression
26:52mais on va en parler
26:53ça sera le prochain sujet
26:55de votre mini-news week-end
26:56à tout de suite
26:56Il est, et oui
27:00il est 12h30
27:01tout pile
27:02Sandra Tchumbo
27:03vous voyez je suis à l'heure
27:04c'est le moment
27:04de faire un tour de l'info
27:05merci
27:05Les syndicats agricoles
27:07donnent rendez-vous
27:08à Sébastien Lecornu
27:09en janvier prochain
27:10et menace de mobilisation
27:12plus importante
27:13le suspense demeure toujours
27:15autour d'une possible trêve
27:16pour Noël
27:17après l'annonce
27:18du report de l'accord
27:19Union Européenne-Mercosur
27:21des barrages ont été levés
27:22ce vendredi
27:23dans le sud-ouest
27:24mais plusieurs blocages
27:25subsistent sur des axes
27:26routiers et autoroutiers
27:28L'émotion reste intense
27:30à Sydney en Australie
27:31six jours après
27:31l'attentat antisémite
27:33qui a fait 15 morts
27:34des centaines de sauveteurs
27:35en mer ont marqué
27:36trois minutes de silence
27:37sur la plage de Bondi
27:38ce samedi
27:39à la veille d'une journée
27:40de recueillement national
27:41ils ont fait part
27:42de leur compassion
27:43pour la communauté juive
27:44leur courage
27:45pendant l'attaque
27:46a été largement salué
27:47et puis deux euros
27:48c'est le montant
27:49que les touristes
27:50devront verser
27:51pour accéder
27:51à la fontaine
27:52de Trévy à Rome
27:53dès le 1er février prochain
27:55seuls les résidents
27:56de la capitale italienne
27:57bénéficieront toujours
27:59de la gratuité
28:00avec une moyenne
28:01de 30 000 visiteurs
28:02par jour
28:02cette mesure devrait rapporter
28:046 millions et demi
28:05d'euros par an
28:05à la ville
28:06merci beaucoup
28:08ça vous dérange pas
28:09c'est une pina
28:10de parler pendant le journal
28:12de notre amie
28:13Sandra Tumbo
28:14on parle info
28:15ça vous dérange pas
28:17ils sont encore plus mal
28:18que les élèves
28:19c'est incroyable
28:19on va les mettre au coin
28:22on va les mettre au coin
28:23c'est incroyable
28:24toutes mes excuses
28:25c'était de ma faute
28:26c'est moi qui ai dissipé
28:27demandez pardon
28:28à Sandra Tumbo
28:28pardon Sandra
28:29merci
28:30je suis toujours là
28:32pour vous défendre
28:33c'est une grande professionnelle
28:33parce qu'elle a déroulé
28:35sans se laisser trop dire
28:37bravo
28:38oui
28:38et les bons élèves
28:40sont à ma gauche
28:41Ophélie Roque
28:42je suis toute rouge
28:43Magalie Lissante
28:44voilà
28:45copierez ça 100 fois
28:47vous me copierez 100 fois
28:48je ne parlerai pas
28:49pendant les journaux
28:50de Sandra Tumbo
28:50et je relèverai les copies
28:51la prochaine fois
28:52c'est parti
28:54on va prendre maintenant
28:56la direction de Bordeaux
28:57que se passe-t-il
28:58à l'université de Bordeaux
29:00en novembre
29:00au sein d'un groupe
29:01d'étudiants WhatsApp
29:02des propos ont été tenus
29:04mais tout à fait
29:05scandaleux
29:06c'est Charlotte Diry
29:07qui nous raconte tout ça
29:08et puis on va ouvrir
29:08le débat juste après
29:09c'est via une conversation
29:12WhatsApp entre étudiants
29:13d'une cité universitaire
29:14du Crous
29:15à Pessac
29:16que deux d'entre eux
29:17ont diffusé
29:18des messages
29:18à caractère antisémite
29:20des propos
29:21envoyés début novembre
29:22et très explicites
29:24selon cette étudiante
29:25on a appris
29:26que ces étudiants-là
