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Punchline - Guerre contre le Russie : la peur s'installe en Europe
Europe 1
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il y a 6 semaines
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00:00
18h19h sur CNews et Europe 1, Punchline, Laurence Ferrari.
00:06
18h44, de retour dans Punchline sur CNews, Eric Nolot est là, Catherine Nel est ici à Guinan, Louis de Ragnel.
00:12
On a évoqué Noël, mais les Français sont inquiets, il y a un contexte assez pesant qui est évidemment présent dans notre pays.
00:17
Il y a une grande enquête qui a été menée dans 9 pays de l'Union Européenne, qui a été publiée aujourd'hui dans la revue Le Grand Continent,
00:23
et qui montre que la majorité des Européens et des Français aussi ont peur d'un risque élevé de guerre avec la Russie.
00:30
C'est vrai en Pologne, évidemment, mais c'est vrai aussi en France.
00:33
On fait le point avec Mathilde Ibanese et je vous passe la parole là-dessus.
00:36
Le conflit russo-ukrainien aux portes de l'Europe alimente une crainte pour 51% des Européens
00:42
qui jugent élevé un risque de guerre avec la Russie, selon le sondage Cluster 17 pour le Grand Continent,
00:49
mené auprès de 9000 personnes de 9 pays de l'Union Européenne.
00:53
Parmi les pays interrogés dans le détail, la nation la plus inquiète face à la menace
00:57
est le pays le plus proche géographiquement de la Russie, la Pologne, qui estime à soi 77% que le risque est élevé.
01:04
Un ressenti partagé en quatrième position par la France, avec 54% de Français inquiets.
01:11
Suite aux avertissements de Vladimir Poutine cette semaine...
01:14
Nous n'avons pas l'intention d'entrer en guerre avec l'Europe, mais si l'Europe le souhaite et passe à l'action,
01:18
nous sommes prêts dès maintenant, cela ne fait aucun doute.
01:21
Les Européens sont déestiment à 69% que leur pays ne serait pas capable de se défendre militairement en cas d'agression russe.
01:28
Face à une inquiétude grandissante, l'Europe continue de se montrer forte et déterminée,
01:33
malgré une menace de plus en plus concrète, d'après le secrétaire général de l'OTAN.
01:38
La Russie fait preuve d'un comportement de plus en plus imprudent à l'égard de l'OTAN,
01:41
notamment en violant notre espace aérien, en menant des cyberattaques et en déployant des navigations
01:46
pour cartographier les infrastructures sous-marines des alliés.
01:50
D'autres pays s'unissent, comme l'ont annoncé les Britanniques, qui ne font plus partie de l'Europe aujourd'hui.
01:54
Avec cet accord avec la Norvège, nous prévoyons de développer ensemble nos relations en matière de défense
01:59
pour faire face à une nouvelle ère de menaces.
02:02
Avec l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie,
02:04
la pression s'accroît également sur l'Allemagne, qui active un bouclier anti-missile pour la première fois.
02:11
Ça veut dire, Louis Dragnel, que ça y est, la peur est installée,
02:14
quelles que soient les paroles de nos dirigeants ou des autres dirigeants.
02:18
La peur, les Français ne sont pas idiots, ils savent décrypter les signaux,
02:21
et ils ont compris qu'il y avait quand même une menace.
02:23
Bien sûr, mais moi je comprends que les Français soient inquiets.
02:26
Jamais, depuis les 50 dernières années, on a autant parlé, par exemple,
02:30
d'utilisation et d'emploi de l'arme nucléaire.
02:32
Je ne sais pas, moi j'ai grandi, on n'en parlait jamais.
02:35
La question du nucléaire, on se disait, c'est fait pour ne jamais être utilisé,
02:38
et on pensait que tout ça était derrière nous.
02:40
On parle de services militaires volontaires,
02:41
on voit le réarmement de tous les pays de l'Union Européenne.
02:45
Donc évidemment, on comprend tout ça.
02:47
Et puis on voit le flanc est de l'Europe, les pays baltes,
02:50
on voit la Pologne et l'Ukraine qui est sur le sol européen,
02:54
sans être dans l'Union Européenne.