29:26s'étaient permis
29:27de tenir des propos
29:29à caractère
29:29très antisémite
29:31comme pour citer
29:32leurs propos
29:33j'espère devenir président
29:35je ferai le double
29:36du génocide
29:37de 39-45
29:38ou encore
29:39il n'y aura plus de juifs
29:41je vais tous les culbuter
29:42je vais exterminer
29:43tous les juifs
29:44et j'ai la motivation
29:45et la haine
29:46avant de déclarer
29:47avoir l'intention
29:48d'acheter
29:48le livre
29:49face à la gravité
29:52des faits
29:53l'université de Bordeaux
29:54s'est exprimé
29:55via un communiqué
29:56le président
29:57de l'université de Bordeaux
29:58a d'ores et déjà décidé
30:00d'engager une procédure
30:01contre ses étudiants
30:02devant la section
30:03disciplinaire compétente
30:04à l'égard des usagers
30:05il appartiendra
30:07à cette instance
30:08d'examiner ce dossier
30:09et de statuer
30:10deux étudiants
30:11ont clairement été identifiés
30:12comme étant
30:13les auteurs des messages
30:14et exclus
30:15de la résidence universitaire
30:16la direction
30:17de l'université
30:18a également annoncé
30:20avoir signalé
30:20ses propos
30:21au procureur
30:22de la république
30:23le parquet de Bordeaux
30:24quant à lui
30:24a ouvert une enquête
30:26pour menace de mort
30:27et provocation
30:28à la discrimination
30:28Ophélie Roch
30:30en tant qu'enseignante
30:32je commence avec vous
30:33quel est votre regard
30:35on se souvient
30:36de la déclaration
30:37de Philippe Baptiste
30:38sur l'entriste islamique
30:40qui n'est pas
30:40un appannage
30:41dans les facultés
30:42mais là
30:43force est de constater
30:44que nous y sommes
30:45il y a des problèmes
30:46dans cette histoire
30:47alors bien sûr
30:47le plus important
30:48et le plus grave
30:49c'est en effet
30:49ce problème
30:50d'antisémitisme
30:51qui est même plus voilé
30:53là on est quand même
30:54dans des propos
30:55qui sont tout simplement
30:57pénalement répréhensibles
30:59le second problème
31:00c'est à mon sens
31:01les groupes WhatsApp
31:01en fait
31:02ce qu'il faut bien voir
31:03c'est que
31:03ce sont des bulles
31:05finalement
31:06où les gens
31:07discutent
31:09alors au départ
31:09c'est soi-disant toujours
31:10pour parler de cours
31:11mais peu importe
31:12finalement
31:12l'âge des étudiants
31:14ça se transforme toujours
31:16d'une certaine manière
31:17en espace d'exclusion
31:18de l'autre
31:18c'est-à-dire que
31:19ce qui est au départ
31:20conçu pour communiquer
31:21autour des cours
31:22ça se
31:23au fil
31:23à mesure des semaines
31:25ça se transforme
31:26en des espèces
31:27de points de tension
31:28nous
31:28combien de fois
31:29que ça soit même
31:30mais
31:30alors je n'ai pas
31:31d'universitaire
31:32mais qu'on voit même
31:33certains lycéens
31:33qu'on voit parfois
31:34des profils détruits
31:36tout d'un coup
31:36en cours d'année
31:37finalement
31:37il ne faut pas chercher
31:39c'est toujours
31:39les groupes WhatsApp
31:40à mon sens
31:41il y a un vrai problème
31:42de radicalisation des gens
31:43de toute façon
31:44dès que vous mettez des gens
31:45dans une sphère close
31:46même si elle est numérique
31:48ça suffit à en fait
31:49propager le discours
31:50alors c'est vrai
31:51que ça facilite davantage
31:52les discours en fait
31:53tout simplement
31:54antisémites
31:56parce qu'au départ
31:56les gens
31:57c'est pareil
31:58ces groupes WhatsApp
31:59ça se radicalise
32:00aussi tout doucement
32:01c'est-à-dire que
32:01je pense que cette personne-là
32:02ce n'est pas la première fois
32:04qu'il tenait un propos
32:05comme ça
32:05il y a dû y aller
32:06un peu crescendo
32:06avant que peut-être
32:07en effet quelqu'un
32:08commence à se dire
32:09non là ça va trop loin
32:10mais c'est un vrai souci
32:11l'université là je pense
32:12hélas à part punir
32:13et sanctionner
32:14dès qu'elle est au courant
32:15ne peut pas faire grand chose
32:16puisque après
32:17ça relève de la responsabilité
32:18de chacun
32:19c'est propre à chacun
32:20de dire
32:20est-ce que ça j'accepte
32:21de participer
32:22à des groupes WhatsApp
32:23où il y a des tels propos
32:24qui sont énoncés
32:25et c'est tout à chacun
32:26de se retirer au cas échéant
32:27et de signaler bien sûr
32:29quand les propos
32:30sont vraiment immondes
32:31Alors je le disais
32:32ce ministre de l'enseignement supérieur
32:33l'avait dit
32:34on l'avait commenté
32:35sur ce plateau
32:35il ne voulait pas faire le lien
32:37entre l'islamo-gauchisme
32:38à l'université
32:39là on a encore un exemple concret
32:40et écoutez d'abord
32:41ce que disait Louise Montangot
32:43cette étudiante
32:44qu'on a vue dans le reportage
32:45et qui est responsable
32:46de l'Uni à Bordeaux
32:48regardez son constat
32:49et il faudra peut-être
32:50le faire écouter
32:51ce constat
32:52au ministre
32:53peut-être
32:53peut-être lui rappeler
32:55quand même
32:55qu'il y avait une enquête
32:57qui était prévue
32:57sur l'antisémitisme
32:58à l'université
32:59entre autres
33:00et qu'il a choisi
33:01de la bloquer
33:01parce que
33:03de façon curieuse
33:04c'est épatant
33:05les étudiants
33:05que les professeurs
33:07qui refusent
33:07qu'on aille regarder
33:08ce qu'ils se permettent
33:09de faire
33:10et aujourd'hui
33:11au nom de la liberté
33:12on en arrive
33:14à expliquer
33:15qu'on doit confier
33:16les cerveaux
33:16de nos enfants
33:17à des gens
33:18qui sont tendance
33:19à devenir
33:19de plus en plus
33:20radicaux
33:21et qu'on n'a pas
33:22notre mot à dire
33:23là-dessus
33:24et enfin
33:25je voudrais raconter
33:25quelque chose
33:26qui s'est passé
33:26qui s'est passé
33:28à San Francisco
33:29vous avez
33:30un garçon
33:31qui est allé
33:32tendre le micro
33:33en disant
33:33moi je veux tuer
33:34des juifs
33:34est-ce que vous êtes
33:35prêts à m'aider
33:35est-ce que vous êtes
33:36prêts à me donner
33:37de l'argent
33:37cette université
33:39c'est celle
33:39qui est la plus à gauche
33:40et vue comme
33:40une des plus rebelles
33:42et bien
33:43la majorité
33:44des gens
33:44qui ont croisé
33:45ont dit
33:45on va vous aider
33:46à tuer des juifs
33:47quand on entend ça
33:49et que ça se passe
33:49dans un cadre universitaire
33:50sincèrement
33:51ça fait peur
33:52et il est vraiment
33:53temps d'agir
33:54et je remercie
33:54le CRUS et l'université
33:56qui sanctionnent
33:57fermement
33:58en excluant
33:59et qui arrêtent les
34:00je suspends
34:00je vais réfléchir
34:01etc
34:02merci à eux
34:03écoutez Louise Montangon
34:04donc cette étudiante
34:05et son constat
34:07et finalement
34:08le point levé
34:09donc syndicat d'extrême gauche
34:10drague vraiment
34:12un électorat
34:13au sein de la fac
34:14vous avez vraiment