02:55
Donc forcément, tous ces éléments-là nous font penser,
02:58
nous font craindre le retour de la guerre.
03:00
Ensuite, la question qui était évoquée dans le reportage,
03:05
est-ce que l'armée russe est capable de nous battre ?
03:08
En réalité, si on additionne toutes les armées européennes,
03:12
on est bien plus puissant que l'armée russe à elle toute seule.
03:16
Et puis, vous savez, l'histoire nous enseigne ça,
03:19
quand il y a une conquête territoriale,
03:22
tout l'enjeu après, c'est de réussir à conserver la maîtrise
03:26
de cette conquête territoriale.
03:28
Ça coûte extrêmement cher de faire la guerre.
03:31
Après, si on veut un tout petit peu se rassurer,
03:32
je sais qu'il y a débat par rapport à ça,
03:35
mais la Russie n'a pas l'intention d'envahir la France
03:37
et il n'y aura pas des chars russes à Paris.
03:40
Je ne le crois pas.
03:41
Et quand bien même la Russie aurait l'intention de le faire,
03:44
militairement, ça ne peut pas se produire.
03:47
On a l'OTAN, on a une armée.
03:49
Bref, on ne va pas entrer dans ces détails-là.
03:51
Mais voilà, tout simplement, tout ça pour vous dire
03:53
que je comprends l'inquiétude des Français.
03:55
Laetitia Guinan, comment vous analysez cet état d'esprit des Européens ?
03:58
C'est-à-dire, effectivement, cette menace leur est martelée
04:01
à longueur de journée.
04:03
Donc, il y en a une partie, une grande partie,
04:04
qui commence à se dire, oui, réellement, il y a un danger.
04:06
Une autre partie qui dit, non, on nous mène en bateau,
04:08
on nous en fume.
04:10
En fait, c'est un agenda politique,
04:11
en l'occurrence, en France, celui d'Emmanuel Macron,
04:14
qui nous est imposé.
04:15
Donc, voilà, ce n'est pas vrai, on ne court aucun risque.
04:17
Je pense qu'il y a une voie médiane qui consiste à dire
04:19
que, oui, on doit se réarmer,
04:21
parce qu'on est dans un moment très instable de notre histoire.
04:24
On doit se réarmer économiquement,
04:25
on doit repenser, effectivement,
04:27
on doit se repenser comme une Europe de,
04:30
non pas de prédation,
04:31
mais, disons, de défense.
04:33
Et parler le langage de l'époque des autres pays,
04:35
des autres blocs,
04:37
qui est un langage de rapport de force,
04:39
sur tous les plans, d'ailleurs.
04:40
Et donc, il y a là-dedans, dans cette stratégie-là,
04:42
je pense que c'est de bonne guerre, entre guillemets.
04:45
Et ça nous assurera, probablement, aussi,
04:48
de préserver la paix.
04:49
Parce qu'être dans l'idée qu'on doit se réarmer,
04:53
de se redéfendre,
04:53
être en capacité de se défendre
04:55
et d'aboyer aussi fort pour montrer nos crocs,
04:58
que pour l'instant, on n'a pas,
04:59
ça veut dire, effectivement,
05:00
se laisser pousser un peu les dents,
05:02
de toutes les manières.
05:03
Et ça, c'est judicieux.
05:04
L'inverse serait irresponsable,
05:07
dans un monde qui change,
05:08
et où, encore une fois,
05:09
la langue du plus fort est celle qui est imposée,
05:12
mais pas seulement par la Russie,
05:13
par les États-Unis, par la Chine, etc.
05:15
Nous, nations composant l'Europe,
05:19
devons aussi être dans ce langage
05:21
pour défendre, finalement,
05:22
notre prospérité, nos valeurs
05:24
et notre paix, probable, sur ce continent.
05:27
Catherine Nair, rapidement, Éric Nolot.
05:29
Oui, depuis le début de la guerre en Ukraine,
05:35
la guerre, elle est présente tous les soirs.
05:37
On voit des villes absolument dévastées,
05:40
torturées, des populations déplacées,
05:43
des terres entières qui ne seront plus cultivables
05:46
pendant des années.