34:15les campus sont très divisés
34:16il y a une polarisation
34:18des campus
34:18soit vous êtes
34:20pour la Palestine
34:20ou si vous
34:21vous avez le malheur
34:22de ne pas soutenir
34:23la Palestine
34:24ou juste de ne pas
34:24vous intéresser au conflit
34:25vous allez juste
34:27subir du harcèlement
34:29et on va vous mettre
34:30une pression énorme
34:31pour adhérer à leurs propos
34:32et l'extrême gauche
34:34pousse à l'antisémitisme
34:36effectivement
34:36ça on le voit
34:37depuis des mois
34:38et depuis septembre
34:39c'est un antisémitisme
34:40c'est du jamais vu
34:41c'est un antisémitisme
34:42qui est décomplexé
34:43les gens assument eux-mêmes
34:45et se revendiment
34:46antisémites
34:46antisémitisme décomplexé
34:48dit cette étudiante
34:49et je voudrais justement
34:50à ce moment-là
34:52apprécier de nos échanges
34:53vous rappelez ce sondage
34:55qui veut dire beaucoup de choses
34:56du climat nauséabond
34:58que nous vivons aujourd'hui
35:00vous êtes 71%
35:02estimé qu'il faut
35:03renforcer la sécurité
35:05des juifs en France
35:06on va peut-être voir ce
35:07ce sondage
35:09et on le verra peut-être
35:11tout à l'heure
35:11me dit Aurélie Loucano
35:13mais voilà
35:14c'est ça ce climat-là
35:15et on en est
35:16le nier
35:17c'est juste pas possible
35:19Hubert Coudurie
35:19le paradoxe déjà
35:21c'est qu'après le 7 octobre
35:23et avant même
35:23les bombardements sur Gaza
35:25il y a eu une flambée
35:26d'antisémitisme
35:26qui était tout de même paradoxale
35:28puisqu'il aurait dû y avoir
35:29un haut le cœur
35:30et une réaction morale
35:31de ce qui venait de se passer
35:33ensuite le conflit
35:35israélo-palestinien
35:36il a été importé
35:37sur les campus
35:38notamment aux Etats-Unis
35:39et c'est devenu
35:41un enjeu politique
35:42il y a eu une forte
35:44instrumentalisation
35:45de ce conflit
35:46et donc
35:47quelque part
35:49je pense que la réaction
35:50de l'IACD
35:52est saine
35:54il y a le problème
35:56des réseaux sociaux
35:57parce que
35:57les réseaux sociaux
35:58il n'y a plus de
36:00comment dirais-je
36:01le surmoi
36:02a sauté
36:04il n'y a plus d'inhibition
36:05donc on parle maintenant
36:06d'interdiction
36:06ça va être assez compliqué
36:08à mettre en oeuvre
36:09mais
36:10aujourd'hui
36:10il n'y a plus d'inhibition
36:12il n'y a plus de surmoi
36:13et la haine se déplace
36:14sur des
36:15problèmes
36:16qui ne
36:17devraient pas
36:18justifier
36:19ce type de comportement
36:20donc effectivement
36:21il faut des barrières
36:22et il faut taper
36:23il faut taper du poing sur la table
36:25il faut prendre des décisions fortes
36:26Magdalé Vicente
36:27ah oui parce que
36:28on parle d'antisémitisme décomplexé
36:30et c'est une réalité
36:31sur le fond
36:31et sur la forme
36:32c'est-à-dire qu'on voit bien
36:33que dans le vocabulaire
36:34qui est utilisé
36:35on a quand même
36:35de plus en plus
36:37de mots violents
36:37et d'antisémitisme
36:40assumé
36:41mais sur la forme aussi
36:42puisque les endroits
36:43c'est-à-dire que
36:44comme le disait
36:44et le rappelait Ophélie
36:45ces groupes Whatsapp
36:47sont un sujet en soi
36:48parce que
36:48là où effectivement
36:49ils sont censés être
36:50à un moment
36:51où chacun se rassemble
36:52pour échanger
36:53et pour se regrouper
36:54et communiquer
36:55et bien en fait
36:56c'est un sujet d'exclusion
36:57et en fait
36:58on va de plus en plus
36:59exclure
37:00pour propager
37:01en fait
37:01un certain nombre de messages
37:02et là notamment
37:03très antisémites
37:05et il y a une responsabilité
37:06en fait
37:06il y a une responsabilité politique
37:08mais qui remonte aussi
37:09à notre système éducatif
37:10c'est-à-dire qu'après
37:11quels sont les messages
37:12qu'on a envoyés
37:12à la fois
37:13dans notre système éducatif
37:14de la maternelle
37:15jusqu'à la terminale
37:16mais aussi à l'université
37:17puisque politiquement
37:18on n'a pas eu le courage
37:19d'assumer
37:19et effectivement
37:20on a eu des présidentes
37:21et des présidents d'universités
37:22qui se cachaient
37:24derrière des pseudo-décisions
37:26donc ça c'est un fait réel
37:28on a entendu Emmanuel Macron
37:29réagir la semaine dernière
37:30en disant que
37:31la France allait continuer
37:33de lutter sans faiblesse
37:34moi j'aimerais avoir
37:35en fait quelque chose
37:36de plus concret
37:37derrière le sans faiblesse
37:38parce que manifestement
37:39ça manque d'impact
37:40dans notre société
37:42pour divulguer vraiment
37:44les bons messages
37:45au travers de tous ces auteurs
37:46on va continuer de lutter
37:48commencer déjà
37:49il faut commencer
37:50et envoyer des signes forts aussi
37:52et là les signes forts
37:53on ne les voit pas trop
37:54Ophélie rapidement
37:55on reste dans une organisation
37:57qui finalement
37:58est clanique et tribale
37:58c'est à dire que les gens
37:59se définissent
38:01surtout contre l'autre
38:03et là
38:04avec cet emballement numérique
38:06c'est vrai qu'on a
38:07une radicalisation
38:08dans la différenciation
38:08je ne suis pas autrui
38:10d'accord
38:10je ne suis pas ok
38:11je n'ai pas la même culture
38:12mais là on est dans une
38:14du coup il faut le détruire
38:15et c'est là où ça devient
38:16c'est là où ça devient
38:17vraiment inquiétant
38:18c'est à dire qu'on se reconnaisse
38:19différent de l'autre
38:20pourquoi pas
38:20mais qu'on ne cherche pas
38:22sa destruction
38:22c'est là où ça devient
38:23à mon sens
38:24complètement nouveau
38:26cette radicalisation
38:27à ce point là
38:27aussi vite
38:28et surtout
38:28qui touche de plus en plus
38:30de personnes
38:30qui a priori
38:31n'étaient pas des gens
38:32qui étaient radicalisés
38:33il y a encore peu de temps
38:34et témoins
38:35donc ce sondage
38:36quand on vous montre
38:36à l'écran
38:37faut-il renforcer
38:38la sécurité des juifs
38:39en France
38:39vous êtes quand même
38:4071%
38:42à répondre oui
38:43ça veut bien dire
38:43quelque chose quand même
38:44on va changer de sujet
38:46si vous voulez
38:47un mot rapidement
38:48Hubert
38:48de l'autre
38:49et l'altérité
38:50ça a toujours existé
38:52mais à ce point
38:53aujourd'hui c'est que tout
38:54non
38:54tout est sur la table
38:56tout est connu
38:56tout est transparent
38:57maintenant je pense
38:58qu'il ne faut pas
39:00totalement sous-estimer
39:01les efforts
39:02qui sont faits maintenant
39:03à l'école
39:03et à l'université
39:04pour contrecarrer ça
39:06mais combien d'exemples
39:07on a commenté ici
39:08Hubert
39:08combien d'exemples
39:09parce que
39:09tout se sait
39:10mais il ne faut pas
39:12non plus décourager
39:13les enseignants
39:14je me sens très découragée
39:18en ce moment