05:48
Enfin, c'est des horreurs de la guerre
05:49
et des centaines de milliers de morts.
05:52
Donc, ça fait très, très peur.
05:53
Et quand on voit aujourd'hui
05:54
Poutine qui dit que l'Union soviétique
05:59
n'a pas de frontières,
06:00
et que la Russie n'a pas de frontières,
06:02
on va retrouver l'Union soviétique.
06:03
Que là-dessus, c'est révélateur.
06:05
La Russie n'a pas de frontières,
06:06
que toute son industrie,
06:09
40% de l'industrie,
06:10
c'est une industrie de guerre,
06:12
qu'il y a des troupes massées
06:14
près des Pays-Baltes.
06:15
On se dit que s'il y a tant d'armes,
06:17
c'est bien pour s'en servir un jour.
06:18
Et contre qui ?
06:19
Eh bien, forcément, contre l'Europe.
06:20
Ça ne sera pas contre eux.
06:21
Donc, est-ce que c'est simplement
06:24
pour qu'on cède
06:27
et on lâche prise dans ce conflit ?
06:30
Et là, on a l'impression
06:31
que tout est en route
06:32
pour qu'on laisse tomber l'Ukraine.
06:37
Là, les dernières rencontres
06:39
entre les Américains et Poutine,
06:42
lui, il avait l'air...
06:43
Je n'ai jamais vu Poutine aussi joyeux
06:46
face à Wittkopf.
06:48
Oui, je me suis dit,
06:50
il avait décroché le pompon du manège,
06:52
je ne sais pas quoi,
06:53
mais il était tellement joyeux
06:54
devant Wittkopf,
06:55
il le regardait avec un aura amoureux.
06:56
Je n'ai jamais vu un regard de Poutine
06:58
comme ça,
06:58
qui a un général,
07:00
un regard glaçant.
07:01
Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
07:03
On n'en sait rien encore, tout à fait.
07:05
Il faut avoir un début de lecture.
07:07
Pendant des années,
07:07
Vladimir Poutine s'est senti méprisé
07:09
par l'Occident
07:10
parce qu'il n'était plus
07:11
à la table dans le concert des Nations.
07:14
Et là, ce sont les émissaires américains
07:17
qui viennent sur le territoire russe,
07:19
qui viennent implorer,
07:21
en réalité,
07:21
c'est la réalité,
07:22
que Vladimir Poutine
07:23
veuille bien accepter la paix.
07:25
Bon, Eric Dernemo là-dessus,
07:26
ou Catherine ?
07:27
Oui, mais ça fait 80 ans
07:28
que nous sommes en paix.
07:29
Nous nous sommes habitués à une paix,
07:31
mais enfin, une paix relative.
07:32
Je rappelle qu'il y a quand même
07:32
quelques dizaines de soldats français
07:34
qui sont morts,
07:35
mais dans des théâtres
07:35
d'opérations lointains.
07:36
Ben, c'est quand même
07:37
des gens de chez nous
07:38
qui tombent,
07:39
même si c'est loin.
07:41
Après, écoutez,
07:42
il faut avoir une vue claire
07:42
de la situation.
07:43
Ben, Louis a eu raison de le dire.
07:44
J'ai l'impression
07:44
qu'il y a une petite confusion.
07:46
On a l'impression
07:46
que le conflit avec la Russie,
07:48
c'est des charrues
07:48
sur les Champs-Elysées.
07:49
Alors, ça ne risque pas d'arriver.
07:50
Simplement,
07:51
il faut se préparer
07:52
à une éventualité
07:53
qui, elle, est plus probable.
07:54
C'est qu'en effet,
07:55
nous soyons entraînés
07:55
dans un conflit
07:56
en cas de nouvelle agression
07:58
de M. Poutine
07:59
contre un pays de l'OTAN
08:00
ou de l'Union Européenne.
08:00
Et ça, il faut s'y préparer.
08:02
Mais ça fait peur,
08:02
je le comprends.
08:03
Mais se préparer à la guerre,
08:04
ce n'est pas la souhaiter.
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