39:18l'éducation nationale
39:20elle est découragée
39:21elle exprime
39:22parce que
39:23je pense qu'il y a
39:24des actes
39:25qui sont posés
39:27allez on change
39:28oui rapidement
39:29statistiquement
39:30ce qu'on voit monter
39:31c'est l'auto-censure
39:32chez tous les professeurs
39:33ce qu'on voit monter
39:34c'est la peur
39:35chez tous les élèves
39:36ce qu'il y a des matières
39:36qu'on n'ose pas enseigner
39:37c'est le harcèlement
39:38antisémite
39:39partout à la faculté
39:40et les derniers exemples
39:41qu'on a
39:42c'est quand même
39:42un professeur
39:43qui a fait une liste
39:44entre guillemets
39:45génocidaire
39:46ce mot a participé
39:47à la violence antisémite
39:49à l'intérieur des campus
39:50cette personne-là
39:51a été suspendue
39:53sa liste des génocitaires
39:54c'est pas Hitler
39:55c'est Michel Bougenat
39:56bien sûr
39:57donc quand on en arrive
39:58à ce stade de délire
40:00et que l'université
40:01n'est pas capable
40:02de virer
40:03taper du poing sur la table
40:05à un moment donné
40:05ce professeur
40:06on a un vrai souci
40:08oui mais le ministre
40:08il fuit un peu la réalité
40:11il a envie
40:12mais pourquoi est-ce qu'il les fuit
40:14parce que son administration
40:16parce qu'un certain nombre
40:18de professeurs
40:18et parce qu'un certain nombre
40:19d'étudiants
40:20font pression pour ça
40:22et qu'il n'a pas
40:23l'élémentaire courage
40:25de sa morale
40:26et de ses devoirs
40:27aller
40:27à Bordeaux ils ont réagi
40:29à Bordeaux ils ont réagi
40:30dans la série
40:32tout va bien
40:32on vit dans un monde merveilleux
40:34cette histoire catastrophique
40:37encore une fois
40:38une nouvelle église
40:38qui a été vandalisée
40:39et s'est envondée
40:40c'est à la paroi
40:41Sainte-Marie des Sables d'Olonne
40:44où un reliquaire
40:45a été fracturé
40:46et son contenu dérobé
40:47voilà on en est là
40:47en 2025
40:48on ne respecte plus rien
40:49quelques jours de Noël
40:50c'est terrible
40:51et les actes antichrétiens
40:52continuent de progresser
40:54de manière exponentielle
40:55on a beaucoup parlé d'ailleurs
40:56cet été
40:56les actes antisémites
40:59les actes antichrétiens
41:00les précisions de Julia Ferrant
41:02et on en parle
41:0384% des actes antichrétiens
41:07concernent les attentes au bien
41:08c'est à dire
41:10les vols et vandalismes
41:11selon des chiffres
41:12publiés par l'Assemblée Nationale
41:14les autorités religieuses
41:16restent tout de même prudentes
41:18certains vols d'objets
41:19d'oeuvres d'art ou de reliques
41:21sont plus motivés
41:22par la revente
41:23et le sentiment
41:24que l'église
41:24est une cible facile
41:25que la volonté
41:27de s'en prendre
41:27à un symbole religieux
41:29en revanche
41:30nul doute
41:31sur la motivation du crime
41:32lorsqu'il s'agit
41:33de dégradation
41:34de statues
41:35ou de façades
41:36taguées
41:36comme sur cette église
41:38de Marseille
41:38il y a deux semaines
41:39plus grave encore
41:41les incendies
41:42l'observatoire
41:43du patrimoine religieux
41:44en comptabilisé
41:4516 en 2019
41:46elle en dénombre
41:4831 en 2024
41:49auxquelles s'ajoutent
41:50pas moins de 20 tentatives
41:52d'incendies
41:52les violences et menaces
41:54représentent quant à elles
41:5615% des actes
41:57anti-chrétiens
41:57comme sur ces images
41:59tournées à l'abbaye de Moissac
42:00il y a un mois
42:01une augmentation spectaculaire
42:03de 96%
42:04par rapport à 2024
42:06même si ces actes
42:07restent difficiles
42:08à quantifier
42:09pour les autorités religieuses
42:10qui rappellent
42:11que les victimes
42:12minimisent souvent
42:13leurs agressions
42:14une tendance en hausse
42:16partout en Europe
42:17la France
42:18est le pays européen
42:20le plus affecté
42:21par les actes
42:21anti-chrétiens
42:22selon un rapport
42:23du Centre européen
42:24pour le droit
42:24et la justice
42:25devant le Royaume-Uni
42:27l'Allemagne
42:28l'Espagne
42:28et la Pologne
42:29et oui
42:31voilà où on en est
42:32chez nous
42:32en France
42:332025
42:34un député du RN
42:35me disait finalement
42:36à un moment
42:37où on commençait à dire
42:38Bardella
42:39c'est un Chirac jeune
42:40etc
42:41ou le RN
42:42c'est le RPR
42:43il y a 30 ans
42:45une des choses
42:46que je rapproche
42:47à Jacques Chirac
42:48finalement
42:48c'est de ne pas avoir
42:49inscrit les racines
42:50chrétiennes
42:51de l'Europe
42:52dans la Constitution
42:52Ophélie
42:54oui et puis je pense
42:55vous avez aimé de faire court
42:55et c'est court efficace
42:57mais je vais faire
42:58encore plus court
42:59et encore plus efficace
43:00non mais c'est vrai
43:01qu'il y a deux phénomènes
43:02c'est à dire qu'en effet
43:03pourquoi les églises
43:05sont aussi la cible
43:06déjà parce qu'il y a
43:07énormément d'argent
43:08parfois qui est contenu
43:09à l'intérieur
43:09et puis surtout
43:10parce que l'église
43:11qui était un lieu sacré
43:12ne l'est plus
43:12pour une grande partie
43:13des gens
43:14donc finalement profaner
43:16qui avant
43:16les gens n'osaient pas
43:17profaner quelque chose
43:18parce qu'on se disait
43:19quand même
43:20on risque de s'attirer
43:21un mauvais oeil
43:22maintenant ça
43:23ça ne fait plus peur
43:23donc en effet
43:24les bâtiments
43:25qui se gardaient tout seuls
43:25avant
43:26parce que les gens
43:27avaient peur
43:27ne peuvent plus
43:28se garder tout seuls
43:29il faudrait que ces églises
43:30là mais qui n'ont plus
43:31les moyens
43:31se dotent de caméras
43:32de vidéosurveillance
43:33allez je vous ai terminé
43:35juste le sentiment
43:36de sacré
43:36c'est le sentiment
43:37du commun
43:37on n'abîme pas
43:38ce qui est commun
43:39et aujourd'hui
43:40on n'a plus
43:40de sentiment de commun
43:41allez je vous ai terminé
43:42par une belle image
43:43parce qu'on en a besoin
43:43dans cette actualité
43:44Noël approche
43:46à grands pas
43:47on parlait tout à l'heure
43:48de ces messages
43:49antisémites
43:49à l'université de Bordeaux
43:50et de ce climat
43:51nauséabond en France
43:53et bien regardez cette image
43:54c'est le chanteur Amir
43:55et pourquoi je voulais
43:56vous montrer cette image
43:56parce qu'Amir a été
43:57beaucoup beaucoup stigmatisé
43:59on l'interdit de chanter
44:00et vous en connaissez
44:01la raison
44:01on en a beaucoup parlé
44:02cet été
44:03mais regardez
44:03lui en plus
44:04c'est quelqu'un
44:04qui prône la paix
44:06donc on l'interdit
44:07parce que c'est pas bien
44:08Amir il doit pas chanter
44:09et bien regardez
44:10ce qui s'est passé
44:10il était contraint
44:12d'annuler un concert
44:12je crois que c'était
44:13à Grenoble
44:13parce que l'un de ses musiciens
44:14était transporté
44:15à l'hôpital
44:15et il est allé
44:17à la rencontre
44:18de son public
44:19et regardez cette séquence
44:20elle est mignonne
44:21et je trouvais
44:21que c'était une belle image
44:22pour terminer cette émission
44:23regardez
44:23je pourrais me tatouer
44:26notre histoire
44:27sur le bras
44:28me mettre tant de peau
44:30de racité
44:31avec moi
44:32c'est toi dans ce monde
44:34au fond
44:34je le sais
44:36c'est tout
44:37et je voudrais
44:39que ça dure longtemps
44:40user ma peau
44:43sur la tienne
44:45un jour j'oublierai
44:46tout jusqu'à mon nom
44:48je saurais simplement
44:49que t'es là
44:51que t'es belle
44:52que t'es mienne
44:53je voudrais que ça dure
44:54je passe un maximum
44:55de prix pour le rétablissement
45:03d'Edouard
45:03c'est mignon quand même
45:17de terminer
45:17vous voyez lui
45:18on ne veut pas qu'il chante
45:19il était temps de montrer
45:21que tout n'est pas que haine
45:22mais voilà
45:23vous avez compris le message
45:24voilà
45:25mais oui
45:25l'autenticité
45:26générosité
45:27simple
45:27et lui on ne veut pas
45:29qu'il chante
45:29on l'interdit
45:30ben voilà
45:31c'est sa réponse
45:32voilà
45:32l'homme qu'il est
45:33il va voir son public
45:34il pense à guitare
45:35il pense à son
45:37à son pote musicien
45:38il n'a pas été interdit
45:39non il n'a pas été interdit
45:41non il n'a pas été interdit
45:42il n'a pas été interdit
45:43mais je trouvais que c'était
45:44une bonne façon
45:45en vertu des thèmes
45:46que nous avons pu évoquer
45:47autour de ce plateau
45:48qui sont parfois lourds
45:50c'est une célébration
45:51de la vie
45:52et ce qui est quand même
45:54très très beau
45:55je trouve
45:56c'est que
45:57malgré tout ce
45:58qu'a subi
45:59le peuple juif
46:00et ben sa phrase
46:01c'est
46:02on est vivant
46:03et on dansera encore
46:04et je trouve ça
46:05merveilleux
46:06et lui vraiment
46:08il chante
46:09et il fait danser
46:11pour lui c'est génial
46:12il est solaire
46:14c'est-à-dire
46:14pas seulement son discours
46:15il est solaire
46:16mais c'est vrai
46:17il est solaire
46:17et en plus
46:18il n'a à aucun moment
46:20tenu un discours
46:21de haine ou revanchard
46:22et c'est vrai
46:22que c'est incompréhensible
46:23cette haine
46:24qui se déploie autour de lui
46:26parce qu'à aucun moment
46:27il ne prête le dos à ça
46:28il y a plusieurs façons
46:30de pouvoir divulguer les messages
46:32vous voyez
46:32j'avais presque envie
46:33je ne sais pas
46:33si c'est possible ou pas
46:34parce que nous sommes pris
46:35par le temps
46:35Aurélie Loucano
46:36de remettre Amir
46:37pour que je dise au revoir
46:39et vous remercier
46:39en tous les cas
46:40voilà on va terminer
46:41sur Amir
46:42merci les amis
46:43de m'avoir accompagné
46:44durant cette heure
46:44merci à l'équipe
46:46qui m'a entouré
46:46David Bouinet
46:47Aurélie Loucano
46:48Nathalie Le Pelletier
46:48Marie Roca
46:49Sandra Tchumbo
46:50pour l'information
46:50Stella Naville
46:52Louis Lallement
46:52pour la programmation
46:53merci aux équipes
46:55en régie
46:55tout de suite
46:56c'est Laurence Ferrari
46:57et Michel Onfray
46:58je vous retrouve à 17h
47:00pour Punchine
47:00on écoute un peu ?
47:02on écoute
47:02à tout à l'heure
47:05t'es là que t'es belle
47:07que t'es mienne
47:08j'voudrais que ça
47:09tue à son bateau
47:09merci à tous
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